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	<title>Stephane Feist, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<title>Stephane Feist, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>La Guerre des prix : à la fin, c’est toujours une question d’argent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 16:30:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le thriller paysan est une sous-catégorie du drame social qui semble progressivement prendre une place de choix dans les salles françaises. Ce genre popularisé en 2017 par les trois César de Petit Paysan d’Hubert Charuel (dont celui du meilleur premier film), s’est affirmé comme un débouché cinématographique intéressant, notamment pour les jeunes auteurs, avec des oeuvres telles que Au Nom de la terre d’Edouard Bergeon, La Terre des hommes de Naël Marandin ou encore plus récemment Vingt Dieux de Louise [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-guerre-des-prix-a-la-fin-cest-toujours-une-question-dargent/">La Guerre des prix : à la fin, c’est toujours une question d’argent</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p>Le thriller paysan est une sous-catégorie du drame social qui semble progressivement prendre une place de choix dans les salles françaises. Ce genre popularisé en 2017 par les trois César de <strong>Petit Paysan</strong> d’Hubert Charuel (dont celui du meilleur premier film), s’est affirmé comme un débouché cinématographique intéressant, notamment pour les jeunes auteurs, avec des oeuvres telles que <strong>Au Nom de la terre</strong> d’Edouard Bergeon, <strong><a href="https://movierama.fr/la-terre-des-hommes-metoo-a-la-campagne/">La Terre des hommes</a></strong> de Naël Marandin ou encore plus récemment <strong><a href="https://movierama.fr/vingt-dieux-la-jeunesse-rurale/">Vingt Dieux</a></strong> de Louise Courvoisier (lui aussi meilleur premier film aux César). <strong>La Guerre des prix</strong>, premier long-métrage d’Anthony Dechaux nous plongeant dans l’univers féroce des négociations commerciales entre la grande distribution et ses fournisseurs, vient s’ajouter à cette liste.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Audrey (Ana Girardot), fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne de grande distribution afin d&rsquo;y défendre la filière bio et locale. Elle doit faire équipe avec Bruno Fournier (Olivier Gourmet), propriétaire de deux des plus gros magasins de la marque et négociateur aux méthodes redoutables. Alors que l’exploitation laitière de son frère Ronan (Julien Frison) est en danger et qu’elle commence à nouer une relation avec Axel (Jonas Bloquet), commercial chez un grand industriel, Audrey est tiraillée entre ses convictions et les impératifs de rentabilité imposés par sa direction, au sein d&rsquo;un système impitoyable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Si <strong>La Guerre des prix</strong> est un thriller implacable, c’est aussi un drame social qui se veut quasi-documentaire, et s’inscrit dans un contexte de tensions exacerbées entre l’exécutif et un monde agricole de plus en plus exsangue.</p>
</blockquote>



<p><strong>La Guerre des prix</strong> est construit comme un thriller, avec son lot de rebondissements qui nous tiennent en haleine jusque dans les derniers instants, soutenus par la très bonne bande originale de Benjamin Grossmann. Faire d’une histoire de négociation sur le prix des pots de yaourts un film à suspens est un petit tour de force. Mais si cela fonctionne si bien, c’est qu’Anthony Dechaux vient du monde de l’entreprise et maîtrise parfaitement son sujet. Si le film met un coup de projecteur sur le monde agricole, sa grande force réside dans l’hyper-réalisme de ses scènes de bureaux, avec des dialogues ciselés et des couleurs froides qui ne sont pas sans nous faire penser à la série <strong>Mr. Robot</strong> et sa représentation très pertinente du monde de la grande entreprise. Le réalisateur ne soigne pas seulement l’exécution, il pose aussi les bonnes questions, ne se satisfaisant pas du simple débat manichéen grandes entreprises contre petits exploitants, mais cherchant à gratter plus en profondeur les motivations de chaque partie : jusqu’où les distributeurs peuvent aller pour défendre le pouvoir d’achat des consommateurs, quand la compression des marges met des filières entières d&rsquo;exploitants dans la difficulté ?</p>



<p>Le casting représente une autre force du film, des seconds rôles (Aurélia Petit, Yannick Choirat, Camille Moutawakil) aux têtes d’affiche. On peut notamment applaudir la performance très réussie d’Ana Girardot (peut-être sa meilleure à date), qui porte le film sur ses épaules frêles mais déterminées. Dans sa férocité, son ambition et sa détermination, on retrouve un peu de son personnage de Marie Kinsky dans <strong>La Fièvre</strong> ; dans sa solitude et ses doutes, on repense à <strong>Deux moi</strong> de Cédric Klapisch. Le rôle de Fournier va comme un gant au belge Olivier Gourmet (qu’on avait justement déjà vu dans un autre film du genre, <a href="https://movierama.fr/la-terre-des-hommes-metoo-a-la-campagne/"> <strong>La Terre des hommes</strong></a>, mentionné plus haut) : monolithique, impassible, imperturbable, il se tient debout durant tous ses échanges, écrasant ainsi tant intellectuellement que physiquement ses interlocuteurs. Son jeune compatriote Jonas Bloquet, qu’on avait découvert dans le très bon <strong>La Nuit se traîne</strong> de Michiel Blanchart, joue parfaitement le rôle du contrepoids moral Axel, trop tendre négociateur, artiste dans l’âme, rongé par la culpabilité de travailler dans un milieu qui mine les relations humaines qu’il cherche à nouer. Mais c’est un autre Belge qui crève l’écran, en la personne de Julien Frison de la Comédie-Française, révélé dans <strong><a href="https://movierama.fr/le-theoreme-de-marguerite-emc2-mon-amour/">Le Théorème de Marguerite</a></strong> d’Anna Novion (pour lequel il avait été nommé en tant que meilleur espoir aux César). Avec son regard mélancolique, son air presque résigné mais nourri d’un mince espoir qui semble le tenir à flot, il vient incarner à lui seul l’état d’esprit d’un monde paysan qui se sent abandonné mais ne cesse jamais de se battre.</p>



