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	<title>CINEMA - MovieRama - Nouvelles images, Nouvelles critiques</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>CINEMA - MovieRama - Nouvelles images, Nouvelles critiques</title>
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		<title>Juste une illusion : juste une illusion de cinéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 12:07:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eric Tolédano et Olivier Nakache constituent depuis plus de trente ans et leurs premiers courts métrages un duo indissociable. Oeuvrant dans la comédie, ils sont parvenus à atteindre le jackpot avec Intouchables, &#8211; comédie avec un thème grave, presque repoussoir, le handicap,- l&#8217;un des trois films les plus vus en France, derrière l&#8217;insubmersible Titanic de James Cameron et Bienvenue chez les Ch&#8217;tis de Dany Boon. Depuis ils ont reconduit avec plus ou moins de bonheur la formule comédie + thématique [&#8230;]</p>
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<p>Eric Tolédano et Olivier Nakache constituent depuis plus de trente ans et leurs premiers courts métrages un duo indissociable. Oeuvrant dans la comédie, ils sont parvenus à atteindre le jackpot avec <strong>Intouchables</strong>, &#8211; comédie avec un thème grave, presque repoussoir, le handicap,- l&rsquo;un des trois films les plus vus en France, derrière l&rsquo;insubmersible <strong>Titanic </strong>de James Cameron et <strong>Bienvenue chez les Ch&#8217;tis </strong>de Dany Boon. Depuis ils ont reconduit avec plus ou moins de bonheur la formule comédie + thématique sociétale : les migrants, réfugiés et demandeurs d&rsquo;asile (<strong>Samba</strong>), la France réconciliée (<strong>Le Sens de la fête</strong>, sans doute leur meilleur film), l&rsquo;autisme (<strong>Hors</strong> <strong>norme</strong>), l&rsquo;activisme climatique (<strong>Une année difficile</strong>). Avec <strong>Juste une illusion</strong>, le tandem comique revient à la comédie familiale et leurs premiers films (<strong>Nos jours heureux</strong>, <strong>Tellement proches</strong>) et livre sans doute un de ses films les plus personnels.  </p>



<p>1985. Le jeune Vincent Dayan vit en&nbsp;banlieue ouest de Paris, dans une famille de la&nbsp;classe moyenne de Juifs d&rsquo;Afrique du Nord, où il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur, Son père, cadre, vient d&rsquo;être licencié pour raison économique et essaie de relancer ; sa mère, secrétaire dans un grand groupe, essaie d&rsquo;avancer dans sa carrière grâce à ses capacités en informatique. Vincent, qui va bientôt avoir&nbsp;13 ans&nbsp;et se prépare pour sa&nbsp;bar-mitsvah, tombe amoureux d&rsquo;une camarade de classe dont la famille se trouve à l&rsquo;opposé de la sienne. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Avec ce film, le tandem comique revient à la comédie familiale et livre sans doute un de ses films les plus personnels.</p>
</blockquote>



<p><strong>Juste une illusion</strong> joue à fond la carte de la madeleine pour les quinquagénaires d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui ont traversé cette période des années 80. Si ce film est plus personnel que les autres oeuvres du tandem Tolédano-Nakache, c&rsquo;est que l&rsquo;on perçoit sans peine que Vincent Dayan est un mixte ado des deux réalisateurs qui avaient cet âge à l&rsquo;époque et ont traversé cette période. On peut donc retrouver dans le film tous les fétiches des années 80, les logos des chaînes de télévision, les groupes de musique, rock ou funk, The Cure ou Joy Division versus Imagination, Michel Drucker, etc. Le film est donc un « coming of age movie », qui ne se signale pas par une originalité flagrante. Au centre, se trouve un adolescent en proie à des questionnements existentiels et amoureux, déchiré entre une famille dysfonctionnelle mais aimante et une camarade de classe dont les parents seraient plutôt du bord politique opposé. Une sorte de mélange entre <strong>La vie est un long fleuve tranquille</strong> et une version comique de <strong>Roméo et Juliette</strong>.</p>



<p>Le film empile les saynètes comiques et permet de réunir des acteurs venant d&rsquo;horizons totalement différents, Louis Garrel, Camille Cottin et Pierre Lottin. Depuis surtout <strong>Le Sens de la Fête</strong>, Tolédano-Nakache procèdent à un syncrétisme plutôt bienvenu, permettant de réconcilier les familles diverses du cinéma français. Néanmoins, la plupart des acteurs, comme il s&rsquo;agit d&rsquo;une comédie, forcent volontairement le trait et leur jeu, le film oscillant entre séquences comiques et scènes plus sentimentales. Avouons que c&rsquo;est plutôt dans les séquences comiques que le tandem emporte le morceau : <strong>Juste une illusion </strong>comporte quelques séquences vraiment très drôles : le questionnement existentiel de Vincent devant ses parents, l&rsquo;explication de texte d&rsquo;une photo célèbre entre Mitterrand et Helmut Kohl, la visite au rabbin, la location d&rsquo;une cassette porno par des adolescents, etc.</p>



<p>Pourtant, du point de vue du style cinématographique, c&rsquo;est malheureusement morne plaine. Tolédano-Nakache s&rsquo;en tiennent à un style purement fonctionnel, ni fluide ni élégant. Les quelques scènes plus dramatiques (par exemple Louis Garrel en potentiel Jean-Claude Romand) sont finalement gâchées par un sentimentalisme de mauvais aloi. Tolédano-Nakache, en tant que scénaristes, se situent dans la lignée d&rsquo;un Claude Lelouch, cité au générique de fin : les bons sentiments l&#8217;emportent trop facilement, envahissent complètement l&rsquo;écran tout en ressassant cliché sur cliché et feraient presque regretter l&rsquo;âpreté psychologique et la cruauté d&rsquo;un Michael Haneke. Certes atteindre une certaine intensité dramatique, ce n&rsquo;est pas le but de Tolédano-Nakache, mais cette bonne conscience dégoulinante de sentiments positifs finit par lasser le spectateur. Tout cela est bien mignon, charmant, sympa mais sans grand intérêt, ayant été vu et revu cent fois. Ce qui est très révélateur, c&rsquo;est que le meilleur moment du film n&rsquo;est en fait pas tourné par Tolédano-Nakache, c&rsquo;est l&rsquo;extrait du concert de Téléphone à la place de la Concorde pour le rassemblement de SOS Racisme. Tout d&rsquo;un coup, le film se met réellement à exister par-delà ses reconstitutions factices et moyennement humoristiques. On se prend alors à se demander ce qui s&rsquo;est passé en France pour que, d&rsquo;un rassemblement de SOS Racisme, on en soit arrivé à un pays apparemment dominé par des idées xénophobes, antisémites ou discriminatoires&#8230; Ce qui se passe à l&rsquo;écran, Téléphone interprétant <strong>Un autre monde</strong>, c&rsquo;était donc juste une illusion, celle d&rsquo;un autre monde qui n&rsquo;est jamais advenu.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Eric Tolédano et Olivier Nakache <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: comédie <br><strong>AVEC : </strong>Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin, Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine.<br><strong>DURÉE : </strong>1h56 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Gaumont Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>Signes de vie : portrait d’un homme fou rebelle à un monde insensé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 00:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le premier long-métrage de Werner Herzog qui, en 1968, est déjà un vieux baroudeur qui a multiplié les métiers (soudeur, gardien de parking) et voyagé à travers le monde (de l’Angleterre au sud du Soudan) afin de monter sa propre société de production en 1963 – la Werner Herzog Filmproduktion – qu’il dirige pendant de nombreuses années seul depuis son appartement avec un téléphone et une machine à écrire. En 1964, il obtient le prix Carl Mayer de la [&#8230;]</p>
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<p>C’est le premier long-métrage de Werner Herzog qui, en 1968, est déjà un vieux baroudeur qui a multiplié les métiers (soudeur, gardien de parking) et voyagé à travers le monde (de l’Angleterre au sud du Soudan) afin de monter sa propre société de production en 1963 – la Werner Herzog Filmproduktion – qu’il dirige pendant de nombreuses années seul depuis son appartement avec un téléphone et une machine à écrire. En 1964, il obtient le prix Carl Mayer de la ville de Graz en Autriche pour le scénario de <strong>Signes de vie</strong>. L’histoire repose sur un fait historique relatant l’histoire d’un soldat fou retranché dans un fort et est proche du récit qui en est fait par l’écrivain allemand Achim von Arnim en 1818 sous le titre <strong>L’invalide fou de Fort Ratonneau</strong>, l’intrigue se déroulant à Marseille. Mais dans le film de Herzog nous sommes en Grèce, sur l’île de Cos, où Stroszek, un officier allemand de la Seconde Guerre mondiale, est affecté à la garde d’un château, après avoir été transféré en urgence suite à ses blessures. Etrangement, Stroszek sera également le nom du personnage principal de<strong> La Ballade de Bruno</strong>, ainsi que le titre original du film précité.</p>



