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	<title>Vous avez cherché THE LAST OF US  - MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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		<title>Butterfly Jam : le rendez-vous manqué de Balagov</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 09:19:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le retour du cinéaste russe Kantemir Balagov sur la Croisette était l’un des événements de ce début d’édition cannoise, après les très remarqués (et remarquables) Tesnota (Prix Fipresci Un Certain Regard en 2017) et Une Grande fille (Prix de la mise en scène Un Certain Regard en 2019). Ces deux œuvres avaient en effet révélé un cinéaste au regard singulier, capable d’allier une puissance plastique sidérante à une véritable profondeur émotionnelle. Loin de confirmer (et même d’amplifier) cette tendance, le [&#8230;]</p>
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<p>Le retour du cinéaste russe Kantemir Balagov sur la Croisette était l’un des événements de ce début d’édition cannoise, après les très remarqués (et remarquables) <strong>Tesnota</strong> (Prix Fipresci Un Certain Regard en 2017) et <strong>Une Grande fille</strong> (Prix de la mise en scène Un Certain Regard en 2019). Ces deux œuvres avaient en effet révélé un cinéaste au regard singulier, capable d’allier une puissance plastique sidérante à une véritable profondeur émotionnelle. Loin de confirmer (et même d’amplifier) cette tendance, le résultat, ici, n’est malheureusement pas à la hauteur et, il faut l’avouer, la déception est grande, tant le film semble incapable de retrouver la justesse qui faisait toute la force de ses précédents travaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le résultat, ici, n’est malheureusement pas à la hauteur et, il faut l’avouer, la déception est grande</p>
</blockquote>



<p>Dans le New Jersey, un adolescent de 16 ans surnommé « Pyteh » partage son temps entre les tapis de lutte et le petit restaurant tcherkesse de sa famille, au bord de la faillite. Mais une décision impulsive de son père, éternel opportuniste, vient bouleverser sa trajectoire — façonnant peu à peu un récit de fierté, d’héritage et de masculinité.</p>



<p>Sur le papier, le sujet avait tout pour nourrir un grand mélodrame contemporain : le poids des traditions, les injonctions à la virilité, la difficulté de l’émancipation, les fractures de l’exil et de l’héritage culturel. Autant de thèmes que Balagov a déjà approchés par le passé avec subtilité. Pourtant, <strong>Butterfly Jam</strong> ne parvient jamais réellement à donner chair à ces enjeux. Le principal problème du film réside sans doute dans son écriture. Là où <strong>Une grande fille</strong> trouvait une intensité bouleversante dans les silences, les regards et les non-dits, <strong>Butterfly Jam</strong> paraît au contraire constamment souligner ses intentions. Chaque scène semble chargée d’une importance excessive, comme si le cinéaste voulait absolument signifier la gravité de son propos. Le résultat est un récit pesant, parfois artificiel, où les personnages peinent à exister vraiment (même si le personnage du jeune adolescent est intéressant). Les conflits familiaux, les accès de violence ou les moments d’intimité finissent par se répéter sans véritable progression dramatique, donnant au film une sensation d’étirement assez laborieuse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Butterfly Jam</strong> paraît au contraire constamment souligner ses intentions. </p>
</blockquote>



<p>Cette impression est d’autant plus frustrante que l’on retrouve par intermittence des éclats du grand cinéaste qu’est Balagov. Le travail sur les couleurs, les textures et les cadres témoigne encore d’un sens aigu de la composition (notamment lors des séquences nocturnes). Néanmoins, cette maîtrise formelle finit paradoxalement par accentuer les limites du film : la beauté des images semble parfois fonctionner en vase clos, détachée de toute véritable nécessité émotionnelle.</p>



<p>De la même manière, la direction d’acteurs reste intéressante, au vu des conditions de production). Le jeune interprète principal apporte une forme de fragilité intéressante à son personnage, tandis que les figures parentales dégagent une tension sourde permanente. Cependant, même les comédiens semblent prisonniers d’un dispositif qui privilégie constamment l’intensité démonstrative au détriment de la spontanéité. Le cinéaste intensifie un côté doloriste même qui devient assez désagréable, avec la volonté affichée de faire surgir le malaise ou la douleur à chaque instant (la scène de viol).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Surtout, <strong>Butterfly Jam</strong> donne parfois l’impression d’un cinéma qui se regarde lui-même, paraissant plus fabriqué, plus théorique, trop appliqué</p>
</blockquote>



<p>Surtout, <strong>Butterfly Jam</strong> donne parfois l’impression d’un cinéma qui se regarde lui-même, paraissant plus fabriqué, plus théorique, trop appliqué. On pense, par moments, au modèle du film indépendant américain type «&nbsp;Sundance&nbsp;». Le cinéaste continue manifestement de vouloir explorer les corps enfermés, les héritages traumatiques et les rapports de domination, mais sans parvenir cette fois à renouveler son approche ni à insuffler une véritable vie à son récit, à l&rsquo;image des séquences « fantastiques » qui ne fonctionnent pas vraiment.</p>



<p>En définitive, malgré quelques belles scènes, <strong>Butterfly Jam</strong> demeure trop démonstratif, trop étiré et pas très convaincant. Difficile de ne pas ressortir du film avec le sentiment d’un rendez-vous manqué de la part d’un cinéaste dont on attendait beaucoup plus.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kantemir Balagov<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France, USA<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Barry Keoghan, Riley Keough, Harry Melling<br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte<br><strong>SORTIE </strong>Prochainement</pre>
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		<title>The Last Viking : si tout le monde est brisé, alors plus personne ne l’est</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 16:01:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The Last Viking est le nouveau film du réalisateur et scénariste danois Anders Thomas Jensen, dont l’immense expérience va d’un Oscar remporté pour son court métrage Election Night au travail de script doctor sur Antichrist de Lars von Trier, en passant par de nombreux films d’auteur danois. Ce nouveau long métrage, présenté à la Mostra de Venise en 2025, embarque deux frères profondément dysfonctionnels dans une quête visant à retrouver de l’argent volé, mais celui-ci se révèle symboliquement lié au [&#8230;]</p>
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<p><strong>The Last Viking </strong>est le nouveau film du réalisateur et scénariste danois Anders Thomas Jensen, dont l’immense expérience va d’un Oscar remporté pour son court métrage <strong>Election Night</strong> au travail de script doctor sur <strong>Antichrist</strong> de Lars von Trier, en passant par de nombreux films d’auteur danois. Ce nouveau long métrage, présenté à la Mostra de Venise en 2025, embarque deux frères profondément dysfonctionnels dans une quête visant à retrouver de l’argent volé, mais celui-ci se révèle symboliquement lié au sombre passé familial qu’ils doivent également reconstruire.</p>



<p>Le film rassemble presque tout ce que l’on peut attendre d’un cliché du cinéma scandinave contemporain : une maison remplie de traumatismes familiaux au cœur de paysages naturels pittoresques, de la cruauté et du folklore national. Cependant, dans <strong>The Last Viking</strong>, cette combinaison est orchestrée d’une manière assez étrange, transformant tout le charme et l’exotisme séduisant du récit en un spectacle naïf destiné au grand public.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le film peut donc davantage se vanter de son énergie divertissante, agrémentée d’un humour provocateur et de quelques performances d’acteurs mémorables, que des leçons morales douteuses qu’il tente de transmettre en chemin.</p>
</blockquote>



<p>Libéré de prison après avoir purgé une peine pour braquage, Anker, un homme d’âge mûr, retourne auprès de sa sœur Freja et de son frère Manfred — non par nostalgie familiale, mais pour retrouver l’argent caché et enterré par son frère juste avant qu’Anker ne soit arrêté quinze ans plus tôt. La situation se complique du fait que Manfred n’est plus vraiment Manfred, mais John… John Lennon, pour être précis, puisqu’un profond traumatisme familial lui a provoqué un dédoublement de personnalité. Anker doit donc d’abord faire revenir la personnalité de son frère, ce qui implique un voyage étrange, complexe et parfois profondément désagréable dans le passé obscur de leur famille.</p>



<p>Malgré les exagérations peu crédibles du scénario et ses retournements de situation discutables, le film peut compter sur ceux qui les incarnent. Le public pourrait ainsi être surpris de voir Mads Mikkelsen dans le rôle d’un homme peu séduisant souffrant d’un trouble mental — un personnage qui balaie l’image clichée de l’acteur comme ultime sex-symbol scandinave, ou du moins comme figure toujours puissamment charismatique. Le jeu de Nikolaj Lie Kaas et Sofie Gråbøl, en frère et sœur de cette famille traumatisée, est lui aussi très juste, faisant du trio familial presque le seul élément véritablement crédible dans un univers narratif constamment vacillant et maintenant l’intérêt du récit à flot.</p>



<p>Finalement, <strong>The Last Viking </strong>est un solide film de catégorie B, avec davantage d’autodérision que de véritables ambitions réalistes. Les parallèles suggérés entre la richesse à retrouver et la mémoire à restaurer paraissent presque trop subtils pour le rythme tapageur de cette production bizarre. Le film peut donc davantage se vanter de son énergie divertissante, agrémentée d’un humour provocateur et de quelques performances d’acteurs mémorables, que des leçons morales douteuses qu’il tente de transmettre en chemin.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Anders Thomas Jensen<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Danemark, Suède<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Drame, Thriller<br><strong>AVEC : </strong>Mads Mikkelsen, Nikolaj Lie Kaas, Lars Brygmann<br><strong>DURÉE : </strong>1h 56min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Motel<br><strong>SORTIE LE </strong>10 juin 2026</pre>



<p></p>
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		<title>Billie Eilish &#8211; Hit Me Hard And Soft : The Tour Live In 3D : petite princesse de la pop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 10:40:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On croyait James Cameron plongé, sans jeu de mots, à corps perdu dans sa saga <strong>Avatar</strong>, c&rsquo;était bien mal connaitre l&rsquo;ami James, toujours attentif à ce qui se passe dans le monde, en particulier dans celui de l&rsquo;art. La surprise consiste ainsi à le découvrir fan de Billie Eilish, &#8211; l&rsquo;une des chanteuses les plus influentes de son époque et leader naturelle de la génération Z -, et à l&rsquo;initiative de filmer sa dernière tournée accompagnant son troisième album, <strong>Hit Me Hard And Soft</strong>, un classique déjà incontestable de la pop. Ces deux grands artistes se sont sans doute retrouvés autour de leur défense de l&rsquo;écologie et de leur amour de Miyazaki. Comme il s&rsquo;agit de Cameron, la captation de la tournée de Billie Eilish ne pouvait se faire qu&rsquo;en 3D, ce qui n&rsquo;a jamais été fait pour un concert pop. Cela donne la mesure de ce projet innovateur qui permet d&rsquo;immortaliser de façon inédite et inoubliable un concert qui a marqué à juste titre son temps. </p>



<p>Réalisé en 3D par James Cameron et Billie Eilish elle-même, ce film-concert a été capté tout au long de sa tournée mondiale qui a fait salle comble.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Un projet innovateur qui permet d&rsquo;immortaliser de façon inédite et inoubliable un concert qui a marqué à juste titre son temps.</p>
</blockquote>



<p>Des captations de concert, il en existe déjà beaucoup, de l&rsquo;antédiluvien <strong>The Last Waltz </strong>de Martin Scorsese au plus récent <strong><a href="https://movierama.fr/taylor-swift-the-eras-tour-tout-pour-la-musique/">Taylor Swift : The Eras Tour</a></strong>. C&rsquo;est même presque devenu une habitude ces dernières années, allant de l&rsquo;essentiel au plus dispensable, avec le traditionnel film issu de la tournée de Mylène Farmer ou celui de la tournée de Beyoncé. Ce qui distingue immédiatement ce film, ce sont les caractéristiques du style de Cameron, une fluidité de mouvement de caméra et de montage sans pareille, et surtout un filmage en 3D, qui paraît si naturel, dépourvu de toute ostentation chez lui qu&rsquo;on oublie qu&rsquo;il ne l&rsquo;est nullement chez les autres. La tournée de Billie Eilish s&rsquo;étant jouée à guichets fermés, cette captation est ainsi l&rsquo;occasion, pour ceux qui y ont assisté, de retrouver leurs souvenirs magnifiés par l&rsquo;utilisation de la 3D, ainsi que pour tous les autres, fort nombreux qui sont restés sur le bas-côté, de la voir pour la première fois, dans des conditions idéales.</p>



