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	<title>Archives des Les Arcs Film Festival - MovieRama</title>
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	<title>Archives des Les Arcs Film Festival - MovieRama</title>
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		<title>Oxana : portrait d&#8217;une jeune fille en feu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 10:12:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Révélée par Slalom, sélectionné au fameux Festival de Cannes qui n&#8217;a jamais eu lieu, celui de 2020, Charlène Favier s&#8217;est d&#8217;emblée fait connaître, en s&#8217;appropriant le sujet du harcèlement moral et des agressions sexuelles dans le milieu du sport, en l&#8217;occurrence celui du ski. Elle n&#8217;en est pas restée à ce coup d&#8217;éclat, en réalisant en 2023 un film de télévision, remarquable et remarqué pour Arte, La Fille qu&#8217;on appelle, d&#8217;après le roman éponyme de Tanguy Viel, où elle traite [&#8230;]</p>
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<p>Révélée par <strong><a href="https://movierama.fr/slalom-pente-glissante/">Slalom</a></strong>, sélectionné au fameux Festival de Cannes qui n&rsquo;a jamais eu lieu, celui de 2020, Charlène Favier s&rsquo;est d&#8217;emblée fait connaître, en s&rsquo;appropriant le sujet du harcèlement moral et des agressions sexuelles dans le milieu du sport, en l&rsquo;occurrence celui du ski. Elle n&rsquo;en est pas restée à ce coup d&rsquo;éclat, en réalisant en 2023 un film de télévision, remarquable et remarqué pour Arte, <strong>La Fille qu&rsquo;on appelle,</strong> d&rsquo;après le roman éponyme de Tanguy Viel, où elle traite du phénomène d&#8217;emprise suite à une dépendance économique. Avec <strong>Oxana</strong>, elle passe à la vitesse supérieure en s&rsquo;en prenant à tout un système patriarcal, via le récit de la vie brève mais intense d&rsquo;Oksana Chatchko, cofondatrice, avec Anna Hutsol et Oleksandra Chevtchenko, du mouvement Femen, en avril 2008. D&rsquo;une légère substitution de lettres, du ks au x, d&rsquo;Oksana à Oxana, Charlène Favier nous raconte ainsi son Oxana, une jeune femme ultra-sensible et jusqu&rsquo;au-boutiste qui ne croyait qu&rsquo;en deux choses, l&rsquo;art et la révolution, deux concepts majeurs qui peuvent changer le monde et la vision que nous en avons. Message transmis.</p>



<p>Le 23 juillet 2018, c&rsquo;est le jour du vernissage des icônes orthodoxes d&rsquo;Oxana Chatchko. La jeune femme vit cette journée de manière intense, entre rendez-vous avec ses amies, ses amants, une journaliste, le renouvellement d&rsquo;un titre de séjour&#8230;Elle se souvient de sa courte vie : sa vocation artistique, son activisme chez les Femen, son arrivée en France&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Le portrait d&rsquo;une jeune femme pure, intègre et intransigeante, une véritable artiste qui a tenté aussi de faire triompher ses idées par la politique et s&rsquo;est heurtée aux terrifiants pépins de la réalité.</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est la nuit de Kupala, célébration slave du solstice d&rsquo;été, qui ouvre dans les flammes le beau film de Charlène Favier. Des feux multiples surgit une jeune fille. Elle s&rsquo;appelle Oxana, c&rsquo;est elle qu&rsquo;on va suivre tout au long de ce film fiévreux. Le film va ainsi alterner temporellement entre le 23 juillet 2018, date du vernissage des icônes peintes par Oxana, et son parcours de 2003 à 2018, par un enchâssement brillant de flash-backs et de renvois à son existence. Très mobile, la caméra suit comme dans un ballet cette jeune femme pleine de vie qui fait parfois deux ou trois choses en même temps, tout comme elle a suivi plusieurs chemins : sentimental, artistique et politique. Charlène Favier parvient à recréer cet enchevêtrement de parcours, en donnant une véracité documentaire à tout élément dans le film : la langue, la distribution composée d&rsquo;actrices ukrainiennes toutes formidables, l&rsquo;époque précisément reconstituée. De plus, on ne saurait trop louer la sidérante Albina Korzh, presque débutante, -hormis quelques courts métrages et un long passé inaperçu-, d&rsquo;avoir réussi à redonner vie à la cofondatrice des Femen, en l&rsquo;inscrivant dans un contexte de réalité hallucinatoire.   </p>



<p>Hallucinatoire car nous vivons cette journée, comme si nous étions nous-même Oxana. Pourtant cette journée a existé mais bien des semaines plus tôt car la dernière exposition de l&rsquo;artiste a eu lieu en juin 2018. Par conséquent, <strong>Oxana </strong>est bien une recréation volontairement arrangée de la vie de Chatchko et nous fait bien comprendre la recherche absolue de liberté de cette artiste-activiste qui a voulu changer le monde et y a sans doute un peu réussi. De son enfance malheureuse entre un père alcoolique et une mère très croyante, en passant par sa vocation artistique précoce, (peintre à 8 ans), à son engagement politique, toutes les pièces du puzzle biographique sont là. C&rsquo;est Oxana qui, avec deux amies, crée les Femen, en trouve l&rsquo;appellation et en conceptualise la médiatisation. Elle encore qui décide de montrer sa poitrine pour mieux mettre en lumière les interventions des Femen, d&rsquo;après sa phrase « <em>notre corps est notre armure, nos seins des armes de combat</em> ».  </p>



<p>Le fil rouge de la vie d&rsquo;Oxana est l&rsquo;apprentissage et l&rsquo;expérience de la liberté. Très tôt, elle a décidé de ne se fixer aucune limite, hormis celles qu&rsquo;elle-même s&rsquo;était fixées. Son corps n&rsquo;appartenait à personne, hormis à elle-même. A-t-elle pour autant aimé une personne en particulier? Le film ne le montre pas forcément. Sa soif d&rsquo;amour était bien trop grande pour pouvoir l&rsquo;épuiser. Mais à force de se fixer des buts hors de portée, l&rsquo;amour, l&rsquo;art et la révolution, elle ne pouvait guère les atteindre, tout au plus les effleurer, en espérant que ses amants de passage la sauveraient de la dépression. Des plans déchirants la montrent le soir du 23 juillet, elle si vivante et attentive aux autres, marchant sur les quais de la Seine, telle une âme en peine, dans la triste solitude de la nuit. Trop exigeante et perfectionniste, elle ne pouvait se satisfaire des résultats qu&rsquo;elle atteignait dans l&rsquo;art qu&rsquo;elle vénérait pourtant. Peu arriviste, elle ne s&rsquo;est guère méfiée d&rsquo;une rivale plus médiatique et manipulatrice, Inna Chevtchenko qui a compris très vite l&rsquo;intérêt et la nécessité d&rsquo;un exil à Paris et a pris d&#8217;emblée le pouvoir que Oxana ne recherchait aucunement. Seul véritable bémol du film, l&rsquo;interprète d&rsquo;Inna n&rsquo;est sans doute pas assez charismatique pour faire comprendre au spectateur la rivalité et le conflit d&rsquo;influences qui allaient conduire à une exclusion inévitable d&rsquo;Oxana. En dépit de l&rsquo;absence de ressemblance, Noée Abita, actrice fétiche de la réalisatrice, s&rsquo;avère, quant à elle, plus convaincante en Apolonia Sokol, amie peintre d&rsquo;Oxana à Paris, que l&rsquo;excellent documentaire <strong>Apolonia Apolonia </strong>de Léa Glob a contribué à faire connaître aux cinéphiles. </p>



<p>En faisant le portrait d&rsquo;Oxana, Charlène Favier dresse le portrait d&rsquo;une jeune femme pure, intègre et intransigeante, une véritable artiste qui a tenté aussi de faire triompher ses idées par la politique et s&rsquo;est heurtée aux terrifiants pépins de la réalité. Le besoin de liberté a pour effet de parfois basculer dans le vide de l&rsquo;absolu. <strong>Oxana </strong>raconte l&rsquo;histoire de ce basculement.  </p>



<p></p>



<p>  </p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Charlène Favier 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  française 
<strong>GENRE </strong>: biopic, drame
<strong>AVEC : </strong>Albina Korzh, Maryna Koshkina, Lada Korovai, Oksana Zhdanova 
<strong>DURÉE : </strong>1h43
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Diaphana Distribution 
<strong>SORTIE LE </strong>16 avril 2025 </pre>
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		<title>Sick of Myself : vivre et exister</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2023 18:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Allongée sur le sol, la jeune femme répète inlassablement qu&#8217;elle souhaite vivre. « Il faut vivre et non plus seulement exister » écrivait le philosophe grec Plutarque. Avec Sick of Myself, le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli s&#8217;approche du cinéma de David Cronenberg, explorant à la fois le corps et l&#8217;esprit, la matière et le concept. Une comédie froide et grinçante où le narcissisme d&#8217;une société rongée par l&#8217;individualisme amène aux pires décisions. Un film malin et percutant. Thomas, un artiste qui vole [&#8230;]</p>
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<p>Allongée sur le sol, la jeune femme répète inlassablement qu&rsquo;elle souhaite vivre. « Il faut vivre et non plus seulement exister » écrivait le philosophe grec Plutarque. Avec <strong>Sick of Myself</strong>, le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli s&rsquo;approche du cinéma de David Cronenberg, explorant à la fois le corps et l&rsquo;esprit, la matière et le concept. Une comédie froide et grinçante où le narcissisme d&rsquo;une société rongée par l&rsquo;individualisme amène aux pires décisions. Un film malin et percutant.</p>



