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	<title>Emilie Ollivier, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<title>Emilie Ollivier, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>Occupied city : une œuvre très exigeante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2024 09:14:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Steve McQueen signe ici un film radical, somptueux formellement, audacieux conceptuellement. À mi-chemin entre le documentaire type Shoah de&#160;Claude Lanzmann et les œuvres ultimes de Jean-Luc Godard.&#160; D&#8217;après l&#8217;ouvrage&#160;Atlas Of An Occupied City, Amsterdam 1940-1945&#160;de Bianca Stigter, les histoires personnelles et le quotidien des habitants d&#8217;Amsterdam durant la Seconde Guerre mondiale, le film propose un portrait croisé : à la fois une immersion dans la période de l’occupation nazie qui continue de hanter la capitale néerlandaise, ville d’adoption du réalisateur [&#8230;]</p>
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<p>Steve McQueen signe ici un film radical, somptueux formellement, audacieux conceptuellement. À mi-chemin entre le documentaire type <strong>Shoah</strong> de&nbsp;Claude Lanzmann et les œuvres ultimes de Jean-Luc Godard.&nbsp;</p>



<p>D&rsquo;après l&rsquo;ouvrage&nbsp;<em>Atlas Of An Occupied City, Amsterdam 1940-1945</em>&nbsp;de Bianca Stigter, les histoires personnelles et le quotidien des habitants d&rsquo;Amsterdam durant la Seconde Guerre mondiale, le film propose un portrait croisé : à la fois une immersion dans la période de l’occupation nazie qui continue de hanter la capitale néerlandaise, ville d’adoption du réalisateur ; et une exploration de ces dernières années, marquées par la pandémie et les mouvements sociaux. Il en ressort une vaste méditation sur la mémoire, le temps et notre devenir commun.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Le film propose un portrait croisé : à la fois une immersion dans la période de l’occupation nazie qui continue de hanter la capitale néerlandaise, ville d’adoption du réalisateur ; et une exploration de ces dernières années, marquées par la pandémie et les mouvements sociaux. Il en ressort une vaste méditation sur la mémoire, le temps et notre devenir commun.</p>
</blockquote>



<p>A l&rsquo;orée de la projection, Steve McQueen plaisantait avec Thierry Frémaux sur la promesse faite, suite à l’obtention de sa Caméra d’or, d’être, la prochaine fois « <em>assurément sélectionné en compétition</em>”. Il se retrouve cependant en 2023 dans la sélection d’Un certain regard. Ce dernier terme n’a peut-être jamais été aussi approprié et définissant un film de cette section. Les fans s’attendant à une œuvre dans la lignée entamée par son mémorable <strong>Hunger</strong> seront soit déçus, soit déroutés, soit agréablement surpris. <strong>Occcupied</strong> <strong>City</strong> est un film plus qu’exigeant : même pour un anglophone (le film a été tourné dans cette langue) il faut, pour cette œuvre, une participation active de celui qui le voit et l’entend, une attention et une concentration de tous les instants.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Littéralement deux films ont lieu simultanément. Il faut pouvoir les suivre et les synchroniser 4 heures durant. McQueen filme des lieux et des habitants d’Amsterdam où lui-même réside. Entre la voix off en flux continu, regorgeant d’informations très détaillées, et ce qui nous est montré, il faut se scinder en deux.&nbsp;</p>
</blockquote>



<p>Commençons par l’image. Le format est presque carré, la photographie d’une grande qualité et d’une beauté inouïe (quasiment du même acabit que le meilleur de Raoul Coutard), les plans singuliers. Il n’y a ni acteurs ni artifices. Seuls sont filmés des lieux, des foules dans de réelles situations. Le temps du tournage a coïncidé avec le premier confinement lié au Covid. Les mises en parallèle avec la voix off ne sont pas anodines. Ce sont des lieux, où la mention “détruit” (si tel est le cas), où des points d’histoire et anecdotes vécues relatifs à l’occupation nazie, la persécution des Juifs, des Roms et des Santis ont, entre autres, eu lieu. Mais ce que le spectateur a devant ses yeux ne sont pas des lieux vides, mais ceux où l’Histoire contemporaine qui s’écrit en même temps que celle qui nous est égrenée en détail, a eu lieu, mais aussi, parfois les histoires intimes de non-acteurs. Lieux, foules, réelles manifestation anti-raciste, anti-fachiste ou contestataire face à la façon de l’Etat de gérer la pandémie ; mais également des personnes bien réelles dans leurs activités quotidiennes ou des événements marquants (mariage) au gré des saisons. Ces instants sont si bien filmés et captés que l’on prend conscience de l’immense talent du réalisateur/plasticien.&nbsp;</p>



<p>Aussi, comme nous l’avons déjà indiqué, en même temps que nous visualisons cela, une voix off féminine continuelle et neutre&nbsp;revient sur les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale en rapport avec chaque lieu filmé, en précisant après chaque explication ou anecdote etayée, si le lieu a été détruit ou non.&nbsp;</p>



<p>C’est là où il est difficile, qui plus est, sur une durée de 4 h (avec un entracte, comme à l’époque de l’Age d’Or du Cinéma) de se concentrer sur la multitude d’informations, de vécus empiriques et historiques surdétaillés (faits minutieux, dates, noms, prénoms, lieux) et ce qui nous est présenté à l’écran.&nbsp;</p>



<p>Aussi <strong>Occupied</strong> <strong>City</strong> cliivera certainement. Soit l’enthousiasme et l’adhésion (mais aussi des capacités cognitives et intellectuelles pour pleinement et entièrement capter, au sens noble du terme, ce film à deux pistes). Soit la déception, l’énervement et le rejet d’une entreprise qui demande peut-être trop à celui qui la voit.&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Steve McQueen
<strong>NATIONALITÉ :</strong> USA, Grande-Bretagne, Pays-Bas
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>les habitants d'Amsterdam
<strong>DURÉE : </strong>4h06
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Mk2.Alt
<strong>SORTIE LE </strong>: 24 avril 2024 </pre>
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		<title>Los Delincuentes : pari hélas raté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2024 14:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Los delincuentes, à l&#8217;instar d&#8217;autres films présentés à Cannes, comme Déserts ou Occupied city, se scinde en deux parties, ostensiblement mentionnées, a contrario des deux autres films précités, à l&#8217;intérieur du film-même, par un encart. Si le film part sur une excellente idée de scénario, et que ledit scénario est assez bien mené dans sa première partie, il s&#8217;étiole au fur et à mesure du récit. Deux employés de banque se libèrent des obligations de la société et du monde [&#8230;]</p>
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<p><strong>Los delincuentes</strong>, à l&rsquo;instar d&rsquo;autres films présentés à Cannes, comme <strong>Déserts </strong>ou <strong>Occupied city</strong>, se scinde en deux parties, ostensiblement mentionnées, a contrario des deux autres films précités, à l&rsquo;intérieur du film-même, par un encart. Si le film part sur une excellente idée de scénario, et que ledit scénario est assez bien mené dans sa première partie, il s&rsquo;étiole au fur et à mesure du récit. </p>



<p>Deux employés de banque se libèrent des obligations de la société et du monde du travail. L&rsquo;un à travers un vol et en tombant amoureux, l&rsquo;autre en dissimulant une somme d&rsquo;argent qui ne lui appartient pas dans sa maison.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Le scénario, qui contenait un concept très bon et fort original ainsi que de bonnes idées, s&rsquo;étiole, jusqu&rsquo;au ratage, cédant involontairement la place à la facilité, pour accoucher d&rsquo;une fin très décevante </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Bien que le film soit catégorisé comme un drame ou un thriller, le film est fortement empreint d&rsquo;une drôlerie efficace, rythmée et originale dans sa première partie, ce qui est l&rsquo;une de ses plus grandes qualités. Là où le film bascule, dans l&rsquo;élégie, l&rsquo;hédonisme, l&rsquo;ode au retour à la nature, au mode épuré, dépouillé de tout artifices et superflu, il se perd et perd le spectateur en même temps. Il entend aussi montrer l&rsquo;amour, délesté de séduction, stratégie et embarras.</p>



