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	<title>Kévin Corbel, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<title>Kévin Corbel, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>Running Man : vivre ou survivre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 15:05:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réaliser une meilleure adaptation du livre de Stephen King que ne l’a été le Running Man (1987) de Paul Michael Glaser : telle était l’ambition d’Edgar Wright en s’emparant de cette œuvre peu connue en France. Et pour cause, sorti quelques années après Le Prix du danger (1983), d’Yves Boisset, le film porté par Arnold Schwarzenegger est rapidement accusé de plagiat par le premier, tant les thèmes abordés (une émission de téléréalité mortelle dans un futur dystopique) sont similaires. 38 [&#8230;]</p>
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<p>Réaliser une meilleure adaptation du livre de Stephen King que ne l’a été le <strong>Running Man</strong> (1987) de Paul Michael Glaser : telle était l’ambition d’Edgar Wright en s’emparant de cette œuvre peu connue en France. Et pour cause, sorti quelques années après <strong>Le Prix du danger</strong> (1983), d’Yves Boisset, le film porté par Arnold Schwarzenegger est rapidement accusé de plagiat par le premier, tant les thèmes abordés (une émission de téléréalité mortelle dans un futur dystopique) sont similaires. 38 années plus tard, Edgar Wright entend corriger le tir en proposant sa version de <strong>Running Man</strong> : plus déjantée, tristement plus proche du réel, mais aussi plus fidèle au roman dystopique de Stephen King. Portée par un Glen Powell qui monte en puissance tout au long du film, cette nouvelle adaptation saura convaincre les amateurs de blockbusters et de récits d&rsquo;anticipation tout en décevant les aficionados d’Edgar Wright. Sans être un faux pas dans la filmographie du cinéaste britannique, <strong>Running Man</strong> est loin d’être à la hauteur d’un <strong>Scott Pilgrim</strong>, d’un <strong>Baby Driver</strong> ou de la trilogie Cornetto. </p>



<p>Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte de participer au Running Man, l’émission numéro un à la télévision. Il s’agit d’un jeu de survie où des candidats doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l&rsquo;œil avide du public. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé. Par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, Ben devient un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Edgar Wright a fait le choix d’un rythme explosif dès le début de la traque, avec des scènes d’action survitaminées qui arrivent pourtant rarement à la hauteur de celles de ses autres films.</p>
</blockquote>



<p>Faire des États-Unis un pays où la violence policière maintient les intérêts d’un capitalisme fou pouvait relever de la science-fiction pour les spectateurs des années 1980. Pour ceux des années 2020, le monde dépeint dans <strong>Running Man</strong> ressemble étrangement à l’Amérique de Donald Trump, tant dans les fractures sociales que dans le rapport du peuple aux médias. Sans être un pamphlet contre la politique de l’actuel président des États-Unis, le film porte un message profondément anticapitaliste en dénonçant les agissements néfastes d’une méga-corporation possédant la majorité des médias, des entreprises et souhaitant interdire progressivement les syndicats. Face à la négation violente du dialogue social, la survie miraculeuse du prolétaire Ben Richards fait de lui le symbole de la contestation. Il est alors diabolisé dans les médias, on déforme ses propos pour en faire un traître à sa propre classe sans qu’il ne puisse s’exprimer sur la situation absurde &#8211; et très dangereuse &#8211; dans laquelle il s’est retrouvé. Beaucoup d’éléments ne seront pas sans rappeler la façon dont certaines grandes entreprises ou grands médias, main dans la main avec le pouvoir conservateur en place aux États-Unis, traitent les voix discordantes, donnant au film d’Edgar Wright un caractère résolument moderne, voire engagé.&nbsp;</p>



<p>Au-delà du message, <strong>Running Man</strong> repose avant tout sur son rythme. Grande chasse à l’homme de 30 jours ayant pour terrain de jeu les États-Unis dans leur ensemble, l’idée même du jeu télévisé semble plus adaptée à une série télévisée qu’à un film de 2h14. Edgar Wright a fait le choix d’un rythme explosif dès le début de la traque, avec des scènes d’action survitaminées qui arrivent pourtant rarement à la hauteur de celles de ses autres films. La faute peut-être à une bande-son banale et à un scénario difficile à faire tenir en à peine deux heures. Une fois passée la première partie, on manque rapidement de moments calmes, ce qui gâche un peu le cheminement vers un dénouement plus que prévisible.</p>



<p>En racontant la traque d’un homme seul face au système, Edgar Wright s’oblige à faire appel à un casting restreint. Là où le cinéaste s&rsquo;appuie sur une pléthore de comédiens de talent dans les films qui ont fait son succès, il ne peut ici compter que sur sa tête d’affiche ainsi que deux ou trois grands noms apparaissant de manière épisodique. Heureusement pour lui, Glen Powell est plus que convaincant en prolo désabusé et un peu fou avec une soif de survie dépassant l’entendement. On ressent tout le travail de l’acteur de 37 ans dans chaque scène, d’autant plus quand il est accompagné d’un Michael Cera ou d’un Josh Brolin à la hauteur du défi. Mention spéciale à Colman Domingo, qui interprète un présentateur aussi décalé que charismatique, chien de garde d’un système répressif. Si les performances de ces derniers permettent de rattraper quelque peu les soucis de rythme, ils n’empêchent tout de même pas le film d’être le canard boiteux de la filmographie d’Edgar Wright tant il dénote par sa banalité. Une banalité qui resterait tout de même appréciable si elle était la norme dans l’écosystème actuel des blockbusters.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Edgar Wright<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> États-Unis<br><strong>GENRE </strong>: Action<br><strong>AVEC : </strong>Glen Powell, Josh Brolin, Michael Cera et Colman Domingo<br><strong>DURÉE : </strong>2h14<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Paramount Pictures France<br><strong>SORTIE LE </strong>19 novembre 2025</pre>
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		<title>Nuit obscure – Au revoir ici, n&#8217;importe où : les ombres vagabondes de la Ville lumière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2011, Sylvain George fait souffler un vent de renouveau sur le cinéma documentaire avec Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerre I), un premier long métrage sur la situation préoccupante des réfugiés à Calais. Récompensé dans de nombreux festivals, le film préfigure déjà l’importance du thème de la migration (ses espoirs, ses dangers, ses joies et ses désillusions) dans l&#8217;œuvre du cinéaste ainsi que son attrait pour le lyrisme et l’expérimentation de l’image. Ces dimensions se retrouvent dans [&#8230;]</p>
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<p>En 2011, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=215509.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sylvain George</a> fait souffler un vent de renouveau sur le cinéma documentaire avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=197089.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Qu’ils reposent en révolte (Des figures de guerre I)</a></strong>, un premier long métrage sur la situation préoccupante des réfugiés à Calais. Récompensé dans de nombreux festivals, le film préfigure déjà l’importance du thème de la migration (ses espoirs, ses dangers, ses joies et ses désillusions) dans l&rsquo;œuvre du cinéaste ainsi que son attrait pour le lyrisme et l’expérimentation de l’image. Ces dimensions se retrouvent dans <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=306218.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nuit obscure &#8211; Au revoir ici, n&rsquo;importe où</a></strong>, présenté à l&rsquo;ACID au Festival de Cannes 2025, qui capte le quotidien parisien de jeunes Marocains arrivés illégalement sur le territoire français à la recherche d’une vie meilleure. Sans révolutionner le genre de nouveau, le documentaire clôt une trilogie entamée trois ans plus tôt sur une note tout autant terrible, crue et poétique.&nbsp;</p>



