<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hanna Hromovetska, auteur/autrice sur MovieRama</title>
	<atom:link href="https://movierama.fr/author/hanna-hromovetska/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://movierama.fr/author/hanna-hromovetska/</link>
	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Nov 2026 06:05:11 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.11</generator>

<image>
	<url>https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/cropped-Logo-MOVIERAMA-mini-32x32.png</url>
	<title>Hanna Hromovetska, auteur/autrice sur MovieRama</title>
	<link>https://movierama.fr/author/hanna-hromovetska/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Club Kid : les problèmes du père au cœur du New York festif</title>
		<link>https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif/</link>
					<comments>https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2026 22:41:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=52151</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le sillage de la tendance évidente à représenter le fossé générationnel, le premier long métrage du célèbre humoriste d’Instagram Jordan Firstman fait irruption dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes de cette année avec une exploration exubérante de la scène festive new-yorkaise contemporaine, de ses habitués occasionnels et de quelques étrangers étonnamment bien assortis. Après une bataille acharnée entre presque tous les grands studios, A24 a acquis les droits de distribution internationale du film pour la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif/">Club Kid : les problèmes du père au cœur du New York festif</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le sillage de la tendance évidente à représenter le fossé générationnel, le premier long métrage du célèbre humoriste d’Instagram Jordan Firstman fait irruption dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes de cette année avec une exploration exubérante de la scène festive new-yorkaise contemporaine, de ses habitués occasionnels et de quelques étrangers étonnamment bien assortis. Après une bataille acharnée entre presque tous les grands studios, A24 a acquis les droits de distribution internationale du film pour la somme énorme de 17 millions de dollars.</p>



<p>L’histoire commence lorsque Peter, organisateur de soirées, découvre qu’il a un fils, Arlo, issu d’un plan à trois occasionnel dans une dark room qu’il a eu dix ans auparavant. Non seulement il a un fils, mais celui-ci a été amené devant sa porte depuis la Grande-Bretagne par une amie de la mère, récemment suicidée. Sans autres proches, Adam — pour couronner le tout, gay assumé depuis toujours — doit accepter ce retournement de situation totalement inattendu, adaptant son quotidien à cette nouvelle réalité. Et bien qu’il paraisse d’abord réticent, il comprend rapidement que ce nouveau lien est exactement ce dont il avait besoin depuis longtemps.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Club Kid</strong> est un cas remarquable de cinéma queer dans la sélection cannoise de cette année, dont les visuels audacieux et l’énergie constamment croissante ne compromettent jamais la finesse de son regard sur les problèmes sociaux contemporains.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Sans le signalement aux services de protection de l’enfance par l’ancienne partenaire professionnelle jalouse de Peter, ce tableau pastoral serait resté sans tache. Cependant, <strong>Club Kid</strong> n’abuse pas de naïveté et équilibre finalement les débuts presque féeriques de l’histoire entre Peter et Arlo avec les problèmes bureaucratiques inévitables et les obstacles juridiques qui pèsent sur leur famille. Compte tenu du passé de Peter et de ses liens avec le trafic de drogue dans les soirées qu’il organisait, une enquête est menée par les services sociaux britanniques, et les chances de poursuivre cette nouvelle vie dans laquelle père et fils se sont profondément investis semblent bien faibles.</p>



<p>Bien qu’il existe déjà un grand nombre de films dans la sélection cannoise de cette année qui mettent en scène différentes formes de fossé générationnel, le choix de <strong>Club Kid</strong> de se concentrer spécifiquement sur un père et son fils, sans autres membres de la famille impliqués, met moins en lumière une crise familiale qu’un regard inédit sur la solitude de l’homme moderne. Malgré son passé de consommation de drogues et de fêtes excessives, Peter se révèle très vite être un excellent père, et cette étrange adéquation souligne l’anomalie non seulement de cette famille particulière, mais aussi de la structure sociale en général. À travers de petits détails nuancés du passé de Peter transparaît une longue histoire d’abus et de répression qui a été considérée comme normale suffisamment longtemps pour blesser ses victimes bien plus profondément qu’on ne pourrait l’imaginer.</p>



<p>Cette idée finement saisie est mise en scène de la manière la plus appropriée non seulement dans l’histoire elle-même, mais aussi au niveau des choix visuels. Rempli de scènes de club mémorables et porté par un rythme nourri par la musique, le film est tout simplement captivant à regarder de la première à la dernière minute. Jordan Firstman dans le rôle principal semble jouer son propre personnage — tant il paraît naturel et sûr de lui à l’écran, tout comme le reste du casting.</p>



<p>Finalement, <strong>Club Kid</strong> est un cas remarquable de cinéma queer dans la sélection cannoise de cette année, dont les visuels audacieux et l’énergie constamment croissante ne compromettent jamais la finesse de son regard sur les problèmes sociaux contemporains. Avec A24 comme nouveau distributeur, le film a toutes les chances de devenir l’un des grands phénomènes de l’année lors de sa sortie internationale.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Club Kid : les problèmes du père au cœur du New York festif","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/BQ5UBF5DMBEQ7MVI5D2XT3T3ZY-125x125.webp"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jordan Firstman<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> U.S.A.<br><strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique<br><strong>AVEC : </strong> Jordan Firstman, Cara Delevingne, Diego Calva<br><strong>DURÉE : </strong>2h 06min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport<br><strong>SORTIE LE </strong>4 novembre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif/">Club Kid : les problèmes du père au cœur du New York festif</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Death Has No Master : une histoire gothique dans les jungles vénézuéliennes</title>
		<link>https://movierama.fr/death-has-no-master-une-histoire-gothique-dans-les-jungles-venezueliennes/</link>
					<comments>https://movierama.fr/death-has-no-master-une-histoire-gothique-dans-les-jungles-venezueliennes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 13:05:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=54541</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir conquis Venise et le Festival de Rotterdam avec ses deux précédents longs métrages, le réalisateur vénézuélo-canadien Jorge Thielen Armand recourt une nouvelle fois au cadre chargé d’atmosphère d’une maison à moitié abandonnée pour commenter la situation politique et sociale actuelle de son pays natal. L’histoire suit Caro qui, après avoir passé plusieurs années en Italie, rentre au Venezuela à la mort de son père. En découvrant qu’il lui a légué une plantation de cacao et un manoir, Caro [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/death-has-no-master-une-histoire-gothique-dans-les-jungles-venezueliennes/">Death Has No Master : une histoire gothique dans les jungles vénézuéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après avoir conquis Venise et le Festival de Rotterdam avec ses deux précédents longs métrages, le réalisateur vénézuélo-canadien Jorge Thielen Armand recourt une nouvelle fois au cadre chargé d’atmosphère d’une maison à moitié abandonnée pour commenter la situation politique et sociale actuelle de son pays natal.</p>