<p>Il y emménage avec sa femme grecque épousée depuis peu ainsi que deux soldats, Meinhard et Becker. Très vite, le petit groupe trouve ses marques mais le temps se fait long et à part repeindre les portes et piéger, pour les attraper, les blattes qui envahissent les lieux, il n’y a pas grand-chose à faire. Le lieu pourtant y a laissé quelques traces historiques telle une inscription rédigée en grec ancien et que Becker, qui a une formation de philologue, va tenter de traduire en vain&nbsp;: le château garde ses mystères. Et également ces pierres, vieilles de deux millénaires. Nous sommes transportés dans le temps et dans un no man’s land où l&rsquo;Histoire semble s’être arrêtée. On apprend par la voix off que c’est une des rares villes de la région à n’avoir point été bombardée. Comme si le monde extérieur avait décidé de l’ignorer. Quelques plans pourtant nous mettent en contact avec la population&nbsp;: assis à la terrasse d’un café, Meinhard et Stroszek bavardent ensemble interpellés par un tzigane étrange qui dit être le roi d’une tribu dont il a perdu la trace. Lui aussi est donc un étranger perdu au milieu de cette guerre. Et puis il y a les enfants du port avec lesquels Stroszek tente dans une langue maladroite d’échanger.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>C’est l’histoire d’un homme destiné à une solitude existentielle et voué à combattre les forces cosmiques qu’il aspire à dépasser.</p>
</blockquote>



<p>Dans l’ensemble, rien ne semble devoir se passer et les habitants vaquent, indifférents, à leurs affaires. Alors, Stroszek s’adresse au commandement qui lui confie une mission de routine. Assisté de Meinhard, il effectue une patrouille à travers les espaces désolés d’une plaine quasi désertique – rencontre avec un vieux paysan et sa femme qui leur offrent à boire de leur eau, mais ils n’ont rien à manger, disent-ils&nbsp;; la petite fille chante à peu près une comptine et voilà tout. Soudain ils arrivent au sommet d’une colline où le paysage se découvre&nbsp;: longues enfilades d’éoliennes à perte de vue dont les pales tournent dans le vent comme les pensées de Stroszek tournent en rond dans sa tête. Le voilà pris de folie brandissant son arme contre un ennemi invisible. De là, revenu au fort, il s’en prend à Meinhard qu’il accuse de l’avoir dénoncé au commandement et pourchasse tout le monde en menaçant de leur tirer dessus. Il peut dès lors régner en maître sur le fort, empêchant quiconque de s’en approcher.</p>



<p>Le village est en alerte et les autorités peinent à trouver une solution à la situation. C’est l’histoire d’un homme destiné à une solitude existentielle et voué à combattre les forces cosmiques qu’il aspire à dépasser. Le plus étonnant est que rien extérieurement ne tend à venir annoncer la crise si ce ne sont les stridulations incessantes des insectes qui envahissent la bande-son à rendre fou. Et le point d’interrogation que constitue ce village, la situation d&rsquo;attente désespérée où se trouvent les personnages. Le trouble s’immisce secrètement dans la tête de Stroszek jusqu’à exploser comme les feux d’artifice qu’il lance depuis les remparts. L’intrigue met cependant du temps à se dévoiler. C’est que le scénario cherche à souligner le caractère étrange voire improbable de la situation pour mieux ménager l’effet de bouleversement qu’amène la crise du personnage principal. Comme cette rencontre avec un pianiste allemand jouant du Chopin derrière une porte entrouverte et avec lequel Stroszek aura une brève conversation, ce roi tzigane perdu au sein de l’immensité du monde, et ces villageois qui font comme si de rien n’était et continuent leur train-train quotidien sans but. Itinéraire d’un rebelle qui se bat contre l’absurdité du monde.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Werner Herzog<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Allemagne de l'ouest<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Peter Brogle, Wolfgang Reichmann, Wolfgang von Ungern-Sternberg<br><strong>DURÉE : </strong>1h30<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Potemkine Films<br><strong>SORTIE LE </strong>22 avril 2026</pre>
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		<title>La Corde au cou : une semaine de chien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On avait perdu la trace de Gus Van Sant depuis une bonne quinzaine d&#8217;années. Certes il continuait à sortir des films : le joli Restless (2011), le solide Promised Land (2012), l&#8217;incompris Nos Souvenirs (2015) qui écopa d&#8217;une réception catastrophique au Festival de Cannes, le sympathique Don&#8217;t worry, he won&#8217;t get far on foot (2018) mais avouons-le, rien de comparable aux films de ses deux décennies dorées, les années 90 et 2000, de My own private Idaho à Harvey Milk. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>On avait perdu la trace de Gus Van Sant depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années. Certes il continuait à sortir des films : le joli <strong>Restless </strong>(2011), le solide <strong>Promised Land </strong>(2012), l&rsquo;incompris <strong>Nos Souvenirs</strong> (2015) qui écopa d&rsquo;une réception catastrophique au Festival de Cannes, le sympathique <strong>Don&rsquo;t worry, he won&rsquo;t get far on foot</strong> (2018) mais avouons-le, rien de comparable aux films de ses deux décennies dorées, les années 90 et 2000, de <strong>My own private Idaho</strong> à <strong>Harvey Milk</strong>. Après sept ans sans tourner, Gus Van Sant montre un net regain de forme en signant son meilleur film depuis presque vingt ans. Certes, ce n&rsquo;est pas encore tout à fait ça, <strong>La Corde au cou </strong>est à l&rsquo;évidence un film de commande où le vieux routier étale tous les ressorts de sa science de metteur en scène pour rendre le film à la fois attractif et âpre. Mais le film respire une véritable joie de filmer, phénomène assez rare pour être terriblement communicatif. </p>



<p>D&rsquo;après une histoire vraie. Dans les années 1970, Tony Kiritsis, en proie à des difficultés financières, décide d&rsquo;enlever Richard O. Hall, son courtier hypothécaire. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>un film de commande où le vieux routier étale tous les ressorts de sa science de metteur en scène pour rendre le film à la fois attractif et âpre. Mais le film respire une véritable joie de filmer, phénomène assez rare pour être terriblement communicatif. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>A l&rsquo;origine, le projet d&rsquo;adaptation de ce fait divers devait être réalisé en 2024 par Werner Herzog, avec Nicolas Cage dans le rôle principal. On peut saliver sur ce projet qui ne se réalisera jamais, abandonné pour des raisons de planning et qui aurait réuni deux esprits parmi les plus délirants de la planète cinéma, quelques années après leur vrai-faux remake du film de Ferrara, <strong>Bad Lieutenant : escale à la Nouvelle-Orléans </strong>(2009). Gus Van Sant a toujours été plus sage, même si une certaine folie douce se manifestait dans ses projets les plus expérimentaux, de <strong>Gerry </strong>à <strong>Paranoid Park</strong>, en passant par Elephant, Palme d&rsquo;or du Festival de Cannes en 2003. </p>



<p>Avec ce film, Gus Van Sant jette un pont entre le passé et l&rsquo;avenir. Le passé : le film renvoie immanquablement à la prise d&rsquo;otages décrite dans<strong> Un après-midi de chien </strong>de Sydney Lumet, datant également des années 70 comme le fait divers du film (février 1977), en opérant un clin d&rsquo;oeil à Al Pacino, passé du côté des puissants, en interprétant ici le père du courtier. L&rsquo;avenir : le soutien affiché à Lucas Mangione, assassin du PDG d&rsquo;United Healthcare, Brian Thompson, en décembre 2024. Entre ces deux faits divers, le sentiment diffus qu&rsquo;en presque vingt ans, rien n&rsquo;a vraiment changé : les institutions broient toujours les individus, leur révolte de David contre Goliath est quasiment d&#8217;emblée condamnée à l&rsquo;échec, et nourrit un système qui les absorbe dans le jeu médiatique. </p>



<p>Si le film permet enfin de révéler le vrai visage de Bill Skarsgard, longtemps camouflé derrière un masque de clown ou des prothèses de vampire. il n&rsquo;atteint certes pas le niveau naturel de délire d&rsquo;un Nicolas Cage, mais s&rsquo;en tire avec les honneurs. Le film réserve même un twist surprenant pour qui ne connaissait pas les détails du fait divers reproduit. C&rsquo;est surtout Gus Van Sant qui oeuvre avec maestria en reconstituant le fait divers avec ses différents acteurs se situant à des endroits différents soumis à une même temporalité. Le travail effectué par le montage du film (séquence très jouissive de la mise en parallèle avec la participation de John Wayne aux Oscars) et la juxtaposition de différentes textures d&rsquo;image s&rsquo;avère assez hallucinant, rappelant celui déjà existant dans <strong>Harvey Milk</strong>. Gus Van Sant y montre une dextérité certaine s&rsquo;apparentant au travail du D.J. noir qui, de son émission de radio, fait presque office de narrateur implicite. En-dehors de sa reconstitution d&rsquo;un fait divers,<strong> La Corde au cou </strong>rend aussi un bel hommage à la musique noire des années 70 qui accompagne la bande-son du film et prend le pouls d&rsquo;une société dont on ne sait plus s&rsquo;il s&rsquo;agit de celle des années 70 ou de la nôtre. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gus Van Sant <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine <br><strong>GENRE </strong>: thriller <br><strong>AVEC : </strong>Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo, Cary Elwes, Al Pacino <br><strong>DURÉE : </strong>1h45 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP sélection <br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>Les Chroniques de Poulet Pou : retour sur Silent Friend. La vie secrète des plantes bis.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Poulet Pou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 08:16:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La vie secrète des plantes. Ce n’est pourtant pas Stevie Wonder qu’on entend dans la BO, mais plutôt les fleurons de la nueva canción chilena, ainsi que Blixa Bargeld récitant du Goethe. Confession, je n’ai jamais écouté ledit album de Stéphane Merveille, dont la réputation est semble-t-il contrastée, in-the-know dites-nous si ça vaut le coup. Cependant ne nous égarons pas trop, et revenons au film, le premier de la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi que je vois. Pas certain que ça [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">La vie secrète des plantes. Ce n’est pourtant pas Stevie Wonder qu’on entend dans la BO, mais plutôt les fleurons de la nueva canción chilena, ainsi que Blixa Bargeld récitant du Goethe. Confession, je n’ai jamais écouté ledit album de Stéphane Merveille, dont la réputation est semble-t-il contrastée, in-the-know dites-nous si ça vaut le coup. Cependant ne nous égarons pas trop, et revenons au film, le premier de la réalisatrice hongroise Ildikó Enyedi que je vois. Pas certain que ça me donne envie de creuser, mais prenons les choses dans l’ordre, et tâchons de nous expliquer. Trois histoires s’entrecroisent. L’une raconte en N&amp;B les difficultés de la première étudiante en biologie végétale dans l’atmosphère phallocrate d’une université allemande au début du XXe siècle. Une autre en 16mm la vraie-fausse idylle de deux étudiants de la même université au début des années 1970. Enfin, il y a celle 50 ans plus tard d’un chercheur en neurosciences venu de Hong Kong, et qui se retrouve coincé dans l’université à cause du Covid. Le tout sous les augustes frondaisons du même arbre centenaire. Observe-t-on les végétaux, ou est-ce le contraire, telle est la question que pose le film.</p>



