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	<title>Archives des CINEMA - MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Archives des CINEMA - MovieRama</title>
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		<title>Rencontre avec Arthur Harari pour L&#8217;Inconnue : la quête de l&#8217;intériorité. Première partie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 07:40:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une sélection cannoise dominée par les grands noms d&#8217;auteur du cinéma européen (Mungiu, Zviaguintsev, Pawlikowski), L&#8217;Inconnue, troisième film d&#8217;Arthur Harari, a débarqué sans crier gare sur la Croisette comme un grand courant d&#8217;air frais artistique, n&#8217;hésitant à déjouer courageusement toutes les attentes et à prendre tous les risques possibles. Arthur Harari, on le connaît sans réellement le connaître. A la fois acteur remarquable (Le Procès Goldman de Cédric Kahn), co-scénariste talentueux (Sybil et l&#8217;oscarisé Anatomie d&#8217;une chute de Justine [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/rencontre-avec-arthur-harari-pour-linconnue-la-quete-de-linteriorite-premiere-partie/">Rencontre avec Arthur Harari pour L&rsquo;Inconnue : la quête de l&rsquo;intériorité. Première partie</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p></p>



<p class="has-drop-cap"><strong>Dans une sélection cannoise dominée par les grands noms d&rsquo;auteur du cinéma européen (Mungiu, Zviaguintsev, Pawlikowski), <a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a>, troisième film d&rsquo;Arthur Harari, a débarqué sans crier gare sur la Croisette comme un grand courant d&rsquo;air frais artistique, n&rsquo;hésitant à déjouer courageusement toutes les attentes et à prendre tous les risques possibles. Arthur Harari, on le connaît sans réellement le connaître</strong>. <strong>A la fois acteur remarquable (<a href="https://movierama.fr/le-proces-goldman-lhistoire-dun-insoumis/">Le Procès Goldman</a> de Cédric Kahn), co-scénariste talentueux (Sybil et l&rsquo;oscarisé <a href="https://movierama.fr/anatomie-dune-chute-scenes-de-la-vie-conjugale/">Anatomie d&rsquo;une chute</a> de Justine Triet), coauteur de bande dessinée (Le Cas David Zimmerman, roman graphique exceptionnel, Prix des Inrockuptibles 2024, coécrit avec son frère Lucas Harari, nous y reviendrons) et surtout et peut-être essentiellement brillant metteur en scène (Diamant noir, <a href="https://movierama.fr/onoda-la-guerre-du-pacifique-naura-pas-de-fin/">Onoda</a>), Arthur Harari est d&rsquo;une certaine manière partout, sans être forcément exposé sous les feux brûlants des projecteurs.</strong> <strong><a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a> s&rsquo;imposait pour partir à la rencontre de ce metteur en scène pour l&rsquo;instant pas si connu mais certainement pas voué à le rester.</strong></p>



<p><strong>Tout d&rsquo;abord félicitations pour votre film. Je voulais savoir ce que vous aviez pensé de l&rsquo;accueil de votre film à Cannes ?</strong> <strong>Comment avez-vous vécu la réception de votre film à Cannes en fait ?</strong></p>



<p>C&rsquo;était plutôt bien. Après, le film a divisé comme on dit communément. Et pour moi, c&rsquo;est une bonne chose. C&rsquo;est-à-dire que le film a eu l&rsquo;air de faire réagir parfois de manière très forte et positive et parfois il a l&rsquo;air de beaucoup déstabiliser. Sur le moment, ce que je me suis dit, c&rsquo;est que, de toute façon, présenter un film en compétition à Cannes, c&rsquo;est toujours un peu fragilisant parce que voilà, c&rsquo;est une exposition très importante. Mais ce que je me suis dit aussi, c&rsquo;est que le film avait une espèce de capacité de déstabilisation qui était en fait quelque chose que je cherchais. Mais une chose est de chercher quelque chose, quand on construit. Une autre chose est de constater quand on effectue le montage, et que le film ne vous appartient plus. Donc voilà, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression que ça témoignait de ça. C&rsquo;est là que le film, j&rsquo;ai l&rsquo;impression, ne répond à aucune des attentes de ce que son sujet laisse présager. Du coup, il est une expérience avec laquelle il faut se débrouiller. Et c&rsquo;est exactement ce que je cherchais.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="552" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp" alt="" class="wp-image-53762" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-768x414.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1536x828.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-770x415.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1400x755.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1320x712.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Vous étiez donc plutôt satisfait de la réception de votre film. Est-ce que vous vous attendiez à quelque chose de plus violent, enfin de pire car finalement l&rsquo;accueil a été plutôt bon, même si cela a clivé? </strong></p>



<p>Non, je ne me suis en fait jamais attendu à ce que le film choque. Ce film n&rsquo;est pas un objet de scandale. Thierry Frémaux avait dit qu&rsquo;il y aurait une bataille d&rsquo;Hernani autour du film, ce que je n&rsquo;avais pas vraiment compris parce que pour moi, encore une fois, le film ne se prêtait pas à une forme de bataille rangée. Il n&rsquo;y a rien de scandaleux dans le film. Encore une fois, le film est surtout déstabilisant, je pense. Mais non, je ne m&rsquo;attendais pas à quelque chose de violent du tout.</p>



<p><strong>Je ne sais pas si vous avez vu d&rsquo;autres films de la sélection officielle en compétition.</strong></p>



<p>J&rsquo;en ai vu un, celui d&rsquo;Emmanuel Marre&#8230;et aussi celui d&rsquo;Almodóvar.</p>



<p><strong>Parce que moi il m&rsquo;a semblé que les auteurs ne prenaient pas trop de risques cette année, en demeurant très conformes à leur univers, même James Gray de manière très brillante ou d&rsquo;autres un peu moins, sauf justement vous et Emmanuel Marre qui tentiez délibérément autre chose. Et par conséquent je voulais vous interroger sur la notion de risque. Est-elle très importante dans votre conception du cinéma ?</strong></p>



<p>Oui, absolument. Disons que ce n&rsquo;est pas tellement d&rsquo;ailleurs une position théorique, c&rsquo;est que je n&rsquo;arrive pas moi-même à concevoir des projets ou des films sur du long terme &#8211; parce que ça prend du temps de faire un film,- où il n&rsquo;y aurait pas une forte dimension de risque. <br>C&rsquo;est quelque chose qui, moi, me stimule. Et au-delà d&rsquo;une stimulation un peu aventureuse, j&rsquo;ai besoin d&rsquo;avoir l&rsquo;impression que je vais découvrir quelque chose quand je l&rsquo;entreprends, , et ne pas maîtriser le territoire dans lequel je me lance à la fois en termes de sens, d&rsquo;esthétique et même de fabrication. Quel genre de choses je vais rencontrer sur le chemin ? Quelles difficultés d&rsquo;écriture? Il faut vraiment qu&rsquo;il y ait une dimension de découverte, comme s&rsquo;il fallait que je repousse un peu les frontières de ce que je connais déjà pour être stimulé et pour qu&rsquo;il y ait une vraie aventure esthétique. Donc c&rsquo;est très central pour moi, cette notion de risque.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="840" height="450" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/1018278_cx__cy__cw__ch_-840x450-1.jpeg" alt="" class="wp-image-53763" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/1018278_cx__cy__cw__ch_-840x450-1.jpeg 840w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/1018278_cx__cy__cw__ch_-840x450-1-300x161.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/1018278_cx__cy__cw__ch_-840x450-1-768x411.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/1018278_cx__cy__cw__ch_-840x450-1-770x413.jpeg 770w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Donc votre projet, il vient d&rsquo;un roman graphique co-écrit avec votre frère Lucas [Le Cas David Zimmerman, éditions Sarbacane, NDLR]. Dès l&rsquo;écriture du roman graphique, vous pensiez déjà au cinéma, à une adaptation cinématographique ?</strong></p>



<p>Oui, enfin très tôt parce qu&rsquo;en fait je n&rsquo;aurais pas co-écrit avec mon frère si je n&rsquo;avais pas eu envie d&rsquo;en faire un film dès le départ, Mais en vérité, il y avait déjà un projet, mon frère m&rsquo;a parlé de son projet qui existait pour une bande dessinée. Il n&rsquo;avait pas pensé me le proposer pour le co-écrire. Il avait travaillé un certain temps dessus et il était un peu bloqué. Et en fait, au moment où il m&rsquo;en a parlé, j&rsquo;ai trouvé l&rsquo;idée et les prémices vraiment géniales Et donc son projet m&rsquo;est resté en tête pendant un certain temps. Et à ce moment là, j&rsquo;ai vu le film de Bruno Dumont, <strong><a href="https://movierama.fr/france-ne-mappelez-plus-jamais-france/">France </a></strong>avec Léa Seydoux et là, elle m&rsquo;a fait un effet très fort dans ce film et je.me suis dit que j&rsquo;avais envie de faire un film avec elle et tout de suite j&rsquo;ai identifié que je pouvais faire un film de cette idée de mon frère avec elle. Et donc j&rsquo;ai proposé à mon frère de l&rsquo;aider à écrire la bande dessinée, d&rsquo;aller au bout de l&rsquo;écriture et ensuite que j&rsquo;en ferai un film. C&rsquo;est comme ça que ça s&rsquo;est passé dès le départ.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-53777" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-1024x683.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-1536x1024.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-1400x934.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320-1320x880.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4483320.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>C&rsquo;est une adaptation assez voire très fidèle, mais vous avez un peu élagué quelques aspects, comme l&rsquo;aspect de la judéité qui est moins présent dans le film, et il y a même beaucoup de passages qui sont beaucoup plus silencieux et font plus penser au cinéma muet d&rsquo;une certaine manière. Et puis, la fin semble un peu différente. </strong></p>



<p>La fin est très différente, mais elle est beaucoup plus brève dans la bande dessinée. Dans le film, il y a une sorte de dernière partie quand le personnage de Léa se retrouve à l&rsquo;hôpital qui n&rsquo;existe pas dans la BD. Après la disparition du personnage de Samia -Malia dans le film, qui s&rsquo;appelle Samia dans la BD &#8211; il y a très peu de choses, une scène muette avec la mère, une ellipse, et tout est silencieux à la fin de la BD, sans explication. Mais en tout cas, oui, les fins sont très différentes. Par contre, dans la scène avec la mère dont vous vous souvenez, qui est très longue dans la bande dessinée, elle se trouve bien plus tôt dans le récit. Il y a une très longue scène chez la mère dans la BD qui existe aussi dans le film, mais qui est extrêmement dialoguée, et c&rsquo;est là où notamment la question de la judéité est vraiment très approfondie.</p>



