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	<title>Archives des critique - MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Archives des critique - MovieRama</title>
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		<title>In the mood for love : le silence du désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 11:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[REPRISES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans l&#8217;inconscient collectif cinéphile, en 2000, la Palme d&#8217;or fut remportée par In the mood for love de Wong Kar-wai. Vérifiez autour de vous, tous ceux qui s&#8217;intéressent un tant soit peu au cinéma, vous le diront. Or, vérification faite, la mémoire affective se trompe, les souvenirs se sont embrouillés, les préjugés ont pris le pas sur la vérité. En 2000, la Palme d&#8217;or fut remportée par Dancer in the Dark de Lars Von Trier. In the mood for love, [&#8230;]</p>
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<p>Dans l&rsquo;inconscient collectif cinéphile, en 2000, la Palme d&rsquo;or fut remportée par<strong> In the mood for love</strong> de Wong Kar-wai. Vérifiez autour de vous, tous ceux qui s&rsquo;intéressent un tant soit peu au cinéma, vous le diront. Or, vérification faite, la mémoire affective se trompe, les souvenirs se sont embrouillés, les préjugés ont pris le pas sur la vérité. En 2000, la Palme d&rsquo;or fut remportée par <strong>Dancer in the Dark </strong>de Lars Von Trier. <strong>In the mood for love</strong>, projeté dans une version techniquement non finalisée, ne remporta que le Prix d&rsquo;interprétation masculine, récompensant l&rsquo;excellent Tony Leung, Or, comme quoi les prix ont parfois peu d&rsquo;importance, en 2016, la BBC a organisé un sondage auprès de plus de 150 critiques du monde entier sur les meilleurs films du XXIème siècle : loin devant d&rsquo;autres films palmés ou primés, <strong>In the mood for love</strong> est arrivé deuxième, juste derrière <strong>Mulholland Drive</strong> de David Lynch. Devenu le film chinois le plus populaire au monde, cette élégie romantique ne cesse de nous envoûter, comme en témoigne cette ressortie judicieuse, plus de vingt ans après sa première sortie, en version restaurée 4K, donnant l&rsquo;occasion de voir enfin ce film romantique ultime sous ses plus beaux atours. </p>



<p>Hong Kong, 1962. M.&nbsp;Chow, rédacteur en chef d&rsquo;un journal local, et M<sup>me</sup>&nbsp;Chan, secrétaire de M.&nbsp;Ho, emménagent avec leur conjoint, le même jour, dans des appartements voisins, le premier chez M.&nbsp;Koo et la seconde chez M<sup>me</sup>&nbsp;Suen. La femme de M.&nbsp;Chow est souvent absente et le mari de M<sup>me</sup>&nbsp;Chan est fréquemment parti à l&rsquo;étranger. Très vite, ils vont comprendre que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation amoureuse adultère en secret. Ensemble, M.&nbsp;Chow et M<sup>me</sup>&nbsp;Chan vont tenter de saisir les éléments de la rencontre des deux amants et surtout la façon dont est né cet adultère. Mais l&rsquo;amitié débouche rapidement sur d&rsquo;autres sentiments.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p> <strong>In the mood for love</strong>, c&rsquo;est un véritable festival de couleurs chatoyantes, un émerveillement à chaque robe sublime portée par Maggie Cheung, , un enchantement de sensations optiques et sonores, une balade mélancolique clippée au ralenti, où les choses qui comptent vraiment s&rsquo;éternisent dans le paradis de la mémoire.  </p>
</blockquote>



<p>Même ceux qui n&rsquo;ont jamais vu <strong>In the mood for love</strong> connaissent la musique de Shigeru Umebayashi, cet air infiniment nostalgique qui accompagne les pas de deux de Tony Leung et Maggie Cheung, cette valse triste des sentiments qui semble contenir en elle toute la mélancolie du monde. Cette mélopée fascinante transcrit ainsi toute la déception et la frustration des conjoints délaissés qui voient leurs partenaires devenir amants tandis qu&rsquo;ils restent tous les deux sur le carreau. Ils songent prendre le même chemin de l&rsquo;infidélité mais un reste d&rsquo;amour-propre et de dignité les retient au dernier moment. Vont-ils oser franchir le pas? </p>



<p><strong>In the mood for love</strong> repose sur a minima deux idées géniales et une esthétique révolutionnaire et bouleversante. La première idée mirifique consiste à ne jamais montrer les deux conjoints infidèles et de tout filmer du point de vue des délaissés. A partir de ce moment, le film ne bascule jamais du côté de l&rsquo;histoire d&rsquo;adultère classique et banale. Il devient au contraire un hommage aux coeurs éplorés et à l&rsquo;amour platonique. Car on ne verra jamais Mme Chan et M. Chow céder à la tentation alors que toute l&rsquo;atmosphère du film ne respire que le désir. Ils se croiseront langoureusement, au ralenti, dans les couloirs et les escaliers.  Ils marcheront ensemble, prendront le taxi et ne s&#8217;embrasseront pourtant jamais, alors que toutes les circonstances les y poussent. Tout au plus, M. Chow posera-t-il une main compatissante sur l&rsquo;épaule de Mme Chan quand elle fondra en larmes devant le caractère inéluctable de la séparation. </p>



<p>Cette atmosphère lourde de sensualité s&rsquo;explique par une circonstance scénaristique. Lors du tournage du film, Wong Kar-wai n&rsquo;avait pas encore tranché entre une relation consommée ou un amour platonique. Par conséquent, les acteurs ne savaient guère quelle version de leur amour tourner, d&rsquo;où les effluves de sensualité qui s&rsquo;échappaient de cette incertitude. En fin de compte, Wong Kar-wai a opté pour la version platonique alors que certaines scènes coupées au montage, figurant dans les bonus du DVD, révèlent que Mme Chan et M. Chow sont allés jusqu&rsquo;au bout de leur relation, ce qui explique la naissance de l&rsquo;enfant de Mme Chan dans l&rsquo;épilogue. </p>



<p>Si cette idée de laisser les amants dévoyés dans le hors-champ est aussi brillante, c&rsquo;est surtout parce que Wong Kar-wai peut ainsi laisser croire que toute cette histoire serait une fiction que ce couple s&rsquo;invente pour rester heureux. Mme Chan et M. Chow seraient en fait mariés ensemble et imagineraient des amants virtuels pour épicer la monotonie de leur vie. Il manque certes un ou deux plans pour valider cette version iconoclaste mais elle pourrait fonctionner au vu de l&rsquo;histoire générale. La seconde idée géniale est d&rsquo;avoir fait de <strong>In the mood for love </strong>un film emblématique du romantisme parce qu&rsquo;il est représentatif symbolique de l&rsquo;inassouvissement du désir. Le film célèbre donc ce qui n&rsquo;a pas eu lieu plutôt que ce qui l&rsquo;a été. </p>



