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	<title>David SPERANSKI, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>David SPERANSKI, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>Obsession : toxic affair</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 14:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sorti un peu en catimini en même temps que l&#8217;ouverture du Festival de Cannes, Obsession s&#8217;est révélé le « sleeper » de la saison, à savoir un film à petit budget avec des acteurs totalement inconnus, qui s&#8217;affirme comme un grand succès marquant. Produit avec un budget modeste de 750 000 dollars, il en a déjà rapporté plus de 300 millions à travers le monde. Le cinéma de genre a le vent en poupe depuis quelques années, avec la reconnaissance officielle du [&#8230;]</p>
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<p>Sorti un peu en catimini en même temps que l&rsquo;ouverture du Festival de Cannes, <strong>Obsession </strong>s&rsquo;est révélé le « sleeper » de la saison, à savoir un film à petit budget avec des acteurs totalement inconnus, qui s&rsquo;affirme comme un grand succès marquant. Produit avec un budget modeste de 750 000 dollars, il en a déjà rapporté plus de 300 millions à travers le monde. Le cinéma de genre a le vent en poupe depuis quelques années, avec la reconnaissance officielle du cinéma de Julia Ducournau (<strong><a href="https://movierama.fr/titane-de-rouille-et-dos">Titane</a></strong>, Palme d&rsquo;or à Cannes en 2021), Ari Aster (<strong>Hérédité</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/midsommar-sous-le-soleil-exactement/">Midsommar</a></strong>), les réussites incontestables de <strong><a href="https://movierama.fr/get-out-noir-cest-noir-il-ny-a-plus-despoir/">Get Out</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/the-substance-le-portrait-de-dorian-gray-en-body-horror/">The Substance</a>,</strong><a href="https://movierama.fr/invisible-man-lombre-du-patriarcat/"> <strong>Invisible Man</strong></a>, <strong><a href="https://movierama.fr/smile-2-shes-lost-control/">Smile</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/evanouis-gone-baby-gone/">Evanouis</a></strong>, etc. A travers cette reconnaissance artistique, on trouve surtout Blumhouse productions qui a lancé le concept d&rsquo;Elevated Horror grâce aux films d&rsquo;Ari Aster. Or derrière <strong>Obsession</strong>, on retrouve à nouveau Jason Blum qui a su faire confiance à un jeune réalisateur de 26 ans, Curry Barker, ex-YouTubeur comique. Après avoir réalisé un premier film avec les moyens du bord, <strong>Milk and Serial</strong> (2024), Curry Barker a pu s&rsquo;en servir comme carte de visite pour se donner les moyens d&rsquo;un long-métrage diffusé dans le circuit commercial, <strong>Obsession</strong>, plat pour le moins épicé et sans concessions, avec le succès que l&rsquo;on sait désormais.</p>



<p id="mwFQ">Baron «&nbsp;Bear&nbsp;» Bailey est amoureux de son amie d&rsquo;enfance, Nikki Freeman, avec qui il travaille dans un magasin de musique, avec leurs amis Ian et Sarah. Alors qu&rsquo;il cherche un cadeau pour elle dans une boutique&nbsp;ésotérique, Bear achète un «&nbsp;<em>One Wish Willow</em>&nbsp;», un jouet fantaisiste censé exaucer l&rsquo;unique&nbsp;voeu&nbsp;de la personne qui le brise. Après l&rsquo;avoir déposée chez elle, Bear tente de déclarer ses sentiments à Nikki, mais se rétracte lorsque celle-ci aborde le sujet frontalement. Frustré, Bear brise le&nbsp;<em>One Wish Willow</em>, formulant le souhait que Nikki l&rsquo;aime plus que tout au monde.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p id="mwFQ"><strong>Obsession </strong>orchestre un discours très habile sur l&#8217;emprise masculine et la soumission féminine, en inversant les polarités, le film montrant en apparence l&rsquo;inverse de ce qu&rsquo;il démontre souterrainement. </p>
</blockquote>



<p id="mwFQ"><strong>Obsession </strong>est un film de potes. On y retrouve ainsi Cooper Tomlinson, dans le rôle de Ian, autre moitié du duo comique formé avec Curry Barker. Le film commence dans une cafétaria, comme dans <strong>The Drama</strong>, où Bear, un incel (célibataire involontaire) immature tente de répéter avec des amis une manoeuvre de séduction qu&rsquo;il espère réaliser avec Nikki, sa collègue dont il est éperdument amoureux en secret, travaillant avec lui dans un magasin de musique. Ne parvenant pas à lui avouer ses sentiments, en désespoir de cause, il utilise le sortilège du voeu mais cette technique va marcher au-delà de ses espérances. </p>



<p id="mwFQ"><strong>Obsession </strong>(aucun rapport avec le très beau film de De Palma de 1976, scénarisé par Paul Schrader) s&rsquo;avère en fait beaucoup plus proche de <strong>Possession </strong>de Zulawski. Nikki (excellente et très flippante Inde Navarette), en étant frappée par ce sortilège, va libérer Nikki la dingue (Freaky Nikki) qui est sa version adolescente et dépressive, qu&rsquo;elle pensait avoir abandonnée depuis des années. En la filmant dans l&rsquo;ombre, à contre-jour, les yeux quasiment fluorescents comme ceux d&rsquo;un tigre attendant de fondre sur sa proie, Curry Barker parvient avec un minimum de moyens à engendrer une angoisse continue, en recourant le moins possible à des jumpscares relativement stériles, mais plutôt à des effets rétro comme le moment étonnant où Nikki revient sur ses pas à l&rsquo;envers, ou en jouant avec maestria sur la mise au point, le hors-champ et les arrière-plans. Tout repose davantage sur le son que sur l&rsquo;image car la bande-son très travaillée précède souvent l&rsquo;image.</p>



<p id="mwFQ">On pourrait ainsi croire à première vue que le film repose basiquement sur la peur engendrée par une antagoniste terrifiante personnifiée par une frêle jeune fille. Filmée par Curry Barker entièrement du point de vue de Bear, l&rsquo;histoire semble présenter les dangers d&rsquo;un amour inconditionnel, d&rsquo;une passion sans limites, un peu à la manière de <strong>Un Frisson dans la nuit</strong> (<strong>Play Misty for me</strong>) le premier film de Clint Eastwood, Or entre ces deux films, une grande différence existe : le personnage d&rsquo;Eastwood n&rsquo;est en rien responsable du comportement de son admiratrice alors que Bear a consciemment manipulé Nikki afin qu&rsquo;elle tombe dans ses bras. </p>



<p id="mwFQ">Dans <strong>Obsession</strong>, les protagonistes ne sont pas réellement ce à quoi ils ressemblent. Bear, cliché du timide introverti, paralysé par le romantisme, est en fait un sournois manipulateur qui ne regrette d&rsquo;ailleurs pas la teneur de ses actes mais souhaiterait juste en modifier les conséquences. Il voudrait garder Nikki sous son emprise mais supprimer les effets désagréables de cette passion qui lui nuisent socialement. Nikki semble être la caricature de l&rsquo;épouse jalouse qui ne supporte pas la moindre contrariété mais elle se trouve malheureusement prisonnière de Freaky Nikki qui l&#8217;empêche de prendre le contrôle de sa voix et de son corps. En vérité, la véritable victime, c&rsquo;est elle, ce qui est habilement masqué par la mise en scène qui adopte le point de vue du protagoniste masculin. </p>



<p id="mwFQ">Par conséquent, <strong>Obsession </strong>orchestre un discours très habile sur l&#8217;emprise masculine et la soumission féminine, en inversant les polarités, le film montrant en apparence l&rsquo;inverse de ce qu&rsquo;il démontre souterrainement. Quand Bear parvient à ses fins avec Nikki, nous ne nous trouvons pas très loin du viol par soumission chimique, ce que Curry Barker suggère, sans avoir même besoin de le surligner. Consentement, emprise, domination, telles sont les thématiques fondamentales abordées par ce simple film de genre. Pourtant, en tant que premier véritable film distribué de Curry Barker, <strong>Obsession </strong>n&rsquo;est pas parfait, recourt parfois à des facilités coupables (la visite à la boutique, le voeu de Ian) et laisse percevoir quelques baisses volontaires de rythme, habilement négociées (la première demi-heure laissant tout le temps aux personnages de se développer, une autre séquence laissant mijoter interminablement un jumpscare qui surprendra malgré tout très violemment, à la manière de <strong>Irréversible </strong>de Gaspar Noé ou <strong><a href="https://movierama.fr/once-upon-a-time-in-hollywood-il-etait-une-fois-le-cinema/">Once upon a time&#8230;in Hollywood</a></strong> de Tarantino) mais son concept est suffisamment fort pour tenir la route, et justifier pleinement que l&rsquo;on confie à Curry Barker le remake d&rsquo;un film mythique de l&rsquo;horreur, <strong>Massacre à la tronçonneuse</strong> de Tobe Hooper.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Curry Barker <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine <br><strong>GENRE </strong>: horreur-épouvante<br><strong>AVEC : </strong> Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson<br><strong>DURÉE : </strong>1h49<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte <br><strong>SORTIE LE </strong>13 mai 2026</pre>
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		<title>Shana : sous le soleil exactement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Jun 2026 13:33:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté au sein de la Quinzaine des Cinéastes 2026, Shana est le premier essai solo de Lila Pinell après une série d&#8217;oeuvres dont des courts et moyens métrages documentaires réalisés en collaboration avec Chloé Mahieu, dont un long-métrage de fiction, Kiss and cry, sélectionné en son temps à l&#8217;ACID. Shana est en quelque sorte l&#8217;aboutissement d&#8217;une autre collaboration, celle née d&#8217;une amitié avec Eva Huault, à l&#8217;époque pré-adolescente repérée lors du casting d&#8217;une oeuvre documentaire. Elle s&#8217;est d&#8217;abord concrétisée avec [&#8230;]</p>
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<p>Présenté au sein de la Quinzaine des Cinéastes 2026, <strong>Shana </strong>est le premier essai solo de Lila Pinell après une série d&rsquo;oeuvres dont des courts et moyens métrages documentaires réalisés en collaboration avec Chloé Mahieu, dont un long-métrage de fiction, <strong>Kiss and cry</strong>, sélectionné en son temps à l&rsquo;ACID. <strong>Shana </strong>est en quelque sorte l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une autre collaboration, celle née d&rsquo;une amitié avec Eva Huault, à l&rsquo;époque pré-adolescente repérée lors du casting d&rsquo;une oeuvre documentaire. Elle s&rsquo;est d&rsquo;abord concrétisée avec <strong>Le Roi David</strong>, moyen métrage mettant déjà en scène le personnage de Shana, ayant reçu le Prix Jean-Vigo 2021 et le César du meilleur court métrage. Brassant de nombreux thèmes, dont l&#8217;emprise, la violence toxique, l&rsquo;appartenance communautaire, la galère économique, (à ne pas confondre avec la pauvreté et la misère), le film de Lila Pinell se singularise surtout par sa verve comique et son énergie solaire permettant de surmonter toutes les épreuves. </p>



