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	<title>Marie Moy, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>How to save a dead friend : une société du suicide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 14:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marusya a seize ans et se bat pour survivre. Ses amis russes se suicident un à un, la question n’est pas si cela va lui arriver, mais quand. Mais une rencontre va faire basculer la vie de Marusya, celle de son plus tendre ami puis mari, Kimi. Ils filment alors pendant 10 ans leur quotidien, à la fois constitué d&#8217;euphorie et d&#8217;anxiété, de bonheur et de détresse vécus par la jeunesse marquée par un régime russe violent et autocratique. Ils [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Marusya a seize ans et se bat pour survivre. Ses amis russes se suicident un à un, la question n’est pas si cela va lui arriver, mais quand. Mais une rencontre va faire basculer la vie de Marusya, celle de son plus tendre ami puis mari, Kimi. Ils filment alors pendant 10 ans leur quotidien, à la fois constitué d&rsquo;euphorie et d&rsquo;anxiété, de bonheur et de détresse vécus par la jeunesse marquée par un régime russe violent et autocratique. Ils passent en effet à l’âge adulte au moment où la Russie installe ses rêves autoritaires. Le couple s’éloigne progressivement. Kimi prend le chemin des drogues dures alors que Marusya se plonge dans les études. Mais les âmes sœurs finiront par se retrouver et filmer le dernier drame de leur vie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>How to save a dead friend est un hommage à une génération réduite au silence. </p></blockquote>



<p><strong>How to save a dead friend</strong> commence par la fin : l’enterrement de Kimi. Ainsi, dès le début, les pierres de l’édifice sont posées&nbsp;: Marusya ne sauvera pas son ami, le titre du film est immédiatement démantelé. Le symbole est fort. Il n’existe pas de belle issue possible, pas d’ami ni de Russie à sauver, la «&nbsp;Fédération de la Dépression&nbsp;» ne possède pas de futur. <strong>How to save a dead friend</strong> est un hommage à une génération réduite au silence. Dès qu’on sort du cimetière, on revient 10 ans en arrière. Pendant ces 10 années, Marusya a tout filmé. Chaque jour, on se demande, comme elle se le demandait, si ce sera le dernier. Une métaphore relativement bien menée est établie entre l’autodestruction marquée par le suicide massif des jeunes Russes et l’autodestruction du pays entier.</p>



<p>Si la descente aux enfers des jeunes Russes est le miroir de celle de leur pays, tout dans le film n’est pas fatalité. Maruysa et Kimi se filment réciproquement&nbsp;; on voit certains de leurs moments de joie, Marusya évoque à un moment un certain bonheur, mais ni celui-ci ni l’amour qui a pu exister entre les deux ne sera suffisant pour calmer la tempête. </p>



<p>Au bout du compte, un amour fou, du désespoir, un début et une fin marqués par le suicide, un pays qui va mal, tout cela filmé par une jeune fille avec sa petite caméra et monté comme une vidéo YouTube à la teenager, avec des petits effets de style très «&nbsp;2 cool 4 school&nbsp;», en tous points inadaptés à la complexité et au caractère sensible de la dépression et du suicide des jeunes de même que de la Russie totalitaire. &nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Marusya Syroechkovskaya
<strong>NATIONALITÉ : </strong>russe
<strong>AVEC : </strong>
<strong>GENRE : </strong>Documentaire
<strong>DURÉE : </strong>1h43
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>
<strong>SORTIE LE </strong>prochainement</pre>



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		<title>Polaris : un vent de liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 21:04:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Premier long métrage d’Ainara Vera, Polaris a été sélectionné dans le cadre de l&#8217;ACID. Le passé cinématographique d’Ainara Vera est surtout marqué par sa participation à de nombreux projets cinématographiques, notamment en tant qu’assistante réalisation et montage de plusieurs films du cinéaste russe Victor Kossakovsky. Polaris narre l&#8217;histoire d&#8217;Hayat, capitaine de bateaux dans l’Arctique. Elle vit comme un homme loin des hommes Sa sœur Leila est son seul entourage, jusqu’à ce que celle-ci mette au monde une jeune fille. La [&#8230;]</p>
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<p>Premier long métrage d’Ainara Vera, <strong>Polaris </strong>a été sélectionné dans le cadre de l&rsquo;ACID. Le passé cinématographique d’Ainara Vera est surtout marqué par sa participation à de nombreux projets cinématographiques, notamment en tant qu’assistante réalisation et montage de plusieurs films du cinéaste russe Victor Kossakovsky.</p>



<p><strong>Polaris </strong>narre l&rsquo;histoire d&rsquo;Hayat, capitaine de bateaux dans l’Arctique. Elle vit comme un homme loin des hommes Sa sœur Leila est son seul entourage, jusqu’à ce que celle-ci mette au monde une jeune fille.</p>



<p>La beauté de ce film réside dans le lien qu’entretiennent les deux sœurs et que les vents et marées ne pourront briser. Elles partagent un passé commun douloureux et si Hayat fuit la terre ferme pour s&rsquo;éloigner de ce passé, elle ne rompra jamais les liens avec sa sœur. Ainsi, la réalisatrice met en parallèle l’attachement d’Hayat qui a fui par rapport à sa sœur qui est restée. Hayat navigue sans cesse et la dynamique d’un départ vers le large se répète inlassablement, tandis qu’à contre-sens sa sœur met au monde un enfant sur terre et s’ancre donc de plus en plus fermement dans la stabilité. <strong>Polaris </strong>questionne donc la place que l’on choisit de se faire dans le monde, l’attachement et le détachement par rapport au passé et certains liens qui malgré tout tiennent bon.</p>