<p>Car, pour voir ce concert de Billie Eilish, il existe déjà des captations plus ou moins réussies sur YouTube, quasiment autant que de villes visitées. Ce qui justifie le visionnage de cette oeuvre sur grand écran, c&rsquo;est la qualité d&rsquo;image inégalable atteinte par Cameron, la puissance sonore des chansons dégagée par une projection sur grand écran, et surtout la pluralité et le mouvement des images, là où les videos YouTube se signalent par l&rsquo;unicité et la fixité de leur point de vue. Le film de Cameron est un vrai film, dans le sens où le spectateur est plongé en immersion dans le spectacle de Billie Eilish, face à une multiplicité d&rsquo;images et de points de vue.</p>



<p>Car tout le film est construit autour du spectacle de Billie Eilish, en alternance avec de rapides interviews de la chanteuse. Contrairement aux idées reçues, le concert de Billie Eilish est très épuré, assez peu spectaculaire, à la limite de l&rsquo;austérité, concentré sur l&rsquo;essentiel, conformément à sa musique : pas de changement de costumes, pas de danseurs, un groupe de musiciens discrets, quelques flammes artificielles pour les morceaux les plus explosifs, des confettis pour la célébration finale de <strong>Birds of a feather</strong>. D&rsquo;une certaine manière, de ce point de vue, c&rsquo;est l&rsquo;anti-Lady Gaga, Mylène Farmer ou Taylor Swift. Tout repose sur Billie et ses chansons, qui représentent le coeur du programme. Or Billie Eilish est un véritable phénomène en la matière : que ce soient ses trois albums, son E-P (<strong>Don&rsquo;t smile at me</strong>) ou ses collaborations sporadiques à des B.O. (<strong>No time to die</strong> pour le <a href="https://movierama.fr/mourir-peut-attendre-vivre-et-non-pas-exister/"><strong>25ème James Bond</strong></a>, <strong>What was I made for</strong>, extrait de <strong><a href="https://movierama.fr/barbie-la-poupee-qui-fait-oui">Barbie</a></strong>) ou un duo (<strong>Guess </strong>avec Charli XCX), elle n&rsquo;a jamais écrit ou publié la moindre mauvaise chanson. Seule une Lana Del Rey, grande influence de Billie, paraît pouvoir soutenir la comparaison dans ces vingt-cinq dernières années.</p>



<p>Le concert de Billie Eilish est ainsi donc constitué principalement de ballades douces et mélancoliques (<strong>Skinny</strong>, <strong>Lovely</strong>, <strong>When the party&rsquo;s over</strong>) parsemées de quelques rares bangers rythmés (<strong>Lunch</strong>, <strong>Guess</strong>, <strong>Bad Guy</strong>), en précisant que ses titres les plus pop sont souvent les plus calmes, méditatifs et paisibles (<strong>Ocean eyes</strong>, <strong>Bury a friend</strong>, <strong>Everything I</strong> <strong>wanted</strong>, <strong>Chihiro</strong>, <strong>Birds of a feather</strong>). La mise en scène de Cameron épouse avec sobriété ce rythme bipolaire du spectacle, se mettant au service et au diapason de l&rsquo;univers de Billie Eilish, sans jamais essayer de tirer la couverture à lui, ce qui fait que certains pourront trouver le résultat sage et peu révolutionnaire, alors qu&rsquo;ils ne mesurent pas l&rsquo;immense différence entre ce film et les autres captations de concert. Si l&rsquo;on souhaite véritablement chercher un défaut dans l&rsquo;enrobage cameronien, ce serait plutôt à chercher dans l&rsquo;utilisation trop fréquente de plans de fans au visage déformé par l&rsquo;émotion, répétition qui peut lasser le spectateur, mais cela semble appartenir au cahier des charges du film, dont le sujet tourne autour de la demande d&rsquo;amour et de son retour plus ou moins effrayant, immense et disproportionné. Quand Billie se confie entre deux chansons sur les scarifications que les fans lui ont causées sans le savoir ou avoue à la fin dans sa limousine qu&rsquo;elle aime cet amour absolu des fans, on peut s&rsquo;interroger sur cette étrange vie des stars qui leur fait demander l&rsquo;amour de centaines de millions de personnes, sans jamais en être rassasiées. Eilish paraît pourtant plutôt équilibrée mais elle confie parfois à ses chansons des états d&rsquo;âme dépressifs, vulnérables, voire suicidaires qui peuvent inquiéter. Ce film dresse contradictoirement le constat d&rsquo;une jeune femme de 24 ans, joyeuse et heureuse de plonger de temps à autre dans le gouffre de ses émotions, sans pour autant céder au vertige de ses démons, ou alors en les contrôlant par l&rsquo;écriture comme l&rsquo;a fait Robert Smith de The Cure. Aujourd&rsquo;hui, Billie Eilish, petite princesse de la pop, domine son sujet ( et ses sujets) comme un autre roi de la pop a pu le faire il y a des dizaines d&rsquo;années, mais en affichant un comportement volontaire et exemplaire, loin des errements problématiques.</p>



<p>Le film est signé James Cameron et Billie Eilish, Cameron en plaisante, prétendant dans une séquence qu&rsquo;il devrait être en fait signé principalement Billie Eilish, avec son nom (James Cameron) en tout petit. Ce n&rsquo;est pas entièrement faux car l&rsquo;oeuvre est entièrement conçue par Billie Eilish, Cameron la mettant en forme et l&rsquo;enjolivant par quelques effets 3D. Billie Eilish ayant déjà atteint tous ses objectifs en matière musicale (des Grammys à la pelle, deux Oscars de chanson originale, un succès planétaire), ce n&rsquo;est pas un secret de révéler qu&rsquo;elle se tournera bientôt vers le cinéma, d&rsquo;abord comme actrice puis probablement comme réalisatrice. Elle est pressentie comme actrice dans l&rsquo;adaptation de <strong>La Cloche de détresse</strong>, unique roman de la poétesse Sylvia Plath, qui serait réalisée par Sarah Polley (Oscar du meilleur scénario en 2023 pour <strong><a href="https://movierama.fr/women-talking-partir-disent-elles/">Women talking</a></strong>). Mais, déjà réalisatrice de ses clips, Billie Eilish deviendra ensuite probablement réalisatrice de cinéma, pour compléter le panorama d&rsquo;une carrière artistique incroyablement diversifiée, placée sous les signes conjoints de la musique et du cinéma. Ce film cosigné avec James Cameron représente peut-être ainsi un passage du témoin, du passé vers l&rsquo;avenir, avec en trait d&rsquo;union la technologie.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEURS :</strong> James Cameron et Billie Eilish <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine, canadienne<br><strong>GENRE </strong>: concert <br><strong>AVEC : </strong>Billie Eilish, James Cameron, Finneas O'Connell, <br><strong>DURÉE : </strong>1h54<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Paramount Pictures <br><strong>SORTIE LE </strong>7 mai 2026 </pre>
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		<title>Sélection Officielle du Festival de Cannes 2026 : analyse et décryptage. Changement d&#8217;époque en cours&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 09:08:08 +0000</pubDate>
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<p class="has-drop-cap">Comme l&rsquo;a indiqué Iris Knobloch, Présidente du Festival de Cannes, dans un contexte politique et militaire aussi grave et peu rassurant que celui que nous vivons, il serait légitime de se demander pourquoi on s&rsquo;intéresserait au Festival de Cannes. Or le Festival de Cannes, comme elle l&rsquo;a justement rappelé, est né deux fois en 1939 et 1946 pour nous rappeler à quel point nous sommes humains et de nous en souvenir pour toujours. Comme elle l&rsquo;a dit, « <em>le cinéma</em>, <em>on y entre parfois seul ; on en sort la plupart du temps plus proches les uns des autres</em> ». Le cinéma comme remède à la guerre et à la dépression qui en découle, beau programme pour ce 79ème Festival de Cannes.</p>



<p>Comme le dit également Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, le cinéma est loin d&rsquo;être mort, contrairement à ce que pouvaient prophétiser dans les années 80 Jean-Luc Godard, Serge Daney, voire Wim Wenders : 2541 longs métrages venant de 141 pays ont été vus cette année par le comité de sélection, soit 1 000 de plus qu&rsquo;en 2016. Selon lui, dans cette sélection, il existe cette année « <em>des choses très belles, des films très intelligents, montrant un très haut niveau de pensée, nous disant ce qu&rsquo;est le monde contemporain</em> », mettant en valeur la vie en groupe, à travers la douceur, la nature, les chansons, la famille, etc.</p>



<p>Plus prosaïquement, le cinéphile pourra constater que cette sélection poursuit le mouvement amorcé à partir de l&rsquo;année dernière, soit un renouvellement naturel des générations. Les grands maîtres tournent plus rarement ; d&rsquo;autres metteurs en scène plus jeunes prennent leur place, héritent de la pleine lumière et construisent une oeuvre qui fera ensuite référence comme celles de leur prédécesseurs. On ne peut en effet plus guère faire le reproche à Thierry Frémaux de se reposer sur une politique des auteurs abonnés. Cette année en 2026, sur 21 films sélectionnés en compétition, onze viennent de metteurs en scène primo-entrants qui n&rsquo;avaient jamais été sélectionnés. Mais explorons plus en détail cette compétition de la Sélection Officielle. </p>



<p><strong>Le cinéma français en force</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="552" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp" alt="" class="wp-image-51310" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-768x414.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1536x828.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-770x415.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1400x755.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1320x712.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Il est difficile de ne pas constater une certaine hégémonie française : un quart de la compétition est strictement français (Charline Bourgeois-Tacquet, Arthur Harari, Léa Mysius, Emmanuel Marre, Jeanne Herry) mais cet ensemble déjà imposant se gonfle de trois unités supplémentaires avec les films français de cinéastes étrangers, <strong>Moulin </strong>de Laszlo Némès, <strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, avec Virginie Efira et <strong>Histoires parallèles </strong>d&rsquo;Asghar Farhadi, avec Isabelle Huppert, Vincent Cassel et encore Virginie Efira, ce qui fait passer le total à plus du tiers environ de la compétition, sans même compter l&rsquo;ouverture <strong>La Vénus Electrique </strong>de Pierre Salvadori, hos compétition. Dans ces huit films figurent les actrices françaises en vogue du moment, récemment nommées aux César : Adèle Exarchopolos (<strong>Garance</strong> de Jeanne Herry), Léa Drucker et Mélanie Thierry (<strong>La Vie d&rsquo;une femme</strong> de Charline Bourgeois-Tacquet), Léa Seydoux (<strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari), Hafsia Herzi (<strong>Histoires de la nuit</strong> de Léa Mysius, d&rsquo;après le roman de Laurent Mauvignier, récent Prix Goncourt pour <strong>La maison vide</strong>), Virgine Efira (<strong>Soudain</strong>, <strong>Histoires parallèles</strong>) et l&rsquo;éternelle Isabelle Huppert (<strong>Histoires parallèles</strong>). Dans les cinq films du quota français originel, il est possible de se demander lesquels seront distingués pour leur interprétation, en particulier féminine, et ceux qui permettront à leurs autrices ou auteurs d&rsquo;effectuer une « Justine Triet », soit en un film, de devenir un metteur en scène indispensable et incontestable. Sans avoir vu les films, on ne s&rsquo;aventurera pas à départager Jeanne Herry, Léa Mysius et Charline Bourgeois-Tacquet (même si les deux premières semblent a priori les hypothèses les plus favorables), tant le Festival de Cannes a été propice aux surprises les plus invraisemblables. Néanmoins une énorme curiosité va sans doute entourer <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari, avec Léa Seydoux et Niels Schneider, inspiré d&rsquo;un roman graphique, dont le point de départ, à grand renfort de substitution de personnalité et de schizophrénie, semble rappeler <strong><a href="https://movierama.fr/the-substance-le-portrait-de-dorian-gray-en-body-horror/">The Substance </a></strong>de Coralie Fargeat. Frémaux évoque au sujet de<strong> L&rsquo;Inconnue</strong> un des films les plus disputés au sein du comité de sélection et une possible bataille d&rsquo;Hernani comparable à celles de <strong>L&rsquo;Avventura</strong> et de <strong>La Dolce Vita</strong>, On a hâte d&rsquo;y être.</p>