<p>Après avoir parcouru les rues de Melilla, en Espagne, Malik, Mehdi et Hassan sillonnent maintenant celles de Paris, découvrant ses lumières et ses chimères, ses joies et sa violence… Dans le dernier volet de son triptyque consacré aux politiques migratoires, Sylvain George accompagne les enfants des rues du Maroc à travers cette épreuve et cet âge complexe, dans une Europe qui détourne les yeux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C’est toute la détresse d’une génération qui s’exprime dans l&rsquo;œil de Sylvain George, le cinéaste ne lésinant pas sur les longues séquences de vagabondage et d’ennui collectif qui apportent un enrobage cru à cette œuvre profondément politique.</p>
</blockquote>



<p>Au bout des 3h03 de film, ce n’est pas l’aspect brut des longues séquences qui s&rsquo;enchaînent que l’on retient le plus, mais bien la photographie soignée qui donne à l&rsquo;œuvre et à son propos un lyrisme presque inédit dans le monde du documentaire. Les grands monuments de la capitale, l’écoulement continu de la Seine ou le reflet fantomatique des arbres dans un cours d’eau amplifient la solitude de ces jeunes Marocains qui semblent soudainement évoluer dans un monde parallèle au nôtre, dans un Paris miroir hostile où les seules interactions sociales, en dehors des échanges avec d’autres migrants, se résument aux échanges tendus avec la police. Alors que la violence est omniprésente dans le quotidien de ces figures juvéniles qui déambulent au gré des opportunités &#8211; plus ou moins légales &#8211;&nbsp; de gagner leur vie, l’apparition soudaine du beau, le temps d’un plan, sonne presque comme une anomalie, une fausse note dans le cycle de misère auquel semble être condamnée cette jeunesse sacrifiée. La figure de la Tour Eiffel cristallise ce paradoxe tant il paraît absurde de voir des mineurs isolés, sans domicile, évoluer au pied du célèbre monument sans que personne n’interagisse avec eux.&nbsp;</p>



<p>À travers leurs récits, les parcours de vie de Malik, Mehdi ou Hassan se mettent au diapason : tous ont fui un pays affecté par le chômage de masse et les inégalités pour se retrouver dans une Europe synonyme d’espoir mais qui fait l’autruche sur les conditions de vie des migrants. Les astuces pour obtenir un logement, des papiers ou trouver du travail s’échangent entre ces jeunes qui tuent l’ennui ensemble, à l’abri des regards, bien souvent avec des cigarettes, du soda ou des produits stupéfiants. C’est toute la détresse d’une génération qui s’exprime dans l&rsquo;œil de Sylvain George, le cinéaste ne lésinant pas sur les longues séquences de vagabondage et d’ennui collectif qui apportent un enrobage cru à cette œuvre profondément politique.&nbsp;</p>



<p><strong><strong>Nuit obscure &#8211; Au revoir ici, n&rsquo;importe où </strong></strong>se présente non seulement comme le point final d’une épopée migratoire, mais aussi comme une remise en cause de notre propre humanité. Est-il moral d’empêcher des individus de fuir la misère de leur pays d’origine ? Est-il juste de les laisser endurer des conditions inhumaines une fois arrivés en France ou en Espagne ? Ces questions prennent une nouvelle dimension à l’heure où l’extrême-droite appelle à un cloisonnement plus fort de nos frontières : à défaut d’une sonnette d’alarme sur la situation des migrants, on peut concevoir l’œuvre de Sylvain George comme une grille de lecture humaniste sur un enjeu de société aussi bien opaque que clivant.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sylvain George<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France<br><strong>GENRE </strong>: Documentaire<br><strong>AVEC : </strong>Pas d'acteurs professionnels<br><strong>DURÉE : </strong>3h03<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Noir Production<br><strong>SORTIE LE </strong>: 5 novembre 2025</pre>
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		<title>Yoroï : perdu d’avance ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 10:00:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Orelsan (ou Aurélien pour les intimes) n’est pas le premier à se mettre en scène dans un film de fiction sur lui-même. Les Beatles (avec Hard Day’s Night, Help! et Yellow Submarine) ou Michael Jackson (avec Thriller et Moonwalker) se sont attelés à l’exercice avant lui, avec plus ou moins de succès. Comme ces derniers, Orelsan n’est pas qu’un artiste populaire. À son échelle, il est un objet culturel à part entière tant il a su marquer toute une génération [&#8230;]</p>
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<p>Orelsan (ou Aurélien pour les intimes) n’est pas le premier à se mettre en scène dans un film de fiction sur lui-même. Les Beatles (avec <strong>Hard Day’s Night</strong>, <strong>Help!</strong> et <strong>Yellow Submarine</strong>) ou Michael Jackson (avec <strong>Thriller</strong> et <strong>Moonwalker</strong>) se sont attelés à l’exercice avant lui, avec plus ou moins de succès. Comme ces derniers, Orelsan n’est pas qu’un artiste populaire. À son échelle, il est un objet culturel à part entière tant il a su marquer toute une génération par ses morceaux et ses rôles sur le petit comme le grand écran (<strong>Bloqués</strong>, <strong>One Punch Man</strong>, <strong>Comment c’est loin</strong>). Deux ans après un caméo anecdotique dans le navrant <strong><a href="https://movierama.fr/asterix-et-obelix-lempire-du-milieu-chronique-dune-daube-annoncee/">Astérix</a></strong> de Guillaume Canet, l’artiste est de retour au cinéma dans son propre rôle avec <strong>Yoroï</strong>, un film d’action coécrit avec David Tomaszewski, également à la réalisation. Pur produit des années 80/90, Orelsan mêle dans ce nouveau projet des références au Club Dorothée (<strong>Les Chevaliers du Zodiaque</strong>, <strong>Dragon Ball Z</strong>) avec des clins d’oeil aux classiques du film de kung-fu (<strong>Bloodsport</strong>, <strong>La fureur du dragon</strong>) tout en conservant une touche d’humour à sa sauce. Malgré une volonté de bien faire, rendant le film plutôt plaisant, <strong>Yoroï </strong>dépasse difficilement le stade d&rsquo;œuvre anecdotique. Si l’on peut saluer les auteurs d’avoir évité l’écueil du film promotionnel en vue d’un nouvel album, on peut s’interroger sur la pertinence d’un long-métrage à la portée introspective mais qui préfère rester en surface sur presque tous les sujets qu’il traite. </p>