<p>Thomas, un artiste qui vole des meubles pour en faire des œuvres d&rsquo;art, commence à se faire connaître. Il expose dans une petite galerie et apparaît en première couverture d&rsquo;un magazine. Signe, son amie, assiste dépité à son ascension : elle aussi veut son quart d&rsquo;heure de gloire. Un couple toxique qui brille par son manque de solidarité. En public, tout est bon pour rabaisser ou nier l&rsquo;autre. Folle d&rsquo;être inconsidérée, Signe trouve un moyen d&rsquo;exister&#8230; au risque d&rsquo;absolument tout perdre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Tourné avec une légèreté assumée, <strong>Sick of Myself</strong> est une œuvre drôle, décalée et quelque part dramatique qui vaut surtout par son côté jusqu&rsquo;au-boutiste</p>
</blockquote>



<p>Dans <strong>Sick of Myself</strong>, vivre dans l&rsquo;ombre est une souffrance. Le bonheur se trouve dans le regard d&rsquo;autrui. Dès le début du film, le mot est lâché : narcissisme. Dans un monde concurrentiel à l&rsquo;attention fragilisée, comment faire pour combler un égo défaillant ? Signe et Thomas ne cessent de tirer la nappe, manquant sans cesse de tout renverser. Obnubilé par leurs sorts, ils dévorent autant que possible le temps de quiconque s&rsquo;approche d&rsquo;eux. Difficile pour Signe de concurrencer Thomas, artiste à la renommée grandissante. Ne pouvant l&rsquo;affronter sur le terrain de l&rsquo;art, elle décide de jouer le rôle de la victime : une chose fragile en quête de réconfort, d&rsquo;attention. Au détour d&rsquo;un article, elle découvre un médicament qui, mal utilisé, peut occasionner de graves conséquences pour la peau. Une véritable maladie orpheline. Les semaines s&rsquo;enchaînent, les premiers symptômes apparaissent. On entre dans le body horror, avec une mutation du corps, métaphore d&rsquo;un esprit malade. Ce n&rsquo;est toutefois pas suffisant, il en faut toujours plus : son désir de reconnaissance s&rsquo;accorde avec le cynisme d&rsquo;agences de communication. Son visage déformé par la maladie sert des intérêts commerciaux. Si la jeune femme parvient à tromper tout le monde, sa fiction ne dupe pas son corps : bien qu&rsquo;utile à son image, sa maladie l&rsquo;atteint réellement. Elle meurt de vouloir exister, consumée par son égo.</p>



<p>Non sans conséquence, l&rsquo;idylle cauchemardesque de Signe entre en résonance avec le parcours de Thomas, son compagnon. Ils chutent ensemble dans l&rsquo;indifférence générale. Le « corps-évènement » de la jeune femme n&rsquo;intéresse plus, son rôle de martyre non plus. Face à la rudesse de la réalité, Signe tente en permanence le pas de côté : on s&rsquo;invite dans ses fantasmes, des versions idéalisées de la vie. Le succès ici et là, mais surtout des craintes, les mensonges ne cessant de s&rsquo;accumuler. Le cinéaste appuie et écrase autant que possible son personnage, quitte à rendre le récit redondant. Si le film souffre d&rsquo;un ventre mou, il rattrape vite notre intérêt avec une piquante scène de figuration dans un musée. Tourné avec une légèreté assumée, <strong>Sick of Myself</strong> est une œuvre drôle, décalée et quelque part dramatique qui vaut surtout par son côté jusqu&rsquo;au-boutiste, poussant autant que possible le vice de son personnage principal, devenu monstre en quête de buzz.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kristoffer Borgli
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Suède, Norvège
<strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique
<strong>AVEC : </strong>Kristine Kujath Thorp, Eirik Sæther, Fanny Vaager
<strong>DURÉE : </strong>1h35
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Tandem
<strong>SORTIE LE </strong>31 juin 2023</pre>



<p class="has-text-align-right"><em>Film vu dans le cadre de Les Arcs Film Festival 2022.</em></p>
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		<title>La Montagne : entretien avec le réalisateur Thomas Salvador</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 13:36:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
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		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au fond de l&#8217;eau ou sur les cimes d&#8217;une montagne, le cinéaste français Thomas Salvador ne cesse d&#8217;explorer et de confronter, avec un certain sens du décalage, le corps et son environnement. Après le singulier Vincent n&#8217;a pas d&#8217;écaille, son premier long métrage sorti en 2014, le réalisateur et acteur prend de l&#8217;altitude avec La Montagne, un beau et envoûtant moment de cinéma. Le hasard fait bien les choses, c&#8217;est justement à la montagne, à Les Arcs Film Festival, que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au fond de l&rsquo;eau ou sur les cimes d&rsquo;une montagne, le cinéaste français Thomas Salvador ne cesse d&rsquo;explorer et de confronter, avec un certain sens du décalage, le corps et son environnement. Après le singulier <strong>Vincent n&rsquo;a pas d&rsquo;écaille</strong>, son premier long métrage sorti en 2014, le réalisateur et acteur prend de l&rsquo;altitude avec <strong>La Montagne</strong>, un beau et envoûtant moment de cinéma. Le hasard fait bien les choses, c&rsquo;est justement à la montagne, à Les Arcs Film Festival, que nous avons eu l&rsquo;occasion de rencontrer Thomas Salvador pour échanger sur son dernier film.</p>



<ul>
<li><strong><a href="https://movierama.fr/la-montagne-realisme-magique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Notre critique de La Montagne de Thomas Salvador</a></strong></li>
</ul>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-vivid-cyan-blue-color has-css-opacity has-vivid-cyan-blue-background-color has-background"/>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:28% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="703" height="882" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/film-lamontagne.png" alt="" class="wp-image-23096 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/film-lamontagne.png 703w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/film-lamontagne-239x300.png 239w" sizes="(max-width: 703px) 100vw, 703px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Pouvez-vous nous parler de l&rsquo;origine du projet ?</strong></p>



<p>Le film vient de loin (<em>rire</em>). Il vient d&rsquo;abord de ma passion pour la montagne, sur Wikipédia il est d&rsquo;ailleurs indiqué que je suis alpiniste, mais ça n&rsquo;a jamais été mon métier. Quand j&rsquo;étais adolescent, je voulais être cinéaste et guide de haute montagne. Je pense qu&rsquo;être guide, c&rsquo;était un fantasme, j&rsquo;ai néanmoins beaucoup parcouru les montagnes durant dix ans. Depuis très longtemps, j&rsquo;ai l&rsquo;idée de ce personnage qui découvre la montagne et ne veut plus descendre. En réalité, ça aurait pu être mon premier long métrage il y a plus de quinze ans.</p>
</div></div>



<p>J&rsquo;avais commencé à écrire un film dans lequel j&rsquo;aurai incarné un jeune alpiniste, un peu fou, qui veut rester en haut, et il y aurait eu une sorte de poursuite silencieuse avec un véritable alpiniste, parti à ma recherche. L&rsquo;alpiniste que j&rsquo;avais en tête, qui était une figure pour moi, est décédé quelques jours avant notre rendez-vous. J&rsquo;ai mis du temps avant de retrouver une impulsion. Après Vincent n&rsquo;a pas d&rsquo;écailles, le film de montagne est revenu, et notamment ce personnage qui ne veut pas descendre. </p>



<p><strong>Il y avait déjà un aspect fantastique dans cette première monture du scénario ?</strong></p>



<p>Le récit s&rsquo;est adapté à l&rsquo;époque. A l&rsquo;origine, il n&rsquo;y avait pas de dimension fantastique. Dès que je suis revenu sur l&rsquo;idée de ce film, j&rsquo;ai su que Pierre, le personnage principal, allait faire une rencontre à la fois amoureuse et avec « autre chose ». Très vite, j&rsquo;ai également voulu intégrer l&rsquo;effondrement des montagnes du fait du réchauffement climatique. </p>



<p><strong>Dans le film, votre personnage découvre que des sortes de lumières peuplent les montagnes. Qu&rsquo;est que signifie pour vous cette rencontre ?</strong></p>



<p>L&rsquo;idée, c&rsquo;est cette rencontre entre le vivant, la nature. Le personnage fait l&rsquo;expérience de ressentir qu&rsquo;il est fait de particules, qu&rsquo;il est minéral, animal, qu&rsquo;il fait intégralement parti du monde qui l&rsquo;entoure. Il entre en contact avec quelque chose de primitif, d&rsquo;un peu originel.</p>



<p><strong>Lors d&rsquo;une scène, on voit Pierre manier un robot lors d&rsquo;un rendez-vous : on comprend qu&rsquo;il n&rsquo;est plus en contact avec les choses, il y a un intermédiaire.</strong></p>



<p>Oui, et en s&rsquo;aventurant dans la montagne, il est touché, voire même traversé par le réel.</p>



<p><strong>Comme dans votre précédent long métrage, Vincent n&rsquo;a pas d&rsquo;écailles, on retrouve un personnage possédant un corps utopique. D&rsquo;où vous vient ce désir ?</strong></p>



<p>Je pense que cela vient de mes premiers émois de spectateur. Je me souviens du premier film que j&rsquo;ai vu dans une salle de cinéma, c&rsquo;était <em>Les fiancés en folie</em> de Buster Keaton. Depuis toujours, lorsque je vois sur un écran quelqu&rsquo;un qui cours, qui danse ou qui sort du quotidien, ça me fascine. Que ça soit dans les films de kung-fu de Jackie Chan, ceux de Jacques Tati ou  dans la comédie musicale, le corps devient autre chose. J&rsquo;aime la dimension burlesque, acrobatique, chorégraphique de ces cinémas.</p>