<p>Enfin, <strong>In the mood for love</strong>, c&rsquo;est un véritable festival de couleurs chatoyantes (sublime photographie de Christopher Doyle et Mark Lee Ping-bin), un émerveillement à chaque robe sublime portée par Maggie Cheung, au mépris de toute vraisemblance financière, un enchantement de sensations optiques et sonores (ah les chansons de Nat King Cole qui participent de la fascination engendrée par le film), une balade mélancolique clippée au ralenti, où les choses qui comptent vraiment s&rsquo;éternisent dans le paradis de la mémoire : des jambes truffaldiennes de femme descendant un escalier, un plat de nouilles chinoises dégustées à la vapeur, des nuages ensorcelants de fumée, une porte de chambre d&rsquo;hôtel portant le numéro 2046, etc. L&rsquo;on devine aussi, qu&rsquo;à l&rsquo;instar de l&rsquo;épilogue déchirant du film, beaucoup, à Angkor ou ailleurs, auront creusé un trou au sein d&rsquo;un arbre ou d&rsquo;une roche, pour y murmurer le secret d&rsquo;une histoire d&rsquo;amour qui ne s&rsquo;est jamais véritablement déroulée, la promesse d&rsquo;un bonheur qui n&rsquo;existera jamais.    </p>



<p></p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Wong Kar-wai 
<strong>NATIONALITÉ : </strong>chinoise 
<strong>AVEC : </strong>Tony Leung, Maggie Cheung
<strong>GENRE : </strong>romance, drame
<strong>DURÉE : </strong>1h38 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Bookmakers/La Rabbia 
<strong>SORTIE LE </strong>8 novembre 2000, ressortie le 21 juillet 2021. </pre>
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		<title>Nuit obscure – Au revoir ici, n&#8217;importe où : les ombres vagabondes de la Ville lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2011, Sylvain George fait souffler un vent de renouveau sur le cinéma documentaire avec Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerre I), un premier long métrage sur la situation préoccupante des réfugiés à Calais. Récompensé dans de nombreux festivals, le film préfigure déjà l’importance du thème de la migration (ses espoirs, ses dangers, ses joies et ses désillusions) dans l&#8217;œuvre du cinéaste ainsi que son attrait pour le lyrisme et l’expérimentation de l’image. Ces dimensions se retrouvent dans [&#8230;]</p>
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<p>En 2011, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=215509.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sylvain George</a> fait souffler un vent de renouveau sur le cinéma documentaire avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197089.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerre I)</a></strong>, un premier long métrage sur la situation préoccupante des réfugiés à Calais. Récompensé dans de nombreux festivals, le film préfigure déjà l’importance du thème de la migration (ses espoirs, ses dangers, ses joies et ses désillusions) dans l&rsquo;œuvre du cinéaste ainsi que son attrait pour le lyrisme et l’expérimentation de l’image. Ces dimensions se retrouvent dans <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=306218.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nuit obscure &#8211; Au revoir ici, n&rsquo;importe où</a></strong>, présenté à l&rsquo;ACID au Festival de Cannes 2025, qui capte le quotidien parisien de jeunes Marocains arrivés illégalement sur le territoire français à la recherche d’une vie meilleure. Sans révolutionner le genre de nouveau, le documentaire clôt une trilogie entamée trois ans plus tôt sur une note tout autant terrible, crue et poétique.&nbsp;</p>



<p>Après avoir parcouru les rues de Melilla, en Espagne, Malik, Mehdi et Hassan sillonnent maintenant celles de Paris, découvrant ses lumières et ses chimères, ses joies et sa violence… Dans le dernier volet de son triptyque consacré aux politiques migratoires, Sylvain George accompagne les enfants des rues du Maroc à travers cette épreuve et cet âge complexe, dans une Europe qui détourne les yeux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C’est toute la détresse d’une génération qui s’exprime dans l&rsquo;œil de Sylvain George, le cinéaste ne lésinant pas sur les longues séquences de vagabondage et d’ennui collectif qui apportent un enrobage cru à cette œuvre profondément politique.</p>
</blockquote>



<p>Au bout des 3h03 de film, ce n’est pas l’aspect brut des longues séquences qui s&rsquo;enchaînent que l’on retient le plus, mais bien la photographie soignée qui donne à l&rsquo;œuvre et à son propos un lyrisme presque inédit dans le monde du documentaire. Les grands monuments de la capitale, l’écoulement continu de la Seine ou le reflet fantomatique des arbres dans un cours d’eau amplifient la solitude de ces jeunes Marocains qui semblent soudainement évoluer dans un monde parallèle au nôtre, dans un Paris miroir hostile où les seules interactions sociales, en dehors des échanges avec d’autres migrants, se résument aux échanges tendus avec la police. Alors que la violence est omniprésente dans le quotidien de ces figures juvéniles qui déambulent au gré des opportunités &#8211; plus ou moins légales &#8211;&nbsp; de gagner leur vie, l’apparition soudaine du beau, le temps d’un plan, sonne presque comme une anomalie, une fausse note dans le cycle de misère auquel semble être condamnée cette jeunesse sacrifiée. La figure de la Tour Eiffel cristallise ce paradoxe tant il paraît absurde de voir des mineurs isolés, sans domicile, évoluer au pied du célèbre monument sans que personne n’interagisse avec eux.&nbsp;</p>



<p>À travers leurs récits, les parcours de vie de Malik, Mehdi ou Hassan se mettent au diapason : tous ont fui un pays affecté par le chômage de masse et les inégalités pour se retrouver dans une Europe synonyme d’espoir mais qui fait l’autruche sur les conditions de vie des migrants. Les astuces pour obtenir un logement, des papiers ou trouver du travail s’échangent entre ces jeunes qui tuent l’ennui ensemble, à l’abri des regards, bien souvent avec des cigarettes, du soda ou des produits stupéfiants. C’est toute la détresse d’une génération qui s’exprime dans l&rsquo;œil de Sylvain George, le cinéaste ne lésinant pas sur les longues séquences de vagabondage et d’ennui collectif qui apportent un enrobage cru à cette œuvre profondément politique.&nbsp;</p>



<p><strong><strong>Nuit obscure &#8211; Au revoir ici, n&rsquo;importe où </strong></strong>se présente non seulement comme le point final d’une épopée migratoire, mais aussi comme une remise en cause de notre propre humanité. Est-il moral d’empêcher des individus de fuir la misère de leur pays d’origine ? Est-il juste de les laisser endurer des conditions inhumaines une fois arrivés en France ou en Espagne ? Ces questions prennent une nouvelle dimension à l’heure où l’extrême-droite appelle à un cloisonnement plus fort de nos frontières : à défaut d’une sonnette d’alarme sur la situation des migrants, on peut concevoir l’œuvre de Sylvain George comme une grille de lecture humaniste sur un enjeu de société aussi bien opaque que clivant.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sylvain George<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France<br><strong>GENRE </strong>: Documentaire<br><strong>AVEC : </strong>Pas d'acteurs professionnels<br><strong>DURÉE : </strong>3h03<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Noir Production<br><strong>SORTIE LE </strong>: 5 novembre 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/nuit-obscure-au-revoir-ici-nimporte-ou-les-ombres-vagabondes-de-la-ville-lumiere/">Nuit obscure – Au revoir ici, n&rsquo;importe où : les ombres vagabondes de la Ville lumière</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>La Mort n’existe pas : s’engager en rêves et contre tout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 21:57:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Radicalité politique, engagement amoureux et introspection tout en lyrisme, tel est le cocktail du nouveau film d’animation de Félix Dufour-Laperrière, présenté cette année à Cannes, à la Quinzaine des Cinéastes. Sept ans après Ville Neuve, un premier film d’animation en noir et blanc, qui mêlait déjà amour et politique, le réalisateur québécois réitère, en couleur, avec La Mort n’existe pas, un périple champêtre et onirique qui traite de la violence politique, de ses motivations, sa légitimité et ses conséquences, dans [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-mort-nexiste-pas-sengager-en-reves-et-contre-tout/">La Mort n’existe pas : s’engager en rêves et contre tout</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Radicalité politique, engagement amoureux et introspection tout en lyrisme, tel est le cocktail du nouveau film d’animation de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=264634.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Félix Dufour-Laperrière</a>, présenté cette année à Cannes, à la Quinzaine des Cinéastes. Sept ans après <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262275.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ville Neuve</a></strong>, un premier film d’animation en noir et blanc, qui mêlait déjà amour et politique, le réalisateur québécois réitère, en couleur, avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=294580.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Mort n’existe pas</a></strong>, un périple champêtre et onirique qui traite de la violence politique, de ses motivations, sa légitimité et ses conséquences, dans un cadre qui dépasse les frontières de la Belle Province.&nbsp;</p>



