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	<title>Jolan Maffi, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Jolan Maffi, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>My Love Affair With Marriage : Manuel désenchanté de la bonne épouse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que son premier film, Rocks in my Pockets, n&#8217;est jamais sorti en France, la réalisatrice lettonne Signe Baumane revient cette année à Annecy, en Compétition Officielle, pour son second long-métrage, My Love Affair With Marriage. Dans ce dernier, la cinéaste dessine la vie de Zelma, jeune fille grandissant dans une Union Soviétique patriarcale à souhait, lui vendant une vision de l&#8217;amour à laquelle elle a du mal à adhérer. Avec son premier film, Signe Baumane exorcisait les démons des [&#8230;]</p>
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<p>Alors que son premier film, <strong>Rocks in my Pockets</strong>, n&rsquo;est jamais sorti en France, la réalisatrice lettonne Signe Baumane revient cette année à Annecy, en Compétition Officielle, pour son second long-métrage, <strong>My Love Affair With Marriage</strong>.</p>



<p>Dans ce dernier, la cinéaste dessine la vie de Zelma, jeune fille grandissant dans une Union Soviétique patriarcale à souhait, lui vendant une vision de l&rsquo;amour à laquelle elle a du mal à adhérer.</p>



<p>Avec son premier film, Signe Baumane exorcisait les démons des femmes de sa famille qui avaient succombé à la pression masculine et sociétale. La transmission d&rsquo;un traumatisme qui traverse les générations et transcende le temps.</p>



<p>Ici, dans ce film semi-autobiographique, la cinéaste semble ne pas en avoir fini avec les diktats misogynes qu&rsquo;on lui a imposé toute son enfance, et leurs conséquences sur les jeunes filles. Et une nouvelle fois, Baumane ne manque pas d&rsquo;imagination et d&rsquo;inventivité pour mettre en scène son propos. Tout d&rsquo;abord, elle choisit de constamment expliquer par la science les réactions de son héroïne. C&rsquo;est avec une petite créature verte, s&rsquo;improvisant professeur en sciences lors d&rsquo;apartés ponctuant les différentes scènes, que la réalisatrice s&rsquo;arme du jargon scientifique nécessaire pour analyser ce qui se passe dans le corps et&nbsp;la tête de Zelma lorsqu&rsquo;elle fait face à la misogynie des autres et à la sienne, au sexisme institutionnel et à ses limites. Ainsi, la réalisatrice apporte une contradiction toute trouvée à l&rsquo;une des remarques sexistes les plus communes : les garçons réfléchissent avec la tête et la raison, tandis que les filles, elles, pensent avec le cœur et sont soumises à leurs émotions. Ici, Baumane rationalise sans cesse les actions de Zelma, expliquant que les émotions, aussi brutes&nbsp;soient-elles,&nbsp;obéissent&nbsp;à des cheminements psychiques bien plus profonds qu&rsquo;une simple réaction irréfléchie. Dans un monde où le patriarcat est partout, le voir s&rsquo;immiscer en nous et contrôler nos pensées est tout ce qu&rsquo;il y a de plus évident. Alors, avec&nbsp;<strong>My Love Affair With Marriage</strong>,&nbsp;la cinéaste fait&nbsp;de cette petite fille un noyau d’universalité absolu, décrivant les étapes, allant de l&rsquo;endoctrinement dès le plus jeune âge, à la déconstruction totale du modèle de pensée qui nous est vendu depuis toujours. À mesure que la jeune fille explore l&rsquo;amour, le sexe, la vie de couple et la vie en général, elle tentera de réconcilier ses convictions personnelles aux idées que le monde n&rsquo;a cessé de lui marteler.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Une œuvre atypique et réjouissante, à la fois comédie musicale dépressive et <em>coming of age </em>intelligent</p></blockquote>



<p>Autre idée amusante qui donne au film toute sa drôlerie : trois créatures, à mi-chemin entre des nonnes et des harpies, créditées au générique comme des «<em>&nbsp;mythology&nbsp;sirens</em>&nbsp;», ponctuent le film de leurs musiques aux textes aussi déprimants qu&rsquo;amusants. Ces trois femmes, dont le rôle pourrait s&rsquo;apparenter à celui des muses d&rsquo;<strong>Hercules</strong>, apparaissent de temps à autre afin de chanter les « exploits »&nbsp;de Zelma, et la rappeler à l&rsquo;ordre sur son rôle de femme. Elles représentent la voix intérieure de la société, et plus particulièrement de celle d&rsquo;une Union Soviétique en berne, dont le système menace de s&rsquo;écrouler à tout moment.</p>



<p>Si le procédé de mise en scène, assez redondant, finit par s&rsquo;essouffler doucement, <strong>My Love Affair With Marriage</strong> reste une œuvre atypique et réjouissante, à la fois comédie musicale dépressive et <em>coming of age </em>intelligent, aux dessins Plymptonien (Bill Plympton, réalisateur d&rsquo;animation avec qui elle a travaillé par le passé) tout bonnement jouissif qui fourmille d&rsquo;idée. Ou l&rsquo;assurance d&rsquo;assister à l&rsquo;émergence d&rsquo;une réalisatrice à la voix particulière et nécessaire.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Signe Baumane
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Lettonie
<strong>GENRE : </strong>Animation, Drame, Romance
<strong>DURÉE : </strong>1h48
</pre>



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		<title>About Kim Sohee : Stagiaire en plein calvaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le travail, c&#8217;est la clé de la dignité, l&#8217;occasion de faire, d&#8217;apporter sa pierre à la société et de gagner sa vie par soi-même. Le travail c&#8217;est ce qui donne un sens à la vie », pouvait-on entendre dans la bouche de notre nouvelle Première Ministre, Elisabeth Borne, lors de la récente passation de pouvoir. Une déclaration lunaire et hors-sol, qui résonne tout particulièrement avec le film de clôture de la Semaine de la Critique de cette édition cannoise, About [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Le travail, c&rsquo;est la clé de la dignité, l&rsquo;occasion de faire, d&rsquo;apporter sa pierre à la société et de gagner sa vie par soi-même. Le travail c&rsquo;est ce qui donne un sens à la vie</em> », pouvait-on entendre dans la bouche de notre nouvelle Première Ministre, Elisabeth Borne, lors de la récente passation de pouvoir. Une déclaration lunaire et hors-sol, qui résonne tout particulièrement avec le film de clôture de la Semaine de la Critique de cette édition cannoise, <strong>About Kim Sohee</strong>. Deuxième film de la réalisatrice coréenne Jung July, après <strong>A Girl at my Door</strong> il y a de cela 8 ans, <strong>About Kim Sohee</strong> suit Sohee, jeune étudiante qui s&rsquo;apprête à entrer dans une nouvelle vie, celle du travail. Envoyée par son école dans un bureau de service après-vente téléphonique, elle devra rapidement faire face aux conditions difficiles imposées aux stagiaires comme elle. Dès lors, un monde sans pitié lui ouvre ses portes, la menant irrémédiablement à sa perte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Malheureusement, tout s&rsquo;écroule après l&rsquo;événement tragique arrivant à Sohee, amorçant une longue et pénible deuxième partie.</p>
</blockquote>



<p>Dans un premier temps, Jung July s&rsquo;attèle à développer l&rsquo;idée principale de son long-métrage : montrer à quel point le système entrepreneurial a changé, tordant dans tous les sens les jeunes générations, et plus particulièrement les jeunes filles, confrontées à des problématiques et mécaniques spécifiques.</p>



