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	<title>Archives des Champs-Élysées Film Festival - MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Archives des Champs-Élysées Film Festival - MovieRama</title>
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		<title>Good One : Pastorale américaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 09:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la grande exception des westerns, le cinéma américain est le plus souvent urbain. Cette tendance s&#8217;est encore davantage accentuée avec le Nouvel Hollywood (Coppola, Scorsese, De Palma, Spielberg, Lucas), groupe de cinéastes des villes qui faisaient l&#8217;impasse sur les grands espaces, contrairement à Cimino ou Eastwood. Pourtant il existe une veine pastorale dans le cinéma américain qui viendrait de Ford et passerait par La Nuit du Chasseur de Charles Laughton pour atterrir du côté de Terrence Malick, Cimino et [&#8230;]</p>
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<p>A la grande exception des westerns, le cinéma américain est le plus souvent urbain. Cette tendance s&rsquo;est encore davantage accentuée avec le Nouvel Hollywood (Coppola, Scorsese, De Palma, Spielberg, Lucas), groupe de cinéastes des villes qui faisaient l&rsquo;impasse sur les grands espaces, contrairement à Cimino ou Eastwood. Pourtant il existe une veine pastorale dans le cinéma américain qui viendrait de Ford et passerait par <strong>La Nuit du Chasseur </strong>de Charles Laughton pour atterrir du côté de Terrence Malick, Cimino et Eastwood déjà mentionnés, puis ensuite Jeff Nichols, David Gordon Green, Kelly Reichardt. India Donaldson fait incontestablement partie de cette lignée un peu marginale mais essentielle. Avec <strong>Good one</strong>, beau film sélectionné à la Quinzaine des cinéastes, et couronné du Grand prix du meilleur long métrage américain indépendant du Champs Elysées Film Festival, par le jury de Rebecca Zlotowski, India Donaldson nous reconnecte à des sensations rares au cinéma : l&rsquo;immersion totale dans la nature, l&rsquo;absence de prétention et d&rsquo;esbroufe, la délicate attention aux détails infinitésimaux, la vérité et la simplicité des émotions. </p>



<p>Sam, 17 ans, préférerait passer le week-end avec ses amis, mais elle accepte de rejoindre son père Chris, dans la région des montagnes Catskills de l’Etat de New York. Un endroit paradisiaque où Matt, l’ami de toujours de Chris, est hélas également convié.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Good one</strong> est ainsi un film précieux qui n&rsquo;a l&rsquo;air de rien pour les spectateurs peu concentrés mais recèle pourtant des trésors d&rsquo;attention et de sensibilité</p>
</blockquote>



<p>Avec <strong>Good one</strong>, on a donc l&rsquo;impression rafraîchissante de partir en randonnée, en respectant le rythme naturel et la respiration des personnages. India Donaldson part à l&rsquo;évidence sur les traces de Kelly Reichardt et de son fameux <strong>Old Joy </strong>mais s&rsquo;en distingue par une attention exceptionnelle aux moindres détails. Sam, adolescente de 17 ans, part en voiture avec son père et l&rsquo;ami de son père, vers les montagnes Catskills de New York. Il suffit ainsi de quelques kilomètres pour se dépayser totalement et de partir dans une quête rousseauiste. </p>



<p><strong>Good one</strong> montre ainsi de beaux moments de temps suspendu, où l&rsquo;on établit son campement, où on traverse un lac, où l&rsquo;on marche simplement en se reconnectant à une nature oubliée. De beaux moments précieux comme le cinéma n&rsquo;en avait pas montré, sans l&rsquo;ombre en apparence d&rsquo;un enjeu dramatique. On pressent pourtant que tout ne se passera pas de manière aussi idyllique pendant ce week-end improvisé. Au départ, Matt fait résonner quelques fausses notes car il ne parvient pas à convaincre son fils Dylan, de les accompagner. Il rejoint donc un peu ronchon Sam et Chris dans leur voiture. Mais cela paraît un épisode vite oublié face à la splendeur de la nature, merveilleusement photographiée par Wilson Cameron et rehaussée encore, si c&rsquo;est possible, par la musique discrète, bucolique et enchanteresse de Celia Hollander. </p>



<p>A priori donc, <strong>Good one</strong> ne raconte rien et contrairement à beaucoup de films, cela fait du bien. Car ce rien nous confronte à l&rsquo;essentiel : les liens entre les gens et la relation quasi-sacrée à la nature. Avec beaucoup de talent, India Donaldson, sans que ce soit jamais ennuyeux, nous montre les temps morts, les instants de vacuité, en se concentrant sur les corps, en particulier celui de Lily Collias, étonnante révélation du film, jeune fille en apparence ordinaire, dont le visage translucide, où on peut lire toutes les émotions et pensées, sans que le moindre mot soit prononcé, devient le plus beau, fascinant et extraordinaire des paysages. </p>



<p>Sam, Chris et Matt croisent un trio de randonneurs mais fausse piste, ces derniers se révèlent complètement inoffensifs et viendront partager une soirée au coin du feu avec nos protagonistes. Le danger ne viendra pas de là. Quelques signes viendront d&rsquo;une conversation dans une cafétaria où Matt, ami rondouillard de Chris, le père de Sam, se montrera quelque peu intrusif, et affectera de la croire végane, alors que ce n&rsquo;est pas le cas. Il ira encore plus loin en lui demandant si elle aime les filles, ce à quoi elle ne répondra pas. Matt représente ainsi celui qui voit du wokisme partout et a du mal à s&rsquo;adapter au changement de mentalité. India Donaldson, sur la question du lesbianisme de Sam, ne tranchera pas et la laissera irrésolue dans un mystère quasi-entier.  </p>



<p>Lorsque, au détour d&rsquo;une soirée un peu tardive et alcoolisée, une remarque ouvertement sexuelle fait basculer les personnages vers une implosion qui se laissait prévoir, India Donaldson, au lieu de monter les choses en épingle et d&rsquo;orchestrer une confrontation violente, préfère lisser la suite de son film, presque comme si de rien n&rsquo;était. Sam fuit et se fait rejoindre par Chris et Matt. Sans éclats de voix, son père parvient à lui faire comprendre qu&rsquo;il a compris la situation et qu&rsquo;il est de son côté. </p>



<p><strong>Good one</strong> est ainsi un film précieux qui n&rsquo;a l&rsquo;air de rien pour les spectateurs peu concentrés mais recèle pourtant des trésors d&rsquo;attention et de sensibilité. Une belle promesse en vue des films suivants d&rsquo;India Donaldson que nous sommes impatients de découvrir. </p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE : </strong> India Donaldson
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine 
<strong>GENRE </strong>: drame
<strong>AVEC : </strong>Lily Collias, James LeGros, Danny McCarthy
<strong>DURÉE : </strong>1h30 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>New Story 
<strong>SORTIE LE </strong>13 novembre 2024 </pre>
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		<title>Etat limite : au bord de la crise de nerfs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 15:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
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<p></p>



<p class="has-drop-cap">Après&nbsp;<strong>Ghost&nbsp;Song</strong>, le documentariste Nicolas&nbsp;Peduzzi choisit&nbsp;d’ausculter l’état de l’unité psychiatrique de l’hôpital&nbsp;Beaujon&nbsp;de Clichy, un service sous pression constante, devant répondre aux demandes de multiples patients en recherche de soins, avec des moyens dérisoires.&nbsp;En donnant la parole au médecin psychiatre de la structure publique, le docteur Jamal Abdel Kader,&nbsp;<strong>État&nbsp;limite</strong> devient un documentaire stupéfiant, choisissant de montrer la face cachée d’un système hospitalier en perdition, malade, doté d’un fonctionnement dysfonctionnel et sûrement peu adapté.&nbsp;Alors que le sujet de la qualité des hôpitaux est maintes fois évoqué dans les récentes actualités, sans solutions convenables, l’œuvre contribue fortement à cette prise de conscience se généralisant depuis la pandémie.&nbsp;Devant la caméra, le praticien pourtant dévoué à son travail constate les nombreux dérèglements, mais essaye toutefois de pratiquer sa spécialité en apportant chaleur humaine et réconfort à ceux qui en ont besoin.</p>



<p>À l&rsquo;hôpital Beaujon de Clichy, un seul psychiatre est présent, avec une sollicitation élevée. Comment faire pour travailler, supporter une aussi intense pression ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>État&nbsp;limite</strong> résonne comme un cri de désespoir, ceux des personnes souffrant de désordres psychiques, également celui du personnel médical dont la fonction est d’apporter une réponse médicamenteuse ainsi qu’un soutien moral se transformant souvent en assistance sociale, une double mission périlleuse révélant l’état d’un système et la désillusion des médecins.</p>
</blockquote>



<p>Nicolas&nbsp;Peduzzi&nbsp;filme avec délicatesse le quotidien de cette unité recevant des patients en détresse, suicidaires, victimes d’addictions ou autres troubles, à qui le moindre temps de parole avec le docteur est bénéfique pour la survie mentale, un contact social que l’on sait nécessaire dans ces instants difficiles alors que les douleurs morales se font fortes.&nbsp;La caméra capte ces moments d’échange, saisissant au passage nombre d’expressions faciales signifiant la tristesse et le désarroi le plus total.&nbsp;Les quelques patients se livrent, acceptent de parler devant l’œil du documentariste.&nbsp;Ainsi, ces précieux témoignages en disent beaucoup sur les maux, l’esprit défaillant, dans une société anxiogène où la folie, le handicap, ou autres pathologies, tendent à exclure les victimes de toute sociabilisation.&nbsp;Le docteur Jamal Abdel Kader tente d’établir un lien avec toutes ces personnes, use de sa qualité de psychiatre pour apaiser les souffrances, exerçant alors sa spécialité avec le simple objectif de respecter la dignité.&nbsp;Cependant, les limites de l’institution hospitalière réduisent considérablement les efforts consentis, la réponse médicale ne suffisant pas à soigner&nbsp;durablement ces vagues de patients défilant quotidiennement dans les chambres, notamment à cause des contraintes budgétaires et du manque de moyens.&nbsp;Préjudiciable au bon déroulement d’une prise en charge efficace, l’absence significative de ressources humaines affecte tout un personnel devant composer tant bien que mal avec ce problème.&nbsp;<strong>État&nbsp;limite</strong> dresse un constat accablant, filmant un docteur passionné, mais désillusionné par un système chancelant provoquant une charge de travail immense, dans ce secteur de loin le plus éprouvant physiquement et mentalement.&nbsp;Le documentaire ne cesse d’aligner les exemples de cette parfaite désillusion, avec ces médecins désireux d’aider, mais emportant les désagréments professionnels chez eux, preuve que l’hôpital se trouve toujours au bord de la crise de nerfs, prêt à imploser.&nbsp;Admirable de ténacité, ce docteur téméraire reste debout, avec une complication dorsale, écoutant et rassurant ses patients tout en restant proche d’une médecine basée sur l’humanité et non forcément sur l’usage des benzodiazépines, et autres molécules.&nbsp;Soucieux de soutenir, le jeune psychiatre évoque toutefois avec lucidité un métier dont l’existence dans les hôpitaux s’inscrit en pointillés, l’infime nombre de praticiens ne permettant pas de&nbsp;pallier efficacement à la demande croissante.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Nicolas&nbsp;Peduzzi&nbsp;propose un regard percutant sur cette médecine exercée au sein de ce service, mettant en valeur des portraits de citoyens au parcours chaotique, minés par des blessures intérieures.</p>
</blockquote>