<p><strong>D&rsquo;une certaine manière, jouer sur les cordes du fantastique vous permet d&rsquo;atteindre plus facilement le réel. </strong></p>



<p>Pour moi, le fantastique c&rsquo;est un accès direct à beaucoup de choses. C&rsquo;est très concret, quand c&rsquo;est bien fait, ça crée des sensations, des émotions, et même temps, c&rsquo;est une porte entrouverte sur des symboliques, la politique ou la philosophie. On peut voir un film sous plusieurs prismes. Parfois on me dit « ah mais vous connaissez donc ce philosophe » et je réponds simplement que non. Les spectateurs voient des choses profondes, mais il y a d&rsquo;abord une émotion, et c&rsquo;est ça qui m&rsquo;importe. Le fantastique permet d&rsquo;aller droit au but.</p>



<p><strong>En plus de l&rsquo;aspect fantastique du film, il y a aussi un véritable travail autour de l&rsquo;observation.</strong> <strong>C&rsquo;est une autre façon de raconter cette rencontre avec la montagne.</strong></p>



<p>Le récit le fait parce que le personnage le fait. Il réapprend à regarder son environnement, ce qui l&rsquo;entoure, il y a un parcours initiatique. En faisant ça, il se débarrasse de son côté mécanique, automatique. On est tous un peu dans la même situation, moi le premier. On ne questionne pas toujours nos comportements. Lui, il retrouve cet espace, ce temps, pour faire l&rsquo;expérience de cette liberté. </p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-style-rounded"><img decoding="async" width="985" height="554" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/montagne-1-edited.jpg" alt="" class="wp-image-23094" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/montagne-1-edited.jpg 985w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/montagne-1-edited-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/montagne-1-edited-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/montagne-1-edited-770x433.jpg 770w" sizes="(max-width: 985px) 100vw, 985px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Au final ce n&rsquo;est pas tant une fuite, comme on pourrait d&rsquo;abord le croire, mais un retour.</strong></p>



<p>Tout à fait, c&rsquo;est un retour à lui. Ce n&rsquo;est pas un personnage en crise, en rébellion, au contraire d&rsquo;ailleurs, il fait ça en douceur, il s&rsquo;en excuse auprès de ses proches, de son travail. Il souhaite faire ça et il ne sait même pas très bien lui-même pourquoi. C&rsquo;est un désir profond, il apprend à s&rsquo;écouter et tente de suivre son instinct. En creux, il y a ce qu&rsquo;il peut fuir. Après la crise sanitaire, beaucoup de gens sont venus me voir pour me dire « c&rsquo;est génial, vous avez écrit après le déconfinement, on a envie de retirer le masque et de prendre de la hauteur, de se reconnecter avec la nature ». Je pense que ça traite d&rsquo;un sujet quelque part universel, et en effet actuel.</p>



<p><strong>En parlant d&rsquo;actualité,</strong> <strong>le film témoigne notamment de la transformation de la montagne, avec la fonte du permafrost. Pierre perçoit directement ce changement.</strong></p>



<p>Le film traite de l&rsquo;écologie et du réchauffement climatique, deux gros sujets d&rsquo;actualité. En Europe, le gros indicateur du changement climatique c&rsquo;est la mer de la glace, Son niveau descend d&rsquo;année en année, c&rsquo;est concret et dans le film, le personnage le voit. Un des cinéastes que je préfère, David Cronenberg, fait du cinéma très concret. On est à hauteur d&rsquo;homme, dans la respiration, et il se passe des choses incroyables, par le corps, l&rsquo;humain.</p>



<p><strong>On imagine que filmer en altitude n&rsquo;est pas simple. Comment s&rsquo;est passé le tournage ?</strong></p>



<p>On a tourné avec une équipe très restreinte, ce qui nous a permis de tourner beaucoup de jours. La météo était horrible, la pire depuis vingt ans. Quand on était au-dessus de 3000 mètres, durant trente jours, on était cinq. Il y avait notamment un chef-opérateur alpiniste et deux guides de hautes montagnes. Certains jours, on ne pouvait pas travailler plus de deux heures, en raison des conditions météo, de la marche d&rsquo;approche ou de la fatigue. </p>



<p><strong>Cette approche donne un côté documentaire au film.</strong></p>



<p>Complétement. On a senti, pour certaines scènes, que l&rsquo;on était là quand il fallait. J&rsquo;espère éviter l&rsquo;aspect carte postal, c&rsquo;était très fort pour nous. On a pu tourner l&rsquo;instant, ce qui était en adéquation avec le sujet du film. Ça donne envie d&rsquo;aimer la montagne.</p>


<div class="wp-block-image is-style-rounded">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="640" height="358" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/la-montagne-interview.jpg" alt="" class="wp-image-23190" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/la-montagne-interview.jpg 640w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2023/01/la-montagne-interview-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure></div>


<p><strong>Pour conclure, quel est votre prochain projet ?</strong></p>



<p>J&rsquo;hésite entre deux projets. Le premier serait un film fantastique proche d&rsquo;une série B et l&rsquo;autre, qui est mon favori, un mélange entre une comédie, un film qui fait peur, policier, musical et une fois encore, fantastique. Oui, il y a beaucoup de registres, il va falloir trouver les bons axes (<em>rire</em>).</p>



<p><em>Entretien réalisé en décembre 2022 dans le cadre d</em>e <a href="https://lesarcs-filmfest.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Arcs Film Festival 2022</a>.</p>
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		<title>Wild Men : Fargo au pays des Vikings</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 05:04:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une peau de bête sur les épaules, un arc attaché dans le dos et une hache sur la ceinture, le quarantenaire s&#8217;imagine revenu à l&#8217;âge de ses lointains ancêtres. Un retour aux origines pour vivre l&#8217;autonomie, la solitude, une fuite en avant qui ne dit pas son nom. Certainement simple en apparence, la réalité ne manque pas de rappeler la rudesse de l&#8217;état sauvage. Marié, père de famille, l&#8217;homme fuit surtout ses obligations : une crise morale qu&#8217;il ne parvient [&#8230;]</p>
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<p>Une peau de bête sur les épaules, un arc attaché dans le dos et une hache sur la ceinture, le quarantenaire s&rsquo;imagine revenu à l&rsquo;âge de ses lointains ancêtres. Un retour aux origines pour vivre l&rsquo;autonomie, la solitude, une fuite en avant qui ne dit pas son nom. Certainement simple en apparence, la réalité ne manque pas de rappeler la rudesse de l&rsquo;état sauvage. Marié, père de famille, l&rsquo;homme fuit surtout ses obligations : une crise morale qu&rsquo;il ne parvient pas à résoudre par les mots, ne reste alors que la fuite, aussi déraisonnée soit-elle. Second long-métrage du jeune cinéaste Thomas Daneskov, <strong>Wild Men</strong> combine avec subtilité comédie et thriller dans une sorte de buddy movie danois. Quelque part entre un <em>The Revenant</em> qui ne se prend pas au sérieux et un <em>Fargo</em> au pays des Vikings. Assurément grisant !</p>



<p>Au beau milieu d&rsquo;une forêt en Norvège, un téléphone sonne : Martin (Rasmus Bjerg) le décroche et rassure sa femme (Sofie Gråbøl), le séminaire se passe bien. Etrangement, il ne peut dire quand celui-ci prendra fin. Alors que l&rsquo;épouse imagine certainement son mari dans un environnement professionnel, elle est loin de se douter qu&rsquo;il vit depuis quelques jours dans une tente, seul, simplement couvert d&rsquo;une peau de bête. Martin veut vivre comme ses ancêtres et redevenir le maître de son temps. Lorsqu&rsquo;il croise Musa (Zaki Youssef), un passeur de drogue en cavale, il se laisse embarquer par une chimère : le fugitif connaîtrait un village où des gens vivent comme au temps des vikings. Ils partent ensemble, l&rsquo;un fuit ses obligations, l&rsquo;autre ses anciens compagnons de fortune, bien décidés à récupérer l&rsquo;argent transporté par Musa.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Comédie rendue singulière par son cadre et sa maturité, Wild Men se fraye une belle place dans le registre codifié des buddy movies.</p></blockquote>



<p>Avec <strong>Wild Men</strong>, le réalisateur danois Thomas Daneskov porte un regard original et piquant sur la crise de la quarantaine (côté masculin). Gentil et serviable, Martin n&rsquo;est pas fondamentalement un désaxé : il traverse à sa façon une période de remise en cause. Face à sa totale incapacité à s&rsquo;exprimer, il trouve dans la fuite une réponse à ses problèmes. Ne parvenant pas à avouer à sa femme son mal-être, son désir d&rsquo;intimité, il s&rsquo;enfonce dans son mensonge et s&rsquo;imagine une nouvelle vie, à partir de zéro. Une fiction friable, extrême, mise à rude épreuve par un récit aussi drôle que juste. Les protagonistes du film, du policier usé au couple difonctionnel, sont comme des incarnations des différentes étapes de la vie sentimentale de Martin. D&rsquo;une simple incompréhension, d&rsquo;un malentendu, au regret inépuisable. Cette absence de parole entraîne un engrenage qui tire inlassablement vers le bas, la solitude rêvée se transforme en une douleur solitaire. Derrière son apparente simplicité, son humour situationnel et son univers absurde à la Coen, la thématique de la parole apporte une maturité bienvenue au film. Quant à cette utopique envie de retour aux sources, le scénario s&rsquo;en amuse en ajoutant de nouveaux outils à la disposition des Vikings modernes : le terminal de cartes bancaire et la voiture électrique. Brutal retour à la réalité.</p>