<p class="has-drop-cap">L’interprétation est bien, Tony Leung en majesté — une review Letterboxd du film m’a fait sourire, qui se contentait de dire, In the wood for love —, Léa Seydoux en visio, sans oublier trois jeunes comédiens allemands tout ce qu’il y a de charmants. Le filmage est soigné, jolies rimes visuelles d’une séquence à l’autre, le propos nous-sommes-tous-connectés sympa, il y a de l’humour, cf. Gundula et son géranium qui ouvre les portes (de la perception), mais en fin de compte on s’ennuie quand même un peu. Le film aurait voulu, et pu, être un méga trip psychédélique, mais même si j’ai pensé fugacement à Cronenberg, lors de je ne sais plus quel moment à base d’électrodes reliant le cerveau du savant à l’arbre vénérable, j’ai trouvé que ça manquait de jusqu’au-boutisme, que ça restait trop gentil/poli, voire gnangnan/cliché, pour emporter. Que ça ne vous empêche pas de tenter l’expérience.</p>
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		<title>Une fille en or : tandem romantique et solaire</title>
		<link>https://movierama.fr/une-fille-en-or-tandem-romantique-et-solaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec Une fille en or, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après J’ai tué Clémence Acéra en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous [&#8230;]</p>
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<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec <strong>Une fille en or</strong>, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après <strong>J’ai tué Clémence Acéra</strong> en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous emmène donc aux antipodes de son premier long, un thriller psychologique sombre, et s’empare à sa manière &#8211; douceur et humour loufoque &#8211; de la comédie romantique.&nbsp;</p>



<p>Le jour où Clémence (Pauline Clément, de la Comédie -Française) prend conscience que personne ne l’a jamais admirée, son père meurt. Petite sœur d’une aînée aussi belle que <em>successful</em>, elle si maladroite et perdue dans sa vie, Clémence n’a d’autre choix que de remonter la pente d’une estime de soi qu’elle ne pensait pas si basse. Le destin met alors sur son chemin son nouveau patron Paul (Arthur Dupont), surnommé Paul Pot à cause de son comportement tyrannique. Une croisée des chemins que tout oppose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu). </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Tout commence dans un groupe de parole. Dans une salle triste à mourir, aux murs blancs, un coach et quelques brebis égarées, tentant de retrouver une once de confiance en elles. Dans ce groupe, Clémence, grande rouquine au visage long et anguleux, esquisse des petits sourires gênés. La grande question du coach tombe sur elle : « <em>Et vous Clémence, qui vous a un jour admirée ?</em> » Silence. Le vide chez Clémence. Il faut dire que depuis l’enfance, celle que son père surnomme sa “petite numéro 2” et oublie de remercier lors de son discours d’anniversaire, n’a pas réussi à trouver sa place. Elle a vivoté d’études non achevées en petits boulots plus ou moins précaires, aujourd’hui au chômage, et dont l’appartement est cannibalisé depuis trois ans par un colocataire artiste fantasque et égocentrique qui couche avec elle quand ça l’arrange.<br><br>Mais c’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu) : Clémence se souvient finalement de la seule personne qui l’ait jamais admirée, Quentin (Quentin Dolmaire, parfait), son camarade de CM2 qui garde depuis le primaire un poème de Clémence plié en quatre dans son portefeuille. L’histoire d’un poisson rouge mort. Son père décède dans la foulée, après un anniversaire où il a encore oublié de la nommer et la remercier dans son discours, et tout s’enchaîne.&nbsp;</p>



<p>Il y a quelque chose de magique dans la réalisation de Jean-Luc Gaget : ce conte, aux personnages si caricaturaux, fonctionne pourtant à merveille. Chaque personnage est délicieusement “trop”, conjugué au superlatif, comme les dizaines &#8211; centaines ?! &#8211; de post-it que Paul le tyran colle partout dans les parties communes de l’immeuble de la sœur aînée de Clémence, Bianca, pour se plaindre du bruit, des poussettes qui traînent… de tout ! Un conte où on ne s’étonne pas qu’un voyant prédise à Paul qu’il va rencontrer la prochaine femme de sa vie au sein même de son entreprise, qu’elle adore jouer au scrabble et a eu « <em>un zona au niveau des parties intimes et qu’elle aurait mieux fait de porter une jupe pour que ça la démange moins</em> ».<br><br>Jean-Luc Gaget nous offre une grande scène de théâtre sur grand écran. La rencontre entre Clémence la trop gentille et Paul le trop méchant, et autour de ces deux personages principaux qui n’ont rien pour tomber amoureux, cette grande soeur qui incarne la tristesse d’une vie où tout semble être parfait et ce mari un peu pataud qui la comble d’amour &#8211; et de jeux de mots ridicules &#8211; mais ne sait toujours pas que c’est «<em> le service blanc qu’on dresse à table le vendredi</em> ». Jour de shabbat. Les situations sont joliment grotesques sans jamais être lourdes : Clémence qui se cache derrière son vélo dont elle dépasse largement, qui se trompe de salle funéraire au décès de son père et glisse son mot dans le mauvais cercueil, Quentin son admirateur de CM2 qui boit le vin du shabbat comme on goûterait un grand cru…</p>



<p>Les personnages secondaires ne sont pas en reste, avec une mention spéciale, justement, pour Quentin Dolmaire. Tout de boucles échevelées, c’est le seul admirateur que Clémence ait jamais eu et il lui voue un culte sans bornes. Avec une sincérité désarmante, il joue lui aussi le mec paumé, décalé, voire complètement à côté de la plaque. Irrésistible, quand sur son canapé, Clémence à ses côtés, il appelle son chat pour lui faire une caresse… une chatte nommée Clémence. Il faut aussi voir Bruno Podalydès, dans la peau du voyant que consulte chaque semaine Paul pour tenter de contrôler tout autour de lui, espérant récupérer un jour Virginie, son ex-femme &#8211; évidemment &#8211; partie à cause de son despotisme. Virginie dont le prénom est gravé sur sa tasse de café au bureau ou encore brodé sur un macramé rose dans son appartement.</p>



<p>Tout est beau dans ce film, les couleurs et lumières chaudes, les plans calés au millimètre près qui découpent des plans décentrés. Tout est drôle aussi, touchant, et on passe d’un éclat de rire à un autre, qui dévalent tout le long de ce film d’à peine une heure trente où tout se suffit à lui-même. On regrettera peut-être juste un dénouement un peu trop rapide. On redemanderait presque un ou deux jeux de mots de Bernard… le mari de Bianca (vous l’avez ?).&nbsp;</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jean-Luc Gaget<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Romance<br><strong>AVEC : </strong>Pauline Clément, Arthur Dupont, Quentin Dolmaire, Émilie Caen, Loic Legendre <br><strong>DURÉE : </strong>1h26<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Nour Films<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026</pre>
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		<title>Truly naked : sex education</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:03:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pornographie s&#8217;avère un sujet délicat à manier. Trop facile serait la tentation de s&#8217;abaisser au graveleux et au sordide, plus difficile serait de s&#8217;intéresser à l&#8217;aspect humain des choses, sans dévaloriser les personnes qui s&#8217;y adonnent comme performeurs ou simples spectateurs. Un grand metteur en scène est pourtant arrivé à un point d&#8217;équilibre miraculeux dans le traitement de ce sujet ô combien glissant : Paul Thomas Anderson qui a su allier le loufoque et le tragique dans Boogie Nights [&#8230;]</p>
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<p>La pornographie s&rsquo;avère un sujet délicat à manier. Trop facile serait la tentation de s&rsquo;abaisser au graveleux et au sordide, plus difficile serait de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;aspect humain des choses, sans dévaloriser les personnes qui s&rsquo;y adonnent comme performeurs ou simples spectateurs. Un grand metteur en scène est pourtant arrivé à un point d&rsquo;équilibre miraculeux dans le traitement de ce sujet ô combien glissant : Paul Thomas Anderson qui a su allier le loufoque et le tragique dans <strong>Boogie Nights</strong> en décrivant un univers bien moins scabreux qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Depuis, les spectateurs ont eu droit à <strong>The Deuce</strong> de David Simon, tentative plutôt réussie dans les séries HBO, ainsi que plus récemment <strong><a href="https://movierama.fr/pleasure-le-porno-vu-de-linterieur/">Pleasure</a> </strong>de Ninja Thyberg qui fait partie de la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2020, celui qui n&rsquo;a jamais eu lieu. S&rsquo;il n&rsquo;était pas sorti en pleine période Covid, le film aurait sans doute engendré un scandale retentissant, car il a bénéficié de l&rsquo;appui de certains acteurs et actrices de l&rsquo;industrie porno, en dénonçant des travers réels provenant d&rsquo;expériences vécues. A son échelle, <strong>Truly naked</strong>, également réalisé par une femme, Muriel d&rsquo;Ansembourg, néerlandaise d&rsquo;origine, se penche sur un créateur de contenus web, acteur porno, qui se fait filmer par son fils adolescent dans l&rsquo;exercice de son activité, sa « <em>petite entreprise qui ne connaît pas la crise</em> » a priori&#8230;</p>