<p>Les patients sont, eux aussi, dans un état limite, complètement anéantis par ces immenses failles personnelles, de l’addiction au comportement suicidaire, autant de souffrances souvent indicibles que les mots ne peuvent pas aisément diminuer.&nbsp;Le documentaire ne filme pas la folie, mais les différentes errances psychiques, ces troubles mentaux aux multiples causes, que l’on trouve généralement dans le passé ou dans notre société.&nbsp;L’œuvre ausculte, s’introduit pudiquement dans le psychisme, donne la parole, offrant ainsi une mise en lumière particulièrement intéressante sur les mécanismes psychologiques, ainsi que sur l’écoute de ce praticien, dont la proximité témoigne de sa volonté de prendre soin de ces personnes .&nbsp;Ainsi, de ce&nbsp;film se&nbsp;dégage un profond sentiment d’humanité, une notion si vitale dans ces couloirs traversés par l’amertume, la dépression, où panser les plaies est d’une importance capitale.&nbsp;Nous prenons conscience de la fragilité d’une vie, que tout peut rapidement basculer, que notre chemin peut être constitué d’obstacles difficilement surmontables, qu’il faut sans doute relativiser.&nbsp;Ceux qui apparaissent à l’écran font preuve d’une incroyable force, et les filmer permet de transmettre toutes ces émotions déprimantes, perceptibles, car elles se lisent totalement dans les regards.&nbsp;Il est pourtant peu évident de rentrer à l’intérieur de cette unité secouée par les conflits.&nbsp;Nicolas&nbsp;Peduzzi&nbsp;réussit une excellente réalisation, un chef-d&rsquo;œuvre où les praticiens sont des héros de tous les jours, des survivants travaillant dans des conditions inacceptables, mettant en péril un métier qui, de plus en plus, s’éloigne de l’hôpital, cette structure ne proposant plus un service fonctionnel.&nbsp;&nbsp;</p>



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<p>&nbsp;</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Nicolas Peduzzi
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>le docteur Jamal Abdel Kader 
<strong>DURÉE : </strong>1 h 42
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Alchimistes
<strong>SORTIE LE </strong>1er mai 2024 </pre>
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		<title>La Bête dans la jungle : une histoire du temps et de l&#8217;amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
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<p class="has-drop-cap">Nouveau long-métrage de l&rsquo;Autrichien Patric Chiha, <strong>La Bête dans la jungle </strong>situe son récit à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une discothèque, lieu dansant plein d&rsquo;ondes positives où deux personnes vont se rencontrer, s&rsquo;aimer platoniquement sur plusieurs décennies. Avec comme seul décor cet établissement nocturne, le cinéaste raconte une rencontre conceptuelle s&rsquo;établissant au gré de danses frénétiques, de musiques festives et d&rsquo;esprits libérés. Les sonorités musicales différentes révèlent l&rsquo;histoire des genres musicaux, ainsi qu&rsquo;un récit amoureux singulier s&rsquo;étalant sur vingt-cinq ans, cependant terni par cette chose tapie dans l&rsquo;ombre de cette boîte de nuit, cette bête destructrice s&rsquo;apprêtant à bondir pour emporter les âmes de ces danseurs passionnés. En adaptant cette œuvre de l&rsquo;écrivain Henry James, Patric Chiha continue de méditer sur les relations, dans la continuité de <strong>Domaines </strong>ou de <strong>Boys like us</strong>, en contemplant également les instants fiévreux des soirées animées, les années qui défilent, emportant avec elles les illusions d&rsquo;une jeunesse insouciante.</p>



<p>Durant vingt-cinq ans, dans une discothèque, May et John apprennent à se connaître, mais un danger invisible vient compromettre l&rsquo;espoir d&rsquo;entretenir une union.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>La Bête dans la jungle</strong> s&rsquo;appuie sur une structure unique, purement conceptuelle, utilisant comme décor cette piste de danse, où les mouvements des corps traduisent, pour ces deux personnages, l&rsquo;envie d&rsquo;entamer un rapprochement intime, d&rsquo;esquisser une relation rythmée par le son et les pas endiablés.&nbsp;Entre&nbsp;eux va&nbsp;se tisser une proximité platonique prise dans le piège du temps et de la société changeante.</p>
</blockquote>



<p>Ce que raconte Patric&nbsp;Chiha&nbsp;est un amour rempli de mystère, jouant sur le désir, les fantasmes, le réel et l&rsquo;irréel, entre May et John, celui-ci attendant un triste événement&nbsp;dont on ne sait que peu de choses au départ et qui va surgir au milieu des années 1980, répandant la mort sur son sillage.&nbsp;L&rsquo;histoire de ce film expose une union amicale prenant ensuite un chemin vers des sentiments plus profonds, un amour qui se dessine et&nbsp;ne se concrétise pas, mais dont on devine les contours.&nbsp;Vêtu d&rsquo;un pull rouge, ce jeune homme à l&rsquo;allure renfermée, à la posture droite et rigide, regarde cette May dansant au milieu de cette piste illuminée, la regardant intensément, du haut de l&rsquo;étage de cette discothèque.&nbsp;Avec cette mise en scène, le cinéaste exprime cette forte attirance, le regard et l&rsquo;attitude trahissant le brûlant désir de se rapprocher de cette femme désirable et attirante.&nbsp;Patric&nbsp;Chiha&nbsp;développe ensuite son cheminement, décrivant le début d&rsquo;une relation qui va perdurer pendant de nombreuses années.&nbsp;Passionnante et entêtante, aussi enivrante, celle-ci va révéler la présence d&rsquo;une force invisible, d&rsquo;un mal, d&rsquo;une bête que John attend, guette, compromettant les chances d&rsquo;un amour durable.&nbsp;C&rsquo;est tout l&rsquo;attrait de<strong> La Bête dans la jungle</strong>,&nbsp;œuvre-concept, mystérieuse, qui n&rsquo;est ni plus ni moins qu&rsquo;un symbole du temps défilant à grande vitesse, avec son lot de désillusions, d&rsquo;attentes, et de déceptions.&nbsp;En effet, le film raconte le parcours de deux personnages perdus dans le présent, se cherchant un avenir sans véritablement le trouver, se perdant ainsi dans les couloirs du temps, passant alors à côté de ce que la vie propose.&nbsp;L&rsquo;établissement de nuit devient un lieu où May et John finissent par être spectateurs de leur existence, restant dans une passivité, presque dans une lassitude, contemplant devant eux le spectacle d&rsquo;une société en mutation, d&rsquo;une musique de plus en plus innovante, du disco à la techno.&nbsp;Patric&nbsp;Chiha&nbsp;filme avec brio ces éléments, ces décennies, et donc ce duo subissant les quelques changements sociétaux.&nbsp;<strong>La Bête dans la jungle </strong>n&rsquo;est pas une histoire d&rsquo;amour ordinaire, simplement l&rsquo;exemple même d&rsquo;une jeunesse dont les codes vont progressivement changer.&nbsp;Le mystère contenu dans le roman ainsi que dans ce film procure tout le piment nécessaire, le&nbsp;scénario&nbsp;faisant appel à notre imagination et proposant&nbsp;pléthores&nbsp;de questionnements philosophiques.&nbsp;Qu&rsquo;est-ce que la vie ?&nbsp;Quelle est l&rsquo;importance de notre existence ?&nbsp;Comment doit-on la gérer?&#8230;&nbsp;Autant de questions existentielles auxquelles ce long-métrage tente de répondre, tout en surprenant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Voici un terme qualifiant complètement la nature de<strong> La Bête dans la jungle</strong>, dont l&rsquo;aspect fascinant nous plonge dans un état hypnotique, où nous tentons de comprendre les rouages de cet amour platonique, à la découverte de May et John, deux êtres humains en perdition.</p>
</blockquote>