<p>Car si <strong>La Guerre des prix</strong> est comme on l’a dit un thriller implacable, c’est aussi un drame social qui se veut quasi-documentaire, et s’inscrit dans un contexte de tensions exacerbées entre l’exécutif et les syndicats d&rsquo;un monde agricole de plus en plus exsangue, après déjà trois hivers de manifestations dans tout le pays. Comme le fait justement remarquer Axel à Audrey : les négociations, en apparence féroces, ne sont qu’un cirque. Après les joutes verbales d’usage lors desquelles les pouvoirs publics jouent le rôle d’arbitre, patrons des grandes enseignes de distribution et industriels se retrouvent pour sabler le champagne dans les mêmes salons. Et ce sont les petits exploitants qui trinquent. Car on a beau avoir des convictions, comme le dit Fournier à Audrey, à la fin, c’est toujours une question d’argent.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Anthony Dechaux<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Thriller, drame social<br><strong>AVEC : </strong>Ana Girardot, Olivier Gourmet, Julien Frison<br><strong>DURÉE : </strong>1h36<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Diaphana Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>18 mars 2026</pre>
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		<title>La Maison des femmes : Plus seules contre tous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 10:05:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jamais autant de femmes n’avaient remporté de récompenses aux « César » que cette année : meilleur court-métrage, meilleur court-métrage documentaire, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleurs effets visuels&#8230; Jusqu’à la catégorie reine, bien entendu, celle du meilleur film, dont le précieux sésame a été décerné à L’Attachement, réalisé par Carine Tardieu, deux ans après le César de Justine Triet pour la Palme d’Or Anatomie d’une chute. Autre fait notable, le César du meilleur premier film a aussi [&#8230;]</p>
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<p>Jamais autant de femmes n’avaient remporté de récompenses aux « César » que cette année : meilleur court-métrage, meilleur court-métrage documentaire, meilleur scénario original, meilleur montage, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleurs effets visuels&#8230; Jusqu’à la catégorie reine, bien entendu, celle du meilleur film, dont le précieux sésame a été décerné à <a href="https://movierama.fr/lattachement-les-choses-de-la-vie/"><strong>L’Attachement</strong></a>, réalisé par Carine Tardieu, deux ans après le César de Justine Triet pour la Palme d’Or <a href="https://movierama.fr/anatomie-dune-chute-scenes-de-la-vie-conjugale/"><strong>Anatomie d’une chute</strong></a>. Autre fait notable, le César du meilleur premier film a aussi été décerné à une femme, en l’occurrence Pauline Loquès pour <strong><a href="https://movierama.fr/nino-comme-un-nouveau-ne/">Nino</a></strong><em>, </em>qui succède à<em> </em><strong><a href="https://movierama.fr/vingt-dieux-la-jeunesse-rurale/">Vingt Dieux</a></strong><em> </em>de Louise Courvoisier<em>. </em>Preuve que l’avenir du cinéma s’écrit au féminin. Au moment de recevoir son prix, Pauline Loquès a d&rsquo;ailleurs mentionné « <em>la majorité des femmes cheffes de poste qui ont fabriqué son film, choisies non pas pour leur genre, mais leur talent et la force de leur travail</em>« . Les femmes se sont donc imposées à tous les échelons de cet art et artisanat, aussi bien dans les postes techniques, créatifs, managériaux.</p>



<p>C’est dans ce contexte que sort <strong>La Maison des femmes</strong>, premier long-métrage de la réalisatrice Mélisa Godet, qui revient sur l’action de ce lieu unique rattaché au Centre hospitalier de Saint-Denis créé en 2016 par la gynécologue Ghada Hatem, ayant pour vocation d’accueillir et soigner les femmes victimes de maltraitances. Hasard du calendrier (ou vrai choix de programmation ?), le film est sorti quatre jours avant la Journée internationale des droits des femmes, et en même temps que <strong><a href="https://movierama.fr/christy-moi-christy/">Christy</a></strong> de David Michôd, biopic de la première boxeuse professionnelle Christy Martin, intraitable sur le ring mais victime dans sa vie privée de violences conjugales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Mélisa Godet réussit avec brio à faire exister chacune de ses protagonistes au travers d’histoires et motivations singulières, sans jamais perdre de vue la force du collectif.</p>
</blockquote>



<p><strong>La Maison des femmes</strong> nous embarque à la veille de la pandémie de Covid dans le quotidien de chirurgiennes, psychologues, sage-femmes, assistantes sociales, qui aident des femmes victimes d’abus à se reconstruire autant physiquement que moralement, et ce avec très peu d’aide financière et de reconnaissance des autorités publiques. Pour interpréter ces héroïnes du quotidien, un beau casting d’actrices françaises confirmées (Karin Viard, Laetitia Dosch) ou en plein ascension (Oulaya Amamra, Eye Haidara, Juliette Armanet). Ces dames sont accompagnées d’un beau casting masculin en soutien (Pierre Deladonchamps, Laurent Stocker, Jean-Charles Clichet). </p>



<p>Le pari du film choral est toujours risqué. Avec autant de noms sur l’affiche, on pouvait craindre un film trop diffus, trop émietté (reproche que l’on pouvait faire à <strong><a href="https://movierama.fr/coutures-point-de-sutures/">Coutures </a></strong>d’Alice Winocour récemment) ; mais Mélisa Godet réussit avec brio à faire exister chacune de ses protagonistes au travers d’histoires et motivations singulières, sans jamais perdre de vue la force du collectif. Mieux encore, elle réussit l’exploit de faire un film entièrement centré sur les victimes et celles qui les réparent, sans accorder aucun temps d’écran aux agresseurs.&nbsp;</p>