<p>Alec, un adolescent introverti à la voix douce, a toujours vu la vie à travers le prisme de la petite entreprise pornographique de son père, leur maison faisant office de décor. Depuis la mort de sa mère, il s&rsquo;intéresse de plus en plus à l&rsquo;entreprise familiale, filmant et éditant le contenu produit et interprété par son père rusé, Dylan. Quand ils quittent Londres pour s&rsquo;installer dans une paisible ville balnéaire, Alec espère prendre un nouveau départ, en essayant de se faire des amis sans révéler sa vie peu conventionnelle. Les choses changent lorsqu&rsquo;il rencontre sa camarade de classe Nina, une fille farouchement indépendante, avec qui il doit préparer un exposé sur l&rsquo;addiction au sexe en ligne&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Truly naked</strong> touche assez juste dans la confrontation des représentations et la redéfinition d&rsquo;une sexualité affranchie des codes avilissants et abêtissants,</p>
</blockquote>



<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas ici de l&rsquo;industrie hollywoodienne du porno décrite dans <strong><a href="https://movierama.fr/pleasure-le-porno-vu-de-linterieur/">Pleasure</a></strong>, avec grand renfort de critiques acerbes et de clins d&rsquo;oeil réjouissants, mais d&rsquo;une mini-entreprise de contenus web, tels les sites Onlyfans ou Mym, qui fonctionnent par abonnements individuels. Le film commence très fort par une scène de tournage porno, interprétée par Dylan, acteur vieillissant dans la cinquantaine, et Lizzie, performeuse indépendante, scène qu&rsquo;on découvrira filmée par le propre fils de Dylan, Alec, jeune adolescent introverti et méticuleux. Une heure plus tard, une autre scène réunira les mêmes, accompagnés d&rsquo;une pieuvre, afin d&rsquo;augmenter les chiffres de visionnage ou de vente, scène particulièrement gratinée pour les performeurs qui y participent. Pourtant, à l&rsquo;exception d&rsquo;une ou deux autres scènes (une séance de photos pour Lizzie et l&rsquo;initiation douloureuse d&rsquo;une débutante, Rose), le film ne joue pas la carte du scandale et de la provocation faciles.</p>



<p>Si le film est certainement à déconseiller aux âmes sensibles, selon l&rsquo;expression consacrée, aux yeux trop chastes ainsi qu&rsquo;aux personnes se trouvant en-dessous de 16 ans, il s&rsquo;inscrit pourtant dans une certaine bienveillance et une volonté humaniste de compréhension de chacun. On pourrait même dire que, à partir de la rencontre entre Alec et Nina, adolescents en quête d&rsquo;un nouveau vocabulaire et de concepts inédits pour définir la sexualité d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;opposition assez basique et cliché entre le sexe mécanique et dépourvu d&rsquo;âme et l&rsquo;amour romantique et sensible reste largement à l&rsquo;ordre du jour, alors que le film aurait pu s&rsquo;amuser à inverser les polarités et à redéfinir les frontières. Parfois <strong>Truly naked </strong>n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas très loin de basculer dans l&rsquo;idylle adolescente banale, ouvertement sentimentale et peu novatrice. </p>



<p>Pourtant le film pose aussi d&rsquo;excellentes questions, en introduisant ce personnage de jeune adolescente féminine, Nina, peu portée sur la pornographie, qui souhaite comprendre en quoi cela consiste vraiment. Lors d&rsquo;une conversation avec Lizzie (Alessa Savage, véritable actrice porno), elle comprendra que tout cela n&rsquo;est en fait que l&rsquo;émanation d&rsquo;un patriarcat triomphant mais qu&rsquo;il serait trop facile « d&rsquo;observer tout cela en féministe, du banc ». Il convient aussi de s&rsquo;engager directement dans l&rsquo;action, ce qu&rsquo;elle finit par faire, en se confrontant à Dylan, sous les yeux hallucinés d&rsquo;Alec. Dans une autre scène, l&rsquo;initiation de Rose, face à une jeune blonde qui souhaitait être émoustillée et connaître le grand frisson, Dylan mettra en lumière l&rsquo;immense différence entre sexe et amour, et expliquera que tout est question de business, de gain et de rendement, dans son activité. Ce qui débouchera sur un duel de godemichets assez cocasse entre Alec et Dylan qui s&rsquo;achèvera sur l&rsquo;anéantissement du père, faisant comprendre à quel point son fils a été traumatisé par cette luxure permanente imposée.</p>



<p>Dans le cadre d&rsquo;une approche fondamentalement humaniste, quand le film échappe à ses tentations fleur bleue, <strong>Truly naked</strong> touche assez juste dans la confrontation des représentations et la redéfinition d&rsquo;une sexualité affranchie des codes avilissants et abêtissants, grâce à un engagement plutôt remarquable de sa réalisatrice et de ses interprètes. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Muriel d'Ansembourg <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  britannique, belge, néerlandaise <br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Caolán O'Gorman, Safiya Benaddi, Andrew Howard, Alessa Savage <br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Shellac<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die : piégés dans la boucle d’un jeu vidéo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[Tous les évènements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die marque le retour très attendu de Gore Verbinski après un long exil du réalisateur : l’auteur qui a offert au public des films comme Mouse Hunt (1997), The Ring (2002) et les trois premiers films de Pirates des Caraïbes revient après plus de dix ans de silence. Et bien que présenté en avant-première au Festival International du Film de Berlin, Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die s’avère controversé, tant par les idées qu’il propose [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Good Luck Have Fun Don&rsquo;t Die</strong> marque le retour très attendu de Gore Verbinski après un long exil du réalisateur : l’auteur qui a offert au public des films comme <strong>Mouse Hunt</strong> (1997), <strong>The Ring</strong> (2002) et les trois premiers films de <strong>Pirates des Caraïbes</strong> revient après plus de dix ans de silence. Et bien que présenté en avant-première au Festival International du Film de Berlin, <strong>Good Luck Have Fun Don&rsquo;t Die</strong> s’avère controversé, tant par les idées qu’il propose que par la manière dont elles sont mises en scène.</p>



<p>Une soirée conventionnellement ennuyeuse dans un restaurant de Los Angeles est interrompue par l’apparition soudaine d’un homme qui prétend venir du futur et chercher son équipe de rêve pour sauver le monde de l’IA. Ayant l’air non seulement étrange mais carrément bizarre et excessif, cet homme n’est guère un leader séduisant pour les clients présents. Le protagoniste psychotique, resté sans nom, se réfugie alors dans son dernier recours et fait chanter les personnes présentes avec une bombe reliée à son costume totalement aléatoire (il affirme qu’il s’agit d’une tenue de haute couture dans son monde futur). Contre toute attente, l’équipe se forme et les aventures commencent.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;dans une tentative constante de prouver sa propre folie, le film ne semble presque jamais vraiment séduisant.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Sur leur chemin pour sauver le monde, les personnages reviennent sur leurs vies passées, ce qui apporte une motivation bienvenue. Cependant, ces récits sont conçus avec des retournements de situation si audacieux et des contextes si extravagants que, dans une tentative constante de prouver sa propre folie, le film ne semble presque jamais vraiment séduisant. Par exemple, l’une des protagonistes, une mère célibataire, a récemment perdu son fils adolescent dans une fusillade scolaire. Pour soulager sa souffrance, le marketing d’un produit nouvellement lancé la contacte, lui proposant de fabriquer une copie de son fils — pas une copie complète, mais plutôt un corps avec des caractéristiques au choix. La femme vit dans un monde si saturé de fusillades répétées que ce produit est largement répandu parmi ses voisins, qui ont perdu et remplacé leurs enfants une, deux, trois et même quatre fois. Toutefois, les dépenses marketing étant inévitables, chaque « copie » doit à un moment donné réciter une publicité — par exemple en complimentant étrangement la marque de céréales que la famille mange au petit-déjeuner. Ainsi, la question extrêmement problématique des fusillades scolaires américaines est présentée d’une manière si sarcastique et inadéquate qu’aucune grande idée ne pourrait justifier une telle approche — s’il y avait finalement une idée cohérente derrière elle. Et il en va de même pour presque chaque ligne narrative du film.</p>