<p>À la suite d’une tournée éprouvante, Orelsan décide d&#8217;emménager dans la campagne japonaise avec sa femme Nanako, enceinte de leur premier enfant. Le couple jette son dévolu sur une maison traditionnelle dans laquelle se trouve un mystérieux puits. Un soir, Aurélien y trouve une armure ancestrale qui va attirer de dangereuses créatures, les Yokaïs.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les monstres, au design assez réussi pour certains, manquent de crédibilité en mouvement et semblent davantage certains sortis d’une vidéo YouTube bien ficelée plutôt que d’un film de cinéma.</p>
</blockquote>



<p>L’idée de voir Orelsan en armure affronter des monstres nuit après nuit semble assez décalée pour être convaincante. C’est étonnamment le cas. Les scènes d’action fonctionnent et le duo Aurélien Cotentin/Clara Choï est à la hauteur, l’actrice étant la révélation du film. Son dynamisme et sa sincérité à l’écran détonnent parfaitement avec le caractère blasé d’un Orelsan qu’on ne connaît que trop bien. L’énergie du couple permet une bonne structuration du récit, qui oscille entre scènes de baston, moments détente propices à l’humour et séquences d’introspection sur le poids des responsabilités et l’arrivée d’un enfant dans une famille. Seul bémol : l’indifférence flagrante du personnage d’Orelsan à toutes les péripéties qu’il traverse. Si l’acteur parvient à faire transparaître quelques rares émotions en dehors de son attitude nonchalante lors de certaines scènes, il reste blasé sur les deux tiers du film, ce qui n’aidera pas les néophytes du rappeur et de son univers.&nbsp;</p>



<p>Ça ne s’arrange pas du côté des effets spéciaux utilisés pour insuffler de la crédibilité aux fameux Yokaïs &#8211; représentant chacun l’un des vices du rappeur &#8211; qui s’attaquent aux protagonistes tout du long. Les monstres, au design assez réussi pour certains, manquent de crédibilité en mouvement et semblent davantage certains sortis d’une vidéo YouTube bien ficelée plutôt que d’un film de cinéma. Ce rendu bancal à l’écran explique peut-être l’absence des créatures de la dernière partie, où la menace devient une sorte de double maléfique du rappeur.&nbsp;</p>



<p>Le dénouement apporte son lot de réflexions de comptoir sur le sens des responsabilités, alors qu’Orelsan se retrouve face à ce qu’il aurait pu devenir en suivant la voie de l’arrogance et de l’égoïsme face au succès. À cela le rappeur y oppose les pouvoirs de l’amour, comme un hommage aux Shōnens dont les scénarios tiennent parfois à peu de choses. Pas désagréable mais dispensable, <strong>Yoroï</strong> a le mérite de proposer des scènes d’action divertissantes tout en évitant le plus gros travers des films centrés mettant en scène une star : faire son autopromo. Les chansons du rappeur se comptent à peine sur les doigts de la main pour laisser la place à d’autres artistes et surtout faire la part belle au récit.</p>



<p></p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> David Tomaszewski<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France<br><strong>GENRE </strong>: Action, Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Orelsan, Clara Choï, Kazuya Tanabe<br><strong>DURÉE : </strong>1h55<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Sony Pictures Releasing France<br><strong>SORTIE LE </strong>29 octobre 2025</pre>
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		<title>Kaamelott : Deuxième volet, partie 1 : errances arthuriennes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ça vieillit mal les héros. » Si la série Kaamelott est truffée de citations cultes, celle-ci illustre le mieux le devenir d’une saga dont le passage au grand écran est difficile. Quatre ans après Kaamelott : Premier volet, Alexandre Astier a repris ses casquettes de cinéaste, acteur, scénariste, producteur et compositeur pour une suite aussi attendue que décevante. Si les fans de la première heure peuvent se satisfaire du retour de tous les personnages &#8211; ou presque &#8211; de [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Ça vieillit mal les héros</em>. » Si la série Kaamelott est truffée de citations cultes, celle-ci illustre le mieux le devenir d’une saga dont le passage au grand écran est difficile. Quatre ans après <strong>Kaamelott : Premier volet</strong>, Alexandre Astier a repris ses casquettes de cinéaste, acteur, scénariste, producteur et compositeur pour une suite aussi attendue que décevante. Si les fans de la première heure peuvent se satisfaire du retour de tous les personnages &#8211; ou presque &#8211; de la série et des dialogues fidèles à l’esprit “made in Astier”, les longueurs dans le récit, les blagues ratées et la multiplicité des intrigues font de <strong>Kaamelott Deuxième volet, partie 1</strong>, une œuvre singulièrement mauvaise. On relèvera tout de même de vrais efforts sur les décors et la musique, qui insufflent une ambiance fantastique/médiévale plutôt réussie, chose rare dans le cinéma français. </p>



<p>Quelque temps après avoir repris les rênes de son royaume, le roi Arthur Pendragon (Alexandre Astier) s’oppose aux Dieux en refusant de tuer son ennemi Lancelot du Lac. En parallèle, il réunit de nouveaux chevaliers &#8211; qui viennent se joindre aux anciens &#8211; autour de sa nouvelle table ronde, et les envoie prouver leur valeur dans des quêtes épiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Outre quelques gags réussis, <strong>Kaamelott Deuxième volet, partie 1</strong> peut vite être estampillé “film de boomer” tant on sent qu’il est le produit d’un homme de 50 ans, certes brillant, mais qui a tendance à tout faire lui-même.</p>
</blockquote>



<p><strong>Kaamelott Deuxième volet, partie 1</strong> détonne par son rythme lent et décousu. Il est loin, le temps des sketchs de quelques minutes en début de soirée sur M6… Vaste introduction de 2h19, le film sème presque autant d’intrigues qu’il y a de chevaliers autour de la nouvelle table ronde du roi Arthur. Ce dernier, blasé et moribond &#8211; pour ne pas dire dépressif &#8211; tout du long, semble ne pas avoir évolué depuis les dernières saisons de la série. Ce ne serait pas gênant s’il n’y avait pas eu <strong>Kaamelott &#8211; Premier volet</strong> entre-temps, où le célèbre roi revenait justement aux responsabilités en passant à l’action face à Lancelot. On se retrouve désormais avec un personnage passant son temps au lit, contribuant donc au rythme apathique du long métrage. Pour le reste des intrigues, en retirer la moitié ne viderait pas le récit de sa substance pour autant, tant certaines d’entre elles n’apportent que lourdeur et ennui, à l’image de la quête des plus jeunes à la recherche du dragon opalescent.&nbsp;</p>