<p><strong>Le cinéma américain en berne </strong></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-51311" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>On peut se demander si cette mise en avant du cinéma français n&rsquo;est pas également due en compensation à une grande discrétion du cinéma américain, par effet de vases communicants. Frémaux, en préambule, a d&rsquo;ailleurs prévenu que cette année, les majors américaines ne seraient pas au rendez-vous, contrairement aux années précédentes où <strong><a href="https://movierama.fr/top-gun-maverick-petit-tom-face-a-leternel-retour">Top Gun : Maverick</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/furiosa-une-saga-mad-max-au-dela-de-la-vengeance">Furiosa</a></strong>, <a href="https://movierama.fr/killers-of-the-flower-moon-les-nouveaux-monstres-americains"><strong>Killers</strong> <strong>of the flower moon</strong></a>, <a href="https://movierama.fr/mission-impossible-the-final-reckoning-a-limpossible-tom-est-tenu/"><strong>Mission : Impossible : the final reckoning</strong> </a>avaient fait les belles heures des amateurs de spectacle hollywoodien. Par conséquent, cette année, on ne pourra pas trop compter, à moins d&rsquo;immenses surprises, sur <strong>L&rsquo;Odyssée</strong> de Christopher Nolan ou <strong>Disclosure day</strong> de Steven Spielberg qui ont sans doute emprunté d&rsquo;autres chemins de promotion. Seul en compétition pour l&rsquo;instant, apparaît <strong>The Man I love</strong> d&rsquo;Ira Sachs, digne représentant du cinéma indépendant américain, sur la vie au temps du Sida dans les années 80, ce qui peut paraître un peu mince. Thierry Frémaux promet néanmoins un film qui ne se trouve pas dans la sélection mais qui devrait y être dans quelques jours, dans les compléments de sélection. Selon toute probabilité, il ne pourrait s&rsquo;agir que de <strong>Paper tiger</strong> de James Gray, avec Adam Driver, Scarlett Johansson et Miles Teller, ce qui permettrait de rehausser légèrement le taux de participation du cinéma américain, très faible cette année.</p>



<p><strong>Les cinéastes asiatiques en embuscade</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-51312" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1024x682.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1536x1023.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1400x933.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1320x879.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Est-ce parce que Park Chan-wook est président du jury? Cette année, contrairement à l&rsquo;année dernière, les cinéastes asiatiques sont plutôt bien représentés en compétition, en particulier du côté du Japon. Trois grands cinéastes japonais viennent en délégation : Hirokazu Kore-eda (<strong>Sheep in the box</strong>, avec un synopsis assez proche de <strong>A.I. : intelligence artificielle</strong> de Steven Spielberg), Koji Fukada (<strong>Quelques jours à Nagi</strong>, dont le scénario semble assez correspondre à la description de la beauté entrevue dans les films cette année par Frémaux) et Ryusuke Hamaguchi (<strong>Soudain</strong>, dont nous avons déjà parlé, sur la vie dans un EHPAD en région parisienne). Pourtant la grande surprise, c&rsquo;est sans doute la présence en compétition de <strong>Hope </strong>de Na Hong-jin, l&rsquo;auteur sud-coréen de thrillers cultes (<strong>The Chaser,</strong> <strong>The Murderer,</strong> <strong>The Strangers</strong>). Thierry Frémaux évoque à son sujet un film qui se métamorphoserait au fil de son déroulement, une sorte de film mutant, avec au milieu d&rsquo;un casting coréen, la présence intrigante de Michael Fassbender et d&rsquo;Alicia Vikander. Là aussi, l&rsquo;impatience est avérée. </p>



<p><strong>L&rsquo;Europe et les cinéastes en quête de Palme d&rsquo;or </strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1024x684.webp" alt="" class="wp-image-51314" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1024x684.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-768x513.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1536x1026.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-770x514.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1400x935.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1320x882.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Le reste de la sélection concerne essentiellement des cinéastes européens, avec un accent particulier sur l&rsquo;Espagne, après le coup d&rsquo;éclat l&rsquo;année dernière réussi par <strong><a href="https://movierama.fr/sirat-voyage-au-bout-de-lenfer/">Sirāt</a>&nbsp;</strong>d&rsquo;Oliver Laxe. Le grand patron Pedro Almodóvar&nbsp;(<strong>Autofiction</strong>, déjà sorti en Espagne et qui sortira en France le 20 mai pendant le Festival) qui a choisi cette fois-ci des acteurs peu habituels dans sa filmographie (Barbara Lennie et Victoria Luengo), est accompagné par des cinéastes de la génération suivante, dans la quarantaine, Rodrigo Sorogoyen (<strong>L&rsquo;Etre aimé</strong>, avec Javier Bardem et à nouveau Victoria Luengo) et Javier Calvo et Javier Ambrossi (<strong>La Bola Negra</strong>, avec une apparition de Penelope Cruz, la muse de Pedro, que Frémaux promet inoubliable). Deux réalisatrices seront également présentes : Marie Kreutzer (<strong><a href="https://movierama.fr/corsage-dans-un-corps-pas-sage/">Corsage</a></strong>) pour l&rsquo;Autriche, avec <strong>Gentle Monster</strong>, une étrange histoire de couple, bénéficiant de la présence de Léa Seydoux, et Valeska Grisebach (<strong>L&rsquo;Aventure rêvée</strong>), produite par Maren Ade (<strong>Toni Erdmann</strong>). Enfin quatre cinéastes européens complètent la sélection : l&rsquo;un, Cristian Mungiu, cinéaste roumain, est un habitué de la compétition et a déjà remporté la Palme d&rsquo;or avec <strong>4 mois, trois semaines et deux jours</strong> en 2007. Avec <strong>Fjord</strong>, il expérimente un casting totalement inédit pour lui : Sébastien Stan (le Donald Trump de <strong>The Apprentice</strong>) et Renate Reinsve, la muse norvégienne des récents Joachim Trier (<strong><a href="https://movierama.fr/julie-en-douze-chapitres-entre-lancien-et-le-nouveau-monde/">Julie (en douze chapitres)</a> </strong>et <strong><a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/">Valeur sentimentale</a></strong>). Il pourrait très bien rééditer l&rsquo;exploit de remporter la Palme d&rsquo;or, presque vingt ans après sa première, avec l&rsquo;histoire d&rsquo;un couple roumano-norvégien aux principes d&rsquo;éducation peut-être trop traditionnels. Les trois autres ont tous reçu des honneurs divers au Festival de Cannes et sont des postulants sérieux pour la Palme d&rsquo;or : Lukas Dhont (Caméra d&rsquo;or pour <strong>Girl</strong>, Grand Prix du jury pour <strong><a href="https://movierama.fr/close-pres-des-yeux-pres-du-coeur/">Close</a></strong>), jeune cinéaste belge de 34 ans, présente son troisième film, <strong>Coward</strong>, film d&rsquo;époque et de guerre, sur la Première Guerre Mondiale ; Pawel Pawlikowski, metteur en scène polonais (<strong>Ida</strong>, Oscar du meilleur film étranger en 2015, <strong>Cold</strong> <strong>War</strong>, Prix de la mise en scène à Cannes en 2018), propose <strong>Fatherland </strong>, oeuvre en noir et blanc comme ses deux précédents films, sur le retour de Thomas Mann en terre allemande, qu&rsquo;il avait fuie à l&rsquo;arrivée au pouvoir des nazis, avec Hanns Zischler, Sandra Hüller, August Diehl ; enfin Andreï Zviaguintsev (Prix du Scénario pour <strong>Léviathan </strong>en 2014, Prix du jury pour <strong>Faute d&rsquo;amour</strong> en 2017) , cinéaste russe ayant quitté la Russie, met en scène avec <strong>Minotaure </strong>la vie d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise en Russie en 2022 qui va basculer dans la violence. Si on rajoute donc Pedro Almodóvar&nbsp;et James Gray (potentiel sélectionnable) qui n&rsquo;ont jamais vaincu le signe indien, en dépit d&rsquo;un record remarquable de sélections en compétition, cela constitue un nombre impressionnant de prétendants sérieux à la Palme d&rsquo;or, récompense qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais remportée.</p>



<p><strong>Les autres sections</strong>, <strong>les oubliés, les pronostics</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="554" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1024x554.webp" alt="" class="wp-image-51320" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1024x554.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-768x415.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1536x830.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-770x416.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1400x757.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1320x714.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Cet article est essentiellement centré sur la compétition de la Sélection Officielle. Pourtant les autres sections offriront certainement leur lot de bonnes surprises. Citons presque au hasard par exemple dans Un Certain regard son film d&rsquo;ouverture <strong>Teenage sex and death at camp miasma</strong> de Jane Schoenbrun, un film d&rsquo;horreur avec Hannah Eibinder, la star de <strong>Hacks </strong>et Gillian Anderson, <strong>Les Eléphants dans la brume</strong> de Abinash Bikram Shah, premier film népalais sélectionné à Cannes, <strong>Club Kid</strong>, premier film de Jordan Firstman, avec Cara Delevingne,<strong> Quelques mots d&rsquo;amour</strong> de Rudi Rosenberg, avec Hafsia Herzi, <strong>De toutes les nuits, les amants</strong> de Yukiko Sode, sans doute le plus beau titre des films de la Sélection officielle, en espérant que le film se montrera à la hauteur de son titre. Pour le hors compétition, on sera sans doute intéressé par <strong>L&rsquo;Abandon</strong> de Vincent Garencq sur le destin tragique de Samuel Paty, le retour d&rsquo;Agnes Jaoui dans <strong>L&rsquo;Objet du délit </strong>sur #MeToo à l&rsquo;opéra, ainsi que par le nouveau Nicolas Winding Refn, <strong>Her private hell</strong>, avec Sophie Thatcher, Quant aux séances de minuit, c&rsquo;est évidemment le refuge des marginaux et excentriques : Quentin Dupieux (<strong>Full Phil</strong> avec Kristen Stewart, Woody Harrelson), Bertrand Mandico (<strong>Roma Elastica</strong>, avec Marion Cotillard et Noémie Merlant), Marion Le Coroller (<strong>Sanguine</strong>, premier film à la Ducournau), Marco Nguyen et Nicolas Athane (<strong>Jim Queen</strong>, film d&rsquo;animation sur un virus qui transformerait les gays en hétérosexuels), et Yeon Sang-ho (<strong>Colony </strong>sur la contamination et le confinement), quelques années après <strong>Dernier train pour Busan</strong>. Pour Cannes Première, citons <strong>Le château d&rsquo;Arioka</strong> de Kiyoshi Kurosawa, l&rsquo;un des maîtres de Ryusuke Hamaguchi, et pour les séances spéciales, <strong>L&rsquo;Affaire Marie-Claire </strong>de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, où Charlotte Gainsbourg interprète Gisèle Halimi.</p>



<p>En revanche, hormis James Gray (<strong>Paper Tiger</strong>) dont la présence serait attendue dans les compléments de sélection, certains cinéastes manquent à l&rsquo;appel : Albert Serra (<strong>Out of this world,</strong> au beau titre inspiré par The Cure, avec Riley Keough, remplaçant Kristen Stewart), Kantemir Balagov (<strong>Butterfly Jam</strong>), Werner Herzog (<strong>Bucking Fastard</strong>, avec les soeurs Mara), David Robert Mitchell (<strong>The End of Oak Street</strong>, avec Anne Hathaway et Ewan MacGregor), Joel Coen (<strong>Jack of Spades</strong>), Kirill Serebrennikov (<strong>Après</strong>, avec un casting principalement français), Nanni Moretti (<strong>It will happen tonight</strong>, avec Louis Garrel, Jasmine Trinca), Bruno Dumont (<strong>Les Roches rouges</strong>), Radu Jude (<strong>Journal d&rsquo;une femme de chambre</strong>), etc. Si certains pourront trouver refuge cannois à la Quinzaine des Cinéastes (peut-être Serra, Balagov, Serebrennikov, Dumont, Jude), d&rsquo;autres choisiront sans doute l&rsquo;option Venise (Herzog, Moretti, Mitchell, Coen), à moins que Frémaux n&rsquo;en rattrape in extremis certains dans ses fameux compléments de sélection. Quoi qu&rsquo;il en soit, deux absents de marque ont probablement décidé de retrouver la Croisette pour le 80ème Festival dans un choc hors du commun : Terrence Malick qui achèvera peut-être son projet serpent de mer sur la vie du Christ (<strong>The Way of the Wind</strong>) versus Ruben Östlund qui est reparti peaufiner le montage de <strong>The Entertainment System is down</strong>, avec Keanu Reeves et Kirsten Dunst, pour essayer d&rsquo;obtenir une troisième Palme d&rsquo;or, ce qui représenterait un record inégalé dans l&rsquo;histoire du Festival.</p>