<p>La quête de soi est sans doute ce qui traverse le film, Patric&nbsp;Chiha&nbsp;s&rsquo;amusant à écrire des psychologies perturbées par un manque de confiance, une incertitude envers l&rsquo;avenir, et la sensation amère de passer à côté des choses.&nbsp;C&rsquo;est le cas pour John, personnage énigmatique, pauvre, sans famille, cherchant probablement chez May l&rsquo;occasion de s&rsquo;élever socialement.&nbsp;Incarnée par Anaïs&nbsp;Demoustier, la jeune femme est plus ouverte, extravertie, mais tout de même tourmentée par ce qu&rsquo;elle est, recherchant dans cette boîte de nuit cet amusement si essentiel à son bien-être.&nbsp;Bien que légèrement opposés, ils se rapprochent, avec le simple souhait d&rsquo;obtenir une connexion humaine.&nbsp;Ce qui est magnifique, c&rsquo;est de voir à quel point ils s&rsquo;unissent, malgré leurs différences et leurs tempéraments contraires, tentant ainsi d&rsquo;évoluer dans une humanité les rejetant.&nbsp;Plus qu&rsquo;une bataille pour la vie, c&rsquo;est un combat pour exister, alors que&nbsp;cette&nbsp;bête sort de l&rsquo;ombre pour diffuser le malheur.&nbsp;Les deux interprètes sont fantastiques, en commençant par Tom Mercier, exceptionnel dans cette composition d&rsquo;homme à l&rsquo;attitude froide, inexpressive et immobile face à une Anaïs&nbsp;Demoustier&nbsp;aussi séduisante que soucieuse.&nbsp;Quant à l&rsquo;atmosphère, elle traduit bien l&rsquo;enfièvrement d&rsquo;une jeunesse dansante.&nbsp;Patric&nbsp;Chiha&nbsp;la fait danser, les bras levés, les chorégraphies symbolisant la libération de l&rsquo;esprit, ces attitudes muettes étant quasiment la preuve d&rsquo;une insouciance, presque un cliché de la vie moderne et ses multiples codes.&nbsp;Aspect essentiel du film, la danse évoque, encore aujourd&rsquo;hui, ce sentiment festif effaçant les affres de l&rsquo;existence.&nbsp;Dans <strong>La Bête dans la jungle,</strong> elle tient le rôle de rempart face à une menace réelle, aussi un moyen de s&rsquo;exprimer.&nbsp;Quant au lieu même, il en devient hypnotisant tellement il est sublimé par une beauté visuelle incitant à se mouvoir frénétiquement.&nbsp;Béatrice Dalle joue une femme remplissant la fonction de physionomiste dont la voix reconnaissable narre les événements, telle une intermédiaire dans cette relation non pas magique, mais terriblement fascinante.</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Patric Chiha
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France- Belgique- Autriche
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Anais Demoustier, Tom Mercier, Béatrice Dalle
<strong>DURÉE : </strong>1h 43
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Films du Losange
<strong>SORTIE LE </strong>16 aout 2023</pre>
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		<title>La Sirène : entre guerre et espoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 15:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; Présenté lors du Festival du Film d’Animation d’Annecy 2023, l’œuvre de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi sonde, en images et en couleurs, toutes les strates d’une société meurtrie par la guerre entre l’Iran et l’Irak. La Sirène est une leçon proposant un regard critique sur ce conflit ayant servi à transformer tout en pays, provoquant l’arrivée au pouvoir de l’Ayatollah Khomeiny.&#160; Le conflit entre L&#8217;Iran et l&#8217;Irak s&#8217;éternise, plongeant tout un pays sous les bombes et le chaos. Face [&#8230;]</p>
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<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-drop-cap">Présenté lors du Festival du Film d’Animation d’Annecy 2023, l’œuvre de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi sonde, en images et en couleurs, toutes les strates d’une société meurtrie par la guerre entre l’Iran et l’Irak. <strong>La Sirène </strong>est une leçon proposant un regard critique sur ce conflit ayant servi à transformer tout en pays, provoquant l’arrivée au pouvoir de l’Ayatollah Khomeiny.&nbsp;</p>



<p>Le conflit entre L&rsquo;Iran et l&rsquo;Irak s&rsquo;éternise, plongeant tout un pays sous les bombes et le chaos. Face à ces attaques massives et aux destructions, un jeune homme décide de fuir avec le bateau de son père décédé.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Alors que le cinéma iranien continue de montrer sa grande vitalité, dans un contexte pourtant difficile, ce splendide film d’animation remet en mémoire le passé d’un pays secoué, avec l’évocation de cette guerre meurtrière provoquant la mort de presque 200 000 personnes, changeant durablement tout un système politique. </p>
</blockquote>



<p>À travers le regard du jeune Omid, toute une partie de l’histoire iranienne se dévoile sous nos yeux, ses yeux embués décrivant la tristesse d’un peuple subissant une violence quotidienne dans une région dévastée, puis une forme d&rsquo;espérance symbolisée par des velléités de départ, d’une fuite pour éviter un probable décès. Sepideh Farsi démontre avec son film que l’animation devient un moyen non négligeable pour expliquer des faits historiques, décrire la véracité des faits, avec une justesse saisissante ainsi qu’une puissance émotionnelle rare. Les images animées se projettent, les couleurs chaudes, le feu et le sang, dans une ville menacée par les bombardements et les destructions. Sous l’incessant bruit des missiles, se trouve une population survivante, condamnée à exister tant bien que mal avec le spectre d’une mort probable. Cette appréhension, la crainte de l’avenir, Sepideh Farsi l’exprime fort bien, recréant ainsi une atmosphère instable, anxiogène, dans laquelle Omid tente de subsister, comme beaucoup d’autres. Les techniques animées proposent de multiples possibilités, procurent autant de réalisme qu’un véritable film de guerre, nous immergent dans un climat de peur palpable, réussissant surtout à nous représenter efficacement cette période sombre, les séquences se substituant aisément à n’importe quel manuel historique. Surtout, ce que raconte la cinéaste devient le cri de désespoir de toute une société écrasée sous le poids des décès et d’un conflit s’enlisant durablement, les offensives irakiennes déstabilisant profondément le désir d’espoir de toute une génération d’innocents.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>La dévastation et l’insécurité se rajoutent aux sentiments négatifs du peuple iranien, plongé sous la contrainte d’une survie permanente, devant supporter douloureusement les attaques, se nourrissant avec peu de solutions alimentaires, dans une existence rendue misérable. Autant de conséquences liées à cette tragédie sanguinolente qui ne cesse de monter en intensité durant huit ans, de longues années où la souffrance règne en maitre chez des habitants déjà durement marqués. De l’impuissance surgit une inquiétude, celle de connaitre un sort funeste au milieu des débris, également celle de ne pouvoir choisir la fuite. Fuir, voici ce qui anime Omid, que Sepideh Farsi change en héros, celui par qui l&rsquo;espérance passe par une migration nécessaire. Avec son Lenj, un bateau traditionnel iranien, le jeune homme souhaite naviguer vers des contrées plus sûres, emportant avec lui ses compatriotes désireux de vivre un futur convenable. En racontant cette volonté d’émigrer, l’œuvre se positionne, explicite les compréhensibles raisons d’un départ, souvent la seule issue pour continuer d&rsquo;exister, ainsi que des situations rappelant tristement que les bouleversements mondiaux s’accompagnent d’un flux migratoire important, une issue essentielle pour échapper à un destin terrible. Néanmoins, quitter son environnement natal a ses conséquences. Omid, sous ses aspirations aventurières et son souhait de se tourner vers l’avant, regarde aussi ce qu’il laisse, un pays ruiné, preuve que <strong>La Sirène</strong> développe aussi le récit d’un adolescent soucieux de la situation très fragile de milliers d’autres Iraniens.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le propos fortement juste se trouve complètement magnifié par des procédés créatifs, la cinéaste adoptant de puissants choix dans la gestion des couleurs, agissant comme une photographie glauque, avec ce jaune puis ce rouge matérialisant les odeurs omniprésentes de fumée, ce brouillard épais enveloppant toute une ville suffocant sous la poussière et un air irrespirable. À la manière d’un documentaire, le film capte les instants où les douleurs physiques se mélangent aux souffrances mentales, choisissant des plans dignes d’un film de guerre, où les missiles pleuvent sur les infrastructures. Les émotions se lisent sur le visage des personnages, avec une animation de qualité, immergeant totalement son spectateur dans un récit poignant, respectant les faits, avec le sens des réalités, basculant dans une vérité souvent indicible, mais qui fait terriblement écho à certaines catastrophes actuelles. Alors que l’Iran subit depuis longtemps une politique injuste, <strong>La Sirène</strong> narre aussi une époque pleine de liberté, s’ouvrant aux formes artistiques, laissant poindre une nostalgie.&nbsp;</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sepideh Farsi
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France/Allemagne/Luxembourg/Belgique
<strong>GENRE </strong>: Animation
<strong>AVEC : </strong>Mina Kavani, Hadmidreza Djavdan
<strong>DURÉE : </strong>1 h 40
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Bac Films
<strong>SORTIE LE </strong>28 juin 2023</pre>
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		<title>Everything Everywhere All At Once : Apprendre à aimer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 22:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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<p>Troisième réalisation de Daniel Scheinert et Daniel Kwan (aussi appelés « les Daniels »), <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>aura connu une carrière tout à fait singulière. Devenu en quelques semaines le film le plus performant au box-office du studio indépendant A24 (<strong>Lady Bird</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/first-cow-lhomme-lamitie/">First Cow</a></strong>, <strong>Moonlight</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/midsommar-sous-le-soleil-exactement/">Midsommar</a></strong>&#8230;), atteignant les 90 millions de recettes alors qu&rsquo;il n&rsquo;en a coûté que 15 millions ! À côté de ça, c&rsquo;est son bouche-à-oreille dithyrambique sur les réseaux sociaux qui a rendu le film tout bonnement viral, lui permettant de faire partie des films les mieux notés de l&rsquo;Histoire sur bon nombre de sites web. Malgré tout cela, le film a manqué de ne pas sortir en France. Pourquoi ça ? Et bien il est connu qu&rsquo;A24 vend les droits de ses films extrêmement chers en France, voyant le pays comme une terre cinéphile où leurs productions devraient toutes atteindre des chiffres mirobolants au box-office. Ainsi, des films comme <strong><a href="https://movierama.fr/the-green-knight-une-incroyable-epopee/">The Green Knight</a></strong>, <strong>Zola</strong> ou encore <strong>Uncut Gems</strong> ne sont jamais sortis dans nos salles et se sont retrouvés directement proposés sur les plateformes de streaming ou de VOD. Ainsi, alors que le film était déjà sorti depuis des mois aux USA et dans d&rsquo;autres pays, l&rsquo;espoir de le voir arriver dans nos salles obscures s’amincissait de jour en jour. Bien heureusement, et à la surprise générale, le petit distributeur Original Factory, en collaboration avec Pathé Live, est arrivé en sauveur et nous permet ainsi de nous faire une idée sur ce film tant attendu, et ce dans les meilleures conditions de visionnage possible !</p>



<p>Alors, emballement justifié ou énième excès de la part des critiques américaines ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Une création débridée, qui ne se soumet qu&rsquo;à l&rsquo;imagination débordante et sans limites des Daniels, qui y apposent leurs propres règles, codes et grammaire cinématographique.</p></blockquote>



<p>La première qualité à saluer de ce film-anomalie, c&rsquo;est son initiative en termes de représentation pure. En effet, pour un film d&rsquo;action américain, entre la science-fiction et le genre super-héroïque, les Daniels prennent la formidable décision de changer d&rsquo;air et d&rsquo;horizon. Fini les hommes ultra-musclés et les femmes sur-moulées qui se bagarrent, <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>propose une histoire nouvelle et des personnages ô combien rafraîchissants. Ici, les deux héros sont un couple d&rsquo;immigrés chinois quinquagénaire au bord du divorce, et leurs ennemis une contrôleuse des impôts déprimée (superbe Jamie Lee Curtis) et une adolescente lesbienne et fashionista. Dès lors, le long-métrage profite de ce parti pris inédit pour donner un bon coup de balai à un genre étouffé sous ses codes et son amour de l&rsquo;aseptisé.</p>



