Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Adieu monde cruel de Félix de Givry. TS et conséquences

TS et conséquences. Premier film, on a envie de causer de ce qui est bien. Petit a, la musique, déjà repérée dans la bande-annonce. Le brahmsisme du dénommé Arnaud Toulon possède une qualité mélodique, c’est assez rare pour le signaler, in this day and age of inane muzak by the mile. Petit b, la photo de Tara-Jay Bangalter (fils de), joli 16 mm qui rappelle les riches heures du cinoche seventies, quelque part entre Bresson et Truffaut, en passant par Eustache — dans la direction duquel la voix off récitée par Françoise Lebrun émet d’appuyés appels de phare. Petit c, les deux jeunes interprètes, très gracieux.

Nous évoquions Bresson, celui-ci aurait probablement (astuce) observé les détails de comment on fait pour survivre lorsqu’on se retrouve seul au monde, mais ce n’est pas vraiment le propos du film. Ici tout tombe facile cuit dans le bec du héros. Immédiatement après son suicide raté, eau courante quoique froide, puis vite une chambre en ville, allons-y carrément, pour qu’advienne façon conte le premier amour qui lui redonnera goût à cette chienne de life. Bon, j’avoue je fais mon grognon, mais c’est parce que j’ai été ému à la fin, tout en me disant que c’était un peu nul d’être ému because question fin c’est quand même bien gnangnan. Mais mignon. Mignan quoi. Allez-y pour voir, vous apprendrez au moins que le gentilé de Lisieux est, les Lexoviens.