<p>Shana traverse les galères du quotidien avec une énergie débordante et le soutien de sa bande de copines. Lorsque sa grand-mère décède, elle hérite d&rsquo;une bague censée protéger du mauvais œil. Shana a bien besoin de ce coup de pouce. D&rsquo;autant qu&rsquo;avec la sortie de prison de son compagnon toxique, les mésaventures s&rsquo;accumulent !</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Brassant de nombreux thèmes, dont l&#8217;emprise, la violence toxique, l&rsquo;appartenance communautaire, la galère économique, (à ne pas confondre avec la pauvreté et la misère), le film de Lila Pinell se singularise surtout par sa verve comique et son énergie solaire permettant de surmonter toutes les épreuves. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Lors du Festival de Cannes 2026, Lila Pinell a poursuivi sa moisson de prix initiée par <strong>Le Roi David</strong>, en recevant le Prix SACD à la Quinzaine des Cinéastes. Contrairement à ce que l&rsquo;on pourrait penser, son film ne vient pas de nulle part ; il n&rsquo;est pas issu d&rsquo;une génération spontanée. Alors que Lila Pinell cite comme influences majeures <strong>A Serious man</strong> des frères Coen, pour le contexte de judéité et <strong>Uncut gems</strong> des Safdie pour le sens de la galère, Shana semble davantage s&rsquo;inscrire dans un naturalisme solaire hérité du Renoir de Toni et de Pagnol, ou pour citer des exemples bien plus récents, le Kechiche de <strong>La Graine et le Mulet</strong> ou de <strong>Mektoub my love</strong> et <strong>Diamant brut </strong>d&rsquo;Agathe Riedinger. </p>



<p>Est-ce en effet un hasard si, sur la bande originale de <strong>Shana</strong>, on entend le titre <strong>Mektoub </strong>ou  le personnage éponyme évoque la candidate à l&rsquo;émission de télé-réalité de <strong>Diamant Brut</strong>? Certes nous ne sommes pas à Sète ni à Marseille mais l&#8217;empreinte kechichienne se révèle être assez profonde, rappelant même davantage les films de Hafsia Herzi, en raison de la prépondérance du regard féminin. Comme l&rsquo;indique son titre, <strong>Shana</strong>, le film tourne entièrement autour de sa protagoniste principale, de ses peines de coeur, de ses relations compliquées avec sa famille (une mère qui l&rsquo;a abandonné, une petite soeur qui est considérée depuis toujours comme la préférée), de ses déboires avec l&rsquo;argent, de ses rapports complexes avec ses origines (famille juive mais ascendance du Maroc via sa grand-mère). </p>



<p>Si le film, vaguement inspiré par <strong>Madame de</strong> de Max Ophuls, tient ses promesses, c&rsquo;est avant tout grâce au naturel des comédiennes et de la mise en scène qui ne démérite pas par rapport aux prestigieux exemples précités (Renoir, Pagnol, Kechiche). Les dialogues très écrits, en dépit de leur apparence spontanée, sont souvent truculents et à mourir de rire. Il faut pour donner cette impression de les avoir inventés, féliciter Eva Huault, personnalité imposante, dont la diction grave n&rsquo;est pas sans évoquer celle d&rsquo;une Adèle Exarchopoulos, le charisme écrasant celui d&rsquo;une Béatrice Dalle, ou les formes callipyges celles de Malou Khebizi, l&rsquo;héroïne de <strong>Diamant brut</strong>. </p>



<p>C&rsquo;est le point commun entre les deux films de redonner sinon une noblesse, du moins une dignité ou un intérêt à des personnages a priori peu glamour, étant presque des caricatures de bimbos, <strong>Shana </strong>se démarquant de son prédécesseur par un humour dévastateur et une vitalité peu commune. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Lila Pinell <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: comédie <br><strong>AVEC : </strong>Eva Huault, Noémie Lvovsky, Inès Ghérib, Anaïs Monah, Bettina de Van<br><strong>DURÉE : </strong>1h20 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Films du Losange <br><strong>SORTIE LE </strong>17 juin 2026</pre>
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		<title>Ulysse : les grandes espérances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 11:11:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Laetitia Masson s&#8217;est révélée au siècle dernier, dans les années 90, avec une trilogie de films mettant en scène Sandrine Kiberlain, dont on retiendra surtout En avoir ou pas, portrait d&#8217;une solitude féminine affectée par le chômage. Depuis le début du 21ème siècle, elle semblait avoir perdu le fil de son cinéma, on ne savait pas pourquoi. Elle s&#8217;est égarée dans des projets improbables, trop abstraits (une non-adaptation de Pourquoi le Brésil? de Christine Angot). Ses projets se sont espacés [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Laetitia Masson s&rsquo;est révélée au siècle dernier, dans les années 90, avec une trilogie de films mettant en scène Sandrine Kiberlain, dont on retiendra surtout <strong>En avoir ou pas</strong>, portrait d&rsquo;une solitude féminine affectée par le chômage. Depuis le début du 21ème siècle, elle semblait avoir perdu le fil de son cinéma, on ne savait pas pourquoi. Elle s&rsquo;est égarée dans des projets improbables, trop abstraits (une non-adaptation de <strong>Pourquoi le Brésil?</strong> de Christine Angot). Ses projets se sont espacés de plus en plus : six ans entre <strong>Coupable </strong>et <strong>GHB</strong>, neuf ans entre ce dernier et <strong>Un hiver en été</strong>, même si elle a maintenu une présence régulière à la télévision par des téléfilms et une série <strong>Aurore</strong>.  <strong>Ulysse </strong>est donc l&rsquo;occasion de son grand retour, où elle livre d&rsquo;ailleurs l&rsquo;explication de sa relative absence des écrans. En racontant l&rsquo;histoire de son fils, souffrant d&rsquo;une anomalie génétique, elle s&rsquo;expose comme rarement des réalisatrices ont pu le faire, signifiant que, en étant réalisatrice, elle était tout autant, sinon plus, mère sur cette période récente. Son film a fait la clôture d&rsquo;Un Certain Regard cette année, ce qui était parfaitement indiqué pour cette ode à la différence. </p>



<p>Alice (Elodie Bouchez), chercheuse en&nbsp;sociologie, et son mari Vladimir (Stanislas Merhar) exultent quand nait leur premier enfant, Ulysse. Au long des mois, ils doivent bien constater que ce n&rsquo;est pas un enfant&nbsp;«&nbsp;moyen&nbsp;»&nbsp;: sa taille comme son poids sont inférieurs aux moyennes. Après un examen détaillé mené à l&rsquo;occasion de son premier anniversaire, le verdict tombe&nbsp;: Ulysse est atteint d&rsquo;un&nbsp;handicap génétique. Alice s&rsquo;attèle à ce qu’Ulysse&nbsp;«&nbsp;trouve sa place dans le monde&nbsp;».&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C&rsquo;est là dans la description effrayante d&rsquo;un monde réifié sous domination ultra-libérale où même les associations d&rsquo;accueil d&rsquo;handicapés ne cessent d&rsquo;évoquer les notions de rentabilité et de performance, que Laetitia Masson touche juste. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>On oublie souvent que des artistes sont des personnes comme tout le monde, avec des peines de coeur, des soucis familiaux, des doutes existentiels, etc. Certains peuvent même commettre des crimes et délits plus ou moins graves, d&rsquo;autres peuvent s&rsquo;absenter plus ou moins longtemps de leurs oeuvres. Cette dernière hypothèse répond au cas de Laetitia Masson. Rappelons que c&rsquo;était aussi le cas de Neil Young, père de deux enfants handicapés au début des années 80, qui a sorti des disques à l&rsquo;époque par obligation contractuelle. Mère d&rsquo;un enfant assez lourdement handicapé, Laetitia Masson a vu le centre de sa vie se déporter vers ce dernier, même si elle s&rsquo;efforçait de maintenir une activité artistique, envers et contre tout. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs grandement symbolique que ce soit avec le sujet qui l&rsquo;a maintenue relativement éloignée des plateaux de cinéma, qu&rsquo;elle fasse son véritable retour au Septième Art.</p>



<p>Le sujet du handicap est particulièrement délicat : il est très facile de pécher par excès de sensiblerie et manque de recul, voire de confondre sensibilité romanesque et sensiblerie mélodramatique. Laetitia Masson n&rsquo;y échappe pas tout à fait, en particulier dans la première partie de son film, lorsque Ulysse est encore enfant et que Alice, sa mère, doit faire le deuil de l&rsquo;enfant parfait dont toutes les mères rêvent sans jamais oser se l&rsquo;avouer. Une séparation plus tard d&rsquo;un mari défaillant et fuyant, Alice est bien plus déterminée et se fixe l&rsquo;objectif de permettre à son enfant de s&rsquo;intégrer dans un monde a priori hostile pour lui. </p>



<p>C&rsquo;est lorsque Alice, admirable Elodie Bouchez dans l&rsquo;un de ses meilleurs rôles récents, devient une sorte de Mère Courage que le long-métrage de Laetitia Masson trouve son véritable ton. Entre <strong>La Guerre est déclarée</strong> de Valérie Donzelli et <strong>Pupille </strong>de Jeanne Herry, Laetitia Masson s&rsquo;attelle à une véritable sécheresse des faits qui, en décrivant les rendez-vous et entretiens administratifs, parvient à bannir quasiment tout pathos malvenu. Ce faisant, elle dresse un état des lieux assez catastrophique de l&rsquo;accueil du handicap où les professionnels du privé, sans la moindre spécialisation dans le domaine, semblent surtout s&rsquo;intéresser au fric, alors que ceux du public, sous prétexte de vouloir privilégier le soin (le « care »), confortent les handicapés dans leur handicap et leur refusent toute possibilité d&rsquo;intégration dans le monde du travail.</p>