<p>Ayant commencé sa carrière dans les clips musicaux et la publicité, Verbinski adopte pleinement un montage abrupt, proche du clip, et un rythme qui ne ralentit jamais, comme s’il réalisait un clip musical de deux heures ou adaptait un jeu vidéo à un public habitué aux vidéos courtes des réseaux sociaux. Associée à la lutte constante contre non seulement l’IA mais la technologie en général que le film prétend représenter, cette direction artistique paraît contre-intuitive et révèle plutôt la préférence du réalisateur pour ce contre quoi ses personnages sont censés lutter.</p>



<p>Finalement, le film propose un mélange si audacieux de narration provocatrice et d’images saturées de méthodes issues d’autres arts audiovisuels qu’il aurait facilement pu se situer quelque part entre un divertissement de soirée efficace et une percée dans la comédie de science-fiction. Pourtant, il échappe à ce paradigme et se révèle être un film stylistiquement riche servant des idées si banales que même l’engagement minimal du spectateur n’est pas garanti.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gore Verbinski<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  U.S.A., Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Aventure, Comédie, Science Fiction<br><strong>AVEC : </strong>Sam Rockwell, Juno Temple, Haley Lu Richardson<br><strong>DURÉE : </strong>2h 15min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026</pre>
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		<title>Sélection Officielle du Festival de Cannes 2026 : analyse et décryptage. Changement d&#8217;époque en cours&#8230;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 09:08:08 +0000</pubDate>
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<p class="has-drop-cap">Comme l&rsquo;a indiqué Iris Knobloch, Présidente du Festival de Cannes, dans un contexte politique et militaire aussi grave et peu rassurant que celui que nous vivons, il serait légitime de se demander pourquoi on s&rsquo;intéresserait au Festival de Cannes. Or le Festival de Cannes, comme elle l&rsquo;a justement rappelé, est né deux fois en 1939 et 1946 pour nous rappeler à quel point nous sommes humains et de nous en souvenir pour toujours. Comme elle l&rsquo;a dit, « <em>le cinéma</em>, <em>on y entre parfois seul ; on en sort la plupart du temps plus proches les uns des autres</em> ». Le cinéma comme remède à la guerre et à la dépression qui en découle, beau programme pour ce 79ème Festival de Cannes.</p>



<p>Comme le dit également Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, le cinéma est loin d&rsquo;être mort, contrairement à ce que pouvaient prophétiser dans les années 80 Jean-Luc Godard, Serge Daney, voire Wim Wenders : 2541 longs métrages venant de 141 pays ont été vus cette année par le comité de sélection, soit 1 000 de plus qu&rsquo;en 2016. Selon lui, dans cette sélection, il existe cette année « <em>des choses très belles, des films très intelligents, montrant un très haut niveau de pensée, nous disant ce qu&rsquo;est le monde contemporain</em> », mettant en valeur la vie en groupe, à travers la douceur, la nature, les chansons, la famille, etc.</p>



<p>Plus prosaïquement, le cinéphile pourra constater que cette sélection poursuit le mouvement amorcé à partir de l&rsquo;année dernière, soit un renouvellement naturel des générations. Les grands maîtres tournent plus rarement ; d&rsquo;autres metteurs en scène plus jeunes prennent leur place, héritent de la pleine lumière et construisent une oeuvre qui fera ensuite référence comme celles de leur prédécesseurs. On ne peut en effet plus guère faire le reproche à Thierry Frémaux de se reposer sur une politique des auteurs abonnés. Cette année en 2026, sur 21 films sélectionnés en compétition, onze viennent de metteurs en scène primo-entrants qui n&rsquo;avaient jamais été sélectionnés. Mais explorons plus en détail cette compétition de la Sélection Officielle. </p>



<p><strong>Le cinéma français en force</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="552" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp" alt="" class="wp-image-51310" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1024x552.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-768x414.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1536x828.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-770x415.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1400x755.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6-1320x712.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/d020c09c557ed15cce1979d015e96ff6.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Il est difficile de ne pas constater une certaine hégémonie française : un quart de la compétition est strictement français (Charline Bourgeois-Tacquet, Arthur Harari, Léa Mysius, Emmanuel Marre, Jeanne Herry) mais cet ensemble déjà imposant se gonfle de trois unités supplémentaires avec les films français de cinéastes étrangers, <strong>Moulin </strong>de Laszlo Némès, <strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, avec Virginie Efira et <strong>Histoires parallèles </strong>d&rsquo;Asghar Farhadi, avec Isabelle Huppert, Vincent Cassel et encore Virginie Efira, ce qui fait passer le total à plus du tiers environ de la compétition, sans même compter l&rsquo;ouverture <strong>La Vénus Electrique </strong>de Pierre Salvadori, hos compétition. Dans ces huit films figurent les actrices françaises en vogue du moment, récemment nommées aux César : Adèle Exarchopolos (<strong>Garance</strong> de Jeanne Herry), Léa Drucker et Mélanie Thierry (<strong>La Vie d&rsquo;une femme</strong> de Charline Bourgeois-Tacquet), Léa Seydoux (<strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari), Hafsia Herzi (<strong>Histoires de la nuit</strong> de Léa Mysius, d&rsquo;après le roman de Laurent Mauvignier, récent Prix Goncourt pour <strong>La maison vide</strong>), Virgine Efira (<strong>Soudain</strong>, <strong>Histoires parallèles</strong>) et l&rsquo;éternelle Isabelle Huppert (<strong>Histoires parallèles</strong>). Dans les cinq films du quota français originel, il est possible de se demander lesquels seront distingués pour leur interprétation, en particulier féminine, et ceux qui permettront à leurs autrices ou auteurs d&rsquo;effectuer une « Justine Triet », soit en un film, de devenir un metteur en scène indispensable et incontestable. Sans avoir vu les films, on ne s&rsquo;aventurera pas à départager Jeanne Herry, Léa Mysius et Charline Bourgeois-Tacquet (même si les deux premières semblent a priori les hypothèses les plus favorables), tant le Festival de Cannes a été propice aux surprises les plus invraisemblables. Néanmoins une énorme curiosité va sans doute entourer <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari, avec Léa Seydoux et Niels Schneider, inspiré d&rsquo;un roman graphique, dont le point de départ, à grand renfort de substitution de personnalité et de schizophrénie, semble rappeler <strong><a href="https://movierama.fr/the-substance-le-portrait-de-dorian-gray-en-body-horror/">The Substance </a></strong>de Coralie Fargeat. Frémaux évoque au sujet de<strong> L&rsquo;Inconnue</strong> un des films les plus disputés au sein du comité de sélection et une possible bataille d&rsquo;Hernani comparable à celles de <strong>L&rsquo;Avventura</strong> et de <strong>La Dolce Vita</strong>, On a hâte d&rsquo;y être.</p>



<p><strong>Le cinéma américain en berne </strong></p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-51311" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/91125dce7c191b60f071b3fd999e48cb.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>On peut se demander si cette mise en avant du cinéma français n&rsquo;est pas également due en compensation à une grande discrétion du cinéma américain, par effet de vases communicants. Frémaux, en préambule, a d&rsquo;ailleurs prévenu que cette année, les majors américaines ne seraient pas au rendez-vous, contrairement aux années précédentes où <strong><a href="https://movierama.fr/top-gun-maverick-petit-tom-face-a-leternel-retour">Top Gun : Maverick</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/furiosa-une-saga-mad-max-au-dela-de-la-vengeance">Furiosa</a></strong>, <a href="https://movierama.fr/killers-of-the-flower-moon-les-nouveaux-monstres-americains"><strong>Killers</strong> <strong>of the flower moon</strong></a>, <a href="https://movierama.fr/mission-impossible-the-final-reckoning-a-limpossible-tom-est-tenu/"><strong>Mission : Impossible : the final reckoning</strong> </a>avaient fait les belles heures des amateurs de spectacle hollywoodien. Par conséquent, cette année, on ne pourra pas trop compter, à moins d&rsquo;immenses surprises, sur <strong>L&rsquo;Odyssée</strong> de Christopher Nolan ou <strong>Disclosure day</strong> de Steven Spielberg qui ont sans doute emprunté d&rsquo;autres chemins de promotion. Seul en compétition pour l&rsquo;instant, apparaît <strong>The Man I love</strong> d&rsquo;Ira Sachs, digne représentant du cinéma indépendant américain, sur la vie au temps du Sida dans les années 80, ce qui peut paraître un peu mince. Thierry Frémaux promet néanmoins un film qui ne se trouve pas dans la sélection mais qui devrait y être dans quelques jours, dans les compléments de sélection. Selon toute probabilité, il ne pourrait s&rsquo;agir que de <strong>Paper tiger</strong> de James Gray, avec Adam Driver, Scarlett Johansson et Miles Teller, ce qui permettrait de rehausser légèrement le taux de participation du cinéma américain, très faible cette année.</p>