<p>C&rsquo;est là, donc, où le film se fourvoie, n&rsquo;est pas à la hauteur de ses aspirations. Ce qui est d&rsquo;autant plus dommage qu&rsquo;il y avait tous les ingrédients pour faire un excellent film, seulement Rodrigo Moreno ne sait les doser. Par ailleurs, il a précisé avant la projection cannoise avoir pris grand plaisir à étirer son film, et nous donner à voir, pour ainsi dire, un film quasiment dépourvu de montage. Du reste, quand effets de montage il y a, cela s&rsquo;avère maladroit et inutile. Moreno ne se trouve pas à la hauteur de ce qu&rsquo;il entend nous faire ressentir, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de l&#8217;empathie que l&rsquo;on devrait ressentir pour chacun des protagonistes, ou la monstration, en mise en abyme (l&rsquo;un des personnages est un cinéaste qui a pour objectif de restituer, par son art, la beauté de la nature) d&rsquo;un « état sauvage », presque un retour au jardin d&rsquo;Eden. D&rsquo;ailleurs, lorsqu&rsquo;il entre dans les détails, cela ne rend pas justice à ce qu&rsquo;il voudrait nous faire voir, et qu&rsquo;il est pourtant facile et élémentaire de filmer, à savoir ce que la Terre a encore de si beau et d&rsquo;intact, d&rsquo;une beauté qu&rsquo;il est inutile d&rsquo;apprêter pour la mettre en valeur : elle se suffit à elle même, il suffit de poser sa caméra au bon endroit, ce que ni Moreno, ni le personnage du réalisateur ne savent faire. Les longueurs qu&rsquo; il s&rsquo;est complu à laisser, de son propre aveu, desservent le film. La photographie, est, elle aussi, décevante, ainsi que la mise en scène. Sans être un téléfilm, <strong>Los Delincuentes</strong> ne brille ni par sa beauté ni sa dextérité. Les effets stylistiques et expérimentaux de montage sont plus que discutables, l&rsquo;image peu esthétique, surtout en regard des ambitions de la seconde partie. Le scénario, qui contenait un concept très bon et fort original ainsi que de bonnes idées, s&rsquo;étiole, jusqu&rsquo;au ratage, cédant involontairement la place à la facilité, pour accoucher d&rsquo;une fin très décevante alors que l&rsquo;on voit que le réalisateur veut manifestement nous emporter. Las ! Nous restons sur le quai. </p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Rodrigo Moreno
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  argentine 
<strong>GENRE </strong>: drame, Thriller 
<strong>AVEC : </strong>Mariana Chaud, Iair Said, Esteban Bigliardi, Adriana Aizemberg, Margarita Molfino 
<strong>DURÉE : </strong>3h00
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Arizona Distribution/JHR Films 
<strong>SORTIE LE </strong>: 27 mars 2024 </pre>
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		<title>Anna : enfin sur grand écran !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Nov 2023 22:51:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conçue pour la télévision, la comédie musicale Anna de Pierre Koralnik sort enfin sur grand écran. Cette œuvre singulière, télévisuelle à l’origine, est digne des salles obscures -qui nous permettront de savourer pleinement la qualité du travail du chef-opérateur Willy Kurant et de la bande originale contenant des classiques, des chefs-d’œuvre indispensables, conçus par Serge Gainsbourg, tels que Sous le soleil exactement. Il dénote aussi par son casting : Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Serge Gainsbourg mais aussi, last but not [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Conçue pour la télévision, la comédie musicale<em> </em><strong>Anna</strong><em> </em>de Pierre Koralnik<strong> </strong>sort enfin sur grand écran. Cette œuvre singulière, télévisuelle à l’origine, est digne des salles obscures -qui nous permettront de savourer pleinement la qualité du travail du chef-opérateur Willy Kurant et de la bande originale contenant des classiques, des chefs-d’œuvre indispensables, conçus par<strong> </strong>Serge Gainsbourg, tels que <strong>Sous le soleil exactement</strong>. Il dénote aussi par son casting : Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Serge Gainsbourg mais aussi,<em> last but not least</em>, Marianne Faithfull.&nbsp;Les grands noms se bousculent aussi dans l’équipe du film : Jean-Loup Dabadie aux dialogues, Michel Colombier à la direction musicale, Michèle Arnaud comme productrice pour citer les plus célèbres.&nbsp;</p>



<p>Serge (Jean-Claude Brialy), le patron d’une agence publicitaire parisienne à la mode, tombe amoureux d’Anna (Anna Karina), une jeune femme anonyme photographiée par hasard dans une gare. Aidé par son ami (Serge Gainsbourg), notre héros sentimental part à la recherche de<em> </em>cette fille introuvable, mobilisant l’équipe de toute son agence de pub, tandis que ses deux tantes, snobs et extravagantes, cherchent à le marier à une jeune Anglaise (Marianne Faithfull).</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Une impression de qualité par rapport aux productions actuelles, de bulle colorée, d’une époque insouciante, avec des acteurs fascinants et des chansons, parfois plus connues que la comédie musicale dont elles sont issues, et qui ont imprimé durablement l&rsquo;inconscient collectif. </p>
</blockquote>



<p>Filmée en extérieur dans les rues de Paris, au Bus Palladium, à la gare de l’Est, sur la plage de Deauville et au château Porgès de Rochefort-en-Yvelines, cette comédie musicale, commandée pour la télévision française par la chanteuse et productrice Michèle Arnaud, tournée en 1966 (pour la première fois à la télévision) en pellicule 35 mm couleur par le réalisateur franco-suisse Pierre Koralnik, propose un style graphique innovant et une mise en scène débridée qui coïncide avec l’arrivée, en France, de la pop culture anglo-saxonne.<strong><em> </em>Anna</strong> est caractérisé par la chorégraphie audacieuse de Victor Upshaw, la photo du jeune chef opérateur Willy Kurant, qui venait de tourner avec Agnès Varda et Jean-Luc Godard, et les costumes colorés de Lison Bonfils. La comédie musicale sera aussi une étape très importante dans l’œuvre de Serge Gainsbourg, dont la musique et les chansons sont orchestrées par Michel Colombier, qui travaille à l’époque avec le compositeur de musique contemporaine Pierre Henry. Anna Karina, coachée lors de répétitions par Gainsbourg, révélera un talent incontestable de chanteuse dont on retient avant tout la chanson culte <strong>Sous le soleil exactement</strong>.</p>



<p>Injustement vue comme la seule muse de<strong> </strong>Godard, beaucoup associent uniquement Anna Karina aux œuvres de ce dernier. Or, il est d’autres œuvres, dont<em> </em><strong>Anna</strong> fait partie, où l’actrice déploie son talent et sa grande beauté, comme l’indispensable <strong>La Religieuse</strong><em> </em>de Jacques Rivette, ou<em> </em><strong>L’Etranger</strong> de Luchino Visconti, où, filmée par d’autres yeux, elle apparaît sous de nouveaux apparats -dans <strong>L’Etranger</strong> elle est vraiment méconnaissable. Trois regards différents, trois génies : Rivette/Godard/Visconti. Dans <strong>Anna</strong>, qui lui octroie l’honneur de porter son véritable prénom, on la retrouve ceci dit telle que Godard<strong> </strong>a pu la façonner.</p>



<p>Le (télé)film séduit par sa légèreté, son côté pétillant et simple. Le héros masculin d’ <strong>Anna</strong> (Jean-Claude Brialy), quoi qu’il l’aie tout le temps sous les yeux, ne reconnaît pas cette belle fille, masquée par d’épaisses lunettes et des cheveux noués. Cliché repris indéfiniment au cinéma, notamment dans les comédies romantiques américaines. Quand ce motif scénaristique a-t-il été conçu ? Est-ce qu’<strong>Anna</strong> a inspiré les œuvres modernes qui reprennent ce motif ? A la première question, difficile de répondre. Quant à la seconde, il semblerait que non.</p>



<p>On sait que<strong> </strong>Karina, Brialy et Gainsbourg (qui est à la fois acteur et compositeur de la BO) se sont amusés dans cette œuvre pop, colorée.</p>



<p>Pour l’anecdote, Brialy était, dans la vraie vie, très complice avec Anna Karina. Gainsbourg et Karina ont entretenu une relation d’attraction amoureuse. Karina ne comprenait pas qu’on le trouvât laid. Elle le trouvait au contraire fort beau. Comme en témoigne un dialogue filmé pour la promo du téléfilm. Dans le même contexte on les voit danser un slow et chanter <strong>Ne dis rien</strong> avec des regards qui ne mentent pas. La seule chose qui empêcha cette relation était que Gainsbourg se trouvait encore avec Brigitte Bardot, qui tenait dans <strong>Le Mépris</strong><em> </em>un rôle fortement inspiré de Karina dans la vraie vie.</p>



<p>Godard avait ainsi demandé à cette dernière de marcher comme son ex-compagne, ou de proférer des insultes de manière atone. Dans une bonne partie du film, il coiffe BB d’une perruque brune. La plus grande star du monde se plia à ses doléances, docile, non sans être particulièrement vexée. “<em>Moi qui était connue pour ma démarche si caractéristique et inimitable, on me demandait d’imiter celle d’une autre ! Ou de proférer des injures comme on réciterait un chapelet !</em>” dit B.B dans ses fameux mémoires. On sait <strong>qu‘Anna Karina,</strong> avec qui Godard fut fort cruel, pouvait se montrer très virulente et vulgaire lors de leurs disputes. On suppose cependant que de jurer d’une voix blanche était un choix artistique de JLG.</p>



<p>Mais revenons au cœur d’<strong>Anna</strong>, bien que ces hors-champ revêtent une importance et rajoutent du piquant pour qui les connaît et pour les fans.</p>



<p><strong>Anna</strong> recèle aussi une chose précieuse : on y voit le vrai Gainsbourg de l’époque pré-Birkin. Un dandy élégant, charmant, ironique aux cent mille conquêtes.&nbsp;</p>



<p>La partie où il taquine le personnage d’Anna, de manière chantée, le montre tel qu’il était à l’époque, magnifié ou plutôt mis en lumière par la qualité de la photo, de la mise en scène, du scénario et de la BO. D’ailleurs, dans cette scène se trouvent des répliques aussi cultes que “<em>Qu’est-ce que je peux faire ? J’sais pas quoi faire</em> !” ou bien “<em>Quel salaud !” “Je trouve ça complètement idiot</em>”.</p>



<p>Brialy joue dans un registre qui lui était commun à cette période&nbsp;de sa carrière : le bel homme séducteur. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque l’acteur n’avait pas fait son <em>coming-out </em>(chose impossible dans les années 60) et était une idole,&nbsp;un sex-symbol, au même titre que<strong> </strong>Brando ou Delon. D’où le fait que, dans&nbsp; <strong>La vérité</strong> de Clouzot, le personnage de Dominique Marceau (Brigitte Bardot) ait épinglé son portrait au mur avec&nbsp;d’autres acteurs dont les jeunes femmes raffolaient à l&rsquo;époque.</p>