<p>C&rsquo;est là dans la description effrayante d&rsquo;un monde réifié sous domination ultra-libérale où même les associations d&rsquo;accueil d&rsquo;handicapés ne cessent d&rsquo;évoquer les notions de rentabilité et de performance, que Laetitia Masson touche juste. Ces simples comptes-rendus d&rsquo;entretiens qui ne peuvent pas avoir été inventés glacent le sang. C&rsquo;est le propre fils de Laetitia Masson, Alphonse Roberts, fils du regretté Jean-Marc Roberts, romancier et éditeur, qui interprète le personnage d&rsquo;Ulysse, lui donnant une crédibilité à toute épreuve, avec son sourire à peine esquissé, ses gestes restreints. Comme lui, en dépit de quelques maladresses (un montage parallèle du père et du fils dans l&rsquo;exercice de leur profession, un épilogue un peu long et appuyé), le film de Laetitia Masson finit par séduire et convaincre.  </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Laetitia Masson <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Elodie Bouchez, Stanislas Merhar, Alphonse Roberts, Romane Bohringer, Gringe<br><strong>DURÉE : </strong>1h37 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP Sélection<br><strong>SORTIE LE </strong>17 juin 2026</pre>
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		<title>Jeu-concours : Les Echos du passé de Mascha Schilinski &#124; 4 Blu-ray à gagner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:14:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[JEUX-CONCOURS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film Les Echos du passé de Mascha Schilinski chez Diaphana, MovieRama est heureux et fier de s&#8217;associer avec l&#8217;éditeur pour vous offrir 4 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. Présenté lors du Festival de Cannes, sous le titre Sound of Falling, où il a fait très forte impression, Les Echos du passé a révélé une jeune réalisatrice qui en était seulement à son deuxième film. D&#8217;une ambition formidable, le film [&#8230;]</p>
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<p><strong>A l&rsquo;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film <a href="https://movierama.fr/les-echos-du-passe-une-narration-semblable-a-une-maison-abritant-des-vies-feminines">Les Echos du passé</a> de Mascha Schilinski chez Diaphana, MovieRama est heureux et fier de s&rsquo;associer avec l&rsquo;éditeur pour vous offrir 4 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. </strong>Présenté lors du Festival de Cannes, sous le titre <strong>Sound of Falling</strong>, où il a fait très forte impression, <strong>Les Echos du passé</strong> a révélé une jeune réalisatrice qui en était seulement à son deuxième film. D&rsquo;une ambition formidable, le film brasse quatre destins féminins au sein d&rsquo;une même maison qui représente elle-même en soi un personnage. Ouvertement féministe, le film s&rsquo;inscrit dans le sillage d&rsquo;oeuvres contestant la domination masculine qui a régné pendant plus de vingt siècles. Stylistiquement, ce film peut rappeler ceux de Terrence Malick, Ingmar Bergman, Andrei Tarkovski, etc. et pourtant ne ressemble en fait qu&rsquo;à lui-même. <strong>Les Echos du passé</strong> a fini par remporter le Prix du Jury ex aequo au Festival de Cannes 2025, MovieRama vous propose donc de remporter 4 Blu-ray de ce film magistral, dont l&rsquo;édition vidéo comporte un bonus indispensable pour sa compréhension :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><u>BONUS:</u></strong></li>



<li>Entretien avec Mascha Schilinski</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1185" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_.jpg" alt="" class="wp-image-52791" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_.jpg 1185w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-300x228.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-1024x778.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-768x583.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-770x585.jpg 770w" sizes="(max-width: 1185px) 100vw, 1185px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un chef d&rsquo;oeuvre de virtuosité!</h3>



<p><strong>Les Échos du passé</strong> révèle avec éclat le talent de <strong>Mascha SCHILINSKI</strong>, dont la maîtrise formelle et l’audace de mise en scène impressionnent de bout en bout.</p>



<p>Filmé en 35 mm, le film déploie&nbsp;<strong>une esthétique visuelle sublime,&nbsp;</strong>portée par un grain d’image magnifique, tandis que son travail sonore, singulier et profondément marquant, lui confère une puissance sensorielle rare.</p>



<p>À travers une narration non linéaire suivant le destin de quatre jeunes filles, <strong>Mascha SCHILINSKI</strong> compose aussi <strong>une œuvre profondément politique, qui interroge la condition féminine </strong>et la permanence, selon les époques, des mécanismes de domination masculine, dans ce qu’ils ont de plus visible comme de plus insidieux.</p>



<p><strong>Pour gagner 4 Blu-ray de ce très beau film qui marque l&rsquo;arrivée d&rsquo;une grande cinéaste, </strong>il suffit de participer jusqu&rsquo;au <strong>vendredi 10 juillet inclus</strong>. N&rsquo;hésitez pas!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1185" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_.jpg" alt="" class="wp-image-52792" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_.jpg 1185w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-300x228.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-1024x778.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-768x583.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-770x585.jpg 770w" sizes="(max-width: 1185px) 100vw, 1185px" /></figure>



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<!-- INTERLUDE 2 -->
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<ul class="wp-block-list has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size">
<li>Inscrivez-vous en remplissant&nbsp;<strong>le formulaire du concours</strong> :</li>
</ul>



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<ul class="wp-block-list has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size">
<li>Pour augmenter vos chances, partagez le concours sur les&nbsp;réseaux sociaux</li>
</ul>



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<hr class="wp-block-separator has-text-color has-pale-cyan-blue-color has-css-opacity has-pale-cyan-blue-background-color has-background"/>



<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong>Disponible en Blu-ray, DVD et VOD le 19 mai 2026</strong></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="278" height="445" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_.jpg" alt="" class="wp-image-52790 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_.jpg 278w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_-187x300.jpg 187w" sizes="(max-width: 278px) 100vw, 278px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p></p>



<p><strong><em><u>Quatre jeunes filles à quatre époques différentes.</u></em></strong><em> </em><strong><em>Alma, Erika, Angelika et Lenka </em></strong><em>passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l&rsquo;Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre</em></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><em>Genre : drame, avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler, Susanne Wuest, Luise Heyer, Lea Drinda, Florian Geibelmann, Gode Benedix</em>. <em>Durée : 2h39 </em></p>



<p><strong><a href="https://movierama.fr/les-echos-du-passe-une-narration-semblable-a-une-maison-abritant-des-vies-feminines">Critique du film</a></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center"></p>
</div></div>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-small-font-size"><strong>REGLEMENT </strong></p>



<p class="has-small-font-size">1. Participation et participants : L&rsquo;enregistrement de vos coordonnées complètes (adresse postale, adresse mail et téléphone) constitue l&rsquo;émission d&rsquo;un bulletin de participation. Une seule participation par personne. Concours valable uniquement en France métropolitaine et en Corse (sauf précision contraire). 2. Concours : Le concours prendra fin à la date indiquée sur la page. Les bulletins reçus après cette date limite ou contenant des coordonnées erronées ne seront pas valides. Aucune réclamation ne sera autorisée. Jeu gratuit sans obligation d&rsquo;achat. 3. Attribution et envoi des lots : Les lots seront attribués aux personnes ayant été tirées au sort parmi les bonnes réponses. Les lots sont offerts par la revue MovieRama. Les lots seront sauf exception envoyés par l&rsquo;éditeur. Le délai d&rsquo;envoi des lots peut varier d&rsquo;un concours à l&rsquo;autre et peut prendre entre 1 semaine et 8 semaines. MovieRama ne peut pas être tenu responsable en cas de non-réception des lots suite à des soucis d&rsquo;envois postaux. Sauf précision des éditeurs partenaires, les lots perdus ou retournés (mauvaise adresse) ne seront pas réexpédiés. MovieRama se réserve le droit d&rsquo;affecter les lots gagnés mais non attribués à la dotation d&rsquo;un autre jeu concours. 4. Codes VOD : Les codes VOD étant envoyés par email, ce dernier est susceptible d&rsquo;être utilisé par l&rsquo;éditeur ou l&rsquo;organisme gérant les codes VOD. L&rsquo;utilisation de votre adresse email ne pourra en aucun cas faire l&rsquo;objet d&rsquo;offres publicitaires ou promotionnelles. 5. Publication règlement : Le règlement est intégralement consultable par les internautes sur le site. Vous disposez d&rsquo;un droit d&rsquo;accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi Informatique et Libertés). Pour l&rsquo;exercer, contactez le webmaster : movierama.redaction@gmail.com. Bonne chance à tous.</p>



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		<title>Disclosure Day : le temps de la révélation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 16:12:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Steven Spielberg a 79 ans mais conserve toujours cette allure d&#8217;éternel étudiant post-adolescent. Après être revenu avec succès, du moins du point de vue critique, sur son autobiographie avec The Fabelmans, Spielberg voit comme d&#8217;autres prodiges du Nouvel Hollywood (Coppola, Scorsese, De Palma, Schrader, Malick) s&#8217;ouvrir la phase du dernier acte, celle de la fin de carrière. Comment conclure? Comment négocier ce dernier acte? Livrer son coeur, fendre l&#8217;armure, il vient de le faire avec The Fabelmans. Or si cet [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/disclosure-day-le-temps-de-la-revelation/">Disclosure Day : le temps de la révélation</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Steven Spielberg a 79 ans mais conserve toujours cette allure d&rsquo;éternel étudiant post-adolescent. Après être revenu avec succès, du moins du point de vue critique, sur son autobiographie avec <strong><a href="https://movierama.fr/the-fabelmans-lenfance-de-lart">The Fabelmans</a></strong>, Spielberg voit comme d&rsquo;autres prodiges du Nouvel Hollywood (Coppola, Scorsese, De Palma, Schrader, Malick) s&rsquo;ouvrir la phase du dernier acte, celle de la fin de carrière. Comment conclure? Comment négocier ce dernier acte? Livrer son coeur, fendre l&rsquo;armure, il vient de le faire avec <strong><a href="https://movierama.fr/the-fabelmans-lenfance-de-lart">The Fabelmans</a></strong>. Or si cet exercice d&rsquo;autoconfession a su séduire la presse, il n&rsquo;en a été tout à fait de même pour le public qui reste sur sa faim depuis <strong><a href="https://movierama.fr/west-side-story-version-diversite">West Side Story</a></strong>. Paradoxalement, <strong><a href="https://movierama.fr/ready-player-one-pop-culture">Ready Player one</a></strong> demeure à ce jour le dernier grand succès commercial de Steven Spielberg. Pour celui qui a quasiment inventé le blockbuster estival, il était inconcevable d&rsquo;en rester là. Back to basics, retour aux fondamentaux. Spielberg qui a longtemps hésité à faire un western, revient à ses premières amours, la science-fiction et le fantastique. <strong>Disclosure day</strong>, qui lui permet de retrouver David Koepp (<strong>Jurassic Park</strong>, <strong>La Guerre des mondes</strong>) qui en a écrit le scénario à partir d&rsquo;une idée de Steven Spielberg, s&rsquo;annonce dès lors comme le prolongement d&rsquo;un trilogie initiée dans les années 70-80 avec <strong>Rencontres du Troisième type</strong> et <a href="https://movierama.fr/e-t-lextra-terrestre-e-t-ernellement"><strong>E.T. l&rsquo;extra-terrestre</strong> </a>qui, mine de rien, sont des films tout aussi personnels que ceux qui en font figure dans la filmographie de Steven Spielberg.</p>