<p><strong>Les cinéastes asiatiques en embuscade</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1024x682.webp" alt="" class="wp-image-51312" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1024x682.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1536x1023.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1400x933.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b-1320x879.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/fffc3ece6e1eb43bc2e4007ea5bc467b.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Est-ce parce que Park Chan-wook est président du jury? Cette année, contrairement à l&rsquo;année dernière, les cinéastes asiatiques sont plutôt bien représentés en compétition, en particulier du côté du Japon. Trois grands cinéastes japonais viennent en délégation : Hirokazu Kore-eda (<strong>Sheep in the box</strong>, avec un synopsis assez proche de <strong>A.I. : intelligence artificielle</strong> de Steven Spielberg), Koji Fukada (<strong>Quelques jours à Nagi</strong>, dont le scénario semble assez correspondre à la description de la beauté entrevue dans les films cette année par Frémaux) et Ryusuke Hamaguchi (<strong>Soudain</strong>, dont nous avons déjà parlé, sur la vie dans un EHPAD en région parisienne). Pourtant la grande surprise, c&rsquo;est sans doute la présence en compétition de <strong>Hope </strong>de Na Hong-jin, l&rsquo;auteur sud-coréen de thrillers cultes (<strong>The Chaser,</strong> <strong>The Murderer,</strong> <strong>The Strangers</strong>). Thierry Frémaux évoque à son sujet un film qui se métamorphoserait au fil de son déroulement, une sorte de film mutant, avec au milieu d&rsquo;un casting coréen, la présence intrigante de Michael Fassbender et d&rsquo;Alicia Vikander. Là aussi, l&rsquo;impatience est avérée. </p>



<p><strong>L&rsquo;Europe et les cinéastes en quête de Palme d&rsquo;or </strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1024x684.webp" alt="" class="wp-image-51314" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1024x684.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-768x513.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1536x1026.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-770x514.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1400x935.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb-1320x882.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/21b5a3e94ef46f0d7f60adabcf6d26eb.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p>Le reste de la sélection concerne essentiellement des cinéastes européens, avec un accent particulier sur l&rsquo;Espagne, après le coup d&rsquo;éclat l&rsquo;année dernière réussi par <strong><a href="https://movierama.fr/sirat-voyage-au-bout-de-lenfer/">Sirāt</a>&nbsp;</strong>d&rsquo;Oliver Laxe. Le grand patron Pedro Almodóvar&nbsp;(<strong>Autofiction</strong>, déjà sorti en Espagne et qui sortira en France le 20 mai pendant le Festival) qui a choisi cette fois-ci des acteurs peu habituels dans sa filmographie (Barbara Lennie et Victoria Luengo), est accompagné par des cinéastes de la génération suivante, dans la quarantaine, Rodrigo Sorogoyen (<strong>L&rsquo;Etre aimé</strong>, avec Javier Bardem et à nouveau Victoria Luengo) et Javier Calvo et Javier Ambrossi (<strong>La Bola Negra</strong>, avec une apparition de Penelope Cruz, la muse de Pedro, que Frémaux promet inoubliable). Deux réalisatrices seront également présentes : Marie Kreutzer (<strong><a href="https://movierama.fr/corsage-dans-un-corps-pas-sage/">Corsage</a></strong>) pour l&rsquo;Autriche, avec <strong>Gentle Monster</strong>, une étrange histoire de couple, bénéficiant de la présence de Léa Seydoux, et Valeska Grisebach (<strong>L&rsquo;Aventure rêvée</strong>), produite par Maren Ade (<strong>Toni Erdmann</strong>). Enfin quatre cinéastes européens complètent la sélection : l&rsquo;un, Cristian Mungiu, cinéaste roumain, est un habitué de la compétition et a déjà remporté la Palme d&rsquo;or avec <strong>4 mois, trois semaines et deux jours</strong> en 2007. Avec <strong>Fjord</strong>, il expérimente un casting totalement inédit pour lui : Sébastien Stan (le Donald Trump de <strong>The Apprentice</strong>) et Renate Reinsve, la muse norvégienne des récents Joachim Trier (<strong><a href="https://movierama.fr/julie-en-douze-chapitres-entre-lancien-et-le-nouveau-monde/">Julie (en douze chapitres)</a> </strong>et <strong><a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/">Valeur sentimentale</a></strong>). Il pourrait très bien rééditer l&rsquo;exploit de remporter la Palme d&rsquo;or, presque vingt ans après sa première, avec l&rsquo;histoire d&rsquo;un couple roumano-norvégien aux principes d&rsquo;éducation peut-être trop traditionnels. Les trois autres ont tous reçu des honneurs divers au Festival de Cannes et sont des postulants sérieux pour la Palme d&rsquo;or : Lukas Dhont (Caméra d&rsquo;or pour <strong>Girl</strong>, Grand Prix du jury pour <strong><a href="https://movierama.fr/close-pres-des-yeux-pres-du-coeur/">Close</a></strong>), jeune cinéaste belge de 34 ans, présente son troisième film, <strong>Coward</strong>, film d&rsquo;époque et de guerre, sur la Première Guerre Mondiale ; Pawel Pawlikowski, metteur en scène polonais (<strong>Ida</strong>, Oscar du meilleur film étranger en 2015, <strong>Cold</strong> <strong>War</strong>, Prix de la mise en scène à Cannes en 2018), propose <strong>Fatherland </strong>, oeuvre en noir et blanc comme ses deux précédents films, sur le retour de Thomas Mann en terre allemande, qu&rsquo;il avait fuie à l&rsquo;arrivée au pouvoir des nazis, avec Hanns Zischler, Sandra Hüller, August Diehl ; enfin Andreï Zviaguintsev (Prix du Scénario pour <strong>Léviathan </strong>en 2014, Prix du jury pour <strong>Faute d&rsquo;amour</strong> en 2017) , cinéaste russe ayant quitté la Russie, met en scène avec <strong>Minotaure </strong>la vie d&rsquo;un chef d&rsquo;entreprise en Russie en 2022 qui va basculer dans la violence. Si on rajoute donc Pedro Almodóvar&nbsp;et James Gray (potentiel sélectionnable) qui n&rsquo;ont jamais vaincu le signe indien, en dépit d&rsquo;un record remarquable de sélections en compétition, cela constitue un nombre impressionnant de prétendants sérieux à la Palme d&rsquo;or, récompense qu&rsquo;ils n&rsquo;ont jamais remportée.</p>



<p><strong>Les autres sections</strong>, <strong>les oubliés, les pronostics</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="554" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1024x554.webp" alt="" class="wp-image-51320" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1024x554.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-300x162.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-768x415.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1536x830.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-770x416.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1400x757.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5-1320x714.webp 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/1909e9c54c476076e4a485531de407d5.webp 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



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<p>Cet article est essentiellement centré sur la compétition de la Sélection Officielle. Pourtant les autres sections offriront certainement leur lot de bonnes surprises. Citons presque au hasard par exemple dans Un Certain regard son film d&rsquo;ouverture <strong>Teenage sex and death at camp miasma</strong> de Jane Schoenbrun, un film d&rsquo;horreur avec Hannah Eibinder, la star de <strong>Hacks </strong>et Gillian Anderson, <strong>Les Eléphants dans la brume</strong> de Abinash Bikram Shah, premier film népalais sélectionné à Cannes, <strong>Club Kid</strong>, premier film de Jordan Firstman, avec Cara Delevingne,<strong> Quelques mots d&rsquo;amour</strong> de Rudi Rosenberg, avec Hafsia Herzi, <strong>De toutes les nuits, les amants</strong> de Yukiko Sode, sans doute le plus beau titre des films de la Sélection officielle, en espérant que le film se montrera à la hauteur de son titre. Pour le hors compétition, on sera sans doute intéressé par <strong>L&rsquo;Abandon</strong> de Vincent Garencq sur le destin tragique de Samuel Paty, le retour d&rsquo;Agnes Jaoui dans <strong>L&rsquo;Objet du délit </strong>sur #MeToo à l&rsquo;opéra, ainsi que par le nouveau Nicolas Winding Refn, <strong>Her private hell</strong>, avec Sophie Thatcher, Quant aux séances de minuit, c&rsquo;est évidemment le refuge des marginaux et excentriques : Quentin Dupieux (<strong>Full Phil</strong> avec Kristen Stewart, Woody Harrelson), Bertrand Mandico (<strong>Roma Elastica</strong>, avec Marion Cotillard et Noémie Merlant), Marion Le Coroller (<strong>Sanguine</strong>, premier film à la Ducournau), Marco Nguyen et Nicolas Athane (<strong>Jim Queen</strong>, film d&rsquo;animation sur un virus qui transformerait les gays en hétérosexuels), et Yeon Sang-ho (<strong>Colony </strong>sur la contamination et le confinement), quelques années après <strong>Dernier train pour Busan</strong>. Pour Cannes Première, citons <strong>Le château d&rsquo;Arioka</strong> de Kiyoshi Kurosawa, l&rsquo;un des maîtres de Ryusuke Hamaguchi, et pour les séances spéciales, <strong>L&rsquo;Affaire Marie-Claire </strong>de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, où Charlotte Gainsbourg interprète Gisèle Halimi.</p>