<p>L’histoire suit Caro qui, après avoir passé plusieurs années en Italie, rentre au Venezuela à la mort de son père. En découvrant qu’il lui a légué une plantation de cacao et un manoir, Caro découvre également que l’ancien personnel vit toujours sur place et que, malgré son intention de vendre la propriété, personne n’est prêt à quitter son foyer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>En effet, <strong>Death Has No Master</strong> est avant tout un film de nuances visuelles et de suggestions, plutôt qu’un récit minutieusement élaboré ou une œuvre proposant un développement approfondi de ses personnages.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Bien que, dans un récit purement descriptif, l’histoire semble guidée par des considérations strictement pragmatiques, le cadre du film et l’atmosphère d’une catastrophe grandissante, aux dimensions presque gothiques, prennent le dessus sur les rebondissements du récit. En effet, <strong>Death Has No Master</strong> est avant tout un film de nuances visuelles et de suggestions, plutôt qu’un récit minutieusement élaboré ou une œuvre proposant un développement approfondi de ses personnages. De fait, les bottes et le chapeau de Caro en disent bien davantage sur son héritage colonial que n’importe quel dialogue du film. Sans une orchestration aussi maîtrisée de tous ces détails, le film risquerait facilement de se réduire à un spectacle peu captivant. Mais la composition de Jorge Thielen Armand est presque parfaite : chaque détail à l’écran contribue à créer un sentiment omniprésent, obsédant et inéluctable d’absence d’avenir.</p>



<p>Asia Argento, qui nous entraîne dans ce voyage au cœur des ténèbres, correspond parfaitement à cette histoire, tant sur le plan visuel que contextuel. Héritière de l’immense patrimoine du giallo incarné par son père, Dario Argento, elle apporte au film une dimension très particulière : celle d’un récit dont l’un des versants semble tourné vers la réalité, voire y faire directement référence. La scène finale, dans laquelle apparaît l’unique survivant du massacre, renvoie à une page bien précise de la biographie d’Asia Argento, brouillant une nouvelle fois la frontière entre réalité et fiction. Parallèlement, son personnage fait en partie écho au réalisateur lui-même, tous deux partageant l’expérience de la migration depuis le Venezuela. Ce regard distancié, comme porté de loin sur quelque chose qui fut autrefois si familier, contribue lui aussi à brouiller les distances — tout autant que les époques — et, par conséquent, la notion même de réalité dans ce cauchemar fiévreux venu de l’enfance.</p>



<p>Finalement, <strong>Death Has No Master</strong> propose une exploration intense, obsédante et essentiellement atmosphérique du Venezuela contemporain. Loin de prétendre à l’objectivité, le film offre néanmoins une vision particulièrement impressionnante qui, malgré son ambition de commentaire politique, s’adresse avant tout aux sens.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Death Has No Master : une histoire gothique dans les jungles vénézuéliennes","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/10/death-has-no-master-2la-faena_o_1joli4d9vk991fa3qq4li0e4pe-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jorge Thielen Armand<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Vénézuela, Italie, Canada, Luxembourg, Mexique, Espagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame, Fantastique, Thriller<br><strong>AVEC : </strong>Asia Argento, Jorge Thielen Hedderich, Dogreika Tovar<br><strong>DURÉE : </strong>1h 46min<br><strong>SORTIE LE </strong>Prochainement</pre>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/death-has-no-master-une-histoire-gothique-dans-les-jungles-venezueliennes/">Death Has No Master : une histoire gothique dans les jungles vénézuéliennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/death-has-no-master-une-histoire-gothique-dans-les-jungles-venezueliennes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Diables : la Danse Macabre de Ken Russell restaurée</title>
		<link>https://movierama.fr/ken-russell-les-diables-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree/</link>
					<comments>https://movierama.fr/ken-russell-les-diables-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 04:37:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[REPRISES]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=52091</guid>

					<description><![CDATA[<p>55 ans après sa sortie officielle, Les Diables restauré de Ken Russell revient sur grand écran, en avant-première à la section Cannes Classics suivie d’une sortie en salles sous le label Warner Bros. France. Violemment attaqué par la critique dans les années 1970, Les Diables avait pourtant rencontré un grand succès auprès du public et figurait parmi les films les plus populaires du box-office britannique en 1972. Face à l’avalanche d’accusations, de censures, de coupures et d’interdictions qui ont limité [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/ken-russell-les-diables-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree/">Les Diables : la Danse Macabre de Ken Russell restaurée</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>55 ans après sa sortie officielle, <strong>Les Diables</strong> restauré de Ken Russell revient sur grand écran, en avant-première à la section Cannes Classics suivie d’une sortie en salles sous le label Warner Bros. France.</p>



<p>Violemment attaqué par la critique dans les années 1970, <strong> Les Diables</strong> avait pourtant rencontré un grand succès auprès du public et figurait parmi les films les plus populaires du box-office britannique en 1972. Face à l’avalanche d’accusations, de censures, de coupures et d’interdictions qui ont limité la diffusion du film dans d’autres pays, cette nouvelle restauration 4K offre une renaissance méritée et la version la plus proche du director’s cut que Ken Russell aurait souhaité voir exister. Une première tentative de restauration avait été présentée à Londres en 2002 et demeure à ce jour la seule version que le réalisateur ait lui-même visionnée avant sa mort en 2011.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;derrière cette profusion de visions délirantes, de retournements audacieux et d’une énergie omniprésente se cache une réflexion politique complexe, que l’auteur lui-même rattachait moins à une période historique précise qu’à la structure même des rapports de pouvoir.</p>



<p></p>
</blockquote>



<p>L’histoire se déroule dans la ville-forteresse de Loudun, dans la France du XVIIème siècle, où le père Urbain Grandier se distingue par un tempérament excessivement épris de liberté et une interprétation très personnelle des dogmes religieux. À défaut de cela, c’est certainement la force et l’indépendance de sa ville sous son autorité qui attirent la colère des courtisans du roi. Incapables de supporter l’autonomie de Loudun, ils accusent Grandier de sorcellerie et lancent une enquête autour des nonnes prétendument possédées, qui finira par détruire à la fois la ville et le sens même de la morale.</p>