<p>Ainsi, le film aborde avec justesse un sujet à la mode au cinéma (<strong>Evolution</strong> de Kornél Mundroczo en mai, et <strong><a href="https://movierama.fr/les-secrets-de-mon-pere-a-la-poursuite-dhier/">Les Secrets de mon père</a></strong> en septembre prochain) : le traumatisme intergénérationnel, qui s&rsquo;installe dans nos gênes et parasite celles de notre descendance. Ici, c&rsquo;est l&rsquo;<em>american dream</em> qui est mis en cause, via le récit d&rsquo;immigrés chinois bloqués entre mener une vie sans remous ou se laisser aller et accepter de lâcher prise. De cette manière, bien que le film se veuille comme une grosse comédie d&rsquo;action qui tient largement ses promesses de divertissement, il se permet par la même occasion de sans cesse retourner vers&nbsp;l’introspectif, vers l&rsquo;émouvante analyse de ses personnages qui, même à 50 ans, réapprennent tout de la vie et de l&rsquo;image de réussite qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient faite d&rsquo;elle. Evelyn doit donc faire face à un mari sur le départ et à une fille qu&rsquo;elle ne comprend plus, élevée selon une culture différente. C&rsquo;est cette dissonance dans la relation mère-fille qui se trouve au cœur de l&rsquo;histoire, et représente tous les enjeux narratifs qu&rsquo;Evelyn doit franchir. Son incapacité à communiquer ou à exprimer une once d&rsquo;affection à ses proches se révèle rapidement être symptomatique de son passé. Ainsi, pour ces vies pleines de questionnements, de regrets, de doutes et de blocages, la thématique du multivers semble toute trouvée, puisqu&rsquo;elle lui permettra de répondre aux questions fatidiques qui rythment ses pensées : A-t-elle bien fait de partir ? Que serait sa vie si elle était restée ?</p>



<p>La morale ? Même dans un univers où la vie n&rsquo;a pas pu se former, l&rsquo;amour sera toujours là. Peut-être pas de manière évidente pour tous, difficilement exprimable voire inatteignable, il est et restera un liant impérissable entre les êtres humains. Un discours simple mais universel, qui trouve sa force grâce à son ancrage dans ces vies aux problématiques nombreuses.</p>



<p>Mais en plus de tout ça, <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>est une création débridée, qui ne se soumet qu&rsquo;à l&rsquo;imagination débordante et sans limites des Daniels, qui y apposent leurs propres règles, codes et grammaire cinématographique. C&rsquo;est véritablement ce qui subsiste dans nos esprits après avoir vu <strong>Everything Everywhere All At Once</strong> : la certitude d&rsquo;avoir vu une œuvre qui appartient plus que jamais à ses auteurs, chose rare aujourd&rsquo;hui à Hollywood, où les films à gros budget sont souvent confiés à des avatars malléables et écrasés par l&#8217;emprise des studios. Ainsi, même si non-exempt de défauts (on aurait facilement amputé le film d&rsquo;une vingtaine de minutes pour éviter un ventre mou assez fatal), il n&rsquo;en est pas moins un OVNI. Atteignant parfois certes leurs propres limites et lorgnant vers une morale un peu convenue, les réalisateurs ont tout de même le mérite d&rsquo;être allé assez loin pour atteindre ces dites-limites.</p>



<p><strong>Everything Everywhere All At Once</strong> n&rsquo;est peut-être pas le chef-d&rsquo;œuvre que la critique américaine nous vend depuis des mois, mais sa délirante audace lui confère un capital charme qu&rsquo;on ne peut négliger. En enchaînant <strong><a href="https://movierama.fr/top-gun-maverick-petit-tom-face-a-leternel-retour/">Top Gun : Maverick</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/elvis-il-etait-une-fois-la-legende/">Elvis</a></strong> et <strong>Everything Everywhere All At Once</strong>, le cinéma américain tend à nous donner l&rsquo;espoir que sa grandeur et son ampleur d&rsquo;antan subsistent. Plus qu&rsquo;à y croire !</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Jolan Maffi"
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Daniel Scheinert, Daniel Kwan
<strong>NATIONALITÉ : </strong>USA
<strong>AVEC : </strong>Michelle Yeoh, Jamie Lee Curtis, Ke Huy Quan, Stephanie Hsu
<strong>GENRE : </strong>Science-fiction, Comédie, Drame
<strong>DURÉE : </strong>2h19
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Original Factory
<strong>SORTIE LE </strong>31 août 2022</pre>



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		<title>After Yang : repenser l&#8217;humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2022 04:41:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Niché quelque part entre Blader Runner et Ex Machina, le second long métrage du cinéaste américain Kogonada tente le pas de côté : une science-fiction apaisée, où il n&#8217;est plus question de méfiance et de complot, mais de compréhension de l&#8217;autre. Une exploration subtile et sensible de l&#8217;altérité robotique, de cet hypothétique techno sapiens qui, par sa simple existence, nous amène à repenser ce qui nous caractérise en tant qu&#8217;être humain. Derrière cette vertigineuse interrogation, un portrait intimiste d&#8217;une famille [&#8230;]</p>
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<p>Niché quelque part entre <strong>Blader Runner</strong> et <strong>Ex Machina</strong>, le second long métrage du cinéaste américain Kogonada tente le pas de côté : une science-fiction apaisée, où il n&rsquo;est plus question de méfiance et de complot, mais de compréhension de l&rsquo;autre. Une exploration subtile et sensible de l&rsquo;altérité robotique, de cet hypothétique techno sapiens qui, par sa simple existence, nous amène à repenser ce qui nous caractérise en tant qu&rsquo;être humain. Derrière cette vertigineuse interrogation, un portrait intimiste d&rsquo;une famille dysfonctionnelle dans un univers délicat et tamisé, à savourer comme un thé rare venu d&rsquo;un futur peut-être pas si lointain.</p>



<p>La jeune Mika ne passe pas un instant sans Yang, son ami et tuteur. D&rsquo;origine chinoise, la petite a été adoptée. Pour faciliter son intégration et lui permettre de garder un lien avec sa culture, Jake et Kyra ont fait l&rsquo;acquisition d&rsquo;un « techno sapiens », un androïde domestique. Lorsque Yang tombe en panne, la famille se recroqueville dans ses souvenirs : un deuil où chacun se rend compte de la place réelle de cet être synthétique au sein du noyau familial. Un grand frère, un fils, un confident. Alors que Jake tente de réparer Yang, il découvre que l&rsquo;androïde possédait une mémoire visuelle et sonore. En visionnant le passé de Yang, il s&rsquo;interroge sur son existence : et si les robots avaient aussi un jardin secret ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Contemplatif et serein, le film de Kogonada s&rsquo;affranchit de tout aspect spectaculaire. Dans ce futur proche, les clones existent, les voitures ne volent pas et le minimalisme règne en maître.</p></blockquote>



<p>Les robots rêvent-ils de moutons électriques ? La question centrale d&rsquo;<strong>After Yang</strong> n&rsquo;est pas loin de celle posée par Philip K. Dick dans son roman adapté au cinéma par Ridley Scott. Lorsque Mika demande à son père si Yang est capable de dormir, il répond que non. Une supposition parmi d&rsquo;autres vis-à-vis d&rsquo;un androïde dont la nature reste au fond mystérieuse : est-ce un simple robot dont la mémoire et les actions ont été formatées pour, comme son corps, donner l&rsquo;illusion d&rsquo;une humanité ? Ou au contraire, un être certes synthétique, mais capable de dépasser nos certitudes quant à ses limites ? Lors d&rsquo;un échange avec Kyra, Yang demande s&rsquo;il peut être tout à fait franc : avec cette simple phrase, un monde s&rsquo;ouvre, est-ce que l&rsquo;androïde peut mentir ou éluder des informations ? S&rsquo;ensuit une discussion aussi passionnante que pertinente sur nos préconceptions : ne sommes-nous pas, comme Yang, sagement capitonné dans nos croyances ? Une manière de rapprocher l&rsquo;homme de la machine et d&rsquo;envisager autrement notre définition de l&rsquo;humanité.</p>



<p>Contemplatif et serein, le film de Kogonada s&rsquo;affranchit de tout aspect spectaculaire. Dans ce futur proche, les clones existent, les voitures ne volent pas et le minimalisme règne en maître. Une épure légèrement « instagramesque », où tout est parfaitement à sa place, clair et fonctionnel. Cette harmonie de surface se confronte au drame qui se joue dans le foyer familial : comme souvent, les apparences peuvent s&rsquo;avérer trompeuses. Mélangeant les formats et les plans, du carré intime pour les échanges privés au rectangle large, <strong>After Yang</strong> bénéficie d&rsquo;une photographie sublime et d&rsquo;un montage particulièrement soigné. Une douceur visuelle et sonore, pour une œuvre aux allures de méditation métaphysique, portée notamment par un Colin Farrell sur mesure. Outre ses interrogations existentielles, le film explore avec beaucoup de sensibilité notre mémoire et ce que l&rsquo;on laisse derrière soi. Un beau et touchant voyage aux confins d&rsquo;une galaxie de souvenirs.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kogonada
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Américain
<strong>AVEC : </strong>Colin Farrell, Jodie Turner-Smith
<strong>GENRE : </strong>Drame, Science-fiction
<strong>DURÉE : </strong>1h36
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Condor Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>6 juillet 2022
<em>Film d'ouverture des Champs-Elysées Film Festival 2022</em></pre>



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		<title>Quantum Cowboys : l&#8217;art de se souvenir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jun 2022 13:50:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fasciné par le mouvement, le cinéma américain n&#8217;a cessé durant les dernières décennies d&#8217;imaginer des façons de jouer avec l&#8217;espace-temps. De la trilogie Retour vers le Futur à Tenet, en passant par Donnie Darko et le dernier Doctor Strange, le temps amuse autant qu&#8217;il interroge. Une notion complexe, discutée, à la fois objective et subjective. Un terrain de jeu idéal pour le physicien et cinéaste Geoff Marslett, passionné par la physique quantique. Fou et fiévreux, l&#8217;invraisemblable Quantum Cowboys inaugure une [&#8230;]</p>
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<p>Fasciné par le mouvement, le cinéma américain n&rsquo;a cessé durant les dernières décennies d&rsquo;imaginer des façons de jouer avec l&rsquo;espace-temps. De la trilogie <strong>Retour vers le Futur</strong> à <strong>Tenet</strong>, en passant par <strong>Donnie Darko</strong> et le dernier <strong>Doctor Strange</strong>, le temps amuse autant qu&rsquo;il interroge. Une notion complexe, discutée, à la fois objective et subjective. Un terrain de jeu idéal pour le physicien et cinéaste Geoff Marslett, passionné par la physique quantique. Fou et fiévreux, l&rsquo;invraisemblable <strong>Quantum Cowboys</strong> inaugure une trilogie d&rsquo;animation aussi risquée que prometteuse.</p>