<p>Comédie rendue singulière par son cadre et sa maturité, <strong>Wild Men</strong> se fraye une belle place dans le registre codifié des buddy movies. A la beauté d&rsquo;une Norvège sauvage et éloignée répondent la bêtise et la cruauté des hommes, dans une cavale drôle et rythmée. Au bout de l&rsquo;aventure, l&rsquo;espoir d&rsquo;une réconciliation avec la parole&#8230; pour enfin être soi.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Thomas Daneskov
<strong>NATIONALITÉ : </strong>
<strong>AVEC : </strong>Rasmus Bjerg, Zaki Youssef, Bjørn Sundquist
<strong>GENRE : </strong>Comédie, thriller
<strong>DURÉE : </strong>1h44min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Star Invest Films France
<strong>SORTIE : </strong>24 août 2022</pre>
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		<title>Antoneta Alamat Kusijanovic : rencontre avec la réalisatrice de Murina</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 08:31:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Réalisatrice croate de 36 ans, Antoneta Alamat Kusijanovic a fait sensation avec Murina lors du Festival de Cannes 2021. Un premier long-métrage co-produit par Martin Scorsese, brillant et sensible, sur l&#8217;émancipation d&#8217;une jeune femme prise dans les filets de sa famille. Nouvelle lauréate de la caméra d&#8217;Or, une récompense notamment remise par le passé à Jim Jarmush ou Léonor Serraille, la cinéaste était loin de Cannes lors de la cérémonie de clôture du Festival : comme vous le découvrirez dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réalisatrice croate de 36 ans, Antoneta Alamat Kusijanovic a fait sensation avec <strong>Murina </strong>lors du Festival de Cannes 2021. Un premier long-métrage co-produit par Martin Scorsese, brillant et sensible, sur l&rsquo;émancipation d&rsquo;une jeune femme prise dans les filets de sa famille. Nouvelle lauréate de la caméra d&rsquo;Or, une récompense notamment remise par le passé à Jim Jarmush ou Léonor Serraille, la cinéaste était loin de Cannes lors de la cérémonie de clôture du Festival : comme vous le découvrirez dans cet échange avec la cinéaste, un bonheur en chassait un autre. Entretien avec Antoneta Alamat Kusijanovic.</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-vivid-cyan-blue-background-color has-vivid-cyan-blue-color"/>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:26% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-film-768x1024.jpg" alt="Affiche du film Murina d'Antoneta Alamat Kusijanovic" class="wp-image-12950 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-film-768x1024.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-film-225x300.jpg 225w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-film-770x1027.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-film.jpg 810w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Murina est votre premier long-métrage, parlez-nous de l&rsquo;origine du projet.</strong></p>



<p>J&rsquo;ai commencé à explorer cet environnement de travail et le personnage de Julija dans mon court-métrage <strong>Into the Blue</strong>. La mer est un endroit qui peut être dangereux, où tout peut arriver, de la violence à l&rsquo;amour. En travaillant avec Gracija Filipovic, je me suis rendu compte qu&rsquo;il était possible d&rsquo;étendre l&rsquo;univers de son personnage, c&rsquo;est là que j&rsquo;ai débuté l&rsquo;écriture de <strong>Murina</strong>.</p>
</div></div>



<p><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/14.0.0/72x72/1f3a6.png" alt="🎦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><em>Lien Viméo pour visionner le court-métrage :</em> <a href="https://vimeo.com/436566474" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://vimeo.com/436566474</a></p>



<p><strong>Le cadre de Murina est pratiquement un personnage à part entière. Entre le bleu de la mer et le soleil brûlant, la famille de Julija semble exposée.</strong></p>



<p>J&rsquo;ai longtemps souhaité être une architecte. Je pense que l&rsquo;architecture de l&rsquo;espace qui nous entoure, naturel ou construit par l&rsquo;homme, nous donne des pistes pour comprendre nos comportements. Notre environnement a un impact sur notre personnalité, mais aussi nos désirs et nos humeurs. Lorsque j&rsquo;ai débuté ma démarche de repérage pour le film, mon premier souhait était de trouver un endroit sans végétation, très sec. Je ne pense pas que ce film aurait pu se faire dans un appartement, il fallait un lieu où la peau brûle et où la lumière empêche de se cacher.</p>



<p><strong>Enfin excepté sous l&rsquo;eau.</strong></p>



<p>Oui, mais elle reste tout de même sous la surveillance de son père. Lorsqu&rsquo;elle est sous l&rsquo;eau, elle plonge d&rsquo;une certaine manière dans son subconscient. C&rsquo;est un espace de désir et de réflexion pour le personnage de Julija.</p>



<p><strong>Le caractère solaire du film laisse deviner l&rsquo;angoisse qu&rsquo;a pu représenter la météo lors des prises. Comment s&rsquo;est passé le tournage ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est vrai, c&rsquo;était un aspect essentiel et déterminant. Sur la totalité du tournage, soit quarante jours, il n&rsquo;y avait qu&rsquo;un seul jour en intérieur et douze sous l&rsquo;eau, nous étions donc très dépendants de la météo. Il suffisait de peu pour rendre une scène compliquée, du vent lors d&rsquo;une prise en bateau, du courant lors d&rsquo;une prise sous l&rsquo;eau. Il faut être capable de s&rsquo;adapter, heureusement l&rsquo;énergie était là, nous n&rsquo;arrêtions pas de chanter.</p>



<p><strong>Murina comporte de nombreuses scènes tournées sous l&rsquo;eau, s&rsquo;agissant de votre premier long-métrage, ces scènes ont représenté un challenge pour vous ?</strong></p>



<p>On ne peut tourner sous l&rsquo;eau que durant un temps limité chaque jour, ça contraint forcément le tournage. Je suis aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;aise sous l&rsquo;eau, ça ne m&rsquo;inquiète pas, mais je me souviens d&rsquo;autres expériences où je n&rsquo;étais pas dans mon élément, je pense qu&rsquo;il faut savoir affronter ses craintes et ne pas hésiter à sortir de sa zone de confort.</p>



<div class="wp-block-cover is-light" style="min-height:263px"><span aria-hidden="true" class="has-background-dim-10 wp-block-cover__gradient-background has-background-dim"></span><img decoding="async" width="681" height="383" class="wp-block-cover__image-background wp-image-4121" alt="Murina d'Antoneta Alamat Kusijanovic" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/07/Murina-small-ress-8865.jpg" style="object-position:0% 0%" data-object-fit="cover" data-object-position="0% 0%" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/07/Murina-small-ress-8865.jpg 681w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/07/Murina-small-ress-8865-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 681px) 100vw, 681px" /><div class="wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"></p>
</div></div>



<p><strong>L&rsquo;arrivée sur l&rsquo;île de Javier agite la famille de Julija, il est à la fois le passé et peut-être l&rsquo;avenir</strong>, <strong>mais aussi un spectateur de cette famille pleine de tensions.</strong> </p>



<p>Nous sommes des êtres complexes, il devait en être autant pour les personnages de Murina, peu importe leurs âges. Je voulais donner de la couleur et de l&rsquo;épaisseur à la psychologie des personnages, notamment Jujila. Elle partage son temps principalement avec des adultes et développe, par son âge et ses expériences, un désir d&rsquo;émancipation.</p>



<p><strong>Pour rebondir sur le personnage de Jujila, elle semble quelque part vivre en autarcie avec ses parents. Elle ne peut pas comparer sa situation : est-ce que le comportement de son père, très autoritaire, est acceptable ? Quel est votre regard sur ce père ?</strong></p>



<p>Pour certaines personnes, le personnage d&rsquo;Ante sera celui d&rsquo;un méchant, d&rsquo;un mauvais père. En Croatie, il est perçu comme un bon père, il possède des valeurs morales qui sont appréciées. Pour eux, il est victime du comportement de sa femme et de sa fille. La lecture dépend donc de l&rsquo;état d&rsquo;esprit du spectateur. J&rsquo;aime beaucoup entendre les gens parler d&rsquo;Ante, il est comme un test de personnalité, il montre un peu qui nous sommes.</p>



<p><strong>Votre film a remporté la Caméra d&rsquo;Or à Cannes l&rsquo;année dernière, comment avez-vous accueilli ce prix ?</strong></p>



<p>Lorsque j&rsquo;ai gagné le prix en juillet 2021, j&rsquo;étais à l&rsquo;hôpital à Zagreb avec mon nouveau-né, heureuse et soulagée. Quelques jours plus tard, j&rsquo;ai eu un échange avec une personne qui considérait qu&rsquo;on ne pouvait concilier être mère et réalisatrice. Je pense que c&rsquo;est faux, on peut tout à fait avoir le courage et l&rsquo;énergie de mener plusieurs fronts.</p>



<p><strong>Peut-être est-ce encore tôt pour le dire, mais a-t-il eu eu un impact sur votre carrière ?</strong></p>



<p>Oui, les personnes qui ne m&rsquo;aimaient pas m&rsquo;aiment encore moins (<em>rire</em>). Bien sûr, ça a changé des choses. C&rsquo;est une reconnaissance incroyable, ça m&rsquo;a ouvert des opportunités. De nombreux producteurs et acteurs m&rsquo;ont proposé des projets ou des financements pour mon prochain film. Parfois, le succès peut perçu différemment. En Croatie, ce prix a eu l&rsquo;effet contraire : il a réduit mes chances de collaborer avec le milieu du cinéma.</p>