<p><strong>On peut penser à la transidentité en voyant votre film, mais je sais que, en fait, vous avez visé quelque chose de plus profond parce que, au départ, votre frère hésitait à approfondir le projet car il ne savait pas s&rsquo;il pouvait traiter ce sujet-là. Et puis vous, vous avez pensé que ça allait au-delà. En fait, c&rsquo;était plus une question d&rsquo;identité, de vertige de l&rsquo;identité, de quelque chose qui peut s&rsquo;appliquer, que ce soit à la vieillesse, la dépression ou à la folie, d&rsquo;une dissociation entre le corps et l&rsquo;esprit. </strong></p>



<p>Ou même je dirais une dissociation entre soi et soi. C&rsquo;est même pour des gens qui n&rsquo;ont pas forcément une sensation de mal-être dans leur corps ou de ne pas se sentir bien dans leur peau, comme on dit, de façon très littérale. La question d&rsquo;une espèce de non-coïncidence avec soi, enfin, de ne pas être soi ou de ne pas savoir comment être soi, cela me semble très très largement partagé et extrêmement universel.</p>



<p><strong>D&rsquo;ailleurs, j&rsquo;ai pensé que, en voyant la scène avec le personnage de Sophie, vous aviez trouvé une explication à la folie. En fait, un esprit autre qui habite un corps qui ne lui appartient pas. Et donc ça pouvait vraiment s&rsquo;appliquer à la folie, ça pouvait aussi s&rsquo;appliquer à d&rsquo;autres thématiques comme la vieillesse, le fait de ne plus se reconnaître dans son propre corps. </strong></p>



<p>Tout ça, ce sont des expériences d&rsquo;aliénation. Or l&rsquo;aliénation, c&rsquo;est à la fois cela, la folie, être aliéné, mais être aliéné, cela veut dire aussi, se sentir étranger, c&rsquo;est quand l&rsquo;étranger s&#8217;empare de soi. Donc c&rsquo;est vraiment le point commun d&rsquo;un type d&rsquo;expérience, d&rsquo;une sensation d&rsquo;être dépossédé de soi ou que quelqu&rsquo;un ou quelque chose d&rsquo;autre vous possède. C&rsquo;est littéralement des possédés, quelqu&rsquo;un qui est possédé, c&rsquo;est quelqu&rsquo;un qui serait fou. Donc effectivement, il m&rsquo;a semblé, c&rsquo;était déjà le cas dans la bande dessinée, une des choses très fortes, c&rsquo;est que la fable, créée par mon frère, avait déjà une dimension de métaphore, d&rsquo;allégorie très protéiforme et qui touchait évidemment à la question de la folie, de la dépossession ou de la possession, mais avec des dimensions extrêmement concrètes qui sont liées au corps, au genre, au sexe, etc. ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;identité juive. Ça peut être très spécifique et en même temps déboucher sur une forme d&rsquo;abstraction ou de métaphysique qui ne représente pas pour moi un mot négatif. Et voilà que cette alliance-là, cet alliage-là de choses extrêmement concrètes et de possibilité de méditations métaphysiques, me semblait très riche.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="667" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-1024x667.webp" alt="" class="wp-image-53764" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-1024x667.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-300x195.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-768x500.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-770x501.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-1400x911.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775-1320x859.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/416775.webp 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Vous avez choisi pour vos trois films d&rsquo;explorer le genre. Enfin à chaque fois des genres différents. C&rsquo;est un peu votre côté kubrickien (il rit), le fait de détourner le genre pour y imprimer votre marque personnelle. D&rsquo;ailleurs, en écoutant la musique, on ne peut pas s&#8217;empêcher de penser un peu à Eyes wide shut, ces quelques notes de piano un peu dénudées. Je ne sais pas si c&rsquo;est quelque chose qui vous a un peu inspiré.</strong></p>



<p>Ce n&rsquo;était pas forcément immédiat, c&rsquo;est à dire que je ne suis pas sûr d&rsquo;avoir fait écouter cette musique au musicien du film, enfin d&rsquo;avoir pointé dans cette direction explicitement. Je ne crois pas avoir parlé au musicien, mais il se trouve que <strong>Eyes wide shut</strong> était une des références que j&rsquo;avais, qu&rsquo;on avait, et notamment j&rsquo;en avais parlé avec les acteurs, on en avait parlé avec Léa. C&rsquo;est un film qu&rsquo;elle adore et donc on a parlé notamment de la façon dont Tom Cruise est habité et d&rsquo;être un témoin ahuri de ce qui lui arrive. Et donc c&rsquo;était très présent. Et <strong>Eyes wide shut</strong>, c&rsquo;est vraiment mon film préféré de très loin et j&rsquo;adore la musique notamment, mais il se trouve que, de façon un peu hasardeuse, je pense que le musicien est tombé sur cette musique très décharnée comme ça au piano. C&rsquo;est quelque chose qui évoque le film de Kubrick, mais je ne suis pas sûr que ce soit extrêmement conscient de sa part. Mais pour revenir à la question du genre, moi je ne réfléchis pas forcément en me disant : tiens, quel genre maintenant je vais pouvoir aborder ? Je ne vais pas me lancer dans une réflexion comme ça, détachée ou un peu théorique. Il se trouve que ça s&rsquo;est fait comme ça sur mes deux films précédents, pour des raisons presque indépendantes de ma volonté consciente. Et sur ce film-là, comme je le disais, c&rsquo;est mon frère qui m&rsquo;a presque apporté sur un plateau cette variation-là qui se trouve évidemment du côté du fantastique. Bon, je tournais un peu autour de ça, précédemment parce que j&rsquo;avais tenté l&rsquo;adaptation d&rsquo;un livre fantastique qui tournait pour le coup autour de la visibilité, du don d&rsquo;invisibilité, qu&rsquo;il y avait donc quelque chose qui m&rsquo;attirait là-dedans, mais je n&rsquo;en suis pas à me dire voilà, chaque film sera un genre différent. Il se trouve que c&rsquo;est plutôt ce dont on parlait tout à l&rsquo;heure, de découvrir un nouveau territoire et de se déplacer à l&rsquo;intérieur. Le risque, c&rsquo;est d&rsquo;aborder quelque chose qu&rsquo;on ne connaît pas et qui possède une forme avec des règles particulières. C&rsquo;est une manière de se mettre en risque. Mais je ne me dis pas, tiens, je vais prendre un genre et le détourner et voilà. C&rsquo;est plutôt que cela offre des possibilités à la fois esthétiques, romanesques et encore une fois définies, qui m&rsquo;intéressent. Et le genre, c&rsquo;est un véhicule pour moi, c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il engendre une forme d&rsquo;excitation parce qu&rsquo;il contient tout un ensemble de codes presque exotiques selon les genres qui permettent de passer un contrat d&rsquo;excitation avec le spectateur et sur ce chemin-là, quelque chose de plus profond, de plus abstrait ou déroutant ou de plus nouveau.</p>



<p><strong>On a l&rsquo;impression qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de lien entre vos trois films, mais en fait il s&rsquo;agit à chaque fois des hommes en perte de père ou repères : que ce soit évidemment le spectre du père, dans Diamant noir, Hiro-Hito dans <a href="https://movierama.fr/onoda-la-guerre-du-pacifique-naura-pas-de-fin/" type="link" id="https://movierama.fr/onoda-la-guerre-du-pacifique-naura-pas-de-fin/">Onoda</a>, ou le père de David qui s&rsquo;est suicidé dans <a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a>. J&rsquo;ai l&rsquo;impression que c&rsquo;est vraiment récurrent, même si ce sont des films très différents.</strong></p>



<p>Oui, c&rsquo;est sûr que c&rsquo;est un point commun, explicite, qui rapproche les personnages des films et qui, je le constate moi même, il y a quelque chose comme ça, donc comme la figure du père, mais qui est chaque fois très fantomatique et la plupart du temps absente. Alors dans <strong><a href="https://movierama.fr/onoda-la-guerre-du-pacifique-naura-pas-de-fin/" type="link" id="https://movierama.fr/onoda-la-guerre-du-pacifique-naura-pas-de-fin/">Onoda</a></strong>, elle est présente puisque le père est là au début, et ensuite apparaît l&rsquo;espèce de père de substitution qui est le mentor, mais en fait le personnage principal passe les trois quarts du film, quasiment la totalité du film, sans père ni figure paternelle, qui deviennent évanescentes et qui sont écrasantes à force d&rsquo;être absentes. Et c&rsquo;est la même chose dans <strong><a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a>,</strong> avec David hanté par son père de manière fantomatique. Les films ont aussi des points communs très forts sur les expériences de solitude, d&rsquo;aliénation, de subjectivité presque infernale, Ce sont des personnages prisonniers d&rsquo;une espèce de subjectivité. Mais c&rsquo;est bien lié à la question du père. Ils sont dépossédés de leur propre regard parce que d&rsquo;une certaine manière, ils se trouvent dans un regard qui les enferme, lié à leur ascendance, à leur paternité. Donc pour moi, les parcours sont très liés, comme les films.</p>



<p><strong>L&rsquo;Inconnue, c&rsquo;est un film évidemment sur le double et je peux vous dire que j&rsquo;ai vécu une expérience étrange. À l&rsquo;issue de la première projection de presse, j&rsquo;ai vu une première fois votre film et j&rsquo;en suis sorti très désorienté (il rit). Je n&rsquo;en avais pas pensé du mal, mais je ne savais justement pas trop quoi en penser. Et en fait, il s&rsquo;est passé la nuit et il s&rsquo;est trouvé que j&rsquo;avais aussi une place pour la séance tôt le matin à 8 h et demie. Donc je l&rsquo;ai revu et il ne s&rsquo;est absolument rien passé entre les deux. Et tout d&rsquo;un coup c&rsquo;est devenu limpide en fait. Donc je pense que L&rsquo;Inconnue, c&rsquo;est une expérience qu&rsquo;il faut voir au moins deux fois, La première fois, pour se perdre, se sentir perdu <strong>et être désorienté</strong>, ce qui n&rsquo;est pas une sensation désagréable mais surtout inhabituelle. La deuxième, pour pouvoir se repérer et apprécier le voyage intérieur. </strong></p>