<p>Ces jeunes doivent faire face aux deux modèles de réussites qu&rsquo;on leur promeut inlassablement : les « vrais » travailleurs, ceux qui se tuent à la tâche, qui vivent pour un travail harassant mais qui, à la fin du mois, méritent « réellement » leur salaire, et les autres, les nouveaux acteurs du numérique, qu&rsquo;on appellerait les « influenceurs », qui miment d&rsquo;avoir une vie parfaite et amassent de grosses sommes qu&rsquo;on assimilent à de l&rsquo;argent facile. Cette binarité dans notre représentation du travail moderne, qui revient à n&rsquo;offrir que deux perspectives d&rsquo;avenir aux arrivants sur le marché, la réalisatrice la critique ouvertement. C&rsquo;est ce qui semble être son ambition première : nuancer chacune des deux options pour montrer que nos perceptions de celles-ci sont totalement faussées. </p>



<p>À son stage, Sohee doit faire face à des clients violents verbalement, parfois même menaçants, à ses supérieurs qui l&#8217;empêchent de se défendre et attendent d&rsquo;elle toujours plus d&rsquo;efforts, ainsi qu&rsquo;à des collègues avec qui elle est mise en concurrence constamment. Elle dépeint donc un système gangrené par la recherche de la performance à tout prix, quitte à outrepasser les droits humains. À côté de cela, sa meilleure amie, elle, évolue en tant que&nbsp;<em>streameuse</em>&nbsp;sur Internet. Insultes, misogynie décomplexée, troubles alimentaires et obsession de l&rsquo;image, la cinéaste déconstruit cette image illusoire du métier de créateur de contenus web pour en extraire une morale qui pourrait finalement s&rsquo;étendre à tous les champs de métier : si le travail est violent et source de domination pour tous, il l&rsquo;est d&rsquo;autant plus pour les femmes.</p>



<p>Cette dissection du monde du travail et de son traitement des stagiaires, les montant les uns contre les autres et les empêchant de se sauver par la même occasion, touche juste pendant une bonne partie du film. Malheureusement, tout s&rsquo;écroule après l&rsquo;événement tragique arrivant à Sohee, amorçant une longue et pénible deuxième partie prenant la forme d&rsquo;une fausse enquête portée par une Bae Doona en sous-régime. Durant près de 2h30, le long-métrage peine à captiver, et finit par ennuyer définitivement le spectateur.</p>



<p>Finalement, <strong>About Kim Sohee</strong> frustre. On l&rsquo;aurait volontiers amputé d&rsquo;une bonne demi-heure tant ce dernier segment ne fait que répéter inlassablement ce que l&rsquo;on sait déjà et ce que l&rsquo;on a déjà vu lors de la première partie, bien plus réussie. </p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Jung July
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Coréen
<strong>AVEC : </strong>Doona Bae, Kim Si-eun
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>2h15
<strong>DISTRIBUTEUR </strong>: Arizona Distribution
<strong>SORTIE </strong>: le 5 avril 2023 
</pre>



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		<title>Le bleu du caftan : Redéfinir l&#8217;amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 17:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient du premier long-métrage de Maryam Touzani, Adam, porté par deux actrices flamboyantes et un regard neuf. La cinéaste revient à Cannes cette année avec Le Bleu du Caftan, qui confirme tout le bien que l&#8217;on pensait de son talent. Mina et Halim gèrent un atelier de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple, marié depuis longtemps, vit avec le secret bien gardé d&#8217;Halim, à savoir son homosexualité. L&#8217;embauche d&#8217;un nouvel apprenti dans le magasin [&#8230;]</p>
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<p>On se souvient du premier long-métrage de Maryam Touzani, <strong>Adam</strong>, porté par deux actrices flamboyantes et un regard neuf. La cinéaste revient à Cannes cette année avec <strong>Le Bleu du Caftan</strong>, qui confirme tout le bien que l&rsquo;on pensait de son talent.</p>



<p>Mina et Halim gèrent un atelier de caftans dans la médina de Salé, au Maroc. Le couple, marié depuis longtemps, vit avec le secret bien gardé d&rsquo;Halim, à savoir son homosexualité. L&#8217;embauche d&rsquo;un nouvel apprenti dans le magasin va venir chambouler quelque peu l&rsquo;équilibre du couple, les poussant à confronter leurs angoisses.</p>



<p>De son premier film, Maryam Touzani garde trois choses. Tout d&rsquo;abord, sa façon de faire évoluer son récit et ses personnages entre deux espaces, à savoir leur maison et leur lieu de travail. Alors que dans <strong>Adam</strong>, ces deux lieux étaient rassemblés dans un seul et unique bâtiment, plaçant les protagonistes dans une bulle isolée du monde extérieur, Touzani choisit ici d&rsquo;éloigner les deux endroits. Cette décision fait sens lorsque l&rsquo;on comprend que le personnage principal, Halim, doit jongler entre deux mondes : sa femme malade à la maison, et son bel apprenti à l&rsquo;atelier. Jusqu&rsquo;au moment où les deux mondes se rencontreront et ne feront plus qu&rsquo;un. De plus, là où c&rsquo;est la pâtisserie qui était mise en avant dans <strong>Adam</strong>, c&rsquo;est un autre art manuel que la réalisatrice a voulu filmer ici : le tissage du caftan, un tissu censé résister au temps, un détail plus que symbolique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Maryam Touzani tisse de ses doigts habiles le fil d&rsquo;un sentiment nouveau, impérissable, que même la mort ne saurait étouffer, avec un savoir-faire délicat et tendre</p>
</blockquote>



<p>Le troisième point en commun entre les deux films, et pas des moindres, c&rsquo;est la présence solaire de Lubna Azabal. Cette deuxième association semble dessiner les contours d&rsquo;une collaboration réjouissante entre l&rsquo;actrice et la cinéaste, qui apportent chacune énormément à la carrière de l&rsquo;autre. Comme dans <strong>Adam</strong>, le personnage d&rsquo;Azabal se retrouve être à la fois le vecteur de la dureté de la société environnante, et l&rsquo;opposition à celle-ci. Dans<strong> Le Bleu du Caftan</strong>, c&rsquo;est à une femme d&rsquo;une solidité remarquable que l&rsquo;on a d&rsquo;abord affaire. C&rsquo;est elle qui défendra son mari lorsque les clients demanderont à ce que leurs commandes soient finies plus rapidement, ou qui tiendra tête à la police répressive, de plus en plus présente dans les rues. Puis, à mesure que le film progresse et que sa maladie la ronge, celle que l&rsquo;on croyait indestructible se fragilise peu à peu. Physiquement d&rsquo;abord, présentant une silhouette amaigrie, tremblante, qui, malgré le mal qui la dévore, gardera un sens de la répartie et de l&rsquo;honneur qui force l&rsquo;admiration. En parallèle, Halim, lui, suivra une évolution contraire. Discret dans ses premiers instants, il s&rsquo;affirmera au fil du temps. Leur construction inverse, bien que déjà vue, touche particulièrement quand l&rsquo;on voit que leur lien, peu importe les obstacles, n&rsquo;a que peu à craindre.</p>