<p>Certaines longueurs sont sauvées par des dialogues toujours travaillés, qui sauront convaincre les fans de la première heure tout comme les amateurs des textes de Michel Audiard. L’usage de mots et expressions farfelues est l’une des signatures de la série et l’on ne s’étonne donc pas d’entendre les personnages parler de “pécores”, “boucanes”, “gadins” et autres “patacouètes”. Au-delà du style ancré dans les années 2000, le film s’appuie sur un répertoire de blagues et situations absurdes qui fonctionnent beaucoup moins bien que dans la série. Outre quelques gags réussis, <strong>Kaamelott Deuxième volet, partie 1</strong> peut vite être estampillé “film de boomer” tant on sent qu’il est le produit d’un homme de 50 ans, certes brillant, mais qui a tendance à tout faire lui-même. Cette habitude à multiplier les talents est autant la force que la faiblesse d’Alexandre Astier, qui donne naissance à des œuvres très personnelles et donc assez clivantes sur le propos comme sur la qualité.&nbsp;</p>



<p>Si l’on peut avoir du mal avec le rythme ou le jeu de certains acteurs &#8211; en particulier les plus jeunes &#8211; on peut toujours se consoler devant la beauté des paysages. Ces derniers permettent une immersion réussie dans l’univers d’héroïc-fantasy imaginé par Astier, et sont sublimés par des décors tout autant travaillés. Il convient également de saluer le travail effectué sur les costumes, qui parviennent à distinguer chaque personnage à l’écran tout en couleur et en fantaisie. Il est d’autant plus dommage de ressentir un tel ennui devant un film proposant de si nombreuses choses. La faute peut-être à une folie des grandeurs dévorante poussant Alexandre Astier à tout faire et tout montrer, au risque de se perdre en route. Une dérive qui n’est pas sans rappeler celle d’un certain roi de Bretagne dont la quête du Graal s’est avérée plus sinueuse que prévu.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Alexandre Astier<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France<br><strong>GENRE </strong>: Aventure, Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Alexandre Astier, Anne Girouard, Jean-Christophe Hembert, Audrey Fleurot, Alain Chabat, Christian Clavier, Lionnel Astier, Joëlle Sevilla<br><strong>DURÉE : </strong>2h19<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>SND<br><strong>SORTIE LE </strong>22 octobre 2025</pre>
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		<title>La Mort n’existe pas : s’engager en rêves et contre tout</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 21:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Radicalité politique, engagement amoureux et introspection tout en lyrisme, tel est le cocktail du nouveau film d’animation de Félix Dufour-Laperrière, présenté cette année à Cannes, à la Quinzaine des Cinéastes. Sept ans après Ville Neuve, un premier film d’animation en noir et blanc, qui mêlait déjà amour et politique, le réalisateur québécois réitère, en couleur, avec La Mort n’existe pas, un périple champêtre et onirique qui traite de la violence politique, de ses motivations, sa légitimité et ses conséquences, dans [&#8230;]</p>
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<p>Radicalité politique, engagement amoureux et introspection tout en lyrisme, tel est le cocktail du nouveau film d’animation de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=264634.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Félix Dufour-Laperrière</a>, présenté cette année à Cannes, à la Quinzaine des Cinéastes. Sept ans après <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=262275.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ville Neuve</a></strong>, un premier film d’animation en noir et blanc, qui mêlait déjà amour et politique, le réalisateur québécois réitère, en couleur, avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=294580.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Mort n’existe pas</a></strong>, un périple champêtre et onirique qui traite de la violence politique, de ses motivations, sa légitimité et ses conséquences, dans un cadre qui dépasse les frontières de la Belle Province.&nbsp;</p>



<p>Après un attentat armé raté contre de riches propriétaires, Hélène (Zeneb Blanchet) abandonne ses compagnons et s’enfuit en forêt. Manon (Karelle Tremblay), une de ses amies et complices lors de l’attaque, revient la hanter. Hélène doit revisiter ses convictions, ses choix et leurs conséquences, dans une vallée où métamorphoses et grands bouleversements viennent bousculer l’ordre des choses.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Quelques scènes graphiques, emplies de sauvagerie, viennent ponctuer le parcours d’Hélène, pour lui rappeler que dans la nature comme en société, le choix de la violence n’est jamais sans répercussion.</p>
</blockquote>



<p><strong>La Mort n’existe pas</strong> détonne par son style de dessin unique. Tantôt verte, rouge ou dorée, la couleur des protagonistes s’adapte à celle des décors, eux-mêmes miroirs de la psyché d’Hélène, hantée par un acte manqué aux conséquences tragiques. Ce choix artistique audacieux permet au cinéaste d’exprimer pleinement le potentiel lyrique de son œuvre, où rêve, fantasme et réalité se mêlent pour permettre une introspection tout autant personnelle qu’universelle sur la thématique de l’engagement. La nature est également mise en avant dans son ensemble, que ce soit dans son aspect champêtre ou dans la violence terrible qu’elle dissimule. Quelques scènes graphiques, emplies de sauvagerie, viennent ponctuer le parcours d’Hélène, pour lui rappeler que dans la nature comme en société, le choix de la violence n’est jamais sans répercussion.</p>



<p>À l’heure où les changements radicaux semblent impossibles par la voie démocratique, la lutte armée (et les risques qu’elle implique) est-elle un mal nécessaire pour tendre vers une société conforme à nos idéaux ? Cette question compte parmi les fils rouges d’une intrigue orientée autour de la question de l’engagement en général. En abandonnant ses amis, Hélène a trahi ses idées par peur de perdre la vie, mais aussi par peur que ses actions violentes, son possible sacrifice, n’aient au final aucune conséquence sur la société qu’elle essaye de changer. Son désengagement se manifeste aussi via le personnage de Marc, pour qui elle a des sentiments qu’elle tente d’abord de réprimer, par crainte d’une relation amoureuse instable du fait de leur clandestinité commune. Face à la possibilité d’obtenir une seconde chance, la protagoniste remet en question la place qu&rsquo;occupent ses convictions et les possibilités de leur mise en pratique.&nbsp;</p>