<p>Le film déborde de costumes flamboyants signés Derek Jarman et de plans impeccables du directeur de la photographie David Watkin, mais l’accumulation de scènes de corporéité explicite, de blasphème et de torture, ainsi qu’une orgie culminante de nonnes autour d’une statue du Christ, explique sans peine pourquoi le film fut interdit. Pourtant, derrière cette profusion de visions délirantes, de retournements audacieux et d’une énergie omniprésente se cache une réflexion politique complexe, que l’auteur lui-même rattachait moins à une période historique précise qu’à la structure même des rapports de pouvoir. Selon Mark Kermode, le critique britannique qui a retrouvé les images dans les archives de Warner Bros. et initié le projet de restauration il y a plusieurs années, Ken Russell aurait affirmé que <strong>Les Diables</strong> était le seul véritable film politique qu’il ait jamais réalisé.</p>



<p>Les « démons » du titre désignent presque tous ceux qui détiennent ne serait-ce qu’une parcelle de pouvoir à l’écran : du roi jusqu’aux bourreaux locaux de Loudun, il n’y a pratiquement aucun personnage avec lequel il soit possible d’éprouver de l’empathie. Pourtant, dans cette ronde permanente de fautes et de violences, certains souffrent davantage de ce système et suscitent plus facilement l’inquiétude du spectateur. Il est notable que toutes les victimes soient des femmes, et plus particulièrement le groupe de nonnes qui déclenche la chasse aux sorcières dans la ville. De ce point de vue, il est important de rappeler qu’une femme — précisément Madeleine de Brou, qui a perdu sa mère durant l’épidémie — est la seule personne à franchir les murs effondrés de Loudun et, symboliquement, à sortir de son ordre oppressif. Ce n’est guère une fin heureuse, mais certainement une interprétation intéressante de ce que pourrait être une échappatoire à cette structure de pouvoir suicidaire présentée comme l’ordre établi.</p>



<p>Issu du monde de la danse, Ken Russell disait avoir retrouvé avec <strong>Les Diables</strong> un rythme qu’il avait perdu depuis longtemps. Un rythme, bien sûr, non seulement au sens d’un jeu influent de répétitions et de variations — même si cela est aussi très présent dans le film — mais comme une pulsation reflétant le caractère profond, l’idée centrale d’une œuvre. Et s’il y a bien une chose pour laquelle <strong>Les Diables</strong> ne peut être critiqué, c’est qu’il représente parfaitement cette fièvre du pouvoir oppressif, exagérément guidée par le sexe, aussi pertinente aujourd’hui en Occident qu’elle l’a probablement toujours été.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Les Diables : la Danse Macabre de Ken Russell restaurée","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/oliver-reed-vanessa-redgrave-1-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Ken Russell<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>   Grande-Bretagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame, Epouvante-horreur, Historique<br><strong>AVEC : </strong>Vanessa Redgrave, Oliver Reed, Dudley Sutton<br><strong>DURÉE : </strong>1h 54min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Warner Bros. France <br><strong>SORTIE LE </strong>28 octobre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/ken-russell-les-diables-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree/">Les Diables : la Danse Macabre de Ken Russell restaurée</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/ken-russell-les-diables-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Tentazione : ni vérité, ni plausibilité</title>
		<link>https://movierama.fr/la-tentazione-ni-verite-ni-plausibilite/</link>
					<comments>https://movierama.fr/la-tentazione-ni-verite-ni-plausibilite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2026 03:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=54222</guid>

					<description><![CDATA[<p>Apparemment trop sûr de lui dans sa tentative de dépeindre l’histoire d’amour entre une enseignante discrète d’une cinquantaine d’années et un nouvel élève de lycée, le deuxième long métrage du réalisateur italien Nicolangelo Gelormini, La Tentazione, est en réalité presque une reconstitution directe du meurtre de Gloria Rosboch en 2016. Le film se déroule dans un foyer isolé composé de trois personnes : deux parents âgés, le père souffrant de la maladie d’Alzheimer, et leur fille d’une cinquantaine d’années, Gioia, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-tentazione-ni-verite-ni-plausibilite/">La Tentazione : ni vérité, ni plausibilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-group alignwide"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div class="wp-block-group alignwide"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow"></div></div>
</div></div>



<p>Apparemment trop sûr de lui dans sa tentative de dépeindre l’histoire d’amour entre une enseignante discrète d’une cinquantaine d’années et un nouvel élève de lycée, le deuxième long métrage du réalisateur italien Nicolangelo Gelormini, <strong>La Tentazione</strong>, est en réalité presque une reconstitution directe du meurtre de Gloria Rosboch en 2016.</p>



<p>Le film se déroule dans un foyer isolé composé de trois personnes : deux parents âgés, le père souffrant de la maladie d’Alzheimer, et leur fille d’une cinquantaine d’années, Gioia, dont le nom fait référence à la joie qu’elle n’a jamais connue auparavant. À travers des rituels quotidiens et des goûts simples, la vie de Gioia est dépeinte comme morne jusqu’à ce qu’elle croise un nouvel élève de lycée, Alexis, dans l’établissement où elle enseigne le français, bien qu’il ne soit pas dans sa classe. Alexis est presque l’opposé de tout ce qui constitue Gioia : il est jeune, séduisant, sexuellement libéré, et cette dernière ne l’est plutôt pas par choix, mais en raison des difficultés liées au fait de vivre avec une mère économiquement irresponsable. Associé à différentes formes de travail sexuel, Alexis entame avec Gioia une relation amoureuse étrange, mais qui se développe rapidement, lorsqu’il commence à prendre des cours supplémentaires avec elle. Et si, au début, ce nouveau chapitre de sa vie semble offrir à Alexis, probablement pour la première fois, quelqu’un qui se soucie réellement de lui, l’évolution de ce couple ouvre des possibilités encore plus prometteuses qui bouleverseront inévitablement l’ancienne vie, mais guère les anciens schémas comportementaux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;son abaissement constant vers une sorte de comédie nationale de seconde zone [&#8230;] éloigne le film de son principal intérêt — sa proximité étonnamment forte avec la réalité contemporaine de Turin.<br></p>
</blockquote>



<p>Avec de nombreuses allusions aux grands mythes européens : d’Écho et Narcisse jusqu’à l’amour romantique à travers la lecture inlassable de Flaubert, <strong>La Tentazione</strong> aurait facilement pu viser la catégorie des drames de prestige, mais son abaissement constant vers une sorte de comédie nationale de seconde zone, accompagné de choix musicaux discutables et de références cinématographiques jamais vraiment pertinentes allant de <strong>Twilight</strong> à <strong>L&rsquo;Eclipse</strong>, éloigne le film de son principal intérêt — sa proximité étonnamment forte avec la réalité contemporaine de Turin.</p>