<p><strong>Le Bleu du Caftan</strong>, en plus d&rsquo;être une touchante histoire de sentiments, porte en lui un propos inattendu sur la transformation d&rsquo;une époque où tout s&rsquo;accélère. Halim est un&nbsp;<em>mâalem,&nbsp;</em>c’est<em>&#8211;</em>à-dire, au Maghreb, une personne que l&rsquo;on considère comme apte d&rsquo;instruire son art, tant celle-ci a atteint un niveau d&rsquo;expertise élevé. C&rsquo;est de ce postulat que le film part : Mina et Halim ne sont que deux dans leur petit atelier, deux faces au monde de la surproduction, de la surconsommation, où le travail manuel se voit dévaluer car trop lent. Dès lors, par leur façon de voir le monde, de voir l&rsquo;art et de le travailler, le « couple » ne se place pas en simple opposition à ce monde de la performance qui ne laisse plus de place à l&rsquo;artisanat, mais en totale résistance à celui-ci. Qu&rsquo;importe si tout change autour d&rsquo;eux, rien n&rsquo;atteindra ce qu&rsquo;ils ont créé de leurs mains, rien ne perturbera ce cocon complice qui fait la particularité de leur duo. C&rsquo;est une relation indéfinissable, sur laquelle les personnages eux-mêmes ont du mal à mettre un mot. Bien plus forte qu&rsquo;une simple amitié, de l&rsquo;amour c’est certain, mais pas celui auquel on pense forcément.</p>



<p>Avec son deuxième long-métrage, Maryam Touzani tisse de ses doigts habiles le fil d&rsquo;un sentiment nouveau, impérissable, que même la mort ne saurait étouffer, avec un savoir-faire délicat et tendre. Le classicisme qu&rsquo;on pourrait lui reprocher est vite compensé par la pudeur de sa mise en scène, par l&rsquo;amour sans failles que Touzani porte à ses comédiens et leurs personnages. <strong>Adam</strong> ne nous laissait déjà que peu de doutes, mais <strong>Le Bleu du Caftan</strong> balaye les plus résistants : une grande réalisatrice est en train d&rsquo;émerger.</p>



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<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Maryam Touzani
<strong>NATIONALITÉ : </strong>France, Maroc
<strong>AVEC : </strong>Lubna Azabal, Saleh Bakri, Ayoub Missioui
<strong>GENRE : </strong>Drame, Romance
<strong>DURÉE : </strong>1h58
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam
<strong>DATE DE SORTIE</strong> : le 22 mars 2023 </pre>



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		<title>Atlantic Bar : filmer pour immortaliser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Mar 2023 16:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cinéma, il est toujours risqué de vouloir filmer ceux que l&#8217;on appelle de manière un peu idiote les « vrais gens » (si tant est que cela veuille vraiment dire quelque chose). Mettre en scène cette France précaire, rurale, qui a un vocabulaire bien à elle et ses propres codes de socialisation peut souvent s&#8217;avérer être un exercice de fétichisation un peu gênant lorsqu&#8217;il est réalisé par un citadin tout droit sorti d&#8217;une école de cinéma. Bien heureusement, avec [&#8230;]</p>
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<p>Au cinéma, il est toujours risqué de vouloir filmer ceux que l&rsquo;on appelle de manière un peu idiote les « vrais gens » (si tant est que cela veuille vraiment dire quelque chose). Mettre en scène cette France précaire, rurale, qui a un vocabulaire bien à elle et ses propres codes de socialisation peut souvent s&rsquo;avérer être un exercice de fétichisation un peu gênant lorsqu&rsquo;il est réalisé par un citadin tout droit sorti d&rsquo;une école de cinéma. Bien heureusement, avec <strong>Atlantic Bar</strong>, la cinéaste Fanny Molins évite cet écueil et réalise un film aussi singulier que complexe.</p>



<p>Pour sa première réalisation<em>,</em> Fanny Molins suit la vie de Nathalie et Jean-Jacques, tous deux patrons d&rsquo;un bar menacé de fermeture dans la petite ville d&rsquo;Arles. Leurs clients, leur famille, leurs déboires et leurs joies sont filmés par le regard amical et pertinent de la jeune cinéaste.</p>



<p>Si les deux protagonistes sont les pierres angulaires de ce documentaire, c&rsquo;est bien le bar en lui-même qui est au centre de tout. Réceptacle à la fois des moments joyeux et des angoisses du couple, il canalise tous les enjeux qui se présentent à nous. Car si l&rsquo;on comprend bien l&rsquo;importance que ce bar a pris dans la vie de Nathalie et Jean-Jacques, c&rsquo;est en vérité le quotidien de tout un groupe de personnes qui dépend de cet établissement. Ce sont plusieurs habitués du bar qui nous sont présentés, des hommes et des femmes pour lesquels ce lieu représente un lien avec autrui et avec soi-même. Leur attache à tous semble indéfectible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Fanny Molins filme Arles et ses habitants comme les derniers remparts d&rsquo;une France qu&rsquo;on tend à oublier.</p>
</blockquote>



<p>De plus, la réalisatrice ne tombe jamais dans le manichéisme tellement redouté. Elle ne fait pas de ses « sujets » des battants ou des victimes. Au contraire, elle les filme avec le plus de simplicité possible, avec leur accent chantant et leur langage cavalier, leurs défauts et leurs qualités, leurs rêves et leurs névroses. De cette façon, elle porte aux nues des individus complexes, en proie à leurs propres contradictions. Usés par le bar et ce qu&rsquo;il nécessite mais résignés à ne pas le laisser fermer, pris au piège de leurs addictions (l&rsquo;alcoolisme pour elle, le tabac pour lui) tout en ayant pleinement conscience de ce qu&rsquo;elles sont, Nathalie et Jean-Jacques sont, finalement, comme tout le monde. Le bar leur pose autant de problèmes qu&rsquo;il ne leur donne des solutions, et le sauver reviendrait à les condamner.</p>



<p>Si tout ce qu&rsquo;on raconte là semble lourd, il ne faut pas croire que le documentaire l&rsquo;est pour autant. Une humeur moqueuse règne dans l&rsquo;Atlantic, ce qui donne au long-métrage un cachet tout particulier. Sans aucune dramatisation hystérique, la crise de larmes peut succéder au fou rire, qui précédait déjà lui-même une colère noire. Ou simplement le portrait franc et honnête du spectre des émotions humaines.</p>



<p>Pour son documentaire <strong>Nous</strong>, sorti plus tôt dans l&rsquo;année, Alice Diop parlait d&rsquo;une « obsession de conserver l&rsquo;existence des petites villes » qui auraient disparu si elle ne les avait pas filmées. C&rsquo;est ce qui transparait aussi dans <strong>Atlantic Bar</strong>. Fanny Molins filme Arles et ses habitants comme les derniers remparts d&rsquo;une France qu&rsquo;on tend à oublier.</p>



<p><em>« Vous allez me le filmer »</em> dit Nathalie le sourire aux lèvres, en tendant un portrait de son défunt frère à la caméra, comme si celle-ci avait le pouvoir de l&rsquo;immortaliser. C&rsquo;est justement ce que la cinéaste semble faire de sa caméra : un outil de mémoire capable de figer dans la pellicule les souvenirs qu&rsquo;un lieu aussi anodin qu&rsquo;un bar peut renfermer. Si, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;Atlantic n&rsquo;est plus, il n&rsquo;y a pas de doute que son empreinte restera dans les esprits des habitués de ce bar de l&rsquo;éternité.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Fanny Molins
<strong>NATIONALITÉ : </strong>France
<strong>GENRE : </strong>Documentaire
<strong>DURÉE : </strong>1h17
<strong>DISTRIBUTION </strong>: Les Alchimistes
<strong>DATE DE SORTIE :</strong> le 22 mars 2023. </pre>