<p>Si l’intrigue ne s’ancre pas dans un pays précis, ni même dans une lutte politique clairement identifiée, <strong>La Mort n’existe pas </strong>peut aisément se rattacher à bon nombre de sujets d’actualité à travers le monde. La thématique écologique, si elle n’est pas citée factuellement, se retrouve en filigrane aussi bien dans les dialogues que dans l’animation chimérique proposée par Félix Dufour-Laperrière et relaie l’urgence d’agir radicalement sur ce sujet, comme le font chaque année scientifiques et militants. Loin d’être dans une posture moralisatrice vis-à-vis de l’usage de la violence en politique, le film s’aborde davantage comme une grille de lecture onirique sur un acte fort en sens et en conséquence.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Félix Dufour-Laperrière
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Canada
<strong>GENRE </strong>: Animation
<strong>AVEC : </strong>Zeneb Blanchet, Karelle Tremblay, Mattis Savard-Verhoeven 
<strong>DURÉE : </strong>1h12
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>UFO Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>1er octobre 2025</pre>
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		<title>Put Your Soul on Your Hand and Walk : une plongée dans l’horreur banalisée d’un génocide</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 10:50:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 15 avril dernier, l’ACID annonçait la sélection au Festival de Cannes 2025 du nouveau documentaire de Sepideh Farsi, sur le quotidien chaotique des gazaouis, à travers ses échanges avec la photojournaliste palestinienne Fatima Hassouna. Un symbole fort (amener le sujet du génocide palestinien sur la Croisette), obscurci, au lendemain, par l’annonce de l’assassinat de Fatima Hassouna et dix de ses proches dans un bombardement opéré par l’armée israélienne. La terrible nouvelle, ancrée dans une actualité de plus en plus [&#8230;]</p>
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<p>Le 15 avril dernier, l’ACID annonçait la sélection au Festival de Cannes 2025 du nouveau documentaire de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=20903.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sepideh Farsi</a>, sur le quotidien chaotique des gazaouis, à travers ses échanges avec la photojournaliste palestinienne Fatima Hassouna. Un symbole fort (amener le sujet du génocide palestinien sur la Croisette), obscurci, au lendemain, par l’annonce de l’assassinat de Fatima Hassouna et dix de ses proches dans un bombardement opéré par l’armée israélienne. La terrible nouvelle, ancrée dans une actualité de plus en plus difficile pour les populations de la bande de Gaza, a changé à jamais le sens du film, de l’aveu même de la réalisatrice iranienne. Présenté comme un condensé de conversations entre la cinéaste de 60 ans et la photographe de 25 ans, <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000023000.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Put Your Soul on Your Hand and Walk</a></strong> revêt une dimension unique parmi les documentaires présentés à Cannes cette année, tant dans son approche indirecte d’un conflit actuel que dans son propos cru, tragique, mais nécessaire. </p>



<p>« Ce film est une fenêtre, ouverte par le miracle d’une rencontre avec Fatem, qui m’a permis de voir des fragments du massacre en cours des Palestiniens. Fatem est devenue mes yeux à Gaza, et moi, un lien entre elle et le monde extérieur. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons échangés entre nous, sont devenus le film que voici. » &#8211; Sepideh Farsi</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Plus que le sujet principal du film, Fatima Hassouna devient les yeux de Sepideh Farsi et lui documente quotidiennement la vie des habitants de Gaza.</p>
</blockquote>



<p>Des rires, des larmes, des bruits d’avions et des volutes de fumée aperçues au loin : <strong>Put Your Soul on Your Hand and Walk</strong> nous amène à côtoyer l’horreur d’aussi près que la connexion Internet qui lie les deux femmes ne le permet. Pourtant, Sepideh Farsi parvient à insérer de l’ordinaire au milieu d’un drame en cours à travers des conversations banales, l’apparition d’un chat ou d’un membre de la famille de Fatima Hassouna devant l’écran, ce qui nous rappelle que la vie continue aussi hors champ, pour le meilleur et pour le pire. Les plans, filmés au téléphone portable, donnent au premier abord un aspect amateur au documentaire, mais permettent une immersion progressive dans le déroulé d’un massacre pour l’instant sans issue. À travers les yeux de la cinéaste, on ressent son sentiment d’impuissance face à un drame à la fois proche et lointain, dont on ne peut qu’être spectateur. De l’autre côté de l’écran, Fatima Hassouna est une actrice à part entière de ce qui se joue à Gaza et le décalage entre les informations insoutenables qu’elle rapporte et son optimisme ne rendent que plus terrible son quotidien à nos yeux, surtout lorsqu’on connaît l’issue inéluctable qui l’attend.</p>



<p>En tant que journaliste, il est particulièrement difficile de documenter le conflit en cours au sein des territoires palestiniens. D’après le bilan annuel de Reporters sans frontières, 18 reporters auraient été tués par l’armée israélienne en 2024. Dans ce contexte, Sepideh Farsi, documentariste de terrain, a dû adapter son approche en utilisant, à distance, tous les outils à sa disposition. Les appels quotidiens avec Fatima Hassouna constituent le coeur du film, mais sont accompagnés par des photos, prises par la jeune femme, des rues détruites des quartiers d’Al-Touffah ou de Rimal. Plus que le sujet principal du film, Fatima Hassouna devient les yeux de Sepideh Farsi et lui documente quotidiennement la vie des habitants de Gaza : les séjours dans les abris anti-aériens, la mort et la famine s’ancrent dans une réalité peu évoquée par les grands médias. On retrouve d’ailleurs plusieurs extraits de journaux télévisés évoquant l’avancée du conflit, mais avec toujours le même angle d’approche, le seul rendu possible : celui des responsables politiques, des militaires ou des organisations humanitaires, la parole des populations étant complètement occultée. </p>