<p>En revanche, hormis James Gray (<strong>Paper Tiger</strong>) dont la présence serait attendue dans les compléments de sélection, certains cinéastes manquent à l&rsquo;appel : Albert Serra (<strong>Out of this world,</strong> au beau titre inspiré par The Cure, avec Riley Keough, remplaçant Kristen Stewart), Kantemir Balagov (<strong>Butterfly Jam</strong>), Werner Herzog (<strong>Bucking Fastard</strong>, avec les soeurs Mara), David Robert Mitchell (<strong>The End of Oak Street</strong>, avec Anne Hathaway et Ewan MacGregor), Joel Coen (<strong>Jack of Spades</strong>), Kirill Serebrennikov (<strong>Après</strong>, avec un casting principalement français), Nanni Moretti (<strong>It will happen tonight</strong>, avec Louis Garrel, Jasmine Trinca), Bruno Dumont (<strong>Les Roches rouges</strong>), Radu Jude (<strong>Journal d&rsquo;une femme de chambre</strong>), etc. Si certains pourront trouver refuge cannois à la Quinzaine des Cinéastes (peut-être Serra, Balagov, Serebrennikov, Dumont, Jude), d&rsquo;autres choisiront sans doute l&rsquo;option Venise (Herzog, Moretti, Mitchell, Coen), à moins que Frémaux n&rsquo;en rattrape in extremis certains dans ses fameux compléments de sélection. Quoi qu&rsquo;il en soit, deux absents de marque ont probablement décidé de retrouver la Croisette pour le 80ème Festival dans un choc hors du commun : Terrence Malick qui achèvera peut-être son projet serpent de mer sur la vie du Christ (<strong>The Way of the Wind</strong>) versus Ruben Östlund qui est reparti peaufiner le montage de <strong>The Entertainment System is down</strong>, avec Keanu Reeves et Kirsten Dunst, pour essayer d&rsquo;obtenir une troisième Palme d&rsquo;or, ce qui représenterait un record inégalé dans l&rsquo;histoire du Festival.</p>



<p>D&rsquo;après certains commentaires que Thierry Frémaux a laissé échapper lors de la conférence de presse, Javier Bardem ferait une performance d&rsquo;acteur monumentale dans <strong>L&rsquo;Etre aimé</strong> de Rodrigo Sorogoyen, tandis que Lukas Dhont (<strong>Coward</strong>) et les réalisateurs de <strong>La Bola Negra</strong> se signaleraient particulièrement par leur mise en scène. De là à ce qu&rsquo;ils obtiennent les prix correspondants&#8230;On peut aussi remarquer la longueur impressionnante de <strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, 3h16 qui laisse augurer d&rsquo;un beau et immersif voyage cinématographique. Il est possible aussi de remarquer que, hormis l&rsquo;Almodóvar qui sortira le 20 mai et le Kore-eda qui reste fidèle à son sacro-saint mois de décembre, certains films ont déjà leur date de sortie en France calée entre août et octobre 2026 : <strong>Soudain</strong>, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong>, <strong>Fjord</strong>, <strong>Histoires de la nuit</strong>, <strong>Moulin</strong>, <strong>Minotaure</strong>. Auto-satisfaction un peu précoce ou prévision raisonnable de possibles récompenses?</p>



<p><strong>L&rsquo;Histoire, la fiction, la vie en groupe</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1600" height="1067" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1.webp" alt="" class="wp-image-51318" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1.webp 1600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-300x200.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1024x683.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-768x512.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1536x1024.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-360x240.webp 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-720x480.webp 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-770x513.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1400x934.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/e7153314ec9e9d81776555905875e7f8-1-1320x880.webp 1320w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></figure>



<p></p>



<p>Trois thématiques semblent se partager assez équitablement les films de cette compétition : la fiction à travers des comparaisons entre fiction et réalité ou des histoires de cinéma (<strong>Autofiction </strong>de Pedro Almodovar, <strong>Histoires parallèles</strong> d&rsquo;Asghar Farhadi, <strong>La Vie d&rsquo;une femme</strong> de Charline Bourgeois-Tacquet, <strong>Garance </strong>de Jeanne Herry, <strong>L&rsquo;Etre aimé </strong>de Rodrigo Sorogoyen, <strong>L&rsquo;Inconnue</strong> d&rsquo;Arthur Harari) ; l&rsquo;Histoire sur différentes périodes, avec un focus particulier sur la Seconde Guerre Mondiale (<strong>Notre Salut </strong>d&rsquo;Emmanuel Marre, <strong>Moulin </strong>de Laszlo Némès, <strong>La Bola Negra </strong>de Javier Calvo et Javier Ambrossi, <strong>Fatherland </strong>de Pawel Pawlikowski, <strong>Coward </strong>de Lukas Dhont, <strong>The Man I love </strong>d&rsquo;Ira Sachs), la vie en groupe, de couple ou de famille (<strong>Soudain </strong>de Ryusuke Hamaguchi, <strong>Gentle</strong> <strong>monster </strong>de Marie Kreutzer, <strong>Fjord </strong>de Cristian Mungiu, <strong>Histoires de la nuit </strong>de Léa Mysius, <strong>Minotaure </strong>de Andrey Zviaguintsev, <strong>Hope </strong>de Na Hong-Jin, <strong>Sheep in the box</strong> de Hirokazu Kore-eda, <strong>Quelques jours à Nagi </strong>de Koji Fukada, <strong>L&rsquo;Aventure rêvée</strong> de Valeska Grisebach). A travers ces trois thématiques, cette édition du Festival de Cannes compte bien radiographier, pour paraphraser Quentin Dupieux dans <strong><a href="https://movierama.fr/fumer-fait-tousser-changement-depoque-en-cours/">Fumer fait tousser</a></strong>, ce « <em>changement d&rsquo;époque en cours</em> », que nous vivons tous actuellement. Un changement de génération mais aussi d&rsquo;époque tout court, dont ce Festival se fera le témoin.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>COMPÉTITION</strong><br><strong>12 au 23 Mai 2026</strong></p>



<p>Film d’Ouverture :<br>LA VÉNUS ÉLECTRIQUE Pierre SALVADORI Hors Compétition</p>



<p>AMARGA NAVIDAD Pedro ALMODÓVAR<br>HISTOIRES PARALLÈLES Asghar FARHADI<br>LA VIE D&rsquo;UNE FEMME Charline BOURGEOIS-TACQUET<br>LA BOLA NEGRA Javier CALVO et Javier AMBROSSI<br>COWARD Lukas DHONT<br>DAS GETRÄUMTE ABENTEUER Valeska GRISEBACH<br>SOUDAIN HAMAGUCHI Ryusuke<br>L&rsquo;INCONNUE Arthur HARARI<br>GARANCE Jeanne HERRY<br>SHEEP IN THE BOX KORE-EDA Hirokazu<br>HOPE NA Hong-jin<br>NAGI NOTES FUKADA Koji<br>(QUELQUES JOURS À NAGI)<br>GENTLE MONSTER Marie KREUTZER<br>NOTRE SALUT Emmanuel MARRE<br>FJORD Cristian MUNGIU<br>HISTOIRES DE LA NUIT Léa MYSIUS<br>MOULIN László NEMES<br>FATHERLAND Pawel PAWLIKOWSKI<br>THE MAN I LOVE Ira SACHS</p>



<p>EL SER QUERIDO Rodrigo SOROGOYEN</p>



<p>MINOTAURE Andrey ZVYAGINTSEV</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/selection-officielle-du-festival-de-cannes-2026-analyse-et-decryptage-changement-depoque-en-cours/">Sélection Officielle du Festival de Cannes 2026 : analyse et décryptage. Changement d&rsquo;époque en cours&#8230;</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Gavagai, et autres malentendus : noeud papillon et éléphant dans la pièce</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thomas Pouteau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 08:03:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Gavagai]]></category>
		<category><![CDATA[Médée]]></category>
		<category><![CDATA[Ulrich Köhler]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma a souvent représenté le racisme, parfois avec force, parfois avec simplification. Plus rarement, il s’est regardé lui-même — comme industrie, comme dispositif — capable d’en produire, d’en reconduire les logiques. D’un côté, un lot innombrable de comédies françaises, qui n’ont cessé de se justifier elles-mêmes, rejouant des stéréotypes sous couvert de désamorçage — « j’ai un ami noir… », « j’ai un gendre arabe… » — comme si l’énonciation suffisait à neutraliser ce qu’elle reconduit. De l’autre, des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/gavagai-et-autres-malentendus-noeud-papillon-et-elephant-dans-la-piece/">Gavagai, et autres malentendus : noeud papillon et éléphant dans la pièce</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le cinéma a souvent représenté le racisme, parfois avec force, parfois avec simplification. Plus rarement, il s’est regardé lui-même — comme industrie, comme dispositif — capable d’en produire, d’en reconduire les logiques. D’un côté, un lot innombrable de comédies françaises, qui n’ont cessé de se justifier elles-mêmes, rejouant des stéréotypes sous couvert de désamorçage — « <em>j’ai un ami noir…</em> », « <em>j’ai un gendre arabe…</em> » — comme si l’énonciation suffisait à neutraliser ce qu’elle reconduit. De l’autre, des films qui ont ouvert une brèche, de <strong>La Noire de</strong>&#8230; à <strong><a href="https://movierama.fr/get-out-noir-cest-noir-il-ny-a-plus-despoir/">Get Out</a></strong>, en déplaçant la question : non plus seulement montrer le racisme, mais interroger les places, les regards, les structures qui le rendent possible. Le problème n’est plus seulement ce qui est représenté, mais depuis où l’on regarde. C’est dans cet écart — entre discours et position — que s’inscrit <strong>Gavagai, et autres malentendus</strong> d&rsquo;Ulrich Köhler.</p>



<p>Le titre engage déjà une méthode. <em>Gavagai</em> — emprunté à la philosophie du langage — dit l’impossibilité de fixer un sens stable ; « <em>et autres malentendus</em> » en déploie les effets. Le film ne cherchera pas à résoudre ces écarts, mais à les faire travailler.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1600" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354.jpg" alt="" class="wp-image-51249" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354.jpg 1600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-300x169.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-1024x576.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-768x432.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-1536x864.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-770x433.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-1400x788.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/81189d5f358941c87676d639ae990354-1320x743.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /><figcaption class="wp-element-caption">© New Story</figcaption></figure></div>