<p></p>



<div class="wp-block-media-text alignwide has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:auto 55%"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="1024" height="935" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349-1024x935.jpg" alt="Murina d'Antoneta Alamat Kusijanovic" class="wp-image-13047 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349-1024x935.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349-300x274.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349-768x702.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349-770x703.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/04/Murina-e1650382033349.jpg 1168w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Pour conclure, pouvez-vous nous parler de votre collaboration avec les compositeurs de la BO du film ?</strong></p>



<p>J&rsquo;ai collaboré avec deux compositeurs français, Sacha et Evgueni&nbsp;Galperine. C&rsquo;était notre troisième projet ensemble. Ils ont travaillé avec des instruments à cordes pour la musique plutôt qu&rsquo;avec des pianos, c&rsquo;était un excellent choix à mon sens. Avec les cordes, on est sur quelque chose d&rsquo;aérien, de plus spirituel, qui étend l&rsquo;univers de <strong>Murina</strong>. La musique exprime très bien l&rsquo;idée de liberté portée par le film.</p>
</div></div>



<p><em>Entretien réalisé en anglais par la rédaction en décembre 2021</em> <em>dans le cadre des <a href="https://lesarcs-filmfest.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arcs Film Festival</a>.</em></p>



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<p><em><strong>Synopsis :</strong></em> Sur l’île croate où elle vit, Julija souffre de l’autorité excessive de son père. Le réconfort, elle le trouve au contact de sa mère – et de la mer, un refuge dont elle explore les richesses. L’arrivée d’un riche ami de son père exacerbe les tensions au sein de la famille. Julija réussira-t-elle à gagner sa liberté ?</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-medium-font-size"><strong><a href="https://movierama.fr/murina-la-murene-dans-le-vivier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Notre critique du film</a></strong></p>
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		<title>La vraie famille : filiation temporaire, amour véritable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 16:34:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présence suspendue, spectateur de la vie d&#8217;un fils protégé par une famille de substitution, le père souhaite reprendre sa place légitime. Devenu membre à part entière d&#8217;une fratrie, l&#8217;enfant doit lâcher prise et rejoindre son nouveau foyer. Il lui faut démêler les liens, les sentiments, mais aussi comprendre la nature véritable des mots : maman n&#8217;était pas maman. Avec La vraie famille, le cinéaste Fabien Gorgeart nous propose un mélodrame sensible et sincère sur le lien familial, à la recherche [&#8230;]</p>
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<p>Présence suspendue, spectateur de la vie d&rsquo;un fils protégé par une famille de substitution, le père souhaite reprendre sa place légitime. Devenu membre à part entière d&rsquo;une fratrie, l&rsquo;enfant doit lâcher prise et rejoindre son nouveau foyer. Il lui faut démêler les liens, les sentiments, mais aussi comprendre la nature véritable des mots : maman n&rsquo;était pas maman. Avec <strong>La vraie famille</strong>, le cinéaste Fabien Gorgeart nous propose un mélodrame sensible et sincère sur le lien familial, à la recherche de ce qu&rsquo;est la « vraie » famille : celle de cœur ou de sang ? </p>



<p>Anna (Mélanie Thierry) accueille des enfants adressés par l&rsquo;Aide Sociale à l&rsquo;Enfance. Avec Driss (Lyes Salem), son mari, ils ont deux garçons. En ce qui concerne le petit Simon, il a été placé chez eux à l&rsquo;âge de 18 mois. De son arrivée jusqu&rsquo;à sa sixième année, le garçon s&rsquo;est fait une place dans cette famille : il est devenu un frère, un fils. Malgré la nature temporaire de sa présence, un lien passionnel s&rsquo;est construit avec Anna. Un beau jour, la réalité vient fatalement frapper à la porte de la famille : Eddy (Félix Moati), le père de Simon, souhaite retrouver sa place de père. Revenu de loin, il se sent désormais prêt pour éduquer son fils, seul. L&rsquo;Aide Sociale à l&rsquo;Enfance abonde en ce sens et demande à Anna de préparer l&rsquo;enfant : Anna ne doit plus se faire appeler maman, Simon doit commencer à faire entrer Eddy dans sa vie. Une épreuve pour tous.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>A cet égard, la scène d&rsquo;introduction apparaît comme une douce métaphore du message du film : dans cette piscine colorée, la famille baigne dans le bonheur, bien qu&rsquo;il paraisse étrangement artificiel, il n&rsquo;en reste pas moins vrai.</p></blockquote>



<p>Après <em>Diane a les épaules</em>, où Fabien Gorgeart s&rsquo;intéressait, entre légèreté et gravité, à la maternité, le réalisateur et scénariste poursuit son exploration des liens familiaux avec La vraie famille. Dans ce second long-métrage, il tente de conserver un équilibre entre les registres, de la comédie au drame, avec une pointe de suspense. Au fil du récit, on découvre une cellule familiale, avec ses codes, ses bonheurs et ses peines. Un regard extérieur qui scrute et assimile, mais imagine aussi pour combler les lacunes : pourquoi Simon est-il plus couvé que ses frères ? On découvre ensuite Simon dans un bureau blanc, semblable à celui d&rsquo;un médecin, est-il malade ? Le film se donne graduellement et joue de l&rsquo;idée que les apparences sont trompeuses. L&rsquo;image que donne une famille n&rsquo;est jamais qu&rsquo;une image à un moment donné, la vérité profonde est souvent plus complexe. A cet égard, la scène d&rsquo;introduction apparaît comme une douce métaphore du message du film : dans cette piscine colorée, la famille baigne dans le bonheur, bien qu&rsquo;il paraisse étrangement artificiel, il n&rsquo;en reste pas moins vrai. Comme un rêve éveillé.</p>



<p>Des instants heureux comme des vignettes, à la mise en scène énergique et appuyée. Puis arrive l&rsquo;orage, le cadre se pose, la famille s&rsquo;adapte à la situation, avec une autre énergie. La tension contraint l&rsquo;image, comme Anna qui doit se contraindre à rester professionnelle, à accomplir sa mission. Sa relation avec Simon perturbe son jugement, elle qui aurait dû aimer, mais pas trop. Une notion sensible, difficile à quantifier, à saisir. Lorsque l&rsquo;institution la convoque, la sincérité de sa réponse scelle définitivement sa relation avec Simon : elle ne sait plus si elle agit pour le bien du petit. Il doit donc être protégé d&rsquo;Anna, éloigné de sa famille, pour son bien. Le film restitue bien la difficulté de la tâche et l&rsquo;intelligence émotionnelle que requiert ce métier. Mélanie Thierry, merveilleuse dans le rôle d&rsquo;Anna, joue avec conviction ce rôle de mère temporaire, qui semble s&rsquo;être plus attaché à Simon qu&rsquo;à ses propres enfants. Quant au reste de la famille, c&rsquo;est un sans-faute : on y croît, à cette <em>vraie </em>famille.</p>



<p>Sans (trop) verser dans le mièvre, <strong>La vraie famille</strong> surprend par la justesse de son récit, entre émotion et sincérité, lumière et ombre. Il y a bien quelque chose de vrai dans ce film, accessible et solidement incarné. Une touchante réflexion sur les liens qui nous unissent.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Fabien Gorgeart
<strong>NATIONALITÉ : </strong>français
<strong>AVEC : </strong>Mélanie Thierry, Lyes Salem, Félix Moati
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h40
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte
<strong>SORTIE LE </strong>16 février 2022</pre>
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		<title>Piccolo Corpo : les âmes en peine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 08:09:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur un bout de plage en Italie, le miracle de la vie se produit. Lorsque la jeune femme se réveille, elle découvre que son enfant est mort-né. Faut-il pleurer cet être sans nom ? En 1900, la croyance religieuse est sévère : faute de baptême, l&#8217;âme de la petite erre désormais dans les limbes. Pour panser la douleur de la perte, ses proches lui parlent déjà de demain : il n&#8217;est pas trop tard pour en faire un second. De [&#8230;]</p>
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<p>Sur un bout de plage en Italie, le miracle de la vie se produit. Lorsque la jeune femme se réveille, elle découvre que son enfant est mort-né. Faut-il pleurer cet être sans nom ? En 1900, la croyance religieuse est sévère : faute de baptême, l&rsquo;âme de la petite erre désormais dans les limbes. Pour panser la douleur de la perte, ses proches lui parlent déjà de demain : il n&rsquo;est pas trop tard pour en faire un second. De l&rsquo;huile jetée sur un feu incandescent, il faut sauver cette âme. Premier long-métrage de la réalisatrice italienne Laura Samani, <strong>Piccolo Corpo</strong> est une œuvre à la fois aride et envoutante. Une divine surprise, pleine de cinéma et d&rsquo;espoir.</p>



<p>Au début du XXe siècle, la vie catholique d&rsquo;un enfant débute avec un baptême. C&rsquo;est ce qui lui permet de devenir un enfant de Dieu. Dans le tragique cas des mort-nés, la douleur de la mère croyante s&rsquo;accompagne d&rsquo;un fardeau : l&rsquo;enfant ne pouvant être baptisé, il n&rsquo;a pu être lavé du péché originel, aussi son âme flotte désormais dans les limbes, un au-delà qui n&rsquo;est ni le paradis, ni l&rsquo;enfer. Le nouveau-né n&rsquo;étant ni bon, ni mauvais, son destin est d&rsquo;errer dans un entre-deux, sans salut. Si l&rsquo;Eglise est récemment revenue sur ce postulat, la miséricorde n&rsquo;était pas à l&rsquo;ordre du jour aux prémices du siècle dernier. </p>