<p>D&rsquo;accord avec vous, absolument d&rsquo;accord avec vous. Je ne peux pas vous dire que je l&rsquo;avais prévu, je n&rsquo;ai pas du tout ce genre de prescience. Un film, c&rsquo;est une surface dans laquelle on va projeter des choses. Tous les films ne font pas ça. D&rsquo;ailleurs, il existe des films sur lesquels on n&rsquo;est pas appelé à projeter, et où tout est univoque. Moi j&rsquo;ai de plus en plus de mal avec ce type de films, c&rsquo;est-à-dire des films qui m&rsquo;informent de quelque chose et qui peuvent me procurer de l&rsquo;émotion, mais une émotion qui est exactement la même que celui d&rsquo;à côté va vivre, parce que elle, elle n&rsquo;a qu&rsquo;une dimension, elle est unidimensionnelle. Et j&rsquo;ai de plus en plus de goût pour les films ou les livres d&rsquo;ailleurs, qui me laissent une grande part de monde ou de silence. Quand je dis silence, c&rsquo;est-à-dire que l&rsquo;auteur ne nous. indique rien d&rsquo;intelligible. C&rsquo;est à nous d&rsquo;interpréter cette béance. Et c&rsquo;est très déstabilisant car c&rsquo;est un langage qui n&rsquo;est pas le langage articulé, mais quelque chose de l&rsquo;ordre de l&rsquo;expérience. Et c&rsquo;est particulièrement vrai dans les films qui sont des séances de vie qui s&rsquo;inscrivent dans dans la durée et qui ne prennent pas la forme d&rsquo;un discours structuré ou d&rsquo;une expérience signifiante. Alors évidemment que c&rsquo;est signifiant, mais pas forcément traductible sous la forme d&rsquo;un discours. Donc moi je peux dire que cette capacité du film à se révéler une deuxième fois et peut-être une troisième fois est extrêmement intéressante,</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="692" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-1024x692.webp" alt="" class="wp-image-53766" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-1024x692.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-300x203.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-768x519.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-770x520.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-1400x946.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017-1320x892.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/4922017.webp 1480w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Au départ, <a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/">L&rsquo;Inconnue</a>, c&rsquo;est une histoire de body swap (échange de corps). Donc on pouvait penser que ça allait partir dans une direction de film fantastique avec des effets spéciaux, ou alors dans une direction de comédie burlesque. Quand j&rsquo;ai lu le synopsis de votre film, j&rsquo;ai plutôt pensé à Volte-face de John Woo qui interroge aussi d&rsquo;une certaine manière les vertiges de l&rsquo;identité. </strong></p>



<p>Oui, je connais très bien ce film-là. Je l&rsquo;avais d&rsquo;ailleurs revu lors de la préparation de l&rsquo;écriture de la BD. C&rsquo;est vrai que c&rsquo;est l&rsquo;un des films qui viennent à l&rsquo;esprit, lors qu&rsquo;on réfléchit au body swap. D&rsquo;ailleurs, ce qui est intéressant dans le film de John Woo, en dehors du fait que c&rsquo;est un film à gros moyens, c&rsquo;est que tout repose sur la performance des deux acteurs. On nous demande de croire que l&rsquo;un est l&rsquo;autre et l&rsquo;autre est l&rsquo;un. Et ça c&rsquo;est très proche de mon film. C&rsquo;est un film beaucoup plus marqué, et à la limite caricatural, mais que j&rsquo;aime bien. </p>



<p><strong>C&rsquo;est parce qu&rsquo;il y a une sorte de vertige similaire de l&rsquo;identité et donc un passage de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, etc. Sauf que dans votre film, il y a un traitement réaliste, voire même quasi documentaire et l&rsquo;impression que, en fait, vous avez choisi ce traitement réaliste, peut-être pour ne pas aller dans les directions que j&rsquo;ai évoquées auparavant. C&rsquo;est-à-dire le film fantastique avec effets spéciaux ou la comédie loufoque, et que ce soit pour exclure ces directions de l&rsquo;esprit du spectateur et l&rsquo;orienter immédiatement vers une dimension existentielle. </strong></p>



<p>En fait, cela ne s&rsquo;est même pas présenté comme des options. Dès le départ, dans la bande dessinée, mon frère a eu cette idée que je trouve extraordinaire de prendre au sérieux le monde qu&rsquo;on créait, aussi bien pour nous en le fabriquant, que pour les personnages qui étaient obligés de le prendre au sérieux parce qu&rsquo;ils le vivaient. Et là, je me suis dit, c&rsquo;est quelque chose que je n&rsquo;ai jamais vu, cette dimension complètement terre-à-terre et réelle pour ce type d&rsquo;histoire. Et c&rsquo;est ça qui ouvrait la porte au vertige existentiel le plus grand, à l&rsquo;angoisse la plus grande, et à la dimension entêtante de cette histoire. Et là, il y a quelque chose de très fort. Et tout de suite, quand je l&rsquo;ai projeté en film, je me suis dit c&rsquo;est presque d&rsquo;autant plus du cinéma, dans la mesure où le cinéma a vraiment quelque chose à voir avec le réel. Enfin, on filme des corps, ils sont là et pour peu qu&rsquo;on regarde quelque chose vraiment tel qu&rsquo;il se trouve là, il y a une annonce de la captation des apparences qui fait que qu&rsquo;on est appelé à croire que ce qui est en face de nous, est bien en face de nous.<br>Donc je me suis dit ça, je ne l&rsquo;avais jamais vu. Je me dis, on prend une femme mais à l&rsquo;intérieur c&rsquo;est un homme. Mais personne &#8211; à part nous et le personnage &#8211; ne le sait. Et ça change tout. Ça fait que les apparences ne sont plus fiables et en même temps, elles sont là, c&rsquo;est là, c&rsquo;est. Et je me suis dit mais il y a une expérience presque de nausée sartrienne, sur ce que c&rsquo;est que d&rsquo;exister et d&rsquo;être là. Et donc le fantastique venait même du fait qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;anormal. Et ça, je me suis dit OK, ça rejoint une expérience très forte qui est d&rsquo;abord, je pense, littéraire. Une expérience du fantastique qui consiste à introduire un élément impossible dans un monde normal, dans notre monde commun et pour que tout vacille, cela permet de réinterroger notre conscience : savoir que quelque chose est change tout à ce qu&rsquo;on voit du monde. C&rsquo;est comme si quelqu&rsquo;un avait une révélation. En fait, le monde est fou et que tout ça est un principe de la matrice. Eh bien cela change tout. C&rsquo;est là qu&rsquo;on voit les choses. Et en fait, elles ne sont pas ce qu&rsquo;elles ont l&rsquo;air d&rsquo;être. Et pourtant tout le monde les voit comme ça. Et là naît le vrai fantastique. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="495" height="767" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/18842390-1.webp" alt="" class="wp-image-53770" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/18842390-1.webp 495w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/18842390-1-194x300.webp 194w" sizes="(max-width: 495px) 100vw, 495px" /></figure>



<p></p>



<p>Donc ce n&rsquo;était pas une manière de dire ah tiens, je vais prendre le contrepied de ce qu&rsquo;on attend ou on ne va pas traiter ça comme d&rsquo;habitude, de manière comique, alors qu&rsquo;on pourrait penser que c&rsquo;était le projet de départ. En fait, ce n&rsquo;était pas post-moderne, ce n&rsquo;était pas un contrepied, ce n&rsquo;était pas une réaction. D&rsquo;autant que l&rsquo;autre grande référence, c&rsquo;est le film de Blake Edwards, <strong>Dans la peau d&rsquo;une blonde</strong> (<strong>Switch</strong>, 1991), un film que j&rsquo;adore et qui est un film comique, mais qui d&rsquo;ailleurs au bout d&rsquo;un moment bifurque et n&rsquo;est plus tellement comique. La fin du film est presque élégiaque et a une dimension quasiment tragique. Il partage beaucoup de points communs avec mon film. Donc, pour mes références, je peux dialoguer avec des choses qui se trouvent a priori très loin de ce que je fais, sans être du tout dans une posture de surplomb, de maîtrise ou de distance.</p>



<p>Par exemple, j&rsquo;ai vu <strong>Volte-face</strong> et je me suis demandé tout simplement, comment ça marche, comment font les acteurs. Et idem, je me suis posé la même question pour <strong>Dans la peau d&rsquo;une blonde</strong>. Eh bien dans les deux cas, ça fonctionne par l&rsquo;excès, c&rsquo;est-à-dire que c&rsquo;est la caricature quand un homme doit jouer une femme ou une femme un homme ou quand John Travolta doit jouer Nicolas Cage et inversement, Leur manière de faire, c&rsquo;est de forcer le trait. Les personnages sont très marqués. C&rsquo;est un macho qui est dans la peau d&rsquo;une blonde canon de beauté. Enfin je me suis dit ok, en fait c&rsquo;est tellement impossible à croire qu&rsquo;il faut sauter par-dessus la croyance, y aller à fond et jouer la caricature.<br>Du coup tous les traits sont marqués. Et donc quand j&rsquo;ai fait le casting et qu&rsquo;ensuite j&rsquo;ai travaillé avec les acteurs notamment Niels, toute la question de la caricature s&rsquo;est posée : comment jouer une jeune femme. Alors on faisait des séances de travail où il poussait parfois un peu trop loin, avec des gestes un peu efféminés, et on s&rsquo;est rendu compte que ce n&rsquo;était pas ce qu&rsquo;on voulait. Et non, précisément, le réalisme du film tenait au fait de dépouiller les choses et de ne pas aller du côté de la surcharge ou du <em>bigger than life</em>, parce que c&rsquo;était une manière de s&rsquo;éloigner de ce réalisme qu&rsquo;on recherchait.</p>



<p><strong>Il fallait qu&rsquo;il soit féminin sans être efféminé. </strong></p>



<p>Exactement. Il fallait qu&rsquo;il soit cette jeune femme, cette personne. Donc elle est un signal clignotant qui nous dit que c&rsquo;est une fille, en dépit des apparences. Donc il fallait que ça transpire de lui, en évitant le surjeu. .</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="673" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-1024x673.webp" alt="" class="wp-image-53768" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-1024x673.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-300x197.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-768x505.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-1536x1010.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-770x506.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-1400x921.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-759x500.webp 759w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522-1320x868.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/380522.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>J&rsquo;ai pensé en voyant le film à une notion de réalisme invisible. Un peu comme quand certains metteurs en scène fixent des règles, comme dans Dogville par exemple, où on trace les contours des maisons à la craie et que Lars von Trier demande au spectateur d&rsquo;y croire du début à la fin. Et donc il y a une règle du jeu que vous posez et puis en fait, le public suit ou ne suit pas.</strong> <strong>Et donc c&rsquo;est ça qui fait que les spectateurs adhèrent ou pas, c&rsquo;est le fait qu&rsquo;ils arrivent à imaginer les personnes qui sont derrière l&rsquo;apparence, en fait.</strong></p>