<p>D&rsquo;après certains commentaires que Thierry Frémaux a laissé échapper lors de la conférence de presse, Javier Bardem ferait une performance d&rsquo;acteur monumentale dans <strong>L&rsquo;Etre aimé</strong> de Rodrigo Sorogoyen, tandis que Lukas Dhont (<strong>Coward</strong>) et les réalisateurs de <strong>La Bola Negra</strong> se signaleraient particulièrement par leur mise en scène. De là à ce qu&rsquo;ils obtiennent les prix correspondants&#8230;On peut aussi remarquer la longueur impressionnante de <strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, 3h16 qui laisse augurer d&rsquo;un beau et immersif voyage cinématographique. Il est possible aussi de remarquer que, hormis l&rsquo;Almodóvar qui sortira le 20 mai et le Kore-eda qui reste fidèle à son sacro-saint mois de décembre, certains films ont déjà leur date de sortie en France calée entre août et octobre 2026 : <strong>Soudain</strong>, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong>, <strong>Fjord</strong>, <strong>Histoires de la nuit</strong>, <strong>Moulin</strong>, <strong>Minotaure</strong>. Auto-satisfaction un peu précoce ou prévision raisonnable de possibles récompenses?</p>



<p><strong>L&rsquo;Histoire, la fiction, la vie en groupe</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1600" height="1067" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1.webp" alt="" class="wp-image-51318" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1.webp 1600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1024x683.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1536x1024.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1400x934.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1320x880.webp 1320w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure>



<p></p>



<p>Trois thématiques semblent se partager assez équitablement les films de cette compétition : la fiction à travers des comparaisons entre fiction et réalité ou des histoires de cinéma (<strong>Autofiction </strong>de Pedro Almodovar, <strong>Histoires parallèles</strong> d&rsquo;Asghar Farhadi, <strong>La Vie d&rsquo;une femme</strong> de Charline Bourgeois-Tacquet, <strong>Garance </strong>de Jeanne Herry, <strong>L&rsquo;Etre aimé </strong>de Rodrigo Sorogoyen, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari) ; l&rsquo;Histoire sur différentes périodes, avec un focus particulier sur la Seconde Guerre Mondiale (<strong>Notre Salut </strong>d&rsquo;Emmanuel Marre, <strong>Moulin </strong>de Laszlo Némès, <strong>La Bola Negra </strong>de Javier Calvo et Javier Ambrossi, <strong>Fatherland </strong>de Pawel Pawlikowski, <strong>Coward </strong>de Lukas Dhont, <strong>The Man I love </strong>d&rsquo;Ira Sachs), la vie en groupe, de couple ou de famille (<strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, <strong>Gentle</strong> <strong>monster </strong>de Marie Kreutzer, <strong>Fjord </strong>de Cristian Mungiu, <strong>Histoires de la nuit </strong>de Léa Mysius, <strong>Minotaure </strong>de Andrey Zviaguintsev, <strong>Hope </strong>de Na Hong-Jin, <strong>Sheep in the box</strong> de Hirokazu Kore-eda, <strong>Quelques jours à Nagi </strong>de Koji Fukada, <strong>L&rsquo;Aventure rêvée</strong> de Valeska Grisebach). A travers ces trois thématiques, cette édition du Festival de Cannes compte bien radiographier, pour paraphraser Quentin Dupieux dans <strong><a href="https://movierama.fr/fumer-fait-tousser-changement-depoque-en-cours/">Fumer fait tousser</a></strong>, ce « <em>changement d&rsquo;époque en cours</em> », que nous vivons tous actuellement. Un changement de génération mais aussi d&rsquo;époque tout court, dont ce Festival se fera le témoin.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>COMPÉTITION</strong><br><strong>12 au 23 Mai 2026</strong></p>



<p>Film d’Ouverture :<br>LA VÉNUS ÉLECTRIQUE Pierre SALVADORI Hors Compétition</p>



<p>AMARGA NAVIDAD Pedro ALMODÓVAR<br>HISTOIRES PARALLÈLES Asghar FARHADI<br>LA VIE D&rsquo;UNE FEMME Charline BOURGEOIS-TACQUET<br>LA BOLA NEGRA Javier CALVO et Javier AMBROSSI<br>COWARD Lukas DHONT<br>DAS GETRÄUMTE ABENTEUER Valeska GRISEBACH<br>SOUDAIN HAMAGUCHI Ryusuke<br>L&rsquo;INCONNUE Arthur HARARI<br>GARANCE Jeanne HERRY<br>SHEEP IN THE BOX KORE-EDA Hirokazu<br>HOPE NA Hong-jin<br>NAGI NOTES FUKADA Koji<br>(QUELQUES JOURS À NAGI)<br>GENTLE MONSTER Marie KREUTZER<br>NOTRE SALUT Emmanuel MARRE<br>FJORD Cristian MUNGIU<br>HISTOIRES DE LA NUIT Léa MYSIUS<br>MOULIN László NEMES<br>FATHERLAND Pawel PAWLIKOWSKI<br>THE MAN I LOVE Ira SACHS</p>



<p>EL SER QUERIDO Rodrigo SOROGOYEN</p>



<p>MINOTAURE Andrey ZVYAGINTSEV</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/selection-officielle-du-festival-de-cannes-2026-analyse-et-decryptage-changement-depoque-en-cours/">Sélection Officielle du Festival de Cannes 2026 : analyse et décryptage. Changement d&rsquo;époque en cours&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>La Couleuvre Noire : le serpent se mord la queue</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Pouteau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 14:53:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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<p>Deuxième long-métrage de fiction d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux, <strong><a href="https://www.lacid.org/fr/films-et-cineastes/films/la-couleuvre-noire">La Couleuvre noire</a> </strong>(présenté à l&rsquo;ACID) marque une continuité ainsi qu’un déplacement. Après le Mexique de <strong>Vers la bataille</strong> — film qu&rsquo;on avait apprécié — le cinéaste installe son cinéma en Colombie, dans le désert de la Tatacoa. Un territoire qui fut autrefois une forêt tropicale sèche, lentement tarie par les mutations climatiques et géologiques. Les conquistadors la nommaient déjà au XVIᵉ siècle la Vallée des Tristesses. Son nom — Tatacoa — renvoie à la couleuvre noire, serpent aujourd’hui disparu, comme si le lieu conservait la mémoire d’un vivant effacé. Vernhes-Lermusiaux filme le territoire non comme décor, mais comme dépositaire de gestes, de croyances et d’héritages fragiles. À l’inverse d’un imaginaire de la démesure associé à l’Amérique latine — <strong><a href="https://movierama.fr/aguirre-la-colere-de-dieu-lennemi-invisible/">Aguirre, la colère de Dieu</a></strong> comme point de contraste —<strong> La Couleuvre noire</strong> se situe dans l’après : un monde déjà vidé, où il ne s’agit plus de conquérir la nature mais d’en capter les restes. Le film dialogue ainsi avec <strong>Utama – La Terre oubliée</strong>, film bolivien, dont le mode de vie ancestral d&rsquo;éleveurs de lamas était interrogé par l&rsquo;arrivée de leur petit-fils citadin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>La Couleuvre Noire</strong> reste un film fragile, lent, parfois trop refermé sur lui-même, mais cohérent dans son refus de la démonstration.</p>
</blockquote>
</blockquote>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="614" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-1024x614.jpg" alt="" class="wp-image-50145" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-1024x614.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-300x180.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-768x461.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-770x462.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-1400x840.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900-1320x792.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10035.1440x900.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© ARP Distribution</figcaption></figure>
</div>


<p>Ciro (Alexis Tafur) revient — ou plutôt réapparaît. Au chevet de sa mère mourante, face à un père, à une communauté, à une terre quittée. Le film tire de ce retour ce qu&rsquo;un récit classique promettrait : un brin de confrontation, un brin de résolution. Assez rapidement, le film se défait de toute psychologie explicative. Vernhes-Lermusiaux l’affirme : « <em>J’ai voulu raconter avec les corps plus qu’avec les mots. On a beaucoup asséché le texte.</em> » Cette sécheresse devient la matière même du film. La parole se retire, les dialogues se raréfient, comme si le paysage imposait sa loi. Le cinéma accepte ici de se taire pour écouter — quitte à perdre en tension.</p>



<p>La mise en scène accompagne ce retrait. Le temps s’étire, les gestes se répètent, la caméra avance à tâtons, serpente, refuse la frontalité. Elle ne cadre pas le désert : elle s’y soumet. Le film demande une réelle disponibilité, accepte que l’intrigue se dissolve au profit d’une expérience sensorielle. Mais cette retenue devient parfois un piège : certaines séquences semblent se refermer sur leur propre lenteur, laissant le spectateur à distance, plus observateur qu’engagé, révélant peu de vie. Reste une puissance plastique indéniable servie par une photographie admirable, jamais décorative, fait du désert un organisme fatigué, traversé de sons, d’animaux, de vibrations. La couleuvre, figure centrale, condense cette ambiguïté. Ni menace ni fétiche. À la différence — très réussie — de la pieuvre de <strong>Chanson douce</strong>, métaphore d’un étranglement progressif, la couleuvre n’étouffe pas : elle accompagne, ouvre un passage, propose une relation.</p>


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<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="614" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-1024x614.jpg" alt="© ARP Distirbution" class="wp-image-50105" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-1024x614.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-300x180.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-768x461.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-770x462.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-1400x840.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900-1320x792.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/01/10040.1440x900.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© ARP Distribution</figcaption></figure>
</div>


<p>Le conte qui traverse le film en donne la clé : une couleuvre offre aux paysans le choix entre de l’eau et des diamants. Tous choisissent les diamants et perdent leurs terres, sauf une femme qui accepte l’eau et demeure. Il s’agit moins d’un dilemme abstrait que d’un rapport aux ancêtres et à la transmission. Ciro renoue avec cet héritage sans s’y fondre. À la fin, il repart à Bogota, ville où l’on échange l’eau contre l’argent, où le ciel ne laisse plus voir les étoiles.</p>



<p>C’est là que <strong>La Couleuvre noire</strong> trouve à la fois sa singularité et sa limite. En évitant l’affrontement, le film contourne des questions politiques centrales. Si ce retrait est un geste esthétique assumé, il montre aussi ses failles. Là où d&rsquo;autres oeuvres parviennent, avec douceur et lenteur, à faire surgir des scènes politiquement et artistiquement puissantes, <strong>La Couleuvre noire</strong> peine à transformer son ascèse en véritable tension, en matière esthétique qui donne à penser. Malgré la force du lieu, peu de vie semble émerger de cette aridité mise en scène. Reste un film fragile, lent, parfois trop refermé sur lui-même, mais cohérent dans son refus de la démonstration. Un cinéma qui préfère la mue à la morsure — au risque, parfois, de se mordre la queue.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Aurélien Vernhes-Lermusiaux<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> française<br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Alexis Tafur, Miguel Angel Viera<br><strong>DURÉE : </strong>1h25<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>25 mars 2026</pre>
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		<title>In the mood for love : le silence du désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 11:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[REPRISES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;inconscient collectif cinéphile, en 2000, la Palme d&#8217;or fut remportée par In the mood for love de Wong Kar-wai. Vérifiez autour de vous, tous ceux qui s&#8217;intéressent un tant soit peu au cinéma, vous le diront. Or, vérification faite, la mémoire affective se trompe, les souvenirs se sont embrouillés, les préjugés ont pris le pas sur la vérité. En 2000, la Palme d&#8217;or fut remportée par Dancer in the Dark de Lars Von Trier. In the mood for love, [&#8230;]</p>
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<p>Dans l&rsquo;inconscient collectif cinéphile, en 2000, la Palme d&rsquo;or fut remportée par<strong> In the mood for love</strong> de Wong Kar-wai. Vérifiez autour de vous, tous ceux qui s&rsquo;intéressent un tant soit peu au cinéma, vous le diront. Or, vérification faite, la mémoire affective se trompe, les souvenirs se sont embrouillés, les préjugés ont pris le pas sur la vérité. En 2000, la Palme d&rsquo;or fut remportée par <strong>Dancer in the Dark </strong>de Lars Von Trier. <strong>In the mood for love</strong>, projeté dans une version techniquement non finalisée, ne remporta que le Prix d&rsquo;interprétation masculine, récompensant l&rsquo;excellent Tony Leung, Or, comme quoi les prix ont parfois peu d&rsquo;importance, en 2016, la BBC a organisé un sondage auprès de plus de 150 critiques du monde entier sur les meilleurs films du XXIème siècle : loin devant d&rsquo;autres films palmés ou primés, <strong>In the mood for love</strong> est arrivé deuxième, juste derrière <strong>Mulholland Drive</strong> de David Lynch. Devenu le film chinois le plus populaire au monde, cette élégie romantique ne cesse de nous envoûter, comme en témoigne cette ressortie judicieuse, plus de vingt ans après sa première sortie, en version restaurée 4K, donnant l&rsquo;occasion de voir enfin ce film romantique ultime sous ses plus beaux atours. </p>