<p>Si le film est de facture assez classique, et laisse peu de place à la mise en scène,<em> </em><strong>La Maison des femmes</strong> se veut avant tout très didactique, avec une précision quasi documentaire que l’on reconnaît notamment à Jeanne Herry (<strong>Pupille</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/je-verrai-toujours-vos-visages-des-mots-pour-apaiser-les-maux/">Je verrai toujours vos visages</a></strong>). Tout est dans le “quasi’, car le film n’est pas dénué dans la narration d’émotion (sans pathos) et d’humour bien senti. Avec cette énergie et cette bonne humeur de tous les instants face à l’adversité, <strong>La Maison des femmes</strong> n’est pas sans nous faire penser à <strong>Hors Normes</strong> (Olivier Nakache et Eric Toledano), qui revenait sur le quotidien d’une association accueillant des enfants atteints d’autisme. Avec comme point commun à ces deux films, la volonté d’hommes et de femmes de faire le bien, envers et contre tout et tous, et dans le dénuement le plus total. Mais cette résilience paie, car aujourd’hui l’association s’est mue en réseau et dispose de nombreuses antennes au-delà de Saint-Denis.</p>



<p>Ainsi, si <strong>La Maison des femmes</strong> n&rsquo;est pas le film le plus original de l’année sur la forme, il reste non moins nécessaire et efficace, en ce qu’il remplit sa mission première de faire parler de son sujet et de l’ancrer dans les consciences du public et des pouvoirs publics. Car, comme le disait Xavier Dolan il y a peu, <em>« faire de l’art, c’est déjà politique !</em>« </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Mélisa Godet<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Karin Viard, Laetitia Dosch, Oulaya Amamra, Eye Haïdara<br><strong>DURÉE : </strong>1h50<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pathé Films<br><strong>SORTIE LE </strong>4 mars 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-maison-des-femmes-plus-seules-contre-tous/">La Maison des femmes : Plus seules contre tous</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Is this thing on ? : Bradley Cooper, l&#8217;âge de la maturité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 09:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait depuis un certain temps le Bradley Cooper acteur, de ses débuts insouciants mais prometteurs dans des franchises comme Very Bad Trip ou L’Agence tous risques, aux années de la confirmation dans les films de David O. Russell (Happiness Therapy, American Bluff, Joy), ou de Clint Eastwood (American Sniper, La Mule). On a ensuite fait la découverte du Bradley Cooper cinéaste avec d’abord un nouveau remake du classique d’Hollywood A Star is Born puis un biopic du chef d’orchestre [&#8230;]</p>
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<p>On connaissait depuis un certain temps le Bradley Cooper acteur, de ses débuts insouciants mais prometteurs dans des franchises comme <strong>Very Bad Trip</strong> ou <strong>L’Agence tous risques</strong>, aux années de la confirmation dans les films de David O. Russell (<strong>Happiness Therapy</strong><em>, </em><strong>American Bluff</strong>,<em> </em><strong>Joy</strong>), ou de Clint Eastwood (<strong><a href="https://movierama.fr/american-sniper-la-mort-dans-la-peau/">American Sniper</a></strong><em>, </em><strong><a href="https://movierama.fr/la-mule-tout-acheter-sauf-le-temps/">La Mule</a></strong><em>)</em>. On a ensuite fait la découverte du Bradley Cooper cinéaste avec d’abord un nouveau remake du classique d’Hollywood <strong><a href="https://movierama.fr/a-star-is-born-gaga-superstar/">A</a></strong><em><a href="https://movierama.fr/a-star-is-born-gaga-superstar/"> </a></em><strong><a href="https://movierama.fr/a-star-is-born-gaga-superstar/">Star is Born</a></strong> puis un biopic du chef d’orchestre et compositeur Leonard Bernstein avec <strong><a href="https://movierama.fr/maestro-le-sacrifice-dune-femme/">Maestro</a></strong>. <strong>Is this thing on ? </strong>est donc la troisième tentative derrière la caméra de cet Américain francophile (il a fait une partie de ses études à Aix et apprécie toujours de s’exprimer en français quand il en a l’occasion), avec toutefois une nouveauté qui a son importance : il ne se met pas lui-même en scène dans le rôle-titre. La tête d’affiche revient à son ami Will Arnett, acteur canadien peu connu en France, qui prête notamment sa voix au personnage éponyme de la série <strong>BoJack Horseman<em>.</em></strong> Pour lui donner la réplique, Laura Dern, dont on ne présente plus la filmographie pléthorique, qui comprend aussi bien des films de grand spectacle comme <strong>Jurassic Park</strong> que la Palme d’or <strong>Sailor et Lula</strong>.</p>



<p><strong>Is this thing on ?</strong> raconte l’histoire d’un couple en crise, celui d’Alex (Will Arnett) et Tess (Laura Dern), qui viennent fraîchement de se séparer. Alex doit affronter les doutes de la cinquantaine et la menace d’un divorce imminent. Lors d’une soirée solitaire, il découvre par hasard le milieu du stand-up new-yorkais, dans lequel il va s’illustrer en racontant des anecdotes sur sa vie de couple en crise. Ces confessions nocturnes à des inconnus vont lui permettre de remettre sa vie et ses choix en perspective, et d’ouvrir la voie à des retrouvailles avec sa femme, pour vivre un amour nouveau et différent.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Bradley Cooper, avec une approche plus humble et intimiste que dans ses précédents films, a peut-être trouvé la recette de son cinéma</p>
</blockquote>