<p>Absolument, Il y a quelque chose de cet ordre. Alors je n&rsquo;ai jamais vu <strong>Dogville </strong>mais c&rsquo;est sans doute le film de Lars von Trier que j&rsquo;aimerais le plus voir aujourd&rsquo;hui. On m&rsquo;en a parlé un petit peu par rapport à mon film. Cela relève d&rsquo;un pari ou d&rsquo;un contrat avec le spectateur. Quand Lucas m&rsquo;a raconté cette histoire, je me suis dit c&rsquo;est génial quand même, je vais filmer une femme et en fait, tout du long, on saura que derrière il y a quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Donc je filmerai en permanence deux choses, ce qu&rsquo;on voit et ce qu&rsquo;on ne voit pas. Et d&rsquo;une certaine manière, on peut dire que c&rsquo;est le cas dans toute fiction. <br>Parce que, en fait, il y a une chose qui me fascine, moi, dans le cinéma, et en particulier dans le cinéma narratif, les personnages. On filme toujours l&rsquo;extérieur des gens, comme dans dans nos vies, quand on voit des gens, on n&rsquo;en voit que l&rsquo;extérieur. Et en fait, il y a toute la question de l&rsquo;accès à l&rsquo;intériorité et la question de qu&rsquo;est ce qu&rsquo;il y a derrière les visages, Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a dans la tête des gens ?</p>



<p>Nous, on vit une expérience intérieure. En même temps, on est un corps mais l&rsquo;expérience intérieure de l&rsquo;autre, on ne la connaîtra jamais, à part à travers des mots qui sortent. Mais ce ne sont que des manifestations extérieures. Le pari du film était qu&rsquo;on pouvait essayer de représenter cette espèce d&rsquo;impossibilité d&rsquo;accès ou peut-être de possibilité d&rsquo;accès à une forme d&rsquo;intériorité des consciences, tout en étant en permanence confronté à une enveloppe extérieure dont on sait qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas fiable, elle ne l&rsquo;est pas et en fait, en même temps, petit à petit, la question se pose, elle devient fiable, la pensée devient le corps de David. Par exemple, David à la fin n&rsquo;est plus autre chose que Léa Seydoux. Et tout le chemin du film consiste à le faire coïncider avec cette extériorité. Donc voilà c&rsquo;est ce qui me plaît beaucoup dans ce que vous dites, cette notion de réalisme invisible, c&rsquo;était mon objectif.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="553" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-1024x553.webp" alt="" class="wp-image-53772" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-1024x553.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-768x415.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-1536x829.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-770x416.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-1400x756.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323-1320x713.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/dad023f94faabc63ddda37857c3b0323.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>Par rapport à votre direction d&rsquo;acteurs, je peux vous dire très honnêtement que pendant tout le début du film, Niels Schneider, je ne l&rsquo;ai absolument pas reconnu. </strong></p>



<p>Oui, énormément de gens me disent ça. .</p>



<p><strong>C&rsquo;est-à-dire que vraiment pendant je ne sais pas, au moins dix minutes, un quart d&rsquo;heure, je me suis dit bon bah c&rsquo;est qui alors ?</strong></p>



<p>Quand va arriver Niels? (rires) </p>



<p><strong>Et puis j&rsquo;ai fini par me dire, comme dans L&rsquo;Impasse de Brian de Palma, pour Sean Penn, par défaut, cela doit être lui ! (rires) C&rsquo;est quasiment une performance à la Christian Bale dans The Machinist, il est famélique, souffreteux, christique. C&rsquo;est vraiment très impressionnant. C&rsquo;est même assez effrayant. </strong></p>



<p>Il a perdu beaucoup de kilos. Une partie du malaise du film provient de ça, je pense.  </p>



<p><br>Entretien réalisé par David Speranski le 18 août 2026</p>



<p>Dans la deuxième partie, Arthur Harari nous éclairera sur Léa Seydoux, la conception de certaines scènes de son film, <a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue/"><strong>L&rsquo;Inconnue</strong></a>, ses inspirations, ses films de référence.</p>



<p class="has-drop-cap"></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/rencontre-avec-arthur-harari-pour-linconnue-la-quete-de-linteriorite-premiere-partie/">Rencontre avec Arthur Harari pour L&rsquo;Inconnue : la quête de l&rsquo;intériorité. Première partie</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Top Christopher Nolan : ses 13 films classés par vote des membres de la rédaction de MovieRama</title>
		<link>https://movierama.fr/top-christopher-nolan-ses-13-films-classes-par-vote-des-membres-de-la-redaction-de-movierama/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 14:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[DOSSIERS]]></category>
		<category><![CDATA[FILMS]]></category>
		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec L&#8217;Odyssée, Christopher Nolan a à nouveau créé l&#8217;évènement cinématographique. Depuis 28 ans, il n&#8217;a cessé de progresser de ses premiers films indépendants (Following, Memento) à ses blockbusters d&#8217;auteur (Oppenheimer, L&#8217;Odyssée). Christopher Nolan occupe désormais une place centrale dans le cinéma d&#8217;aujourd&#8217;hui, ce qui ne supprime pas pour autant les détracteurs et les critiques. C&#8217;était l&#8217;occasion rêvée de faire le point sur son oeuvre en faisant élire par chaque membre de la rédaction ses cinq films préférés de Christopher Nolan. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Avec <strong><a href="https://movierama.fr/lodyssee-partir-revenir/">L&rsquo;Odyssée</a></strong>, Christopher Nolan a à nouveau créé l&rsquo;évènement cinématographique. Depuis 28 ans, il n&rsquo;a cessé de progresser de ses premiers films indépendants (<strong>Following</strong>, <strong>Memento</strong>) à ses blockbusters d&rsquo;auteur (<strong><a href="https://movierama.fr/oppenheimer-tempete-sous-un-crane/">Oppenheimer,</a></strong> <strong><a href="https://movierama.fr/lodyssee-partir-revenir/">L&rsquo;Odyssée</a></strong>). Christopher Nolan occupe désormais une place centrale dans le cinéma d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ce qui ne supprime pas pour autant les détracteurs et les critiques. C&rsquo;était l&rsquo;occasion rêvée de faire le point sur son oeuvre en faisant élire par chaque membre de la rédaction ses cinq films préférés de Christopher Nolan. Précisons une chose : tous ne l&rsquo;aiment pas. Certains l&rsquo;aiment surtout depuis sa phase « sérieuse », inaugurée par <strong><a href="https://movierama.fr/dunkerque-une-plongee-sensorielle-dans-loperation-dynamo/">Dunkerque</a> </strong>; d&rsquo;autres l&rsquo;ont adoré dans leur adolescence avant de le critiquer assez durement aujourd&rsquo;hui. Et d&rsquo;autres encore essaient d&rsquo;aimer toutes ses différentes périodes en y trouvant dans l&rsquo;éventail du cinéma contemporain une rare cohérence ainsi qu&rsquo;une authentique liberté. Donc voici les 13 films de Christopher Nolan classés du dernier au premier dans le cadre d&rsquo;un classement général, établi par les votes des membres de la rédaction de MovieRama. Ensuite vous pourrez découvrir les Top 5 de chaque rédacteur, tops individuels qui ont contribué à établir ce classement général. Bonne lecture!</p>



<p><strong>Classement général des films de Christopher Nolan, du dernier au premier </strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1014" height="720" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/20092719.webp" alt="" class="wp-image-53526" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/20092719.webp 1014w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/20092719-300x213.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/20092719-768x545.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/20092719-770x547.webp 770w" sizes="(max-width: 1014px) 100vw, 1014px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>13. The Dark Knight rises (2012), 0 point. </strong></p>



<p>Seul film de Christopher Nolan n&rsquo;ayant obtenu aucun point de la part de nos rédacteurs, la conclusion de la Trilogie Dark Knight pâtit sans doute du traumatisme Marion Cotillard, scène ratée qui ne dure que quelques secondes sur 2h40 de film. Pourtant il clôt en beauté et de manière cohérente cette trilogie, en revenant sur certains des personnages du premier volet. Certainement à réévaluer à l&rsquo;avenir.  </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-53509" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following-1024x768.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following-300x225.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following-768x576.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following-770x578.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/featured_following.jpg 1108w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>12. Following (1998), 7 points </strong></p>



<p>Souvent classé dernier dans les Tops, (car la plupart du temps, les gens ne l&rsquo;ont pas vu et savent à peine qu&rsquo;il existe), ce premier film échappe ici de peu à ce déshonneur. Pourtant tout Nolan est déjà là : manipulation, différentes lignes temporelles, mensonge au coeur de l&rsquo;histoire, culpabilité du narrateur. Pour un budget de 6 000 dollars, le film a rapporté 21 fois sa mise de départ et révélé le talent incontestable de son auteur. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="441" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia-1024x441.jpeg" alt="" class="wp-image-53518" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia-1024x441.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia-300x129.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia-768x331.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia-770x332.jpeg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/insomnia.jpeg 1160w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p> <strong>11. Insomnia (2002), 17 points </strong></p>



<p>Premier film de studio pour Christopher Nolan, remake d&rsquo;un film norvégien, <strong>Insomnia </strong>est surtout l&rsquo;occasion pour lui de se confronter pour la première fois à des stars, Al Pacino et Robin Williams. Mission accomplie pour Nolan qui parvient à dompter ces grands fauves. Sur le fond, <strong>Insomnia </strong>lui permet d&rsquo;affirmer son intérêt pour les personnages tourmentés, dans le prolongement de <strong>Memento</strong>, même s&rsquo;il abandonne ici les intrigues non linéaires. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-53521" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2-1024x576.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2-300x169.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2-768x432.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2-770x433.jpeg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/184338-memento_1-2.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>10. Memento (2000), 18 points </strong></p>



<p><strong>Memento </strong>est sans doute le premier véritable coup d&rsquo;éclat de Christopher Nolan. Film noir Innovant et expérimental, <strong>Memento </strong>met en place pour évoquer l&rsquo;histoire d&rsquo;un type qui ne se souvient plus des quinze minutes précédentes qu&rsquo;il a vécues, deux lignes temporelles : l&rsquo;une qui avance en noir et blanc, et surtout l&rsquo;autre qui raconte les faits à l&rsquo;envers, en couleurs. Aujourd&rsquo;hui, <strong>Memento </strong>reste le film préféré signé Christopher Nolan, de Steven Spielberg.  </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="600" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/dark-knight.png" alt="" class="wp-image-53525" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/dark-knight.png 1000w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/dark-knight-300x180.png 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/dark-knight-768x461.png 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/dark-knight-770x462.png 770w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>9. The Dark Knight (2008), 19 points </strong></p>



<p><strong>The Dark Knight </strong>a su capturer comme rarement le zeitgest de son époque, les années 2000, quelques années après la tragédie du 11 septembre : terrorisme, anarchie et chaos. L&rsquo;interprétation hors normes du regretté Heath Ledger, le réalisme inédit à la manière de Michael Mann pour un film adapté de comics, la mise en scène somptueuse de Nolan, tout cela fait de <strong>The Dark Knight</strong>, un film qui a révolutionné le genre du film de super-héros. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-53529" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-1024x683.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/2048.webp 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>8. Inception (2010), 20 points </strong></p>