<p><strong>Polaris </strong>est également un film centré sur les femmes. Hayat est capitaine de bateau, un univers où les femmes n’ont pas leur place. Elle le ressent lorsqu’elle doit se battre pour devenir capitaine d’un maudit rafiot ou bien être aux commandes. De la difficulté à se faire écouter à celle de se faire respecter, Hayat mène un véritable combat pour être acceptée. Malgré tous ses efforts, elle subira des agressions et ne sera pas toujours écoutée, comme si la faute lui revenait d’avoir souhaité se faire une place là où elle lui était interdite. Pourtant, Hayat continue à se battre, pour acquérir sa place.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>La beauté de ce film réside dans le lien qu’entretiennent les deux sœurs et que les vents et les marées ne pourront briser.</p>
</blockquote>



<p>Pour la mer déchaînée, pour les voiles bombées et pour le vent des marées. Hayat se bat et n’abandonnera pas ce qui lui paraît être son destin, Hayat fuit désespérément son passé et n’y reviendra pas. La réalisatrice fait du personnage d’Hayat une héroïne de son temps, une femme qui ne se laisse enfermée ni dans son passé ni dans sa sexualité.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Ainara Vera
<strong>NATIONALITÉ : </strong>espagnole
<strong>AVEC : </strong>
<strong>GENRE : </strong>1h18
<strong>DURÉE : </strong>documentaire
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Jour2Fete
<strong>SORTIE LE </strong>21 juin 2023 </pre>



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		<title>99 moons : sexe, drogue, folie à l&#8217;épreuve du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2023 06:22:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le réalisateur suisse Jan Gassmann revient à Cannes pour la deuxième fois avec 99 moons, un film portant sur l’évolution au fil des lunes d’une relation atypique d’un couple accro au sexe. Bigna est chercheuse spécialisée sur la prévention des tsunamis, Franck travaille dans une boîte de nuit au concept innovant&#160;; rien ne prédispose leurs chemins à se croiser. Ils se rencontrent du fait de leur addiction commune au sexe violent. S&#8217;ils sont au départ partenaires sexuels, ils vont au [&#8230;]</p>
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<p>Le réalisateur suisse Jan Gassmann revient à Cannes pour la deuxième fois avec <strong>99 moons</strong>, un film portant sur l’évolution au fil des lunes d’une relation atypique d’un couple accro au sexe. Bigna est chercheuse spécialisée sur la prévention des tsunamis, Franck travaille dans une boîte de nuit au concept innovant&nbsp;; rien ne prédispose leurs chemins à se croiser. Ils se rencontrent du fait de leur addiction commune au sexe violent. S&rsquo;ils sont au départ partenaires sexuels, ils vont au fil du temps finir par s’aimer. Néanmoins, leur sexualité débridée ne les abandonnera jamais. S&rsquo;ils se séparent rapidement, un jeu de fuite et de quête irrésistible de l’autre se met rapidement en place.</p>



<p><strong>99 moons</strong> n’est pas un film consensuel. La narration évolue au fil des lunes, passant d’années en années en en mettant certaines sous silence. Ainsi le spectateur est face à une série de séquences entrecoupées d’éclipses. Cette construction particulière qui donne tout son sens au titre du film est un exercice de style intéressant et un bon moyen de captiver le spectateur&nbsp;: après avoir sauté plusieurs lunes, le désir de savoir ce que sont devenus les personnages attise sa curiosité. Néanmoins, le film se perd quelque peu dans cet enchaînement de séquences qui finit par lasser. La curiosité s’estompe lorsqu’au bout de quelques séquences, le spectateur comprend que l’histoire sera celle d’un couple qui continue à s’aimer mais dont les perspectives et les volontés d’avenir divergent trop pour permettre une vie commune. Rien de nouveau du côté narratif, et la spécificité de la forme du film semble alors être utilisée pour donner une particularité à une histoire qui ne l’est pas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>99 moons</strong> est un film qui incite à la vie pleine et libre, à l’acceptation de ses diverses personnalités à tous les âges.</p>
</blockquote>



<p>On suit ainsi l’évolution des deux personnages. Bigna se concentre sur son travail et son existence devient davantage normative. Son partenaire multiplie un temps les expériences sexuelles atypiques, avant de finir par construire une vie de famille stable avec une femme et un enfant. Ainsi <strong>99 moons</strong> apporte un regard critique sur les conséquences du temps qui passe sur l’individu. Lorsque celui-ci a une nature ambivalente, comme c’est le cas de Bigna, et vit sereinement de cette manière, le temps et la vieillesse l’oblige à choisir un côté de sa personnalité et de taire l’autre. C’est ainsi que Bigna, névrosée sexuelle mais aussi passionnée par son métier, fait le choix de s’investir dans son métier. Elle devient une célèbre chercheuse, sa vie professionnelle est une réussite, mais elle a enfoui sa sexualité et choisi un unique aspect de sa personnalité au lieu de vivre avec les deux. Il en est de même pour Frank, pareillement névrosé, qui fonde une vie de famille et enterre son passé. Au final, leur soif de sexe ne se fait plus ressentir que lorsqu’ils se croisent où leurs désirs enfouis refont surface. Cela montre bien qu’il n’existe pas de temps qui passe qui assagirait les hommes, mais bien une incapacité de ces derniers à accepter pleinement leurs personnalités et continuer à les revendiquer au fil des années. </p>



<p><strong><em>99 moons</em></strong> est un film qui incite à la vie pleine et libre, à l’acceptation de ses diverses personnalités à tous les âges. La jeunesse ne devrait pas être un moment de liberté précédant l’âge adulte, mais un moment de découverte de soi pour pouvoir exprimer de plus en plus ses désirs au fil du temps.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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					"name": "Marie Moy"
				}
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Jan Gassmann
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Suisse
<strong>AVEC : </strong>Valentina Di Pace, Dominik Fellmann
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h50
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>La Vingt-Cinquième Heure 
<strong>SORTIE LE </strong>10 mai 2023 </pre>