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		<title>Everything Everywhere All At Once : Apprendre à aimer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 22:27:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Troisième réalisation de Daniel Scheinert et Daniel Kwan (aussi appelés « les Daniels »), Everything Everywhere All At Once aura connu une carrière tout à fait singulière. Devenu en quelques semaines le film le plus performant au box-office du studio indépendant A24 (Lady Bird, First Cow, Moonlight, Midsommar&#8230;), atteignant les 90 millions de recettes alors qu&#8217;il n&#8217;en a coûté que 15 millions ! À côté de ça, c&#8217;est son bouche-à-oreille dithyrambique sur les réseaux sociaux qui a rendu le film [&#8230;]</p>
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<p>Troisième réalisation de Daniel Scheinert et Daniel Kwan (aussi appelés « les Daniels »), <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>aura connu une carrière tout à fait singulière. Devenu en quelques semaines le film le plus performant au box-office du studio indépendant A24 (<strong>Lady Bird</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/first-cow-lhomme-lamitie/">First Cow</a></strong>, <strong>Moonlight</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/midsommar-sous-le-soleil-exactement/">Midsommar</a></strong>&#8230;), atteignant les 90 millions de recettes alors qu&rsquo;il n&rsquo;en a coûté que 15 millions ! À côté de ça, c&rsquo;est son bouche-à-oreille dithyrambique sur les réseaux sociaux qui a rendu le film tout bonnement viral, lui permettant de faire partie des films les mieux notés de l&rsquo;Histoire sur bon nombre de sites web. Malgré tout cela, le film a manqué de ne pas sortir en France. Pourquoi ça ? Et bien il est connu qu&rsquo;A24 vend les droits de ses films extrêmement chers en France, voyant le pays comme une terre cinéphile où leurs productions devraient toutes atteindre des chiffres mirobolants au box-office. Ainsi, des films comme <strong><a href="https://movierama.fr/the-green-knight-une-incroyable-epopee/">The Green Knight</a></strong>, <strong>Zola</strong> ou encore <strong>Uncut Gems</strong> ne sont jamais sortis dans nos salles et se sont retrouvés directement proposés sur les plateformes de streaming ou de VOD. Ainsi, alors que le film était déjà sorti depuis des mois aux USA et dans d&rsquo;autres pays, l&rsquo;espoir de le voir arriver dans nos salles obscures s’amincissait de jour en jour. Bien heureusement, et à la surprise générale, le petit distributeur Original Factory, en collaboration avec Pathé Live, est arrivé en sauveur et nous permet ainsi de nous faire une idée sur ce film tant attendu, et ce dans les meilleures conditions de visionnage possible !</p>



<p>Alors, emballement justifié ou énième excès de la part des critiques américaines ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Une création débridée, qui ne se soumet qu&rsquo;à l&rsquo;imagination débordante et sans limites des Daniels, qui y apposent leurs propres règles, codes et grammaire cinématographique.</p></blockquote>



<p>La première qualité à saluer de ce film-anomalie, c&rsquo;est son initiative en termes de représentation pure. En effet, pour un film d&rsquo;action américain, entre la science-fiction et le genre super-héroïque, les Daniels prennent la formidable décision de changer d&rsquo;air et d&rsquo;horizon. Fini les hommes ultra-musclés et les femmes sur-moulées qui se bagarrent, <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>propose une histoire nouvelle et des personnages ô combien rafraîchissants. Ici, les deux héros sont un couple d&rsquo;immigrés chinois quinquagénaire au bord du divorce, et leurs ennemis une contrôleuse des impôts déprimée (superbe Jamie Lee Curtis) et une adolescente lesbienne et fashionista. Dès lors, le long-métrage profite de ce parti pris inédit pour donner un bon coup de balai à un genre étouffé sous ses codes et son amour de l&rsquo;aseptisé.</p>



<p>Ainsi, le film aborde avec justesse un sujet à la mode au cinéma (<strong>Evolution</strong> de Kornél Mundroczo en mai, et <strong><a href="https://movierama.fr/les-secrets-de-mon-pere-a-la-poursuite-dhier/">Les Secrets de mon père</a></strong> en septembre prochain) : le traumatisme intergénérationnel, qui s&rsquo;installe dans nos gênes et parasite celles de notre descendance. Ici, c&rsquo;est l&rsquo;<em>american dream</em> qui est mis en cause, via le récit d&rsquo;immigrés chinois bloqués entre mener une vie sans remous ou se laisser aller et accepter de lâcher prise. De cette manière, bien que le film se veuille comme une grosse comédie d&rsquo;action qui tient largement ses promesses de divertissement, il se permet par la même occasion de sans cesse retourner vers&nbsp;l’introspectif, vers l&rsquo;émouvante analyse de ses personnages qui, même à 50 ans, réapprennent tout de la vie et de l&rsquo;image de réussite qu&rsquo;ils s&rsquo;étaient faite d&rsquo;elle. Evelyn doit donc faire face à un mari sur le départ et à une fille qu&rsquo;elle ne comprend plus, élevée selon une culture différente. C&rsquo;est cette dissonance dans la relation mère-fille qui se trouve au cœur de l&rsquo;histoire, et représente tous les enjeux narratifs qu&rsquo;Evelyn doit franchir. Son incapacité à communiquer ou à exprimer une once d&rsquo;affection à ses proches se révèle rapidement être symptomatique de son passé. Ainsi, pour ces vies pleines de questionnements, de regrets, de doutes et de blocages, la thématique du multivers semble toute trouvée, puisqu&rsquo;elle lui permettra de répondre aux questions fatidiques qui rythment ses pensées : A-t-elle bien fait de partir ? Que serait sa vie si elle était restée ?</p>



<p>La morale ? Même dans un univers où la vie n&rsquo;a pas pu se former, l&rsquo;amour sera toujours là. Peut-être pas de manière évidente pour tous, difficilement exprimable voire inatteignable, il est et restera un liant impérissable entre les êtres humains. Un discours simple mais universel, qui trouve sa force grâce à son ancrage dans ces vies aux problématiques nombreuses.</p>



<p>Mais en plus de tout ça, <strong>Everything Everywhere All At Once </strong>est une création débridée, qui ne se soumet qu&rsquo;à l&rsquo;imagination débordante et sans limites des Daniels, qui y apposent leurs propres règles, codes et grammaire cinématographique. C&rsquo;est véritablement ce qui subsiste dans nos esprits après avoir vu <strong>Everything Everywhere All At Once</strong> : la certitude d&rsquo;avoir vu une œuvre qui appartient plus que jamais à ses auteurs, chose rare aujourd&rsquo;hui à Hollywood, où les films à gros budget sont souvent confiés à des avatars malléables et écrasés par l&#8217;emprise des studios. Ainsi, même si non-exempt de défauts (on aurait facilement amputé le film d&rsquo;une vingtaine de minutes pour éviter un ventre mou assez fatal), il n&rsquo;en est pas moins un OVNI. Atteignant parfois certes leurs propres limites et lorgnant vers une morale un peu convenue, les réalisateurs ont tout de même le mérite d&rsquo;être allé assez loin pour atteindre ces dites-limites.</p>