<p>Septième film de Christopher Nolan, <strong>Inception </strong>se devait d&rsquo;être un film sur les rêves et surtout sur le cinéma. En effet, la mécanique des rêves méticuleusement décortiquée à travers des scènes génialement spectaculaires (Paris plié en deux, les rêves emboîtés, les limbes, etc.) n&rsquo;est en fait qu&rsquo;une incroyable métaphore du cinéma et de sa capacité à nous instiller les idées les plus belles et les plus folles. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-53535" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Oppenheimer.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>7. Oppenheimer (2023), 21 points </strong></p>



<p>Avec <strong>Oppenheimer</strong>, Nolan change définitivement de braquet. Après de beaux films sur la mémoire, les rêves et le temps; il dresse le portrait d&rsquo;un génie portant le fardeau de la culpabilité, celle d&rsquo;avoir inventé l&rsquo;arme qui donne la capacité à l&rsquo;humanité de s&rsquo;auto-détruire. D&rsquo;une précision chirurgicale, ce biopic confronte deux personnalités opposées comme souvent chez Nolan (Bill et Cobb, Dormer et Finch, Angier et Borden, Batman et Joker).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-53540" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/vf_dukerque_7567.jpg 1120w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>6. Dunkerque (2017), 24 points </strong></p>



<p>Première confrontation avec l&rsquo;Histoire, <strong>Dunkerque </strong>force l&rsquo;admiration par la qualité de sa mise en scène, orchestrant l&rsquo;Opération Dynamo de sauvetage de 400 000 soldats alliés, encerclés sur la plage française. C&rsquo;est le début d&rsquo;une nouvelle période pour Christopher Nolan, celle de la confrontation avec la menace apocalyptique de la guerre, même s&rsquo;il ne renonce pas aux différentes lignes temporelles qui lui permettent d&rsquo;encadrer son récit. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="681" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01.jpg" alt="" class="wp-image-53558" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01-300x200.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01-768x511.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01-360x240.jpg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01-720x480.jpg 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/batman-begins-01-770x512.jpg 770w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>5. Batman Begins (2005), 25 points</strong></p>



<p>En faisant renaître une franchise de super-héros, <strong>Batman Begins</strong> a permis à Christopher Nolan de devenir un cinéaste célèbre et populaire. Loin de ses abstractions habituelles (même s&rsquo;il ne peut s&#8217;empêcher de mélanger des lignes temporelles pendant les quarante premières minutes du film). ce reboot le reconnecte au film d&rsquo;action et prouve en passant qu&rsquo;il a beaucoup d&rsquo;humour via Michael Caine et Morgan Freeman. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="562" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/tenent.webp" alt="" class="wp-image-53563" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/tenent.webp 1000w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/tenent-300x169.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/tenent-768x432.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/tenent-770x433.webp 770w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>4. Tenet (2020), 26 points </strong></p>



<p>Après la narration inversée dans <strong>Memento</strong>, Nolan se passionne pour le mouvement d&rsquo;entropie inversé, soit l&rsquo;inversion du temps dans <strong>Tenet</strong>. Sous couvert de film d&rsquo;espionnage à la manière de James Bond, il montre la menace apocalyptique d&rsquo;une possible Troisième Guerre Mondiale, C&rsquo;est le film de Nolan le plus fou, le plus risqué, le plus expérimental, sous ses allures de blockbuster, mais également le plus fascinant pour ses fans hardcore. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-53570" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-1024x683.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-300x200.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-768x512.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-1536x1024.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-360x240.jpg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-720x480.jpg 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-770x513.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-1400x934.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1-1320x880.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/c78f9685c7eb5a0b57f6361426be37d9-1.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>3. L&rsquo;Odyssée (2026), 34 points</strong></p>



<p>Plus rien n&rsquo;arrête Christopher Nolan. Après un biopic consacré à un des hommes les plus importants du XXème siècle, film aussi azimuté et anti-conventionnel que le personnage, il se consacre à l&rsquo;adaptation d&rsquo;un des textes les plus célèbres de la littérature occidentale, <strong>L&rsquo;Odyssée</strong> d&rsquo;Homère. Le risque était grand d&rsquo;en faire un film figé et académique. Risque évité car Nolan nous délivre une vision passionnée, vibrante et très personnelle du mythe. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-53575" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-1536x864.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-2048x1152.jpg 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-1400x788.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-header-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>2. Interstellar (2014), 35 points </strong></p>



<p>Fasciné depuis l&rsquo;enfance par <strong>Star Wars</strong> et <strong>2001 l&rsquo;Odyssée de l&rsquo;Espace</strong>, Christopher Nolan tenait absolument à réaliser un jour son film de science-fiction. C&rsquo;est chose faite avec <strong>Interstellar</strong>, un film impressionnant qui se tient sur la corde raide entre rigueur et précision scientifique à la Kubrick et scènes fortement émotionnelles sur la relativité du temps, les promesses et les retrouvailles quasi impossibles entre un père et sa fille. </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/xEP8YuUoZ4rcbaio7fdF254O8KN-1024x576-1.jpg" alt="" class="wp-image-53582" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/xEP8YuUoZ4rcbaio7fdF254O8KN-1024x576-1.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/xEP8YuUoZ4rcbaio7fdF254O8KN-1024x576-1-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/xEP8YuUoZ4rcbaio7fdF254O8KN-1024x576-1-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/xEP8YuUoZ4rcbaio7fdF254O8KN-1024x576-1-770x433.jpg 770w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p><strong>1. Le Prestige (2006), 42 points</strong></p>



<p>Film sur la magie et l&rsquo;illusion, opposant deux magiciens rivaux dans l&rsquo;Angleterre victorienne, d&rsquo;après le roman de Christopher Priest, <strong>Le Prestige</strong> évoque surtout bien évidemment la vérité et les mensonges, ou comment l&rsquo;art peut sauver des vies, mais aussi les détruire, en l&rsquo;occurrence ici le cinéma. Ne possédant aucun plan inutile, disposant d&rsquo;une durée concise de deux heures, et si <strong>Le Prestige</strong> était le plus beau tour de magie de Christopher Nolan? </p>



<p><strong>Récapitulatif</strong> : </p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le Prestige, 42 points</li>



<li>Interstellar, 35 points</li>



<li>L’Odyssée, 34 points</li>



<li>Tenet, 26 points</li>



<li>Batman Begins, 25 points</li>



<li>Dunkerque, 24 points</li>



<li>Oppenheimer, 21 points</li>



<li>Inception, 20 points</li>



<li>The Dark Knight, 19 points</li>



<li>Memento, 18 points</li>



<li>Insomnia, 17 points</li>



<li>Following, 7 points</li>



<li>The Dark Knight Rises, 0 point.</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>HANNA HROMOVETSKA </strong>   </li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="556" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1-1024x556.jpg" alt="" class="wp-image-53603" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1-1024x556.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1-300x163.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1-768x417.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1-770x418.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/inception1-1.jpg 1155w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Inception</li>



<li>Le Prestige</li>



<li>Interstellar</li>



<li>Tenet</li>



<li>L’Odyssée</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>XAVIER AFFRE </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-53485" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-1024x683.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-300x200.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-768x512.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-1536x1024.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-360x240.jpg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-720x480.jpg 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-770x513.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-1400x934.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2-1320x880.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Tenet-2.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Tenet</li>



<li>L’Odyssée</li>



<li>Dunkerque</li>



<li>Oppenheimer</li>
</ol>



<p></p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>STEPHANE FEIST </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-53487" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DICAPRIOINCEPTION.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Inception</li>



<li>Memento</li>



<li>Batman Begins</li>



<li>The Dark Knight</li>



<li>Le Prestige</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>SEBASTIEN LAMOTHE</strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-53489" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-1024x682.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-300x200.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-768x512.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-1536x1023.jpeg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-360x240.jpeg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-720x480.jpeg 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-770x513.jpeg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-1400x932.jpeg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1-1320x879.jpeg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-de-christopher-nolan-image-1.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Interstellar</li>



<li>Memento</li>



<li>Batman begins</li>



<li>Following</li>



<li>Oppenheimer</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>PIERRE LARVOL  </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1211" height="908" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il.webp" alt="" class="wp-image-53496" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il.webp 1211w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il-300x225.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il-1024x768.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il-768x576.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/interstellar-quels-travaux-scientifiques-film-inspire-il-770x577.webp 770w" sizes="(max-width: 1211px) 100vw, 1211px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Interstellar</li>



<li>Insomnia</li>



<li>Dunkerque</li>



<li>Le Prestige</li>



<li>The Dark Knight</li>
</ol>



<p></p>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>POULET POU</strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-53498" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-1024x576.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-300x169.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-768x432.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-1536x864.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-2048x1152.webp 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-770x433.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-1400x788.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/CT-03414-1320x743.webp 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>L’Odyssée</li>



<li>Tenet</li>



<li>Dunkerque</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>THOMAS POUTEAU </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="2048" height="1151" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige.jpg" alt="" class="wp-image-53502" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige.jpg 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-1536x863.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-1400x787.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/le_prestige-1320x742.jpg 1320w" sizes="(max-width: 2048px) 100vw, 2048px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le Prestige</li>



<li>Batman Begins</li>



<li>Insomnia</li>
</ol>



<p></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>DAVID SPERANSKI </strong></li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1440" height="810" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729.webp" alt="" class="wp-image-53503" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729.webp 1440w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-300x169.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-1024x576.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-768x432.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-770x433.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-1400x788.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/90454729-1320x743.webp 1320w" sizes="(max-width: 1440px) 100vw, 1440px" /></figure>



<p></p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Le Prestige</li>



<li>L’Odyssée</li>



<li>Oppenheimer</li>



<li>Interstellar</li>



<li>The Dark Knight</li>
</ol>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/top-christopher-nolan-ses-13-films-classes-par-vote-des-membres-de-la-redaction-de-movierama/">Top Christopher Nolan : ses 13 films classés par vote des membres de la rédaction de MovieRama</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : nouvelles nouvelles nouvelles réflexions sur L&#8217;Odyssée de Christopher Nolan</title>
		<link>https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-nouvelles-nouvelles-nouvelles-reflexions-sur-lodyssee-de-christopher-nolan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 12:35:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux trucs un peu méta dans les dialogues du film. Petit a, au début, Ulysse explique à Pénélope qu’il ne peut se soustraire à l’ordre d’Agamemnon, qu’il doit partir pour Troie, et surtout que le roi des rois utilise l’enlèvement d’Hélène comme prétexte, la réalité étant sa volonté de sécuriser des routes commerciales. Ce qui est souvent voire toujours ce qui se passe lors des guerres — une histoire d’honneur, patrie, religion, you name it, qui cache un enjeu économique, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Deux trucs un peu méta dans les dialogues du film. Petit a, au début, Ulysse explique à Pénélope qu’il ne peut se soustraire à l’ordre d’Agamemnon, qu’il doit partir pour Troie, et surtout que le roi des rois utilise l’enlèvement d’Hélène comme prétexte, la réalité étant sa volonté de sécuriser des routes commerciales. Ce qui est souvent voire toujours ce qui se passe lors des guerres — une histoire d’honneur, patrie, religion, you name it, qui cache un enjeu économique, pour ne pas dire l’avidité d’un puissant.</p>