<p>Si la forme varie dans chacun de ses films, Bradley Cooper semble s’être choisi comme thématique de prédilection l’étude du couple et des épreuves qui le traversent. Dans <strong><a href="https://movierama.fr/a-star-is-born-gaga-superstar/">A Star is Born</a></strong>, il explorait la notion de jalousie sous les traits d’un chanteur de country sur le déclin voyant sa compagne qu’il avait lui-même lancée lui voler progressivement la vedette. Dans <strong><a href="https://movierama.fr/maestro-le-sacrifice-dune-femme/">Maestro</a></strong>, il racontait la vie de Leonard Berstein à travers le prisme de la relation tumultueuse avec sa femme, marquée au fer rouge par l’ambition dévorante du chef d’orchestre et ses amours homosexuelles. <strong>Is thing on ?</strong> ne déroge pas à la règle, mais semble marquer un point d’inflexion dans la carrière du cinéaste. Certes, on y retrouve sa passion pour les arts de la scène, mais on quitte les salles de concert prestigieuses de son dernier film pour le monde plus modeste du stand-up. Cette modestie se perçoit dans les choix de mise en scène, Cooper ayant recours à des plans serrés, se concentrant sur les visages pour saisir les émotions des protagonistes. Caméra à l’épaule, il suit Will dans ses longues descentes de marches vers les sous-sols des bars, où le financier aisé devenu comédien improvisé se produit. Pour se retrouver, il semble d’abord devoir se perdre au milieu d’inconnus dans un monde souterrain alternatif, une sorte de cour des Miracles où dans un élan cathartique il peut libérer sa parole. Contrairement aux personnages des deux premiers films de Cooper, Will n’est pas dévoré par son ambition artistique ou son ego. ll le dit d’ailleurs à son entourage surpris de découvrir son nouveau hobby : il n’a pas l’intention de faire carrière. L’art est ici plus un remède qu’un poison : il ne précipitera pas la chute, il permettra au contraire de se relever. On retrouve dans le personnage un certain optimisme dans les épreuves qu’on connaissait au Bradley Cooper acteur (<strong>Happiness Therapy</strong>, <strong>Les Gardiens de la galaxie</strong>) mais qui manquait cruellement au Bradley Cooper réalisateur jusqu’ici. Ce changement de cadre vers un monde plus accessible et moins feutré renforce aussi l’universalisme du message. Cooper s’intéresse ici à des personnages ordinaires qui mènent une vie ordinaire et vivent des histoires d’amour ordinaires. Exit les caprices de stars des musiciens, place à des situations issues de la vraie vie, telle cette scène de réapprivoisement mutuel où Will et Tess se cherchent &#8211; littéralement &#8211; les poux après avoir passé au crible les têtes de leurs petits, avec <strong>Under pressure</strong> de Queen et David Bowie en musique de fond.</p>



<p>On l’a mentionné, un autre choix intéressant du cinéaste est celui de déléguer le rôle-titre (Cooper joue uniquement un second rôle, celui du meilleur ami et faire-valoir de Will). Malheureux dans la course à l’Oscar du meilleur acteur où il avait été nommé pour <strong>Happiness Therapy</strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/american-sniper-la-mort-dans-la-peau">American Sniper</a></strong>, il avait choisi de s’auto-diriger dans ses deux premières réalisations, se mettant en scène dans tous les plans, gesticulant et vociférant, avec l’ambition à peine voilée de décrocher le précieux sésame. Ses espoirs n’ont malheureusement pas été récompensés, et on l’a su très déçu. Pire, ses performances un peu trop appuyées ont peut-être constitué le seul bémol de films à l’esthétique soignée qui témoignaient de l’émergence d’un cinéaste à suivre. Leçon retenue cette fois-ci, et place nette faite à Will Arnett, quasi-sosie de Cooper récupérant un rôle que le réalisateur avait sans nul doute initialement imaginé pour lui-même. Cet acte d’abnégation est salvateur, Arnett étant pour beaucoup dans la réussite du film. Jouant sur les silences là où Bradley Cooper avait besoin de combler les blancs, il a la mélancolie et l’humour pince-sans-rire que l’on retrouve d’ordinaire chez un Jason Bateman (son acolyte du podcast SmartLess) ou un Jason Sudeikis façon <strong>Ted Lasso</strong>. En face, Laura Dern est impériale comme à son habitude, dans son rôle de Mère Courage ayant sacrifié ses propres rêves pour sa famille.</p>



<p>On pourra simplement reprocher au film son dernier acte un peu maladroit, intervenant suite à un climax qui arrive trop rapidement, faisant retomber cette “pression” qui pesait sur le couple. Mais on retiendra que Bradley Cooper, avec une approche plus humble et intimiste que dans ses précédents films, a peut-être trouvé la recette de son cinéma. En s&rsquo;effaçant derrière la caméra, il signe peut-être sa meilleure réalisation. La crise de la cinquantaine ? Non, plutôt, l&rsquo;âge de la maturité, pour le cinéaste qu&rsquo;il est.</p>