<p>Après un attentat armé raté contre de riches propriétaires, Hélène (Zeneb Blanchet) abandonne ses compagnons et s’enfuit en forêt. Manon (Karelle Tremblay), une de ses amies et complices lors de l’attaque, revient la hanter. Hélène doit revisiter ses convictions, ses choix et leurs conséquences, dans une vallée où métamorphoses et grands bouleversements viennent bousculer l’ordre des choses.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Quelques scènes graphiques, emplies de sauvagerie, viennent ponctuer le parcours d’Hélène, pour lui rappeler que dans la nature comme en société, le choix de la violence n’est jamais sans répercussion.</p>
</blockquote>



<p><strong>La Mort n’existe pas</strong> détonne par son style de dessin unique. Tantôt verte, rouge ou dorée, la couleur des protagonistes s’adapte à celle des décors, eux-mêmes miroirs de la psyché d’Hélène, hantée par un acte manqué aux conséquences tragiques. Ce choix artistique audacieux permet au cinéaste d’exprimer pleinement le potentiel lyrique de son œuvre, où rêve, fantasme et réalité se mêlent pour permettre une introspection tout autant personnelle qu’universelle sur la thématique de l’engagement. La nature est également mise en avant dans son ensemble, que ce soit dans son aspect champêtre ou dans la violence terrible qu’elle dissimule. Quelques scènes graphiques, emplies de sauvagerie, viennent ponctuer le parcours d’Hélène, pour lui rappeler que dans la nature comme en société, le choix de la violence n’est jamais sans répercussion.</p>



<p>À l’heure où les changements radicaux semblent impossibles par la voie démocratique, la lutte armée (et les risques qu’elle implique) est-elle un mal nécessaire pour tendre vers une société conforme à nos idéaux ? Cette question compte parmi les fils rouges d’une intrigue orientée autour de la question de l’engagement en général. En abandonnant ses amis, Hélène a trahi ses idées par peur de perdre la vie, mais aussi par peur que ses actions violentes, son possible sacrifice, n’aient au final aucune conséquence sur la société qu’elle essaye de changer. Son désengagement se manifeste aussi via le personnage de Marc, pour qui elle a des sentiments qu’elle tente d’abord de réprimer, par crainte d’une relation amoureuse instable du fait de leur clandestinité commune. Face à la possibilité d’obtenir une seconde chance, la protagoniste remet en question la place qu&rsquo;occupent ses convictions et les possibilités de leur mise en pratique.&nbsp;</p>



<p>Si l’intrigue ne s’ancre pas dans un pays précis, ni même dans une lutte politique clairement identifiée, <strong>La Mort n’existe pas </strong>peut aisément se rattacher à bon nombre de sujets d’actualité à travers le monde. La thématique écologique, si elle n’est pas citée factuellement, se retrouve en filigrane aussi bien dans les dialogues que dans l’animation chimérique proposée par Félix Dufour-Laperrière et relaie l’urgence d’agir radicalement sur ce sujet, comme le font chaque année scientifiques et militants. Loin d’être dans une posture moralisatrice vis-à-vis de l’usage de la violence en politique, le film s’aborde davantage comme une grille de lecture onirique sur un acte fort en sens et en conséquence.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Félix Dufour-Laperrière
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Canada
<strong>GENRE </strong>: Animation
<strong>AVEC : </strong>Zeneb Blanchet, Karelle Tremblay, Mattis Savard-Verhoeven 
<strong>DURÉE : </strong>1h12
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>UFO Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>1er octobre 2025</pre>
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		<title>Put Your Soul on Your Hand and Walk : une plongée dans l’horreur banalisée d’un génocide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 10:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 avril dernier, l’ACID annonçait la sélection au Festival de Cannes 2025 du nouveau documentaire de Sepideh Farsi, sur le quotidien chaotique des gazaouis, à travers ses échanges avec la photojournaliste palestinienne Fatima Hassouna. Un symbole fort (amener le sujet du génocide palestinien sur la Croisette), obscurci, au lendemain, par l’annonce de l’assassinat de Fatima Hassouna et dix de ses proches dans un bombardement opéré par l’armée israélienne. La terrible nouvelle, ancrée dans une actualité de plus en plus [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/put-your-soul-on-your-hand-and-walk-une-plongee-dans-lhorreur-banalisee-dun-genocide/">Put Your Soul on Your Hand and Walk : une plongée dans l’horreur banalisée d’un génocide</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 15 avril dernier, l’ACID annonçait la sélection au Festival de Cannes 2025 du nouveau documentaire de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=20903.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sepideh Farsi</a>, sur le quotidien chaotique des gazaouis, à travers ses échanges avec la photojournaliste palestinienne Fatima Hassouna. Un symbole fort (amener le sujet du génocide palestinien sur la Croisette), obscurci, au lendemain, par l’annonce de l’assassinat de Fatima Hassouna et dix de ses proches dans un bombardement opéré par l’armée israélienne. La terrible nouvelle, ancrée dans une actualité de plus en plus difficile pour les populations de la bande de Gaza, a changé à jamais le sens du film, de l’aveu même de la réalisatrice iranienne. Présenté comme un condensé de conversations entre la cinéaste de 60 ans et la photographe de 25 ans, <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000023000.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Put Your Soul on Your Hand and Walk</a></strong> revêt une dimension unique parmi les documentaires présentés à Cannes cette année, tant dans son approche indirecte d’un conflit actuel que dans son propos cru, tragique, mais nécessaire. </p>



<p>« Ce film est une fenêtre, ouverte par le miracle d’une rencontre avec Fatem, qui m’a permis de voir des fragments du massacre en cours des Palestiniens. Fatem est devenue mes yeux à Gaza, et moi, un lien entre elle et le monde extérieur. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons échangés entre nous, sont devenus le film que voici. » &#8211; Sepideh Farsi</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Plus que le sujet principal du film, Fatima Hassouna devient les yeux de Sepideh Farsi et lui documente quotidiennement la vie des habitants de Gaza.</p>
</blockquote>