<p>En dépit de toutes les qualités que nous avons énumérées, de la qualité du casting et de l’équipe cinq étoiles, <strong>Anna</strong> n’est pas le (télé)film parfait : il y a des inégalités, des longueurs. Mais celles-ci sont compensées par une impression de qualité par rapport aux productions actuelles, de bulle colorée, d’une époque insouciante, avec des acteurs fascinants et des chansons, parfois plus connues que la comédie musicale dont elles sont issues, et qui ont imprimé durablement l&rsquo;inconscient collectif. </p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Pierre Koralnik 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  française 
<strong>GENRE </strong>: comédie musicale, romance  
<strong>AVEC : </strong>Anna Karina, Jean-Claude Brialy, Serge Gainsbourg 
<strong>DURÉE : </strong>1h27 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Malavida Films 
<strong>SORTIE LE </strong>13 janvier 1967 (à la TV) ; reprise le 29 novembre 2023 (au cinéma pour la première fois) </pre>
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		<title>Rien à perdre : c&#8217;est mon fils, ma bataille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 11:31:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté en 2023 dans la section Un Certain Regard à Cannes et premier film de fiction de la bretonne Delphine Deloget (l&#8217;action se déroule d&#8217;ailleurs à Brest), Rien à perdre choisit de parler des manquements de l&#8217;Aide Sociale à l&#8217;Enfance et de la justice française, en employant un style réaliste sans doute trop sobre. Sylvie habite à Brest avec ses deux enfants, Sofiane et Jean-Jacques. Ensemble, ils forment une famille très soudée. Une nuit, Sofiane se blesse alors qu&#8217;il est [&#8230;]</p>
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<p>Présenté en 2023 dans la section Un Certain Regard à Cannes et premier film de fiction de la bretonne Delphine Deloget (l&rsquo;action se déroule d&rsquo;ailleurs à Brest), <strong>Rien à perdre</strong> choisit de parler des manquements de l&rsquo;Aide Sociale à l&rsquo;Enfance et de la justice française, en employant un style réaliste sans doute trop sobre.</p>



<p>Sylvie habite à Brest avec ses deux enfants, Sofiane et Jean-Jacques. Ensemble, ils forment une famille très soudée. Une nuit, Sofiane se blesse alors qu&rsquo;il est seul dans leur maison. Après un signalement, l&rsquo;enfant est placé en foyer. Avec l&rsquo;aide d&rsquo;une avocate, de ses frères et de l&rsquo;amour de ses enfants, Sylvie est confiante : elle est persuadée d&rsquo;être plus forte que la machine administrative et judiciaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>un film qui informe des dérives ou des erreurs de la justice française et de l&rsquo;A.S.E,  au traitement réaliste qui ne se distingue pas d&rsquo;un certain type de production française, avec une très bonne interprétation de Virginie Efira hélas parfois contredite par son apparence. </p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;avantage du film est d&rsquo;offrir quelques micro-rebondissements et surtout une fin inattendue au long métrage, ainsi que de montrer une viscérale interprétation de Virginie Efira. Mais aussi, pour ceux qui méconnaîtraient ce type d&rsquo;affaires, de montrer une certaine réalité,  même si celle-ci adopte directement le parti des victimes des erreurs d&rsquo;appréciation de la justice et de l&rsquo;A.S.E (Aide sociale à l&rsquo;enfance), sans en montrer le contre-champ. Il est également sympathique de revoir ici des figures du cinéma d&rsquo;auteur, Matthieu Demy et India Hair.</p>



<p>Cependant le film ayant été sélectionné à Un Certain Regard à Cannes, il pâtit, en  comparaison de chefs-d&rsquo;oeuvres tels que, par exemple, <strong>Lost in the night </strong>(Perdidos en la noche) présenté dans Cannes Premiere. Certes <strong>Rien à perdre</strong> se situe largement au dessus des propositions commerciales des films qui sortent en grands complexes. Mais pour autant, cinématographiquement, il n&rsquo;innove guère. Nous ne discernons justement pas <em>ce certain regard </em>qui nous permet de reconnaître immédiatement un(e) cinéaste, un style atypique. Quelques minutes ou secondes de visonnage de films des grands maîtres, ou, même sans aller jusqu&rsquo;eux, de cinéastes reconnus (Larry Clark, Gregg Araki) nous permettent de savoir immédiatement qui en est l&rsquo;auteur.</p>



<p>Ici nous avons un énième film réaliste, qui s&rsquo;inscrit dans une sorte de <em>savoir-faire </em>hexagonal qui atteint souvent ses limites.  À noter que ce premier film fictionnel  est celui d’une documentariste bretonne : Delphine Deloget. Ce qui permettrait d&rsquo;expliquer son style assez terre-à-terre (cependant des chefs-d&rsquo;oeuvres du documentaire tels que <strong>The Arbor</strong> ne donnaient pas forcément dans le réaliste).</p>



<p>Trop de productions françaises disposent des mêmes postulats : soit des histoires inspirées de faits réels sociaux/ sociétaux, soit une histoire intimiste, soit les deux à la fois. Avec, comme signe distinctif interchangeable, un traitement minimaliste : pas d’esthétique dans la photo, ni dans la réalisation ou la musique. Un choix revendiqué d&rsquo;une sorte d&rsquo;austérité. Aux antipodes d&rsquo;un Bellochio qui s&rsquo;est employé à raconter des histoires tirées de faits strictement réels avec un incroyable lyrisme et un grand sens du Cinéma en respectant la majuscule du mot : <strong>Vincere</strong>, <strong>Le Traître</strong>, <strong>Buongiorno, notte</strong>, <strong>L&rsquo;Enlèvement</strong>, ou la série <strong>Esterno, notte</strong>.</p>



<p>Bien qu’il ne soit en fait pas adapté d&rsquo;une histoire réelle précise mais inspiré de plusieurs cas qui ont eu lieu, <strong>Rien à perdre</strong> s’inscrit délibérément dans la veine réalistico-française que nous venons de décrire plus haut. Avec la limite que Virginie Efira est bien trop apprêtée et lisse physiquement, pour son rôle,  cf. par exemple, une coiffure qui coûterait mensuellement une bonne partie du salaire du personnage.</p>



<p>En somme, un film qui informe des dérives ou des erreurs de la justice française et de l&rsquo;A.S.E,  au traitement réaliste qui ne se distingue pas d&rsquo;un certain type de production française, avec une très bonne interprétation de Virginie Efira hélas parfois contredite par son apparence. </p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Delphine Deloget 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  française 
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Virginie Efira, Félix Lefebvre, Arieh Worthalter
<strong>DURÉE : </strong>1h52 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad vitam 
<strong>SORTIE LE </strong>22 novembre 2023 </pre>
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		<title>Goodbye Julia : instructif et utile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Nov 2023 11:00:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma soudanais est plus que rare et son histoire ainsi que son présent sont tout autant ignorés, et ce fort injustement. Au travers d&#8217;une histoire personnelle, ce premier film expose un passé et une actualité qu&#8217;il est plus que nécessaire de connaître et qui devrait, si nous vivions dans un monde plus logique, être connu de tous. Mona, une ancienne chanteuse populaire du Nord appartenant à la classe moyenne supérieure, qui vit avec son mari Akram, cherche à atténuer [&#8230;]</p>
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</div></div>



<p>Le cinéma soudanais est plus que rare et son histoire ainsi que son présent sont tout autant ignorés, et ce fort injustement. Au travers d&rsquo;une histoire personnelle, ce premier film expose un passé et une actualité qu&rsquo;il est plus que nécessaire de connaître et qui devrait, si nous vivions dans un monde plus logique, être connu de tous.</p>



<p>Mona, une ancienne chanteuse populaire du Nord appartenant à la classe moyenne supérieure, qui vit avec son mari Akram, cherche à atténuer son sentiment de culpabilité pour avoir causé la mort d&rsquo;un homme du Sud en employant Julia, la femme de ce dernier qui ne se doute de rien, comme femme de chambre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Goodbye</strong> <strong>Julia</strong>, sans être un mauvais film, se distingue finalement plus par son utilité et sa nécessité d&rsquo;instruire, d&rsquo;informer, que par des qualités purement artistiques.</p>
</blockquote>



<p>Il y a quelque chose de fortement shakespearien dans ce scénario où tous les ingrédients sont réunis pour nous conduire à un climax extrême. D&rsquo;autant plus que, en dehors des destinées individuelles qui pourraient se dérouler dans d&rsquo;autres époques, contrées, contextes, ce qui se joue et est exposé et dénoncé, relève de la plus grande importance, et nous ne parlons plus d&rsquo;art pur mais d&rsquo;un devoir de mémoire et de savoir. Par le biais de ce film, nous apprenons la violence et les iniquités soudanaises, où le racisme est hélas roi et les injustices quotidiennes. Bien que, si l&rsquo;on ne s&rsquo;en tient qu&rsquo;à l&rsquo;aspect artistique, ce premier film ne démérite pas, sans pour autant tenir du chef-d&rsquo;œuvre, c&rsquo;est vraiment ce que le réalisateur tient à dénoncer en se servant de l&rsquo;art et du fictionnel que nous retenons, et c&rsquo;est bien là son intention, et dans cette mesure, le but est atteint. Les personnages, tout particulièrement les deux femmes (actrices et personnages féminins vraiment écrits et mis en avant, ce qui est une qualité et relève, quelque part, du féminisme) et celui du mari de Julia injustement abattu, sont fort émouvants. Les relations entre chacun des protagonistes sont fortement empreints de non-dits. Le tabou et le secret règnent. Les actrices et acteurs excellent chacun dans leur registre, notamment les deux protagonistes principales. La mise en scène est assez sobre et simple, de même que la photographie. </p>