<p>Sur une lagune italienne, la lumière enveloppe les âmes, le sable contraste avec le bleu du ciel et de la mer. Dans un petit village qui vit de la pêche, la jeune Agathe (Celeste Cescutti) donne la vie. L&rsquo;enfant n&rsquo;aura toutefois pas l&rsquo;occasion de humer l&rsquo;air salé : il est mort-né. Il n&rsquo;aura ni baptême, ni nom, il appartient déjà au passé pour la communauté. Le mari d&rsquo;Agathe pense rassurer la mère malheureuse en parlant d&rsquo;un second enfant. Imaginer sa fille dans les limbes l&rsquo;afflige et l&rsquo;inquiète, elle refuse l&rsquo;indifférence : il doit exister un moyen de sauver son âme. Sa volonté s&rsquo;ébruite, elle découvre ainsi qu&rsquo;au beau milieu des montagnes, un sanctuaire offre une seconde chance aux mort-nés : son enfant pourrait revenir à la vie, le temps d&rsquo;un souffle, pour se faire baptiser. Elle cache le corps dans une petite boîte et part, seule, à la recherche d&rsquo;un présumé miracle. Sur son chemin, elle va croiser Lynx (Ondina Quadri), qui lui offre son aide en échange de la moitié de ce qui se trouve dans la boîte, sans imaginer un instant ce qu&rsquo;elle contient. Si Agathe y tient tant, c&rsquo;est que son contenu doit être important, pense-t-il à tort ou à raison.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Si l&rsquo;aventure n&rsquo;est pas toujours palpitante, la conclusion du premier long de Laura Samani ne laissera personne de marbre : sa beauté est renversante, pour le regard comme pour le cœur.</p></blockquote>



<p>Fable initiatique,&nbsp;<strong>Piccolo Corpo</strong>&nbsp;embrasse le destin de la jeune Agathe, rebelle en son temps. Elle porte désormais différemment son enfant, sur son dos, dans une boîte qui pourrait tout autant être un cercueil. Une croix pour elle, un trésor pour les yeux d&rsquo;envieux qui ne savent rien de son contenu. Il faut dire que ce monde, aux portes de l&rsquo;industrialisation, est peu loquace : il survit tant bien que mal et baigne dans les superstitions. Un œil rivé vers l&rsquo;au-delà, l&rsquo;autre sur les affaires terrestres. Les habitants qui peuplent le film sont pragmatiques : aider son prochain est rarement un acte de charité, désintéressé. Un équilibre discret, un marchandage matériel, mais aussi parfois immatériel. Un monde&nbsp;régi&nbsp;par des pensées chevillées aux corps, qui ne laissent que peu de place à la différence. En atteste le mystérieux personnage de Lynx. Un véritable animal sauvage, au regard trouble et à l&rsquo;identité incertaine. Sans nom, il est comme l&rsquo;enfant d&rsquo;Agathe, une âme qui erre. Lynx va montrer le chemin à Agathe, c&rsquo;est sa boussole, son protecteur. Un chemin physique, mais aussi spirituel : le guide va apprendre de son côté le don de soi, l&rsquo;amour de son prochain et sa part obscure, le deuil d&rsquo;un être aimé. Lui qui s&rsquo;imaginait disparaître dans l&rsquo;indifférence, il sait qu&rsquo;il compte désormais aux yeux de quelqu&rsquo;un. L&rsquo;amour d&rsquo;Agathe pour son enfant, son périple qu&rsquo;elle ne pense qu&rsquo;à sens unique, est une dramaturgie profondément humaine. Un lien par-delà le vivant que le film, riche en symbole, restitue avec justesse et émotion. Si l&rsquo;aventure n&rsquo;est pas toujours palpitante, la conclusion du premier long de Laura Samani ne laissera personne de marbre : sa beauté est renversante, pour le regard comme pour le cœur.</p>



<p>Bien que minimaliste, <strong>Piccolo Corpo</strong> sait toutefois nous atteindre. Une belle force émotionnelle traverse le film. Le portrait d&rsquo;une mère qui n&rsquo;accepte pas de se résigner et décide d&rsquo;avancer à contre-courant, mais aussi d&rsquo;un compagnon de voyage qui lui ne croît en rien, ensemble ils unissent leur solitude dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un lendemain meilleur. Une œuvre aussi touchante que visuellement splendide. On en est convaincu : Laura Samani est une cinéaste à suivre.</p>


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					"name": "Pierre LARVOL"
				}
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Laura Samani
<strong>NATIONALITÉ : </strong>italien, français, slovène
<strong>AVEC : </strong>Celeste Cescutti, Ondina Quadri
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h29
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Arizona Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>16 février 2022</pre>
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		<title>Les Arcs Film Festival 2021 : rencontre avec l&#8217;acteur Hugo Becker</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTEURS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Service de la France, l&#8217;acteur Hugo Becker multiplie les rôles sans distinguer les formats : on le retrouve aussi bien dans les salles sombres, sur nos écrans ou sur les planches. Polyglotte, il s&#8217;est notamment fait connaître à l&#8217;international avec la série Gossip Girl dans laquelle il incarne Louis Grimaldi, prince de Monaco. De Baron Noir au Dernier Voyage du cinéaste Romain Quirot, Hugo Becker approche assurément du devant de la scène. Membre du jury court métrage lors des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr/les-arcs-film-festival-2021-rencontre-avec-lacteur-hugo-becker/">Les Arcs Film Festival 2021 : rencontre avec l&rsquo;acteur Hugo Becker</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au Service de la France</em>, l&rsquo;acteur Hugo Becker multiplie les rôles sans distinguer les formats :</strong> <strong>on le retrouve aussi bien dans les salles sombres, sur nos écrans ou sur les planches.</strong> <strong>Polyglotte, il s&rsquo;est notamment fait connaître à l&rsquo;international avec la série</strong> <strong><em>Gossip Girl</em> dans laquelle il incarne Louis Grimaldi, prince de Monaco.</strong> <strong>De <em>Baron Noir</em> au <em>Dernier Voyage</em> du cinéaste Romain Quirot,</strong> <strong>Hugo Becker</strong> <strong>approche assurément du devant de la scène.</strong> <strong>Membre du jury court métrage lors des Arcs Film Festival édition 2021,</strong> <strong>nous avons eu le plaisir de le rencontrer pour revenir sur son expérience de juré, mais aussi sur son rapport au cinéma.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-vivid-cyan-blue-background-color has-vivid-cyan-blue-color"/>



<p><strong>C&rsquo;est votre première venue aux Arcs Film Festival ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est la première fois que je viens oui, au festival comme à la station. Je suis ravi d&rsquo;être ici, j&rsquo;adore la montagne. Ça fait du bien, on voit les choses autrement, on prend un peu de distance.</p>



<p><strong>Vous connaissiez les membres du jury ?</strong></p>



<p>Je connaissais un peu Alma Jodorowsky et la cinéaste Zoé Wittock, qui a réalisé <em>Jumbo</em>. Je connaissais le nom et le travail des autres membres du jury. On est une belle équipe.</p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center has-white-background-color has-background" style="grid-template-columns:38% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="450" height="630" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche.jpg" alt="" class="wp-image-8781 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche.jpg 450w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche-214x300.jpg 214w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Qu&rsquo;est que vous appréciez dans le rôle de membre de jury ?</strong></p>



<p>Déjà les rencontres, très clairement. C&rsquo;est très enrichissant de voir comment les gens analysent, pensent un film, ce qu&rsquo;ils ressentent et finalement, découvrir leur vision artistique. Parfois on voit des choses et on se dit « je déteste », c&rsquo;est un point de vue tout à fait subjectif, il y a toujours un regard opposé. Plutôt que de fermer le débat, c&rsquo;est plus intéressant de comprendre. On n&rsquo;est pas forcément d&rsquo;accord, chacun arrive avec son bagage. on a tous nos propres vécus. Autant je peux avoir un avis tranché, ça ne m&#8217;empêche pas d&rsquo;échanger ou de reconnaître les qualités d&rsquo;une œuvre.</p>
</div></div>



<p>Par exemple, je ne suis pas un fan absolu de Tim Burton, pour autant, je sais pourquoi les gens adorent, il y a du génie dans son cinéma. C&rsquo;est aussi l&rsquo;occasion de découvrir des courts métrages que je n&rsquo;aurais certainement jamais vus.</p>



<p><strong>Quel type de spectateur êtes-vous ?</strong></p>



<p>Je suis le genre de spectateur qui peut rester dans la salle jusqu&rsquo;à la fin du générique, jusqu&rsquo;à que la salle soit totalement vide. Je crois que c&rsquo;est pour ça que j&rsquo;ai choisi de faire ce métier, parce que je me projette dans les personnages, je peux rester dans le film pendant un certain temps. Je suis un très bon client, ça marche vraiment.</p>



<p><strong>Quels sont&nbsp;vos derniers coups de cœur&nbsp;?</strong></p>



<p>J&rsquo;ai adoré le dernier Joachim Trier, <em><a href="http://Quels sont tes coups de cœur récents ?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Julie (en 12 chapitres)</a></em>,  je suis fan de ce réalisateur et je pense qu&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;un de ses meilleurs. J&rsquo;apprécie pas mal le titre anglais du film, <em>The Worst Person in the World</em>, ça parle des points de vue. Qui est la pire personne au monde ?  Le nom de son premier film, <em>Nouvelle Donne</em>, est également le nom de ma boîte de production. J&rsquo;ai aussi bloqué sur la série <em>Succession</em>, je suis addict au dernier degré.</p>