<p>En réalité, dans <strong>La Tentazione</strong>, les événements réels de 2016 ont été étirés pour correspondre aux canons du romantisme, ou plutôt à l’idée que Nicolangelo Gelormini s’en faisait. Le résultat s’avère pour le moins inattendu : la victime de 50 ans est infantilisée, tandis que le coupable est présenté comme étant lui-même victime de violences. Avec l’intervention d’un tiers, élément inséparable du triangle amoureux, ce traitement de l’histoire la rapproche certes davantage du romantisme, mais l’utilisation même de la mort de quelqu’un comme terrain d’exercice pour écrire des histoires d’amour discutables dépasse l’entendement. Néanmoins, en Italie, le film a reçu un Golden Globe du meilleur scénario en 2026.</p>



<p>Par conséquent, <strong>La Tentazione</strong> n’est ni séduisant ni captivant. Et si le marché cinématographique contemporain peut dans une certaine mesure consommer des drames de ce genre, cette règle ne s’applique pas aux reconstitutions grotesques de crimes réels.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-2"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:80%"></div></div><div class="score">1</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "La Tentazione : ni vérité, ni plausibilité","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/10/LA-GIOIA-1-125x125.jpeg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "1",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Nicolangelo Gelormini<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Italy<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Valeria Golino, Jasmine Trinca, Saul Nanni<br><strong>DURÉE : </strong>1h 48min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Destiny Films<br><strong>SORTIE LE </strong>28 octobre 2026</pre>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-tentazione-ni-verite-ni-plausibilite/">La Tentazione : ni vérité, ni plausibilité</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/la-tentazione-ni-verite-ni-plausibilite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Où vont les âmes ? : la décision de mourir</title>
		<link>https://movierama.fr/ou-vont-les-ames-la-decision-de-mourir/</link>
					<comments>https://movierama.fr/ou-vont-les-ames-la-decision-de-mourir/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 10:55:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53964</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après son documentaire Over My Dead Body, consacré à un chorégraphe dans l’attente d’une transplantation pulmonaire, l’actrice et réalisatrice canadienne Brigitte Poupart revient sur les questions liées à l’invasion chirurgicale dans son premier long métrage de fiction, Où vont les âmes ?, cette fois-ci — avec un défi pour le moins excentrique. Anna (Sara Montpetit), 18 ans, diagnostiquée d’un cancer en phase terminale incurable, a décidé de mettre fin à ses jours par suicide médicalement assisté. Mais avant que cela [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/ou-vont-les-ames-la-decision-de-mourir/">Où vont les âmes ? : la décision de mourir</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après son documentaire <strong>Over My Dead Body</strong>, consacré à un chorégraphe dans l’attente d’une transplantation pulmonaire, l’actrice et réalisatrice canadienne Brigitte Poupart revient sur les questions liées à l’invasion chirurgicale dans son premier long métrage de fiction, <strong>Où vont les âmes ?</strong>, cette fois-ci — avec un défi pour le moins excentrique.</p>



<p>Anna (Sara Montpetit), 18 ans, diagnostiquée d’un cancer en phase terminale incurable, a décidé de mettre fin à ses jours par suicide médicalement assisté. Mais avant que cela n’ait lieu, elle souhaite retrouver une dernière fois ses deux demi-sœurs aînées, dont elle est séparée depuis que leur père (Jean Marchand) est allé en prison pour avoir commis une agression sexuelle. Déjà digne d’un véritable rollercoaster émotionnel, l’histoire ajoute à cela la présence constante d’Anna sur les réseaux sociaux, où elle diffuse en direct ses derniers jours devant un large public, tandis que son père semble à un pas d’être libéré de prison de manière anticipée — précisément pour voir sa fille avant qu’elle ne meure.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>En effet, le refus du film de recourir à des flashbacks mis en scène et son recours systématique à des dialogues interrompus en plein milieu, qui ne trouvent jamais de conclusion, ne rendent l’histoire que plus mystérieuse, et non plus attrayante.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Avec une intrigue initialement aussi tordue, le film se noie cependant dans son attention constante portée à la romantisation de la mort en question. Avec une direction artistique trop décorative, plutôt imprégnée de Pinterest, le film ressemble davantage à une publicité de mode ou à un clip musical qu’au genre qu’il cherche à être — principalement parce que la réalisatrice semble avoir accordé davantage d’importance à l’imagerie du film qu’à la cohérence de son récit.</p>



<p>Situé dans les 15 derniers jours de la vie d’Anna, le film manifeste l’inévitabilité de sa mort dès les premières scènes. Chaque détail à l’écran, chaque nouveau rebondissement contribue à démontrer le bien-fondé de la décision de l’héroïne. Bien que l’histoire soit constituée de nombreux drames familiaux et de secrets cachés, ceux-ci finissent par se noyer dans les émotions provoquées par les retrouvailles des sœurs. Les traumatismes passés, tout comme les événements qui les ont provoqués, ne sont jamais expliqués, seulement suggérés, ce qui laisse aux acteurs un espace limité pour exprimer suffisamment les émotions et permettre au spectateur de ressentir la moindre empathie. En effet, le refus du film de recourir à des flashbacks mis en scène et son recours systématique à des dialogues interrompus en plein milieu, qui ne trouvent jamais de conclusion, ne rendent l’histoire que plus mystérieuse, et non plus attrayante.</p>



<p>En guise de référence culturelle, dans la Grande-Bretagne victorienne, la tuberculose était elle aussi romantisée, au point de devenir une mode et même un culte, transformant un lent déclin en symbole de spiritualité et de beauté suprêmes. <strong>Où vont les âmes ?</strong> adopte la même approche de la décision d’Anna de mourir, mais offre difficilement une réflexion sur ce qui l’a provoquée, privilégiant l’esthétique au raisonnement qui la sous-tend.</p>