<p></p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Bradley Cooper<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Américaine<br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Will Arnett, Laura Dern, Bradley Cooper <br><strong>DURÉE : </strong>2h01<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>The Walt Disney Company France<br><strong>SORTIE LE </strong>25 février 2026</pre>
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		<title>La Grazia : la beauté du doute</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 20:12:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après deux escapades napolitaines (La Main de Dieu et Parthénope), Paolo Sorrentino est de retour à Rome, à sept kilomètres du Vatican (que nous avions arpenté avec The Young Pope) sur la colline du Quirinal où se dresse un autre centre du pouvoir italien : le Palais de la Présidence. Mariano De Sentis, surnommé “ le béton armé” pour son impassibilité, est dans les derniers mois d’un mandat de sept années. Privilégiant le temps long, la réflexion et l’étude scrupuleuse [&#8230;]</p>
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<p>Après deux escapades napolitaines (<strong><a href="https://movierama.fr/la-main-de-dieu-la-part-du-diable">La Main de Dieu</a></strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/parthenope-toute-la-beaute-du-vide">Parthénope</a></strong>), Paolo Sorrentino est de retour à Rome, à sept kilomètres du Vatican (que nous avions arpenté avec <strong>The Young Pope</strong>) sur la colline du Quirinal où se dresse un autre centre du pouvoir italien : le Palais de la Présidence. Mariano De Sentis, surnommé “ le béton armé” pour son impassibilité, est dans les derniers mois d’un mandat de sept années. Privilégiant le temps long, la réflexion et l’étude scrupuleuse du droit, il a pris peu de décisions importantes. Alors qu’il souhaite se retirer avant le terme de sa mandature, deux dossiers brûlants lui parviennent, l’obligeant à affronter ses propres doutes et dilemmes moraux : un projet de loi sur l’euthanasie et deux demandes de grâce présidentielle.</p>



<p>On retrouve dans <strong>La Grazia</strong> les ingrédients qui font la singularité du cinéma du réalisateur napolitain. Sur la forme déjà, le style baroque, les échappées oniriques qui font penser au réalisme magique de l&rsquo;écrivain colombien Gabriel García Marquez, les gros plans face caméra sur le visage expressif de son acteur fétiche Toni Servillo (neuvième collaboration entre les deux hommes et Coupe Volpi de l&rsquo;interprétation masculine à Venise), la bande-son éclectique allant du groupe électro parisien <em>Il est vilaine</em> au rappeur Guè. Sur le fond, les thématiques qui lui sont chères : la peur de vieillir, la nostalgie, la solitude, la beauté, l’Eglise catholique, la foi et le doute, l’amour et le manque d’amour. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Doté d’une empathie et d’une bienveillance qui se font rare dans un monde où le cynisme commence même à gagner le cinéma, Sorrentino nous voit et nous accepte tels que nous sommes, avec notre fébrilité et nos doutes.</p>
</blockquote>



<p>Les films de Sorrentino partagent globalement la même trame narrative. Un personnage principal puissant (de par son statut politique ou ecclésiastique, sa beauté ou son charisme) est tourmenté par le doute ou le remords. Un personnage secondaire (un prêtre, un professeur, ou Diego Maradona !) vient l’aider à trouver la paix intérieure et accomplir son destin. Ici, le Président Mariano de Sentis est miné par le deuil de sa femme et obsédé à l’idée de découvrir l’identité de l’homme qu’elle avait pris pour amant quarante ans plus tôt. Désintéressé de ce fait par les affaires courantes, qu’il délègue à sa fille (Anna Ferzetti), juriste comme lui, il erre dans les salles du Palais où il croise ses conseillers manifestement désœuvrés. Le film s’ouvre d’ailleurs sur une longue liste déroulant les prérogatives de la Présidence italienne, qui nous font réaliser assez vite que la fonction semble beaucoup plus symbolique que de notre côté des Alpes. Jusqu’à la dernière ligne qui apparaît à l’écran : le Président a la possibilité d’accorder des grâces. En d’autres termes, il peut suspendre une décision de justice et libérer des prisonniers incarcérés pour meurtre. Après un mandat terne, de Santis a l’occasion de jouer son rôle dans la grande Histoire.&nbsp;</p>



<p>Il peut compter pour ce faire sur les conseils avisés des personnages secondaires. Sa fille d’abord, qui va le convaincre que la vérité n’est pas dans le droit mais dans l’humain. Elle l’incite à rencontrer les prisonniers en demande de grâce, qui disent avoir tué leur conjoint pour les libérer de leurs souffrances, ce qui lui offre une nouvelle perspective sur le projet de loi sur l’euthanasie. Le chef de son service de sécurité ensuite, qui le prie de mettre fin aux souffrances du cheval du Palais, agonisant. Le Pape enfin (en dreadlocks et roulant en vespa !). Lui et le Président, bons amis, se rencontrent souvent. On l’a dit, sept kilomètres seulement séparent les deux centres du pouvoir (politique et religieux) italien. Intéressant quand on sait qu’en numérologie le chiffre 7 représente l’esprit, l&rsquo;introspection et la sagesse spirituelle. Quand le Pape écoute de Santis, il se situe derrière lui, et semble presque l&rsquo;ausculter au stéthoscope. Il est à la fois docteur et confesseur. Ainsi, dans le cinéma de Sorrentino, si le protagoniste semble personnifier une humanité qui doute, les personnages secondaires sont des émanations du réalisateur lui-même : professeur, docteur, confesseur. Doté d’une empathie et d’une bienveillance qui se font rare dans un monde où le cynisme commence même à gagner le cinéma, il nous voit et nous accepte tels que nous sommes, avec notre fébrilité et nos doutes.</p>