<p>Le scénario, extrêmement prometteur, aboutit hélas sur une fin décevante. Lorsque toutes les vérités, enfin, rendent gorge, les échanges (dialogues) et réactions (écriture scénaristique) sont certes crédibles mais ne versent pas dans le paroxysme émotionnel voulu et attendu durant tout le film. Entre les intentions et le résultat, il existe malheureusement un gouffre. Nous sommes infiniment moins touchés que ne le voudraient le réalisateur et nous-mêmes, surtout après une telle attente et de si forts enjeux dramatiques. C&rsquo;est pour cela que <strong>Goodbye</strong> <strong>Julia</strong>, sans être un mauvais film, se distingue finalement plus par son utilité et sa nécessité d&rsquo;instruire, d&rsquo;informer, que par des qualités purement artistiques.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Mohamed Kordofani
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  soudanaise
<strong>GENRE </strong>: drame 
<strong>AVEC : </strong>Siran Riyak, Ger Duany, Eiman Yousif, Nazar Goma
<strong>DURÉE : </strong>120 mn
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP Sélection 
<strong>SORTIE LE </strong>: 8 novembre 2023  </pre>
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		<title>Lost in the night : un chef-d&#8217;oeuvre percutant</title>
		<link>https://movierama.fr/lost-in-the-night-un-chef-doeuvre-percutant/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Oct 2023 07:20:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perdidos en la noche (titre anglais : Lost in the night) est l’une des plus belles surprises cannoises (il y est présenté en avant-première) que l’on ait eue depuis des années. Il nous démontre, une fois de plus, qu’avec Michel Franco (et surtout son chef-d&#8217;œuvre Despues de Lucia), ou Reygadas et sa Bataille dans le ciel, que le cinéma mexicain est l’un, sinon le plus intéressant et qualitatif du moment. Cela pouvait se présager car Escalante a obtenu à Cannes, [&#8230;]</p>
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</div></div>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Perdidos en la noche </strong>(titre anglais : <strong>Lost</strong> <strong>in</strong> <strong>the</strong> <strong>night</strong>) est l’une des plus belles surprises cannoises (il y est présenté en avant-première) que l’on ait eue depuis des années. Il nous démontre, une fois de plus, qu’avec Michel Franco (et surtout son chef-d&rsquo;œuvre <strong>Despues de Lucia</strong>), ou Reygadas et sa <strong>Bataille dans le ciel</strong>, que le cinéma mexicain est l’un, sinon <em>le</em> plus intéressant et qualitatif du moment. Cela pouvait se présager car Escalante a obtenu à Cannes, en 2013, Le Prix de la mise en scène.</p>



<p>Unique en son genre, ce thriller très humain, y compris dans la monstration crue de l’abjection la plus extrême mais aussi de la beauté de l’âme humaine, est une brillante réussite. On peut, et l’on pèse nos mots, le qualifier de chef-d&rsquo;œuvre qui comptera dans l’histoire du cinéma (et accessoirement celle de Cannes).&nbsp;On peut aussi se demander  pourquoi le film est présenté en avant-première et non en compétition.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>On peut, et l’on pèse nos mots, la qualifier de chef-d’œuvre qui comptera dans l’histoire du cinéma (et accessoirement celle de Cannes).</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Emiliano vit dans une petite ville minière du Mexique. Habité par un profond sentiment de justice, il cherche les responsables de la disparition de sa mère, une activiste qui défendait les emplois locaux menacés par une société minière internationale. Ne recevant aucune aide de la police ou du système judiciaire, ses recherches le mènent à la riche famille Aldama. Il fait alors la connaissance du père, un artiste renommé, de sa célèbre femme et de leur attirante jeune fille. Il ne tarde pas à travailler chez eux et est résolu à découvrir des secrets bien gardés.&nbsp;</p>



<p>C’est le premier film où le réalisateur choisit des acteurs professionnels. Il a cependant mentionné en interview que cela n’avait pas modifié sa façon de diriger. Choisir Bárbara Mori et Ester Expósito dans, pour ainsi dire, initialement leurs propres rôles : une actrice/chanteuse très célèbre et sa fille influenceuse, “fille de”, et très connue, est un coup de génie. Nous tenons à noter que nous n’avons pas du tout reconnu Ester Expósito, qui, malgré son jeune âge, a choisi de refaire tout son visage (ce qui ne nuit nullement, au contraire, au film, car ce physique artificieux colle parfaitement au personnage). Juan Daniel Garcia, jeune premier ténébreux, joue un personnage mystérieux, complexe et fascinant pour tous, un peu comme Terence Stamp dans <strong>Théorème</strong>&nbsp; de Pasolini ou un tout jeune Alain Delon dans <strong>Rocco</strong> <strong>et</strong> <strong>ses</strong> <strong>frères</strong>, qui crève l’écran de beauté magnifiée par le cinéaste, dans ce personnage très nuancé, dostoïevskien, qui se veut très dur et a vécu le pire (il est d’ailleurs victime, et tente de le masquer, d’un stress post-traumatique) mais se révèle si tendre et charmant lorsqu’il octroie sa confiance (en l&rsquo;occurrence, et ce n’est pas un hasard, aux deux protagonistes de la gente féminine de sa génération : sa très jeune petite amie dont les parents ne veulent pas qu’il la fréquente à la <strong>Roméo</strong> <strong>et</strong> <strong>Juliette</strong>, et la fille de la très célèbre et richissime famille qu’il infiltre sous couvert de travailler pour eux.&nbsp;La première partie du film (la seconde n’en est pas exempte mais est plus “douce”, toutes proportions gardées) montre des scènes d’une violence et d’une cruauté aiguë, ainsi, qu’à une reprise, une certaine crudité sexuelle -mais cependant fort romantique et touchante. Cette violence graphique et jusqu’au-boutiste, ici atténuée selon ceux qui ont vu le controversé <strong>Heli</strong>, mais qui percute et n’est pas à montrer à tout le monde, peut faire penser à du Gaspar Noé mais&nbsp;aux antipodes de ce dernier, il ne s&rsquo;agit nullement de gratuité ou de <em>fun</em>, mais, à l’instar justement de Franco ou Reygadas, et dans le contexte de ce que le film entend montrer et dénoncer, tout simplement la réalité actuelle du Mexique, un pays ultra-violent, corrompu, où règnent des inégalités sociales abyssales (thèmes tous abordés dans la subjectivité des personnages principaux ici).&nbsp;&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<br>Le film s’ouvre sur une (forcément magnifique) citation de Dostoïevski, complètement à propos et qui sera affichée dans le film sur un fond rouge. Cet écran totalement rouge vif, cette fois vide, apparaîtra à plusieurs reprises au cours du film, tout aussi à propos. Étrangement, Escalante a dit s’être notamment inspiré de <strong>Vertigo</strong> d&rsquo;Hitchcock (film adoubé par Sight and Sound “meilleur film de toute l’histoire du Cinéma », avant d’être, cette année, détrôné par <strong>Jeanne</strong> <strong>Dielman</strong>). Cette inspiration n’apparait pas de façon évidente à l’écran, fort heureusement, car il n’est rien de pire qu’un pastiche, à moins qu’il ne soit parfaitement exécuté (Brian De Palma a su le faire). La plus grande force et l&rsquo;importance d’Escalante résident dans le fait d’avoir son style propre, marquant (au fer rouge !), vraiment singulier et unique, et <strong>Lost in the night</strong> le range dans les plus grands réalisateurs contemporains.&nbsp;</p>



<p>Tout est parfaitement maîtrisé, et en parfaite symbiose,&nbsp;tutoie les sommets, de la photographie au cadrage, de la mise en scène au rythme, de l’écriture à la direction d’acteurs, produisant un impact indélébile sur le spectateur qui en sort galvanisé avec une seule envie : voir et revoir cette œuvre.&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>   Amat Escalante
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Mexicaine
<strong>GENRE </strong>: <strong> </strong>Thrilller / Drame
<strong>AVEC : </strong>Juan Daniel Gardua
<strong>DURÉE : </strong>2h
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Paname distribution
<strong>SORTIE LE </strong>: 4 octobre 2023 </pre>
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		<title>Déserts : admirable tour de force</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Sep 2023 07:51:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;Le cinéma marocain, pour des raisons économiques, et tout simplement d&#8217;industrie cinématographique, est rare. Il est d&#8217;autant plus agréable que nous en parviennent des auteurs singuliers, aussi talentueux et uniques que Faouzi Bensaïdi, qui, jadis, avait époustouflé le monde cinématographique avec son WWW&#8211; What a wonderful world &#8211; dont vous avez compris le jeu de mots plutôt visionnaire et moderne à son époque. Amis de longue date, Mehdi et Hamid, travaillent pour une agence de recouvrement. Ils sillonnent les villages [&#8230;]</p>
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<p>&nbsp;<br>Le cinéma marocain, pour des raisons économiques, et tout simplement d&rsquo;industrie cinématographique, est rare. Il est d&rsquo;autant plus agréable que nous en parviennent des auteurs singuliers, aussi talentueux et uniques que Faouzi Bensaïdi, qui, jadis, avait époustouflé le monde cinématographique avec son <strong>WWW</strong>&#8211; <strong>What a wonderful world </strong>&#8211; dont vous avez compris le jeu de mots plutôt visionnaire et moderne à son époque.</p>