<p><strong>Everything Everywhere All At Once</strong> n&rsquo;est peut-être pas le chef-d&rsquo;œuvre que la critique américaine nous vend depuis des mois, mais sa délirante audace lui confère un capital charme qu&rsquo;on ne peut négliger. En enchaînant <strong><a href="https://movierama.fr/top-gun-maverick-petit-tom-face-a-leternel-retour/">Top Gun : Maverick</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/elvis-il-etait-une-fois-la-legende/">Elvis</a></strong> et <strong>Everything Everywhere All At Once</strong>, le cinéma américain tend à nous donner l&rsquo;espoir que sa grandeur et son ampleur d&rsquo;antan subsistent. Plus qu&rsquo;à y croire !</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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					"name": "Jolan Maffi"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Daniel Scheinert, Daniel Kwan
<strong>NATIONALITÉ : </strong>USA
<strong>AVEC : </strong>Michelle Yeoh, Jamie Lee Curtis, Ke Huy Quan, Stephanie Hsu
<strong>GENRE : </strong>Science-fiction, Comédie, Drame
<strong>DURÉE : </strong>2h19
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Original Factory
<strong>SORTIE LE </strong>31 août 2022</pre>



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		<title>Joyland : Corps emprisonnés et esprits rebelles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Dec 2022 23:10:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On dit souvent qu&#8217;il faut considérer un film comme étant une des pièces d&#8217;un puzzle beaucoup plus considérable, comme si chacune des pièces répondait à toutes les autres. Saim Sadiq semble l&#8217;avoir bien compris, tant son premier film Joyland peut être considéré, à bien des égards, comme une suite non-officielle de son court-métrage Darling (disponible sur YouTube). Ce dernier se concentre sur la vie d&#8217;une danseuse transgenre guidée par des ambitions que le monde extérieur ne cesse de brimer. Pour [&#8230;]</p>
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<p>On dit souvent qu&rsquo;il faut considérer un film comme étant une des pièces d&rsquo;un puzzle  beaucoup plus considérable, comme si chacune des pièces répondait à toutes les autres.  Saim Sadiq semble l&rsquo;avoir bien compris, tant son premier film <strong>Joyland</strong> peut être considéré, à bien des égards, comme une suite non-officielle de son court-métrage <strong>Darling</strong> (disponible sur YouTube). Ce dernier se concentre sur la vie d&rsquo;une danseuse transgenre guidée par des ambitions que le monde extérieur ne cesse de brimer.</p>



<p>Pour son long-métrage, le réalisateur agrandit les possibilités et crée un film choral déchirant, où Biba, une danseuse transgenre (interprétée par la même actrice) fait la rencontre de Haider, jeune homme dont la famille attend fermement qu&rsquo;il trouve un travail et fasse un enfant à sa femme.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Joyland</strong> est l&rsquo;histoire de corps qui se délivrent, envers et contre tout, malgré les chaînes qu&rsquo;on leur a imposées. Quoi de plus beau ?</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est avant tout sa galerie de personnages, à la fois victimes et vecteurs des traditions qui les étouffent, qui donne au film toute sa force. Chacun à leur manière, ils flirtent avec l’outre-passement et questionnent les préjugés issus de notre identité de genre. Peut-on vraiment vouloir changer de sexe ? Une femme peut-elle refuser d&rsquo;être enceinte ? Un homme peut-il se laisser aller ? Toutes ces questions peuvent paraître futiles et balisées à n&rsquo;importe qui ayant suivi l&rsquo;actualité depuis quelques années, mais c&rsquo;est ici en pleine société pakistanaise qu&rsquo;elles sont posées.</p>



<p>Une société mouvante, sur le chemin du changement, mais encore aux prises avec le  conformisme, et qui trouve son reflet dans la famille d&rsquo;Haider : un patriarche vieillissant et imposant à ses proches les règles de son vieux monde, un grand frère ayant totalement intégré ces même principes, une belle-soeur au foyer et une femme indépendante et amoureuse de son travail&#8230; Tout au long de son film, et avec subtilité, Saim Sadiq nous dit simplement que notre genre tient à peu de choses, si ce n&rsquo;est juste le regard que les autres (médecins, collègues, familles&#8230;) portent dessus. Ainsi, pour apprécier pleinement le film, il faut savoir prendre la mesure de l&rsquo;audace de ceux qui le composent, tant leurs actions, aussi infimes soient-elles, remettent en question l’entièreté de leur monde.</p>



<p>Mais la qualité principale de <strong>Joyland</strong> est sans aucun doute sa caméra, ou du moins ce que le réalisateur en fait. L&rsquo;utiliser pour illustrer les sentiments de ceux qu&rsquo;il filme, sans pour autant le faire de manière trop appuyée. À plusieurs reprises, Saim Sadiq entreprend un mouvement simple mais évocateur dans sa mise en scène : il prend l&rsquo;habitude de partir de plans fixes assez larges sur ses personnages pour se rapprocher progressivement d&rsquo;eux, les isoler du hors-champ et les étreindre avec sa caméra. Geste peut-être trop didactique pour certains, mais tellement symbolique quand l&rsquo;on comprend les états d&rsquo;âme de ceux que l&rsquo;on regarde. La composition de ses plans n&rsquo;en dit jamais trop, sans pour autant être distante. Les corps déambulent dans les rues sombres, seulement éclairées par les lumières artificielles, laissant apparaître des silhouettes hésitantes, des peaux humides, et des regards courageux.</p>



<p>Et il y a entre autres cette scène baignée d&rsquo;une teinte rouge, où Biba, au bord des larmes, confie à Haider la mort tragique d&rsquo;une de ses amies. Parce que <strong>Joyland</strong>, en plus d&rsquo;être un magnifique film sur des vies brisées, se fait le relais spécifique des récits de souffrance des femmes transgenres. Des femmes moquées, ignorées, tuées ou battues. Le traumatisme est ici créé pour les consumer, puis se transmettre aux autres, aux vivantes, à celles qui tiennent.</p>



<p>Enfin, Saim Sadiq a l&rsquo;intelligence de savoir comment aimer correctement ses personnages. Ce qui ne signifie pas forcément, comme trop de personnes le pensent, leur offrir une fin heureuse. Non, ici le réalisateur sait qu&rsquo;une simple <em>happy ending</em>, bien qu&rsquo;assurément réjouissante, serait un pur rêve illusoire. Ainsi, jusqu&rsquo;à la fin, même noyés dans leur impossibilité de changer leur environnement, Sadiq chérit ses personnages, et les quitte avec dignité, en choisissant cette fois-ci de reculer, et de les libérer de son cadre. <strong>Joyland</strong> est l&rsquo;histoire de corps qui se délivrent, envers et contre tout, malgré les chaînes qu&rsquo;on leur a imposées. Quoi de plus beau ?</p>



<p></p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Saim Sadiq
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Pakistan
<strong>AVEC : </strong>Sana Jafri, Ali Junejo
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>2h06
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Condor Distribution
<strong>SORTIE LE</strong> : 28 décembre 2022  </pre>