<p>Que se passerait-il si l&rsquo;intégralité des preuves visuelles accumulées sur les phénomènes de vie extraterrestre depuis huit décennies était sur le point d&rsquo;être révélée au monde entier ? Travaillant à Wardex, Daniel Kellner, expert en cybersécurité, met la main sur des données confidentielles prouvant l’existence d’un contact extraterrestre<strong>. </strong>Face à un secret d’État d’une ampleur inédite, il décide de tout révéler, au risque de provoquer un choc mondial. Sa route va croiser celle de Margaret Fairchild, présentatrice météo qui subit un traumatisme mental en plein bulletin télévisé, se mettre à parler toutes les langues et connaître toute la vie dans le moindre détail de tous ceux qu&rsquo;elle croise&#8230;  </p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Un film de contrebandier qui permet à Spielberg de faire un film pour le public, tout en ne reniant rien de ses obsessions personnelles. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>La vie extra-terrestre est une préoccupation de longue date pour Steven Spielberg. Elle constitue un vrai fil rouge dans sa filmographie, de <strong>Rencontres du troisième type</strong> à <strong>La Guerre des mondes</strong>, en passant par l&rsquo;épilogue de <strong>A.I. Intelligence artificielle </strong>et même <strong>Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal</strong>. Si l&rsquo;on peut considérer que, dans son oeuvre, <strong>Rencontres du troisième type</strong> représente le temps de l&rsquo;apparition et de la découverte, que <strong><a href="https://movierama.fr/e-t-lextra-terrestre-e-t-ernellement/">E.T.</a></strong> et <strong>La Guerre des mondes</strong>, celui de la confrontation soit positive (<strong><a href="https://movierama.fr/e-t-lextra-terrestre-e-t-ernellement">E.T.</a></strong>), soit négative (<strong>La Guerre des mondes</strong>). <strong>Disclosure day</strong> est le temps de la révélation, étape peut-être terminale dans cette réflexion sur grand écran relative à la vie extra-terrestre. Cette fois-ci, elle existe bel et bien mais qu&rsquo;allons-nous en faire?</p>



<p>Sur la forme, Spielberg n&rsquo;a pas perdu la main et son style virevoltant s&rsquo;avère toujours aussi efficace pour nous embarquer dans des courses-poursuites, l&rsquo;effet étant décuplé par ses retrouvailles avec son genre de prédilection. Il se révèle toujours aussi inspiré dans sa direction d&rsquo;acteurs, Emily Blunt, Josh O&rsquo;Connor et Eve Hewson (la fille de Bono, le chanteur de U2, révélation du film dans le rôle de la petite amie de Daniel, ancienne bonne soeur, ce qui met encore davantage l&rsquo;accent sur l&rsquo;aspect spirituel de la foi dans des phénomènes) dépassent largement le cadre de l&rsquo;interprétation d&rsquo;un blockbuster pour nous impliquer dans des drames existentiels et humains. La mention spéciale doit certainement être accordée à Emily Blunt, coeur battant de ce long-métrage, qui s&rsquo;implique comme rarement lorsqu&rsquo;elle découvre la vie de tous ceux qu&rsquo;elle rencontre, en s&rsquo;avérant assez bluffante. </p>



<p>Sur le fond, <strong>Disclosure day</strong> ne brille pas forcément par son originalité mais s&rsquo;avère un mélange détonant entre les thrillers paranoïaques des années 70 (<strong>Les Hommes du Président</strong>, <strong>Les Trois jours du Condor</strong>) et une intrigue complotiste à la manière des <strong>X-Files</strong>, la fameuse série des années 90, voire, si l&rsquo;on reste dans l&rsquo;oeuvre de Spielberg, un croisement inédit entre <strong>Rencontres du troisième type</strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/pentagon-papers-une-femme-envers-et-contre-tout/">Pentagon Papers</a>.</strong> L&rsquo;on s&rsquo;aperçoit d&rsquo;ailleurs que le rôle central d&rsquo;Emily Blunt répond en écho à celui de Meryl Streep dans ce récent thriller politique et journalistique, les femmes étant les dépositaires de la vérité. Croire ou ne pas croire en cette vérité, telle est la question. C&rsquo;est ce va-et-vient entre thriller blockbuster et modestie des moyens digne d&rsquo;une série B ou télé qui rend en fait le film assez passionnant, Spielberg allant chercher à chaque fois le meilleur des deux configurations de production. Spielberg s&rsquo;interroge ainsi sur l&rsquo;existence d&rsquo;une présence extra-terrestre sur Terre, et sur ses conséquences. Ce faisant, c&rsquo;est toute une réflexion sur l&rsquo;Autre, et la meilleure manière de l&rsquo;accepter, qui se profilent en filigrane. L&#8217;empathie est alors le mot-clé qui explique tout dans l&rsquo;univers de Spielberg, et qui permet de comprendre ses relations avec les autres, extra-terrestres ou non. Spielberg clôt son film sur la même interpellation qui termine <strong>Le Dictateur</strong> de Charlie Chaplin, histoire de souligner que le monde irait certainement bien mieux si les gens s&rsquo;écoutaient les uns les autres, et que les guerres et les conflits viennent toujours du manque réciproque d&rsquo;écoute.  </p>



<p>Là où le film va plutôt loin et excède largement son programme prévisible de blockbuster estival, &#8211; cahier des charges rempli par une première partie essentiellement centrée sur des courses-poursuites, avant la réunion des deux héros, &#8211; c&rsquo;est qu&rsquo;il s&rsquo;agira de revenir dans l&rsquo;enfance des deux protagonistes par une simulation recréant les maisons de leur enfance. <strong>The Truman Show</strong> n&rsquo;est pas très loin. On jurerait alors que Spielberg a lui-même été victime d&rsquo;une apparition extra-terrestre et recrée devant nos yeux ce qui a traumatisé son enfance afin d&rsquo;essayer d&rsquo;en guérir définitivement. Ce n&rsquo;est sans doute pas le cas et pourtant cette séquence de psychanalyse à ciel ouvert ne laisse pas de bouleverser par les échos troublants de vérité qu&rsquo;elle fait résonner. On pourrait même imaginer sans peine que le même phénomène de simulation pourrait avoir lieu dans les cas d&rsquo;agression sexuelle. Pour pouvoir surmonter cette vérité, il va falloir la revivre. </p>



<p>La dernière partie de l&rsquo;oeuvre de Spielberg qui s&rsquo;ouvre avec <strong><a href="https://movierama.fr/ready-player-one-pop-culture">Ready Player One</a></strong>, est en fait ouvertement nostalgique et introspective : <strong><a href="https://movierama.fr/ready-player-one-pop-culture">Ready Player One</a></strong> revenait ainsi sur l&rsquo;ère de la pop culture, en partie fondée par Spielberg lui-même ;<a href="https://movierama.fr/west-side-story-version-diversite"> <strong>West Side Story</strong></a> lui permettait de rendre hommage à une comédie musicale crépusculaire de l&rsquo;Age d&rsquo;Or d&rsquo;Hollywood qui a bercé son adolescence ; enfin <strong><a href="https://movierama.fr/the-fabelmans-lenfance-de-lart">The Fabelmans</a> </strong>présentait la période fondatrice de son enfance et de son adolescence qui l&rsquo;ont vu pâtir du traumatisme de la séparation de ses parents et en même temps mettre en oeuvre le mécanisme autoprotecteur de ses créations cinématographiques. <strong>Disclosure day </strong>ne déroge pas à la règle de cette dernière période, en revenant sur l&rsquo;événement fondateur de Roswell (découverte possible de la chute d&rsquo;un Ovni sur Terre), ayant eu lieu 79 ans avant aujourd&rsquo;hui, soit l&rsquo;âge exact de Steven Spielberg, anniversaire de l&rsquo;événement rappelé ouvertement par le film, ce qui inscrit cette date dans une chronologie intime de la vie de l&rsquo;auteur.  </p>



<p>Avec <strong>Disclosure day</strong>, Steven Spielberg renouera sans doute avec le grand public qui y verra le prolongement de ses grands succès dans le domaine de la science-fiction, tout en faisant progresser sa quête introspective de la vérité et des conséquences qui s&rsquo;y rapportent. Certains clament déjà qu&rsquo;il s&rsquo;agit du meilleur Spielberg depuis vingt ans, ce qui remonterait donc à <strong>La Guerre des Mondes</strong>. Disons qu&rsquo;il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;un film de contrebandier, selon la célèbre expression scorsesienne, qui permet à Spielberg de faire un film pour le public, tout en ne reniant rien de ses obsessions personnelles.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Steven Spielberg <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine<br><strong>GENRE </strong>: science-fiction, fantastique, thriller, action<br><strong>AVEC : </strong>Emily Blunt, Josh O'Connor, Eve Hewson, Colin Firth, Colman Domingo <br><strong>DURÉE : </strong>2h25 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Universal Pictures France <br><strong>SORTIE LE </strong>10 juin 2026 </pre>
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		<title>The Christophers : pour l&#8217;amour de l&#8217;art</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 08:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quoi qu&#8217;on pense de lui, Steven Soderbergh est manifestement un cas. Cinéaste surdoué, récompensé de la Palme d&#8217;or pour son premier film, sexe, mensonges et vidéo (1989), réalisateur de blockbusters (Ocean&#8217;s eleven et ses suites), de films oscarisés, souvent des véhicules pour des stars (Erin Brokovich, Traffic, le récent The Insider), des petits films indépendants, presque confidentiels (Schizopolis, Bubble, Presence). Soderbergh paraît tenir les extrêmes du cinéma à l&#8217;intérieur de sa tête, tant que cela peut parfois imploser. En 2013, [&#8230;]</p>
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<p>Quoi qu&rsquo;on pense de lui, Steven Soderbergh est manifestement un cas. Cinéaste surdoué, récompensé de la Palme d&rsquo;or pour son premier film, <strong>sexe, mensonges et vidéo</strong> (1989), réalisateur de blockbusters (<strong>Ocean&rsquo;s eleven</strong> et ses suites), de films oscarisés, souvent des véhicules pour des stars (<strong>Erin Brokovich</strong>, <strong>Traffic</strong>, le récent <strong>The Insider</strong>), des petits films indépendants, presque confidentiels (<strong>Schizopolis</strong>, <strong>Bubble</strong>, <strong>Presence</strong>). Soderbergh paraît tenir les extrêmes du cinéma à l&rsquo;intérieur de sa tête, tant que cela peut parfois imploser. En 2013, il avait annoncé ne plus jamais tourner de long métrage au cinéma. Il a tenu sa promesse seulement quatre ans. Depuis 2017 et son retour au cinéma avec <strong>Logan Lucky</strong>, il a déjà tourné douze films en moins de dix ans. <strong>The Christophers</strong> est un projet du milieu, ni blockbuster ni film véritablement indépendant, une oeuvre de circonstance, où Soderbergh retrouve son motif fétiche de l&rsquo;arnaque pour le détourner en hommage à l&rsquo;art et à son pouvoir de rédemption. </p>