<p>Quelque part dans les années 1870, Frank et Bruno vagabondent dans le désert américain. Lors d&rsquo;une halte dans une petite ville du sud de l&rsquo;Arizona, Frank profite d&rsquo;une soirée festive pour s&rsquo;introduire chez un commerçant. Pris la main dans le sac, il tente de s&rsquo;enfuir, mais trébuche en arrivant devant l&rsquo;estrade où se donne un concert : coup du sort, la balle du shérif n&rsquo;atteint pas sa cible initiale, mais Blacky, le musicien, incarné par l&rsquo;artiste Howe Gelb. Frank termine en prison. Trois ans plus tard, il retrouve Bruno et lui fait part de son intuition : Blacky n&rsquo;est pas mort, il faut le retrouver. Bien que convaincu du contraire, son ami accepte de l&rsquo;accompagner. Sur la route, les vagabonds feront la rencontre de Linde, qui souhaite récupérer ses terres, mais aussi de deux dangereux truands.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Une autre façon de représenter le multivers, entre le documentaire sous LSD et un hommage aux westerns.</p></blockquote>



<p>Derrière ces différentes quêtes, une histoire de mémoire, d&rsquo;amitié, mais surtout de temps. En effet, dans une pièce parsemée d&rsquo;écrans, un homme observe patiemment les péripéties de ce petit monde. Un clin d&rsquo;œil lointain à <strong>Matrix</strong> et son architecte. Accompagné de son chat, il vulgarise la théorie de la physique quantique. Un guide nécessaire pour ne pas se perdre dans les méandres du récit de <strong>Quantum Cowboys</strong>, particulièrement alambiqué. Entre rêve et réalité, les temps et les possibles se confondent, multipliant les points de vue, les conclusions d&rsquo;une boucle temporelle qui ne parvient pas à trouver son point d&rsquo;équilibre. Pour ne rien arranger à l&rsquo;affaire, une équipe de tournage filme et immortalise l&rsquo;histoire. Un joyeux bazar où les époques se croisent et s&rsquo;entrechoquent. Une autre façon de représenter le multivers, entre le documentaire sous LSD et un hommage aux westerns. Plus que son discours scientifique, on retient surtout son rapport à l&rsquo;art, perçu comme un acte de mémoire. Face à des souvenirs fluctuants, en (dé)construction permanente, l&rsquo;art offre, non sans subjectivité, la pérennité d&rsquo;un instant.</p>



<p>Dans <strong>Spider-Man : New Generation</strong>, un autre film d&rsquo;animation exploitant la corde du multivers, la rencontre entre les mondes ne s&rsquo;arrêtait pas aux récits individuels : chaque réalité avait sa propre identité visuelle. D&rsquo;une certaine manière, <strong>Quantum Cowboys</strong> joue aussi de cette multiplicité de possibles avec douze styles d&rsquo;animation. Tourné en rotoscopie, soit avec des prises de vues réelles, le film ne tient que rarement en place : d&rsquo;une pièce à une autre, le dessin et les formes changent (en collage, en peinture, en dessin au trait, en pâte à modeler). Un univers drôle et psychédélique, bourré de créativité et de sonorités. Un espace de liberté légèrement amoindri par une direction d&rsquo;acteurs un peu bancale et une durée un brin excessive, le procédé scénaristique et visuel pouvant se montrer usant. Malgré ces quelques accrocs, la curiosité l&#8217;emporte : on attend de pied ferme le prochain volet centré sur les deux brigands. D&rsquo;ici là, espérons déjà que cet OVNI atterrisse chez nous, dans les salles ou en VOD.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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					"name": "Pierre LARVOL"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Geoff Marslett
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Américain
<strong>AVEC : </strong>David Arquette, Lily Gladstone, Kiowa Gordon
<strong>GENRE : </strong>Western, animation
<strong>DURÉE : </strong>1h39
<strong>Prochainement</strong>
<em>- Prix du Public du meilleur long métrage américain indépendant / Champs-Elysées Film Festival
- Prix de la meilleure musique originale / Festival d'Annecy 2022</em></pre>



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			</item>
		<item>
		<title>Champs-Élysées Film Festival 2022 : entretien avec la réalisatrice Anaïs Volpé : « moi je rêve de faire un Marvel! ».</title>
		<link>https://movierama.fr/champs-elysees-film-festival-2022-entretien-avec-la-realisatrice-anais-volpe/</link>
					<comments>https://movierama.fr/champs-elysees-film-festival-2022-entretien-avec-la-realisatrice-anais-volpe/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2022 22:40:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVAL]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;année dernière, Anaïs Volpé participait pour la première fois à la compétition du Champs Elysées Film Festival, avec son deuxième film Entre les Vagues. Elle en est repartie avec le Grand Prix. Cette année donc, changement de statut, elle est devenue Présidente du jury courts métrages de la 11e édition des Champs-Élysées Film Festival. C&#8217;était l&#8217;occasion de faire le point sur son parcours et sa cinéphilie très éclectique. Toute charmante et pimpante dans sa jolie robe, elle laissera deviner à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/champs-elysees-film-festival-2022-entretien-avec-la-realisatrice-anais-volpe/">Champs-Élysées Film Festival 2022 : entretien avec la réalisatrice Anaïs Volpé : « moi je rêve de faire un Marvel! ».</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L&rsquo;année dernière, Anaïs Volpé participait pour la première fois à la compétition du Champs Elysées Film Festival, avec son deuxième film <strong>Entre les Vagues</strong>. Elle en est repartie avec le Grand Prix. Cette année donc, changement de statut, elle est devenue Présidente du jury courts métrages de la 11e édition des Champs-Élysées Film Festival. C&rsquo;était l&rsquo;occasion de faire le point sur son parcours et sa cinéphilie très éclectique. Toute charmante et pimpante dans sa jolie robe, elle laissera deviner à la fin de l&rsquo;entretien un tout autre visage : celui d&rsquo;une transfuge de classe qui n&rsquo;a pas renié ses origines populaires, celui d&rsquo;une résistante qui demeure à juste titre fière du chemin accompli. </p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-vivid-cyan-blue-background-color has-vivid-cyan-blue-color"/>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:26% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="800" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche.jpg" alt="" class="wp-image-15939 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche.jpg 600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>Vous êtes déjà venue l&rsquo;année dernière&#8230;On vous a interviewée avant que vous n&rsquo;obteniez votre prix, ce qui fait que nous étions fiers et heureux pour vous. Maintenant vous faites quasiment partie des meubles. </strong></p>



<p>Un petit peu (rires)&#8230;Des petits meubles alors, cela ne fait que deux ans&#8230;.</p>



<p><strong>Depuis Entre les Vagues, vous avez prévu de continuer dans cette ligne ou bien de changer de style? </strong></p>



<p>Pour l&rsquo;instant, je me trouve vraiment aux prémices de l&rsquo;écriture. Je ne sais même pas moi-même vers quoi je vais. J&rsquo;ai quelques idées mais chaque histoire étant différente, il faut trouver une forme cohérente par rapport à l&rsquo;histoire. Ce qui correspondait à <strong>Entre les vagues</strong> était spécifique à ce film et la suite sera propre au prochain film. </p>



<p><strong>Et le côté Do it yourself? </strong></p>



<p>Pendant une dizaine d&rsquo;années, j&rsquo;ai fait un travail un peu comme ça. Aujourd&rsquo;hui je voudrais passer à un aspect bien plus produit, travailler différemment la mise en scène. J&rsquo;ai envie de travailler avec d&rsquo;autres moyens aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;espère en tout cas.   </p>
</div></div>



<p><strong>Quand on est une jeune réalisatrice aujourd&rsquo;hui, quelles sont les influences que vous pouvez avoir dans le cinéma international, français, dans la vie, ou autres? </strong></p>



<p>Des influences, il en existe beaucoup dans le cinéma, la musique, dans différents domaines artistiques, la peinture&#8230;.Moi je m&rsquo;intéresse à beaucoup d&rsquo;arts et je suis spectatrice de beaucoup de choses. Je dirais que je suis surtout inspirée par le cinéma indépendant américain des années 70 mais j&rsquo;adore aussi le cinéma asiatique, le cinéma européen&#8230;.Après, je ne pense pas être une très grande cinéphile, par rapport à ceux qui voient à peu près tout. Je regarde des films mais pas outre mesure. J&rsquo;aime beaucoup le travail de Cassavetes&#8230;Souvent quand on me pose ces questions, j&rsquo;ai 80 000 idées mais tout ne me revient pas tout de suite&#8230;.J&rsquo;aime beaucoup James Gray, en France Leos Carax. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="554" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-1024x554.jpg" alt="" class="wp-image-16235" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-1024x554.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-300x162.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-768x415.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-1536x830.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-770x416.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-1400x757.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo-1320x714.jpg 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/entre-les-vagues-visuel-copyright-kmbo.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Entre les Vagues d&rsquo;Anaïs Volpé  </figcaption></figure>



<p><strong>Donc surtout du cinéma indépendant?</strong> </p>



<p>Oui c&rsquo;est un peu le point commun. Je me sens plus proche de ce cinéma. </p>



<p><strong>Pourtant vous pourriez travailler dans le cadre d&rsquo;un studio? </strong></p>



<p>Oui je serais très heureuse de travailler sur ce type de projet, cela m&rsquo;attire aussi. Même les grosses productions en studio, c&rsquo;est intéressant. </p>



<p><strong>Quand je parlais d&rsquo;influences, cela pouvait être aussi autre chose que le cinéma, comme la vie par exemple&#8230;.</strong></p>



<p>Vous savez, je vais autant au cinéma que je regarde la télé, ou que je me nourris de ce que je vis, je m&rsquo;intéresse à mes amies, à leurs histoires. Je peux regarder de la téléréalité, je peux regarder un film d&rsquo;auteur de dix heures&#8230;.J&rsquo;ai un éventail très large d&rsquo;inspirations. Cela correspond à mon environnement. J&rsquo;ai grandi avec Internet, j&rsquo;ai découvert <strong>Loft Story</strong>, j&rsquo;ai aussi une grande curiosité pour le cinéma d&rsquo;auteur. </p>



<p><strong>Quand je parlais d&rsquo;influences, vous n&rsquo;avez pas parlé de cinéastes femmes, par exemple. </strong></p>



<p>oui, cela ne me vient pas tout de suite, mais cela ne veut pas dire que je n&rsquo;aime pas beaucoup de cinéastes femmes. Quand je vais rentrer chez moi, je vais me dire que j&rsquo;ai oublié toute une liste de réalisatrices que j&rsquo;aurais dû vous donner (rires). </p>