<p>Finalement, <strong>Où vont les âmes ?</strong> se compose de quelques touches superficielles apportées à des questions considérables, et plus celles-ci semblent controversées et complexes, moins le film semble se soucier de les traiter à la hauteur de leur complexité. Tout cela est néanmoins enveloppé dans des plans récurrents de la campagne canadienne — des images étranges, mais indéniablement accrocheuses.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-3"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:61%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Où vont les âmes ? : la décision de mourir","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/09/b1151f710cc78eccf78f8893c771d073-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "1.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Brigitte Poupart<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Canada<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Monia Chokri, Sylvie Testud, Sara Montpetit<br><strong>DURÉE : </strong>2h 01min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Wayna Pitch <br><strong>SORTIE LE </strong>14 octobre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/ou-vont-les-ames-la-decision-de-mourir/">Où vont les âmes ? : la décision de mourir</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/ou-vont-les-ames-la-decision-de-mourir/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un hiver russe : la peur que les gens emportent avec eux</title>
		<link>https://movierama.fr/un-hiver-russe-la-peur-que-les-gens-emportent-avec-eux/</link>
					<comments>https://movierama.fr/un-hiver-russe-la-peur-que-les-gens-emportent-avec-eux/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 10:31:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53893</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un hiver russe est le nouveau documentaire du réalisateur autrichien basé à Paris Patric Chiha, qui suit la vie d’immigrés russes après leur fuite de leur pays natal en 2022. Le film a été présenté en première à la Berlinale Panorama 2026. Un hiver russe observe un groupe de jeunes gens ayant quitté la Russie après le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne à grande échelle en 2022. Situé entre Paris et Istanbul, le film retrace le parcours inattendu que ses [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/un-hiver-russe-la-peur-que-les-gens-emportent-avec-eux/">Un hiver russe : la peur que les gens emportent avec eux</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un hiver russe</strong> est le nouveau documentaire du réalisateur autrichien basé à Paris Patric Chiha, qui suit la vie d’immigrés russes après leur fuite de leur pays natal en 2022. Le film a été présenté en première à la Berlinale Panorama 2026.</p>



<p><strong>Un hiver russe</strong> observe un groupe de jeunes gens ayant quitté la Russie après le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne à grande échelle en 2022. Situé entre Paris et Istanbul, le film retrace le parcours inattendu que ses personnages ont dû entreprendre. Le film est constitué en grande partie des récits en voix off de ses personnages et de dialogues sporadiques revenant sur ce qui leur est arrivé. Les sujets des conversations sont variés, mais pas vraiment surprenants : la rupture des liens familiaux, la nostalgie du passé, les modes de vie perdus, le désir de revenir et la peur constante dont les personnages pensaient s’être échappés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ni les emplois, ni la situation familiale, ni les convictions politiques ne sont clairement présentés, donnant l’impression que les personnes à l’écran sont soumises à une pression émotionnelle prolongée qui ne fait pas réellement avancer le film.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Avec tout ce bagage émotionnel, le film ne se presse pas pour mettre clairement le conflit sur la table, tournant autour du ressentiment des personnages. Ni les emplois, ni la situation familiale, ni les convictions politiques ne sont clairement présentés, donnant l’impression que les personnes à l’écran sont soumises à une pression émotionnelle prolongée qui ne fait pas réellement avancer le film. Dans une telle configuration, le film complique l’empathie envers ses personnages, ainsi que le dialogue qui se développe ensuite entre Yuri et sa petite amie Margarita, qui l’a rejoint à Paris après avoir erré pendant un certain temps dans l’attente de son visa. Ce dialogue, qui souligne l’importance d’avoir quelqu’un de proche à ses côtés, est inévitablement lié au fait d’avoir constamment peur.</p>



<p>Ainsi, la peur que Yuri affirme ressentir constamment lorsqu’il était encore en Russie s’avère omniprésente, même lorsque sa patrie est loin. Cette prise de conscience, révélatrice et descriptive de l’expérience d’un groupe de Russes exilés, se noie néanmoins dans le flou du film, laissant le spectateur avec un sentiment quelque peu universel, proche de celui d’un orphelin, qui semble trop généralisant pour un sujet que le réalisateur a inévitablement abordé en traitant de la plus grande guerre actuelle en Europe.</p>



<p>Finalement, le film n’est ni touchant ni captivant, avec très peu, voire aucun véritable objectif entre ses personnages et l’intention du réalisateur, du moins en apparence. En d’autres termes, encore un film financé par la France qui expose la perception de la guerre par les Russes sans rien apporter d’autre qu’une déception dans la réflexion actuelle sur la guerre.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-2"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:80%"></div></div><div class="score">1</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Un hiver russe : la peur que les gens emportent avec eux","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/09/202615476_1_ORG-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "1",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Patric Chiha<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France<br><strong>GENRE </strong>: Documentaire<br><strong>DURÉE : </strong>1h 26min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Léopard Films<br><strong>SORTIE LE </strong>30 septembre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/un-hiver-russe-la-peur-que-les-gens-emportent-avec-eux/">Un hiver russe : la peur que les gens emportent avec eux</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/un-hiver-russe-la-peur-que-les-gens-emportent-avec-eux/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Elephants dans la brume : l’éveil d’un chaos féminin</title>
		<link>https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/</link>
					<comments>https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 12:11:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=52430</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après avoir remporté une Mention spéciale du jury avec son premier court métrage Lori en 2022, le réalisateur népalais Abinash Bikram Shah revient sur la Croisette pour concourir dans la section Un Certain Regard avec son premier long métrage Les Elephants dans la brume, premier film népalais officiellement sélectionné à Cannes. Au cœur de l’histoire se trouve la peur des éléphants sauvages qui ont commencé à attaquer un village entouré de forêts au Népal. Parallèlement aux patrouilles quotidiennes et à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/">Les Elephants dans la brume : l’éveil d’un chaos féminin</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après avoir remporté une Mention spéciale du jury avec son premier court métrage <strong>Lori</strong> en 2022, le réalisateur népalais Abinash Bikram Shah revient sur la Croisette pour concourir dans la section Un Certain Regard avec son premier long métrage <strong>Les Elephants dans la brume</strong>, premier film népalais officiellement sélectionné à Cannes.</p>