<p>Hong Kong, 1962. M.&nbsp;Chow, rédacteur en chef d&rsquo;un journal local, et M<sup>me</sup>&nbsp;Chan, secrétaire de M.&nbsp;Ho, emménagent avec leur conjoint, le même jour, dans des appartements voisins, le premier chez M.&nbsp;Koo et la seconde chez M<sup>me</sup>&nbsp;Suen. La femme de M.&nbsp;Chow est souvent absente et le mari de M<sup>me</sup>&nbsp;Chan est fréquemment parti à l&rsquo;étranger. Très vite, ils vont comprendre que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation amoureuse adultère en secret. Ensemble, M.&nbsp;Chow et M<sup>me</sup>&nbsp;Chan vont tenter de saisir les éléments de la rencontre des deux amants et surtout la façon dont est né cet adultère. Mais l&rsquo;amitié débouche rapidement sur d&rsquo;autres sentiments.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p> <strong>In the mood for love</strong>, c&rsquo;est un véritable festival de couleurs chatoyantes, un émerveillement à chaque robe sublime portée par Maggie Cheung, , un enchantement de sensations optiques et sonores, une balade mélancolique clippée au ralenti, où les choses qui comptent vraiment s&rsquo;éternisent dans le paradis de la mémoire.  </p>
</blockquote>



<p>Même ceux qui n&rsquo;ont jamais vu <strong>In the mood for love</strong> connaissent la musique de Shigeru Umebayashi, cet air infiniment nostalgique qui accompagne les pas de deux de Tony Leung et Maggie Cheung, cette valse triste des sentiments qui semble contenir en elle toute la mélancolie du monde. Cette mélopée fascinante transcrit ainsi toute la déception et la frustration des conjoints délaissés qui voient leurs partenaires devenir amants tandis qu&rsquo;ils restent tous les deux sur le carreau. Ils songent prendre le même chemin de l&rsquo;infidélité mais un reste d&rsquo;amour-propre et de dignité les retient au dernier moment. Vont-ils oser franchir le pas? </p>



<p><strong>In the mood for love</strong> repose sur a minima deux idées géniales et une esthétique révolutionnaire et bouleversante. La première idée mirifique consiste à ne jamais montrer les deux conjoints infidèles et de tout filmer du point de vue des délaissés. A partir de ce moment, le film ne bascule jamais du côté de l&rsquo;histoire d&rsquo;adultère classique et banale. Il devient au contraire un hommage aux coeurs éplorés et à l&rsquo;amour platonique. Car on ne verra jamais Mme Chan et M. Chow céder à la tentation alors que toute l&rsquo;atmosphère du film ne respire que le désir. Ils se croiseront langoureusement, au ralenti, dans les couloirs et les escaliers.  Ils marcheront ensemble, prendront le taxi et ne s&#8217;embrasseront pourtant jamais, alors que toutes les circonstances les y poussent. Tout au plus, M. Chow posera-t-il une main compatissante sur l&rsquo;épaule de Mme Chan quand elle fondra en larmes devant le caractère inéluctable de la séparation. </p>



<p>Cette atmosphère lourde de sensualité s&rsquo;explique par une circonstance scénaristique. Lors du tournage du film, Wong Kar-wai n&rsquo;avait pas encore tranché entre une relation consommée ou un amour platonique. Par conséquent, les acteurs ne savaient guère quelle version de leur amour tourner, d&rsquo;où les effluves de sensualité qui s&rsquo;échappaient de cette incertitude. En fin de compte, Wong Kar-wai a opté pour la version platonique alors que certaines scènes coupées au montage, figurant dans les bonus du DVD, révèlent que Mme Chan et M. Chow sont allés jusqu&rsquo;au bout de leur relation, ce qui explique la naissance de l&rsquo;enfant de Mme Chan dans l&rsquo;épilogue. </p>



<p>Si cette idée de laisser les amants dévoyés dans le hors-champ est aussi brillante, c&rsquo;est surtout parce que Wong Kar-wai peut ainsi laisser croire que toute cette histoire serait une fiction que ce couple s&rsquo;invente pour rester heureux. Mme Chan et M. Chow seraient en fait mariés ensemble et imagineraient des amants virtuels pour épicer la monotonie de leur vie. Il manque certes un ou deux plans pour valider cette version iconoclaste mais elle pourrait fonctionner au vu de l&rsquo;histoire générale. La seconde idée géniale est d&rsquo;avoir fait de <strong>In the mood for love </strong>un film emblématique du romantisme parce qu&rsquo;il est représentatif symbolique de l&rsquo;inassouvissement du désir. Le film célèbre donc ce qui n&rsquo;a pas eu lieu plutôt que ce qui l&rsquo;a été. </p>



<p>Enfin, <strong>In the mood for love</strong>, c&rsquo;est un véritable festival de couleurs chatoyantes (sublime photographie de Christopher Doyle et Mark Lee Ping-bin), un émerveillement à chaque robe sublime portée par Maggie Cheung, au mépris de toute vraisemblance financière, un enchantement de sensations optiques et sonores (ah les chansons de Nat King Cole qui participent de la fascination engendrée par le film), une balade mélancolique clippée au ralenti, où les choses qui comptent vraiment s&rsquo;éternisent dans le paradis de la mémoire : des jambes truffaldiennes de femme descendant un escalier, un plat de nouilles chinoises dégustées à la vapeur, des nuages ensorcelants de fumée, une porte de chambre d&rsquo;hôtel portant le numéro 2046, etc. L&rsquo;on devine aussi, qu&rsquo;à l&rsquo;instar de l&rsquo;épilogue déchirant du film, beaucoup, à Angkor ou ailleurs, auront creusé un trou au sein d&rsquo;un arbre ou d&rsquo;une roche, pour y murmurer le secret d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour qui ne s&rsquo;est jamais véritablement déroulée, la promesse d&rsquo;un bonheur qui n&rsquo;existera jamais.    </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Wong Kar-wai 
<strong>NATIONALITÉ : </strong>chinoise 
<strong>AVEC : </strong>Tony Leung, Maggie Cheung
<strong>GENRE : </strong>romance, drame
<strong>DURÉE : </strong>1h38 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Bookmakers/La Rabbia 
<strong>SORTIE LE </strong>8 novembre 2000, ressortie le 21 juillet 2021. </pre>
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		<title>Alter ego : double je(u) gagnant pour Laurent Lafitte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:29:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec leur nouvelle comédie, le duo de réalisateurs Nicolas &#38; Bruno, notamment connu pour leur émission Message à caractère informatif sur Canal+, retrouve le thème de leur premier long-métrage (habile, quand on est deux) : celui de la dualité. En 2008, dans La Personne aux deux personnes, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine racontaient l&#8217;histoire de deux hommes (Alain Chabat et Daniel Auteuil) dont l’un se retrouvait soudainement enfermé dans le corps de l’autre. Avec Alter Ego, c’est Laurent Lafitte qui [&#8230;]</p>
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<p>Avec leur nouvelle comédie, le duo de réalisateurs Nicolas &amp; Bruno, notamment connu pour leur émission <strong>Message à caractère informatif</strong> sur Canal+, retrouve le thème de leur premier long-métrage (habile, quand on est deux) : celui de la dualité. En 2008, dans <strong>La Personne aux deux personnes,</strong><em> </em>Nicolas Charlet et Bruno Lavaine racontaient l&rsquo;histoire de deux hommes (Alain Chabat et Daniel Auteuil) dont l’un se retrouvait soudainement enfermé dans le corps de l’autre. Avec <strong>Alter Ego</strong>, c’est Laurent Lafitte qui nous fait voir double, à lui tout seul, incarnant un homme tristement banal dont la vie bascule à l’arrivée d’un nouveau voisin qui… lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intrigue posée, le tout nouvellement césarisé (pour son rôle dans <strong><a href="https://movierama.fr/la-femme-la-plus-riche-du-monde-abus-de-faiblesse-du-spectateur/">La Femme la plus riche du monde</a></strong> de Thierry Klifa) porte alors presque à lui tout seul cette comédie loufoque et un brin inquiétante, qu’on ne regardera peut-être pas deux fois.&nbsp;</p>



<p>Tout va bien dans la petite vie d’Alex Floutard. Tout, jusqu’à ce que débarque son nouveau voisin, Axel, qui est son sosie parfait. Avec des cheveux. Une sublime crinière qu’il recoiffe régulièrement mais ce n’est pas tout : ce double charismatique a une femme canon, il est hyper sympa, drôle, sportif… Et le pire, dans tout ça, c’est que personne ne semble se rendre compte de leur ressemblance physique frappante !</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Pour assurer ce double jeu, jongler avec le x et le l des prénoms sans jamais les faire tomber, il fallait bien la large palette de Laurent Lafitte</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Tout commence dans la vie la plus banale et néanmoins heureuse possible. Un pavillon comme les autres, un couple comme les autres, qui se dit « <em>je t’aime</em> » tous les jours et qui tente de faire l’amour sur le canapé en s’inventant un scénario pour rallumer la flamme… Nous sommes dimanche et, en quelques secondes, ce quotidien si (trop ?) ordinaire va dangereusement s’effriter. Un camion de déménagement vient stopper net ce moment d’intimité rare entre Alex (atteint d’une calvitie très avancée) et sa femme Nathalie (Blanche Gardin) : c’est Axel, le nouveau voisin de la maison contiguë (une maison et un jardin en miroir exact des leurs, qui offrent des plans parfaits pour la caméra) qui débarque avec sa chevelure insolente.&nbsp;</p>



<p>Sonné et peut-être surtout jaloux, l’homme à la vie morne va se mettre à espionner son sosie et voisin parfait &#8211; si parfait qu’il couche tous les soirs très bruyamment avec sa femme juste de l’autre côté de leur chambre à coucher&nbsp; ! Mais tout s’enchaîne : nous sommes déjà lundi et Alex &#8211; employé assez médiocre sur la sellette, dans une entreprise qui pourrait être n’importe quelle PME de province &#8211; découvre qu’Axel est également son nouveau collègue. Un collègue évidemment en costume-cravate sur mesure, qui sait dénouer les situations les plus épineuses et dont il doit désormais partager le bureau et le téléphone fixe.&nbsp;</p>



<p>Pour assurer ce double jeu, jongler avec le x et le l des prénoms sans jamais les faire tomber, il fallait bien la large palette de Laurent Lafitte, ancien pensionnaire de la Comédie-Française et désormais chouchou du public français autant que des professionnels du cinéma. Sans l&rsquo;aide d&rsquo;effets spéciaux, grâce à un comédien-doublure qui s’efface parfaitement, Lafitte incarne avec brio ces deux personnages que tout oppose. Car il n’y a pas que la calvitie et les chemins de vie qui s’imposent comme diamétralement différents sous nos yeux. Laurent Lafitte parvient à donner à chacun de ces hommes une densité unique. Alex et Axel semblent ne pas avoir le même sourire, leurs inflexions de voix diffèrent, leurs mimiques même ! Il y a les regards soudain vides et enfiévrés d’Alex, son corps maladroit et mal habillé ; les yeux brillants et souriants d’Axel, ses épaules fières et son torse saillant. Sont-ils vraiment incarnés par le même acteur ? On finirait presque par en douter&#8230;</p>