<p>Alors oui, d’aucuns pourraient reprocher au réalisateur de tourner en rond. On concède que le temps peut sembler long pour qui n’adhère pas à ses figures de style. Mais même ses détracteurs ne resteront pas insensibles face à sa volonté d’aborder la chose politique un peu plus frontalement que dans ses précédents films, alors qu’il prend manifestement parti sur un sujet de société brûlant (de Sentis le dit lui-même, en fonction de sa décision il peut faire figure soit de tortionnaire, soit d’assassin). Quoi qu’il en soit, nous voyons un cinéaste en train de construire une œuvre monumentale, cohérente, et…gracieuse. Car si <strong>Parthénope</strong> nous avait appris que l&rsquo;anthropologie c’est voir, <strong>La Grazia</strong> nous enseigne que la grâce, c’est la beauté du doute.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Paolo Sorrentino<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Italienne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Toni Servillo, Anna Ferzetti<br><strong>DURÉE : </strong>2h13<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pathé Films<br><strong>SORTIE LE </strong>28 janvier 2026</pre>
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		<title>L’Affaire Bojarski : arrête-moi si tu peux</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 02:32:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément, Jean-Paul Salomé semble s’être spécialisé récemment dans les récits de personnages ordinaires subitement mis sur l’orbite d’un destin extraordinaire. Dans La Syndicaliste (2023) avec Isabelle Huppert, il portait à l’écran l’affaire Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva devenue lanceuse d’alerte, retrouvée chez elle ligotée et violée pour la faire taire, alors qu’elle avait découvert l’existence d’un contrat secret avec la Chine. Dans La Daronne (2020), déjà avec Isabelle Huppert, Salomé adaptait le roman du même nom, racontant comment une interprète [&#8230;]</p>
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<p>Décidément, Jean-Paul Salomé semble s’être spécialisé récemment dans les récits de personnages ordinaires subitement mis sur l’orbite d’un destin extraordinaire. Dans <strong>La Syndicaliste</strong> (2023) avec Isabelle Huppert, il portait à l’écran l’affaire Maureen Kearney, syndicaliste chez Areva devenue lanceuse d’alerte, retrouvée chez elle ligotée et violée pour la faire taire, alors qu’elle avait découvert l’existence d’un contrat secret avec la Chine. Dans <strong>La Daronne</strong> (2020), déjà avec Isabelle Huppert, Salomé adaptait le roman du même nom, racontant comment une interprète judiciaire s’était retrouvée, à la faveur d’écoutes téléphoniques, à la tête d’un immense trafic de drogue. L’ambition du réalisateur reste intacte avec <strong>L’Affaire Bojarski,</strong><em> </em>qui revient sur la vie de celui qu’on surnommait “le Cézanne de la fausse monnaie”.</p>



<p>Durant la Seconde Guerre Mondiale, Jan Bojarski (interprété par Reda Kateb), ingénieur polonais de talent, se réfugie en France où il fabrique des faux papiers durant l’Occupation. A la fin du conflit, il tente de déposer un brevet pour ses inventions, mais son absence d’état civil ne lui permet pas d’obtenir le précieux sésame. C’est alors qu’un gangster local lui propose de mettre à profit ses talents pour lui fabriquer des faux billets de banque. Naturellement, le prodige ne tarde pas à réaliser qu’il peut faire le même travail à son compte. A l’insu de sa famille, il va au fil des décennies s’imposer comme le plus grand faussaire de France, traqué par le redoutable inspecteur Mattei (Bastien Bouillon, César du meilleur espoir masculin en 2023 pour <strong>La Nuit du 12</strong>).  </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La tension dramatique réside dans ce jeu dangereux du chat et de la souris, où les deux adversaires semblent vouloir se retrouver autant que s’éviter.</p>
</blockquote>



<p>Le film, qui débute par une scène de flash-back un peu superflue, est poussif dans sa première partie. On y voit Bojarski échouer inlassablement à faire homologuer ses brevets, dans une succession de scènes répétitives qui nous amènent fatalement à son basculement vers l’illégalité, véritable enjeu narratif qui émerge donc après une exposition un peu trop longue. Pas aidé dans sa peine, notre anti-héros est entouré de personnages secondaires sans relief. Pierre Lottin (omniprésent sur nos écrans en ce moment, pour notre plus grand plaisir cependant) incarne l’ami et ancien collègue de régiment de Bojarski. Faisant face aux mêmes difficultés pour s’intégrer, il sombre assez vite dans les trafics. Son personnage semble donc exister pour faire figure de faire-valoir au respectable et persévérant Bojarski, qui pourtant ne va pas tarder lui-même à plonger, comme on l’avait deviné d’emblée. Notre caution morale s’envole. Quant à la femme de Bojarski (interprétée par Sara Giraudeau), seul personnage féminin du film, son rôle semble se limiter à élever les enfants et taper les brevets à la machine. Tellement convaincue du génie de son mari (il aurait inventé le stylo et le déodorant à bille !), elle ne voit pas ou ne veut pas voir le manège qui se déroule sous ses yeux, au sein de sa propre maison, dans l’atelier secret de son mari.</p>



<p>Pourtant, le film finit par prendre son envol et susciter un intérêt croissant à travers le face-à-face auquel se livrent Bojarski et Mattei. Tel le Heisenberg de la série <strong>Breaking Bad</strong><em> </em>(Vince Gilligan, 2008-2013), Bojarski se persuade dans un premier temps qu’il commet ses méfaits pour le bien de sa famille, avant de tout simplement se prendre au jeu. Ses copies du Richelieu, du Terre et Mer, du Bonaparte, ne sont-elles pas plus réussies que les billets originaux qui sortent des presses de la Banque de France ? Artiste solitaire convaincu de la qualité de ses œuvres, il est frustré de la situation d’anonymat à laquelle son illégalité le contraint. Il commence petit à petit à prendre des risques et laisser des indices pour se rapprocher de sa némésis, Mattei, paradoxalement le seul en mesure de reconnaître son talent. La tension dramatique réside dans ce jeu dangereux du chat et de la souris, où les deux adversaires semblent vouloir se retrouver autant que s’éviter. Plusieurs séquences rendent ainsi un hommage appuyé au film culte de Steven Spielberg, <a href="https://movierama.fr/arrete-moi-si-tu-peux-a-la-recherche-de-l-enfance-disparue/"><strong>Arrête-moi si tu peux</strong> </a>(2002). Pour accompagner cette accélération dramaturgique, la mise en scène devient même inventive, comme lorsque le fils de Bojarski joue avec ses petits trains pour figurer les déplacements de son père le long du réseau ferré français pour écouler ses faux billets. Quant à Mattei, dont la réputation au sein de la police et du tout-Paris s’effondre à mesure que la notoriété du faussaire se consolide, sa déchéance est subtilement suggérée par le rétrécissement de son bureau au fil des années.</p>