<p>Dès l’ouverture, cette logique s’incarne presque brutalement : à quoi assiste-t-on exactement ? À une scène de tournage, celle d’une adaptation contemporaine de Médée. Un bateau chargé d’un exotisme un peu factice, des enfants supposés porter la tragédie… en gilets de sauvetage (photo ci-dessus). Très vite, le dispositif se dérègle. La metteuse en scène s’agace, force, cherche une intensité qui lui échappe, brusque son actrice jusqu’à la jeter à l’eau. Le plateau apparaît alors pour ce qu’il est : un espace profondément politique, traversé de rapports de force, où chacun occupe une place assignée — avec son degré d’autorité, de visibilité, de précarité. Autour, tandis que le calme revient difficilement, les positions se fissurent : figurants relégués à leur fonction, beau-père de l’acteur principal maintenu à la marge et qui s’en offusque, début de fronde vite ramenée à des enjeux plus concrets — manger, tenir, exister un peu dans le cadre. Le tragique est là, mais déplacé : moins dans la fiction que dans l’organisation même de ce qui la rend possible.</p>



<p>À partir de là, le film déplie sa logique. Multiplicité des langues d’abord — allemand, anglais, français — comme autant de régimes de sens partiels. Multiplicité des temps ensuite : le tournage, la présentation du film avec ses discours et ses questions-réponses, et, en creux, la troisième strate — celle de la <strong>Médée </strong>rejouée. Ces niveaux ne s’additionnent pas, ils se frottent. Le film avance dans cet entrelacs, où rien ne coïncide tout à fait.</p>



<p>Dans cet espace, les personnages — portés avec précision par Maren Eggert et Jean-Christophe Folly — rejouent, malgré leur amour, des rapports de pouvoir discrets. Une scène, plus tard, en amont d’une projection, en condense les lignes : un maître d’hôtel blanc apprend à nouer un nœud papillon au personnage de Folly, sous le regard d&rsquo;Eggert. Geste anodin, presque attentionné — mais qui suppose aussi une incompétence préalable, comme si certaines manières ne lui appartenaient pas d’emblée. Le film n’insiste pas ; il laisse affleurer ce léger déséquilibre.</p>


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<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1600" height="900" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd.webp" alt="© New Story" class="wp-image-51251" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd.webp 1600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-300x169.webp 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-1024x576.webp 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-768x432.webp 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-1536x864.webp 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-770x433.webp 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-1400x788.webp 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/04/f0f92108cfc633ac13a85592bd406edd-1320x743.webp 1320w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /><figcaption class="wp-element-caption">© New Story</figcaption></figure></div>


<p>Plus tôt, à l’hôtel, Nourou est soumis à un contrôle au faciès. Lui cherche à passer, à ne pas prolonger. Maja, au contraire, s’empare de la situation : exige des excuses, relance, insiste auprès de la direction de l&rsquo;hôtel — sans réellement demander à Nourou ce qu’il souhaite. Qu&rsquo;on lui fiche la paix semble vouloir exprimer son visage&#8230; L&rsquo;attention première se veut juste, mais Maja parle à la place de l’autre, impose une scène. Une forme d’engagement qui reconduit une asymétrie : agir pour, sans partir de. Tout un programme. C’est là que le film touche quelque chose de plus profond — un racisme diffus, indissociable de réflexes hérités du colonialisme, où l’on prend en charge l’autre tout en le dépossédant de sa propre voix, le tout au nom de lutte contre le racisme. </p>



<p>Ulrich Köhler filme ces écarts avec retenue : plans ouverts, durée tenue, rien ne vient assigner un sens. Ce qui aurait pu être un très grand film vient ici buter à une limite : l&rsquo;exposition à l&rsquo;écran de l&rsquo;adaptation du mythe de Médée. D’un côté, tout ce qui relève du tournage — ses ratés, ses tensions — reste vivant, imprévisible. De l’autre, les scènes de Médée, rejouées frontalement, figent le geste. Le mythe, ainsi exposé, devient illustration. </p>



<p><strong>Gavagai, et autres malentendus</strong> avance ainsi sur une ligne fragile. Inégal, parfois trop appuyé, souvent très fin, mais toujours traversé par une intuition juste : les rapports de domination ne disparaissent pas, ils se déplacent, s’infiltrent dans les gestes les plus anodins. Le film touche à ce point sensible : lutter ne protège pas de reproduire — il arrive même que l’on reconduise, autrement, ce que l’on croyait défaire. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Ulrich Köhler<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> allemande<br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC </strong>: Jean-Christophe Folly, Maren Eggert, Nathalie Richard<br><strong>DURÉE : </strong>1h31<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>New Story<br><strong>SORTIE LE </strong>8 juillet 2026</pre>
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		<title>Romeria : le voyage dans la mémoire de Carla Simón </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 09:24:26 +0000</pubDate>
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<p>L’annonce par Thierry Frémaux, en avril, dernier de la sélection du nouveau projet de la cinéaste catalane Carla Simón&nbsp;en compétition était une excellente nouvelle surtout après deux longs métrages remarqués à Berlin&nbsp;: <strong>Été 93</strong> (Prix du meilleur premier film en 2017) et <strong><a href="https://movierama.fr/nos-soleils-une-chronique-familiale-juste-et-lumineuse">Nos Soleils</a></strong> (Ours d’or en 2022). Poursuivant son exploration de ses traumas familiaux (la réalisatrice a perdu ses deux parents du SIDA alors qu’elle n’était qu’une petite fille), Carla Simón&nbsp;met en scène dans <strong>Romeria</strong> une chronique autobiographique d’une grande beauté et très poétique qui suit la quête de vérité de son personnage principal, Marina.</p>



<p>Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs.</p>
</blockquote>



<p>Cette quête de Marina nous est présentée de la plus belle des manières dès les premières images, sublime séquence d’ouverture à partir d’images vidéo amateurs de 1983 et d’une voix off d’une femme racontant son bonheur (tiré du journal intime que tenait sa mère et sur lequel elle s’appuie constamment, tel un fil conducteur tout au long de l’intrigue). Lors du passage suivant, c’est Marina qui apparait à l’écran, sur un bateau, au même endroit mais en 2004. L’association de ces deux séquences est importante, l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs. Et Marina, interprétée avec une belle intensité par la jeune comédienne Llucia Garcia (une révélation qui pourrait lui valoir un prix d’interprétation) sera le pont permettant de relier ces deux époques. Elle aussi filme avec sa caméra les lieux qu’elle croise et qui constituent des marqueurs essentiels. Si elle vient officiellement à Vigo en Galice pour récupérer un document administratif, ce qui la pousse vraiment est sa volonté d’en savoir plus sur ses parents, morts tous les deux du SIDA dans les années 90 et renouer le contact avec ses oncles, ses tantes, ses grands-parents et ses cousins du côté de son père. Une rencontre qui semble, dans un premier temps, bien se dérouler (l’accueil étant bienveillant dans l’ensemble), l’occasion d’échanger à propos de l’histoire de la famille. Mais face aux questions légitimes de Marina, certains esquivent, ne souhaitant conserver que les souvenirs des moments heureux. Il faut dire que les non-dits sont légion chez les Pereiro, notamment au sujet de la mort du fils (sur l’acte de décès, le mot sida n’est pas mentionné&nbsp;: «&nbsp;mort d’une hépatite C&nbsp;»), sans doute par honte et par peur. Si la jeune femme se rapproche plus particulièrement de son oncle Iago et de l’un de ses cousins, elle ne peut s’empêcher de ressentir un certain malaise au sein d’une famille bourgeoise dont elle reste étrangère (l’attitude de la grand-mère, très froide ou le grand-père qui lui tend une enveloppe avec de l’argent pour ses études, sorte de compensation financière rejetée par Marina).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif </p>
</blockquote>



<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif parfois qui s’autorise des échappées poétiques&nbsp;: on peut citer notamment dans la dernière partie du long métrage l’évocation de la vie de ses parents, leurs voyages en voilier ou encore l’apparition d’une échelle en haut d’un immeuble pour accéder au toit dans une scène onirique de rencontre générationnelle. Les temporalités s’entremêlent, Marina se glisse dans les traces de ses parents, imagine leur histoire par le prisme des lieux, les mots du journal intime deviennent des images et <strong>Romeria</strong> évoque alors la jeunesse pendant les années 80 et 90 (la Movida), touchée par la toxicomanie et l’épidémie du SIDA. C’est ce que précise Carla Simón&nbsp;dans une interview récente&nbsp;: «&nbsp;<em> » […] cette période de liberté tant attendue, connue sous le nom de « La Movida », a également entraîné l&rsquo;explosion de la consommation de l&rsquo;héroïne, faisant de l&rsquo;Espagne le plus haut taux de mortalité lié au sida en Europe. « </em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel</p>
</blockquote>



<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel, la cinéaste étant très à l’aise dans la chronique familiale et les sujets de société. Traversé par de beaux moments, le film laisse surgir l’émotion lorsque Marina obtient, dans l’une des dernières séquences, ce qu’elle était venue chercher&nbsp;: un acte officiel précisant sa filiation avec ses vrais parents, ainsi qu’une parole libérée, une histoire intime reconstituée.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Carla Simón<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Espagne, Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong> Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa<br><strong>DURÉE : </strong>1h55<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE </strong>le 8 avril 2026 </pre>
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