<p>Amis de longue date, Mehdi et Hamid, travaillent pour une agence de recouvrement. Ils sillonnent les villages du grand Sud marocain dans leur vieille voiture et se partagent des chambres doubles dans des hôtels miteux. Ils ont exactement la même taille, les mêmes costumes-cravates, les mêmes chaussures. Payés une misère, ils essaient de jouer aux durs pour faire du chiffre. Un jour, dans une station-essence plantée au milieu du désert, une moto se gare devant eux. Un homme est menotté au porte-bagage, menaçant. C’est l’Evadé. Leur rencontre marque le début d’un périple imprévu et mystique…</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Déserts</strong> est un chef-d&rsquo;oeuvre de drôlerie et aussi un poème violent</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Faouzi Bensaïdi nous livre ici un des films les plus beaux et intéressants de Cannes, toutes sélections confondues. L&rsquo;image est moins léchée et graphique que celle de <strong>WWW</strong>, mais ce qu&rsquo;il nous offre en contrepartie a tout autant de valeur, sinon plus, et il est intéressant de le voir changer de patte, de style, même s&rsquo;il demeure certaines constantes. Faouzi Bensaïdi est le Buster Keaton marocain, sinon le nouveau Buster Keaton tout court. Il est aussi acteur de ses films, même si ici il s&rsquo;octroie un rôle mineur, mais sa physionomie et son impassibilité inflexible dans les situations les plus burlesques justifient la comparaison que nous ne sommes pas les seuls à faire et à avoir faite. <strong>Déserts</strong> est un film audacieux. D&rsquo;aucuns s&rsquo;y perdent à l&rsquo;instar des deux protagonistes de la première partie du film, casaouis égarés dans des paysages de pierre arides et une faune qui leur est peu commune de côtoyer. Sur ce point les critiques sont unanimes : la première partie est d&rsquo;une drôlerie incroyable et parfaite. Nous pourrions donner dans la comparaison avec les maîtres en la matière, nous avons déjà mentionné un nom, mais il serait cependant réducteur voire insultant au talent et au caractère unique de Bensaïdi d&rsquo;égrener davantage de grands noms. Comme il l&rsquo;a dit à l&rsquo;issue de sa première projection cannoise, dans un jeu de questions-réponses avec ceux qui venaient de découvrir son œuvre, la première partie est un roman (nous rajouterons à la <strong>Bouvard et Pécuchet </strong>de Flaubert, avec des pointes d&rsquo;émotion), la seconde est une poésie. Le film kidnappe le spectateur (comme les deux anti-héros) qui, captivé, charmé, ne s&rsquo;y attend nullement. Nous entrons en cette déviation comme dans un tunnel où finalement éclate une aveuglante lumière, un lyrisme, un romantisme au sens premier du terme, une histoire d&rsquo;amour, de vengeance, de violence sublimes. D&rsquo;ailleurs lorsque ce <em>twist</em>, cette transition se fait, les deux héros, sur le sempiternel thème de l&rsquo;amour impossible et tragique de <strong>Roméo et Juliette</strong>, s&rsquo;échangent des bribes de phrases déchirantes de beauté. Volontairement Faouzi Bensaïdi ne veut pas que nous comprenions tout de ces si beaux échanges, de ce moment précis où la voiture, l&rsquo;image, prennent une toute autre direction. Si certains ont été désorientés, pour ne pas dire déçus de ce changement de genre et de protagonistes totalement inattendus, et n&rsquo;adhèrent pas à cette proposition, les autres, dont nous sommes, ont été conquis, époustouflés, émus, positivement sidérés, restés stupéfaits par l&rsquo;émotion.   </p>



<p>Aussi <strong>Déserts</strong> est un chef-d&rsquo;oeuvre de drôlerie et aussi un poème violent. Certains seront frustrés&nbsp;par l&rsquo;abandon du comique, dont Faouzi Bensaïdi est un des plus grands maîtres actuels, d&rsquo;autres seront cloués au fauteuil par une telle audace, et seront happés, comme aspirés par le tunnel que nous avons évoqué plus haut. Comme dit Alexandre (Jean-Pierre Leaud) dans <strong>La maman et la putain</strong> : « <em>Il faut déplaire à certaines personnes pour plaire à d&rsquo;autres&#8230; tellement.</em>« </p>



<p>Notons par ailleurs que le Maroc qui nous est présenté, même pour l&rsquo;autochtone, est totalement inédit : ce sont des usages, des personnes et des paysages vierges du cinéma marocain et mondial. Une qualité supplémentaire de cette très belle œuvre.</p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Faouzi Bensaïdi 
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Belgique, Danemark, Allemagne, France, Maroc 
<strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique 
<strong>AVEC : </strong>Fehd Benchemsi, Abdelhadi Talbi, Hajar Graigaa, Rabii Benjhaile
<strong>DURÉE : </strong>2h04
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Dulac Dustribution
<strong>SORTIE LE </strong>: 20 septembre 2023 </pre>
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		<title>Les filles d&#8217;Olfa : un dispositif hors du commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jun 2023 18:09:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Les filles d&#8217;Olfa, Kaouther Ben Hania franchit un palier supplémentaire dans son art. Cette nouvelle œuvre où réalité et fiction, artifice et véracité se mêlent et passent des uns aux autres de manière fluide et inattendue, est particulièrement troublante. C&#8217;est le documentaire où les personnes dont il est question ont été les plus actives, devenant par ailleurs de véritables révélations et actrices, ici, de leur propre vie. Les filles d&#8217;Olfa, par sa sophistication, son audace, son brouillage de pistes, [&#8230;]</p>
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<p>Avec <strong>Les filles d&rsquo;Olfa</strong>, Kaouther Ben Hania franchit un palier supplémentaire dans son art. Cette nouvelle œuvre où réalité et fiction, artifice et véracité se mêlent et passent des uns aux autres de manière fluide et inattendue, est particulièrement troublante. C&rsquo;est le documentaire où les personnes dont il est question ont été les plus actives, devenant par ailleurs de véritables révélations et actrices, ici, de leur propre vie. <strong>Les filles d&rsquo;Olfa,</strong> par sa sophistication, son audace, son brouillage de pistes, est nettement supérieur à <strong>La</strong> <strong>belle</strong> <strong>et</strong> <strong>la</strong> <strong>meute</strong>, qui pourtant était une œuvre touchante, déjà politisée et tirée d&rsquo;un fait réel.</p>



<p>La vie d&rsquo;Olfa, Tunisienne et mère de 4 filles, oscille entre ombre et lumière. Un jour, ses deux filles aînées disparaissent. Pour combler leur absence, la réalisatrice Kaouther Ben Hania convoque des actrices professionnelles et met en place un dispositif de cinéma hors du commun afin de lever le voile sur l’histoire d’Olfa et ses filles. Un voyage intime fait d’espoir, de rébellion, de violence, de transmission et de sororité qui va questionner le fondement même de nos sociétés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Cette œuvre innovante où réalité et fiction, artifice et véracité se mêlent et passent des uns aux autres de manière fluide et inattendue, est particulièrement troublante</p>
</blockquote>



<p>Dès les premières minutes de film, nous découvrons, comprenons, avec stupéfaction et ravissement, l&rsquo;audace et l&rsquo;inventivité (inédite sous cette forme ?) du parti pris narratif. Si l&rsquo;on voit le film vierge, sans rien en savoir (ce qui a été notre cas), nous ignorons les raisons de la disparition des deux sœurs aînées (dites, au début du récit, « emportées par les loups ») ni la tournure que va prendre ce documentaire si inventif et esthétique.</p>



<p>Les personnes réelles, au vécu plus que lourd, aux personnalités toutes troubles (nous le découvrirons au fur et à mesure du film) sont incroyables de charisme, de beauté physique, de cinégénie et de naturel. Malgré le processus très sophistiqué qu&#8217;emprunte la cinéaste, Olfa et ses filles se confondent et se mêlent parfaitement dans l&rsquo;œuvre et devant la caméra. Un ou une autre cinéaste ou documentariste aurait peiné à mettre à l&rsquo;aise des personnes « de la vraie vie », traumatisées, dans un projet mêlant certes le documentaire, mais étant aussi une œuvre proprement cinématographique. On ne voit pas de différence entre les acteurs et actrices professionnels (dont la « jumelle » d&rsquo;Olfa et celles qui incarnent les sœurs « disparues », ainsi que les acteurs masculins aux rôles hélas peu glorieux). Tous sont criants de vérité, mais aussi s&rsquo;adaptent de manière incroyable à rejouer leur véritable vie ou évoquer leur présent le plus intime.</p>



<p>On peut même parler de révélations concernant les deux filles. S&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;actrices ou d&rsquo;adolescentes découvertes pour une fiction pure, nous parlerions de futures grandes qui  crèvent l&rsquo;écran. Ni elles ni leur mère ne sont angélisées, rien n&rsquo;est éludé, même au-delà de ce qu&rsquo;elles s&rsquo;attendaient -quand deux filles, parfaitement complices avec celles qui jouent leurs sœurs, se confient sur leur puberté, on assiste en direct au fait qu&rsquo;Olfa soit choquée, mentionnant qu&rsquo;il y a un homme en leur présence — et il est mentionné, c&rsquo;est le cameraman. La mère est montrée, tantôt interprétant son propre rôle, tantôt jouée par une actrice, dans ses préjugés (une jeune fille qui s&rsquo;épile les jambes est une traînée en puissance et doit sévèrement être sanctionnée), son extrême violence (elle bat ses filles avec une violence inouïe). De même que les quatre sœurs, dont les plus grandes sont allées jusqu&rsquo;au bout de leur radicalité soudaine, ont été plus que séduites par les idées, voire les projets mortifères de Daech. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là où l&rsquo;œuvre prend un tournant choquant auquel on ne s&rsquo;attendait pas. Il est d&rsquo;ailleurs étonnant, mais pas tant que ça, de voir les deux aînées, dans leur crise d&rsquo;adolescence, passer de « satanistes » fan de métal avec le look et le mode de vie qui va avec (c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à ce moment-là où l&rsquo;aînée est violemment tabassée par sa mère jusqu&rsquo;à perdre connaissance), à membres virulentes de Daech, dont l&rsquo;une finira par épouser l&rsquo;un des pontes de l&rsquo;Etat Islamique, le plus dangereux, déterminé et recherché. Mais ce passage d&rsquo;un extrême à l&rsquo;autre n&rsquo;est finalement pas si surprenant que cela, et ce pour deux raisons. Leur mère, dont l&rsquo;Islam est modéré et surtout traditionnel, ce qui est dû à sa pauvreté et son inculture, refuse de leur octroyer les libertés modernes, les sanctionne dès leur plus jeune âge pour des actes totalement innocents qu&rsquo;elle suppose pervers. Par ailleurs, une fois Ben Ali parti (finalement regretté de tous les Tunisiens, en raison de la violence et du chaos qui ont suivi), la propagande islamiste, ultra-prosélyte, se trouve à chaque coin de rue et alpague les jeunes. Il faut savoir que la nationalité la plus importante en nombre chez Daech était la tunisienne. </p>