<p>Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori, restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>une oeuvre de circonstance, où Soderbergh retrouve son motif fétiche de l&rsquo;arnaque pour le détourner en hommage à l&rsquo;art et à son pouvoir de rédemption. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Soderbergh fait donc partie de la famille des filmeurs fous, comme Chabrol, Mocky, Lelouch, ou plus récemment Woody Allen, Ozon, Dupieux, etc. Stakhanoviste, il fait flèche de tout bois, dont ici un projet qui aurait pu atterrir sur une plateforme. Sous prétexte de traiter une affaire d&rsquo;arnaque (des toiles qui pourraient être achevées par une faussaire afin de rapporter une somme maximale lors d&rsquo;un héritage), il s&rsquo;agit davantage d&rsquo;une méditation sur la vie et la création artistique à travers un dialogue entre un vieux peintre misanthrope et son assistante,  restauratrice et vraie faussaire. </p>



<p>On ne sortira pas trop de la maison du peintre, troisième véritable personnage du film. Mais l&rsquo;oeuvre se résumera dans sa première partie en échanges dialogués trop longs et un peu fastidieux entre des comédiens pourtant virtuoses : le légendaire Ian McKellen (Gandolf du Seigneur des Anneaux, Magnéto) qui crève l&rsquo;écran, en octogénaire surpuissant, et Michaela Coel, au physique inoubliable, que vous avez certainement remarquée dans <strong>Black Mirror</strong>, en guichetière d&rsquo;aéroport trop zélée (<strong>Chute libre</strong>) ou membre de l&rsquo;équipage de <strong>USS Callister</strong>. La tentative d&rsquo;arnaque s&rsquo;évapore assez vite pour faire place à un échange et une possibilité de transmission entre générations autour de la passion commune de l&rsquo;art. </p>



<p>En revanche, si la première partie représente un sacré tir de barrage pour les spectateurs manquant de concentration, l&rsquo;oeuvre reprend des couleurs, c&rsquo;est le cas de le dire, avec sa deuxième partie qui accumule les renversements de situation inattendus. On s&rsquo;apercevra entre autres que Julian Sklar a été à l&rsquo;origine de l&rsquo;avortement de la carrière artistique de Lori et que, d&rsquo;une certaine manière, il va essayer de se racheter. En dépit d&rsquo;une réelle élégance de style, <strong>The Christophers</strong> ne dépasse pas un statut d&rsquo;oeuvre mineure, sympathique mais dispensable, qui aurait pu finir sur plateforme sans effets réellement dommageables. Un peu comme <strong><a href="https://movierama.fr/autofiction-dans-les-meandres-de-la-creation">Autofiction </a></strong>pour Pedro Almodóvar, le film sur la création artistique sert d&rsquo;alibi pour la réalisation d&rsquo;oeuvres mineures. Ce n&rsquo;est pas le cas de tous les films sur la création, comme peuvent l&rsquo;attester des oeuvres comme <strong>Huit et demi </strong>de Federico Fellini ou <strong>Providence </strong>d&rsquo;Alain Resnais, mais le sujet est tellement rebattu qu&rsquo;il eût fallu une véritable intention artistique pour dépasser les limites d&rsquo;une réalisation standard. On peut se demander si Steven Soderbergh, contrairement à un Quentin Tarantino, David Fincher ou surtout Paul Thomas Anderson, grands cinéastes de sa génération, est devenu une sorte de faiseur impénitent, cinéaste mineur, ayant depuis longtemps connu ses heures de gloire révolues, à la manière de son personnage, peintre dépassé, via une mise en abyme assez cruelle et sans pitié pour lui-même. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Steven Soderbergh <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine<br><strong>GENRE </strong>: comédie, drame <br><strong>AVEC : </strong> Ian McKellen, Michaela Coel, James Corden, Jessica Gunning<br><strong>DURÉE : </strong>1h40 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Dulac Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>10 juin 2026</pre>
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		<title>Jeu-concours : Le Maître du Kabuki de Sang il-Lee &#124; 2 Blu-ray à gagner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:16:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film Le Maître du kabuki de Sang il-Lee, chez Pyramide Vidéo, MovieRama est heureux et fier de s&#8217;associer avec l&#8217;éditeur pour vous offrir 2 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. Sorti en toute discrétion le 24 décembre 2025, ce film se signale par des notes très élevées sur Allociné : sur 5, 3,7 pour la presse, et 4,2 pour le public. Il serait franchement dommage de passer à côté. Entre [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/jeu-concours-le-maitre-du-kabuki-de-sang-il-lee-2-blu-ray-a-gagner/">Jeu-concours : Le Maître du Kabuki de Sang il-Lee | 2 Blu-ray à gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p><strong>A l&rsquo;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film <a href="https://movierama.fr/le-maitre-du-kabuki-adieu-ma-concubine">Le Maître du kabuki</a> de Sang il-Lee, chez Pyramide Vidéo, MovieRama est heureux et fier de s&rsquo;associer avec l&rsquo;éditeur pour vous offrir 2 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. </strong>Sorti en toute discrétion le 24 décembre 2025, ce film se signale par des notes très élevées sur Allociné : sur 5, 3,7 pour la presse, et 4,2 pour le public. Il serait franchement dommage de passer à côté. Entre <strong>Il était une fois en Amérique</strong> de Sergio Leone et <strong>Adieu ma concubine</strong> de Chen Kaige, <strong>Le Maître du Kabuki</strong> est une fresque de presque trois heures qui vous emportera dans son souffle exceptionnel, narrant les destins entrecroisés de deux acteurs de kabuki, et réservant un plaisir infini pour tous les nombreux amoureux du cinéma japonais. Luxe, calme et volupté. Cela faisait longtemps qu&rsquo;un film japonais n&rsquo;avait pas joué la carte de la durée et du lyrisme de la fresque. MovieRama vous propose donc de remporter 2 Blu-ray de ce film magistral, dont l&rsquo;édition vidéo comporte deux bonus indispensables pour sa compréhension :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><u>BONUS:</u></strong></li>



<li>Entretien avec Sang-il Lee (17 min)</li>



<li>Décryptage par Fabien Mauro, journaliste cinéma (14 min)</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="970" height="600" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/50c7cc5c-53f2-47b5-a51a-95f5e7c4dc14.__CR07230001856_PT0_SX970_V1___.jpg" alt="" class="wp-image-52663" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/50c7cc5c-53f2-47b5-a51a-95f5e7c4dc14.__CR07230001856_PT0_SX970_V1___.jpg 970w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/50c7cc5c-53f2-47b5-a51a-95f5e7c4dc14.__CR07230001856_PT0_SX970_V1___-300x186.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/50c7cc5c-53f2-47b5-a51a-95f5e7c4dc14.__CR07230001856_PT0_SX970_V1___-768x475.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/50c7cc5c-53f2-47b5-a51a-95f5e7c4dc14.__CR07230001856_PT0_SX970_V1___-770x476.jpg 770w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">UN FILM D&rsquo;UNE RARE BEAUTÉ</h3>



<p>Le réalisateur japonais&nbsp;<strong>Sang-il LEE</strong>&nbsp;s’empare de l’art du Kabuki pour signer<strong>&nbsp;une fresque spectaculaire qui s’étend sur plus de quarante ans.</strong></p>



<p>Entre&nbsp;<strong>scènes de théâtre grandioses et immersion dans les coulisses de cet art séculaire,</strong>&nbsp;le film suit le destin de deux artistes, frères ennemis emportés tour à tour par la gloire et la chute, jusqu’à l’avènement de l’un d’eux comme le plus grand acteur de Kabuki du Japon.</p>



<p>Portée par l<strong>a splendeur des costumes, la précision des gestes</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>une ampleur romanesque saisissante, cette épopée intime et flamboyante est devenue un véritable phénomène au Japon, rassemblant plus de 12 millions de spectateurs.</strong></p>



<p><strong><em>« UN SPECTACLE QUI EMPORTE TOUT SUR SON PASSAGE »- </em></strong>VSD</p>



<p><strong>Pour gagner 2 Blu-ray de ce très beau film du cinéma japonais, </strong>il suffit de participer jusqu&rsquo;au <strong>vendredi 3 juillet inclus</strong>. N&rsquo;hésitez pas!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="970" height="300" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/c6065678-4f19-4742-8240-360b330e5934.__CR03122000619_PT0_SX970_V1___.jpg" alt="" class="wp-image-52664" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/c6065678-4f19-4742-8240-360b330e5934.__CR03122000619_PT0_SX970_V1___.jpg 970w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/c6065678-4f19-4742-8240-360b330e5934.__CR03122000619_PT0_SX970_V1___-300x93.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/c6065678-4f19-4742-8240-360b330e5934.__CR03122000619_PT0_SX970_V1___-768x238.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/c6065678-4f19-4742-8240-360b330e5934.__CR03122000619_PT0_SX970_V1___-770x238.jpg 770w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></figure>



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<!-- INTERLUDE 2 -->
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<ul class="wp-block-list has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size">
<li>Inscrivez-vous en remplissant&nbsp;<strong>le formulaire du concours</strong> :</li>
</ul>



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<ul class="wp-block-list has-vivid-red-color has-text-color has-medium-font-size">
<li>Pour augmenter vos chances, partagez le concours sur les&nbsp;réseaux sociaux</li>
</ul>



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<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong>Disponible en Blu-ray, DVD et VOD le 19 mai 2026</strong></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="694" height="1024" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1-694x1024.jpg" alt="" class="wp-image-52660 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1-694x1024.jpg 694w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1-203x300.jpg 203w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1-768x1134.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1-770x1137.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71mBes7m3zL._AC_SL1500_-1.jpg 1016w" sizes="(max-width: 694px) 100vw, 694px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p></p>



<p><em><u>Nagasaki, 1964 &#8211;</u> A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas, Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il décide de se consacrer à ce théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux jeunes hommes évoluent côte à côte, de l’école du jeu aux plus belles salles de spectacle, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons&#8230; L’un des deux deviendra le plus grand maître japonais de l’art du kabuki.</em> </p>