<p><br><strong>L’Affaire Bojarski </strong>se révèle en somme être un divertissement efficace, porté par un excellent Reda Kateb qui, après ses performances remarquées dans <strong>Hors-normes</strong> (Eric Toledano et Olivier Nakache, 2019) et <strong>Omar la fraise</strong> (Elias Belkeddar, 2023), ne cesse de se réinventer et de nous surprendre. A l’image des billets de banque, on croirait voir l’original. Quant à son modèle, Bojarski l’incompris, il sera finalement passé à la postérité : voir sa vraie vie de faussaire portée à l’écran est sans doute le plus bel hommage qu’il aurait pu espérer.</p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jean-Paul Salomé<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Drame, biopic<br><strong>AVEC : </strong>Reda Kateb, Bastien Bouillon, Sara Giraudeau, Pierre Lottin<br><strong>DURÉE : </strong>2h08<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte<br><strong>SORTIE LE </strong>14 janvier 2026</pre>
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		<title>Little Jaffna : jeux de regards</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:27:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Commençons notre chronique à l’image du film : in medias res. Le premier film de Lawrence Valin s’ouvre d’emblée sur une scène de course-poursuite pendant la fête hindoue de Ganesh -le dieu éléphant. Les couleurs chatoyantes dansent à l’écran et la musique traditionnelle retentit dans nos oreilles. Pas de doute, on est en immersion au Sri Lanka. Ou du moins, son extension miniature du Xème arrondissement de Paris, Little Jaffna. Au milieu de ce tumulte, Michael (interprété par Lawrence Valin [&#8230;]</p>
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<p>Commençons notre chronique à l’image du film : <em>in medias res</em>. Le premier film de Lawrence Valin s’ouvre d’emblée sur une scène de course-poursuite pendant la fête hindoue de Ganesh -le dieu éléphant. Les couleurs chatoyantes dansent à l’écran et la musique traditionnelle retentit dans nos oreilles. Pas de doute, on est en immersion au Sri Lanka. Ou du moins, son extension miniature du Xème arrondissement de Paris, Little Jaffna.</p>



<p>Au milieu de ce tumulte, Michael (interprété par Lawrence Valin lui-même), jeune serveur d’origine sri-lankaise dans un restaurant de Little Jaffna, se retrouve pris dans une rixe entre bandes rivales. Il se distingue auprès du charismatique Puvi, bras droit d’Aya, parrain du quartier. Michael intègre alors le gang des Killi’z (les perruches), un groupe de jeunes aux cheveux colorés qui semblent à première vue fort sympathiques. Ce qui va lui permettre de progressivement se rapprocher d’Aya, à première vue pas du tout sympathique.</p>



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<p>La thématique de l’infiltré sert surtout de prétexte pour explorer la condition de l’immigré dans son pays d’accueil, sans cesse tiraillé entre sa volonté d’intégration et l&rsquo;attachement à ses racines culturelles.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Seulement voilà, Michael est en réalité en mission d’infiltration pour la DGSI, chargé d’enquêter sur les activités d’Aya qui financent les factions armées Tamoules au Sri Lanka, pays ravagé par la guerre. Le jeu du chat et de la souris commence et le protagoniste est tiraillé par un dilemme moral. Animé par le désir de s’intégrer à son pays, la France, en menant à bien sa mission, sa position d&rsquo;infiltré lui procure pourtant un regard neuf et bienveillant sur “sa” communauté, celle avec qui il n’a pourtant pas grandi. D’autant plus qu’il se lie d’amitié avec Puvi, qui se révèle être un dur à cuire au grand cœur, avec des yeux immenses et chaleureux qui envahissent l’écran. Fun fact : l’équipe du film a croisé le regard de l’acteur non professionnel Puviraj Raveendran à travers la vitre d’une boulangerie lors d’un casting sauvage et a immédiatement été séduite.</p>



<p>Le casting est justement le point fort de <strong>Little Jaffna</strong>, dont l’approche est presque naturaliste quand il s’intéresse à ces Killi’z joués par des acteurs novices, et dont la fragilité contraste avec la rugosité d’Aya, lui interprété par un taulier du cinéma indien. On pardonnera à <strong>Little Jaffna</strong><em><strong> </strong></em>quelques errements scénaristiques et un montage inégal. Une histoire d’amour secondaire à la Roméo et Juliette entre Puvi et une jeune fille d’une bande rivale vient ralentir le rythme de&nbsp; l’intrigue principale, là où la conclusion est par contre un peu précipitée.&nbsp;Toutefois, la mécanique du film d&rsquo;infiltration est plutôt bien huilée et on perçoit l’admiration de Lawrence Valin pour les sommets du genre : <strong>Les Infiltrés</strong> de Martin Scorsese naturellement, mais plus encore son modèle hongkongais moins aseptisé <strong>Infernal Affairs</strong> (Andrew Law et Alan Mark) pour son côté brut de décoffrage.</p>



<p>Mais la thématique de l’infiltré sert surtout de prétexte pour explorer la condition de l’immigré dans son pays d’accueil, sans cesse tiraillé entre sa volonté d’intégration et l&rsquo;attachement à ses racines culturelles. Avec en prime, un petit cours de géopolitique internationale sur une zone géographique qui retient assez peu l’attention des médias de par chez nous.</p>



<p><strong>Little Jaffna</strong> est donc un premier essai à la réalisation réussi pour Lawrence Valin, tant sur la forme que sur le fond. Avec une approche très stylisée, une mise en scène soignée et une direction d’acteurs intéressante, il attire notre regard sur une communauté et une problématique assez délaissées jusqu’ici par le cinéma français.</p>