<p>Des rires, des larmes, des bruits d’avions et des volutes de fumée aperçues au loin : <strong>Put Your Soul on Your Hand and Walk</strong> nous amène à côtoyer l’horreur d’aussi près que la connexion Internet qui lie les deux femmes ne le permet. Pourtant, Sepideh Farsi parvient à insérer de l’ordinaire au milieu d’un drame en cours à travers des conversations banales, l’apparition d’un chat ou d’un membre de la famille de Fatima Hassouna devant l’écran, ce qui nous rappelle que la vie continue aussi hors champ, pour le meilleur et pour le pire. Les plans, filmés au téléphone portable, donnent au premier abord un aspect amateur au documentaire, mais permettent une immersion progressive dans le déroulé d’un massacre pour l’instant sans issue. À travers les yeux de la cinéaste, on ressent son sentiment d’impuissance face à un drame à la fois proche et lointain, dont on ne peut qu’être spectateur. De l’autre côté de l’écran, Fatima Hassouna est une actrice à part entière de ce qui se joue à Gaza et le décalage entre les informations insoutenables qu’elle rapporte et son optimisme ne rendent que plus terrible son quotidien à nos yeux, surtout lorsqu’on connaît l’issue inéluctable qui l’attend.</p>



<p>En tant que journaliste, il est particulièrement difficile de documenter le conflit en cours au sein des territoires palestiniens. D’après le bilan annuel de Reporters sans frontières, 18 reporters auraient été tués par l’armée israélienne en 2024. Dans ce contexte, Sepideh Farsi, documentariste de terrain, a dû adapter son approche en utilisant, à distance, tous les outils à sa disposition. Les appels quotidiens avec Fatima Hassouna constituent le coeur du film, mais sont accompagnés par des photos, prises par la jeune femme, des rues détruites des quartiers d’Al-Touffah ou de Rimal. Plus que le sujet principal du film, Fatima Hassouna devient les yeux de Sepideh Farsi et lui documente quotidiennement la vie des habitants de Gaza : les séjours dans les abris anti-aériens, la mort et la famine s’ancrent dans une réalité peu évoquée par les grands médias. On retrouve d’ailleurs plusieurs extraits de journaux télévisés évoquant l’avancée du conflit, mais avec toujours le même angle d’approche, le seul rendu possible : celui des responsables politiques, des militaires ou des organisations humanitaires, la parole des populations étant complètement occultée. </p>



<p>Au fil de leurs échanges, les deux femmes tissent de plus en plus de liens. À travers leurs points communs (le journalisme et leurs envies d’évasion), une amitié sincère semble naître à l’écran et une compassion mutuelle se développe entre une jeune femme ne voulant pas abandonner son pays en guerre et une cinéaste plus âgée, empêchée de retourner en Iran, où vit toujours sa famille. Fatima Hassouna avait accepté de se rendre à Cannes pour présenter le film, et enfin rencontrer son amie depuis plus d’un an et demi. Sa disparition soudaine, incompréhensible, rappelle l’absurdité d’un massacre en cours dont <strong>Put Your Soul on Your Hand and Walk </strong>ne se veut plus le témoin distant mais la preuve concrète.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sepideh Farsi
<strong>NATIONALITÉ :</strong> France/Palestine/Iran
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>Fatima Hassouna
<strong>DURÉE : </strong>1h50
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>New Story
<strong>SORTIE LE </strong>24 septembre 2025</pre>
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		<title>Escape from the 21st century : le monde fou de Yang Li</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 11:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où Hollywood noie les spectateurs sous un raz-de-marée de films centrés autour du “multiverse” (Avengers : Endgame, Everything Everywhere All at Once, Spiderman : New Generation…) laissant parfois un arrière-goût de réchauffé, Escape from the 21st century s’immisce en alternative. Loin de refouler son côté décalé, le film de Yang Li assume son caractère hybride entre science-fiction, teen movie, jeu vidéo et shōnen nekketsu. Ce cocktail s’affine au fur et à mesure du récit pour permettre au film [&#8230;]</p>
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<p>À l’heure où Hollywood noie les spectateurs sous un raz-de-marée de films centrés autour du “multiverse” (<strong>Avengers : Endgame</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/everything-everywhere-all-at-once-apprendre-a-aimer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Everything Everywhere All at Once</a></strong>, <strong>Spiderman : New Generation</strong>…) laissant parfois un arrière-goût de réchauffé, <strong>Escape from the 21st century</strong> s’immisce en alternative. Loin de refouler son côté décalé, le film de Yang Li assume son caractère hybride entre science-fiction, teen movie, jeu vidéo et shōnen nekketsu. Ce cocktail s’affine au fur et à mesure du récit pour permettre au film de gagner ses lettres de noblesse en tant que l’une des meilleures sorties de l’année, à rebours des blockbusters occidentaux</p>



<p>Été 1999. Trois adolescents contaminés par des produits chimiques découvrent qu’un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Propulsés 20 ans dans le futur, ils se retrouvent chargés d’une mission capitale : sauver le monde.</p>



<p>En 2010, Edgar Wright adapte la bande dessinée <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Scott Pilgrim</a></strong> au cinéma. Avec Michael Cera dans le rôle-titre, le film reprend les codes du jeu vidéo : bruitages 16 bits, combats de boss, points de vie et power ups semblent faire partie du quotidien de Scott, qui doit affronter les 7 ex maléfiques de Ramona Flowers pour espérer sortir avec elle… 15 ans plus tard, <strong>Escape from the 21st century</strong> reprend trait pour trait cette esthétique vidéoludique tout en y ajoutant des éléments d’animation 2D, qui ne sont pas sans rappeler les scènes spectaculaires de certains animés japonais (<strong>Dragon Ball Z</strong>, <strong>Jojo Bizarre Adventure</strong>…). Dans ce monde étrange, les protagonistes peuvent sauter d’un immeuble et s’en sortir sans une égratignure, se battre à mains nues contre une vingtaine d’individus à la fois ou encore survivre à un tir en pleine tête sans que cela ne choque personne. En découlent des scènes aussi drôles qu’épiques, portées par des personnages attachants.&nbsp;</p>



<p>Un leader costaud et charismatique, un imbécile heureux gringalet et un geek grassouillet : le trio formé par Wang Zha, Wang Chengyong et Paopao a tout du groupe cliché prêt à remplir un cahier des charges de mauvais scénariste. Mais leurs versions futuristes cassent rapidement les codes en proposant des figures plus contrastées, qui se conjuguent avec des esprits adolescents en passe de perdre leur innocence. Plus qu’à la hauteur, les acteurs mêlent sérieux et grain de folie en permanence, rendant possible et crédible la dualité d’un esprit d’enfant dans le corps d’un adulte et les sauts permanents entre les deux époques.&nbsp;</p>