<p>Une prestation époustouflante &#8211; récompensée par le prix d’interprétation à l’Alpe d&rsquo;Huez &#8211; qui, plusieurs heures après la fin du film, laisse une légère traînée dans les esprits. Une touffe de cheveux peut-elle à elle seule rendre un homme si beau et charismatique ou au contraire si insignifiant ? Quelques poils sur le crâne et hop, un port de tête altier, une assurance qui aide tant dans la vie et nous transforme en un Axel ? C’est peut-être la leçon cachée à tirer d’<strong>Alter ego</strong> : il suffit parfois d’un petit élément, un grain de confiance en plus &#8211; la fameuse plume de <strong>Dumbo</strong>, qui lui donne le courage de voler, si vous avez la référence Walt Disney &#8211; pour faire de nos vies une meilleure version.&nbsp;</p>



<p>Mais évidemment, ce n’est pas là que le duo Nicolas &amp; Bruno voulait nous amener ! Certains y verront une critique de l’injonction à la réussite et à l’estime de soi, une critique de la comparaison perpétuelle de nos vies. Ce qui est sûr, c’est qu’à observer ces deux Lafitte, on en vient nous-mêmes à nous interroger. L’inquiétude grandit peu à peu chez le spectateur comme chez Alex (le dégarni) : pourquoi personne à part lui ne voit cette ressemblance ? Tout cela est-il bien réel ? Finalement, ces maisons jumelles n’étaient-elles pas dès le début terriblement inquiétantes ? Les deux réalisateurs nous laissent glisser peu à peu de la comédie affichée, assurément décalée, à une réalité paranoïaque. La mise en scène assure cette transition : les jours sont décomptés et affichés sur fond noir, rappelant un thriller, et un curieux flou obscurcit régulièrement l’image, nous engloutissant dans la même fièvre délirante qu’Alex.</p>



<p>Dans l’ombre immense des deux Lafitte, difficile aux rôles secondaires de se dégager. Les deux figures féminines tiennent tout de même bon : Blanche Gardin incarne la femme d&rsquo;Alex toujours de bonne humeur, une joyeuse drille qui rit trop fort aux blagues du nouveau venu, quand Olga Kurylenko demeure dans son registre de beauté froide et parfaite. C’est finalement le cinquième personnage, le binôme de travail du misanthrope Alex, qui tire son épingle du jeu (de Lafitte). Il faut voir ce Denis Moulard (Marc Fraize, parfait), sublime <em>loser</em> en chemisette, embarqué par Alex pour débusquer ce qui se cache réellement derrière “Axel”. Incapable de gérer un dossier, encore moins une filature, Denis Moulard multiplie les bourdes et sorties lunaires &#8211; il faut le voir, un verre à la main, insultant à répétition celui qui, pour lui, a le physique du « <em>parfait connard</em> ». Mais Denis finira lui aussi par tourner le dos à Alex au profit du si charmeur Axel, enfilant pour la peine un costume complet de yogi, couleur parme, qu’il troue dès sa sortie de voiture.&nbsp;</p>



<p>Durant 1h39, des dizaines d&rsquo;idées saugrenues ponctuent le scénario, les plans et décors, les dialogues. Comme cette cabane de jardin en plastique coloré d’où Alex espionne ou l’indescriptible moustache de la patronne de leur entreprise (<strong>Zabou Breitman, </strong>drôlissime). De quoi nous faire patienter de sourire en rire, malgré les longueurs en milieu de film, pour finalement parvenir au dénouement final tant attendu. Semblant un peu acculés par leur propre scénario, les deux réalisateurs y jettent rapidement leurs dernières forces, comme on tente un tapis au poker. Une chance sur deux que ça passe : à vous de vous faire votre avis.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEURS :</strong> Nicolas Charlet, Bruno Lavaine<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Olga Kurylenko, Marc Fraize<br><strong>DURÉE : </strong>1h39<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Tandem<br><strong>SORTIE LE </strong>4 mars 2026<br></pre>
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		<title>La Reconquista : retour vers le futur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Pouteau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 18:51:52 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas anodin de voir surgir aujourd’hui La Reconquista, le nouveau film ancien de Jonas Trueba. Sorti en Espagne en 2016, il réapparaît tandis que le Centre Pompidou consacre au cinéaste madrilène une vaste rétrospective : difficile d’imaginer meilleure collision temporelle. Dans un cinéma contemporain volontiers cynique, Trueba persiste à traiter l’amour comme une zone d’enquête — un laboratoire où chaque geste se teste, où les cœurs palpitent sur les visages, où chaque nuit re-négocie ce que vivre à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce n’est pas anodin de voir surgir aujourd’hui <strong>La Reconquista</strong>, le nouveau film ancien de Jonas Trueba. Sorti en Espagne en 2016, il réapparaît tandis que le Centre Pompidou consacre au cinéaste madrilène une vaste rétrospective : difficile d’imaginer meilleure collision temporelle. Dans un cinéma contemporain volontiers cynique, Trueba persiste à traiter l’amour comme une zone d’enquête — un laboratoire où chaque geste se teste, où les cœurs palpitent sur les visages, où chaque nuit re-négocie ce que vivre à deux veut encore dire. Comme dans son dernier long-métrage,<a href="https://movierama.fr/septembre-sans-attendre-eva-est-out/"> <strong>Septembre sans attendre</strong></a>, Trueba confirme son rôle de géographe de l’intime, réévaluant sans cesse les territoires du sentiment. Madrid, son terrain de jeu privilégié, devient ici plus qu’un décor : la carte vivante de ce que l’on a été, de ce qu’on aurait pu être, de ce qu’on revient chercher.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans le paysage cinématographique contemporain, Trueba demeure un cinéaste à part : quelqu’un qui croit encore que l’amour doit être pensé, regardé, éprouvé.</p>
</blockquote>



<p>Manuela et Olmo se retrouvent après de longues années. Elle lui remet une lettre qu’il lui avait adressée quand ils avaient quinze ans, à l’époque de leur premier amour. Le temps d’une nuit, ils traversent Madrid comme on rend visite à une promesse ancienne, glissant dans la projection d’un avenir imaginé autrefois.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-49201" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-1536x864.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-1400x788.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1-1320x743.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/8_FOTOGRAMAS_2K00178589-copia-2-2000x1125-1.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>©Arizona Distribution</em></figcaption></figure>
</div>


<p>En reprenant cette promesse — celle de retrouvailles écrites quinze ans plus tôt — Trueba établit un point d’étape, une vérification sentimentale qui nous renvoie à nos propres premiers élans amoureux : s’il parle d’eux, il parle déjà de nous. Sans la moindre précipitation, avec ce tempo granulaire dont on lui sait gré, le cinéaste scrute deux êtres remodelés par le temps, cherchant comment s’apprivoiser de nouveau. En laissant infuser chaque scène, en offrant du temps et de l’espace ses fidèles acteurs — Itsaso Arana (qui entre ici dans son cinéma avant d’en devenir le centre) et Francesco Carril — le film ouvre la place à la gaucherie, au trouble, à cette gêne familière qui revient lorsque les corps se souviennent plus vite que les mots. Assis l’un face à l’autre, Manuela et Olmo se redécouvrent par petites secousses : regards furtifs, silences prolongés, humour aigu, envie trop palpable.</p>



<p>Comme souvent chez Trueba, le père n’est pas un simple personnage mais un révélateur. La scène du concert — l’un des moments les plus beaux du film — fonctionne comme une parenthèse suspendue. Il chante de vieux morceaux, malgré les piliers de comptoir qui l’implorent d’en jouer d’autres : le passé qui revient n’est pas toujours celui qu’on convoque. Cette scène, que Trueba filme presque sans couper, laisse chansons et personnages — en somme, le réel — se déployer, respirer, prendre l’espace. Sous le regard bienveillant du père, Manuela et Olmo semblent soudain redevenir deux adolescents qui essaient de se tenir à carreau. Exemple limpide de la méthode Trueba : chez lui, l’amour ne se raconte pas dans les ruptures de montage, mais dans la continuité, les reprises, les variations.</p>



<p>Au fil de la nuit, tandis que l’alcool remplace un dîner qu’on repousse comme si la faim ne devait se consommer, les corps se délient. Ils quittent la position assise, marchent, gagnent en amplitude : une mobilité qui accompagne l’élasticité retrouvée des émotions. Madrid devient leur laboratoire, une ville-mémoire qu’ils arpentent comme on explore un souvenir à ciel ouvert. Plus ils avancent, plus les gestes tentent de rattraper ce que la parole hésite à formuler. Tout culmine dans la scène de danse du petit matin. La nuit a fait son œuvre : ils se libèrent enfin, chacun à sa manière, avec cette retenue propre à ceux qui savent qu’un geste trop franc pourrait faire basculer la nuit du côté de l’irréparable. Trueba filme cette joie contenue, une pudeur encore active, un désir qui circule sans jamais déborder. La descente de l’escalier — celui qu’ils montaient quelques heures plus tôt — vient sceller ce mouvement : rien n’a été réparé, mais quelque chose s’est incontestablement libéré.</p>



<p>Ce refus de forcer le récit se retrouve dans le deuxième mouvement du film, notamment lors de la conversation d’Olmo avec sa compagne psychiatre. Là où l’on attendrait le mensonge, la culpabilité ou la dramatisation de la gueule de bois, Trueba privilégie une transparence déroutante. L’amour, qu’il soit passé ou présent, n’est jamais puni : il est simplement interrogé, remis en circulation.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-49202" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-1536x864.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-1400x788.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1-1320x743.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/11_FOTOGRAMAS_2K00354943-copia-2-2000x1125-1.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Arizona Distribution</figcaption></figure>
</div>


<p>Enfin, le dernier mouvement du film nous ramène à l’adolescence des personnages. S’il surprend — voire contrarie — en matérialisant des scènes qu’on préférait peut-être imaginer, sa construction évasive lui confère une force souterraine. Épuisé par cette nuit sans fin, Olmo s’endort dans le lit conjugal. Le plan suivant nous montre un ciel — le premier du film — déjà gagné par le soleil. Aucun marqueur temporel : le flash-back surgit comme une projection mentale d’Olmo, et s’interrompt pile lorsqu’il se réveille. Trueba ne tranche jamais : assistons-nous à des souvenirs, un fantasme, une reconstruction ? Peut-être que la reconquête du titre ne désigne pas celle d’un amour, mais celle d’une mémoire. Ces premières amours, filmées sans emphase, deviennent les pierres d’assise du reste d’une vie. À cet âge-là, l’amour est une affaire sérieuse. Trueba le suggère sans l’énoncer : l’adolescence n’explique pas tout, mais elle dépose un rythme, une intensité à laquelle on reste à jamais raccordé.</p>



<p>De la même manière que Manuela et Olmo s’observent dans ce retour vers le futur, <strong>La Reconquista</strong> nous parvient comme une nouvelle du présent passé de Jonas Trueba. Que s’est-il déplacé en lui depuis ? Le centre de son cinéma s’est féminisé avec Itsaso Arana, devenue son axe sensible. Il a poursuivi le geste entamé ici en suivant les jeunes acteurs dans <strong>Qui à part nous</strong>. Et, film après film, il a affiné son art de la durée, cette capacité à laisser le temps modeler les corps autant que les récits.</p>