<p><strong>Par exemple? </strong></p>



<p>Dites-moi des noms et je réagirai. </p>



<p><strong>Claire Denis par exemple?</strong></p>



<p>J&rsquo;admire son cinéma et sa carrière mais ce n&rsquo;est pas forcément un cinéma qui va m&rsquo;inspirer dans mon travail. Néanmoins j&rsquo;admire cette réalisatrice&#8230;</p>



<p><strong>Sinon il y a Catherine Breillat, Marguerite Duras, Chantal Akerman</strong>&#8230;</p>



<p>Oui, Chantal Akerman. J&rsquo;aime beaucoup Chantal Akerman, Julie Delpy, etc. Ah sinon Miranda July, j&rsquo;aime bien&#8230;.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="538" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-16236" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1-1024x538.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1-300x158.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1-768x403.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1-770x404.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/kajillionaire-de-miranda-july-opengraph_1200-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Ah oui Kajillionaire! Formidable&#8230;.</strong></p>



<p>J&rsquo;aime beaucoup aussi Lena Dunham. Voilà, je vous en ai donné quatre (rires)! Chantal Akerman, Julie Delpy, Miranda July, Lena Dunham.</p>



<p><strong>Je pensais à ça car dans votre jury, ce que j&rsquo;ai trouvé assez étonnant, c&rsquo;est que vous êtes quatre femmes pour un seul homme&#8230;.</strong></p>



<p>Bah oui c&rsquo;est génial&#8230;.pour une fois&#8230;.!</p>



<p><strong>Comment vous avez vécu cette période &#8211; qui est aujourd&rsquo;hui un peu éloignée -de confinement?</strong></p>



<p>Comme beaucoup, j&rsquo;ai été très inquiète par rapport à ce qui se passait dans le monde. Donc d&rsquo;abord la peur et l&rsquo;inquiétude. Après, j&rsquo;en ai profité pour me reposer, ce que je n&rsquo;avais pas fait depuis des années, sans planifier quoi que ce soit. J&rsquo;ai un peu préparé mon film quand même. Et puis on a pu tourner. Et pendant le 2ème confinement, j&rsquo;étais en post-production, en montage donc je l&rsquo;ai moins vécu que la plupart des gens. </p>



<p><strong>Cela vous a peut-être permis aussi de découvrir les oeuvres complètes d&rsquo;écrivains ou de cinéastes? </strong></p>



<p>En fait, on passe quand même beaucoup de temps à se nourrir de plein de choses, à faire fonctionner notre cerveau. Ce qui m&rsquo;a fait du bien pendant le premier confinement, c&rsquo;est de relâcher tout ça, de vider le cerveau et ne pas le remplir. J&rsquo;ai vu des films qui me faisaient envie, j&rsquo;en ai découvert quelques-uns mais je n&rsquo;ai pas été extrêmement studieuse, en étant dans un challenge productif. Je l&rsquo;ai fait au quotidien pendant des années et donc pendant ce temps-là, je me suis permis de&#8230;réparer des stylos, de faire des gâteaux&#8230;</p>



<p><strong>C&rsquo;est une réponse originale, il s&rsquo;agit plus de décompresser que d&rsquo;être boulimique de culture.</strong> <strong>On va terminer par des questions un peu plus ludiques. Comme vous êtes présidente du jury du court métrage, quel est votre court métrage préféré? </strong></p>



<p>J&rsquo;aime beaucoup <strong>Jennah </strong>de Meryem Benm&rsquo; Barek. Par ailleurs Meryem est une très bonne amie à moi. Mais ce n&rsquo;est pas pour ça que je le cite. Et il y a aussi <strong>Nor </strong>qu&rsquo;elle a fait aussi, j&rsquo;adore son univers. </p>



<p><strong>Comme nous sommes dans le festival du cinéma indépendant français et américain, quel est votre film français préféré?</strong> </p>



<p>Je n&rsquo;en ai pas un. J&rsquo;aime beaucoup les films de Leos Carax, en particulier à ses débuts. Comment il s&rsquo;appelle le film sur le pont?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="745" height="412" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/les_amants_du_pont-neuf.jpg" alt="" class="wp-image-16237" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/les_amants_du_pont-neuf.jpg 745w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/les_amants_du_pont-neuf-300x166.jpg 300w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" /><figcaption>Les Amants du Pont-Neuf de Leos Carax </figcaption></figure>



<p><strong>Les Amants du Pont-Neuf.</strong> </p>



<p>Je confonds parfois avec <strong>La Fille sur le pont</strong>. J&rsquo;avais beaucoup aimé à sa sortie <strong>Naissance des pieuvres </strong>de Céline Sciamma. Et aussi <strong>Eternal sunshine of the spotless mind</strong> de Michel Gondry qui n&rsquo;est pas un film français mais qui a été mis en scène par un réalisateur français. Pour moi d&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est le meilleur film fait par un réalisateur français. </p>



<p><strong>Une amie qui l&rsquo;a découvert il n&rsquo;y a pas très longtemps m&rsquo;a dit que c&rsquo;était un chef-d&rsquo;oeuvre absolu.</strong> </p>



<p>C&rsquo;est un chef-d&rsquo;oeuvre. Il n&rsquo;y a pas seulement dedans le talent de Michel Gondry mais aussi celui du scénariste Charlie Kaufman qui est un véritable génie. </p>



<p><strong>Film américain préféré?</strong> </p>



<p>C&rsquo;est dur d&rsquo;en choisir un. En plus, je suis une personne qui n&rsquo;a jamais eu UN film préféré. Jamais eu un chanteur préféré, une seule meilleure amie, etc. Le principe d&rsquo;avoir UNE seule chose préférée, de manière naturelle, cela ne s&rsquo;est jamais présenté comme ça. J&rsquo;ai eu plusieurs meilleures amies, plusieurs chanteurs ou chanteuses préférées. Donc c&rsquo;est compliqué de réduire à un seul film préféré. </p>



<p><strong>Celui qui vous vient comme ça?</strong></p>



<p>J&rsquo;aime beaucoup les films de James Gray. J&rsquo;adore <strong>Two Lovers</strong>, c&rsquo;est le genre de film que je pourrais voir une fois par an. J&rsquo;adore les films des frères Safdie, <strong>Good Time</strong>, <strong>Uncut gems.</strong>&#8230;<strong>Opening night</strong> de Cassavetes, que je préfère à <strong>Une femme sous influence</strong> que j&rsquo;aime beaucoup aussi. </p>



<p><strong>Et pour les films ni américains ni français? </strong></p>



<p>Eh bien, <strong>Tout sur ma mère</strong> d&rsquo;Almodovar, <strong>Old Boy</strong> de Park Chan-wook et les débuts de Wong Kar-wai, <strong>Chungking express</strong>. Et un film russe ou ukrainien, en 4/3, très sec, en couleurs&#8230;de 2017 environ&#8230;et après ce metteur en scène a fait un film sur une grande femme qui étouffe le bébé d&rsquo;une amie sans le faire exprès&#8230;. <strong>Tesnota </strong>de Kantemir Balagov, son premier film qui m&rsquo;a beaucoup marquée. Ce sont des films très libres, ils n&rsquo;ont rien en commun hormis la liberté des réalisateurs.</p>



<p>    </p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="667" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0.jpg" alt="" class="wp-image-16238" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0.jpg 1000w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0-300x200.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0-768x512.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0-360x240.jpg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0-720x480.jpg 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Tesnota-085170.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx_0-770x514.jpg 770w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption> Tesnota de Kantemir Balagov </figcaption></figure>



<p><strong>Ces films vous ont inspirée? </strong></p>



<p><strong>Tesnota </strong>et <strong>Chungking Express</strong>, je les ai vus pendant le confinement, après toutes ces années de cinéma fauché et autoproduit. Cela m&rsquo;a donné de la force pour faire <strong>Entre les</strong> <strong>Vagues</strong> et cela m&rsquo;a rappelé à quel point la liberté, c&rsquo;était important, quel que soit le budget d&rsquo;un film. De rester libre et de n&rsquo;avoir peur de rien. Dans le cinéma, on a vite fait d&rsquo;avoir peur de la critique, du regard des autres sur notre regard. Je me souhaite de rester le plus longtemps possible assez loin de tout ça. Certes dans un film il y a toujours à redire, rien n&rsquo;est jamais parfait mais il ne faut pas avoir peur de proposer une vision, qu&rsquo;elle soit aimée ou pas. </p>



<p><strong>Normalement ce devrait être naturel&#8230;</strong></p>



<p>Oui, mais on sait qu&rsquo;on a vite fait de rentrer dans cet engrenage. C&rsquo;est facile d&rsquo;avoir vite peur, de céder aux pressions de l&rsquo;industrie, des productions, de s&rsquo;inspirer des réceptions de ce qu&rsquo;on a déjà fait&#8230;.et en définitive de s&rsquo;autocensurer. </p>



<p><strong>Oui c&rsquo;est pour cela que je suis toujours circonspect par rapport à un film de metteur en scène qui s&rsquo;exprime de manière libre et artistique. Il ne m&rsquo;est pas possible de le descendre, même si je ne l&rsquo;apprécie pas outre mesure. </strong></p>



<p>Moi pareil, en tant que spectatrice, c&rsquo;est comme vous. Par rapport à l&rsquo;oeuvre de quelqu&rsquo;un, si elle est très libre, même si je n&rsquo;ai pas du tout aimé, je respecterai toujours la liberté que cette personne a eue de s&rsquo;exprimer de cette manière-là. Donc, même si je n&rsquo;aime pas, je vais malgré tout respecter sa vision.  </p>



<p><strong>Personnellement Cannes a vraiment formé ma cinéphilie. Il y a tellement de regards différents, que c&rsquo;en est véritablement rafraîchissant&#8230;.</strong></p>



<p>Oui, surtout la Quinzaine, et puis l&rsquo;Officielle et Un Certain Regard. </p>



<p><strong>Ensuite il ne faut pas tomber dans l&rsquo;excès inverse et rejeter tous les films de studio. Il peut arriver que des regards indépendants et personnels s&rsquo;expriment y compris dans le cadre de grandes machineries. </strong></p>