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		<title>Alma Viva : Le regard d&#8217;une jeune fille possédée</title>
		<link>https://movierama.fr/alma-viva-le-regard-dune-jeune-fille-possedee/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Apr 2023 15:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alma Viva, signifiant en portugais les âmes vivantes, traite du lien que les vivants entretiennent avec les morts, et des croyances surnaturelles. Salomé passe son été dans le village de ses ancêtres au milieu des montagnes du Portugal. Celles-ci se déroulent paisiblement, avant que ne survienne subitement sans signe avant-coureur la mort de sa grand-mère Avo qu’elle chérit tant. Ses oncles et tantes sont obsédés par les obsèques et le coût administratif de la mort. Salomé elle, est bien éloignée [&#8230;]</p>
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<p><strong>Alma Viva</strong>, signifiant en portugais les âmes vivantes, traite du lien que les vivants entretiennent avec les morts, et des croyances surnaturelles. Salomé passe son été dans le village de ses ancêtres au milieu des montagnes du Portugal. Celles-ci se déroulent paisiblement, avant que ne survienne subitement sans signe avant-coureur la mort de sa grand-mère Avo qu’elle chérit tant. Ses oncles et tantes sont obsédés par les obsèques et le coût administratif de la mort. Salomé elle, est bien éloignée de ces préoccupations. A l’opposé de la réalité concrète de gestion qu’implique le décès d’un proche, la petite fille est possédée par l’esprit de sa grand-mère qu’elle doit venger. La sorcière du village serait en effet responsable de sa mort. A travers Salomé possédée par l&rsquo;esprit d&rsquo;Avo, celle-ci se venge depuis l&rsquo;au-delà.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Alma Viva</strong> est un film qui évoque un sujet sensible, le lien qu&rsquo;entretiennent les vivants avec les morts en atteignant de manière poignante les sens et le coeur du public.</p>
</blockquote>



<p>Ce film traite d’un sujet peu abordé au cinéma&nbsp;: le lien entretenu avec les morts et les croyances dans l’invisible. Avo est selon Salomé morte à cause de la sorcière du village. Or, depuis son décès, Salomé est hantée par l’esprit de sa grand-mère et sa volonté de vengeance envers la sorcière. Cela amènera Salomé, dans une atmosphère angoissante et pesante, à effectuer des actes de folie. Les villageois deviennent apeurés par la jeune fille en qui ils voient l’incarnation du Mal et qu’ils accusent de sorcellerie. Ainsi, une jeune enfant prend le contrôle de tous ses aïeuls. Le film confronte le spectateur à des villageois terrorisés par les esprits, le concept du Mal et la sorcellerie. C’est ainsi que pour faire extraire les esprits de Salomé, sa famille n’ira pas de main morte. Salomé, consciente qu&rsquo;elle ne peut garder en elle l&rsquo;esprit de sa grand-mère, tente désespérément de l&rsquo;extraire de son corps.</p>



<p>Si le thème du film est un peu abrupt, le style contrebalance le tout pour parvenir à un bel équilibre. Dans <strong>Alma Viva</strong>, les sens du spectateur sont perpétuellement sollicités. Dans un premier temps la vue avec des plans splendides, des palettes de couleurs chaudes apaisantes et l’atmosphère de l’été qui se transmet par les images. Et puis l’ouïe&nbsp;: il y a d’abord la place des chants que partage Salomé avec sa grand-mère, que ce soit pour prier ou pour danser, mais aussi les bruits accentués de certaines actions, comme la préparation des poissons ou le gobage par Salomé d&rsquo;une tête de poule comme breuvage pour extraire l&rsquo;esprit de sa grand mère. Les bruits de sa bouche mâchant la tête, de gorge avalant, tout y est, procurant au spectateur un dégoût retentissant. Les images et les bruits conduisent au dégoût, à la tristesse, à la joie parfois.<strong> Alma Viva</strong> est un film qui parle d&rsquo;un sujet sensible, qui, de façon concomitante, touche, dégoûte et émeut. Un film qui questionne sur le lien qu&rsquo;entretiennent les vivants avec les morts en atteignant de manière poignante les sens et le coeur du public.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Cristèle Alves Meira
<strong>NATIONALITÉ : </strong>portugaise
<strong>AVEC : </strong>Lua Michel, Ana Padrao, Jacqueline Corado
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h28
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Tandem
<strong>SORTIE LE </strong>12 avril 2023  </pre>



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		<title>Grand Paris : autopsie d&#8217;une vie de banlieusards désabusés et paradoxalement enchantés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2023 12:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant d’être réalisateur, Martin Jauvat a mené une brève carrière dans le milieu du ping-pong. Dans Grand Paris cela se ressent&#160;: le film est marqué de bonds et de rebonds. &#160;Grand Paris est le smash de Grand Paris express, produit au cours de l’année 2021 par le même réalisateur. C’est avec audace que celui-ci fait de son court-métrage un long-métrage. De la version courte à la version longue, il n’y a qu&#8217;un pas. Grand Paris est l’histoire d’un banlieusard désabusé, [&#8230;]</p>
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<p>Avant d’être réalisateur, Martin Jauvat a mené une brève carrière dans le milieu du ping-pong. Dans<strong> Grand Paris</strong> cela se ressent&nbsp;: le film est marqué de bonds et de rebonds. <strong>&nbsp;Grand Paris</strong> est le smash de <strong>Grand Paris express</strong>, produit au cours de l’année 2021 par le même réalisateur. C’est avec audace que celui-ci fait de son court-métrage un long-métrage. De la version courte à la version longue, il n’y a qu&rsquo;un pas. </p>



<p><strong>Grand Paris</strong> est l’histoire d’un banlieusard désabusé, Leslie, entraînant son meilleur ami, Renard à l’autre bout de l’Île-de-France pour vendre de la drogue. Cette traversée de la région d’Île-de-France est remplie d’obstacles que sont les incidents de RER. Ces derniers se retrouvent alors sur le chantier d’une des futures lignes du Grand Paris Express, réseau de quatre lignes de métro desservant la proche et la grande couronne et complétant le réseau métropolitain de Paris actuellement organisé en étoile. C’est sur ce chantier qu’ils découvrent un étrange artefact qui, en tant que bien échangeable contre un billet, suscite leur attention. A travers ce qu’ils voyaient comme la simple opportunité d’un enrichissement, cet objet mystérieux va marquer le début d’un voyage entrecoupé de phénomènes attisant la double curiosité à la fois des protagonistes et des spectateurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Grand Paris est un film sur la sociologie des classes, un film qui montre que tout banlieusard n’aspire pas qu&rsquo;à devenir Parisien.</p>
</blockquote>