<p>A la fin du film, nous sommes subjugués de découvrir les reportages et interviews nous montrant les vraies protagonistes disparues, les deux sœurs aînées et non plus les actrices qui les incarnaient. Cette conclusion peut nous sortir de ce si beau (et dur) film, de son esthétique, son procédé, ses protagonistes, tout comme il peut nous permettre d&rsquo;enfin nous rendre compte de l&rsquo;horreur de la réalité, quelque peu magnifiée auparavant par la virtuosité esthétique et artistique de Kaouther Ben Hania.</p>



<p></p>



<p></p>


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					"@type": "Person",
					"name": "Emilie Ollivier"
				}
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>   Kaouther Ben Hania
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Tunisie, France, Allemagne, Arabie Saoudite
<strong>GENRE </strong>: <strong> </strong>Documentaire
<strong>AVEC : </strong>Hend Sabri, Olfa Hamrouni, Eya Chikahoui
<strong>DURÉE : </strong>1h50
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Jour2fête
<strong>SORTIE LE </strong>: 5 juillet 2023</pre>
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		<title>Bardot : un certain regard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emilie Ollivier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 May 2023 08:21:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques SERIES TV]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
		<category><![CDATA[SERIES]]></category>
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<p><strong>Bardot</strong> (la série) choisit l&rsquo;angle intime et s&rsquo;appuie extrêmement sur l&rsquo;autobiographie « <strong>Initiales : B.B.</strong> » de l&rsquo;intéressée, biographie écrite uniquement de la main de la star et dont la rédaction a duré une trentaine d&rsquo;années. On peut déplorer les libertés prises par Thompson mère et fils au niveau du scénario lorsque l&rsquo;on connaît les faits réels. Si toutefois on fait fi de ces bémols, <strong>Bardot</strong> est passionnant et fait partie de ces séries par essence chronophages dont on visionne tous les épisodes d&rsquo;une traite. La mini-série <strong>Bardot</strong>, en dépit de ses défauts, est essentielle.</p>



<p>Brigitte Bardot est une adolescente de 15 ans issue de la très grande bourgeoisie. Bien qu&rsquo;elle ait déjà fait des photos de mannequin dès l&rsquo;âge de 14 ans, ni elle, ni encore moins sa famille ne croient en ses éventuels beauté, charisme ou talent. Des essais pour Marc Allégret, qui a repéré la très jeune fille via son travail de modèle, vont bouleverser et sa vie et la face du monde.&nbsp;</p>



<p>La question et le postulat initiaux de Danièle Thompson (qui a côtoyé l&rsquo;actrice du temps de sa gloire) étaient les suivants : « Comment une jeune fille mignonne voire commune est devenue Bardot ». C&rsquo;est une question que se posent même les plus grands fans car il est effectivement un monde entre <strong>Le trou Normand</strong> et <strong>Et Dieu créa la femme</strong>. « Changer la face du monde » n&rsquo;est pas une expression exagérée. Le premier film de Vadim, tièdement sinon mal accueilli en France sinon par les très enthousiasmés « jeunes tigres » des Cahiers du cinéma (Godard et Truffaut en tête) obtint un succès phénoménal aux États-Unis puis dans le monde entier. B.B (initiales mythiques) devint d&#8217;emblée un mythe, à son somptueux corps défendant, dès l&rsquo;âge de 22 ans. Un phénomène de société mondial que tentèrent de décortiquer alors, dans des essais, Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Françoise Sagan ou Jean Cocteau (qui l&rsquo;avait pourtant connue et dirigée au théâtre à ses débuts). Économiquement ses films rapportaient plus à la France que la régie Renault. Elle était à 70% le sujet quotidien de conversation des Français, ses photos circulaient sous le manteau en URSS, ses films (elle a toujours refusé les propositions hollywoodiennes), quelles que soient leurs qualités, explosaient les records d&rsquo;entrées en France et à l&rsquo;étranger, un petit village de pêcheurs devint malgré elle l&rsquo;endroit le plus touristique du monde, elle demeure à ce jour « la femme la plus photographiée du monde ». Naturellement libre dans sa façon d&rsquo;être et ses mœurs, elle révolutionna la condition féminine, lança des modes sans non plus le vouloir (ballerines, robes et vêtements vichy, coiffure « choucroute », façon de se maquiller etc.) et demeure, en dépit de la distance temporelle, l&rsquo;archétype de beauté actuel. Auparavant « la plus belle femme du monde », « l&rsquo;incarnation de la beauté » était Greta Garbo, beauté tombée en désuétude. Peu avant B.B, en terme d&rsquo;archétypes, il y avait Michèle Morgan, et les stars hollywoodiennes, charmantes mais totalement fabriquées, créés et calibrées par et pour les grands studios, telles que Rita Hayworth, Marilyn Monroe qui ne « se » ressemblaient plus aucunement, étaient transformées, y compris par la chirurgie esthétique (ce fut même le cas d&rsquo;Elizabeth Taylor à la sortie de l&rsquo;adolescence) et ne choisirent pas. Il n&rsquo;existe aucune ressemblance entre Norma Jean et Marilyn, pas plus qu&rsquo;entre Margarita Casino et l&rsquo;inoubliable Gilda. Non, entre autres libertés prises par les scénaristes, Vadim n&rsquo;était pas un timide jeune homme désarmé face à une jeune fille de 15 ans qui ne prit d&rsquo;ailleurs pas l&rsquo;initiative de leurs relations bibliques, pas plus que Bardot ne révéla, suite à leur mariage, de manière fracassante et très <strong>Festen</strong>, la vérité sur leurs relations physiques, trois ans durant, avant le mariage. Dans les reconstitutions d&rsquo;archives et de films connus (les émissions avec Bécaud, l&rsquo;interview de François Chalais durant le tournage de <strong>La Vérité</strong>), De Nunez pâtit de la comparaison et l&rsquo;on voit le fossé et le manque de ressemblance. On peut aussi déplorer l&rsquo;étonnant manque de rigueur sur le maquillage. <strong>Blonde</strong> avait réussi à créer une ressemblance confondante avec Monroe. Alors que, physiquement, Ana de Armas est le contraire absolu, aux antipodes de Marilyn. Un grand travail crucial de maquilleurs, coiffeurs, costumiers, coach et, bien évidemment, d&rsquo;actrice a été fait. D&rsquo;ailleurs, dans <strong>Blonde</strong>, les expressions, mimiques et voix de Marilyn sont absolument respectées. La barre était haute et a été atteinte. Ici, les costumes et la coiffure sont à peu près similaires, mais pas restitués de façon maniaque, rigoureuse et précise. Tout cela reste vague et approximatif. Le maquillage qu&rsquo;inventa Bardot et qui, inversement aussi, l&rsquo;inventa et qui aurait permis une plus grande ressemblance est totalement éludé- à part, très sommairement, celui des yeux. Il n&rsquo;a même pas été choisi, contrairement pour Laetitia Casta pour <strong>Gainsbourg : vie héroïque</strong>, de faire porter à de Nunez des lentilles marron pour masquer des yeux bleus que Bardot n&rsquo;a jamais eus. Pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;a été décidé, tout aussi étonnamment et&nbsp;contrairement au film de Joann Sfar de reprendre le phrasé si caractéristique de l&rsquo;icône, qui est pourtant 50% de la personne et du personnage. Sans cet « accent » typique, le timbre est loin d&rsquo;être le même : De Nunez a une voix très grave. Cependant cette actrice est par ailleurs une interprète intéressante, une fois le spectateur habitué, s&rsquo;il prend le parti (et sur lui) de s&rsquo;immerger dans ce qui n&rsquo;est pas un récit de fiction, à part les détails que nous avons soulignés, et qui sont aussi, en partie, des habiletés et partis-pris scénaristiques d&rsquo;une des plus reconnues des scénaristes française (Danièle Thompson).&nbsp; Il y a un très fort contraste&nbsp;dans le casting, l&rsquo;interprétation et les ressemblances physiques. Les « anciens » sont incarnées avec grand talent par des acteurs très connus tels qu&rsquo;Hippolyte Girardot (dans le rôle du père), Géraldine Pailhas (la mère), Yvan Attal (Raoul Levy), Anne Le Ny (Olga Horstig) et Louis-Do de Lencquesaing (Henri-Georges Clouzot), Laure Marsac (Christine Gouze-Rénal). Les vingtenaires sont joués par des débutants, pour certains issus de familles connues (le petit-fils Belmondo pour Roger Vadim, le fils de Samuel Benchetrit et de Marie Trintignant pour incarner Samy Frey). Mis à part Victor Belmondo, aucun des nombreux jeunes acteurs castés ne ressemblent ni ne s&rsquo;approprient, dans leur jeu, dans un travail de mimétisme, des artistes connus de tous, imprimés dans l&rsquo;inconscient collectif :&nbsp; Jean-Louis Trintignant, Gilbert Bécaud, Sacha Distel, Jacques Charrier, Samy Frey&#8230;</p>