<p>Constamment sur le fil entre le loufoque et le drame, <strong>Escape from the 21st century</strong> fait souffler un vent de fraîcheur parmi les blockbusters. Décalé, sens dessus dessous, drôle et poétique à la fois, le long-métrage chinois se permet une liberté &#8211; autant dans son récit que dans sa direction artistique &#8211; proscrite depuis longtemps dans les films à gros budget occidentaux. Sans réinventer le genre, Yang Li s’immisce dans un milieu ultra-codifié, propose sa patte et nous laisse avec la promesse qu’une autre forme de blockbuster est encore possible.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Yang Li<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Chine<br><strong>GENRE </strong>: Action, Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Ruoyun Zhang, Yang Song, Manzi Zhuyan, Leon Lee, Elaine Zhong, Wu Xiaoliang<br><strong>DURÉE : </strong>1h38<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Charybde Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>27 août 2025</pre>
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		<title>La Nuit des clowns : un slasher déjanté aux allures de drame social</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 00:36:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lauréat du Bram Stoker Award dans la catégorie meilleur roman pour jeune adulte en 2020, Clown in a Cornfield d’Adam Cesare semblait destiné à être adapté sur grand écran tant cette ode littéraire au genre du slasher suinte le cinéma. Chose promise, chose due avec La Nuit des clowns, qui remplit amplement le cahier des charges de ce sous-genre du cinéma d’horreur avec son lot d’adolescents clichés, de meurtres sanguinolents et de mystères à peine voilés. Pourtant, Eli Craig parvient [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Lauréat du Bram Stoker Award dans la catégorie meilleur roman pour jeune adulte en 2020, <strong>Clown in a Cornfield</strong> d’Adam Cesare semblait destiné à être adapté sur grand écran tant cette ode littéraire au genre du slasher suinte le cinéma. Chose promise, chose due avec <strong>La Nuit des clowns</strong>, qui remplit amplement le cahier des charges de ce sous-genre du cinéma d’horreur avec son lot d’adolescents clichés, de meurtres sanguinolents et de mystères à peine voilés. Pourtant, Eli Craig parvient à insuffler au film un côté loufoque qui avait déjà fait les beaux jours du cinéaste dans <strong>Tucker et Dale fightent le mal</strong>, en 2010. Flirtant parfois avec la comédie, <strong>La Nuit des clowns</strong> opère toutefois un pas de côté en proposant une critique de l&rsquo;Amérique profonde, renfermée et conservatrice, à travers la figure de ses clowns tueurs.</p>



<p>En quête d&rsquo;un nouveau départ, Quinn (Katie Douglas) et son père (Aaron Abrams) s&rsquo;installent dans la petite ville de Kettle Spring. Ils y découvrent une communauté fracturée, faisant face à l’incendie de l’usine locale. L’adolescente fait rapidement la connaissance de Frendo le Clown, la mascotte du coin, célébrée chaque été lors d’une grande fête en son honneur. Les célébrations tournent au cauchemar quand des adolescents commencent à disparaître, rendant bien réelles les légendes qui circulent autour de Frendo.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les gags visuels, le gore presque absurde et quelques lignes de dialogue bien placées donnent un rythme nouveau au long-métrage, qui devient presque une sorte de duel entre les clowns tueurs et les adolescents désespérés</p>
</blockquote>



<p>Contrairement à <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=11091.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Scream</a></strong>, film semi-meta de Wes Craven où chaque cliché du genre du slasher est volontairement respecté pour illustrer la mise en abîme du film, <strong>La Nuit des clowns</strong> se veut plus classique. On y suit bel et bien une jeune fille, qui découvre que de mystérieux tueurs masqués en veulent à elle et ses amis, et qui va devoir leur échapper le temps d’une nuit sanglante. Rien de nouveau sous le soleil en apparence, surtout dans la première moitié : aucun (ou trop peu) d’indices dans les dialogues ou la mise en scène nous laissant penser que le cinéaste a conscience de proposer du réchauffé. Des personnages aux lieux en passant par les premières scènes de meurtres, les clichés se succèdent à un rythme saccadé pendant plusieurs dizaines de minutes avant que le film ne décide de réellement proposer quelque chose. </p>



<p>Si Eli Craig semble être en pilotage automatique lorsqu’il s’agit de réaliser un slasher classique, il se démarque en revanche dans la comédie, et <strong>La Nuit des clowns</strong> ne fait pas exception, du moins passée la première partie du film. Les gags visuels, le gore presque absurde et quelques lignes de dialogue bien placées donnent un rythme nouveau au long-métrage, qui devient presque une sorte de duel entre les clowns tueurs et les adolescents désespérés. On en oublie presque les clichés, qui deviennent désormais des prétextes à la comédie. Cette dernière, omniprésente mais jamais trop lourde, laisse peu à peu place à un registre plus dramatique.</p>



<p>Isolée au milieu des champs de maïs, Kettle Spring fait office de décor idéal pour tout slasher qui se respecte. Avec son diner à la <strong><a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-twin-peaks-the-return-de-david-lynch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Twin Peaks</a></strong>, son sheriff misogyne et ses adultes déprimés mais fiers de leurs traditions, la ville s’impose comme le berceau caricatural de l’électeur trumpiste moyen. Eli Craig semble l’avoir bien compris au regard des scènes les plus perturbantes du film, qui ne comportent ni clown, ni hache, ni tronçonneuse, mais bien des adultes blâmant des jeunes de tous leurs maux, et ce en profitant de la complicité &#8211; ou du moins de l’inaction &#8211; de leurs pairs. Sans être trop profondément orienté vers le drame social, <strong>La Nuit des clowns</strong> parvient à s’affirmer en tant que slasher sans prétention mais convaincant tout en évoquant le sentiment d’abandon et de repli sur soi d’une partie de l’Amérique rurale.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Eli Craig
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Américain
<strong>GENRE </strong>: Horreur
<strong>AVEC : </strong>Katie Douglas, Carson MacCormac, Aaron Abrams, Will Sasso
<strong>DURÉE : </strong>1h37
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>SND
<strong>SORTIE LE </strong>20 août 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-nuit-des-clowns-un-slasher-dejante-aux-allures-de-drame-social/">La Nuit des clowns : un slasher déjanté aux allures de drame social</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt : l’ennuyeux péché de David Midell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 22:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où les biopics tout comme les films d’horreur s&#8217;enchaînent au calendrier des sorties, bien heureux sera le/la cinéaste parvenant à trouver une formule nouvelle pour traiter ces genres populaires. Avec The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt, un long-métrage qui mélange les deux registres, David Midell se contente de faire du réchauffé sans même profiter pleinement du fait d’avoir Al Pacino sous la main. En résulte un film au rythme saccadé, qui malgré sa mise en scène immersive, se [&#8230;]</p>
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<p>À l’heure où les biopics <a href="https://movierama.fr/lexorciste-du-vatican-saint-russell-sur-les-pas-de-friedkin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tout comme les films d’horreur</a> s&rsquo;enchaînent au calendrier des sorties, bien heureux sera le/la cinéaste parvenant à trouver une formule nouvelle pour traiter ces genres populaires. Avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000001813.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt</a></strong>, un long-métrage qui mélange les deux registres, David Midell se contente de faire du réchauffé sans même profiter pleinement du fait d’avoir Al Pacino sous la main. En résulte un film au rythme saccadé, qui malgré sa mise en scène immersive, se complaît dans une succession de séquences clichés répétitives et assommantes.&nbsp;</p>