<p>Moi je suis entièrement d&rsquo;accord avec vous. Moi mon rêve un jour c&rsquo;est de faire un Marvel! Moi cela m&rsquo;éclaterait grave. Moi, vous savez, je viens de la culture très populaire. Donc j&rsquo;ai été biberonnée à cela. Quand j&rsquo;avais le droit d&rsquo;aller au ciné avec des copines en 4ème, je n&rsquo;allais pas voir le dernier film d&rsquo;auteur qui était sorti. Je ne savais même pas ce que c&rsquo;était. J&rsquo;allais voir <strong>Taxi</strong>. Donc je viens de ça. Et je suis contente d&rsquo;avoir grandi avec cette culture. Et je suis contente d&rsquo;avoir pu connaître une cinéphilie plus pointue ensuite, en arrivant à Paris. Je suis contente car c&rsquo;est bien d&rsquo;avoir les deux, les deux sont complémentaires.   </p>



<p><em>Entretien réalisé en juin 2022 dans le cadre des Champs-Élysées Film Festival 2022.</em></p>



<p>Photo de couverture : © Aurélie Lamachère. </p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/champs-elysees-film-festival-2022-entretien-avec-la-realisatrice-anais-volpe/">Champs-Élysées Film Festival 2022 : entretien avec la réalisatrice Anaïs Volpé : « moi je rêve de faire un Marvel! ».</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Champs-Élysées Film Festival 2022 : entretien avec la réalisatrice Maïmouna Doucouré</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2022 12:29:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[METTEURS EN SCENE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Membre du jury long métrage de la 11e édition des Champs-Élysées Film Festival, présidé cette année par Emmanuelle Bercot, la cinéaste Maïmouna Doucouré prépare actuellement son deuxième film, Hawa, produit par la plateforme Amazon Prime Vidéo. Un retour attendu pour la réalisatrice multi-primée de 37 ans, connue pour son court-métrage Maman(s), César du meilleur court-métrage en 2017 et son premier long métrage, Mignonnes,&#160;Prix de la Meilleure Réalisation au Festival de Sundance&#160;2020. Nous avons eu l&#8217;occasion d&#8217;échanger avec Maïmouna Doucouré pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Membre du jury long métrage de la 11e édition des Champs-Élysées Film Festival, présidé cette année par Emmanuelle Bercot, la cinéaste Maïmouna Doucouré prépare actuellement son deuxième film, <strong>Hawa</strong>, produit par la plateforme Amazon Prime Vidéo. Un retour attendu pour la réalisatrice multi-primée de 37 ans, connue pour son court-métrage <strong>Maman(s)</strong>, César du meilleur court-métrage en 2017 et son premier long métrage, <strong>Mignonnes</strong>,&nbsp;Prix de la Meilleure Réalisation au Festival de Sundance&nbsp;2020. Nous avons eu l&rsquo;occasion d&rsquo;échanger avec Maïmouna Doucouré pour revenir sur son parcours, ses films et son engagement en faveur d&rsquo;un cinéma capable de faire bouger les lignes.</p>



<hr class="wp-block-separator has-text-color has-background has-vivid-cyan-blue-background-color has-vivid-cyan-blue-color"/>



<div class="wp-block-media-text alignwide is-stacked-on-mobile" style="grid-template-columns:26% auto"><figure class="wp-block-media-text__media"><img decoding="async" width="600" height="800" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche.jpg" alt="" class="wp-image-15939 size-full" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche.jpg 600w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/Champs-Elysees-Film-Festival-2022-affiche-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p><strong>C&rsquo;est votre première participation aux Champs-Élysées Film Festival ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est en effet la première fois que je viens dans ce Festival. Je me sens comme faisant parti des membres du jury, mais également comme une festivalière. Je vais apprécier, savourer et découvrir les œuvres projetées durant l&rsquo;évènement.</p>
</div></div>



<p><strong>Vous êtes membre du jury long métrage, qu&rsquo;est-ce que vous appréciez dans ce rôle ?</strong></p>



<p>Déjà, découvrir des films. En temps normal, enchaîner douze films, ça me paraît improbable. C&rsquo;est une pression agréable, d&rsquo;être contraint à regarder des films. Ce qui me plaît beaucoup dans cet exercice, ce sont les rencontres. Il y a toutes sortes de profils, des personnes qui viennent du cinéma, de la musique, du journalisme, de la littérature, j&rsquo;aime l&rsquo;idée d&rsquo;avoir des regards croisés sur les œuvres. Les échanges sont toujours très enrichissants. Il faut avoir le goût du débat et savoir trouver des arguments pour défendre les films.</p>



<p><strong>Vous connaissez des membres du jury ?</strong></p>



<p>Je connais Emmanuelle Bercot, en tant qu&rsquo;actrice évidemment, mais aussi à titre personnel car nous avons déjà été ensemble membre d&rsquo;un jury au Nikon Film Festival en 2017. C&rsquo;est drôle de se retrouver et de passer de petits films à des longs.</p>



<p><strong>Quel type de spectatrice êtes-vous ?</strong></p>



<p>J&rsquo;aime bien le cinéma d&rsquo;auteur, notamment lorsqu&rsquo;il me remue émotionnellement parlant et raconte une histoire qui me laisse une empreinte. Lorsqu&rsquo;un film m&rsquo;accompagne pendant plusieurs jours, là je me dit qu&rsquo;il s&rsquo;est passé quelque chose. Le cinéma me fait réfléchir sur le monde, sur l&rsquo;humain, sur nous-mêmes. Ce que je préfère, c&rsquo;est quand le cinéaste parvient à filmer l&rsquo;invisible. </p>



<p><strong>D&rsquo;où vient votre passion et votre désir de faire du cinéma ?</strong></p>



<p>La passion est venue en regardant des films devant la télévision, car je n&rsquo;allais pas forcément au cinéma quand j&rsquo;étais plus jeune. Je voyais les films avec un peu de retard, mais ce n&rsquo;était pas très grave. C&rsquo;était vraiment la culture télé. La volonté de faire du cinéma en revanche était bien enfouie. Je ne me sentais pas légitime, je pensais que c&rsquo;était un monde qui ne m&rsquo;était pas destiné. Il y eu a comme une sorte d&rsquo;auto-inhibition. Je pense que c&rsquo;était probablement dû à l&rsquo;absence ou au manque de modèles sur les écrans. Lorsque j&rsquo;étais jeune, à part dans les films américains, il y avait très peu de noirs au cinéma. Aujourd&rsquo;hui ça change, on avance dans la bonne direction. Je pense que l&rsquo;heure du constat est passée, maintenant il faut agir.</p>



<p><strong>Le jour où nous ne parleront plus de ce sujet, c&rsquo;est qu&rsquo;un pas aura véritablement été franchi.</strong></p>



<p>Exactement, lorsque ça ne sera plus exclusif ou exceptionnel, mais normal.</p>



<p><strong>Quelles sont les œuvres qui ont jalonné votre culture cinématographique ?</strong></p>



<p>Ce sont surtout des films fantastiques, les films de Steven Spielberg par exemple. J&rsquo;ai été bercé par <em>E.T., l&rsquo;extraterrestre</em> par exemple. Le cinéma de Guillermo Del Toro aussi, avec <em>Le Labyrinthe de Pan</em>, <em>La forme de l&rsquo;eau</em>, j&rsquo;adore les contes. Je pense également à <em>Carrie au bal du diable</em> de Brian de Palma. J&rsquo;aime aussi les films très proches de la vérité, comme ceux d&rsquo;Asghar Farhadi, surtout ceux qui se déroulent en Iran. Ses acteurs sont d&rsquo;une grande justesse, que ça soit dans <em>Une séparation</em> ou <em>A propos d&rsquo;Elly</em>. Ça m&rsquo;inspire pour mon propre travail. C&rsquo;est un cinéma qui me marque réellement.</p>



<p><strong>Le festival met à l&rsquo;honneur des productions indépendantes américaines et françaises, qu&rsquo;est-ce qui caractérise pour vous le cinéma d&rsquo;outre-Atlantique ?</strong></p>



<p>Je pourrai certainement répondre à cette question à la fin de la semaine (<em>rire</em>). Déjà, il y a forcément la réalité des mondes dépeints, le rapport à ce qui est raconté. On retrouve des préoccupations et des problématiques propres aux Etats-Unis. En même temps, ce qui est génial avec les films indépendants réussis, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a une universalité dans le propos. Malgré la singularité du récit, qu&rsquo;il se déroule à Paris ou New York, le film peut me parler et me toucher. Lorsque je présente mes films dans des Festivals, notamment à Sundance où <strong>Maman(s)</strong> et <strong>Mignonnes</strong> ont remporté des prix, je vois aussi des œuvres et je rencontre des réalisateurs qui viennent du monde entier. Ça, c&rsquo;est vraiment précieux, c&rsquo;est une véritable fenêtre qui s&rsquo;ouvre sur le monde qui nous entoure et une cartographie à l&rsquo;instant T des réalités qui se passent ailleurs. Quand tu as vu un film, tu peux te demander, comment je peux agir à mon tour sur le monde, sur ce sujet qui me touche.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized is-style-rounded"><img decoding="async" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/mignonnes-film.jpg" alt="" class="wp-image-16074" width="765" height="430" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/mignonnes-film.jpg 752w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/mignonnes-film-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 765px) 100vw, 765px" /></figure>



<p><strong>Il y a un vrai aspect militant dans votre démarche.</strong></p>



<p>Le cinéma peut aussi être ça, un vecteur militant. Je trouve ça puissant de se dire qu&rsquo;avec un seul film, je peux éveiller des consciences et engager des démarches, pour créer des lois ou sauver des personnes. On peut mettre en avant un sujet jusqu&rsquo;ici délaissé ou oublié, faire découvrir une cause. Finalement, c&rsquo;est une manière d&rsquo;apprendre à se connaître et du coup de s&rsquo;aimer. Lorsqu&rsquo;on ne se connaît pas, on peut avoir peur des autres. Tout ça peut permettre de réduire les violences, les incompréhensions, moins de Rassemblement National aussi, mais les derniers chiffres ne sont pas très bons, dramatiques même (<em>ndlr : 89 sièges RN à l&rsquo;Assemblée nationale en 2022 contre 8 en 2017</em>). Du coup, il faut plus de cinéma, plus d&rsquo;art, pour ouvrir les horizons.</p>



<p><strong>Votre premier long métrage, Mignonnes, est sorti directement sur Netflix aux Etats-Unis et a provoqué une impressionnante levée de boucliers aux Etats-Unis en raison d&rsquo;une promotion ratée. Menaces de mort, pétitions, vague de désabonnement et récupération politique, avec du recul, que gardez-vous de cette expérience ?</strong></p>