<p>Dans le paysage cinématographique contemporain, Trueba demeure un cinéaste à part : quelqu’un qui croit encore que l’amour doit être pensé, regardé, éprouvé — non héroïsé. Comme une hypothèse parmi d’autres, un chemin qu’on emprunte pour voir où il mène.<strong> La Reconquista</strong> rappelle alors une vérité discrète : on ne retourne jamais vers un premier amour pour retrouver quelqu’un, mais pour mesurer la distance qui nous en sépare — parcourue, inventée, rêvée. C’est dans cette distance que se dessinent nos traces d’enfance, nos tangentes d’adolescence, nos bifurcations d’adulte.<br></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jonas Trueba<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> espagnol<br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Francesco Carril, Itsaso Arana, Aura Garrido<br><strong>DURÉE : </strong>1h48<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Arizona Distribution<br><strong>RESSORTIE LE </strong>28 janvier 2026</pre>
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		<title>Top Séries 2025 : Pluribus, Stranger things, Des vivants, Severance, Mr Scorsese, les séries préférées de la rédaction</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2026 12:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, on se souviendra que Apple TV + s&#8217;est emparée du pouvoir! Cette plateforme, à force de travail et d&#8217;abnégation, s&#8217;impose face aux mastodontes de la série représentés par Netflix, Amazon Prime et Disney +. En travaillant sur des concepts innovants, des castings inattendus et des réalisations spectaculaires, les résultats sont enfin là. Apple TV + place trois de ses séries (Pluribus, Severance et Mr Scorsese, sans oublier Silo, pas très loin) dans notre Top 5 et éclipse en [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap"><strong>Cette année, on se souviendra que Apple TV + s&rsquo;est emparée du pouvoir! Cette plateforme, à force de travail et d&rsquo;abnégation, s&rsquo;impose face aux mastodontes de la série représentés par Netflix, Amazon Prime et Disney +. En travaillant sur des concepts innovants, des castings inattendus et des réalisations spectaculaires, les résultats sont enfin là. Apple TV + place trois de ses séries (<a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">Pluribus,</a> <a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite/">Severance </a>et Mr Scorsese, sans oublier Silo, pas très loin) dans notre Top 5 et éclipse en cette fin d&rsquo;année 2025 ou ce début d&rsquo;année 2026 l&rsquo;incontournable Netflix. Il faut préciser en effet que Netflix célèbre plutôt en 2025 des fins de séries qui ont fait beaucoup pour sa renommée et son prestige, en jouant surtout sur leurs acquis : <a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/">Stranger things</a> et Black Mirror, alors que seule Adolescence apporte quelque chose de véritablement neuf à l&rsquo;univers des séries. Apple TV +, au contraire, orchestre le retour de Vince Gilligan et de Rhea Seehorn aux affaires dans l&rsquo;excellente <a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">Pluribus</a>, poursuit dans la qualité de séries découvertes en 2022, <a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite/">Severance </a>et Silo, et produit l&rsquo;un des meilleurs documentaires jamais réalisés sur un cinéaste, l&rsquo;incroyable Mr Scorsese. Carton plein donc pour Apple TV +. Retrouvez dans ce dossier notre classement général des meilleures séries de l&rsquo;année 2025, ainsi que ceux individuels de nos rédacteurs! </strong></p>



<p><strong>Toute la rédaction de MovieRama vous souhaite une très Belle Année 2026 ! </strong></p>



<p><strong>TOP 5 GENERAL SERIES 2025</strong></p>



<ol class="wp-block-list">
<li><a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/"><strong>Pluribus saison 1</strong> </a>(Apple TV +), de Vince Gilligan, 20 points</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/">Stranger things saison 5</a></strong> (Netflix), des frères Duffer, 19 points.</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/des-vivants-vendredi-13/">Des Vivants</a> </strong>(France Télévisions), de Antoine Lacomblez et Jean-Xavier de Lestrade, 18 points. </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite">Severance saison 2</a> </strong>(Apple TV +), de Dan Erikson et Ben Stiller, 17 points. </li>



<li><strong>Mr Scorsese </strong>(Apple TV +)<strong>, </strong>de Rebecca Miller, 13 points. <br></li>
</ol>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>EMMANUELLE ETIENNE  </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1184" height="671" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1.jpg" alt="" class="wp-image-49700" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1.jpg 1184w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1-300x170.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1-1024x580.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1-768x435.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1200x680-1-770x436.jpg 770w" sizes="(max-width: 1184px) 100vw, 1184px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>1/ <a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">PLURIBUS saison 1</a> &#8211; Apple TV +</strong></p>



<p>Vince Gilligan prouve qu’il est le maître incontesté des showrunners. Il offre à l’actrice Rhea Seehorn (<strong>Better Call Saul</strong>) un rôle en or qui, on l’espère, lui permettra de remporter une kyrielle de prix.</p>



<p><strong>2/ <a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite">SEVERANCE saison 2 </a>&#8211; Apple TV +</strong></p>



<p>Après une attente interminable, la série est revenue avec une saison 2 qui ne fait que confirmer son statut d&rsquo;œuvre culte. Son épisode final est un petit bijou de suspense et d&rsquo;émotion.</p>



<p><strong>3/ THE PITT saison 1 &#8211; HBO Max</strong></p>



<p>La série portée par Noah Wyle (<strong>Urgences</strong>) est la bonne surprise de cette année. Une plongée en temps réel dans le monde hospitalier post COVID, bouleversante et surtout alarmante.</p>



<p><strong>4/ <a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/">STRANGER THINGS saison 5 </a>&#8211; Netflix</strong></p>



<p>La parfaite conclusion d’une série qui aura fait les grandes heures de la plateforme au logo rouge. Impossible de ne pas verser une petite larme au moment de dire adieu à cette bande de gamins devenus adultes.</p>



<p><strong>5/&nbsp; ÇA : BIENVENUE À DERRY &#8211; HBO Max</strong></p>



<p>On n’attendait pas grand chose de ce préquel mais cette <em>origin story</em> du clown Pennywise a vraiment de quoi nous réjouir. Un récit qui tient la route, une mise en scène spectaculaire et une interprétation toujours aussi bluffante de Bill Skarsgård.</p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>XAVIER AFFRE </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="666" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-1024x666.jpg" alt="" class="wp-image-49704" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-1024x666.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-300x195.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-768x500.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-1536x999.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-2048x1332.jpg 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-770x501.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-1400x911.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Stranger-Things-saison-5-tout-ce-qu-on-sait-deja-1320x859.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>1 / <a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/"><strong>Stranger Things, saison 5</strong> (</a>Frères Duffer) &#8211; Netflix</p>



<p>2 /<strong> </strong><a href="https://movierama.fr/des-vivants-vendredi-13/"><strong>Des vivants</strong> </a>(Jean-Xavier de Lestrade) – France Télévisions</p>



<p>3 / <strong>Nismet </strong>(Philippe Faucon) – Arte</p>



<p>4 / <strong>Los Anos nuevos</strong> (Rodrigo Sorogoyen) &#8211; Arte</p>



<p>5 / <strong>Mr. Scorsese</strong> (Rebecca Miller) – Apple TV</p>



<p>6 / <strong>37 secondes</strong> (Anne Landois, Sophie Kovess-Brun) &#8211; Arte</p>



<p>7 / <strong>Le Président foudroyé</strong> (Mike Makowsky) &#8211; Netflix</p>



<p>8 / <strong><a href="https://movierama.fr/de-rock-star-a-tueur-le-cas-cantat-veuillez-rendre-lame-a-qui-elle-appartient/">De rockstar à tueur : Le cas Cantat</a> </strong>(Jahn, Lartigue, de Bussierre, Dusfour) -Netflix</p>



<p>Mention spéciale&nbsp;: le 3ème épisode de la série <strong><a href="https://movierama.fr/adolescence-une-bonne-serie-gachee-par-un-dernier-episode-plombant/">Adolescence</a></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>QUENTIN ELUAU </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="652" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2-1024x652.webp" alt="" class="wp-image-49706" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2-1024x652.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2-300x191.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2-768x489.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2-770x490.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/1444x920_l-acteur-diego-luna-dans-andor-saison-2.webp 1294w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Encore une année séries qui nous marquera par certaines sorties.</p>



<p>En 2022, la première saison d’<strong>Andor</strong> figurait déjà dans mon top 3 ; cette année, la seconde saison s’empare sans aucun problème de la première place, tant je ne trouve rien à redire sur cette seconde et dernière saison. <strong>Severance </strong>confirme l’essai avec une saison 2 du même calibre que la première, et la première saison de <strong>The Studio </strong>a été une très bonne surprise.</p>



<p>Malheureusement, il nous manque toujours du temps pour regarder tout ce qui nous intéresse. Parmi les loupés, on retrouve entre autres <strong>The Pitt</strong> (vainqueur de plusieurs Emmy Awards), <strong>Only Murders in the Building</strong> (péché mignon), <strong><a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">Pluribus </a></strong>(la nouvelle série de Vince Gilligan), mais aussi <strong>The Chair Company</strong> (créée et interprétée par Tim Robinson).</p>



<p>Hâte de voir ce que 2026 nous réserve.</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/andor-saison-2-la-rebellion-dans-la-douleur/">Andor</a> </strong>(Disney +)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite/">Severance </a></strong>(Apple +)</li>



<li><strong>The studio</strong> (Apple +)</li>



<li><strong>Dan da dan</strong> (Netflix)</li>



<li><strong>The mighty nein </strong>(Amazon Prime)</li>



<li><strong>Peacemaker </strong>(HBO max)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/bref-saison-2-cest-a-nouveau-lhistoire-dun-gars/">Bref</a> </strong>(Disney +)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/the-bear-saison-3-chaque-seconde-compte/">The bear</a></strong> (Disney +)</li>



<li><strong>Asterix et le combat des chefs</strong> (Netflix)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/the-last-of-us-saison-2-une-evolution-risquee-mais-necessaire/">The Last of us</a></strong> (Amazon Prime)</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>DAVID SPERANSKI </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1280" height="720" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106.jpg" alt="" class="wp-image-49702" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106.jpg 1280w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2025/12/Pluribus_Photo_010106-770x433.jpg 770w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>



<p></p>



<p>1. <strong><a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">Pluribus saison 1</a></strong> de Vince Gilligan&nbsp;(Apple TV +)</p>



<p>Vince Gilligan étant le créateur de <strong>Breaking Bad </strong>et de <strong><a href="https://movierama.fr/better-call-saul-saison-6-partie-2-goodbye-saul/">Better Call Saul</a></strong>, deux des séries les plus importantes de ces quinze dernières années, on guettait avec attention sa nouvelle création. Renouant avec la Science-Fiction des <strong>X-Files</strong> dont il a signé quelques-uns des meilleurs épisodes, Gilligan prouve qu&rsquo;il reste toujours très inspiré, en écrivant une fiction entre <strong>La Nuit des morts-vivants</strong> et <strong>Le Prisonnier</strong>, une histoire souterrainement inspirée par le confinement (avec une héroïne qui survit presque toute seule, admirable Rhea Seehorn) et des tentations irrépressibles de revenir au monde d&rsquo;avant ,</p>



<p>2<strong>. <a href="https://movierama.fr/des-vivants-vendredi-13/">Des Vivants</a> </strong>de<strong> </strong>Antoine Lacomblez et Jean-Xavier de Lestrade (France Télévisions)</p>



<p>Tout le monde se souvient du vendredi 13 novembre 2015, ce jour où la France a basculé dans l&rsquo;horreur. Ce qu&rsquo;on connaît moins, c&rsquo;est l&rsquo;histoire des survivants de l&rsquo;attentat du Bataclan, une histoire d&rsquo;amitié et de résilience qui n&rsquo;occulte pas la gravité du traumatisme mais met l&rsquo;accent sur l&rsquo;espoir d&rsquo;une autre vie, formidablement retranscrite et mise en scène par Antoine Lacomblez et Jean-Xavier de Lestrade, avec des acteurs tous impressionnants.</p>



<p>3. <strong>Silo </strong>saison 2 de Graham Yost (Apple TV +)</p>



<p>Rhea Seehorn parle parfois toute seule dans <strong><a href="https://movierama.fr/critique-pluribus-saison-1-seule-au-monde/">Pluribus</a></strong>. Rebecca Ferguson agit souvent toute seule dans <strong>Silo</strong>. Des femmes seules qui s&rsquo;en sortent, telle est la thématique prégnante dans un certain nombre de séries de cette année. D&rsquo;après la formidable saga éponyme de SF de Hugh Howey, <strong>Silo saison 2</strong> suit le personnage de Juliette Nichols, mécanicienne de formation, qui s&rsquo;est échappée du silo où 10 000 personnes sont confinées sans explication. La musique obsédante, l&rsquo;atmosphère lancinante, l&rsquo;interprétation remarquable de Rebecca Ferguson et de ses partenaires (étonnant Steve Zahn) font déjà de <strong>Silo </strong>la série un classique.</p>