<p>La série a bénéficié d&rsquo;un financement assez conséquent, cependant l&rsquo;argent a été investi de façon inégale. Par exemple, quand Brigitte Bardot a accouché, elle a été contrainte de le faire à domicile car plus de 200 journalistes faisaient le pied-de-grue en bas de son appartement de la rue Paul Doumer. Ils louaient aussi à prix d&rsquo;or des chambres de bonnes en vis-à-vis ou au-dessus de chez elle. Les Thompson, du propre aveu de Danièle, n&rsquo;ont pas pu réunir un nombre suffisant de figurants. Ils ont été contraints de faire des plans resserrés afin de donner l&rsquo;illusion du nombre. Ce qui est plutôt mal réalisé car on perçoit tout de même cette carence, alors que par exemple Julie Delpy a eu recours à ce même subterfuge dans les scènes de batailles dans son remarquable <strong>The</strong> <strong>Countess</strong>, sans que cela ne soit perceptible. Beaucoup de scènes sont tournées en intérieur ou à la campagne. Le Paris ou autres villes des années 50/60 (à l&rsquo;exception de Saint-Tropez lors de la reconstitution du tournage d&rsquo;<strong>Et Dieu créa la femme</strong>) sont parfaitement invisibles. Le vrai biopic sur Brigitte Bardot c&rsquo;est le pourtant mauvais <strong>Vie</strong> <strong>privée</strong> de Louis Malle avec Bardot, alors à l&rsquo;apogée de sa carrière, dans son propre rôle. Une scène est reprise ici et est tirée d&rsquo;un fait bien vérace : celle d&rsquo;une employée d&rsquo;hôpital reconnaissant Bardot dans un ascenseur, l&rsquo;invectivant de la plus ignoble des manières, et tentant de la défigurer, de lui crever les yeux avec une fourchette. La version des Thompson colle davantage à ce qui se passa, bien que celle de Malle soit cinématographiquement plus réussie (avec bien sûr l&rsquo;avantage d&rsquo;avoir la vraie Bardot, alors à l&rsquo;apogée de son succès, jouant son propre rôle). Bardot dit d&rsquo;ailleurs de <strong>Vie</strong> <strong>privée</strong> (cf. son autobiographie) que le film se trouvait vraiment à mi-chemin entre la réalité qu&rsquo;elle vivait alors et son passé, mais pas suffisamment proche de sa réalité et de sa biographie. Le film initial pour lequel avaient signé et B.B et Mastroianni (qui fut furieux du changement de scénario en cours de route) était une histoire d&rsquo;amour fictionnelle tirée d&rsquo;un livre que Malle décida de transformer en biopic/analyse du phénomène Bardot. Bien que le film de Louis Malle ne soit ni du niveau de <strong>La</strong> <strong>vérité</strong>, du <strong>Mépris</strong> ou d&rsquo;<strong>En cas de malheur</strong>, nous le recommandons à nos lecteurs en complément de la mini-série. D&rsquo;abord parce que Bardot y joue son propre rôle, d&rsquo;autre part parce que des séquences sont extrêmement réussies. Hélas « seulement » des séquences. C&rsquo;est un film très contrasté, alternant des passages justes, réussis, de très haut vol, avec des parties ennuyeuses ou kitsch, comme le fit remarquer, à la sortie du film, Andy Warhol. Mais revenons à la série. Cette dernière couvre la période des premiers essais de BB pour Allégret, sa rencontre décisive, par ce biais, avec Vadim jusqu&rsquo;à une courte période post <strong>La vérité</strong> de Clouzot. Certains épisodes de la série sont plus réussis et passionnants que d&rsquo;autres : Une jeune fille sage (Eo1), <strong>Le papillon (</strong>E04), <strong>Bébé </strong>(E05), et <strong>La vérité</strong> (E06). Certains critiques et spectateurs sont choqués (comme quoi ce que fut Bardot scandalise toujours en 2023) de la succession et/ou coexistence des amours de l&rsquo;icône. Or la série est scrupuleusement fidèle à la réalité et à l&rsquo;autobiographie de l&rsquo;intéressée. C&rsquo;est l&rsquo;angle intime qui intéresse les Thompson, même si l&rsquo;aspect phénomène protéiforme et la filmographie sont aussi abordés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>« Là où la série nous cueille c&rsquo;est que, même pour les plus documentés et fans d&rsquo;entre nous, on<em> réalise</em> et<em> ressent</em> l&rsquo;extrême souffrance et l&rsquo;enfer qu&rsquo;était la vie de la plus grande star de l&rsquo;époque, dont le rayonnement continue de nous parvenir aujourd&rsquo;hui. »</p>
</blockquote>



<p>Ni <strong>Vie privée</strong>&nbsp; de Malle (hormis la scène de l&rsquo;ascenseur) ni les interviews, ni les biographies et l&rsquo;autobiographie n&rsquo;étaient parvenus à nous faire arriver à un tel degré d&#8217;empathie totale, à être en symbiose et enfin <em>réaliser</em> ce qui a pu se passer. Il est d&rsquo;ailleurs très justement montré combien elle était une très bonne actrice. Pas forcément, dans le contexte de la mini-série, dans ses films, mais dans sa vie elle-même. Constamment sous le feu des projecteurs même quand elle s&rsquo;y opposait, elle jouait son propre rôle, le mythe solaire. Cela a été justement mis en lumière et révélé dans <strong>« Initiales : BB</strong> » et c&rsquo;est fort bien exposé dans le film : Bardot, désespérée, au bord du gouffre sinon du suicide, notamment juste après son mariage avec Charrier et à la naissance de son fils, donnait, en l&rsquo;espace de quelques secondes, parfaitement le change et l&rsquo;illusion d&rsquo;un bonheur radieux devant les caméras et les objectifs. Cette œuvre est la première à nous le faire <em>voir</em> et<em> ressentir</em> réellement : cette transition radicale entre la réelle Bardot et ce qu&rsquo;elle donnait à voir, avec une maestria et un professionnalisme sidérants, au monde. Ce caractère à la fois déjà suicidaire dès l&rsquo;adolescence coexistant avec un hédonisme de l&rsquo;instant. La « <em>prison agréable, mais prison quand-même</em> » (interview de François Chalais reprise dans la série), de ce statut trop lourd à porter pour quiconque, même pour les plus solides, et encore plus pour quelqu&rsquo;un qui ne « <em>s&rsquo;aime et ne s&rsquo;aimait pas »</em>, d&#8217;emblée fragile, vulnérable et qui n&rsquo;avait rien demandé (elle n&rsquo;avait jamais réellement aspiré à être actrice), ni cherché une telle gloire (à l&rsquo;inverse d&rsquo;une Marilyn Monroe qui avait tout fait pour être actrice, star et personnalité publique). L&rsquo;intérêt, notamment, du producteur Raoul Lévy, d&rsquo;Olga Horstig, son agent, et de tout cet entourage professionnel dont elle était « <em>la poule aux œufs d&rsquo;or</em> » (dixit Charrier) et qui vivaient sur son dos, en même temps qu&rsquo;ils lui portaient un attachement affectif réel mais ambigu de par la première donne, est parfaitement dépeint. Le pendant inverse, son second mari, Jacques Charrier, machiste, misogyne, voulant imposer à sa compagne le mariage, une maternité dont elle n&rsquo;a jamais voulu toute sa vie durant, l&rsquo;ordre impérieux qu&rsquo;elle abandonne sa carrière pour un modèle rétrograde qu&rsquo;elle avait justement révolutionné, l&rsquo;aimant en projection, pour exactement ce qu&rsquo;elle n&rsquo;était pas, est tout aussi bien reproduit. <strong>Bardot</strong>, la série, fait comprendre l&rsquo;horreur (et nous pesons nos mots) de cette condition : un entourage ne l&rsquo;aimant pas réellement, intéressé, jusqu&rsquo;à l&rsquo;exemple bien réel de Pierre Lazareff, un « ami » de très longue date qui payait journalistes et paparazzis charognards pour violer les dernières parcelles de sa vie la plus intime. Le secrétaire Alain Carré, le proche ultime, homme à tout faire et de confiance, qui, bien qu&rsquo;aimant celle qui était à la fois son amie et sa patronne, finit, sous influence amoureuse, par prostituer toute l&rsquo;intimité de la personne dont il était pourtant le plus proche.&nbsp;On peut donc, via cette fiction qui a la grâce et l&rsquo;intelligence de nous <em>donner à voir</em> et à éprouver littéralement l&rsquo;absolu désespoir de cette jeune femme, horriblement entourée et adulée autant que viscéralement haïe par le public &#8211; français comme international. Dès lors, à quoi peut se raccrocher Brigitte ? Ses parents qui, pourtant (et c&rsquo;est aussi fort bien montré), la dépréciaient, au profit de sa sœur Mijanou, lorsqu&rsquo;elle était enfant et adolescente ? Et souhaitaient qu&rsquo;elle tienne son statut, ses principes, manières et vie bourgeoise ? Roger Vadim, très gentleman et qui resta toute sa vie son ami, en dépit du fait qu&rsquo;elle l&rsquo;avait quitté pour Jean-Louis Trintignant, fut sans doute un des liens les plus constants et désintéressés qu&rsquo;elle eût jamais. Les vraies amours (Jean-Louis Trintignant et Samy Frey) elle ne sut les garder, sur-sollicitée et par trop dans l&rsquo;impatience et le carpe diem, mais aussi souffrant d&rsquo;une infinie solitude et d&rsquo;une carence de liens authentiques et inconditionnels. L&rsquo;issue de la relation avec Frey, par un choix scénaristique discutable (pourquoi s&rsquo;arrêter à l&rsquo;époque de <strong>La Vérité </strong>et non celle du <strong>Mépris </strong>ou de <strong>Viva Maria</strong> ?) ne dit pas au spectateur le caractère identique de cette passion au schéma de son histoire avec Trintignant. Rien ne sera montré, la mini-série choisissant de s&rsquo;arrêter là où leur passion vivait ses premiers et ardents feux, dans la plus grande noirceur (vers où les poussa Clouzot) comme dans le plus aveuglant des soleils.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__main-title lr-vc lets-review-block__pad"><div class="lets-review-block__title lr-font-h" style="">Bardot : un certain regard </div></div><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Danièle Thompson, Christopher Thompson
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Française 
<strong>GENRE </strong>: Biopic
<strong>AVEC : </strong>Julia de Nunez, Hippolyte Girardot, Géraldine Pailhas, Yvan Attal.
<strong>DURÉE : </strong>6 x 52 mn
<strong>DIFFUSEUR : </strong>France télévision
<strong>SORTIE LE </strong>: 8 mai 2023</pre>
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		<title>Noémie dit oui : mais pas vraiment.</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Apr 2023 22:30:43 +0000</pubDate>
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</div></div>