<p>Au cœur de l’histoire se trouve la peur des éléphants sauvages qui ont commencé à attaquer un village entouré de forêts au Népal. Parallèlement aux patrouilles quotidiennes et à l’état d’urgence, se déploie le conflit intérieur de Pirati, la matriarche de la communauté kinnar du village. Bien qu’astreinte au célibat, elle est amoureuse d’un maître tambourinaire de la ville voisine et rêve de s’enfuir avec lui à Delhi, mais dans son cas cela signifie abandonner non seulement ses vœux, mais aussi sa famille. Lorsque sa plus jeune fille Apsara — en réalité un jeune garçon trans destiné à être émasculé — découvre les projets de Pirati, elle entre dans une colère noire et provoque une dispute, suivie de sa disparition après la patrouille nocturne contre les éléphants dans la forêt. Alors qu’une possible relation adultère d’Apsara avec un homme marié du village est révélée au milieu de l’enquête et des recherches menées par Pirati, un enchevêtrement de tensions sociales et d’excitations latentes, étroitement noué par une indifférence mutuelle, commence à se défaire et à détruire les rôles sociaux établis.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;cette énergie féminine chaotique et puissante, qui rappelle avec fraîcheur le prix de l’oppression des minorités, est précisément ce qui manquait tant à Cannes cette année&#8230;</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Déchirée entre la famille et la passion personnelle, Pirati traverse une histoire classique de devoir et de désir, seulement enrichie par les stupéfiants concepts de troisième genre qui structurent sa société. Cependant, la dimension queer pluriséculaire de cette communauté est soutenue non seulement par une intrigue captivante, mais également par presque tous les autres aspects de la mise en scène. Grâce au travail de caméra subtil de Noé Bach, aux costumes envoûtants, à une direction artistique soignée et immersive ainsi qu’à la remarquable performance de l’actrice principale Pushpa Thing Lama, tout dans <strong>Les Elephants dans la brume</strong> contribue à bâtir un univers dense et complet auquel il est difficile de ne pas s’attacher.</p>



<p>Le film ne propose toutefois pas une simple contemplation, mais bien une approche fraîche et audacieuse de la question des minorités marginalisées. La disparition de la fille met au jour toute la colère auparavant réprimée envers la communauté kinnar, tandis que les éléphants errants, d’abord menace et catalyseur du récit, finissent par fusionner avec les marginalisés et les opprimés, libérant ainsi une puissance généralement associée au féminin — celle du chaos purement animal.</p>



<p>Finalement, cette énergie féminine chaotique et puissante, qui rappelle avec fraîcheur le prix de l’oppression des minorités, est précisément ce qui manquait tant à Cannes cette année, avec sa longue liste de personnages féminins réprimés ou totalement absents des récits gays. Porté par des images saturées et une production presque parfaite, <strong>Les Elephants dans la brume</strong> s’impose comme l’un des véritables miracles de cette édition du festival, marquant l’accomplissement total d’Abinash Bikram Shah dans sa capacité à rendre une culture radicalement autre profondément captivante à l’écran.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:21%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Les Elephants dans la brume : l’éveil d’un chaos féminin","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/ffb2a0d8cd97ccb27abb2b1cbd027f31-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Abinash Bikram Shah<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Népal, France, Allemagne, Brésil, Norvège<br><strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique<br><strong>AVEC : </strong>Pushpa Thing Lama, Deepika Yadav, Jasmin Bishwokarma<br><strong>DURÉE : </strong>1h 43min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Valseurs / Arizona Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>23 septembre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/">Les Elephants dans la brume : l’éveil d’un chaos féminin</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pressure : la guerre à tout prix</title>
		<link>https://movierama.fr/pressure-la-guerre-a-tout-prix/</link>
					<comments>https://movierama.fr/pressure-la-guerre-a-tout-prix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 19:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53878</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pressure est le deuxième long métrage du réalisateur australien Anthony Maras. Après s’être intéressé aux attentats de Mumbai de 2008 dans son premier film, Hotel Mumbai, présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto, Maras se tourne vers la Seconde Guerre mondiale, et plus précisément vers le débarquement en Normandie en 1944. Le film tourne autour d’un homme quelque peu classiquement dévoué à la fois à sa vocation, la météorologie, et à sa famille, qui est sur le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/pressure-la-guerre-a-tout-prix/">Pressure : la guerre à tout prix</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Pressure</strong> est le deuxième long métrage du réalisateur australien Anthony Maras. Après s’être intéressé aux attentats de Mumbai de 2008 dans son premier film, <strong>Hotel Mumbai</strong>, présenté en avant-première au Festival international du film de Toronto, Maras se tourne vers la Seconde Guerre mondiale, et plus précisément vers le débarquement en Normandie en 1944.</p>



<p>Le film tourne autour d’un homme quelque peu classiquement dévoué à la fois à sa vocation, la météorologie, et à sa famille, qui est sur le point de s’agrandir puisque sa femme attend leur premier enfant. C’est précisément à ce moment-là que James Stagg est appelé à participer à la Seconde Guerre mondiale, afin notamment d’établir les prévisions météorologiques pour le D-Day, lorsque l’invasion de l’Europe occupée par l’Allemagne par les Alliés doit commencer. À la frontière entre les incertitudes de sa vie privée et les jeux secrets de ses nouveaux collègues, Stagg reste confiant dans ses calculs, bien qu’ils contredisent ceux de son confrère, et insiste pour repousser la date de l’invasion. Alors que toutes les troupes et les armes sont rassemblées en vue du départ imminent, le coût de chaque heure d’attente augmente considérablement, sans compter qu’une erreur dans les prévisions météorologiques pourrait coûter extrêmement cher à la libération de l’Europe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;avec toutes ces petites mais constantes imprécisions scénaristiques, le film perd sa dimension profondément humaine, sans prétention mais plus complexe&#8230;</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Ce rollercoaster émotionnel fondé sur le scénario est soigneusement enveloppé dans une reconstitution historique raffinée de l’époque et un casting presque parfait. Avec Brendan Fraser dans le rôle d’un Dwight D. Eisenhower hésitant, à un pas de l’échec ; Andrew Scott dans celui de James Stagg, sûr de lui mais solitaire ; Kerry Condon, secrétaire particulière et confidente d’Eisenhower, unique représentante presque à elle toute seule des personnages féminins du film ; ainsi que d’autres acteurs parfaitement choisis dans les seconds rôles, <strong>Pressure</strong> plonge véritablement non seulement dans une période historique particulière, mais aussi dans un réseau étroitement imbriqué de relations humaines, alors que l’issue de la guerre est en jeu.</p>