<p>Il est difficile de définir le registre du film. En effet, si celui-ci semble avant tout être une comédie, des éléments de science-fiction viennent d’une manière étonnante s’y mêler, laissant le spectateur perplexe face à des plans cinématographiques inattendus. La musique suit royalement ces changements de registre, ce qui ne fait que renforcer la particularité du film dans sa globalité&nbsp;: de la flûte traversière au rap, c&rsquo;est le film de toutes les possibilités, de tout et de son contraire, des opposés qui, pour une fois, ne se repoussent plus. Toujours dans cette idée d’entremêlement des antipodes,<strong> Grand Paris</strong> est un parfait équilibre entre scènes de mouvements rapides et scènes à l’arrêt, un dynamisme propre à<strong> Grand Paris</strong> dont nous pouvons saluer la maîtrise.</p>



<p>De premier abord et à la lecture du synopsis, <strong>Grand Paris</strong> est un film sur la vie en banlieue, la difficulté d’accès au centre de Paris par les habitants de la couronne, ce à quoi le projet du Grand Paris express a justement comme objectif de remédier. Deux banlieusards en vadrouille dans les branches de RER pour vendre leur marchandise se retrouvant à attendre des heures à la gare de Saint-Rémy-Lès-Chevreuse, pour finalement tomber sur un chantier du Grand Paris, tout laisse à présager un film faisant la publicité de ce projet, dont l’objectif est de <em>«&nbsp;rapprocher les Franciliens de l’emploi, de l’enseignement, des équipements de santé et des lieux culturels et de loisirs.&nbsp;» </em>Or, rien de tout cela. A travers <strong>Grand Paris</strong>, Martin Jauvat montre des «&nbsp;Franciliens&nbsp;» qui n’ont que faire d’être rapprochés de Paris, qui vivent dans leur ville de banlieue non pas comme dans une périphérie autour d&rsquo;un centre, mais comme dans une ville à part entière et son réseau que constitue l&rsquo;ensemble de la couronne. Le réalisateur montre des habitants de banlieue qui craignent ce Grand Paris, et qui voient avant tout dans ce projet la volonté des Parisiens d’envahir la grande couronne. <strong>Grand Paris</strong> est un film sur la sociologie des classes, un film qui montre que tout banlieusard n’aspire pas qu&rsquo;à acquérir la nationalité parisienne. Ainsi en est-il de Leslie, qui souhaite rejoindre la fille qu’il aime au Brésil et dont l’absence est la cause du malheur, mais n’évoque à aucun moment le souhait de se rendre plus facilement à Paris. La question se pose donc et reste en suspens une fois les 1h20 du film écoulés&nbsp;: le Grand Paris express&nbsp;est-il un projet pour améliorer la vie des Franciliens ou la bonne conscience des Parisiens&nbsp;?</p>



<p>Ainsi, <strong>Grand Paris</strong> est un film&nbsp;d’essai, à travers lequel le réalisateur tâtonne, cherche son terrain de jeu ; un film qui mêle fiction, enquête sociologique et liberté d’esprit et de forme. Finalement, c&rsquo;est un film qui laisse perplexe et qui questionne sur la possibilité d’une troisième version, après <strong>Grand Paris Express</strong> et<strong> Grand Paris</strong>, Jauvat réalisera-t-il <strong>Paris&nbsp;</strong>?</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__main-title lr-vc lets-review-block__pad"><div class="lets-review-block__mask lr-vc"><img width="150" height="150" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" decoding="async" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-150x150.jpg 150w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-120x120.jpg 120w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-240x240.jpg 240w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-360x360.jpg 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-540x540.jpg 540w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2022/05/grand-par-express-moyen-metrage-3-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></div></div><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Martin Jauvat
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Français
<strong>AVEC : </strong>Mahamadou Sangaré, Martin Jauvat, Sébastien Chassagne
<strong>GENRE : </strong>Comédie
<strong>DURÉE : </strong>1h20
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>JHR Films 
<strong>SORTIE LE </strong>29 mars 2023  </pre>



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		<title>Emmett Till : l&#8217;émotion au service d&#8217;une cause</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2023 13:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adapté d’une histoire vraie, le nouveau long-métrage de Chinonye Chukwu raconte l’histoire d’une jeune veuve élevant seule son fils de 14 ans et seule femme noire travaillant pour&#160;l&#8217;US Air Force&#160;à Chicago. Alors que son fils va être assassiné parce qu’il a sifflé une femme blanche dans le&#160;Mississippi, la veuve appelée Mamie va faire des pieds et des mains pour que le cercueil reste ouvert et que l’opinion publique puisse voir de ses propres yeux les mutilations subies par son fils. [&#8230;]</p>
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</div></div>



<p>Adapté d’une histoire vraie, le nouveau long-métrage de Chinonye Chukwu raconte l’histoire d’une jeune veuve élevant seule son fils de 14 ans et seule femme noire travaillant pour&nbsp;l&rsquo;US Air Force&nbsp;à Chicago. Alors que son fils va être assassiné parce qu’il a sifflé une femme blanche dans le&nbsp;Mississippi, la veuve appelée Mamie va faire des pieds et des mains pour que le cercueil reste ouvert et que l’opinion publique puisse voir de ses propres yeux les mutilations subies par son fils. Elle va jusqu’au bout de son engagement contre la haine et l’oppression en cédant à un magazine les droits&nbsp;exclusifs&nbsp;de publication des photos de son fils défiguré. Cela aura le résultat escompté et le monde entier s’insurgera du sort de cet enfant.</p>