<p></p>



<p><strong>Noémie dit oui</strong> est une des meilleures surprises de cette année 2023. Un film âpre, singulier, dérangeant, avec quelques éclaircies çà et là, qui condense et synthétise, dans son scénario, plusieurs témoignages de jeunes femmes ayant vécu cette triste et hélas courante réalité au Québec : comme nous le rappelle l&rsquo;encart à la fin du film, l&rsquo;entrée en prostitution dans ce pays se fait en moyenne entre l&rsquo;âge de 14 et 15 ans.</p>



<p></p>



<p>Après s&rsquo;être enfuie d&rsquo;un centre de jeunesse, Noémie, 15 ans, se lie, via une amie, avec un groupe de délinquants et tombe amoureuse d&rsquo;un garçon qui fera prendre à son destin une tournure que l&rsquo;adolescente n&rsquo;envisageait pas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p> Le film rappelle les meilleurs heures du cinéma indé américain (genre hélas en voie de disparition) et peut aussi faire songer au meilleur des Dardenne, de Ken Loach, de Mike Leigh</p>
</blockquote>



<p>Tout d&rsquo;abord il faut souligner l&rsquo;incroyable performance de la débutante Kelly Depeault, choisie par la réalisatrice sans essai ni casting. Elle fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma et nous rappelle les charismatiques et impressionnants débuts d&rsquo;une Vanessa Paradis dans <strong>Noce Blanche</strong> de Brisseau ou d&rsquo;une Sandrine Bonnaire dans <strong>À nos amours</strong> de Maurice Pialat &#8211; pour ne citer que deux exemples. Si, physiquement, cette très jeune actrice nous rappelle un mélange de Natalie Portman et de Keira Knightley, son tempérament de feu est tout autre et inédit. Elle excelle dans toutes les nuances de son personnage, entre impressionnantes crises de rage et de colères extrêmes, vulnérabilité et désespoir absolus, et miettes de joies enfantines fort touchantes. Les autres jeunes (ou moins jeunes) acteurs sont tout aussi justes, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse, notamment, de la meilleure amie, de la trop jeune mère qui n&rsquo;a de mère que le nom, ou de l&rsquo;ambigu « amoureux » souteneur. Le film rappelle les meilleurs heures du cinéma indé américain (genre hélas en voie de disparition) et peut aussi faire songer au meilleur des Dardenne, de Ken Loach, de Mike Leigh, surtout à leurs débuts. </p>



<p>Cependant, par rapport à une éventuelle influence, la comparaison américaine est plus juste quant à l&rsquo;esthétique et au propos. La réalisation est unique en son genre sur trois points : un montage qui ose couper abruptement en pleine action ou en plein milieu d&rsquo;images capitales ou belles, y compris le plan ultime, des idées de réalisation inédites (la séquence du miroir), un affichage graphique en décompte du cumul des passes que subit l&rsquo;adolescente. Pour un œil rompu à l&rsquo;analyse filmique et aux artifices de la mise en scène, on notera qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de réels contacts physiques entre l&rsquo;actrice et les hommes jouant les clients ou violeurs. Chose qui n&rsquo;a cependant pas dissuadé les critiques qui ont jugé le film de manière défavorable, en raison de ces scènes, le qualifiant d' »écœurant » et « voyeuriste », alors que la réalisatrice n&rsquo;y met aucune complaisance ou ambiguïté morale : nous sommes bien dans la subjectivité de Noémie et non celle de ceux qui la font souffrir.</p>



<p>Le titre du film est trompeur. La jeune héroïne est d&rsquo;abord violée via un guet-apens par un ami de celui qu&rsquo;elle aime (qui a orchestré tout cela), sans consentement aucun, pour qu&rsquo;ensuite elle capitule, une fois cette ignoble étape franchie, sans qu&rsquo;elle ne l&rsquo;ait voulu d&rsquo;aucune manière. Cette séquence fort éprouvante montre une réalité documentaire. C&rsquo;est malheureusement ainsi que beaucoup d&rsquo;adolescentes ou de jeunes femmes sont forcées de franchir un pas qu&rsquo;elles refusent mordicus. De même que la veulerie, la manipulation du proxénète est réelle et parfaitement dépeinte : la plupart d&rsquo;entre eux jouent sur le côté « histoire d&rsquo;amour », affection, sentiments, banalisation d&rsquo;actes qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas le courage de commettre &#8211; l&rsquo;une des premières fois où le garçon lui parle de faire escort, la jeune fille, après refus, lui rétorque, fort à propos : « <em>Pourquoi tu ne le fais pas, toi ?</em> » Le plus dur dans le film ne réside pas dans les assauts, exigences et lubies des clients de Noémie, mais bien dans le viol inaugural par l&rsquo;ami de l&rsquo;amoureux, ou les viols par la suite subis par la « gang » (sic, cf. les anglicismes nombreux dans la langue québécoise et donc dans le film) avec qui elle vit ainsi que leurs invités, alors que celle-ci, alcoolisée, est inconsciente. </p>



<p><strong>Noémie dit oui</strong> rappelle, en plus soft, les chefs-d&rsquo;œuvre que sont <strong>Despues de Lucia</strong> de Michel Franco (pour les outrages subis, la sensibilité de l&rsquo;héroïne et de son interprète, la marque indélébile que l&rsquo;œuvre apporte au spectateur) et le trop mésestimé <strong>Sleeping beauty </strong>de Julia Leigh (pour la thématique, le rapport à la mère, aux clients).Notre héroïne, que ne nous lâchons pas d&rsquo;une semelle, est acculée, en ceci que les seules personnes qui lui veulent vraiment du bien et lui portent une saine affection, sont les gens du foyer. Or ils sont payés pour cela, c&rsquo;est leur travail, même si l&rsquo;intérêt qu&rsquo;ils lui vouent par ailleurs est sincère. Lorsque l&rsquo;amie de Noémie, elle aussi mineure en fugue du même lieu, et recherchée pour ces deux raisons, fête ses 18 ans, elle finit par pleurer, expliquant le motif de son désarroi : désormais plus personne ne la cherchera. C&rsquo;est aussi le cas de Noémie. Sa mère, dès la première et fort intéressante partie dans le foyer puis au tribunal, n&rsquo;éprouve aucun sentiment pour sa fille, la rejette y compris physiquement et verbalement et refuse à maintes reprises de la prendre (chez elle ou dans ses bras) durant le film, demandant même à ce que sa fille passe sa vie jusqu&rsquo;à sa majorité en foyer alors qu&rsquo;elle est dans la capacité technique de l&rsquo;accueillir. Par la suite, elle refusera ne serait-ce que tout simplement héberger sa progéniture, quand bien même celle-ci est manifestement en danger et aux abois. Le choc de réaliser que la personne qu&rsquo;elle aime le plus au monde ne veut aucunement d&rsquo;elle et n&rsquo;a nulle pitié (pitié ou compassion que n&rsquo;importe quel être humain est censé avoir même pour un inconnu) est encore plus atroce lorsqu&rsquo;elle lui préfère un autre enfant, qui, lui, sera aimé et chéri. C&rsquo;est pour cela que Noémie s&rsquo;accroche et veut croire à n&rsquo;importe quelle marque, fût-elle infime et volatile, d&rsquo;affection d&rsquo;autrui. Hélas sa meilleure amie, plus âgée de trois ans, est toxique, l&rsquo;entraîne dans sa propre chute et des propres pas, et le prince charmant regarde trop la jeune fille avec des dollars dans les yeux </p>



<p></p>



<p>L&rsquo;écriture du film est juste et subtile car les deux personnages pré-cités sont nuancés et demeurent humains, jusque dans leur abjection. Le suspense quant à l&rsquo;amour « particulier » mais manifeste du mac/petit ami reste en suspens jusqu&rsquo;à l&rsquo;issue du film. Même le personnage de la mère, outcast qui a eu sa fille beaucoup trop jeune et redoute les réactions d&rsquo;un énième compagnon, peut être compris. C&rsquo;est là aussi où le film frappe fort et juste. Il ne fait pas dans la caricature ni dans le manichéisme. Il n&rsquo;existe pas de monstres, mais seulement des humains.</p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__main-title lr-vc lets-review-block__pad"><div class="lets-review-block__mask lr-vc"></div></div><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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				}
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Geneviève Albert 
<strong>NATIONALITÉ :</strong> québécoise
<strong>GENRE :  </strong>Drame 
<strong>AVEC :</strong> Kelly Depeault, Emi Chicoine, James-Edward Métayer, 
<strong>DURÉE </strong>: 113 mn
<strong>DISTRIBUTEUR </strong>: K-Films Amérique 
<strong>SORTIE LE : </strong>26 avril 2023</pre>



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