<p>4. <strong>Mr Scorsese</strong> de Rebecca Miller (Apple TV +) </p>



<p>On croyait tout savoir de Martin Scorsese, son asthme, sa vocation pour la prêtrise, sa Passion au sens religieux du cinema, etc. Rebecca Miller, réalisatrice de talent et épouse de Daniel Day-Lewis, réussit pourtant à nous apprendre de nouvelles choses. Par son approche empathique, sa somme d&rsquo;interviews de proches et d&rsquo;amis, son excellent montage (image et musique) qui ne laisse pas de répit au spectateur, <strong>Mr Scorsese</strong> s&rsquo;impose comme l&rsquo;un des meilleurs documentaires jamais consacrés à un cinéaste.  </p>



<p>5. <strong>Black Mirror saison 7 </strong>de Charlie Brooker (Netflix)</p>



<p>C&rsquo;est la fin du contrat de Charlie Brooker pour Netflix. Cette dernière (?) saison de <strong>Black Mirror </strong>réserve son lot de surprises et de trouvailles inédites au sein de ces six nouveaux épisodes, dont l&rsquo;excellent <strong>Des gens ordinaires</strong>, l&rsquo;angoissant <strong>Bête noire,</strong> des rappels des précédentes saisons, <strong>Bandersnatch </strong>ou <strong>USS Callister</strong>. etc. Dans un monde où la technologie nous inquiète de plus en plus, <strong>Black Mirror </strong>demeure la meilleure série pour en prendre conscience. </p>



<p>6.<a href="https://movierama.fr/emilia-perez-une-femme-comme-les-autres/">  </a><a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/"><strong>Stranger things</strong> <strong>Saison 5</strong></a><strong> </strong> de Matt et Ross Duffer (Netflix)</p>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des séries phares de Netflix, l&rsquo;une des plus regardées dans le monde, l&rsquo;une des séries cultes de la décennie. Elle a en effet couvert dix années de 2016 au 1er janvier 2026. Les acteurs, ados au départ, ont bien grandi (surtout Millie Bobby Brown). Oeuvre dédiée à la nostalgie des années 80 et à celles de Steven Spielberg, Stephen King et John Carpenter, elle s&rsquo;achève, laissant un grand vide. Les années 2015-2025 resteront-elles comme celles de <strong><a href="https://movierama.fr/stranger-things-saison-5-les-adieux-aux-habitants-dhawkins/">Stranger things</a></strong>?</p>



<p>7. <strong>The White Lotus saison 3</strong> de Mike White (Amazon Prime) </p>



<p>Mike White a encore frappé fort dans sa satire des super-riches. Après un tour à Hawaï puis en Sicile, c&rsquo;est la Thaïlande qui va révéler les moeurs parfois contestables des touristes, clients de la chaîne d&rsquo;hôtels <strong>The White Lotus</strong>. Malgré des débuts un peu difficiles dans cette troisième saison, la série gagne à ce séjour en Asie un supplément d&rsquo;âme et de spiritualité. L&rsquo;épisode final parvient à lier toutes les intrigues avec une facilité remarquable. </p>



<p>8.<strong> <a href="https://movierama.fr/adolescence-une-bonne-serie-gachee-par-un-dernier-episode-plombant/">Adolescence </a></strong>de Jack Thorne et Stephen Graham (Netflix)</p>



<p>Tout le monde connaît la série, notable et principale innovation de Netflix cette année, pour sa réalisation exceptionnelle, composée d&rsquo;un seul plan-séquence par épisode, réalisation due à Philip Barantini. Mais au-delà ce tour de force un peu ostentatoire à la Sam Mendes dans <strong>1917</strong>, la série exprime des constats très justes sur la violence des adolescents, le culte du masculinisme chez les incels, et la contamination des opinions par les réseaux sociaux.   </p>



<p>9.  <strong>Taylor Swift : The End of an Era </strong>de Don Argott et Sheena M. Joyce (Disney +) </p>



<p><strong><a href="https://movierama.fr/taylor-swift-the-eras-tour-tout-pour-la-musique/">Taylor Swift : The Eras tour</a></strong>, remarquable film de concert et expérience immersive, attendait un complément. C&rsquo;est chose faite avec <strong>Taylor Swift : The End of an Era</strong>. Au-delà de l&rsquo;aspect crépusculaire de la chose (le film captant une performance qui n&rsquo;aura sans doute pas d&rsquo;équivalent avant longtemps, sinon jamais), la série s&rsquo;attache à montrer l&rsquo;envers du décor, soit la vie de la plus grande pop star de notre époque, et surtout la manière dont elle parvient à gérer une tournée d&rsquo;une envergure phénoménale, tout en menant de front sa vie privée, ses amitiés et son écriture continue de chansons.</p>



<p>10.<strong> </strong> <strong><a href="https://movierama.fr/de-rock-star-a-tueur-le-cas-cantat-veuillez-rendre-lame-a-qui-elle-appartient/">De Rockstar à tueur : le cas Cantat</a> </strong>de Anne-Sophie Jahn, Nicolas Lartigue, Zoé de Bussierre et Karine Dusfour (Netflix)</p>



<p>Cette série est un cas d&rsquo;école, car illustrant une prise de conscience, un changement fondamental dans les mentalités. Prenant comme point de départ l&rsquo;affaire Trintignant/Cantat, elle montre par divers témoignages et archives comment la France est passée d&rsquo;une notion dépassée de crime passionnel à celle beaucoup plus pertinente de féminicide. Glaçant et instructif. </p>



<p><strong>Mention spéciale</strong>&nbsp;: <a href="https://movierama.fr/severance-saison-deux-les-felures-de-lidentite/"><strong>Severance saison 2</strong> </a>de Dan Erikson (Apple TV +). &nbsp;Série-concept intrigante, servie par une réalisation souvent brillante de Ben Stiller, elle offre une satire sarcastique de la vie en entreprise et de la séparation souvent peu opérationnelle entre l&rsquo;existence au bureau et l&rsquo;intimité privée.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/top-series-2025-pluribus-stranger-things-des-vivants-severance-mr-scorsese-les-series-preferees-de-la-redaction/">Top Séries 2025 : Pluribus, Stranger things, Des vivants, Severance, Mr Scorsese, les séries préférées de la rédaction</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : florilège de fin d&#8217;année, esprit de Noël, camarade : Dossier 137, Kontinental&#8217;25, Aimer perdre, Histoires de la bonne vallée, Dites-lui que je l&#8217;aime.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Dec 2025 09:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1. Dossier 137 (Moll, 2025). IGPN vs. ACAB, AKA en un combat douteux. Je n’en attendais rien et j’ai été conquis. Fluidité, rigueur, émotion, le spectateur est captivé du début à la fin. Contrairement à ce qui se passe dans Vie privée, Léa Drucker campe une professionnelle qui fait très bien son boulot — y compris quand elle s’autorise deux-trois trucs en dehors des clous —, hélas ça ne sert à rien. C’est à la victime des violences policières que [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-florilege-de-fin-dannee-esprit-de-noel-camarade-dossier-137-kontinental25-aimer-perdre-histoires-de-la-bonne-vallee-dites-lui-que-je-laime/">Les Chroniques de Poulet Pou : florilège de fin d&rsquo;année, esprit de Noël, camarade : Dossier 137, Kontinental&rsquo;25, Aimer perdre, Histoires de la bonne vallée, Dites-lui que je l&rsquo;aime.</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p>1. <strong>Dossier 137</strong> (Moll, 2025).</p>



<p>IGPN vs. ACAB, AKA en un combat douteux. Je n’en attendais rien et j’ai été conquis. Fluidité, rigueur, émotion, le spectateur est captivé du début à la fin. Contrairement à ce qui se passe dans <strong><a href="https://movierama.fr/vie-privee-invasion-de-la-vie-privee">Vie privée</a></strong>, Léa Drucker campe une professionnelle qui fait très bien son boulot — y compris quand elle s’autorise deux-trois trucs en dehors des clous —, hélas ça ne sert à rien. C’est à la victime des violences policières que la conclusion échoit, classe. Deux remarques hors-sujet, petit a, logique du cinoche, la star doit avoir pour ex-mari une star, apparition du rare Stanislas Merhar — figurez-vous que je vais le voir au théâtre prochainement. Petit b, ce <strong>Dossier</strong>-ci a comme numéro un nombre premier, contrairement au <strong>Dossier 51</strong> de Deville.</p>



<p>2. <strong>Kontinental ’25</strong> (Jude, 2025).</p>



<p>Passion remake, ici celui d’<strong>Europe 51 </strong>de Rossellini. Plus ou moins, car contrairement à ce qui arrivait à Ingrid Bergman chez RR, de nos jours l’illumination est refusée à la bourgeoise confrontée à la misère du monde. Elle ne peut que se sentir coupable et douter, avant de se résigner à partir tout de même en vacances. Après une étonnante introduction dans une forêt peuplée de dinosaures en plastique, suivie par une épouvantable scène de pendaison hors-champ, le film prend un tour austère — stations-dialogues immuablement infructueux —, et c’est top. La source du Mal est identifiée, il s’agit des promoteurs immobiliers — dans le récent <strong><a href="https://movierama.fr/larbre-de-la-connaissance-initiation-surrealiste-dun-jeune-homme-a-lamour">Arbre de la connaissance</a> </strong>d’Eugène Green c’était le tourisme, mais il y avait les mêmes plans dénonçant l’urbanisation ubuesque de la ville, là Lisbonne, ici Cluj. Comme dans <strong>L&rsquo;Affaire Thomas Crown</strong> de McTiernan, les Roumains sont germanophones, mais sinon nettement moins patibulaires et cliché. L’actrice Eszter Tompa selon l’expression consacrée porte le film sur ses épaules, elle est top.</p>



<p>3. <strong>Aimer perdre </strong>(Guit, 2025).</p>



<p>Charlot reboot. Je veux dire, l’immortel personnage du Tramp de Chaplin est actualisé dans une version féminine et pas sympa de crevarde moderne. La personne chère à mon cœur regrette que l’héroïne 100% nihiliste soit si peu aimable, mais en ce qui me concerne j’ai trouvé super. Il faut dire que comme les films de CC c’est aussi subversif que très drôle.</p>



<p>4. <strong>Histoires de la bonne vallée</strong> (Guerín, 2025).</p>



<p>Docutopies. Paysages et portraits d’un faubourg de Barcelone, sorte de western — il y a du reste des Indiens, mais d’Asie —, où les habitants bigarrés aux maisons biscornues et potagers bichonnés sont encerclés de toutes parts, par le canal, la voie ferrée, l’autoroute et enfin les méchants. Qui sont-ils, ceux-là, eh bien, comme souvent, cf. les derniers films d’Eugène Green et Radu Jude, il s’agit des promoteurs immobiliers. Le film ne cherche pas à cacher les mises en scène qu’il organise autour de ceux qu’il entend observer, c’est un peu angélique mais les réserves sont vite balayées parce que d’une, c’est plastiquement très beau,  et de deux, c’est très sensible. De trois, un feelgood movie fouriériste de temps en temps ça fait du bien, esprit de Noël camarade.</p>



<p>5. <strong>Dites-lui que je l’aime</strong> (Bohringer, 2025). </p>



<p>Evil mothers. Romane Bohringer et Clémentine Autain ont deux points communs, de remarquables grains de beauté sur le visage et des mauvaises mères trop tôt décédées. C’est du second item que traite le film, obviously. C’est dur et continûment émouvant, même si la fin happy-end — celle du livre d’Autain, semble-t-il —, où la progéniture abîmée semble parvenir à surmonter le traumatisme et pardonner, sonne un peu forcée. Autre réserve, malgré le cœur de pierre qui est le nôtre, nul besoin de nous abreuver en permanence de musique d’ambiance pour qu’on daigne ressentir un affect. C’est même contre-productif, cependant bénin devant la force de l’ensemble. Et ça s’accorde au fond avec l’agréable impureté sans chichis de la chose, dont la séquence série Z au générique de fin, qu’on imagine là pour faire plaisir au fils préado de Bohringer, est la cerise sur le gâteau.</p>



<p></p>
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