<p>En 1928, la jeune Emma Schmidt (Abigail Cowen) est admise dans un couvent reculé du Midwest américain. Très vite, les phénomènes inexpliqués se multiplient. Le prêtre Joseph Steiger (Dan Stevens) fait alors appel à un exorciste reconnu, Theophilus Riesinger (Al Pacino). Ce qu’ils vont découvrir dépasse l’imagination. Ce dossier, basé sur une histoire vraie, a été longtemps tenu secret par l’Église. C’est le cas de possession démoniaque le mieux documenté de l’histoire des États-Unis.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Adepte du minimum syndical en termes de jeu dans chaque scène où il apparaît, Al Pacino participe activement au sentiment d’ennui profond que l’on éprouve devant ce film maladroit de bout en bout.</p>
</blockquote>



<p>De par son thème, le film souffre évidemment d’une comparaison avec <strong>L’Exorciste</strong>, de William Friedkin. Pour se démarquer de l’emprise de ce classique du cinéma d’horreur américain, David Midell a opté pour un style de prise de vue qui rappelle les documentaires, peut-être pour rappeler que le récit est basé sur des faits réels. Caméra à l’épaule pour plus d’immersion, travellings avant et arrière à répétition : tout est fait pour donner au spectateur le sentiment de regarder de véritables images d’un exorcisme en 1928. Cela aurait pu davantage fonctionner sans l’ajout de scènes plus intimistes (des conversations dans un bureau, des personnages seuls dans leur chambre), tournées de manière plus classique et qui viennent casser l’effet “mockumentary” insufflé en premier lieu. En résulte un mélange barbare entre plusieurs façons de filmer, ce qui amoindrit considérablement le rythme et l’impact des scènes horrifiques qui s&rsquo;enchaînent au long du film, sans que les acteurs puissent rattraper le coup.</p>



<p><strong>The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt</strong> se paie le luxe de compter Al Pacino parmi son casting, mais la légende du cinéma américain brille par son manque d’éclat devant la caméra. Adepte du minimum syndical en termes de jeu dans chaque scène où il apparaît (et il incarne pourtant l’un des personnages principaux), le comédien participe activement au sentiment d’ennui profond que l’on éprouve devant ce film maladroit de bout en bout. Le reste du casting, convaincant sans être impressionnant, ne développe toutefois aucune alchimie lors des scènes, rendant l’ensemble encore moins digeste. Les séquences d’horreur récurrentes, où le surnaturel survient de manière brutale mais attendue, laissent de marbre et ne sont aucunement embellies par les acteurs.</p>



<p>Le long-métrage est construit autour des multiples séances visant à exorciser Emma Schmidt, ce qui va constituer une gradation dans l’horreur, autant pour la pauvre jeune fille que pour le personnel religieux chargé de l’aider. Du scepticisme initial du Père Steiger, on bascule rapidement dans un bouleversement religieux puis une lutte entre le bien et le mal. Mais alors que la dimension profane, voire démoniaque, est mise maladroitement en avant tout au long du film, il est fait peu de place au sacré, qui est pourtant l’une des clés de voûte du récit. La dimension religieuse est vite éludée au bénéfice des traumas internes des personnages (la perte d’un frère, une remise en cause de la foi), qu’ils surmontent rapidement pour laisser la place à la seule thématique jugée importante : l’exorcisme d’Emma Schmidt. Comme d’autres cinéastes avant lui, David Midell ne semble pas avoir compris que le pouvoir de la suggestion et du sacré avait un bien meilleur impact sur un récit d’exorcisme que d’enchaîner des scènes horrifiques clichées et peu convaincantes sans prendre le temps de réellement développer ses personnages.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> David Midell
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Américain
<strong>GENRE </strong>: Horreur/Biopic
<strong>AVEC : </strong>Al Pacino, Dan Stevens, Ashley Greene Khoury
<strong>DURÉE : </strong>1h38
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>KMBO
<strong>SORTIE LE </strong>20 août 2025</pre>
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		<title>Substitution &#8211; Bring her back : un soufflé sanguinolent qui retombe vite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 12:19:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec La Main, sorti en 2023, Danny et Michael Philippou avaient réussi une entrée en matière remarquée dans l’univers du cinéma d’horreur en confrontant la Gen Z au Paranormal. Un résultat plutôt convaincant pour le premier long métrage des deux frères australiens, auparavant connus pour leurs vidéos sur YouTube mettant déjà en scène des histoires d’épouvante. Si le passage du petit au grand écran est loin d’être une évidence pour tous, il s’était bien opéré avec La Main, qui dispose [&#8230;]</p>
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<p>Avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=311203.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Main</a></strong>, sorti en 2023, Danny et Michael Philippou avaient réussi une entrée en matière remarquée dans l’univers du cinéma d’horreur en confrontant la Gen Z au Paranormal. Un résultat plutôt convaincant pour le premier long métrage des deux frères australiens, auparavant connus pour leurs vidéos sur YouTube mettant déjà en scène des histoires d’épouvante. Si le passage du petit au grand écran est loin d’être une évidence pour tous, il s’était bien opéré avec <strong>La Main</strong>, qui dispose de quelques bonnes idées de mise en scène directement empruntées aux codes d’Internet. Avec <strong>Substitution &#8211; Bring her back</strong>, le duo de cinéastes réitère dans l’horreur en accentuant les scènes de gore et en proposant quelques nouveautés en termes de mise en scène. Ce nouveau film peine toutefois à se distinguer du premier et accuse même quelques défauts que <strong>La Main</strong> avait su éviter : une intrigue prévisible et des personnages clichés qui mènent à une résolution plutôt décevante.</p>



<p>Suite au décès prématuré de leur père, Andy et Piper, un frère et une sœur, sont placés en famille d’accueil. Chez Laura, leur nouvelle mère adoptive, ils se retrouvent dans une maison isolée, au cœur d’un mystérieux rituel qui va bouleverser leur réalité et les confronter à des forces obscures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Là où <strong>La Main</strong> pouvait se targuer de quelques séquences intéressantes visuellement, <strong>Substitution &#8211; Bring her back </strong>limite la prise de risque mais perd immédiatement en originalité.</p>
</blockquote>



<p>Il faudra attendre une quarantaine de minutes pour que viennent les premières scènes qui donnent envie de détourner le regard, mais une fois ce palier franchi, la violence graphique revient à l’image à des échéances de plus en plus courtes. Coupures, chairs déchiquetées, dents qui s’envolent ou cadavres dévorés : tout y passe dans le nouveau long métrage des frères Philippou, qui semblent donner le rythme à travers ces scènes de violence. Si les premières &#8211; les plus choquantes &#8211; permettent à l’intrigue de monter en gamme et donc de faire basculer les personnages dans un nouveau palier de l’horreur, celles qui suivent perdent en symbolisme, à l’image du film se vidant de son essence à mesure que l’on approche de la fin. </p>