<p class="has-text-align-left has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">○ <a href="https://movierama.fr/julie-en-douze-chapitres-entre-lancien-et-le-nouveau-monde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Notre critique de Julie (en 12 chapitres)</a></p>



<p><strong>Que représente le cinéma pour vous ?</strong></p>



<p>En rigolant, je disais l&rsquo;autre jour que le cinéma est une application de rencontre d&rsquo;émotions, de sentiments et de réflexions. C&rsquo;est la plus jolie, ça permet de réunir des gens qui ne se connaissent pas forcément et d&rsquo;avoir un point commun. Ça nous donne une identité commune, via un bagage culturel. Ça permet aussi de mobiliser les gens et de les sensibiliser à des questions, existentielle ou de société, ou simplement de partager des émotions. C&rsquo;est un art qui fédère sans tenir compte des distances. Je trouve ça génial.</p>



<p><strong>Vous défendez les salles de cinéma</strong>,<strong> l&rsquo;expérience collective ?</strong></p>



<p>Totalement et en même temps, je suis coupable comme tout le monde. J&rsquo;ai un vidéoprojecteur, je regarde beaucoup de trucs chez moi. La technologie s&rsquo;améliore, les écrans s&rsquo;agrandissent, ça pose forcément une question, surtout en prenant en considération le prix des entrées aujourd&rsquo;hui. On peut se dire, est-ce qu&rsquo;il est pas plus intéressant d&rsquo;attendre quelques mois et de regarder le film chez soi. Je pense malgré tout que la salle est importante, pour s&rsquo;immerger dans les œuvres, rassembler, partager des émotions ensemble.</p>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:39% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="715" height="1024" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-715x1024.jpg" alt="" class="wp-image-9035 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-715x1024.jpg 715w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-210x300.jpg 210w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-768x1100.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-1073x1536.jpg 1073w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-1430x2048.jpg 1430w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-770x1102.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker-1400x2004.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lederniervoyage-becker.jpg 1788w" sizes="(max-width: 715px) 100vw, 715px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Du court au long, Le dernier Voyage de Romain Quirot a de nouveau démontré la possibilité d&rsquo;un cinéma de genre en France. Vous êtes sensible à ce courant ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est un vrai combat. Ce cinéma a du sens dans la mesure où ce sont des films qu&rsquo;il faut aller voir dans les salles. Esthétiquement, ils donnent envie de se déplacer et d&rsquo;aller au cinéma. Il est fabriqué pour. Les « films du milieu », comme on dit, sont un peu en danger, même si j&rsquo;espère que ça va perdurer. Je trouve ça intéressant de pousser et d&rsquo;aider les cinéastes comme Romain Quirot. On s&rsquo;est battu pour monter ce film, ça a pris plusieurs années, un peu envers et contre tous.</p>



<p></p>



<p></p>
</div></div>



<p></p>



<p><em>Le Dernier Voyage</em> a très bien fonctionné, il a remporté le Méliès&nbsp;du&nbsp;meilleur film, c&rsquo;était fou pour nous. On a besoin des futurs Jean-Pierre Jeunet, Luc Besson. Je suis 100% pour ce genre de cinéma, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;on peut faire quelque chose qui se démarque du cinéma américain. Il peut y avoir une poésie, comme dans le film de Romain, ou une vision différente.</p>



<p><strong>Pour finir, un mot sur vos projets ?</strong></p>



<p>Il y a des choses qui vont sortir, <em>Pilote </em>de Paul Doucet, où je joue un pilote de drones. J&rsquo;ai rencontré des membres du GIGN, c&rsquo;était fou et très immersif. Il y a aussi <em>Tempête</em>, avec Mélanie Laurent et Pio Marmaï, adapté du roman. Et enfin <em>Diane de Poitiers</em>, où j&rsquo;incarne Henri II. J&rsquo;ai passé un mois à faire du cheval et de l&rsquo;escrime, c&rsquo;était absolument génial. Le casting est incroyable : Isabelle Adjani, Olivier Gourmet, Gérard Depardieu et bien d&rsquo;autres.</p>



<p><em>Entretien réalisé en décembre 2021</em> par la rédaction dans le cadre de <a href="https://lesarcs-filmfest.com/fr">Les Arcs Film Festival</a></p>
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		<title>Les Arcs Film Festival lance sa treizième édition</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[FESTIVAL]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une année à portée de clics, sacrifiée au tout digital par la force des choses, les Arcs Film Festival renoue avec les salles sombres. Une treizième édition éclectique, sous le signe des retrouvailles. Qui dit festival, dit en effet collectif, une expérience qui se traduit par un mouvement, un lieu commun et un échange complice dans un cadre extraordinaire, la station des Arcs en Savoie. Face à l&#8217;immobilisme des montagnes, l&#8217;agitation du cinéma européen, toujours contemporain, engagé et loin [&#8230;]</p>
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<p>Après une année à portée de clics, sacrifiée au tout digital par la force des choses, les <strong>Arcs Film Festival</strong> renoue avec les salles sombres. Une treizième édition éclectique, sous le signe des retrouvailles. Qui dit festival, dit en effet collectif, une expérience qui se traduit par un mouvement, un lieu commun et un échange complice dans un cadre extraordinaire, la station des Arcs en Savoie. Face à l&rsquo;immobilisme des montagnes, l&rsquo;agitation du cinéma européen, toujours contemporain, engagé et loin de tout passéisme. Un regard sur nos voisins européens, sur des préoccupations effacées par l&rsquo;époque, mais aussi et surtout, la passion du septième art. </p>



<p>Une vitalité mise à l&rsquo;honneur avec près de 120 œuvres projetées du 11 au 18 décembre aux <strong>Arcs Film Festival </strong>2021. Parmi les dix films présents dans la sélection officielle, seul un remportera la désirée Flèche de Cristal, remise par un jury présidé cette année par le réalisateur Michel Hazanavicius (<em>La classe américaine</em>, <em>OSS 117</em>). Une sélection généreuse et représentative de ce dynamisme européen, allant de la Russie (<strong>Captain Volkonogov Escaped</strong>) au Royaume-Uni (<strong>True Things</strong>) en passant par la Suisse (<strong>La Mif</strong>) ou encore l&rsquo;Italie (<strong>A Chiara</strong>). Lancée en 2020, la séction Déplacer les Montagnes fait également son retour : une initative pour échange, au travers du cinéma et de ses acteurs, sur différents enjeux sociétaux dont l&rsquo;écologie. Enfin, le Focus de cette année est consacré au cinéma alpin avec des longs et courts métrages suisses, de plusieurs régions d&rsquo;Italie et d&rsquo;Auvergne Rhône-Alpes.</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-pale-cyan-blue-color has-css-opacity has-pale-cyan-blue-background-color has-background"/>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:31% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="450" height="630" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche.jpg" alt="" class="wp-image-8781 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche.jpg 450w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/12/lesarcsfilmfestival-affiche-214x300.jpg 214w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="has-medium-font-size">MovieRama sera présent au Festival du 13 au 18 décembre, notre souhait est de vous faire découvrir et vivre cet évènement, dernière célébration du cinéma européen avant d&rsquo;ouvrir un nouveau chapitre avec l&rsquo;année à venir. Nous vous proposerons tout au long de la semaine des photos, des interviews, des articles et au fil du temps, des critiques des films projetés. Restez connectés !</p>
</div></div>



<p>Pour en savoir plus, n&rsquo;hésitez pas à jeter un œil au <a href="https://lesarcs-filmfest.com/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-pale-cyan-blue-color">site officiel</mark></a> des Arcs Film Festival. </p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-pale-cyan-blue-color has-css-opacity has-pale-cyan-blue-background-color has-background"/>



<p><strong>➜ <a href="https://www.facebook.com/media/set/?vanity=movieramafr&amp;set=a.329931999132673" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nos photos du Festival</a>, pour s&rsquo;imprégner de l&rsquo;ambiance</strong></p>



<p>➜ <strong><a href="https://movierama.fr/les-arcs-film-festival-2021-rencontre-avec-lacteur-hugo-becker/">Notre rencontre avec l&rsquo;acteur Hugo Becker</a>, membre du jury court métrage</strong></p>



<p>➜ <strong>Nos critiques des films projetés durant cette treizième édition :</strong></p>



<ul>
<li><a href="https://movierama.fr/murina-la-murene-dans-le-vivier/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Murina</strong></a> d&rsquo;Antoneta Alamat Kusijanovic (<em>Compétition officielle, <em>Caméra d&rsquo;or 2021 à Cannes</em></em>)
<ul>
<li><a href="https://movierama.fr/antoneta-alamat-kusijanovic-rencontre-avec-la-realisatrice-de-murina/">Notre interview</a> de la réalisatrice</li>
</ul>
</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/a-chiara-tel-pere-telle-fille/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A Chiara</a></strong> de Jonas Carpignano (<em>Compétition officielle</em>)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/zai-zai-zai-zai-siffler-sur-la-colline-en-lozere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ZaiZaiZai</a></strong> de François Desagnat (<em>Avant-premières</em>)
<ul>
<li><a href="https://movierama.fr/francois-desagnat-rencontre-avec-le-realisateur-de-zai-zai-zai-zai/">Notre interview</a> du réalisateur</li>
</ul>
</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/robuste-fort-mais-pas-temeraire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robuste</a></strong> de Constance Meyer (<em>Avant-premières</em>)</li>