<p></p>



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<p><em>Genre : drame, avec Avec Ryô Yoshizawa, Ryûsei Yokohama, Soya Kurokawa</em>. <em>Durée : 2h54 </em></p>



<p><strong><a href="https://movierama.fr/le-maitre-du-kabuki-adieu-ma-concubine">Critique du film</a></strong></p>



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</div></div>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-small-font-size"><strong>REGLEMENT </strong></p>



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		<title>L&#8217;objet du délit : folie bourgeoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait huit ans que Agnès Jaoui n&#8217;avait pas réalisé de film, sa dernière oeuvre en salle étant Place publique (2018). Entre-temps, en 2022, elle a en effet réalisé quelques épisodes de la série En thérapie, pour Arte et surtout est survenue en 2021 la disparition brutale de son partenaire d&#8217;écriture et ex-compagnon Jean-Pierre Bacri, comédien très aimé du grand public français. Le retour d&#8217;Agnès Jaoui au cinéma, en tant que réalisatrice, est donc en soi un petit événement. Pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cela fait huit ans que Agnès Jaoui n&rsquo;avait pas réalisé de film, sa dernière oeuvre en salle étant <strong>Place publique</strong> (2018). Entre-temps, en 2022, elle a en effet réalisé quelques épisodes de la série <strong>En thérapie</strong>, pour Arte et surtout est survenue en 2021 la disparition brutale de son partenaire d&rsquo;écriture et ex-compagnon Jean-Pierre Bacri, comédien très aimé du grand public français. Le retour d&rsquo;Agnès Jaoui au cinéma, en tant que réalisatrice, est donc en soi un petit événement. Pour son grand retour, elle a choisi d&rsquo;évoquer un cas de harcèlement dans un contexte assez singulier, la mise en scène d&rsquo;opéra, l&rsquo;occasion pour elle de confronter cette situation à la diversité des opinions et au fossé des générations.  </p>



<p>Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra «Les Noces de Figaro», les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril<br>la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le tout, satirique et caricatural à souhait, est enrobé par les ornementations musicales de Mozart, transformant l&rsquo;ensemble en divertissement de bon aloi, dénué de profondeur et de réflexion. </p>
</blockquote>



<p>Le film commence de manière très bancale. Une influenceuse, Mirabelle, est catapultée metteuse en scène d&rsquo;opéra et est chargée d&rsquo;organiser le spectacle des <strong>Noces de Figaro</strong> de Mozart, d&rsquo;après la célèbre pièce de Beaumarchais au titre presque éponyme. Interviewée à la radio, elle ne cesse de débiter des banalités affligeantes sur le patriarcat, d&rsquo;une voix mal assurée, voire des contresens, en qualifiant Mozart de féministe avant la lettre. Quelques instants plus tard, deux chanteuses, recrutées pour Les Noces de Figaro, Cora (Eye Haidara) et Sophie (Tiphaine Daviot) se disputent sur scène lors de répétitions, à la suite d&rsquo;une déclaration maladroite de Sophie, se félicitant du recrutement de Cora, au nom de la diversité. Cora prend très mal cette défense implicite des quotas, ce qui fait que Sophie ne cesse de s&rsquo;excuser platement. Continuons par un autre exemple : Daniel Auteuil jouant le chef d&rsquo;orchestre, se réjouissant à tue-tête de ne pas se retrouver sur une liste d&rsquo;agresseurs sexuels présumés. Enfin finissons sur des phallus géants se trouvant sur la scène de l&rsquo;opéra, en guise d&rsquo;oripeaux vacillants de la masculinité, dignes de Folies bourgeoises, l&rsquo;un des pires films de Claude Chabrol ou des nanars de Tinto Brass. On pensait se trouver dans un film d&rsquo;Agnès Jaoui ; on se retrouve dans un maelstrom de blagues sexistes et de sous-entendus racistes censés être désamorcés par l&rsquo;humour et le sens de la dérision. Là où on espérait de la complexité et de la nuance, les séquences s&rsquo;enchaînent avec la subtilité d&rsquo;une auto-tamponneuse. </p>



<p>Pourtant, loin de nous l&rsquo;idée d&rsquo;accuser Agnès Jaoui d&rsquo;antiféminisme. Féministe, elle l&rsquo;a été très profondément, convertissant même Jean-Pierre Bacri, misogyne au départ, à sa cause. Mais depuis elle a pris ses distances avec le collectif 50/50 en raison de l&rsquo;affaire Favreul/Beausson-Diagne, du nom d&rsquo;une ex-administratrice du collectif, Juliette Favreul, accusée de harcèlement sexuel, puis ensuite relaxée. Dans son film, Agnès Jaoui tente en vain de réconcilier toutes les parties, de considérer les plaintes des victimes mais aussi les excuses des coupables., solidaires d&rsquo;un ordre antérieur persistant. Ce parti pris humain, voire humaniste, finit par porter tort au parti des victimes, car, considérés avec bienveillance, les agresseurs sont finalement exemptés de toute responsabilité individuelle, étant eux-mêmes victimes d&rsquo;un système global, le fameux patriarcat. En dépit de toutes ses bonnes intentions, Agnès Jaoui finit donc par s&rsquo;enliser dans une caricature creuse du débat #MeToo, et donner à penser sous l&rsquo;égide de Mozart, que les revendications féministes sont amenées à continuer, y compris dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Le tout, satirique et caricatural à souhait, est enrobé par les ornementations musicales de Mozart, transformant l&rsquo;ensemble en divertissement de bon aloi, dénué de profondeur et de réflexion. Passons sur le fait un peu gênant que le play-back des comédiens sur une bande-son de chanteurs d&rsquo;opéra s&rsquo;avère un désastre complet, en raison du décalage permanent entre l&rsquo;ouverture des lèvres et le son censé en sortir. Néanmoins on ne peut s&#8217;empêcher de penser que le choix de l&rsquo;opéra, pour traiter de #MeToo, n&rsquo;est ni représentatif ni judicieux et sert davantage à ensommeiller et adoucir les consciences, plutôt qu&rsquo;à les réveiller. </p>



<p> Seul point positif du film, la révélation de jeunes actrices, Eye Haidara (déjà vue dans <strong>Le Sens de la fête </strong>et <strong>En thérapie</strong>), Lucie Gallo et Tiphaine Daviot (la série <strong>HP</strong>) qui tirent leur épingle du jeu d&rsquo;un film emberlificoté dans ses contradictions et ses caricatures. L&rsquo;Objet du délit est dédié à Jean-Pierre (Bacri). On pourrait croire que l&rsquo;absence du co-auteur de prédilection d&rsquo;Agnès Jaoui serait la principale cause de l&rsquo;échec de ce film. C&rsquo;est peut-être le cas mais rappelons à tout bon entendeur que l&rsquo;ensemble des films postérieurs au <strong>Goût des autres </strong>(César du meilleur film en 2001), co-scénarisés à l&rsquo;époque par Jean-Pierre Bacri, n&rsquo;ont guère laissé de traces mémorables, contrairement à<strong> Cuisine et dépendances</strong>,<strong> Un air de famille</strong> et les films scénarisés pour Alain Resnais. Il en sera de même pour<strong> L&rsquo;Objet du délit</strong>, dont on aurait aimé pourtant dire du bien. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-3"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:70%"></div></div><div class="score">1.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Agnès Jaoui<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: comédie dramatique, musical, <br><strong>AVEC : </strong>Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Claire Chust, Lucie Gallo, Eye Haidara, Tiphaine Daviot<br><strong>DURÉE : </strong>2h13 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal <br><strong>SORTIE LE </strong>27 mai 2026</pre>
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		<title>Cannes 2026 : bilan, analyse et décryptage. A l&#8217;Est rien de nouveau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 11:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année a vu le triomphe du cinéma européen, en particulier de l&#8217;Est pour le haut du palmarès, au dernier Festival de Cannes 2026. Lors de notre présentation de la compétition de la Sélection Officielle, nous avions regroupé en quatre subdivisions les films sélectionnés : films français et affiliés (réalisés en France, avec des acteurs français par des metteurs en scène étrangers), films américains, films asiatiques et enfin films européens. Autant le reconnaître tout de suite, ce fut une déferlante [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Cette année a vu le triomphe du cinéma européen, en particulier de l&rsquo;Est pour le haut du palmarès, au dernier Festival de Cannes 2026. Lors de notre présentation de la compétition de la Sélection Officielle, nous avions regroupé en quatre subdivisions les films sélectionnés : films français et affiliés (réalisés en France, avec des acteurs français par des metteurs en scène étrangers), films américains, films asiatiques et enfin films européens. Autant le reconnaître tout de suite, ce fut une déferlante pour les films européens :<a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale"> <strong>Fjord</strong></a> (Palme d&rsquo;or), le film roumano-norvégien de Cristian Mungiu, <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev">Minotaure</a></strong> (Grand Prix du Jury), le film russo-letton de Zviaguintsev,<a href="https://movierama.fr/fatherland-le-chronotope-perdu/"> <strong>Fatherland </strong></a>du polonais Pawel Pawlikowski (Prix de la mise en scène ex aequo), <strong><a href="https://movierama.fr/la-bola-negra-un-drame-gay-espagnol-de-80-ans-impregne-de-poesie/">La Bola Negra</a></strong>, le film espagnol des Javis (Prix de la mise en scène ex aequo), <strong><a href="https://movierama.fr/coward-la-fleur-au-fusil">Coward </a></strong>(prix d&rsquo;interprétation masculine ex aequo) du jeune prodige belge Lukas Dhont, et <strong><a href="https://movierama.fr/laventure-revee-archeologie-des-temps-obscurs/">L&rsquo;Aventure rêvée</a></strong> (Prix du Jury) de l&rsquo;allemande Valeska Grisebach, qui ont trusté les prix les plus importants, bien plus que pour le cinéma français qui, en dépit d&rsquo;une très forte présence (5 films + 3 affiliés, soit plus du tiers de la compétition), dut se contenter d&rsquo;un unique Prix du Scénario de consolation pour le valeureux <strong><a href="https://movierama.fr/notre-salut-marre-de-cette-epoque/">Notre Salut</a></strong>, d&rsquo;Emmanuel Marre, le favori de la presse&#8230;française! Mentionnons également le Prix d&rsquo;interprétation ex aequo décerné à Virginie Efira et Tao Okamoto pour <strong><a href="https://movierama.fr/soudain-le-bouleversant-melodrame-humaniste-de-ryusuke-hamaguchi/">Soudain</a></strong>, le film franco-japonais de Ryusuke Hamaguchi, l&rsquo;un des grands favoris cannois avant le début du Festival, qui doit également se satisfaire d&rsquo;un prix périphérique. Le cinéma asiatique a aussi été réduit à la part congrue, ce qui ne laisse guère de doute sur l&rsquo;objectivité et l&rsquo;intégrité du président Park Chan-wook.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="429" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-1024x429.jpg" alt="" class="wp-image-52560" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-1024x429.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-300x126.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-768x322.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-1536x643.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-770x322.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-1400x586.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2-1320x553.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/fjord_2.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sebastian Stan et Renate Reinsve dans Fjord de Cristian Mungiu </figcaption></figure>