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		<title>INU-OH : Maîtriser son art</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Nov 2022 10:01:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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<p>Le Japon est loin d&rsquo;être avare en matière de cinéastes d&rsquo;animations talentueux, et malgré que Satoshi Kon et Isao Takahata nous aient quittés, et que Miyazaki prépare (une énième fois) sa retraite, leur relève est tout ce qu&rsquo;il y a de plus vivant. De Mamoru Hosoda à Keiichi Hara, en passant par Hideaki Anno et Makoto Shinkai, la japanimasition semble avoir encore de beaux jours devant elle. Mais au milieu de ces célèbres noms, c&rsquo;est un autre auteur, à la carrière atypique et plus discrète, qui nous marque par sa versatilité sans limites : Masaaki Yuasa. Réalisateur méconnu de nombreuses séries télé (<strong>Devilman Crybaby</strong>, <strong>Ping Pong</strong>, <strong>Tatamy Galaxy</strong>&#8230;), c&rsquo;est son travail au cinéma qui le fait briller le plus. Il se fait remarquer dès 2004 avec son tout premier long-métrage, <strong>Mind Game</strong>, sorte de trip sous acide qui laisse pantois. Il ne reviendra au cinéma qu&rsquo;en 2017, avec non pas un mais deux films : <strong>The Night is Short, Walk On Girl</strong>, jugé de manière unanime comme étant son meilleur, puis <strong>Lou et l&rsquo;île des sirènes</strong>, tout aussi réussi mais s&rsquo;inscrivant dans un registre différent, plus sage. De même pour son dernier film, <strong>Ride Your Wave</strong>, arrivé dans nos salles l&rsquo;année dernière, qui épousait une démarche moins déjantée.</p>



<p>Avec <strong>Inu-Oh</strong>, présenté en Compétition Officielle au Festival de Venise 2021 et en Séance Événement à Annecy cette année, le réalisateur revient à ses premiers amours, à savoir les œuvres débridées, paniquées, à la forme changeante.</p>



<p>Contant l&rsquo;histoire d&rsquo;un groupe de musique à succès mené par une créature maudite et un jeune homme aveugle dans le Japon du 14ème siècle, Yuasa adapte librement le roman Le Roi Chien d&rsquo;Hideo Furukawa, monument de la littérature japonaise, lui permettant ainsi de tailler à son bon vouloir ce diamant brut, en y apposant sa vision.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Un film au croisement des deux versants qui font le cinéma du réalisateur, une synthèse adroite de la folie de ses débuts avec l&rsquo;universalité de ses récents récits.</p></blockquote>



<p>Car de la liberté, c&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il faut à un esprit aussi affranchi et libre, qui n&rsquo;a besoin d&rsquo;écouter que son instinct pour livrer des œuvres comme on en voit peu. Si l&rsquo;on pensait voir un film du passé, en plein Japon féodal, le réalisateur décide de s&rsquo;éloigner de tout réalisme afin de réinventer l&rsquo;Histoire, tout en restant fidèle à toutes les caractéristiques qui font la particularité de l&rsquo;époque : des tenues traditionnelles, une société de caste et des instruments d&rsquo;antan qui rencontrent la modernité de l&rsquo;auteur, en introduisant ici des sonorités rocks et des monstres maudits à son récit. C&rsquo;est donc à une amusante cohabitation de deux registres que l&rsquo;on a affaire, mais une cohabitation qui trouve tout son sens tant le film arrive à en tirer le meilleur des profits, s&rsquo;affirmant comme un objet de cinéma insaisissable et indéfinissable.</p>



<p>Le film commence dans un premier lieu par introduire ses personnages, deux enfants détruits dès leur plus jeune âge. Le premier, qui prête son nom au film, nait maudit, affublé d&rsquo;un bras aux proportions disproportionnées et d&rsquo;un visage qu&rsquo;il cache grâce à un masque. L&rsquo;autre, voit sa blessure s&rsquo;imposer à lui lors du décès soudain de son père, qui, par la force des choses, le condamne aussi à une cécité à vie. De ce duo marqué au corps par leurs traumatismes, va se créer une initiative flamboyante : pour s&rsquo;affranchir de leurs chaînes respectives, les deux comparses s&rsquo;adonnent à des shows musicaux à travers le pays. </p>



<p>Rarement au cinéma nous aurons vu des séquences de concert aussi engageantes et galvanisantes, à mi-chemin entre du Queen et du Michael Jackson, le tout couplé aux instruments de l&rsquo;époque. Les chants, eux, qui se veulent les relais des légendes et récits folkloriques, sont des cris du cœur absolument épiques, et provoquent à coup sûr frissons et émerveillement.</p>



<p>Mais bien heureusement, Yuasa choisit de ne pas faire de son film qu&rsquo;un spectacle qui nous en met plein la vue. Parce qu&rsquo;<strong>Inu-Oh, </strong>déjà grisant dans sa forme, arbore un développement juste voire déchirant lorsqu&rsquo;il en vient à parler de l&rsquo;art comme moyen de se transcender tout en transcendant autrui. Face à cette troupe, les corps tremblent, les cœurs vibrent, et les danses et notes du groupe permettent à chacun, sur scène comme dans le public, de se connaître un peu mieux. C&rsquo;est ce constat, déjà fort émotionnellement parlant, qui donne lieu au discours de fond du long-métrage, à savoir la censure de l&rsquo;art par les élites lorsque celui-ci est trop dangereux de par sa potentielle opposition au pouvoir. Parce que l&rsquo;art est toujours porteur d&rsquo;un message, d&rsquo;une position ou d&rsquo;une idéologie, et que sa dimension politique ne le quitte jamais, voir ces deux rebuts de la société s&rsquo;affirmer face à une hiérarchie nettement en leur défaveur, et ce via un besoin urgent de performer nous transperce. La maîtrise totale que Yuasa a sur sa mise en scène va de pair avec celle que ses personnages exercent sur la leur. Comme l&rsquo;impression que l&rsquo;esprit fou du cinéaste se dédouble pour se transmettre à ses créations, qui le défendent corps et âmes.</p>



<p>Dans un monde où l&rsquo;animation japonaise a tendance à s&rsquo;uniformiser de plus en plus, le travail d&rsquo;un réalisateur autant à part que Masaaki Yuasa prend la forme d&rsquo;un phare dans la nuit. Un film au croisement des deux versants qui font le cinéma du réalisateur, une synthèse adroite de la folie de ses débuts avec l&rsquo;universalité de ses récents récits. Il y fait se rencontrer ses deux facettes afin d&rsquo;atteindre un niveau de virtuosité vertigineux. <strong>Inu-Oh</strong> est très certainement le meilleur film de Yuasa, son plus fou, dantesque, abouti&#8230; et encore bien d&rsquo;autres adjectifs hyperboliques ne suffisant pas à décrire une œuvre aussi unique.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Masaaki Yuasa
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Japon
<strong>GENRE : </strong>Animation, Comédie, Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h38
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Star Invest Film France
<strong>SORTIE LE </strong>23 novembre 2022</pre>



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		<title>Riposte féministe : Se battre pour les autres et pour soi, pour toujours et à jamais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suivre et filmer pendant quelques jours les colleuses féministes, voilà les défis que se sont lancés Simon Depardon et Marie Perennès, les réalisateurs du documentaire Riposte Féministe, projeté en Séance Spéciale au dernier Festival de Cannes. Impossible de passer à côté de leur travail qui dure depuis maintenant plusieurs années tant celui-ci est devenu viral sur nos murs et dans nos rues. En effet, ce sont elles qui apposent sur les murs des grandes villes de France ces feuilles blanches [&#8230;]</p>
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<p>Suivre et filmer pendant quelques jours les colleuses féministes, voilà les défis que se sont lancés Simon Depardon et Marie Perennès, les réalisateurs du documentaire <strong>Riposte Féministe</strong>, projeté en Séance Spéciale au dernier Festival de Cannes. Impossible de passer à côté de leur travail qui dure depuis maintenant plusieurs années tant celui-ci est devenu viral sur nos murs et dans nos rues.</p>