<p>C&rsquo;est principalement le portrait de Mamie Till qui est dressé au fur et à mesure du scénario. Alors que son fils Emmett grandit à ses côtés à Chicago, il part chez ses cousins un été dans le&nbsp;Mississippi. Or, la situation n’est pas la même pour un Afro-américain des années 1955 dans ces deux États. C’est ainsi qu’une femme va se trouver envahie de haine envers le jeune Emmett, allant jusqu’à le kidnapper et le mutiler, comme en témoigne l&rsquo;état de son corps.</p>



<p>Avant le décès d’Emmett, on apprend à découvrir ce personnage, ainsi que celui de sa mère auquel on s’attache avec une immense empathie. Le décès d’Emmett marque un tournant radical dans le film. On passe d&rsquo;un portrait attendrissant d’une mère et de son fils, à la détresse poignante d’une protagoniste souhaitant montrer, avec haine, ce que la vie a injustement fait à son fils. <strong>Emmett Till</strong> est un témoignage à la fois fin, mesuré et poignant d&rsquo;une vie changée à jamais par un évènement dramatique. Le spectateur est mis face au combat acharné d’une mère ne souhaitant plus qu’une chose&nbsp;: que justice soit faite.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-medium-font-size">
<p><strong>Emmet Till</strong> est un film d’une importance considérable pour rappeler les grands débuts du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis.</p>
</blockquote>



<p>Chinonye Chukwu a réussi à susciter les émotions d’une intensité justifiée par la réalité de la situation. Si le film rend compte de l’horreur subie par Emmett, il montre également les conséquences de ce crime. Les limites de la justice sont alors exposées. Le procès ne permettra pas à la mère d’obtenir gain de cause. Ainsi, forte de calme et de recul, Mamie décidera de mener un combat pacifique pour les droits des Afro-américains.</p>



<p><strong>Emmet Till</strong> est un film d’une importance considérable pour rappeler les grands débuts du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis. Ce long métrage mêle avec une parfaite harmonie émotion et authenticité pour rendre accessible le sujet du racisme dans l’Amérique des années 1950.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>   Chinonye Chukwue
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Etats-Unis
<strong>GENRE </strong>: <strong> </strong>Drame, Biopic, Historique
<strong>AVEC : </strong>Danielle Deadwyler, Whoopi Goldberg, Jayme Lawson
<strong>DURÉE : </strong>2h10
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Universal Pictures International France 
<strong>SORTIE LE </strong>8 février 2023</pre>
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		<title>Tel Aviv-Beyrouth : la douleur de l’exil comme fracture de l’identité nationale</title>
		<link>https://movierama.fr/tel-aviv-beyrouth-la-douleur-de-lexil-comme-fracture-de-lidentite-nationale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 16:00:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant la guerre israélo-libanaise, une ligne de chemin de fer reliait les deux villes. Le titre du nouveau film de la réalisatrice Michale Boganim, Tel Aviv – Beyrouth renvoie au dénouement d’une relation impossible. Le destin de deux familles se situant de part et d’autre de la frontière séparant le Liban et Israël est dressé, évoquant les douleurs de l’exil et de la quête d’identité. Le thème des blessures familiales irradie les écrans, entre Un petit frère réalisé par Léonor [&#8230;]</p>
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<p>Avant la guerre israélo-libanaise, une ligne de chemin de fer reliait les deux villes. Le titre du nouveau film de la réalisatrice Michale Boganim, <strong>Tel Aviv – Beyrouth</strong> renvoie au dénouement d’une relation impossible. Le destin de deux familles se situant de part et d’autre de la frontière séparant le Liban et Israël est dressé, évoquant les douleurs de l’exil et de la quête d’identité.</p>



<p>Le thème des blessures familiales irradie les écrans, entre <strong>Un petit frère</strong> réalisé par Léonor Serraille ou <strong>Aftersun </strong>de Charlotte Wells.<strong> Tel Aviv-Beyrouth </strong>ne s’inscrit donc pas en marge d’un courant thématique actuel. Michale Boganim dans<strong><em> </em>Tel Aviv-Beyrouth,<em> </em></strong>retrace sur deux décennies les existences de deux familles dont le destin est lié par l’impétueuse histoire attristante d’Israël et du Liban.</p>



<p></p>



<p>C’est en 1984, alors que la guerre du Liban fait rage, que Yossi, soldat de Tsahal dont l’épouse française est sur le point de donner la vie de l’autre côté de la frontière, rencontre Fouad, un chrétien libanais combattant aux côtés de l’armée d’occupation face à l’emprise du Hezbollah. Les deux hommes vont vaguement se lier d’amitié, sans que celle-ci ne puisse durer en raison du funeste conflit. Alors que son épouse a été tué et que l’armée israélienne déserte les lieux, Fouad est contraint de fuir son pays avec l’une de ses filles pour échapper à une condamnation à mort certaine de ses «&nbsp;frères libanais&nbsp;». Il se réfugie alors en Israël et rentre désormais dans la catégorie des étrangers peu acceptés par la population locale. La jeune fille peut alors faire la connaissance de Myriam, livrée à elle-même en Israël après le départ au front de son mari.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>C’est par le biais des portraits des familles de Fouad et de Yossi, entre 1984 et 2006, qu’elle peint le paysage d’une région où conflits et guerres se relaient à une fréquence d’une régularité digne d’un métronome bien réglé.</p>
</blockquote>



<p>Comme elle l’avait fait dans <strong>La Terre outragée</strong> en 2012, ou plus récemment <strong>Mizrahim, les oubliés de la Terre promise</strong> en 2021, la réalisatrice évoque dans <strong>Tel Aviv-Beyrouth</strong>, les thèmes de la frontière, de l’exil et des identités nationales meurtries. C’est par le biais des portraits des familles de Fouad et de Yossi, entre 1984 et 2006, qu’elle peint le paysage d’une région où conflits et guerres se relaient à une fréquence d’une régularité digne d’un métronome bien réglé.</p>