<p></p>



<p>Globalement, ce Palmarès du 79ème Festival de Cannes récompense les films les plus salués par la critique et le public au cours de la quinzaine, ceux qui étaient annoncés comme les favoris le dernier jour du Festival, en évitant les films trop personnels ou clivants. Ces films répondent presque tous à un profil assez précis, celui du film d&rsquo;auteur européen sérieux et grave à forte thématique sociétale, politique ou historique. Cette ligne représentée surtout par <strong><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/">Fjord</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/fatherland-le-chronotope-perdu/">Fatherland</a></strong> est très symbolique d&rsquo;un cinéma d&rsquo;auteur européen conscient de ses sujets et de ses effets stylistiques, ne prenant pas trop de risques (<strong><a href="https://movierama.fr/fatherland-le-chronotope-perdu/">Fatherland </a></strong>reproduisant le noir et blanc austère et auteuriste des précédents films de Pawlikowski, <strong>Ida </strong>ou <strong>Cold War</strong>) mais étant particulièrement efficace (la forme impeccable de <strong><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/">Fjord </a></strong>de Mungiu, construite sur des plans fixes enchaînés à un rythme parfait, ou les beaux mouvements de caméra de Zviaguintsev dans <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a></strong>). Ce Palmarès restitue une certaine idée du cinéma d&rsquo;auteur, surtout européen, impeccable dans la forme, idéalement engagé et dénonciateur sur le fond (les dérives du conservatisme et du progressisme dans <strong><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/">Fjord</a></strong>, la guerre dans <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a></strong>). On a d&rsquo;ailleurs longtemps pensé que <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a> </strong>de Zviaguintsev allait triompher de <strong><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/">Fjord </a></strong>de Mungiu, tant la guerre s&rsquo;avérait prégnante dans tous les esprits et dans la Sélection Officielle (focus sur la Première Guerre Mondiale via<a href="https://movierama.fr/coward-la-fleur-au-fusil/"> <strong>Coward</strong></a><strong> </strong>ou la Guerre d&rsquo;Espagne cf.<a href="https://movierama.fr/la-bola-negra-un-drame-gay-espagnol-de-80-ans-impregne-de-poesie/"> <strong>La Bola Negra</strong></a> ou surtout la Seconde Guerre Mondiale). Mais finalement la finesse du scénario, de la direction d&rsquo;acteurs et de la mise en scène de Cristian Mungiu ont su l&#8217;emporter sur le côté parfois ampoulé de celle de Zviaguintsev qui emprunte bon nombre des éléments de son film à <strong>La Femme infidèle</strong>, l&rsquo;un des chefs-d&rsquo;oeuvre de Claude Chabrol. Presque vingt ans après <strong>4 mois, 3 semaines et 2 jours</strong>, son deuxième film, déjà Palme d&rsquo;or en 2007, Cristian Mungiu rentre donc dans le club très fermé des doubles Palmes d&rsquo;or (dix au total, dont Coppola, Haneke, Kusturica, les Dardenne, Ostlund, etc.)</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="546" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/MINOTAURE-2-copyright-MK-Productions-CG-CinemaB-1024x546-1.jpg" alt="" class="wp-image-52563" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/MINOTAURE-2-copyright-MK-Productions-CG-CinemaB-1024x546-1.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/MINOTAURE-2-copyright-MK-Productions-CG-CinemaB-1024x546-1-300x160.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/MINOTAURE-2-copyright-MK-Productions-CG-CinemaB-1024x546-1-768x410.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/MINOTAURE-2-copyright-MK-Productions-CG-CinemaB-1024x546-1-770x411.jpg 770w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Iris Lebedeva et Dmitri Mazourov&nbsp;dans Minotaure d&rsquo;Andrei Zviaguintsev </figcaption></figure>



<p></p>



<p>Cette certaine idée du cinéma d&rsquo;auteur apparaît presque un peu académique, tant les films récompensés (<strong><a href="https://movierama.fr/la-bola-negra-un-drame-gay-espagnol-de-80-ans-impregne-de-poesie/">Fjord</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/fatherland-le-chronotope-perdu/">Fatherland</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/la-bola-negra-un-drame-gay-espagnol-de-80-ans-impregne-de-poesie/">La Bola Negra</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/soudain-le-bouleversant-melodrame-humaniste-de-ryusuke-hamaguchi/">Soudain</a></strong>) seront probablement tous nommés aux Oscars dans la catégorie du meilleur film international. Il y manque un certain grain de folie qui apparaît en revanche dans certains films rejetés par le jury : <strong><a href="https://movierama.fr/paper-tiger-tragedie-americaine/">Paper Tiger</a> </strong>de James Gray, <strong><a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a></strong> d&rsquo;Arthur Harari et <strong><a href="https://movierama.fr/hope-lutte-contre-les-infiltrations-exterieures/">Hope</a> </strong>de Na Hong-jin, et dont on pensait que Park Chan-wook, auteur de certains films déjantés et autres films de genre, allait faire son miel, ce qui est loin d&rsquo;avoir été le cas. C&rsquo;est comme s&rsquo;il y avait eu pendant le Festival deux lignes parallèles qui ne se sont (quasiment) jamais rencontrées : une ligne dédiée à la gravité et au sérieux, une autre consacrée à l&rsquo;esthétisme, au risque et au plaisir pur du spectateur. Hormis <strong><a href="https://movierama.fr/hope-lutte-contre-les-infiltrations-exterieures/">Hope</a> </strong>promis à un beau succès populaire, de par sa nature de blockbuster, les deux autres semblent appartenir à la catégorie des films cultes évoqués par Pedro Almodóvar dans <strong><a href="https://movierama.fr/autofiction-dans-les-meandres-de-la-creation/">Autofiction</a> </strong>: des films trop personnels, vus par peu de gens mais qui les soutiennent mordicus. Le seul tort véritable du Palmarès qui répond à une certaine idée conventionnelle du cinéma, c&rsquo;est de ne pas valoriser l&rsquo;originalité, la recherche et les expériences de cinéma. James Gray, éternel maudit du Festival de Cannes, (six sélections, aucun prix), s&rsquo;acharne à poursuivre sa quête introspective sur la criminalité et la famille, est parvenu à un aboutissement certain avec <strong><a href="https://movierama.fr/paper-tiger-tragedie-americaine/">Paper Tiger</a></strong> (incroyable sans-faute de mise en scène) mais se retrouve bien trop éloigné des thématiques politico-sociales de l&rsquo;époque pour pouvoir espérer un prix à Cannes. Gray devait peut-être envisager un repli bénéfique vers Venise qui a su accueillir à bras ouverts d&rsquo;autres déçus de Cannes, comme Almodóvar ou Jarmusch. Quant à Arthur Harari, il a sans doute réalisé le film le plus passionnant du Festival avec <a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/"><strong>L&rsquo;Inconnue</strong> </a>mais sa nature de pari expérimental a probablement clivé au sein du jury et lui a nui à l&rsquo;arrivée.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="768" height="414" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1-768x414-1.webp" alt="" class="wp-image-52565" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1-768x414-1.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1-768x414-1-300x162.webp 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Léa Seydoux dans L&rsquo;Inconnue d&rsquo;Arthur Harari </figcaption></figure>



<p></p>



<p>Au niveau thématique, nous avions identifié trois thématiques principales : fiction et réalité, l&rsquo;Histoire et enfin la vie en société. Constatons que ce sont les deux derniers aspects, les plus concernés par l&rsquo;actualité, qui l&rsquo;ont largement emporté, au détriment de l&rsquo;aspect purement esthétique et cinématographique. Du côté des femmes, contrairement à l&rsquo;affiche du festival qui arborait de façon triomphale <strong>Thelma et Louise</strong>, le film féministe iconique de Ridley Scott, la réalité était en fait bien moins glorieuse ; 5 sur 22 participaient à la compétition de la Sélection Officielle : Charline Bourgeois-Tacquet (<strong><a href="https://movierama.fr/la-vie-dune-femme-lea-en-onze-chapitres/">La Vie d&rsquo;une femme</a></strong>), Jeanne Herry (<strong><a href="https://movierama.fr/garance-la-jeune-femme-et-la-mort/">Garance</a></strong>), Marie Kreutzer (<strong><a href="https://movierama.fr/gentle-monster-le-loup-et-lagneau/">Gentle Monster</a></strong>), Léa Mysius (<strong><a href="https://movierama.fr/histoires-de-la-nuit-une-histoire-de-violence/">Histoires de la Nuit</a></strong>), Valeska Grisebach <strong>(<a href="https://movierama.fr/laventure-revee-archeologie-des-temps-obscurs/">L&rsquo;Aventure rêvée</a></strong>). Mais aucune ne paraissait pouvoir prétendre à la récompense suprême : tout le monde n&rsquo;est pas Julia Ducournau ou Justine Triet. Le Prix du Jury octroyé à Valeska Grisebach apparaissait comme, pour <a href="https://movierama.fr/notre-salut-marre-de-cette-epoque/"><strong>Notre Salut</strong> </a>ou <strong><a href="https://movierama.fr/soudain-le-bouleversant-melodrame-humaniste-de-ryusuke-hamaguchi/">Soudain</a></strong>, un prix de consolation, attribué en bout de course.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-52567" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/paper.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Scarlett Johansson dans Paper Tiger de James Gray </figcaption></figure>