<p>En effet, ce sont elles qui apposent sur les murs des grandes villes de France ces feuilles blanches arborant des slogans féministes peints en noir. Rappels du nombre de féminicides, citations militantes ou simplement des slogans chocs censés faire réfléchir les passants, ces personnes ont créé une toute nouvelle manière de se faire entendre. Un engagement porté jusqu&rsquo;au Festival de Cannes, avec une fameuse banderole. Sur celle-ci, les noms des 129 femmes tuées par leurs conjoints ou ex conjoints depuis le dernier Festival, en juillet dernier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Tout du long, le duo de cinéastes croque sa vision du militantisme, comme une façon de créer du lien social, de se retrouver soi-même en trouvant d&rsquo;abord les autres.</p>
</blockquote>



<p>Le documentaire prend le parti de suivre 10 groupes différents de 10 villes françaises. Cet aspect représente à la fois la force et la faiblesse du film. Sa faiblesse d&rsquo;abord parce que le dispositif devient vite programmatique, passant d&rsquo;une ville à l&rsquo;autre de manière peut-être trop exhaustive. Les visages s&rsquo;enchaînent sans qu&rsquo;on puisse tous les identifier parfaitement ou juste retrouver celles qui nous avaient touchés, alors que c&rsquo;est sensiblement ce que l&rsquo;on aurait aimé faire : apprendre à connaître ces femmes et ce qui se cache derrière leur engagement. Mais ce défaut est très vite évacué par le reste du long-métrage, et par l&rsquo;énergie qui l&rsquo;entoure. Cet aspect est aussi une force car il nous donne à voir des lieux et des vécus différents, ainsi que des visages et des personnalités à qui on confie généralement autant d&rsquo;espace pour s&rsquo;exprimer.</p>



<p>Car le documentaire est avant tout porté par un vent nouveau, salvateur, comme si ces personnes à qui l&rsquo;on donne la parole sont les voix que nous avions besoin d&rsquo;entendre depuis longtemps. Pas de stars, de journalistes ou de célébrités, mais des gens comme vous et moi qui, par colère et détermination, décident de faire de ce combat le combat de leur vie. L&rsquo;enthousiasme de ces militantes, dont les propos et témoignages nous sont précieux, donne au film un cachet particulier. Il faut bien comprendre que le film est à l&rsquo;image des actions de ces militantes, à savoir remplies de moments de joie, d’allégresse, de légèreté et de solidarité entre chaque membre. On retiendra les différents tuyaux qu&rsquo;elles se passent entre elles pour mener à bien leurs actions, que ce soit dans la recette de leur colle faite maison, leur « potion magique » comme elles l&rsquo;appellent, ou bien leur expertise amusante des murs de la ville, qu&rsquo;elles étudient en les touchant simplement (trop rugueux, trop rocailleux&#8230;).</p>



<p>Dans <strong>Riposte Féministe</strong>, la forme ne prend jamais le pas sur le fond : le plus important reste de mettre en avant leur pratique et leur message. Tout du long, le duo de cinéastes croque sa vision du militantisme, comme une façon de créer du lien social, de se retrouver soi-même en trouvant d&rsquo;abord les autres. À plusieurs reprises, lorsqu&rsquo;elles s&rsquo;expriment sur leurs vécus, les femmes et personnes non-binaires interrogées évoquent leur joie d&rsquo;avoir trouvé un groupe, une communauté à laquelle se sentir appartenir. Ce sentiment fait partie à part entière de leur démarche, puisque opérant souvent la nuit pour faire leurs collages, leur sécurité est souvent menacée. Insultes verbales, menaces, policiers qui rôdent, c&rsquo;est un nouveau monde, jusqu&rsquo;ici insoupçonné, qui nous ouvre ses portes.</p>



<p>À leur manière, ces groupes se rendent visibles en réinvestissant les rues et espaces publics trop longtemps dominés par les hommes. Avec <strong>Riposte Féministe</strong>, Simon Depardon et Marie Perennès signent un documentaire éclairant et éclairé, un pamphlet galvanisant dont on ressort avec l&rsquo;envie de faire la révolution.</p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Simon Depardon &amp; Marie Perennès
<strong>NATIONALITÉ : </strong>France
<strong>GENRE : </strong>Documentaire
<strong>DURÉE : </strong>1h27
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Wild Bunch
<strong>SORTIE LE </strong>9 novembre 2022</pre>



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		<title>Jacky Caillou : Chien méchant dans les Hautes-Alpes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Oct 2022 18:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté à Cannes dans la sélection de l&#8217;ACID, Jacky Caillou est le premier film de Lucas Delangle. En pleine montagne, Jacky vit avec sa grand-mère, une magnétiseuse qui guérit les maux de ceux qui viennent la consulter. Quand une jeune fille arrive en ville marquée d&#8217;une étrange tache au dos, Jacky va pouvoir mettre à profit les dons que lui a transmis sa grand-mère. Ce qui saute aux yeux en premier lieu, c&#8217;est qu&#8217;avec Jacky Caillou, le réalisateur ajoute sa [&#8230;]</p>
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<p>Présenté à Cannes dans la sélection de l&rsquo;ACID, <strong>Jacky Caillou</strong> est le premier film de Lucas Delangle. En pleine montagne, Jacky vit avec sa grand-mère, une magnétiseuse qui guérit les maux de ceux qui viennent la consulter. Quand une jeune fille arrive en ville marquée d&rsquo;une étrange tache au dos, Jacky va pouvoir mettre à profit les dons que lui a transmis sa grand-mère.</p>



<p>Ce qui saute aux yeux en premier lieu, c&rsquo;est qu&rsquo;avec <strong>Jacky Caillou</strong><em>, </em>le réalisateur ajoute sa petite pierre à un édifice relativement jeune, celui d&rsquo;un cinéma français qui se réapproprie les paysages ruraux pour les inscrire dans une dynamique horrifique. En effet, après <a href="https://movierama.fr/teddy-loup-y-es-tu/"><strong>Teddy</strong> </a>des frères Boukherma, <strong><a href="https://movierama.fr/la-nuee-nuages-epars/">La Nuée</a></strong> de Just Philippot ou encore <strong>Ogre</strong> d&rsquo;Arnaud Malherbe plus récemment, la France rurale semble continuer d&rsquo;inspirer les auteurs de genre. C&rsquo;est l&rsquo;un des points forts du film : son environnement, niché dans les Alpes, entre forêts envahissantes et relief montagneux baignés dans les nuages. Par moments, on sentirait presque une influence venue d&rsquo;Alain Guiraudie, l&rsquo;expérience en moins.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Le réalisateur ajoute sa petite pierre à un édifice relativement jeune, celui d’un cinéma français qui se réapproprie les paysages ruraux pour les inscrire dans une dynamique horrifique.</p></blockquote>



<p>Malheureusement, le goût que laisse le film en bouche est un peu amer. Car on se sent un peu trahi par le cinéaste, qui opère un changement de ton assez radical au bout d&rsquo;une trentaine de minutes. Si le début laisse apparaître des touches d&rsquo;humour et des personnages attachants, le reste adopte une teinte bien plus dramatique, qui déroute plus qu&rsquo;elle ne convainc. À mi-chemin entre l&rsquo;horreur, le fantastique et le pur drame, le film ne se trouve jamais vraiment. Le discours de Delangle est flou : qu&rsquo;essaie-t-il vraiment de nous dire ?</p>