<p>Le scénario soulève rapidement beaucoup de questions, que ce soit sur les mystérieux rituels que l’on aperçoit dans la scène d’introduction, sur le passé des deux ados désormais orphelins, ou sur les véritables intentions de leur nouvelle tutrice légale. À la manière d’une vidéo YouTube, la plupart des interrogations des spectateurs sont levées de but en blanc, sans subtilité et sans trop laisser place à l’interprétation ou à l’imagination, pourtant pièces maîtresses du cinéma d’horreur. Avec un personnage principal malvoyant, incarné par Sora Wong, la suggestion par le son et les images floues auraient pourtant pu avoir une place prépondérante dans la mise en scène : on ne retrouve finalement ces idées que dans quelques scènes convaincantes mais assez peu nombreuses. Là où <strong>La Main</strong> pouvait se targuer de quelques séquences intéressantes visuellement, <strong>Substitution &#8211; Bring her back </strong>limite la prise de risque mais perd immédiatement en originalité.</p>



<p>Rien de nouveau sous le soleil au niveau de l’intrigue également, qui, malgré son apparente simplicité, semble presque trop dense pour un film d’1h39. La faute à des pseudo-rebondissements sans éclat, des personnages clichés, des sous-intrigues encombrantes et une atmosphère globale trop neutre pour entretenir l’illusion d’une tension horrifique constante. En résulte un film sans substance, dont les seules fulgurances sont à attribuer au personnage d’Ollie, que le jeune acteur Jonah Wren Philipps parvient à rendre véritablement terrifiant. Pour le reste, on ne peut que se lamenter sur un scénario qui avait peut-être du potentiel sur Internet, mais plus difficilement au cinéma.</p>



<p></p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Danny Philippou et Michael Philippou
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Australie
<strong>GENRE </strong>: Horreur
<strong>AVEC : </strong>Sally Hawkins, Billy Barrat, Sora Wong, Jonah Wren Philipps
<strong>DURÉE : </strong>1h39
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Sony Pictures Releasing France
<strong>SORTIE LE </strong>30 juillet 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/substitution-bring-her-back-un-souffle-sanguinolent-qui-retombe-vite/">Substitution &#8211; Bring her back : un soufflé sanguinolent qui retombe vite</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Partir un jour : l’ouverture en chanté d’Amélie Bonnin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 16:22:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors qu’elle recevait le César du meilleur film de court métrage de fiction en 2021 pour Partir un jour, Amélie Bonnin vient de présenter son premier long, du même titre, devant le gratin du cinéma mondial, au Grand Théâtre Lumière de Cannes. Quatrième femme à faire l’ouverture du Festival &#8211; succédant à Maïwenn avec Jeanne du Barry, en 2023 &#8211; la cinéaste offre le premier rôle à la chanteuse Juliette Armanet pour une comédie musicale sincère qui revisite avec ingéniosité, [&#8230;]</p>
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<p>Alors qu’elle recevait le César du meilleur film de court métrage de fiction en 2021 pour <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=305182.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partir un jour</a></strong>, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=825063.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amélie Bonnin</a> vient de présenter son premier long, du même titre, devant le gratin du cinéma mondial, au Grand Théâtre Lumière de Cannes. Quatrième femme à faire l’ouverture du Festival &#8211; succédant à <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=37238.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maïwenn</a> avec <strong><a href="https://movierama.fr/jeanne-du-barry-portrait-dune-intrigante/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jeanne du Barry</a></strong>, en 2023 &#8211; la cinéaste offre le premier rôle à la chanteuse <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=420067.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juliette Armanet</a> pour une comédie musicale sincère qui revisite avec ingéniosité, humour et émotion des tubes de la chanson française tous aussi ringards que mythiques.&nbsp;</p>



<p>Alors que Cécile (Juliette Armanet) s’apprête à réaliser son rêve, ouvrir son propre restaurant gastronomique, elle doit rentrer dans le village de son enfance à la suite de l&rsquo;infarctus de son père. Loin de l&rsquo;agitation parisienne, elle recroise Raphaël (<a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=252531.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bastien Bouillon</a>), son amour de jeunesse. Ses souvenirs ressurgissent et ses certitudes vacillent…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Entre chaque séquence musicale, Amélie Bonnin dirige son rythme avec une pincée d’humour bien dosée, qui saura faire rire sans basculer dans la farce.</p>
</blockquote>



<p>De par sa forme, <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000001896.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Partir un jour</a></strong> fait écho à une autre comédie musicale du même genre : <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=9118.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">On connaît la chanson</a></strong>, d’<a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=324.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Resnais</a>. À l’inverse du film sorti en 1997, qui rassemble une flopée d’acteurs prestigieux (<a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=8400.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Agnès Jaoui</a>, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1004.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lambert Wilson</a>, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=2350.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Pierre Bacri</a>) chantant en playback des chansons d’Aznavour, Edith Piaf ou Téléphone, les comédiens du long métrage d’Amélie Bonnin, pour la plupart moins connus, interprètent eux-mêmes les titres des 2 Be 3, K.Maro ou Stromae. Cette différenciation permet non seulement de prendre quelques distances avec le film d’Alain Resnais tout en permettant à Juliette Armanet, Bastien Bouillon, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=426201.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tewfik Jallab</a> ou <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=2496.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dominique Blanc</a> de véritablement briller à travers leurs chansons. Mention spéciale à <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=46216.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">François Rollin</a>, interprétant le père bougon de Cécile, qui livre une performance poignante, toute en non-dits.&nbsp;</p>



<p>Entre chaque séquence musicale, Amélie Bonnin dirige son rythme avec une pincée d’humour bien dosée, qui saura faire rire sans basculer dans la farce. Le milieu rural dans lequel évoluent les personnages est également mis à l’honneur, que ce soit à travers quelques blagues ou des moments de vie capturés à l’image qui parleront peut-être plus à ceux ayant passé leur jeunesse dans des territoires similaires au Loir-et-Cher : boire sur le parking d’une boîte de nuit, les courses de moto-cross, les samedi après-midi à la patinoire… <strong>Partir un jour</strong> semble ainsi s’inscrire dans une mode qui consiste à filmer la ruralité autrement que par un prisme humoristique ou méprisant et dans laquelle s&rsquo;inscrivent des films comme <strong><a href="https://movierama.fr/chien-de-la-casse-une-vie-de-chien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chien de la casse</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/vingt-dieux-la-jeunesse-rurale/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vingt dieux</a></strong> ou encore <strong><a href="https://movierama.fr/la-pampa-un-premier-film-bouleversant-et-dune-grande-justesse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Pampa</a></strong>. </p>



<p>La sobriété des séquences du film, appréciables lors des scènes parlées pour montrer un territoire évoluant à son rythme et que Cécile a voulu fuir toute sa vie, est toutefois regrettable lors des scènes chantées, qui manquent parfois de panache dans les chorégraphies. On reste constamment dans un entre-deux, les personnages enchaînant quelques pas de danse tout en restant dans la retenue, ce qui nous ramène encore au film d’Alain Resnais, similaire sur ce point, mais qui se targuait au moins d’un scénario intéressant signé Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Celui de <strong>Partir un jour</strong>, écrit par Amélie Bonnin et <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=1000003800.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dimitri Lucas</a>, frise le cliché et pourrait perdre plus d’un spectateur qui ne serait pas sensible aux belles mélodies revisitées.</p>