<p>Pour la première fois sont représentés à l’écran les «&nbsp;harkis du Liban&nbsp;», combattants du Tsahal considérés comme des traîtres dans leur pays d’origine et comme des étrangers davantage que des citoyens en Israël. Les Tsahals ont donc un destin comparable aux harkis de la guerre d’Algérie, qualifiés de traîtres dans leur pays natal et méprisés sur leur terre d’accueil par les locaux qui, présumés faciliter leur insertion, semblent davantage enclins à chercher leur exclusion. Ce récit est donc très éclairant sur une réalité trop peu évoquée et encore moins représentée qui se distingue par sa souffrance &nbsp;et on ne peut qu’honorer l’initiative de Michale Boganim en ce sens.</p>



<p>Le film reste une fiction et il est en cela très utopiste sur divers aspects. En effet, les Libanais et les Israéliens se comprennent en partie par leur souffrance. Une histoire d’amitié et de trahison fait œuvre de fiction au sein de ce film qui pourrait tendre vers le documentaire. Si le message que fait passer cette amitié est beau et humaniste, il est, comme nous l’avons mentionné, quelque peu utopiste, étant donné la réalité du terrain. Néanmoins le film n’innove en rien dans l’approche par un lien d’amitié d’un conflit fratricide et s’avère être un moyen assez peu risqué d’évoquer d’un conflit historique.</p>



<p>Si l’on accepte l’idée que le film décrit une sorte d’utopie dans laquelle les Libanais et les Israéliens se comprennent à demi-mot, se respectent et souffrent ensemble, alors cette histoire d’amitié et de trahison tient à peu près debout. La fabrication du film lui-même relève de l’utopie&nbsp;: des acteurs israéliens, libanais et palestiniens ont accepté de tourner ensemble à Chypre pendant le confinement et mélangent sans cesse les langues à l’écran, passant de l’hébreu à l’arabe, du français à l’anglais. Cependant, le sujet d’une amitié (ou d’un amour, cela fonctionne aussi) entre les deux partis d’un conflit fratricide n’a rien de nouveau dans le traitement cinématographique des guerres israélo-arabes. Plus encore, il semble qu’il s’agisse du seul angle possible pour poser prudemment un problème historique.</p>



<p>L’inconvénient de cette fiction est de donner un caractère anecdotique et romancé à la réalité des oubliés que la réalisatrice voulait pourtant mettre en lumière. Si ce film a une ambition qu’on ne peut méconnaître, il semblerait qu’il passe quelque peu à côté de celle-ci, incarnant alors toutes les fictions historiques qui, à force de vouloir rendre l’histoire attrayante pour la faire connaître au plus grand nombre, en dépeignent une fausse réalité.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>   Michale Boganim
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Française, Israélienne
<strong>GENRE </strong>: <strong> </strong>Drame
<strong>AVEC : </strong>Zalfa Seurat, Sarah Adler, Sofia Essaïdi 
<strong>DURÉE : </strong>1h56
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Moby Dick Films 
<strong>SORTIE LE </strong>1er février 2023</pre>
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		<title>La Famille Asada : la photographie sauvera le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jan 2023 10:31:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans le cadre des Saisons Hanabi que La Famille Asada, quatrième long métrage du réalisateur Ryôta Nakano a été présenté en avant-première. Le film tire directement sa source d’inspiration de l’album photo du photographe japonais Masashi Asada, album lui ayant valu le prix de photographie Kimura Ihei. Cet album est d’une force émotionnelle incomparable&#160;et d’une originalité sans nom&#160;: chaque photographie figeant un rêve de l’un des membres de la famille de l’artiste. Pour Masashi, une seule chose compte depuis [&#8230;]</p>
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<p>C’est dans le cadre des Saisons Hanabi que <strong>La Famille Asada</strong>, quatrième long métrage du réalisateur Ryôta Nakano a été présenté en avant-première. Le film tire directement sa source d’inspiration de l’album photo du photographe japonais Masashi Asada, album lui ayant valu le prix de photographie Kimura Ihei. Cet album est d’une force émotionnelle incomparable&nbsp;et d’une originalité sans nom&nbsp;: chaque photographie figeant un rêve de l’un des membres de la famille de l’artiste.</p>



<p>Pour Masashi, une seule chose compte depuis ses 12 ans&nbsp;: la photographie. Lorsqu’il réalise que dans sa famille, tous ont un rêve secret auquel ils ont renoncé, il décide de les mettre en scène&nbsp;: pompier, femme de Yakuza, pilote de Formule 1. Devant son objectif, tous se prêtent au jeu et vivent leurs rêves de jeunesse. Ainsi, à travers l’accomplissement de sa propre passion il permet à chacun de réaliser leurs rêves de jeunesse et de se rendre compte qu’ils ne sont pas si inatteignables. Lorsque le Japon est touché par un tsunami en 2011, les photos de Masashi prennent une autre teneur.</p>



<p>A travers <strong>La Famille Asada</strong>, le réalisateur montre au public ce qu’est la photographie pour le jeune Masashi&nbsp;: regarder ceux qui l’entourent de manière arbitraire et émotionnelle. Il capture un moment de vie qu’il transforme en image figée et rend par ce biais accessible au public ce qu’il ne voit que de son regard empreint de subjectivité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>La Famille Asada</strong> parvient à représenter l’émotionnalité et la sensibilité extrêmement puissante qui sont celles de la famille, espace de construction et de recherche de soi perpétuel.</p>
</blockquote>



<p>L’album du jeune Masashi est certes pensé avant tout comme une œuvre d’art, mais il ne s’y cantonne pas pour autant. C’est en effet un hommage aux membres de sa famille qui ont sacrifié leurs rêves pour nourrir et éduquer le foyer. <strong>La Famille Asada</strong> parvient à représenter l’ émotionnalité et la sensibilité extrêmement puissante qui sont celles de la famille, espace de construction et de recherche de soi perpétuel.</p>