<p></p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Lawrence Valin<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Drame, policier<br><strong>AVEC : </strong>Lawrence Valin, Puviraj Raveendran, Vela Ramamoorthy<br><strong>DURÉE : </strong>1h39<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Zinc Film<br><strong>SORTIE LE </strong>30 avril 2025</pre>
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		<title>L&#8217;Amour c&#8217;est surcoté : l&#8217;éloge de la parole</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Stephane Feist]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 07:14:00 +0000</pubDate>
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<p><strong>L’Amour c’est surcoté</strong>, adapté du livre éponyme par son auteur Mourad Winter, a tout du film qui divise avant même son visionnage. Certes, le matériau d’origine avait connu un certain succès lors de sa sortie en 2021, tant auprès du public que de la critique, mais il restait à voir comment pouvait être retranscrit à l’écran l’esprit du bouquin et de son personnage <em>“souvent misogyne, homophobe et raciste”</em>, dixit la quatrième de couverture. Pour ceux qui n’auraient pas lu le livre, on aurait à en juger par la bande-annonce une comédie romantique sympathique mais pas révolutionnaire. </p>



<p>Le pitch sur un post-it : Anis, jeune homme à l’humour décapant, est la risée de ses amis et de sa famille pour n’avoir jamais eu de compagne officielle. Jusqu’au jour où il fait la connaissance de Madeleine, qui va lui ouvrir les yeux sur la possibilité d’une relation amoureuse. Bien-sûr, il y a nécessairement dans la construction de leur relation une période de doute, notamment lors de la rencontre obligée entre Anis et le beau-père cool mais un peu gênant, qui fait se demander au premier s’il est bien à la bonne place avec la fille de ce dernier.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Un film qui nous dit que les mots peuvent guérir les maux.</p>
</blockquote>



<p>On vous avait prévenu : à première vue, pas de quoi casser trois pattes à un canard, juste de quoi donner quelques crampes aux abdos. Et pour remplir cette mission, le casting idéal. Anis est interprété par le truculent Hakim Jemili, qui s’est fait connaître sur les réseaux sociaux avec son débit de mitraillette et ses néologismes avant de devenir une star du stand-up. Madeleine est campée par la non moins truculente Laura Felpin, elle-même papesse du seul-en-scène dont la carrière s’était envolée avec un clip viral issu de la série <strong>Le Flambeau</strong>, où elle haranguait la foule dans un espagnol approximatif tout en jonglant en sarouel. Dans le rôle du beau-père, le toujours plus truculent François Damiens, acteur belge qu’on ne présente plus. Enfin, on pourrait même ajouter le pote “border” d’Anis, Paulo, joué par un Benjamin Tranié en roue libre qui excelle dans l’art de la punchline bien sentie, et qui récupère à son compte les défauts du personnage principal du livre (c’est plus vendeur ainsi).</p>



<p>En somme, des acteurs qui savent manier le langage comme personne, pour nous faire travailler les zygomatiques. <strong>L’Amour c’est surcoté</strong> pourrait donc être avant tout une histoire de mots, les mots qui font rire. Et ce serait déjà très bien : 15€ la place sans abonnement, 8€ le pop-corn taille familiale, une bonne poilade bien rentabilisée, rideau. Mais est-ce que ce ne serait pas passer à côté du propos du film ? Et si <strong>L’Amour c’est surcoté</strong> n’était pas avant tout une histoire de maux plus que de mots ? D’accord, on va avoir besoin d’étayer un peu notre propos.</p>



<p>On rembobine. Le film s’ouvre sur une très belle scène de flashback où Anis et sa bande de potes, alors enfants, arpentent les rues de leur cité à bicyclette. Alors qu’ils se retrouvent piégés sous une pluie diluvienne, Isma, le meilleur ami d’Anis, s’élance vaillamment en tête de la bande. Anis a alors un préssentiment : Isma sera le premier du groupe à partir. Flashforward, une trentaine d’années plus tard : enterrement d’Isma, qui s’est donné la mort. Ambiance. Les spectateurs se regardent interloqués. Ne nous avait-on pas promis une comédie ?</p>



<p>Dès lors, et c’est le vrai point de départ du film, Anis adopte le masque de l’ironie perpétuelle pour cacher sa peine. Un homme, et qui plus est un homme de banlieue, ça ne pleure pas. Anis est brisé, vulnérable. Il est rongé par la culpabilité, celle de ne pas avoir su trouver les bons mots, pas ceux qui font rire, mais ceux qui rassurent, quand son ami a montré les premiers signes de dépression. Et comme il n’arrive pas à faire son deuil et à s’ouvrir à une relation sentimentale, il est alors catalogué comme le looser qui a peur de parler aux filles. C’est pourtant une fille, Madeleine, qui va entrevoir la douleur d’Anis derrière son masque et l’aider à travers une thérapie à réapprendre à vivre avec lui-même, étape primordiale pour apprendre ensuite à vivre avec quelqu’un d’autre.</p>



<p>Il y a donc dans <strong>L’Amour c’est surcoté</strong> un peu plus que de la simple comédie romantique avec en tête d’affiche des stand-uppers pour ados. Entre quelques éclats de rire, on se surprend à verser une petite larme : l’émotion est là car le texte est vrai, et le jeu aussi. On y trouve des acteurs dans un vrai rôle de composition, dans un film qui nous dit que les mots peuvent guérir les maux.</p>



<p></p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Mourad Winter<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie romantique, drame<br><strong>AVEC : </strong>Hakim Jemili, Laura Felpin, François Damiens<br><strong>DURÉE : </strong>1h38<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal<br><strong>SORTIE LE </strong>23 avril 2025</pre>
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