<p></p>



<p>De la même façon, si <strong><a href="https://movierama.fr/paper-tiger-tragedie-americaine/">Paper Tiger</a></strong> avait remporté la Palme d&rsquo;or ou le moindre prix, c&rsquo;eût été l&rsquo;arbre qui aurait caché le désert de la production américaine. Thierry Frémaux l&rsquo;avait déjà annoncé lors de la présentation de la Sélection Officielle : le cinéma américain, en pleine reconfiguration (le studio Warner) et en butte à des débats sur l&rsquo;intelligence artificielle, ne serait pas aussi présent. A terme, cela peut poser un sérieux problème au Festival de Cannes car, même si la compétition se nourrit surtout de cinéastes indépendants américains, les séances hors compétition dépendent beaucoup d&rsquo;avant-premières exceptionnelles venues des majors américaines. Sur la durée, l&rsquo;absence des majors peut causer beaucoup de tort au Festival de Cannes, en particulier lors du 80ème Festival de Cannes qui devrait pouvoir se fêter en grande pompe. Frémaux est sans doute prévenu et va probablement prendre toutes les précautions possibles pour éviter cette situation. En 2007, l&rsquo;année du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, la délégation américaine était composée de Quentin Tarantino (<strong>Boulevard de la mort</strong>), David Fincher (<strong>Zodiac</strong>), James Gray (<strong>La Nuit nous appartient</strong>), Gus Van Sant (<strong>Paranoid Park</strong>) et Joel et Ethan Coen (<strong>No country for old men</strong>). Souhaitons de pouvoir retrouver une sélection aussi étincelante et prestigieuse du côté des Etats-Unis en 2027. Rappelons que, ironiquement, en 2007, avait triomphé&#8230;.<strong>Quatre mois, trois semaines et deux jours</strong>, d&rsquo;un certain Cristian Mungiu (<strong><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/">Fjord</a></strong>)!</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td>Longs métrages</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td>Palme d&rsquo;or</td></tr><tr><td><strong>FJORD&nbsp;</strong><br>Cristian MUNGIU</td></tr><tr><td>Grand Prix</td></tr><tr><td><strong>MINOTAURE&nbsp;</strong><br>Andreï ZVIAGUINTSEV</td></tr><tr><td>Prix de la Mise en Scène ex-aequo</td></tr><tr><td><strong>LA BOLA NEGRA&nbsp;</strong><br>Javier CALVO et Javier AMBROSSI&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>FATHERLAND &nbsp;</strong><br>Pawel PAWLIKOWSKI&nbsp;</td></tr><tr><td>Prix du Scénario</td></tr><tr><td><strong>NOTRE SALUT&nbsp;</strong><br>Emmanuel MARRE&nbsp;</td></tr><tr><td>Prix du Jury&nbsp;</td></tr><tr><td><strong>DAS GETRÄUMTE ABENTEUER</strong><br>Valeska GRISEBACH&nbsp;</td></tr><tr><td>Prix d&rsquo;Interprétation Féminine</td></tr><tr><td><strong>Virginie EFIRA</strong>,&nbsp;<strong>Tao OKAMOTO</strong><br>dans SOUDAINréalisé par HAMAGUCHI Ryusuke&nbsp;</td></tr><tr><td>Prix d&rsquo;Interprétation Masculine</td></tr><tr><td><strong>Emmanuel MACCHIA</strong>,<strong>&nbsp;Valentin CAMPAGNE</strong><br>dans COWARD&nbsp;réalisé par Lukas DHONT</td></tr><tr><td>Courts métrages</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td>Palme d&rsquo;or</td></tr><tr><td><strong>PARA LOS CONTRINCANTES (AUX ADVERSAIRES)&nbsp;</strong><br>Federico LUIS</td></tr><tr><td>Un Certain Regard</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td>Prix Un Certain Regard</td></tr><tr><td><strong>EVERYTIME</strong><br>Sandra WOLLNER</td></tr><tr><td>Prix du Jury</td></tr><tr><td><strong>LES ÉLÉPHANTS DANS LA BRUME&nbsp;</strong><br>Abinash BIKRAM SHAH<br>1er film</td></tr><tr><td>Prix Spécial du Jury</td></tr><tr><td><strong>LE CORSET&nbsp;</strong><br>Louis CLICHY&nbsp;</td></tr><tr><td>Prix d&rsquo;Interprétation Féminine</td></tr><tr><td><strong>Marina DE TAVIRA, Daniela MARÍN NAVARRO, Mariangel VILLEGAS</strong><br>dans SIEMPRE SOY TU ANIMAL MATERNO réalisé par Valentina MAUREL</td></tr><tr><td>Prix d&rsquo;Interprétation Masculine</td></tr><tr><td><strong>Bradley FIOMONA DEMBEASSET</strong><br>dans CONGO BOY réalisé par Rafiki FARIALA</td></tr><tr><td>Caméra d&rsquo;or</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td><strong>BEN&rsquo;IMANA&nbsp;</strong><br>Marie-Clémentine DUSABEJAMBO&nbsp;<br>Un Certain Regard</td></tr><tr><td>La Cinef</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td>Premier Prix</td></tr><tr><td><strong>LASER-GATO (Laser-Cat)</strong><br>réalisé par Lucas Acher<br>NYU, États-Unis</td></tr><tr><td>Deuxième Prix</td></tr><tr><td><strong>SILENT VOICES</strong><br>réalisé par Nadine Misong Jin<br>Columbia University, États-Unis</td></tr><tr><td>Troisième Prix ex aequo</td></tr><tr><td><strong>ALDRIG NOK (Jamais assez)</strong><br>réalisé par Julius Lagoutte Larsen&nbsp;<br>La Fémis, France<br><br><strong>GROWING STONES, FLYING PAPERS</strong><br>réalisé par Roozbeh Gezerseh &amp; Soraya Shamsi<br>Filmuniversität Babelsberg Konrad Wolf, Allemagne</td></tr><tr><td>Commission Supérieure Technique</td></tr><tr><td></td></tr><tr><td>Le jury 2026 du PRIX CST de l&rsquo;artiste-Technicien décerne le prix à Nicolas Rumpl, Chef Monteur de&nbsp;<em>Notre salut</em>&nbsp;réalisé par Emmanuel MARRE. Les partis pris subtils du montage révèlent l&rsquo;esthétique visuelle, l&rsquo;ambition de la mise en scène et le jeu des comédiens du film&nbsp;<em>Notre salut</em>&nbsp;d&rsquo;Emmanuel MARRE.Le jury 2026 du PRIX CST de la Jeune Technicienne est fier de décerner cette année le prix à Esther MYSIUS, cheffe décoratrice du film&nbsp;<em>Histoires de la nuit</em>&nbsp;réalisé par Léa MYSIUS. Le travail intime d&rsquo;élaboration des décors leur permet de devenir une réelle partie prenante à la narration.</td></tr></tbody></table></figure>
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		<title>Histoires de la nuit : une histoire de violence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 May 2026 17:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Avec Charline Bourgeois-Tacquet et Jeanne Herry, Léa Mysius est l&rsquo;une des trois réalisatrices françaises sélectionnées en compétition à Cannes cette année. Révélée par <strong>Ava </strong>à la Semaine de la Critique en 2017, confirmée par <strong>Les Cinq Diables</strong> à la Quinzaine des Cinéastes en 2022, elle sera passée en presque dix ans à la Sélection officielle. Depuis elle s&rsquo;est surtout illustrée comme co-scénariste auprès de metteurs en scène renommés (Jacques Audiard, André Téchiné, Claire Denis, Arnaud Desplechin). <strong>Histoires de la nuit</strong>, adapté du roman de Laurent Mauvignier, Prix Goncourt 2025 avec <strong>Dans la maison vide</strong>, est sans doute son projet le plus ambitieux et grand public, disposant d&rsquo;une distribution française prestigieuse (Magimel, Herzi, Bouillon, Bellucci). La réussite d&rsquo;adaptation est assez impressionnante, restituant l&rsquo;intrigue de polar du livre de Laurent Mauvignier </p>



<p>Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Pour une première fois dans le genre du thriller, Léa Mysius s&rsquo;en sort formidablement bien, engendrant un suspense de tous les instants, grâce à un montage vif et nerveux ainsi qu&rsquo;une bande sonore et musicale extrêmement angoissante,</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Par rapport au livre de Laurent Mauvignier, Léa Mysius a choisi de ne garder que les ressorts du thriller qui s&rsquo;y trouvent, en élaguant toutes les méditations introspectives des personnages qui sont le plus souvent exprimées par Mauvignier dans des phrases à la rallonge à la manière de Claude Simon ou de Marcel Proust. Ce choix radical de ne garder du livre que l&rsquo;intrigue, en évacuant les pensées des personnages, permet au film de prendre toute son autonomie par rapport au livre, en construisant sa propre identité. C&rsquo;est à la fois complètement le livre et tout à fait différent, ce qui permet de se livrer à une expérience comparative assez jubilatoire. </p>



<p>Les principaux points d&rsquo;adaptation ont consisté à changer les prénoms de certains personnages en fonction des origines de certaines actrices : Marion, le personnage principal du livre, devient Nora (interprétée par Hafsia Herzi) tandis que Christine, l&rsquo;artiste peintre installée à côté de la maison des Bergogne devient Christina (interprétée par Monica Belluci). Pour le reste, tout est quasiment à l&rsquo;identique, ce qui fait que les lecteurs du Mauvignier ne seront pas surpris et déstabilisés par l&rsquo;expérience, </p>



<p>Pour une première fois dans le genre du thriller, Léa Mysius s&rsquo;en sort formidablement bien, engendrant un suspense de tous les instants, grâce à un montage vif et nerveux ainsi qu&rsquo;une bande sonore et musicale extrêmement angoissante, signée par Florencia Di Concilio qui fait énormément pour la réussite de l&rsquo;atmosphère du film, à la fois lancinante et stridente. La direction d&rsquo;acteurs est parfaite : Hafsia Herzi, toujours juste, comme à son habitude, ainsi que Bastien Bouillon, la grande révélation étant Alane Deshaye, le P&rsquo;tit Quinquin de Bruno Dumont, qui utilise à merveille ici son charisme étrange. Mais celui qui emporte l&rsquo;affaire, c&rsquo;est Benoît Magimel, entre Brando, Arestrup et Dennis Hopper, dans le rôle de Franck, qui marque fortement les esprits. </p>



<p>Par rapport au livre, la thématique s&rsquo;infléchit légèrement du rapport parenté-filiation à la thématique du changement de vie, plus proche de <strong>A History of violence</strong> auquel le film peut faire penser, ainsi qu&rsquo;à d&rsquo;autres films de maisons assiégées, <strong>La Maison des otages</strong> de William Wyler, <strong>Les Chiens de paille </strong>de Sam Peckinpah, <strong>Funny Games</strong> de Michael Haneke, <strong>Desperate hours</strong> de Michael Cimino, etc. Autant d&rsquo;exemples que perpétue <strong>Histoires de la nuit</strong> de Léa Mysius.  </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE  :</strong> Léa Mysius<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: thriller, suspense<br><strong>AVEC : </strong>Hafsia Herzi, Bastien Bouillon, Benoît Magimel, Monica Bellucci, Paul Hamy, Alane Deshayes<br><strong>DURÉE : </strong>1h54<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte <br><strong>SORTIE LE </strong>16 septembre 2026 </pre>
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