<p>Est-ce une histoire d&rsquo;amour ? Si tel est le cas, celle-ci n&rsquo;est pas assez incarnée. Est-ce une histoire de deuil ? Peut-être, mais alors elle reste très inexploitée. Est-ce une tentative purement fantastique ? Là encore, le film manque de générosité.</p>



<p>Pour autant, il serait dommage d&rsquo;enterrer totalement le film. Thomas Parigi, acteur principal non professionnel, parvient à rester convaincant de bout en bout du récit, livrant une performance pleine de naïveté et de candeur. De même, Lou Lampros, jeune actrice que l&rsquo;on voit de plus en plus, impressionne (toutes proportions gardées) dans un rôle assez inhabituel. Sans être désagréable, le manque de cohérence thématique, de clarté scénaristique et de radicalité de genre fait du film un objet de cinéma inachevé.</p>



<p><strong>Jacky Caillou</strong> de Lucas Delangle nous laisse à la fois intrigué et frustré. On pourrait aisément remettre la faute sur son statut de « premier film », tant les défauts semblent être ceux d&rsquo;un cinéaste  cherchant encore sa personnalité artistique. Qui sait, peut-être sont-ce les débuts d&rsquo;un réalisateur prometteur ?</p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Lucas Delangle
<strong>NATIONALITÉ : </strong>France
<strong>AVEC : </strong>Thomas Parigi, Lou Lampros
<strong>GENRE : </strong>Drame, thriller, fantastique
<strong>DURÉE : </strong>1h32
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Arizona Distribution
<strong>SORTIE : </strong>2 novembre 2022 </pre>



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<!-- INTERLUDE 2 -->
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		<title>L&#8217;innocent : Être un autre pour être soi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jolan Maffi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 08:12:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà la quatrième réalisation pour Louis Garrel, qui continue d&#8217;évoluer dans deux carrières parallèles : le Louis Garrel acteur, qui impressionne par ses choix éclectiques, et le Louis Garrel auteur-réalisateur, qui persiste à imposer sa patte. Après son dernier film, La Croisade, qui avait largement refroidi le public l&#8217;année dernière, il revient à Cannes cette année, hors compétition, avec L&#8217;Innocent, une comédie étonnante à mi-chemin entre Marivaux et un film de casse. Dans ce nouveau film, Abel apprend que sa [&#8230;]</p>
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<p>Déjà la quatrième réalisation pour Louis Garrel, qui continue d&rsquo;évoluer dans deux carrières parallèles : le Louis Garrel acteur, qui impressionne par ses choix éclectiques, et le Louis Garrel auteur-réalisateur, qui persiste à imposer sa patte. Après son dernier film, <strong>La Croisade</strong>, qui avait largement refroidi le public l&rsquo;année dernière, il revient à Cannes cette année, hors compétition, avec <strong>L&rsquo;Innocent</strong>, une comédie étonnante à mi-chemin entre Marivaux et un film de casse.</p>



<p>Dans ce nouveau film, Abel apprend que sa mère va de nouveau se marier avec Michel, tout juste sorti de prison. Paniqué par le potentiel danger que cet homme représente, et aidé de sa meilleure amie Clémence, Abel tente de démasquer Michel et de dévoiler ses réelles intentions. Une mission qui vire rapidement au fiasco, et portée par des personnages écorchés vifs à l&rsquo;écriture exquise.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Par deux fois, dans son film, le fait de jouer, d&rsquo;interpréter, de se fondre dans la peau d&rsquo;un autre, mène à la naissance d&rsquo;un amour, à la rencontre entre deux êtres qui n&rsquo;attendaient que de se trouver.</p></blockquote>



<p><strong>L&rsquo;innocent</strong> compte plusieurs qualités, mais sa plus importante est définitivement sa troupe d&rsquo;acteurs et d&rsquo;actrices. À commencer par Anouk Grinberg, discrète sur nos écrans depuis un moment, qui revient ici dans un rôle délicat qu&rsquo;elle porte avec brio, celui d&rsquo;une femme candide, un peu naïve mais tellement attendrissante. Louis Garrel, lui, a vraisemblablement su garder et perfectionner le tempo comique dont il avait fait preuve dans <strong>ADN</strong> de Maïwenn (film dont il était bien la seule qualité). Ils forment ensemble un duo mère-fils souvent hilarant, parfois touchant, et toujours juste. Mais c&rsquo;est sans compter sur les deux autres comédiens de ce fabuleux quatuor, ceux que l&rsquo;on pourrait qualifier de « pièces rapportées » : Roschdy Zem et Noémie Merlant. En effet, le film a le mérite de révéler les potentiels humoristiques de ces deux acteurs généralement attachés au drame. Le premier, vu récemment chez Arnaud Desplechin et Thierry de Peretti (pas les cinéastes les plus amusants, il faut bien le reconnaître), met à profit sa stature et son charisme froid pour inverser la tendance et crée un personnage indéfinissable, qui représente tout le mystère du long-métrage. Merlant, elle, après nous avoir impressionné chez Céline Sciamma et Jacques Audiard, fait preuve d&rsquo;une drôlerie qu&rsquo;on ne lui connaissait pas, explorant ainsi de nouvelles facettes de son talent qui paraît décidément inépuisable.</p>



<p>Tous deux s&rsquo;incorporent parfaitement dans ce long-métrage qui tire justement sa force dans son changement constant de registre. Avec une aisance parfois déconcertante, Garrel passe de la comédie au marivaudage, de la romance au polar, multipliant les effets de mise en scène sans jamais être dans le surdosage. Sa bande originale aussi, mélange de sonorités vintage et de musique des 80&rsquo;s, donne à l&rsquo;ensemble un élan énergique, portant le film là où on ne l&rsquo;attendait guère.</p>



<p>De plus, Louis Garrel y déclare l&rsquo;importance que l&rsquo;art, et plus particulièrement le théâtre, peut avoir dans les vies de ses adeptes. Par deux fois, dans son film, le fait de jouer, d&rsquo;interpréter, de se fondre dans la peau d&rsquo;un autre, mène à la naissance d&rsquo;un amour, à la rencontre entre deux êtres qui n&rsquo;attendaient que de se trouver.</p>



<p>Et au milieu de ces histoires d&rsquo;amour qui se croisent et se décroisent, c&rsquo;est la relation entre une mère et son fils qui nous émeut le plus. Car, même si le réalisateur se montre ingénieux et s&rsquo;essaie à différents styles, il arrive à faire de son film une œuvre des plus personnelles, s’épanchant sur le lien maternel et son statut indéfectible.</p>



<p><strong>L&rsquo;innocent</strong>, bien qu&rsquo;imparfait (le film s&rsquo;épuise de lui-même à certains moments), se hisse facilement en tête des réalisations de Garrel, qui semble enfin avoir trouvé sa voix/voie de cinéaste.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Louis Garrel
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Français
<strong>AVEC : </strong>Louis Garrel, Noémie Merlant, Roschdy Zem, Anouk Grinberg
<strong>GENRE : </strong>Comédie
<strong>DURÉE : </strong>1h39
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam
<strong>SORTIE LE </strong>12 Octobre 2022</pre>



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