<p>Au fil de leurs échanges, les deux femmes tissent de plus en plus de liens. À travers leurs points communs (le journalisme et leurs envies d’évasion), une amitié sincère semble naître à l’écran et une compassion mutuelle se développe entre une jeune femme ne voulant pas abandonner son pays en guerre et une cinéaste plus âgée, empêchée de retourner en Iran, où vit toujours sa famille. Fatima Hassouna avait accepté de se rendre à Cannes pour présenter le film, et enfin rencontrer son amie depuis plus d’un an et demi. Sa disparition soudaine, incompréhensible, rappelle l’absurdité d’un massacre en cours dont <strong>Put Your Soul on Your Hand and Walk </strong>ne se veut plus le témoin distant mais la preuve concrète.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sepideh Farsi
<strong>NATIONALITÉ :</strong> France/Palestine/Iran
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>Fatima Hassouna
<strong>DURÉE : </strong>1h50
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>New Story
<strong>SORTIE LE </strong>24 septembre 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/put-your-soul-on-your-hand-and-walk-une-plongee-dans-lhorreur-banalisee-dun-genocide/">Put Your Soul on Your Hand and Walk : une plongée dans l’horreur banalisée d’un génocide</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Escape from the 21st century : le monde fou de Yang Li</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 11:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où Hollywood noie les spectateurs sous un raz-de-marée de films centrés autour du “multiverse” (Avengers : Endgame, Everything Everywhere All at Once, Spiderman : New Generation…) laissant parfois un arrière-goût de réchauffé, Escape from the 21st century s’immisce en alternative. Loin de refouler son côté décalé, le film de Yang Li assume son caractère hybride entre science-fiction, teen movie, jeu vidéo et shōnen nekketsu. Ce cocktail s’affine au fur et à mesure du récit pour permettre au film [&#8230;]</p>
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<p>À l’heure où Hollywood noie les spectateurs sous un raz-de-marée de films centrés autour du “multiverse” (<strong>Avengers : Endgame</strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/everything-everywhere-all-at-once-apprendre-a-aimer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Everything Everywhere All at Once</a></strong>, <strong>Spiderman : New Generation</strong>…) laissant parfois un arrière-goût de réchauffé, <strong>Escape from the 21st century</strong> s’immisce en alternative. Loin de refouler son côté décalé, le film de Yang Li assume son caractère hybride entre science-fiction, teen movie, jeu vidéo et shōnen nekketsu. Ce cocktail s’affine au fur et à mesure du récit pour permettre au film de gagner ses lettres de noblesse en tant que l’une des meilleures sorties de l’année, à rebours des blockbusters occidentaux</p>



<p>Été 1999. Trois adolescents contaminés par des produits chimiques découvrent qu’un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Propulsés 20 ans dans le futur, ils se retrouvent chargés d’une mission capitale : sauver le monde.</p>



<p>En 2010, Edgar Wright adapte la bande dessinée <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Scott Pilgrim</a></strong> au cinéma. Avec Michael Cera dans le rôle-titre, le film reprend les codes du jeu vidéo : bruitages 16 bits, combats de boss, points de vie et power ups semblent faire partie du quotidien de Scott, qui doit affronter les 7 ex maléfiques de Ramona Flowers pour espérer sortir avec elle… 15 ans plus tard, <strong>Escape from the 21st century</strong> reprend trait pour trait cette esthétique vidéoludique tout en y ajoutant des éléments d’animation 2D, qui ne sont pas sans rappeler les scènes spectaculaires de certains animés japonais (<strong>Dragon Ball Z</strong>, <strong>Jojo Bizarre Adventure</strong>…). Dans ce monde étrange, les protagonistes peuvent sauter d’un immeuble et s’en sortir sans une égratignure, se battre à mains nues contre une vingtaine d’individus à la fois ou encore survivre à un tir en pleine tête sans que cela ne choque personne. En découlent des scènes aussi drôles qu’épiques, portées par des personnages attachants.&nbsp;</p>



<p>Un leader costaud et charismatique, un imbécile heureux gringalet et un geek grassouillet : le trio formé par Wang Zha, Wang Chengyong et Paopao a tout du groupe cliché prêt à remplir un cahier des charges de mauvais scénariste. Mais leurs versions futuristes cassent rapidement les codes en proposant des figures plus contrastées, qui se conjuguent avec des esprits adolescents en passe de perdre leur innocence. Plus qu’à la hauteur, les acteurs mêlent sérieux et grain de folie en permanence, rendant possible et crédible la dualité d’un esprit d’enfant dans le corps d’un adulte et les sauts permanents entre les deux époques.&nbsp;</p>



<p>Constamment sur le fil entre le loufoque et le drame, <strong>Escape from the 21st century</strong> fait souffler un vent de fraîcheur parmi les blockbusters. Décalé, sens dessus dessous, drôle et poétique à la fois, le long-métrage chinois se permet une liberté &#8211; autant dans son récit que dans sa direction artistique &#8211; proscrite depuis longtemps dans les films à gros budget occidentaux. Sans réinventer le genre, Yang Li s’immisce dans un milieu ultra-codifié, propose sa patte et nous laisse avec la promesse qu’une autre forme de blockbuster est encore possible.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Yang Li<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Chine<br><strong>GENRE </strong>: Action, Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Ruoyun Zhang, Yang Song, Manzi Zhuyan, Leon Lee, Elaine Zhong, Wu Xiaoliang<br><strong>DURÉE : </strong>1h38<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Charybde Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>27 août 2025</pre>
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		<title>La Nuit des clowns : un slasher déjanté aux allures de drame social</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 00:36:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lauréat du Bram Stoker Award dans la catégorie meilleur roman pour jeune adulte en 2020, Clown in a Cornfield d’Adam Cesare semblait destiné à être adapté sur grand écran tant cette ode littéraire au genre du slasher suinte le cinéma. Chose promise, chose due avec La Nuit des clowns, qui remplit amplement le cahier des charges de ce sous-genre du cinéma d’horreur avec son lot d’adolescents clichés, de meurtres sanguinolents et de mystères à peine voilés. Pourtant, Eli Craig parvient [&#8230;]</p>
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<p>Lauréat du Bram Stoker Award dans la catégorie meilleur roman pour jeune adulte en 2020, <strong>Clown in a Cornfield</strong> d’Adam Cesare semblait destiné à être adapté sur grand écran tant cette ode littéraire au genre du slasher suinte le cinéma. Chose promise, chose due avec <strong>La Nuit des clowns</strong>, qui remplit amplement le cahier des charges de ce sous-genre du cinéma d’horreur avec son lot d’adolescents clichés, de meurtres sanguinolents et de mystères à peine voilés. Pourtant, Eli Craig parvient à insuffler au film un côté loufoque qui avait déjà fait les beaux jours du cinéaste dans <strong>Tucker et Dale fightent le mal</strong>, en 2010. Flirtant parfois avec la comédie, <strong>La Nuit des clowns</strong> opère toutefois un pas de côté en proposant une critique de l&rsquo;Amérique profonde, renfermée et conservatrice, à travers la figure de ses clowns tueurs.</p>



<p>En quête d&rsquo;un nouveau départ, Quinn (Katie Douglas) et son père (Aaron Abrams) s&rsquo;installent dans la petite ville de Kettle Spring. Ils y découvrent une communauté fracturée, faisant face à l’incendie de l’usine locale. L’adolescente fait rapidement la connaissance de Frendo le Clown, la mascotte du coin, célébrée chaque été lors d’une grande fête en son honneur. Les célébrations tournent au cauchemar quand des adolescents commencent à disparaître, rendant bien réelles les légendes qui circulent autour de Frendo.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Les gags visuels, le gore presque absurde et quelques lignes de dialogue bien placées donnent un rythme nouveau au long-métrage, qui devient presque une sorte de duel entre les clowns tueurs et les adolescents désespérés</p>
</blockquote>