<p>Le jeune Masashi fait un choix tout autre que sa famille, témoignant des comportements contradictoires et parfois sources de rupture au sein d’une même famille. Il fait en effet le choix de se concentrer sur sa figure d’artiste excentrique aux antipodes de son frère aîné. Un jeu de regard intelligemment mis en scène ressort à l’écran avec splendeur&nbsp;: le public est fasciné devant une interférence de regards entre celui que le photographe porte sur ses proches et le prisme par lequel ces derniers le regardent en retour. Cette scène est maîtrisée avec une aisance frôlant la perfection et il en ressort un flot d’émotions prêt à noyer le spectateur qui ne s’y serait pas préparé.</p>



<p>La seconde moitié de l’album est consacrée à photographier d’autres familles au Japon. Ainsi, toujours sous l’angle de l’émotion, on retrouve à l’écran non des portraits figés mais l’âme des familles que Masashi aura entrepris de dépeindre par la photographie. Le jeune artiste va être confronté lors de l’un de ses périples à la catastrophe de Fukushima. Il va alors aider les rescapés et, dans cet élan, tenter de récolter dans les décombres les photos de familles défuntes afin de les exposer dans une école.</p>



<p>La seconde partie, plus tragique, n’enlève rien à la douceur apaisante du film. Le réalisateur aura réussi à traiter avec agilité et grâce le thème du foyer dans sa complexité la plus profonde, en tant que lieu de construction, d’unions mais aussi de dissonances.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Ryôta Nakano 
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Japon
<strong>GENRE </strong>: <strong> </strong>Comédie dramatique
<strong>AVEC : </strong>Kazunari Ninomiya, Satoshi Tsumabuki, Haru Kuroki
<strong>DURÉE : </strong>127 min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Art House France
<strong>SORTIE LE </strong>25/01/2023</pre>
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		<title>Retour à Séoul : portrait d&#8217;une génération déracinée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2023 10:18:05 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Davy Chou enchaîne les festivals&#160;: le forum de la Berlinale en 2012 pour Le sommeil d’or, puis la section court de la Quinzaine des réalisateurs en 2014, avant d’être en compétition avec Diamond Island à la Semaine de la critique en 2016. Son troisième long-métrage Retour à Séoul fait partie de la sélection Un certain regard de la 75ème édition du Festival. La question de l’adoption internationale d’enfants nés en Corée du sud est un sujet à la fois complexe [&#8230;]</p>
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<p>Davy Chou enchaîne les festivals&nbsp;: le forum de la Berlinale en 2012 pour <strong>Le sommeil d’or</strong>, puis la section court de la Quinzaine des réalisateurs en 2014, avant d’être en compétition avec <strong>Diamond Island</strong> à la Semaine de la critique en 2016. Son troisième long-métrage <strong>Retour à Séoul<em> </em></strong>fait partie de la sélection Un certain regard de la 75<sup>ème</sup> édition du Festival.</p>



<p>La question de l’adoption internationale d’enfants nés en Corée du sud est un sujet à la fois complexe et central. Entre 1970 et le début des années 2000, c’est plus de 200&nbsp;000 enfants coréens qui furent adoptés et répartis dans tout l’Occident. La France fut un des principaux pays d’accueil. Freddie est l’un de ces enfants. Jeune coréenne adoptée en France, elle se retrouve à l&rsquo;âge de 25 ans pour la première fois depuis sa naissance en Corée par hasard pour un voyage de deux semaines… sauf que dans <strong>Retour à Séoul</strong>, on ne croit pas aux hasards. La jeune fille va apprendre l’existence de la Hammond lui permettant d’essayer de prendre contact avec ses parents biologiques. Elle se lance alors dans une quête qu’elle n’avait pas prévue.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Elle incarne à elle seule une génération déracinée perdue dans sa propre histoire. &nbsp;</p>
</blockquote>



<p>La construction temporelle du film est particulièrement intéressante. Davy Chou sépare le films en séquences temporelles sur une durée totale d’une dizaine d’années. Freddie se retrouvant en Corée souhaite tout voir, tout faire, telle la parfaite touriste. Lorsque commence la recherche imprévue de ses parents biologiques, le choc arrive rapidement. Pour reprendre contact avec leurs parents, les enfants adoptés doivent demander à la Hammond d’envoyer un télégramme aux parents pour informer que leur enfant les recherche. Le père de Freddie accepte sans réfléchir alors que sa mère laisse planer un silence. Ce film retrace avec puissance la réalité du retour des jeunes Coréens abandonnés dans leur pays natal&nbsp;: celle d’un choc. Un choc culturel pour une fille qui se retrouve à table avec son père et ses sœurs avec qui elle ne peut communiquer, faute de parler la même langue et d’avoir les mêmes coutumes. Un choc émotionnel pour une jeune femme se trouvant face à celui qui l&rsquo;a créée mais surtout abandonnée, face à ses sœurs qui n’ont pas subi le même sort qu’elle, parce que nées quelques années après. Tout cela est incarné dans la figure du père qui témoigne du grand écart entre la culture française et coréenne, de sa volonté d’oublier le passé par honte de ses choix.</p>



<p>Le personnage de Freddie est grandiloquent. Elle incarne la rébellion face à l’abandon par le rejet de son père biologique mais aussi de ses parents adoptifs, comme si en l’adoptant ils avaient participé eux-mêmes à son destin d’adoptée. Elle rejette la culture coréenne en ne respectant pas les codes, notamment les règles de tenue à table. On perçoit une colère grandissante en elle, et surtout un personnage perdu, dans son histoire, son présent, et au final son futur. Car la suite du film n’est qu’enchaînement de chapitres montrant l’évolution de Freddie incapable de choisir entre la France et la Corée, entre sa famille biologique et sa famille adoptive, comme si un choix s’imposait à elle, un choix qu’elle aurait aimé ne pas avoir à faire. Ses emplois, ses relations, tout devient instable, tout se trouve livré à la liberté de la jeune femme qui renverse tout sur un coup de tête et recommence sans cesse à zéro. A travers ce personnage et son comportement face à ce qui pourrait être sa vie, le réalisateur montre les conséquences d’un abandon et d’une adoption sur toute une vie. Constamment, Freddie se trouve face à des choix et ne sait choisir. Constamment, Freddie envoie tout balader et souhaite repartir. </p>



