Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Le Vertige de Quentin Dupieux. Déconneur’s day

Déconneur’s day. Amusant de constater les correspondances entre le Spielberg et le Dupieux. Théorie du complot, métaphysique pour les nuls, électrode sur le front. Un autre film me vient à l’esprit, JFK et sa réplique lewiscarrollienne, qu’à l’époque mon père se plaisait à refaire ad lib, ’’Messieurs, nous sommes passés de l’autre côté du miroir’’. Bref, Dupieux torche ça vite fait comme à son habitude, le film dure une grosse heure, et l’esthétique jeu vidéo ambiance fin nineties rehausse le discours matriciel. Le principal étant, on se marre, par la grâce des dialogues entre simili-Neo, dont la musicalité fait advenir une sorte d’abstraction idéale des idiosyncrasies langagières des néo-néo-beaufs. Ça vaut 8000 balles, c‘est forcément réel quand même. Dernière correspondance et non des moindres avec Disclosure Day, l’envie de croire à la possibilité d’un monde meilleur. De l’autre côté du miroir, tous les personnages, y compris celui savoureusement odieux de Jonathan Cohen, sont sympas.