<p>Ce qui est drôle, c&rsquo;est qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui la plupart des messages que je reçois viennent de personnes qui ont fini par regarder le film et qui du coup, surtout aux Etats-Unis, s&rsquo;excusent ou regrettent avoir participé à une pétition contre la diffusion de <strong>Mignonnes </strong>sur Netflix. La bonne nouvelle pour moi, c&rsquo;est que nous sommes tous outrés par l&rsquo;hypersexualisation et que l&rsquo;on a envie d&rsquo;agir contre le fait que des petites filles aient entre leurs mains des outils dangereux, pour elle, pour leur construction en tant que femme, maintenant le plus important c&rsquo;est que l&rsquo;on regarde tous dans la même direction. Le problème n&rsquo;est pas dans mon film, qui dépeint uniquement une réalité. Il faut regarder le problème en face et agir. Quand on voit l&rsquo;engouement qu&rsquo;il y a eu, comment faire pour transformer cette implication en action ? Un simple tweet ne résout pas le problème.</p>



<p><strong>Vous travaillez actuellement sur votre deuxième long métrage, Hawa, produit par Amazon Prime Vidéo. Comment est née cette collaboration avec le géant américain ?</strong></p>



<p>J&rsquo;avais une histoire que je voulais raconter. J&rsquo;ai rencontré Thomas Dubois, le directeur des créations originales françaises de la plateforme Prime Vidéo, il y avait une envie réciproque de travailler ensemble sur un projet. L&rsquo;idée de mon film a plu et j&rsquo;avais envie de la raconter tout de suite cette histoire. J&rsquo;en ai d&rsquo;autres en cours d&rsquo;écriture, mais je dois finaliser des recherches, trouver des financements. J&rsquo;étais séduite par l&rsquo;idée de sortir mon film dans 240 pays via la plateforme, de partager cette histoire avec autant de personnes. Et ça s&rsquo;est très bien passé, j&rsquo;étais complétement libre. Le désir d&rsquo;Amazon n&rsquo;était pas de formater mon travail, je n&rsquo;ai pas fait un pour eux, mais avec eux. C&rsquo;est une véritable collaboration et il y a eu un vrai respect de mon travail. Je suis en fin de post-production, on approche de la dernière étape. J&rsquo;ai hâte de le présenter.</p>



<p><strong>Est-ce que le fait de sortir votre film uniquement sur une plateforme de streaming a changé votre manière de travailler ? En opposition avec votre précédent long métrage, Mignonnes, qui a bénéficie d&rsquo;une sortie en salles.</strong></p>



<p>Quand je réalise, je ne me pose pas spécialement cette question. Je fais un film de cinéma, j&rsquo;ai un chef-opérateur incroyable, Antoine Sanier, et une véritable équipe de cinéma. On voit les choses en grand. On peut trouver ça paradoxal, mais je ne me dis pas comment on va travailler la lumière pour que le film soit lisible sur une télévision ou un écran de téléphone. Je suis une spectatrice qui va au cinéma, mais qui découvre aussi des œuvres sur ma tablette, sur ma télé. Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;un contre l&rsquo;autre, il faut penser avec, sans se léser. Evidemment, il faut continuer d&rsquo;encourager les salles de cinéma. Je crois beaucoup à l&rsquo;éducation par l&rsquo;image, il y a un pont à créer pour amener un public nouveau, plus jeune, et faire peut-être naître des sensibilités.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-rounded"><img decoding="async" width="1024" height="540" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-1024x540.jpg" alt="" class="wp-image-16081" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-1024x540.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-300x158.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-768x405.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-1536x810.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-2048x1080.jpg 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-770x406.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-1400x738.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/06/hawa-1320x696.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Après avoir traité le sujet de l&rsquo;hypersexualisation et les dangers des réseaux sociaux avec Mignonnes, quelles thématiques souhaitiez-vous aborder avec Hawa ?</strong></p>



<p>Le film parle d&rsquo;une jeune albinos, un personnage différent, extraordinaire. Je n&rsquo;ai pas cherché à parler de la différence de manière frontale, mais ça la caractérise tellement que ça fait partie d&rsquo;elle. Elle va perdre sa grand-mère et il faut absolument trouver quelqu&rsquo;un pour l&rsquo;adopter. Je voulais raconter la façon dont on peut casser les plafonds de verre et lutter contre le déterminisme social. Je n&rsquo;en dis pas plus, mais c&rsquo;est un personnage fort.</p>



<p><strong>Pour conclure, quels conseils vous donneriez aux jeunes qui veulent se lancer dans le cinéma ?</strong></p>



<p>Comme je le disais plus tôt, je pensais que ce milieu ne m&rsquo;était pas destiné. J&rsquo;ai passé mon temps à réfléchir, à peser le pour et le contre. Je recommande de débrancher cette pensée et de faire un travail de transformation de croyance, pour gagner en motivation et pousser à l&rsquo;action. Il ne faut pas hésiter à agir, participer au Nikon Film Festival par exemple, à un concours de scénario, de vidéo, il y a une vraie démocratisation du cinéma aujourd&rsquo;hui. On peut raconter une histoire avec un téléphone et voir ce qui passe. Puis tout simplement aller au cinéma, découvrir des films sur les plateformes et s&rsquo;intéresser aux festivals, comme les Champs Elysées Film Festival, qui mettent en avant des œuvres rares et indépendantes. Si l&rsquo;envie est là, de faire et de travailler.</p>



<p><em>Entretien réalisé en juin 2022 dans le cadre des Champs-Élysées Film Festival 2022.</em></p>
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		<title>L&#8217;été nucléaire : sauve-qui-peut</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2022 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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<p>Les deux panaches de fumée blanche rappellent que la machine nucléaire fonctionne à plein régime. Dans l&rsquo;ombre des cheminées, des éoliennes tournent au gré du vent. A quelques pas de là, des villages, des vies et de nombreux comprimés d&rsquo;iode. Et si un beau jour, non en raison d&rsquo;entraînement, la sirène d&rsquo;une centrale française venait à se déclencher ? Quelle serait la réaction des autorités, de la population ? Dans ce type de tragédie, le voisinage est rarement épargné par les retombées radioactives. Un postulat que le cinéaste Gaël Lépingle, pourtant vigilant à l&rsquo;image, irradie d&rsquo;amourettes et autres récits superficiels. </p>



<p>Calfeutré dans son casque, Victor est isolé du monde extérieur. Il court tête baissée, manquant les appels de Charlotte, son amie avec qui il attend un enfant. Est-ce un simple entraînement sportif ou une forme de fuite en avant ? Lorsque la musique s&rsquo;efface, la réalité lui tombe dessus comme un couperet : la centrale nucléaire voisine claironne sans prévenir, annonciatrice de jours incertains. Sur le chemin du retour, il croise une voiture dans un fossé. Ce sont ses amis d&rsquo;enfance. Au beau milieu de nulle part et à court de temps face à une menace invisible, ils décident de rejoindre une ferme proche. Les habitants ont pu partir, ils investissent donc la maison dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse que d&rsquo;un arrêt provisoire. Alors que le réseau téléphonique est saturé et l&rsquo;accès à internet pratiquement impossible, ils s&rsquo;agglutinent autour d&rsquo;une télévision pour comprendre ce qui se trame dehors. Tout est visiblement sous contrôle, toutefois il ne paraît pas délirant d&rsquo;avaler un comprimé d&rsquo;iode et de vérifier l&rsquo;étanchéité des portes et fenêtres. En 24 heures, la vérité peut vite changer de camp et les certitudes s&rsquo;envoler.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Si L&rsquo;été nucléaire se laisse regarder sans grande peine, difficile toutefois de ne pas voir dans l&rsquo;œuvre de Gaël Lépingle un rendez-vous manqué.</p></blockquote>



<p>Baignant gentiment dans le registre de l&rsquo;anticipation, <strong>L&rsquo;été nucléaire</strong> explore une thématique relativement inhabituelle dans le cinéma français : le nucléaire (on pense à <strong>Grand Central</strong> de Rebecca Zlotowski). Comme un trait entre les époques, le scénario de Gaël Lépingle laisse planer au-dessus de lui les souvenirs douloureux de l&rsquo;industrie nucléaire. Si une catastrophe de ce genre venait à se produire en France, faudrait-il aveuglément faire confiance à l&rsquo;État ? Après les loupés de Fukushima, seul le chauvinisme protège du doute. Outre les autorités, le film s&rsquo;interroge aussi sur la responsabilité des médias dans cette situation, entre attraction hypnotique et pouvoir de pédagogie. Et de l&rsquo;autre côté de l&rsquo;écran, une population en fuite, sans repères face à un désastre sans visage, au caractère irréel. Avec un simple téléphone, un filtre de fortune et une application en guise de compteur Geiger, le groupe d&rsquo;amis part à la recherche de la radioactivité dans la maison. Pendant ce temps, la nature humaine reprend vite le dessus : les charognards charognent, les égoïstes sont égoïstes. Rien de bien neuf dans l&rsquo;ombre de la catastrophe.</p>



<p>Malheureusement, bien que bénéficiant d&rsquo;un fond original, le film s&#8217;embourbe rapidement dans un récit superficiel. Malgré une incarnation plutôt convaincante, l&rsquo;écriture manque cruellement de substance, limitant la portée du film et des genres empruntés. Les personnages manquent de reliefs et l&rsquo;histoire de piquant. La tension, pourtant réussie dans les premiers instants, s&rsquo;essouffle assez vite, ne laissant que des histoires sans consistance de drames intimes, de non-dits et de ruptures. Si le cinéaste tente parfois de créer la surprise, l&rsquo;effet tombe systématiquement à l&rsquo;eau, la faute à des situations grossièrement amenées. Sur une note plus positive, la réalisation tire son épingle du jeu par son ambiance aussi bien visuelle que sonore : tourné en pellicule, le film mélange efficacement les plans larges et rapprochés, jouant du cadre pour signifier la place de l&rsquo;homme dans cet environnement commun devenu hostile en l&rsquo;espace d&rsquo;une journée.</p>



<p>Si <strong>L&rsquo;été nucléaire</strong> se laisse regarder sans grande peine, difficile toutefois ne pas voir dans l&rsquo;œuvre de Gaël Lépingle un rendez-vous manqué. Passé la surprise de la découverte, le film peine à tenir son récit de bout en bout, sombrant vite dans une histoire aussi inoffensive que superficielle. Dommage car il y avait un vrai sujet à exploiter, le film ne fait que l&rsquo;amorcer.</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gaël Lépingle 
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Française
<strong>AVEC : </strong>Shaïn Boumedine, Carmen Kassovitz, Théo Augier
<strong>GENRE : </strong>Thriller
<strong>DURÉE : </strong>1h20
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte
<strong>SORTIE LE </strong>11 mai 2022 / Présenté dans la sélection LONGS-MÉTRAGES INDÉPENDANTS FRANÇAIS des Champs Elysées Film Festival 2021</pre>
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