<p>Contrairement à <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=11091.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Scream</a></strong>, film semi-meta de Wes Craven où chaque cliché du genre du slasher est volontairement respecté pour illustrer la mise en abîme du film, <strong>La Nuit des clowns</strong> se veut plus classique. On y suit bel et bien une jeune fille, qui découvre que de mystérieux tueurs masqués en veulent à elle et ses amis, et qui va devoir leur échapper le temps d’une nuit sanglante. Rien de nouveau sous le soleil en apparence, surtout dans la première moitié : aucun (ou trop peu) d’indices dans les dialogues ou la mise en scène nous laissant penser que le cinéaste a conscience de proposer du réchauffé. Des personnages aux lieux en passant par les premières scènes de meurtres, les clichés se succèdent à un rythme saccadé pendant plusieurs dizaines de minutes avant que le film ne décide de réellement proposer quelque chose. </p>



<p>Si Eli Craig semble être en pilotage automatique lorsqu’il s’agit de réaliser un slasher classique, il se démarque en revanche dans la comédie, et <strong>La Nuit des clowns</strong> ne fait pas exception, du moins passée la première partie du film. Les gags visuels, le gore presque absurde et quelques lignes de dialogue bien placées donnent un rythme nouveau au long-métrage, qui devient presque une sorte de duel entre les clowns tueurs et les adolescents désespérés. On en oublie presque les clichés, qui deviennent désormais des prétextes à la comédie. Cette dernière, omniprésente mais jamais trop lourde, laisse peu à peu place à un registre plus dramatique.</p>



<p>Isolée au milieu des champs de maïs, Kettle Spring fait office de décor idéal pour tout slasher qui se respecte. Avec son diner à la <strong><a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-poulet-pou-retour-sur-twin-peaks-the-return-de-david-lynch/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Twin Peaks</a></strong>, son sheriff misogyne et ses adultes déprimés mais fiers de leurs traditions, la ville s’impose comme le berceau caricatural de l’électeur trumpiste moyen. Eli Craig semble l’avoir bien compris au regard des scènes les plus perturbantes du film, qui ne comportent ni clown, ni hache, ni tronçonneuse, mais bien des adultes blâmant des jeunes de tous leurs maux, et ce en profitant de la complicité &#8211; ou du moins de l’inaction &#8211; de leurs pairs. Sans être trop profondément orienté vers le drame social, <strong>La Nuit des clowns</strong> parvient à s’affirmer en tant que slasher sans prétention mais convaincant tout en évoquant le sentiment d’abandon et de repli sur soi d’une partie de l’Amérique rurale.</p>



<p></p>



<p></p>



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<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Eli Craig
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Américain
<strong>GENRE </strong>: Horreur
<strong>AVEC : </strong>Katie Douglas, Carson MacCormac, Aaron Abrams, Will Sasso
<strong>DURÉE : </strong>1h37
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>SND
<strong>SORTIE LE </strong>20 août 2025</pre>
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		<title>The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt : l’ennuyeux péché de David Midell</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 22:33:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où les biopics tout comme les films d’horreur s&#8217;enchaînent au calendrier des sorties, bien heureux sera le/la cinéaste parvenant à trouver une formule nouvelle pour traiter ces genres populaires. Avec The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt, un long-métrage qui mélange les deux registres, David Midell se contente de faire du réchauffé sans même profiter pleinement du fait d’avoir Al Pacino sous la main. En résulte un film au rythme saccadé, qui malgré sa mise en scène immersive, se [&#8230;]</p>
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<p>À l’heure où les biopics <a href="https://movierama.fr/lexorciste-du-vatican-saint-russell-sur-les-pas-de-friedkin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tout comme les films d’horreur</a> s&rsquo;enchaînent au calendrier des sorties, bien heureux sera le/la cinéaste parvenant à trouver une formule nouvelle pour traiter ces genres populaires. Avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1000001813.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt</a></strong>, un long-métrage qui mélange les deux registres, David Midell se contente de faire du réchauffé sans même profiter pleinement du fait d’avoir Al Pacino sous la main. En résulte un film au rythme saccadé, qui malgré sa mise en scène immersive, se complaît dans une succession de séquences clichés répétitives et assommantes.&nbsp;</p>



<p>En 1928, la jeune Emma Schmidt (Abigail Cowen) est admise dans un couvent reculé du Midwest américain. Très vite, les phénomènes inexpliqués se multiplient. Le prêtre Joseph Steiger (Dan Stevens) fait alors appel à un exorciste reconnu, Theophilus Riesinger (Al Pacino). Ce qu’ils vont découvrir dépasse l’imagination. Ce dossier, basé sur une histoire vraie, a été longtemps tenu secret par l’Église. C’est le cas de possession démoniaque le mieux documenté de l’histoire des États-Unis.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Adepte du minimum syndical en termes de jeu dans chaque scène où il apparaît, Al Pacino participe activement au sentiment d’ennui profond que l’on éprouve devant ce film maladroit de bout en bout.</p>
</blockquote>



<p>De par son thème, le film souffre évidemment d’une comparaison avec <strong>L’Exorciste</strong>, de William Friedkin. Pour se démarquer de l’emprise de ce classique du cinéma d’horreur américain, David Midell a opté pour un style de prise de vue qui rappelle les documentaires, peut-être pour rappeler que le récit est basé sur des faits réels. Caméra à l’épaule pour plus d’immersion, travellings avant et arrière à répétition : tout est fait pour donner au spectateur le sentiment de regarder de véritables images d’un exorcisme en 1928. Cela aurait pu davantage fonctionner sans l’ajout de scènes plus intimistes (des conversations dans un bureau, des personnages seuls dans leur chambre), tournées de manière plus classique et qui viennent casser l’effet “mockumentary” insufflé en premier lieu. En résulte un mélange barbare entre plusieurs façons de filmer, ce qui amoindrit considérablement le rythme et l’impact des scènes horrifiques qui s&rsquo;enchaînent au long du film, sans que les acteurs puissent rattraper le coup.</p>



<p><strong>The Ritual : l’exorcisme d’Emma Schmidt</strong> se paie le luxe de compter Al Pacino parmi son casting, mais la légende du cinéma américain brille par son manque d’éclat devant la caméra. Adepte du minimum syndical en termes de jeu dans chaque scène où il apparaît (et il incarne pourtant l’un des personnages principaux), le comédien participe activement au sentiment d’ennui profond que l’on éprouve devant ce film maladroit de bout en bout. Le reste du casting, convaincant sans être impressionnant, ne développe toutefois aucune alchimie lors des scènes, rendant l’ensemble encore moins digeste. Les séquences d’horreur récurrentes, où le surnaturel survient de manière brutale mais attendue, laissent de marbre et ne sont aucunement embellies par les acteurs.</p>