<p></p>



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<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Amélie Bonnin
<strong>NATIONALITÉ :</strong> France
<strong>GENRE </strong>: Comédie musicale
<strong>AVEC : </strong>Juliette Armanet, Bastien Bouillon, François Rollin, Dominique Blanc, Tewfik Jallab
<strong>DURÉE : </strong>1h38
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pathé Films
<strong>SORTIE LE </strong>14 mai 2025</pre>
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		<title>La Chambre de Mariana : le récit d’une clandestinité terrible et perturbante </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 09:23:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Emmanuel Finkiel réitère. Alors qu’en 2017, le cinéaste avait adapté La Douleur, classique autobiographique de Marguerite Duras sur l’Occupation allemande, il présente aujourd’hui un nouveau film ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale et ses tourments. Adapté d’un roman d’Aharon Appelfeld, La Chambre de Mariana est l’occasion pour l’ancien assistant-réalisateur de Jean-Luc Godard et Krzysztof Kieślowski de retrouver Mélanie Thierry pour une troisième collaboration consécutive. L’actrice, bluffante d’authenticité en prostituée ukrainienne torturée, donne la réplique au jeune Artem Kyryk pour [&#8230;]</p>
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<p>Emmanuel Finkiel réitère. Alors qu’en 2017, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=14566.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le cinéaste</a> avait adapté <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=253410.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Douleur</a></strong>, classique autobiographique de Marguerite Duras sur l’Occupation allemande, il présente aujourd’hui un nouveau film ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale et ses tourments. Adapté d’un roman d’<a href="https://www.babelio.com/auteur/Aharon-Appelfeld/5363" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aharon Appelfeld</a>, <strong>La Chambre de Mariana</strong> est l’occasion pour l’ancien assistant-réalisateur de <a href="https://movierama.fr/godard-par-godard-film-annonce-du-film-qui-nexistera-jamais-droles-de-guerres-anatomie-dun-genie/">Jean-Luc Godard</a> et <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=9231.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Krzysztof Kieślowski</a> de retrouver <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=21714.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mélanie Thierry</a> pour une troisième collaboration consécutive. L’actrice, bluffante d’authenticité en prostituée ukrainienne torturée, donne la réplique au jeune Artem Kyryk pour une relation à l’écran dramatique, complexe, et autant dérangeante qu’asymétrique.&nbsp;</p>



<p>1943, Ukraine, Hugo (Artem Kyryk) a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana, une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, toute son existence est suspendue aux bruits qui l’entourent et aux scènes qu’il devine à travers la cloison…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Mélanie Thierry sublime la figure de Mariana avec une interprétation axée sur l’émotion transmise dans la voix, les rires et les pleurs.</p>
</blockquote>



<p>À première vue, il pourrait paraître difficile d’adapter au cinéma un livre où le protagoniste passe le plus clair de son temps seul dans un placard, presque entièrement coupé du monde à l’exception des bruits alentours et des quelques trous dans la fine paroi qui le sépare de la chambre où sa bienfaitrice accueille ses clients. Pourtant, Emmanuel Finkiel contourne cette difficulté en racontant visuellement les souvenirs du jeune Hugo, qui se rappelle de sa famille, contrainte d’abord à la discrétion puis à la clandestinité parce que juive. Dans le petit placard qui compose son monde, le jeune garçon observe les apparitions successives de ses parents, oncles ou cousines, devenus purs produits de son imagination au point de donner un caractère sacré à ses interactions avec Mariana, la seule personne concrète qu’il continue de voir. Se noue alors une relation spéciale entre les personnages, tous deux prisonniers de leur condition et dans l’attente de jours meilleurs, l’un puisant dans ses souvenirs pour tenir tandis que l’autre plonge dans la boisson. Mélanie Thierry sublime la figure de Mariana avec une interprétation axée sur l’émotion transmise dans la voix, les rires et les pleurs, le tout en composant avec des dialogues en ukrainien, une langue que l’actrice a dû maîtriser pour les besoins du film. </p>



<p>Au-delà du drame profond inhérent aux parcours de vie en lien avec la Shoah, <strong>La Chambre de Mariana</strong> raconte aussi l’histoire d’un passage à l’âge adulte. En passant presque deux ans isolé du monde, caché dans un bordel, Hugo vit la fin de son enfance presque par procuration, en se rappelant des moments plus joyeux ou en observant discrètement les enfants non juifs s’amuser dans la rue. Cette passivité contrainte s’applique également à ses premiers émois d’adolescent et à l’émergence du désir sexuel, qui se dirige lentement vers Mariana, véritable mère de substitution, qui entretient elle-même une relation de plus en plus asymétrique avec son protégé, qu’elle qualifie tantôt de “chiot” ou de “don du ciel”. Les rapports ambigus entre l’enfant et la femme mature, qui peuvent être interprétés comme une forme de tendresse maladroite, prennent une tournure bien plus perturbante dans la dernière partie du film, lors d’une scène laissant pudiquement sous-entendre un acte sexuel entre les deux protagonistes dans une grange. Si tout le drame se concentre dans la fatalité apparente de la situation, il n’atténue en rien la gravité de l’acte et il est difficile de voir autre chose dans cette séquence que de la pédophilie sous couvert d’une inversion des rapports de force entre une femme brisée sous le joug de la répression soviétique et un jeune garçon délivré de la menace nazie. Si à travers cette relation charnelle Hugo “devient un homme” en passant du statut d’observateur depuis son placard à celui d’observé (par un autre enfant, caché dans la grange), il n’en reste pas moins que cet acte sexuel repose sur un mécanisme d’emprise d’une femme sur un jeune garçon contraint à une servilité totale envers sa bienfaitrice, de plus de vingt ans son aînée.</p>



<p>À travers tout l’aspect dramatique, cruel, voire polémique des épreuves que traverse Hugo, Emmanuel Finkiel semble vouloir raconter la tragédie partagée par tous les Juifs d’Europe de cette époque. Ayant lui-même des membres de sa famille morts en déportation, le cinéaste de 63 ans persiste au fil de sa filmographie à montrer les parcours de ceux qui ont échappé au pire, que ce soit avec Hugo, ersatz de l’auteur Aharon Appelfeld, avec Marguerite Duras (qui n&rsquo;était pas juive mais résistante) dans <strong>La Douleur</strong> ou avec les histoires croisées de trois survivantes de la Shoah que l’on découvre dans <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=6871.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Voyages</a></strong>, son premier film. Avec <strong>La Chambre de Mariana</strong>, Emmanuel Finkiel ferme une parenthèse ouverte dès sa première réalisation, <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=13134.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Madame Jacques sur la Croisette</a></strong>, César du meilleur court métrage en 1997 et qui met en scène de vieux habitants juifs de Cannes aux douloureux souvenirs, ce qui n’est pas sans rappeler le jeune Hugo seul dans son placard en 1943, n’ayant pour seule échappatoire que les confins de sa mémoire.</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Emmanuel Finkiel
<strong>NATIONALITÉ :</strong> France
<strong>GENRE </strong>: Drame, Historique
<strong>AVEC : </strong>Mélanie Thierry, Artem Kyryk, Julia Goldberg, Yona Rozenkier et Minou Monfared
<strong>DURÉE : </strong>2h11
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam
<strong>SORTIE LE </strong>23 avril 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-chambre-de-mariana-le-recit-dune-clandestinite-terrible-et-perturbante/">La Chambre de Mariana : le récit d’une clandestinité terrible et perturbante </a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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