<li><a href="https://movierama.fr/poulet-frites-polar-a-la-belge/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Poulet Frites</strong></a> (Avant-premières)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/entre-les-vagues-la-vie-est-une-scene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Entre les vagues</a></strong> d&rsquo;Anaïs Volpe (<em>Avant-premières</em>) 
<ul>
<li><a href="https://movierama.fr/interview-avec-la-realisatrice-dentre-les-vagues-anais-volpe/">Notre interview</a> de la réalisatrice.</li>
</ul>
</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/lamb-mere-envers-et-contre-tout/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lamb</a></strong> de Valdîmar Johannsson (<em>Playtime / Film d&rsquo;ouverture</em>)</li>



<li><a href="https://movierama.fr/ali-ava-aimer-encore/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Ali &amp; Ava</strong></a> de Clio Barnard (<em>Playtime</em>)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/great-freedom-la-prison-est-un-autre-placard/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Great Freedom</a></strong> de Sebastian MEISE (<em>Sélection Hauteur</em>)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/olga-tout-donner/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Olga</a></strong> d&rsquo;Elie Grappe (<em>Sélection Focus</em>)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/bigger-than-us-luttes-locales-recit-global-et-vision-bancale/">Bigger than u</a><a href="https://movierama.fr/bigger-than-us-luttes-locales-recit-global-et-vision-bancale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">s</a> </strong>de Flore Vasseur (<em>Sélection Focus</em>)</li>
</ul>
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		<title>Garçon Chiffon &#8211; Rencontre avec l&#8217;acteur et réalisateur Nicolas Maury</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 May 2021 13:28:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTEURS]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[Les Arcs Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La première fois que l&#8217;on a remarqué la présence de Nicolas Maury, avec sa diction précieuse et affectée, c&#8217;était dans Belle Epine de Rebecca Zlotowski. Depuis, on a suivi attentivement son parcours : il a joué devant les caméras de Yann Gonzalez, Riad Sattouf, et plus récemment dans Perdix d&#8217;Erwan Le Dub. Avec Garçon Chiffon, Nicolas Maury est passé pour la première fois derrière la caméra. Nous avons eu le plaisir d&#8217;échanger avec l&#8217;acteur et cinéaste en décembre dernier. Vous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La première fois que l&rsquo;on a remarqué la présence de Nicolas Maury, avec sa diction précieuse et affectée, c&rsquo;était dans Belle Epine de Rebecca Zlotowski. Depuis, on a suivi attentivement son parcours : il a joué devant les caméras de Yann Gonzalez, Riad Sattouf, et plus récemment dans Perdix d&rsquo;Erwan Le Dub. Avec Garçon Chiffon, Nicolas Maury est passé pour la première fois derrière la caméra. Nous avons eu le plaisir d&rsquo;échanger avec l&rsquo;acteur et cinéaste en décembre dernier.</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-vivid-cyan-blue-background-color has-vivid-cyan-blue-color"/>



<p><strong>Vous êtes membre du jury long-métrage de l&rsquo;édition 2020 des Arcs Film Festival, il s&rsquo;agit de votre première participation à cet événement ?</strong></p>



<p>Oui, mais on m&rsquo;en a souvent parlé. On a toujours un ou deux copains acteur ou réalisateur qui y sont allés et qui vous disent la programmation est géniale, en plus on mange de la raclette, de la fondue, donc on est souvent très jaloux. J&rsquo;étais très joyeux qu&rsquo;ils m&rsquo;invitent, sauf que cette année, c&rsquo;est en ligne *rire*. On est à la montagne en pleine Buttes-Chaumont, il manque juste l&rsquo;air pur des hauteurs et la blancheur de la neige.</p>



<p><strong>Comment s&rsquo;est passé votre rencontre avec les dix films de la sélection officielle long-métrage ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est des nouvelles de l&rsquo;Europe, du pouls européen en terme d&rsquo;art et de cinéma. J&rsquo;étais très intéressé, passionné par les mouvements, les préoccupations. Il y a aussi ce choix, comme toujours en cinéma, de la nature du film : est-ce que l&rsquo;on fait un documentaire ou des fictions qui réenchante le monde. C&rsquo;est comme si ça hésitait un peu entre une gravité un peu plombante, et quelque chose de plus petit, de l&rsquo;intime. Je suis plus proche de la deuxième proposition, j&rsquo;ai l&rsquo;impression que ce qu&rsquo;il y a de plus politique aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est d&rsquo;être au plus près de l&rsquo;humain et de laisser les commentaires, les informations à d&rsquo;autres médias. Cela peut toutefois ne pas s&rsquo;exclure.</p>



<p><strong>Le film The Whaler Boy représente plutôt bien cet équilibre entre l&rsquo;intime et le sociétal : il imbrique des figures du rêve américain au parcours initiatique d&rsquo;un jeune chasseur de baleines en Sibérie orientale.</strong></p>



<p>J&rsquo;ai beaucoup aimé le trajet émotionnel du film, la cinématographie, la structure des plans. On est proche du cinéma de Tarkovski, tout en conservant un regard contemporain, d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p><strong>Quel spectateur êtes-vous ?</strong></p>



<p>Je suis un peu un aventurier. Faut que le film m&rsquo;excite un peu sur le papier, soit parce qu&rsquo;il y a un acteur dedans, soit parce que le synopsis est étrange, intriguant. Je cherche plutôt à découvrir, à explorer de nouveaux territoires. Comme on est tous un peu double, j&rsquo;aime aussi retrouver des réalisateurs pour avoir des nouvelles de leur regard. Que le film soit considéré comme majeur ou mineur dans la filmographie du réalisateur, je regarde l&rsquo;ensemble comme un seul mouvement, comme des peintres. Ca peut être les films de Judd Apatow, Claire Denis, Olivier Assayas ou ceux de François Ozon. Si je regarde un peu de tout, je ne suis toutefois pas très attiré par la science-fiction, ni la mode de la dystopie, de cette inquiétude sociétale fantasmée qui appuie sur ce qu&rsquo;il y a de noir dans nos vies. C&rsquo;est un peu rédhibitoire en ce moment pour moi, même s&rsquo;il y a de grands cinéastes dans ce domaine comme Michael Haneke. Lui, il aime montrer le vernis, le gratter, s&rsquo;approcher avec la caméra d&rsquo;une vérité. Je pense que l&rsquo;état de spectateur, quand ce n&rsquo;est pas un spectacle télévisuel débile, c&rsquo;est un état absolument fertile pour la société. Ca me paraît d&rsquo;une grande nécessité.</p>



<div class="wp-block-cover has-background-dim-20 has-background-dim" style="min-height:156px"><img decoding="async" width="1280" height="720" class="wp-block-cover__image-background wp-image-728" alt="" src="http://movierm.cluster030.hosting.ovh.net/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon.jpg" style="object-position:49% 40%" data-object-fit="cover" data-object-position="49% 40%" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon.jpg 1280w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/Garcon-Chiffon-770x433.jpg 770w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><div class="wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-large-font-size"></p>
</div></div>



<p><strong>Garçons Chiffon est sorti le 28 octobre dernier : comment accueillez-vous la critique vis-à-vis de votre premier long-métrage ?</strong></p>



<p>Ma parade, mon bouclier, c&rsquo;est de toujours donner plus lors des entretiens. Dans ce métier, on se révèle en donnant. J&rsquo;estime la critique, j&rsquo;ai déjà écrit pour les Cahier du Cinéma, mais j&rsquo;ai arrêté car je ne voulais écrire que sur l&rsquo;amour, j&rsquo;ai envie d&rsquo;aimer et pas de mettre des bémols au monde. Il y a bien sûr des films, des cinéastes que je n&rsquo;aime pas. Par exemple, je fais une différence entre réaliser et être cinéaste. Ce n&rsquo;est pas du dandysme, il y a des réalisateurs qui n&rsquo;apparaissent jamais. Cette neutralité me pose question. Pour revenir sur mon accueil de la critique, j&rsquo;ai souvent peur de ne plus avoir de générosité en moi. Si on me scie les jambes parfois, je me dis aussi que quelque part, c&rsquo;est la loi. Il y a des mots qui m&rsquo;ont entaillé, qui restent. Dans cette société, tout ce qui vous emmène vers une forme d&rsquo;humilité me semble intéressant. Je préfère rester humble.</p>



<p><strong>Quelles sont vos espérances pour 2021 ?</strong></p>



<p>Espérer, ça serait beau que ça soit une action. Je pense qu&rsquo;il faut joindre la parole à l&rsquo;action. Par exemple moi, je considère que mon devoir, c&rsquo;est d&rsquo;écrire, de jouer des fictions qui réparent et nous relient, que cela soit au théâtre ou au cinéma. J&rsquo;aimerais faire de l&rsquo;art pour l&rsquo;art, porter haut le cinéma et son industrie, les salles, les exploitants, soutenir les gens qui se battent pour programmer des films, les festivals, mais aussi que les spectateurs continuent d&rsquo;avoir un désir pour cet art, de dire que le cinéma est encore jeune, profond, différent du théâtre qui est plus ancien. Plus largement et moins lié au travail, je me demande ce que ça être le monde post-Covid. Ca serait bien un peu d&rsquo;arrêt dans cette course folle du chiffre, du rendement, et le retour des échanges, du contact.</p>



<p><em>Entretien réalisé en décembre 2020 dans le cadre de Les Arcs Film Festival</em></p>
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