<p class="has-drop-cap">Petit b, à la fin, Ulysse a cette réplique, un peu plus subtile que la drolatique <em>Ten years on this fucking beach</em>. Je cite, <em>Songs will be all they have to remember those of us who could write</em>. Question à mes éminents contacts spécialistes en langue anglaise, y a-t-il ambiguïté dans la phrase, je veux dire, est-il possible que le pronom they désigne les mêmes personnes que celles qui savent écrire. Quoi qu’il en soit, le récit du film se place dans le contexte de la disparition possible de la civilisation, donc de l’écrit, mais on peut aussi entendre le dialogue comme une jolie façon de souligner la longue tradition orale à l’origine des poèmes d’Homère.</p>



<p>Causons un peu du cheval de bois. Dans l’iconographie habituelle, il est relativement schématique dans son aspect, et posé sur ses quatre pattes. Parfois, un socle à roulettes facilite son déplacement. Dans le film la sculpture, qui fait très néo-classique, est découverte par les Troyens à demi-enterrée sur le rivage. Le spectateur ne se demande pas tellement comment ça se fait, tant l’image obtenue, qui cite le plan iconique de <strong>La Planète des singes</strong> avec la statue de la Liberté, est classe. L’inconvénient pratico-pratique à ce beau tableau — inconvénient qu’Ulysse tout rusé qu’il est ne semble pas avoir prévu — est que les guerriers cachés à l’intérieur sont menacés de noyade par la proverbiale autant qu’hypothétique marée qui monte.</p>



<p>Glissons sur ce détail, les Troyens bernés parviennent à grand-peine à déplacer le cheval jusqu’à l‘intérieur des remparts de leur ville, en le couchant sur des rondins. Il faut ensuite le redresser. Un plan fugace montre les soldats cachés qui sont un peu — mais pas trop, ce qui peut faire dire au spectateur que tout ça est un peu facile du point de vue de le gravité, AKA Hollywood physics for your pleasure — secoués lors de l’opération. Il me semble que c’est dans <strong>l’Énéide </strong>de Virgile qu’il y a, entre Laocoon et Cassandre, une histoire de cliquetis d’armes qui se fait entendre lors de la manipulation du cheval. Dans le film non, un plan montre que les Grecs ont préalablement emballé avec soin arcs et flèches, afin d’éviter tout bruit qui trahirait leur présence.</p>



<p>Dernier détail, une fois la statue redressée, on s’aperçoit que le cheval est représenté cabré — position qui n’a pas manqué d’évoquer, à votre humble serviteur qui mélange tout, un tyrannosaure. Il y a pour que ça tienne debout un socle assez imposant, sur lequel la caméra ne s’attarde pas et qu’on distingue mal, mais qui semble fait avec la queue de l’animal, élargie en forme de cône jusqu’au sol. Cependant ce n’est pas par ce socle que sortira le commando fatal, mais comme de coutume au moyen d’une corde, par une trappe découpée dans le ventre surélevé.</p>



<p>Sinon, jeune soldat grec tué par les Troyens au moment de la découverte du cheval, personnage crucial dans le film, n’apparaît pas dans le poème d’Homère, mais est évoqué ailleurs — dans<strong> L’Énéide</strong> de Virgile, ce faux déserteur n’est du reste pas tué par les Troyens, ils l’emmènent dans la ville avec le cheval, et c’est lui qui la nuit tombée fera sortir les Grecs de leur cachette. Dans le film, Sinon est plus tard le premier mort qu’Ulysse rencontre aux Enfers. Dans le poème d’Homère, le premier mort rencontré chez Hadès est un personnage tout ce qu’il y a de secondaire, Elpénor, jeune compagnon d’Ulysse qui juste auparavant s’est tué par accident chez Circé, en tombant du toit alors qu’il était pris de boisson.</p>



<p>Dans le film, aux Enfers, Sinon réprimande Ulysse de l’avoir utilisé comme un pion pour réaliser son stratagème, mais le remercie de l’avoir enterré avec les honneurs. Dans le texte, Elpénor demande à Ulysse de penser à l’enterrer cérémonieusement à son retour — les héros sont en effet partis de chez Circé sans s’apercevoir de sa mort. Il y a du reste là chez Homère une nette touche humoristique. Le film ne fait lui guère preuve d’humour — quoique la réplique <em>Ten years on this fucking beach</em> soit drôle, et je ne pense pas que ce soit involontaire, mais c’est moins évident que le dialogue amusant entre Ulysse et son lieutenant Euryloque, qui débattent sur la pertinence de raisonner le Cyclope après qu’il l’ont aveuglé. <em>I think we’re past that</em>. Revenons à notre fusion Sinon/Elpénor, le scénario du film vise l’efficacité, mais le fait qu’une certaine trace du récit original demeure est le signe de la finesse et l’intelligence de l’adaptation.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : nouvelles réflexions sur L&#8217;Odyssée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 09:41:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le visage du Cyclope Polyphème est déformé de telle sorte que son œil s’oriente verticalement — en dessous, en amorce du mouvement, le nez est tordu, on pense à la gueule de travers des poissons plats type turbot ou sole. Les Lestrygons sont en armure médiévale intégrale à la Excalibur. Les Grecs un peu aussi, du reste — amusante position dans laquelle ils se tiennent souvent au repos, les mains agrippées à l’encolure du plastron, comme s’ils cherchaient à le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le visage du Cyclope Polyphème est déformé de telle sorte que son œil s’oriente verticalement — en dessous, en amorce du mouvement, le nez est tordu, on pense à la gueule de travers des poissons plats type turbot ou sole.</p>



<p>Les Lestrygons sont en armure médiévale intégrale à la Excalibur. Les Grecs un peu aussi, du reste — amusante position dans laquelle ils se tiennent souvent au repos, les mains agrippées à l’encolure du plastron, comme s’ils cherchaient à le desserrer pour mieux respirer. Le bateau utilisé pour représenter celui d’Ulysse est le Draken Harald Hårfagre, réplique moderne de navire viking. Autre réminiscence nordique — passons sur les histoires de marée favorable —, le corbeau en cage chez Circé. C’était ma sœur, mais on s’entend mieux comme ça.</p>



<p>À un moment, Télémaque jeté dans l’atmosphère viciée façon Danemark de la cour d’Ithaque porte une tenue qui évoque un costume écossais, avec kilt et longues chaussettes — mais mes souvenirs confus des Dupondt dans Tintin me font me demander s’il n’existe pas un costume traditionnel grec du même style. Avec ça, plus les disputes avec Lady Pénélope, et les arbres qui bougent comme à Birnam dans la forêt des Lestrygons, on pense fugitivement à Macbeth ou Hamlet. Le saviez-vous, dans la tradition du péplum hollywoodien, les acteurs sont censés prendre un accent british pour figurer l’Antique. Ici tout le monde parle en américain. Ten years on this fucking beach.</p>



<p>Ces anachronismes nous disent-ils, de nos jours, on ne peut plus avoir un Ulysse inscouciant et joyeux, massacrant ses ennemis avec le grand sourire de Kirk Douglas, sans jamais ressentir la moindre culpabilité. Ulysse est contrit, ou presque. Pas de rodomontades en quittant Polyphème — du reste, aucun échange verbal entre Ulysse et le monstre, pas de mon nom est Personne, juste une flèche en bonus du pieu fatal avant de partir, par pure méchanceté.</p>



<p class="has-drop-cap">Pas de dieux. Pas d’Hermès messager apparaissant à Calypso pour lui ordonner de libérer Ulysse, il suffira à la nymphe d’entendre le grondement du tonnerre pour comprendre qu’il est temps. Seule Athéna veut bien se montrer à Ulysse. Symbole de sa culpabilité, ses traits sont ceux d’une prêtresse troyenne à la pose étrangement christique, sur le point de se faire assassiner par les soldats grecs lors du sac de la ville. Ou ceux de la petite Iphigénie menée au sacrifice par son père à l’invraisemblable costume noir de superméchant hollywoodien.</p>
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		<item>
		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur L&#8217;Odyssée de Christopher Nolan. Adapter c&#8217;est l&#8217;art des choix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2026 09:31:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ô Muse, conte-nous comment dans un précédent blabla l’humble autant qu’inventif serviteur que je me flatte d’être osa comparer le Nolan du moment — il s’agissait de l’épuisant Oppenheimer — avec son pendant 2023 Hong Sang-soo, le délicat De nos jours. Figurez-vous que je pourrais vous rechanter exactement le même refrain aujourd’hui, vu qu’il est permis de se demander si HSS ne réalisa pas une sorte d’adaptation cachée de L’Odyssée avec son excellent Walk Up, 2024. Bref, vous connaissez mon [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ô Muse, conte-nous comment dans un précédent blabla l’humble autant qu’inventif serviteur que je me flatte d’être osa comparer le Nolan du moment — il s’agissait de l’épuisant <strong><a href="https://movierama.fr/oppenheimer-tempete-sous-un-crane/">Oppenheimer </a></strong>— avec son pendant 2023 Hong Sang-soo, le délicat <strong><a href="https://movierama.fr/de-nos-jours-le-sel-de-la-vie/">De nos jours</a>.</strong> Figurez-vous que je pourrais vous rechanter exactement le même refrain aujourd’hui, vu qu’il est permis de se demander si HSS ne réalisa pas une sorte d’adaptation cachée de <a href="https://movierama.fr/lodyssee-partir-revenir/"><strong>L’Odyssée</strong> </a>avec son excellent <strong><a href="https://movierama.fr/walk-up-le-chateau/">Walk Up</a></strong>, 2024. Bref, vous connaissez mon penchant pour le cinoche sans le sou d’Hong, par rapport aux gros machins hollywoodiens en général, et ceux de Nolan en particulier. Je ne vous cache donc pas que j’y allais un peu à reculons. Or surprise, j’ai plutôt bien aimé. C’est long, ça fait beaucoup de bruit et j’aurais peut-être préféré le voir dans une salle moins hi-tech, d’autant que pour endurer le bastringue Atmos nous dûmes nous installer dans de redoutables fauteuils en skaï, lesquels possèdent la faculté de me faire à tous coups transpirer des plus abondamment. Comme j’ai par ailleurs la malchance d’être un peu grippé, je ne vous raconte pas mon état à la fin de la projection — sachez simplement que la personne chère à mon cœur m’a ramené à la maison au moyen d’un seau. Ses dix seaux.</p>