<p>Ce sont peut-être précisément ces petits détails qui révèlent l’hypocrisie du film. La coïncidence un peu trop parfaite qui veut que la femme enceinte du protagoniste disparaisse dans les bombardements précisément au moment où il doit prendre la décision la plus cruciale. Son introduction incroyablement rapide dans son travail, littéralement en quelques heures. Le fait que les seuls travailleurs du projet soient des hommes et l’attention exclusive portée à Eisenhower dans la décision concernant la date — tous ces éléments sont historiquement incorrects, parmi d’autres détails mineurs mais pourtant flagrants. Et ceux-ci auraient facilement pu être oubliés si le film n’affirmait pas dès le début qu’il s’agit d’une histoire vraie et, surtout, si le scénario était cohérent et offrait un véritable sentiment d’unité — cette raison pour laquelle les gens se tournent vers l’art. Mais, au contraire, avec toutes ces petites mais constantes imprécisions scénaristiques, le film perd sa dimension profondément humaine, sans prétention mais plus complexe — pour finalement se réduire, inévitablement, à une énième histoire de héros.</p>



<p>Au final, <strong>Pressure</strong> est un solide drame de guerre, doté d’une reconstitution minutieuse de l’esthétique de l’époque, mais souffrant de sérieuses lacunes en matière de précision historique et d’une surdité étonnamment datée face aux controverses du réel sur lesquelles le film aurait pourtant pu s’attarder.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Pressure : la guerre à tout prix","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/09/6a8da120cbd5b7190eb25b44dbc83036-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "2.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Anthony Maras<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Grande-Bretagne, France<br><strong>GENRE </strong>: Guerre, Historique, Thriller<br><strong>AVEC : </strong>Andrew Scott, Brendan Fraser, Kerry Condon<br><strong>DURÉE : </strong>1h 40 min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal<br><strong>SORTIE LE </strong>9 septembre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/pressure-la-guerre-a-tout-prix/">Pressure : la guerre à tout prix</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/pressure-la-guerre-a-tout-prix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Good Sister : défaire le lien</title>
		<link>https://movierama.fr/the-good-sister-defaire-le-lien/</link>
					<comments>https://movierama.fr/the-good-sister-defaire-le-lien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 06:44:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53452</guid>

					<description><![CDATA[<p>The Good Sister est le premier long métrage de la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer. Après avoir été présenté dans la section WIP Europa du Festival international du film de Saint-Sébastien, où il a remporté un prix avant d’être acquis par New Europe Film Sales, le film a fait sa première mondiale dans la section Panorama de la Berlinale en 2025. L’histoire débute lorsque la jeune Rosa arrive chez son frère Sami et lui annonce qu’elle vient de se séparer [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/the-good-sister-defaire-le-lien/">The Good Sister : défaire le lien</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>The Good Sister</strong> est le premier long métrage de la réalisatrice allemande Sarah Miro Fischer. Après avoir été présenté dans la section WIP Europa du Festival international du film de Saint-Sébastien, où il a remporté un prix avant d’être acquis par New Europe Film Sales, le film a fait sa première mondiale dans la section Panorama de la Berlinale en 2025.</p>



<p>L’histoire débute lorsque la jeune Rosa arrive chez son frère Sami et lui annonce qu’elle vient de se séparer de sa compagne et qu’elle vivra chez lui quelque temps. Ce retour au foyer, paradoxalement, conduira Rosa à se détacher progressivement de sa propre famille, dont les liens — à travers une multitude de gestes de tendresse et de chaleureuses réunions familiales — apparaissent pourtant évidents dès les premières secondes du film.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>The Good Sister</strong> s’inscrit dans la lignée de plusieurs films européens récents [..] qui semblent chercher de nouvelles formes pour raconter une quête féminine où, contrairement au traditionnel voyage du héros masculin, il s’agit de progresser à travers l’incertitude et de rompre les liens avec ceux que l’on aime.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Si quelques fissures affleurent déjà sous cette apparente harmonie familiale — la préférence à peine voilée de la mère pour son fils plutôt que pour sa fille, ou encore les doutes quant à la capacité de Rosa à reconstruire sa vie après sa rupture — c’est seulement lorsqu’elle est appelée à témoigner contre son frère dans le cadre d’une enquête pour viol que le lien entre les deux est véritablement mis à l’épreuve. C’est à partir de ce moment que l’héroïne et son parcours prennent véritablement forme. Déjà fragilisée par la perte de son ancienne vie, Rosa découvre une facette inconnue de la personne qui lui est la plus proche et avance dès lors sans véritable logique apparente. C’est précisément là que réside la plus grande qualité du film : montrer comment l’importance de sa propre voix construit un point de vue profondément subjectif.</p>



<p>En ce sens, <strong>The Good Sister</strong> s’inscrit dans la lignée de plusieurs films européens récents — de <a href="https://movierama.fr/anatomie-dune-chute-scenes-de-la-vie-conjugale"><strong>Anatomie d’une chute</strong> </a>à <strong><strong><a href="https://movierama.fr/la-salle-des-profs-entre-quete-de-verite-et-dilemme-moral/">La Salle des profs</a></strong></strong> — qui semblent chercher de nouvelles formes pour raconter une quête féminine où, contrairement au traditionnel voyage du héros masculin, il s’agit de progresser à travers l’incertitude et de rompre les liens avec ceux que l’on aime. Le parcours est donc loin d’être agréable, aussi bien pour le personnage que, par moments, pour le spectateur, puisque s’éloigner du schéma classique du héros implique une approche narrative moins familière et moins immédiatement captivante que celle fondée sur l’action. L’histoire de Rosa est floue, rugueuse, déroutante au premier abord, et ne devient réellement intelligible qu’a posteriori. Pourtant, le film ne se perd jamais dans cet océan d’incertitude, car cette ambiguïté narrative est compensée par plusieurs trouvailles visuelles. La scène intimiste et minimaliste de la lecture du testament est particulièrement saisissante, tout comme la forme de psychanalyse improvisée que Rosa entreprend avec une connaissance rencontrée à son cours de dessin, lorsqu’elle tente d’endosser le rôle de son frère.</p>



<p>Au final, <strong>The Good Sister</strong> s’impose comme un premier long métrage particulièrement convaincant, tant sur le plan technique que dans la maîtrise avec laquelle Sarah Miro Fischer développe son idée centrale. Une entrée en matière solide qui donne envie de découvrir les futurs projets de cette réalisatrice prometteuse.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "The Good Sister : défaire le lien","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/202506848_1_ORG-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sarah Miro Fischer<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Allemagne, Espagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Marie Bloching, Anton Weil, Proschat Madani<br><strong>DURÉE : </strong>1h 36min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Memento<br><strong>SORTIE LE </strong>2 septembre 2026</pre>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/the-good-sister-defaire-le-lien/">The Good Sister : défaire le lien</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/the-good-sister-defaire-le-lien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amour(s) : aimer autrement</title>
		<link>https://movierama.fr/amours-aimer-autrement/</link>
					<comments>https://movierama.fr/amours-aimer-autrement/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 05:55:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53348</guid>