<p><strong><em>Retour à Séoul</em></strong> est l&rsquo;histoire d&rsquo;un personnage qui représente à la perfection ce qu’est un enfant adopté, errant entre deux cultures et en perpétuelle quête d’identité. Avec une analyse au niveau micro et non macro, Davy Chou a su incarner dans une seule personne toute une génération déracinée perdue dans sa propre histoire. &nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Davy Chou
<strong>NATIONALITÉ : </strong>Français, Cambodgien
<strong>AVEC : </strong>Park Ji-min (II), Oh Kwang-rok, Guka Han
<strong>GENRE : </strong>Drame
<strong>DURÉE : </strong>1h59
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Films du Losange 
<strong>SORTIE LE </strong>25 janvier 2023 </pre>



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<!-- INTERLUDE 2 -->
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		<title>Les Chroniques de Marie : retour sur L&#8217;Immensita : la violence des sentiments</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Moy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2023 10:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La famille Borghetti vient tout juste de s’installer au dernier étage d’un complexe résidentiel situé au cœur de Rome, avec une vue panoramique de l’ensemble de la capitale. L’habit ne faisant pas le moine, ce simple changement de lieu ne relancera pas la flamme entre Clara et Felice. Le couple reste néanmoins dans l’incapacité de se séparer. Clara va s’enfermer dans sa relation avec ses trois enfants pour fuir l’échec de son couple et sa solitude intérieure. La quête identitaire [&#8230;]</p>
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<p>La famille Borghetti vient tout juste de s’installer au dernier étage d’un complexe résidentiel situé au cœur de Rome, avec une vue panoramique de l’ensemble de la capitale. L’habit ne faisant pas le moine, ce simple changement de lieu ne relancera pas la flamme entre Clara et Felice. Le couple reste néanmoins dans l’incapacité de se séparer. Clara va s’enfermer dans sa relation avec ses trois enfants pour fuir l’échec de son couple et sa solitude intérieure. La quête identitaire de l’aîné(e) ne fait qu’alourdir le climat qui règne au sein du couple et du foyer, témoignant de la fragilité d’un couple qui ne s’aime plus et n’est pas à l’écoute de sa progéniture.</p>



<p><strong>L’Immmensita</strong> est réalisé par Emanuele Crialese dans un contexte historique particulier communément appelé les « années de plomb ». Cette période correspond à la Rome des années 1970 marquée par de nombreux actes terroristes. Penelope Cruz apparaît dès les premiers instants à l’écran. Elle joue le rôle d’une mère de famille de trois enfants. Le confort matériel et financier est contrebalancé par le no man&rsquo;s land d’amour et d’affection caractérisant son couple. Le film est astucieux et la première scène du film trompe sans répit le public en lui présentant une scène de joie partagée qui laisse croire à une belle comédie romantique. Or, le désenchantement arrive vite et les spectateurs prennent rapidement conscience que le film n’appartient pas à ce genre.</p>



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<cite>Le réalisateur peint avec agilité le portrait d’un jeune garçon qui, loin des revendications transgenres ou d’une quelconque volonté d’appartenance à un groupe déterminé, hurle à la vie qu’il ne fait que chercher son identité en essayant d’écouter son sentiment le plus profond.</cite></blockquote>



<p>Andréa, l’aîné des trois enfants, mène les deux autres dans la découverte de leur nouveau quartier. Alors qu’ils rencontrent des enfants de leur âge, Andréa impose ce nouveau prénom pour affirmer son identité masculine. Il rejette alors le nom d’Adriana qui lui a été attribué à la naissance, lorsque du corps de sa mère est sorti un petit être biologiquement féminin. La rupture se crée alors entre son identité au foyer qui reste celle que lui a donnée sa mère à la naissance, et celle de l’extérieur où le jeune garçon peut revendiquer sa véritable identité. Les tensions naissent rapidement dans la maison familiale et les cris se font brutalement entendre. La recherche d’identité du jeune Andréa fait ressurgir les problèmes relationnels de ses parents et le père incarne le patriarcat en ce qu’il refuse toute contestation de son autorité qu’il juge la seule suprême.</p>



<p>Ainsi, la scène initiale laissant penser à un film joyeux est déjà oubliée, le spectateur a déchanté : la violence prend alors toute la place via le dominant. Félice accuse sa femme d’être responsable de la quête identitaire d’Andréa, comme si celle-ci avait échoué dans son éducation et que l’identité masculine de leur aîné n’était qu’une désolante conséquence de la faiblesse de Clara. <strong>L’Immensita</strong> est un film d’une beauté absolue, beauté qui résulte d’une violence inégalable mais pour autant extrêmement touchante. Au milieu de cette atmosphère, les scènes témoignant de l’amour sans fin d’Andréa envers sa mère viennent marquer des points de rupture avec cette violence insupportable et apportent un contrebalancement splendide. Le film reste dans l’idée de continuité et de rupture permanentes. Ces preuves d’amour sont en effet suivies d’un sentiment de haine d’Andréa qui, face à une mère d’une beauté sublime, ne pourra jamais atteindre ne serait-ce qu’un seul des standards de beauté que la société attend de lui.</p>



<p>Si <strong>L’Immensita</strong> tourne en grande partie autour de la question de la transidentité, il est remarquable que le terme ne soit jamais utilisé directement. Le réalisateur peint avec agilité le portrait d’un jeune garçon qui, loin des revendications transgenres ou d’une quelconque volonté d’appartenance à un groupe déterminé,  hurle à la vie qu’il ne fait que chercher son identité en essayant d’écouter son sentiment le plus profond.</p>



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