<p>Le long-métrage est construit autour des multiples séances visant à exorciser Emma Schmidt, ce qui va constituer une gradation dans l’horreur, autant pour la pauvre jeune fille que pour le personnel religieux chargé de l’aider. Du scepticisme initial du Père Steiger, on bascule rapidement dans un bouleversement religieux puis une lutte entre le bien et le mal. Mais alors que la dimension profane, voire démoniaque, est mise maladroitement en avant tout au long du film, il est fait peu de place au sacré, qui est pourtant l’une des clés de voûte du récit. La dimension religieuse est vite éludée au bénéfice des traumas internes des personnages (la perte d’un frère, une remise en cause de la foi), qu’ils surmontent rapidement pour laisser la place à la seule thématique jugée importante : l’exorcisme d’Emma Schmidt. Comme d’autres cinéastes avant lui, David Midell ne semble pas avoir compris que le pouvoir de la suggestion et du sacré avait un bien meilleur impact sur un récit d’exorcisme que d’enchaîner des scènes horrifiques clichées et peu convaincantes sans prendre le temps de réellement développer ses personnages.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> David Midell
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Américain
<strong>GENRE </strong>: Horreur/Biopic
<strong>AVEC : </strong>Al Pacino, Dan Stevens, Ashley Greene Khoury
<strong>DURÉE : </strong>1h38
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>KMBO
<strong>SORTIE LE </strong>20 août 2025</pre>
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		<title>Substitution &#8211; Bring her back : un soufflé sanguinolent qui retombe vite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Kévin Corbel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 12:19:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec La Main, sorti en 2023, Danny et Michael Philippou avaient réussi une entrée en matière remarquée dans l’univers du cinéma d’horreur en confrontant la Gen Z au Paranormal. Un résultat plutôt convaincant pour le premier long métrage des deux frères australiens, auparavant connus pour leurs vidéos sur YouTube mettant déjà en scène des histoires d’épouvante. Si le passage du petit au grand écran est loin d’être une évidence pour tous, il s’était bien opéré avec La Main, qui dispose [&#8230;]</p>
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<p>Avec <strong><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=311203.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Main</a></strong>, sorti en 2023, Danny et Michael Philippou avaient réussi une entrée en matière remarquée dans l’univers du cinéma d’horreur en confrontant la Gen Z au Paranormal. Un résultat plutôt convaincant pour le premier long métrage des deux frères australiens, auparavant connus pour leurs vidéos sur YouTube mettant déjà en scène des histoires d’épouvante. Si le passage du petit au grand écran est loin d’être une évidence pour tous, il s’était bien opéré avec <strong>La Main</strong>, qui dispose de quelques bonnes idées de mise en scène directement empruntées aux codes d’Internet. Avec <strong>Substitution &#8211; Bring her back</strong>, le duo de cinéastes réitère dans l’horreur en accentuant les scènes de gore et en proposant quelques nouveautés en termes de mise en scène. Ce nouveau film peine toutefois à se distinguer du premier et accuse même quelques défauts que <strong>La Main</strong> avait su éviter : une intrigue prévisible et des personnages clichés qui mènent à une résolution plutôt décevante.</p>



<p>Suite au décès prématuré de leur père, Andy et Piper, un frère et une sœur, sont placés en famille d’accueil. Chez Laura, leur nouvelle mère adoptive, ils se retrouvent dans une maison isolée, au cœur d’un mystérieux rituel qui va bouleverser leur réalité et les confronter à des forces obscures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Là où <strong>La Main</strong> pouvait se targuer de quelques séquences intéressantes visuellement, <strong>Substitution &#8211; Bring her back </strong>limite la prise de risque mais perd immédiatement en originalité.</p>
</blockquote>



<p>Il faudra attendre une quarantaine de minutes pour que viennent les premières scènes qui donnent envie de détourner le regard, mais une fois ce palier franchi, la violence graphique revient à l’image à des échéances de plus en plus courtes. Coupures, chairs déchiquetées, dents qui s’envolent ou cadavres dévorés : tout y passe dans le nouveau long métrage des frères Philippou, qui semblent donner le rythme à travers ces scènes de violence. Si les premières &#8211; les plus choquantes &#8211; permettent à l’intrigue de monter en gamme et donc de faire basculer les personnages dans un nouveau palier de l’horreur, celles qui suivent perdent en symbolisme, à l’image du film se vidant de son essence à mesure que l’on approche de la fin. </p>



<p>Le scénario soulève rapidement beaucoup de questions, que ce soit sur les mystérieux rituels que l’on aperçoit dans la scène d’introduction, sur le passé des deux ados désormais orphelins, ou sur les véritables intentions de leur nouvelle tutrice légale. À la manière d’une vidéo YouTube, la plupart des interrogations des spectateurs sont levées de but en blanc, sans subtilité et sans trop laisser place à l’interprétation ou à l’imagination, pourtant pièces maîtresses du cinéma d’horreur. Avec un personnage principal malvoyant, incarné par Sora Wong, la suggestion par le son et les images floues auraient pourtant pu avoir une place prépondérante dans la mise en scène : on ne retrouve finalement ces idées que dans quelques scènes convaincantes mais assez peu nombreuses. Là où <strong>La Main</strong> pouvait se targuer de quelques séquences intéressantes visuellement, <strong>Substitution &#8211; Bring her back </strong>limite la prise de risque mais perd immédiatement en originalité.</p>



<p>Rien de nouveau sous le soleil au niveau de l’intrigue également, qui, malgré son apparente simplicité, semble presque trop dense pour un film d’1h39. La faute à des pseudo-rebondissements sans éclat, des personnages clichés, des sous-intrigues encombrantes et une atmosphère globale trop neutre pour entretenir l’illusion d’une tension horrifique constante. En résulte un film sans substance, dont les seules fulgurances sont à attribuer au personnage d’Ollie, que le jeune acteur Jonah Wren Philipps parvient à rendre véritablement terrifiant. Pour le reste, on ne peut que se lamenter sur un scénario qui avait peut-être du potentiel sur Internet, mais plus difficilement au cinéma.</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Danny Philippou et Michael Philippou
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Australie
<strong>GENRE </strong>: Horreur
<strong>AVEC : </strong>Sally Hawkins, Billy Barrat, Sora Wong, Jonah Wren Philipps
<strong>DURÉE : </strong>1h39
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Sony Pictures Releasing France
<strong>SORTIE LE </strong>30 juillet 2025</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/substitution-bring-her-back-un-souffle-sanguinolent-qui-retombe-vite/">Substitution &#8211; Bring her back : un soufflé sanguinolent qui retombe vite</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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