<p>Je dis, vacarme, je crois me souvenir que la musique non stop de la BO d’<strong><a href="https://movierama.fr/oppenheimer-tempete-sous-un-crane/">Oppenheimer </a></strong>était tout ce qu’il y a de pénible. Or là c’est tout aussi non stop, mais ça marche bien, pensez percussions et nappes synthétiques, épiques ou inquiétantes, qui rehaussent les images sans être de trop. Adapter c’est l’art des choix, Nolan l’Anglo-Saxon donne à son <strong><a href="https://movierama.fr/lodyssee-partir-revenir/">Odyssée </a></strong>une vibe peut-être un peu nordique — réplique amusante à un moment, <em>Allons-y les gars, la marée nous est favorable</em> —, voire shakespearienne, avec costumes et décors qui évoquent parfois plus Odin ou Macbeth que la Grèce antique. Mais peu importe, on ne s’ennuie pas une seconde, marée ou non on est emporté, ému même, et les épisodes horrifiques sont marquants. Le design de la tronche en biais de Polyphème, façon Saturne de Goya, est original et réussi. La séquence Circé a eu ma préférence — j’ai cru y déceler un écho pasolinien à base d‘humiliation les fesses en l’air —, les sirènes de loin c’est une bonne idée, seule la représentation de Scylla m’a paru limite cheap, mais on ne la voit que quelques secondes.</p>



<p class="has-drop-cap">L’ensemble constitue un tout cohérent via la thématique de la culpabilité d’Ulysse — autre choix moderniste de Nolan —, thématique qui est habilement tissée tout au long du film. Les héros d’Homère sont des criminels, la ruse pour laquelle Ulysse est célébré de par le monde méditerranéen a causé l’effondrement de la civilisation. C’est peut-être un peu univoque mais ça m’a convenu, et quoi qu’il en soit, l’essentiel n’est-il pas que ça donne envie de lire ou relire le poème d’Homère. On pourra alors remarquer l’intelligence et la finesse du travail d’adaptation effectué pour le film.</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-lodyssee-de-christopher-nolan-adapter-cest-lart-des-choix/">Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur L&rsquo;Odyssée de Christopher Nolan. Adapter c&rsquo;est l&rsquo;art des choix</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou. Retour sur The Christophers de Steven Soderbergh. Boomer vs millenial.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 07:47:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Boomer vs. millenial. Continuons notre exploration des salles climatisées. Car en effet y serais-je allé sans canicule, la question se pose, vu que je déteste le cinoche de Soderbergh. Donnez-nous une raison valable, exigerez-vous, eh bien, mettons son infernal remake de Solaris, qui transformait la magie Tarkovski en tableau Excel du rendement hollywoodien. C’est cependant un peu injuste, car Soderbergh est en quelque sorte l’Ozon américain — j’aime bien Ozon —, ce qui signifie, un mec qui change de style [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Boomer vs. millenial. Continuons notre exploration des salles climatisées. Car en effet y serais-je allé sans canicule, la question se pose, vu que je déteste le cinoche de Soderbergh. Donnez-nous une raison valable, exigerez-vous, eh bien, mettons son infernal remake de <strong>Solaris</strong>, qui transformait la magie Tarkovski en tableau Excel du rendement hollywoodien. C’est cependant un peu injuste, car Soderbergh est en quelque sorte l’Ozon américain — j’aime bien Ozon —, ce qui signifie, un mec qui change de style comme de chemise d’un film à l’autre. Mais revenons à notre accroche vieux contre jeune, j’aurais tout aussi bien pu dire, homme contre femme, réac contre woke, Auguste contre clown blanc — ici, noir. Car tel est le principe du buddy movie, AKA les étincelles que génère l’alliance des contraires. Est-ce un remake caché du <strong>Limier </strong>de Mankiewicz, c’est tout aussi verbeux et théâtral mais ça a l’avantage d’être nettement plus court.</p>



<p class="has-drop-cap">Les comédiens qui incarnent lesdits contraires sont bien, le vétéran Ian McKellen en vieux schnoque insupportable a toutes les répliques égotiques, la statuesque Michaela Coel en vraie-fausse assistante toutes les mimiques mi-consternées mi-attendries qui leur répondent. L’intrigue à base de qui mène qui par le bout du nez n’a aucun intérêt, tout est plus ou moins téléphoné, mais on se laisse porter. Le discours sur la peinture est conventionnel — l’art, c’est un type tout seul dans une chambre, punchline bien sentie. J’ai deux questions pour conclure. Petit a, c’est quoi ce peintre, figuratif de surcroît — on pense vaguement à Lucian Freud, les toiles, y compris celle gag faisant référence à la fameuse restauration amateur manquée devenue meme internet, sont en réalité signées par un certain Barnaby Gorton —, ce peintre disais-je, dont l’atelier ressemble a une caverne quasi sans fenêtres (cf. illustration, il a mis un rideau en plus). Petit b, comment les héritiers — amusant duo de sidekicks — s’en sortent à la fin, avec l’histoire du tech bro qui est censé leur avoir acheté les tableaux.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : nouvelles réflexions sur Le Vertige de Quentin Dupieux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On reproche souvent à Dupieux la paresse, le vide ou le cynisme de son cinéma. Pourtant les fins de ses films — attention spoilers —, au lieu de tourner en rond, me semblent plutôt énoncer une sorte de regret, pour ne pas dire tristesse, pour ne pas dire désespoir devant l’imperfection — AKA, le Mal — qui constitue notre lot de pauvres humains. Ainsi la fin du Vertige, qui nous indique qu’un monde meilleur serait pourtant possible. Ça rejoint les [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">On reproche souvent à Dupieux la paresse, le vide ou le cynisme de son cinéma. Pourtant les fins de ses films — attention spoilers —, au lieu de tourner en rond, me semblent plutôt énoncer une sorte de regret, pour ne pas dire tristesse, pour ne pas dire désespoir devant l’imperfection — AKA, le Mal — qui constitue notre lot de pauvres humains. Ainsi la fin du <strong><a href="https://movierama.fr/le-vertige-de-lautre-cote-du-miroir">Vertige</a></strong>, qui nous indique qu’un monde meilleur serait pourtant possible. Ça rejoint les conclusions de <strong><a href="https://movierama.fr/disclosure-day-le-temps-de-la-revelation">Disclosure Day</a> </strong>de Spielberg, et ça coûte moins cher que des extra-terrestres venus en soucoupe d’en passer par un bout de miroir pour nous révéler nos péchés. De l’autre côté, nos reflets ont choisi la bienveillance plutôt que le conflit.</p>



<p class="has-drop-cap">Hélas ici-bas la morale d’homo sapiens offre des paysages plus contrastés. C’est ce que nous montre le couple de personnages, Chabat qui endosse le côté gentil, Cohen nettement du côté obscur, et qui prend de plus en plus de place, avant de fondre en larmes devant le spectacle de sa propre vilenie. Même topo dans <strong><a href="https://movierama.fr/laccident-de-piano-vade-retro-reseaux-sociaux">L’Accident de piano</a></strong>, où l’héroïne youtubeuse génialement interprétée par Exarchopoulos finit par ressentir une souffrance — celle qui provient du remords pour les crimes qu’elle a commis. Le dernier plan, à base de réincarnation en corbeau, est peut-être un peu feignant, mais il est consolant. Idem dans <strong><a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-xavier-incroyable-mais-vrai-autant-en-emporte-le-temps">Incroyable mais vrai</a></strong>, où la course à l’éternelle jeunesse, symptôme de l’égocentrisme ultramoderne de l’épouse ambitieuse jouée par Drucker, ne conduit qu’à la folie, mais trouve son antidote dans le chagrin, presque placide, du mari vieilli, avec sa canne à pêche et son chien — encore une fois interprété, le mari pas le chien, par Chabat, visage de la bonté.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou. Retour sur La Bataille de Gaulle &#8211; L&#8217;Age de fer d&#8217;Antonin Baudry. Ennui mais pas trop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Jun 2026 09:38:59 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi être allé voir ça, me suis-je demandé après coup, alors que le coefficient de mon envie était au départ proche de zéro. Petit a, je me suis aperçu que le réalisateur était celui du Chant du loup, 2019, film de sous-marin — genre inratable, selon certains théoriciens —, sympathique, et en tout état de cause atypique dans le train-train des sorties commerciales françaises. Petit b, j’ai lu d’éminents contacts en dire du bien, avec l’argument que la durée ressentie [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-la-bataille-de-gaulle-lage-de-fer-dantonin-baudry-ennui-mais-pas-trop/">Les Chroniques de Poulet Pou. Retour sur La Bataille de Gaulle &#8211; L&rsquo;Age de fer d&rsquo;Antonin Baudry. Ennui mais pas trop</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p class="has-drop-cap">Pourquoi être allé voir ça, me suis-je demandé après coup, alors que le coefficient de mon envie était au départ proche de zéro. Petit a, je me suis aperçu que le réalisateur était celui du <strong>Chant du loup</strong>, 2019, film de sous-marin — genre inratable, selon certains théoriciens —, sympathique, et en tout état de cause atypique dans le train-train des sorties commerciales françaises. Petit b, j’ai lu d’éminents contacts en dire du bien, avec l’argument que la durée ressentie était inversement proportionnelle à la durée réelle — 2h40 qui passent en un clin d’œil. Petit c, il fait chaud, les cinoches sont climatisés, banco.</p>



<p>Vous l’avez peut-être déjà compris, contrairement à la Pologne dont on entend la voix d’un ressortissant au début du film, je n’ai pas été conquis. J’aurais dû me méfier, car les éminents contacts débinaient par ailleurs mon chouchou Dupieux, en tant que contre-exemple à cette histoire de durée ressentie. Il est cependant vrai qu’on ne s’ennuie pas trop, car le film va aussi vite qu’il peut pour balancer aux spectateurs le plus d’informations possible, de façon la plus claire possible, sur la période concernée. 1939-42, de l’invasion de la Pologne donc, à l’assassinat de l’amiral Darlan, le quidam lambda aux connaissances historiques proches de zéro que je suis a appris des choses, et eu envie d’aller sur Wikipédia après la séance pour étudier les biographies des personnages principaux — ou celles de Félix Eboué et Susan Travers, présents à l’écran sans être nommés.</p>