					<description><![CDATA[<p>Amour(s) est un programme réunissant trois moyens-métrages à la frontière entre fiction et documentaire, qui, ensemble, composent un long métrage consacré à l’amour contemporain. Chacun des films est réalisé par une femme — Alice Diop, Claire Maugendre et Héléna Klotz — apportant une dimension particulière à cet ensemble : non pas le regard féminin comme une manière de filmer les personnages, mais une véritable approche féminine des différentes possibilités de l’amour. Les Grecs de l’Antiquité distinguaient plusieurs formes d’amour, tandis [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/amours-aimer-autrement/">Amour(s) : aimer autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Amour(s)</strong> est un programme réunissant trois moyens-métrages à la frontière entre fiction et documentaire, qui, ensemble, composent un long métrage consacré à l’amour contemporain. Chacun des films est réalisé par une femme — Alice Diop, Claire Maugendre et Héléna Klotz — apportant une dimension particulière à cet ensemble : non pas le regard féminin comme une manière de filmer les personnages, mais une véritable approche féminine des différentes possibilités de l’amour.</p>



<p>Les Grecs de l’Antiquité distinguaient plusieurs formes d’amour, tandis que dans l’Europe contemporaine, c’est avant tout l’amour romantique qui domine. Cette forme d’attachement qui nourrit romans et mélodrames contraste avec la conception bien plus complexe des Anciens. Le romantisme repose essentiellement sur un amour guidé par l’émotion, né d’un manque et tendu vers un accomplissement qui n’est presque jamais atteint. Telle est, du moins, l’idée fondamentale héritée du XIXᵉ siècle, une idée qui a naturellement évolué depuis, et <strong>Amour(s)</strong> en propose une réinterprétation audacieuse, principalement à travers la déconstruction des récits traditionnels tout en demeurant intimement lié à eux.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;<strong>Amour(s)</strong> en propose une réinterprétation audacieuse, principalement à travers la déconstruction des récits traditionnels tout en demeurant intimement lié à eux.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Le premier film du programme, <strong>Vers la Tendresse</strong> d’Alice Diop, brouille les frontières entre documentaire et mise en scène. Débutant comme une observation du quotidien de quatre jeunes hommes de Seine-Saint-Denis, accompagnée de leurs témoignages en voix off sur leur rapport à l’amour, le film évolue progressivement vers une réflexion profonde sur la crise des relations au sein des communautés issues de l’immigration. L’amour y apparaît également comme une construction sociale propre à une culture donnée — probablement la plus difficile à transformer, tout en étant la plus essentielle. Tous les protagonistes s’interrogent sur les raisons de leur insatisfaction amoureuse, mais un seul formule clairement l’hypothèse que le modèle transmis par leurs parents immigrés, auquel ils n’ont jamais réellement pu échapper, en est peut-être la cause. Si l’atmosphère immersive du film éveille la curiosité du spectateur pour la suite du programme, cette idée essentielle de l’amour comme phénomène culturel européen oriente également la perception des deux œuvres suivantes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="545" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-1024x545.png" alt="" class="wp-image-53370" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-1024x545.png 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-300x160.png 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-768x409.png 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-1536x818.png 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-2048x1091.png 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-770x410.png 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-1400x746.png 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/vers-la-tendresse-1-1-1-1320x703.png 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Le deuxième film, <strong>Conte Cruel de Bordeaux</strong> de Claire Maugendre, est une tragédie amoureuse enveloppée dans une esthétique proche du stop-motion, composée uniquement de photographies argentiques et d’une narration en voix off. L’histoire raconte la rencontre entre une jeune Française et un jeune migrant, dont la relation naissante semble vouée à une fin tragique. Pourtant, la manière dont ce récit classique est construit à partir d’une succession d’images fixes trouve toute sa justification dans les derniers instants du film, lorsque le réalisme apparent — après tout, toute l’histoire semble documentée par des photographies — se dissout littéralement sous nos yeux. Le récit glisse alors vers une forme de réalisme magique, transformant une histoire intime en une expérience émotionnelle presque universelle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-1024x684.png" alt="" class="wp-image-53372" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-1024x684.png 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-300x200.png 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-768x513.png 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-1536x1026.png 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-360x240.png 360w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-720x480.png 720w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-770x514.png 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-1400x935.png 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1-1320x882.png 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.1-1-1.png 1617w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Si quelques lueurs d’espoir apparaissent déjà dans le film d’Alice Diop, c’est le dernier volet de la trilogie, <strong>Amour Océan</strong> d’Héléna Klotz, qui apporte un véritable apaisement. Situé dans les paysages estivaux du sud de la France, le film suit Jeanne, 17 ans, qui partage ses vacances entre sa sœur, son premier amour et la relation difficile qu’elle entretient avec son père célibataire. Le récit trouve un équilibre délicat entre mystère et révélation, évitant les explications appuyées au profit de nuances discrètes qui composent le portrait lumineux, joyeux et parfois anxieux d’un été adolescent — cette angoisse particulière où le désir est déjà né, mais dont l’accomplissement reste encore incertain.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="421" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-1024x421.png" alt="" class="wp-image-53373" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-1024x421.png 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-300x123.png 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-768x316.png 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-1536x632.png 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-770x317.png 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-1400x576.png 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1-1320x543.png 1320w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Amour-Ocean3-1-1.png 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Bien que ces trois films n’aient pas été conçus à l’origine pour être réunis, <strong>Amour(s)</strong> constitue un ensemble remarquablement cohérent, offrant un véritable voyage émotionnel — presque comme des montagnes russes — à travers les multiples visages de l’amour vus par des réalisatrices contemporaines. Agencée avec beaucoup de justesse, cette traversée s’achève sur une note heureuse, qui n’apparaît pourtant pas comme une conclusion définitive, mais plutôt comme une pause nécessaire invitant à réfléchir non seulement à l’ensemble du programme, mais peut-être aussi à l’état même de l’amour dans l’Europe d’aujourd’hui.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Amour(s) : aimer autrement","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/Conte.cruel_.de_.Bordeaux.2-1-125x125.png"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Alice Diop, Claire Maugendre, Héléna Klotz<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  France<br><strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique<br><strong>DURÉE : </strong>1h 39min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Grands Espaces (II)<br><strong>SORTIE LE </strong>2 septembre 2026</pre>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/amours-aimer-autrement/">Amour(s) : aimer autrement</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/amours-aimer-autrement/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