<p class="has-drop-cap">Le ton du film est bien vu, habile cocktail de déférence et de goguenardise envers son héros, dont la grandeur dans tous les sens du terme produit des effets qui oscillent entre le formidable et le bouffon. Les comédiens sont bien, Simon Abkarian en tête, même si ça fait un peu défilé de stars, avec tous les acteurs cocorico les plus connus déguisés en généraux. Revenons à cette histoire d’ennui mais pas trop, le défaut numéro un qui m’a rendu la séance pénible est coutumier des sorties commerciales, françaises ou non. Les plus attentifs parmi mes lecteurs savent que c’est rédhibitoire, il s’agit de la musique partout tout le temps. Sans déconner, c’est infernal. Il ne peut y avoir une scène, que ce soit une canonnade dantesque, ou de Gaulle qui prend son bain, sans flonflons épuisants et superfétatoires. Le peuple exige le director’s cut version silence, ou alors avec Autechre à la BO.</p>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Le Vertige de Quentin Dupieux. Déconneur&#8217;s day</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 08:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déconneur’s day. Amusant de constater les correspondances entre le Spielberg et le Dupieux. Théorie du complot, métaphysique pour les nuls, électrode sur le front. Un autre film me vient à l’esprit, JFK et sa réplique lewiscarrollienne, qu’à l’époque mon père se plaisait à refaire ad lib, ’’Messieurs, nous sommes passés de l’autre côté du miroir’’. Bref, Dupieux torche ça vite fait comme à son habitude, le film dure une grosse heure, et l’esthétique jeu vidéo ambiance fin nineties rehausse le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-le-vertige-de-quentin-dupieux-deconneurs-day/">Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Le Vertige de Quentin Dupieux. Déconneur&rsquo;s day</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p class="has-drop-cap">Déconneur’s day. Amusant de constater les correspondances entre le Spielberg et le Dupieux. Théorie du complot, métaphysique pour les nuls, électrode sur le front. Un autre film me vient à l’esprit, JFK et sa réplique lewiscarrollienne, qu’à l’époque mon père se plaisait à refaire ad lib, ’’Messieurs, nous sommes passés de l’autre côté du miroir’’. Bref, Dupieux torche ça vite fait comme à son habitude, le film dure une grosse heure, et l’esthétique jeu vidéo ambiance fin nineties rehausse le discours matriciel. Le principal étant, on se marre, par la grâce des dialogues entre simili-Neo, dont la musicalité fait advenir une sorte d’abstraction idéale des idiosyncrasies langagières des néo-néo-beaufs. Ça vaut 8000 balles, c‘est forcément réel quand même. Dernière correspondance et non des moindres avec <strong><a href="https://movierama.fr/disclosure-day-le-temps-de-la-revelation">Disclosure Day</a></strong>, l’envie de croire à la possibilité d’un monde meilleur. De l’autre côté du miroir, tous les personnages, y compris celui savoureusement odieux de Jonathan Cohen, sont sympas.</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-le-vertige-de-quentin-dupieux-deconneurs-day/">Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Le Vertige de Quentin Dupieux. Déconneur&rsquo;s day</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Jeu-concours : Les Echos du passé de Mascha Schilinski &#124; 4 Blu-ray à gagner</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 12:14:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[JEUX-CONCOURS]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film Les Echos du passé de Mascha Schilinski chez Diaphana, MovieRama est heureux et fier de s&#8217;associer avec l&#8217;éditeur pour vous offrir 4 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. Présenté lors du Festival de Cannes, sous le titre Sound of Falling, où il a fait très forte impression, Les Echos du passé a révélé une jeune réalisatrice qui en était seulement à son deuxième film. D&#8217;une ambition formidable, le film [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/jeu-concours-les-echos-du-passe-de-mascha-schilinski-4-blu-ray-a-gagner/">Jeu-concours : Les Echos du passé de Mascha Schilinski | 4 Blu-ray à gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>A l&rsquo;occasion de la sortie en Blu-ray, DVD et VOD du film <a href="https://movierama.fr/les-echos-du-passe-une-narration-semblable-a-une-maison-abritant-des-vies-feminines">Les Echos du passé</a> de Mascha Schilinski chez Diaphana, MovieRama est heureux et fier de s&rsquo;associer avec l&rsquo;éditeur pour vous offrir 4 Blu-ray de cette oeuvre magnifique. </strong>Présenté lors du Festival de Cannes, sous le titre <strong>Sound of Falling</strong>, où il a fait très forte impression, <strong>Les Echos du passé</strong> a révélé une jeune réalisatrice qui en était seulement à son deuxième film. D&rsquo;une ambition formidable, le film brasse quatre destins féminins au sein d&rsquo;une même maison qui représente elle-même en soi un personnage. Ouvertement féministe, le film s&rsquo;inscrit dans le sillage d&rsquo;oeuvres contestant la domination masculine qui a régné pendant plus de vingt siècles. Stylistiquement, ce film peut rappeler ceux de Terrence Malick, Ingmar Bergman, Andrei Tarkovski, etc. et pourtant ne ressemble en fait qu&rsquo;à lui-même. <strong>Les Echos du passé</strong> a fini par remporter le Prix du Jury ex aequo au Festival de Cannes 2025, MovieRama vous propose donc de remporter 4 Blu-ray de ce film magistral, dont l&rsquo;édition vidéo comporte un bonus indispensable pour sa compréhension :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><u>BONUS:</u></strong></li>



<li>Entretien avec Mascha Schilinski</li>
</ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1185" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_.jpg" alt="" class="wp-image-52791" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_.jpg 1185w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-300x228.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-1024x778.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-768x583.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61zWb6gtGcL._AC_SL1185_-770x585.jpg 770w" sizes="(max-width: 1185px) 100vw, 1185px" /></figure>



<p></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un chef d&rsquo;oeuvre de virtuosité!</h3>



<p><strong>Les Échos du passé</strong> révèle avec éclat le talent de <strong>Mascha SCHILINSKI</strong>, dont la maîtrise formelle et l’audace de mise en scène impressionnent de bout en bout.</p>



<p>Filmé en 35 mm, le film déploie&nbsp;<strong>une esthétique visuelle sublime,&nbsp;</strong>portée par un grain d’image magnifique, tandis que son travail sonore, singulier et profondément marquant, lui confère une puissance sensorielle rare.</p>



<p>À travers une narration non linéaire suivant le destin de quatre jeunes filles, <strong>Mascha SCHILINSKI</strong> compose aussi <strong>une œuvre profondément politique, qui interroge la condition féminine </strong>et la permanence, selon les époques, des mécanismes de domination masculine, dans ce qu’ils ont de plus visible comme de plus insidieux.</p>



<p><strong>Pour gagner 4 Blu-ray de ce très beau film qui marque l&rsquo;arrivée d&rsquo;une grande cinéaste, </strong>il suffit de participer jusqu&rsquo;au <strong>vendredi 10 juillet inclus</strong>. N&rsquo;hésitez pas!</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1185" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_.jpg" alt="" class="wp-image-52792" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_.jpg 1185w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-300x228.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-1024x778.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-768x583.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/61Ye32A5yHL._AC_SL1185_-770x585.jpg 770w" sizes="(max-width: 1185px) 100vw, 1185px" /></figure>



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<!-- INTERLUDE 2 -->
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<li>Inscrivez-vous en remplissant&nbsp;<strong>le formulaire du concours</strong> :</li>
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<p class="has-text-align-center has-medium-font-size"><strong>Disponible en Blu-ray, DVD et VOD le 19 mai 2026</strong></p>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center" style="grid-template-columns:30% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="278" height="445" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_.jpg" alt="" class="wp-image-52790 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_.jpg 278w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/71GBOkVec1L._AC_SY445_-187x300.jpg 187w" sizes="(max-width: 278px) 100vw, 278px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p></p>



<p><strong><em><u>Quatre jeunes filles à quatre époques différentes.</u></em></strong><em> </em><strong><em>Alma, Erika, Angelika et Lenka </em></strong><em>passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l&rsquo;Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre</em></p>



<p></p>



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<p></p>



<p><em>Genre : drame, avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler, Susanne Wuest, Luise Heyer, Lea Drinda, Florian Geibelmann, Gode Benedix</em>. <em>Durée : 2h39 </em></p>



<p><strong><a href="https://movierama.fr/les-echos-du-passe-une-narration-semblable-a-une-maison-abritant-des-vies-feminines">Critique du film</a></strong></p>



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<p class="has-small-font-size"><strong>REGLEMENT </strong></p>



<p class="has-small-font-size">1. Participation et participants : L&rsquo;enregistrement de vos coordonnées complètes (adresse postale, adresse mail et téléphone) constitue l&rsquo;émission d&rsquo;un bulletin de participation. Une seule participation par personne. Concours valable uniquement en France métropolitaine et en Corse (sauf précision contraire). 2. Concours : Le concours prendra fin à la date indiquée sur la page. Les bulletins reçus après cette date limite ou contenant des coordonnées erronées ne seront pas valides. Aucune réclamation ne sera autorisée. Jeu gratuit sans obligation d&rsquo;achat. 3. Attribution et envoi des lots : Les lots seront attribués aux personnes ayant été tirées au sort parmi les bonnes réponses. Les lots sont offerts par la revue MovieRama. Les lots seront sauf exception envoyés par l&rsquo;éditeur. Le délai d&rsquo;envoi des lots peut varier d&rsquo;un concours à l&rsquo;autre et peut prendre entre 1 semaine et 8 semaines. MovieRama ne peut pas être tenu responsable en cas de non-réception des lots suite à des soucis d&rsquo;envois postaux. Sauf précision des éditeurs partenaires, les lots perdus ou retournés (mauvaise adresse) ne seront pas réexpédiés. MovieRama se réserve le droit d&rsquo;affecter les lots gagnés mais non attribués à la dotation d&rsquo;un autre jeu concours. 4. Codes VOD : Les codes VOD étant envoyés par email, ce dernier est susceptible d&rsquo;être utilisé par l&rsquo;éditeur ou l&rsquo;organisme gérant les codes VOD. L&rsquo;utilisation de votre adresse email ne pourra en aucun cas faire l&rsquo;objet d&rsquo;offres publicitaires ou promotionnelles. 5. Publication règlement : Le règlement est intégralement consultable par les internautes sur le site. Vous disposez d&rsquo;un droit d&rsquo;accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art.34 de la loi Informatique et Libertés). Pour l&rsquo;exercer, contactez le webmaster : movierama.redaction@gmail.com. Bonne chance à tous.</p>



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<p>L’article <a href="https://movierama.fr/jeu-concours-les-echos-du-passe-de-mascha-schilinski-4-blu-ray-a-gagner/">Jeu-concours : Les Echos du passé de Mascha Schilinski | 4 Blu-ray à gagner</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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