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	<title>Sylvain Jaufry, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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		<title>The Shameless : la loi de la prostitution en Inde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 May 2025 22:38:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéaste bulgare Konstantin Bojanov revient sur la Croisette treize ans après la présentation de Ave à la Semaine de la Critique. Son nouveau film, The Shameless, inclus dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, donne un coup de projecteur sur la situation désastreuse des prostituées indiennes, livrées à elles-mêmes et souvent exploitées par leur propre famille. The Shameless représente une critique d&#8217;un système brutal et particulièrement avilissant. Deux femmes aux trajectoires similaires doivent subir la [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Le cinéaste bulgare Konstantin Bojanov revient sur la Croisette treize ans après la présentation de<strong> Ave</strong> à la Semaine de la Critique. Son nouveau film,<strong> The Shameless</strong>, inclus dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, donne un coup de projecteur sur la situation désastreuse des prostituées indiennes, livrées à elles-mêmes et souvent exploitées par leur propre famille. <strong>The Shameless</strong> représente une critique d&rsquo;un système brutal et particulièrement avilissant.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Deux femmes aux trajectoires similaires doivent subir la loi du travail sexuel, payé une misère, avec une image bien dégradante. Konstantin Bojanov sensibilise sur cette forme de traite humaine.</p>
</blockquote>



<p>Renuka, alias Nadira, prostituée expérimentée et surtout blasée, rencontre Devika dans une communauté de travailleuses du sexe tenue d&rsquo;une poigne de fer par des maquerelles. Une belle union se met en place entre cette femme mature, qui pratique ce métier dégradant, et une jeune de 17 ans piégée par ces méthodes imposées par l&rsquo;institution. Konstantin Bojanov relate la sévérité du quotidien, avec ces multiples passes dans des chambres miteuses et une condition plus que précaire. Le climat instauré est volontairement lugubre pour ne laisser filtrer aucune once de positivité, déroulant ainsi une critique frontale de toute une organisation dominée par le sexe et la puissance des hommes. Ceux-ci sont un peu effacés, au profit des femmes qui gèrent ce trafic juteux, dont la mère de Devika, particulièrement humiliatrice. <strong>The Shameless </strong>est une œuvre difficile à appréhender, tant elle raconte les méchancetés et les injustices endurées chaque jour. De pauvres Indiennes victimes d&rsquo;une véritable exploitation sexuelle n&rsquo;en peuvent plus et veulent rompre avec les règles. Rien n&rsquo;est cependant facile pour s&rsquo;en sortir. Le cinéaste transmet un message de sensibilisation visant à alerter sur un schéma de déshumanisation et d&#8217;emprise psychique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Bien que la dénonciation soit juste, le style est parfois trop appuyé ou démonstratif, laissant une impression de froideur.</p>
</blockquote>



<p>Tout comme<strong> </strong><a href="https://movierama.fr/agra-une-famille-indienne-le-patriarcat-dans-toute-sa-splendeur/"><strong>Agra, une famille indienne</strong> </a>de Kanu Behl, qui critiquait le patriarcat et avait parfois tendance à forcer le trait, <strong>The Shameless </strong>prend également cette direction et se complaît à décrire des situations de plus en plus malaisantes, en insistant sur une dramaturgie souvent lourde. L&rsquo;excès dramatique crée indubitablement des émotions froides, d&rsquo;autant plus que le personnage de Renuka possède une psychologie rigide, antipathique et même acariâtre. L&rsquo;accumulation des galères et des tragédies finit par étouffer le film dans une seconde partie, laissant un sentiment d&rsquo;oppression et un regard un peu pantois face à ces récits d&rsquo;une violence psychologique importante. Le long métrage n&rsquo;est pas non plus d&rsquo;une grande maîtrise, contient pas mal de longueurs, et n&rsquo;évite pas les clichés redondants sur la société indienne. Konstantin Bojanov délivre un film à l&rsquo;ambiance trop sèche, même si la réalité est bien sûr assez compliquée. Le combat des deux femmes n&rsquo;est pas assez lisible à l&rsquo;écran et reste vain, comme la teneur d&rsquo;un film qui n&rsquo;est visiblement pas assez informatif ou argumenté, pétri de bonnes intentions, mais néanmoins bien trop excessif.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Konstantin Bojanov
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Bulgarie, France, Suisse
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Mita Vashisht, Tanmay Dhanania, Omara
<strong>DURÉE : </strong>1h54
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>
<strong>SORTIE LE </strong></pre>
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		<title>La jeune femme à l&#8217;aiguille : galères et déchéances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 20:50:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Sweat sorti en 2020, le réalisateur suédois Magnus von Horn récidive, et de fort belle façon, avec La Jeune femme à l&#8217;aiguille, film remarquable qui risque de choquer ou d&#8217;émouvoir. Le cinéaste raconte la grande descente aux enfers d&#8217;une pauvre femme, à une époque lointaine où la condition sociale était déjà loin d&#8217;être brillante. Très souvent émotionnellement froid, le récit emprunte de nombreuses directions, tout cela pour montrer une existence moribonde, celle d&#8217;une épouse démolie par une succession d&#8217;événements [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Après <strong>Sweat </strong>sorti en 2020, le réalisateur suédois Magnus von Horn récidive, et de fort belle façon, avec <strong>La Jeune femme à l&rsquo;aiguille</strong>, film remarquable qui risque de choquer ou d&rsquo;émouvoir. Le cinéaste raconte la grande descente aux enfers d&rsquo;une pauvre femme, à une époque lointaine où la condition sociale était déjà loin d&rsquo;être brillante. Très souvent émotionnellement froid, le récit emprunte de nombreuses directions, tout cela pour montrer une existence moribonde, celle d&rsquo;une épouse démolie par une succession d&rsquo;événements malheureux. Plus qu&rsquo;une évocation âpre de cette vie miséreuse, il s&rsquo;agit surtout d&rsquo;un portrait poignant qui vise à représenter la condition féminine tout en traitant du sujet de la maternité et de l&rsquo;adoption.</p>



<p>Copenhague, 1918. Karoline, une jeune ouvrière, lutte pour survivre. Alors qu’elle tombe enceinte, elle rencontre Dagmar, une femme charismatique qui dirige une agence d&rsquo;adoption clandestine. Un lien fort se crée entre les deux femmes et Karoline accepte un rôle de nourrice à ses côtés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>La Jeune femme à l&rsquo;aiguille </strong>est l&rsquo;histoire d&rsquo;une ouvrière qui coud des uniformes mais qui en doit en découdre avec la vie difficile de l&rsquo;après-Première Guerre mondiale.</p>
</blockquote>



<p>Magnus von Horn rentre de suite dans le vif du sujet en positionnant sa caméra à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une usine pleine de petites mains féminines qui conçoivent les tenues des soldats. Parmi elles se trouve Karoline, dont le mari est parti combattre sur le front. Ce personnage, contraint à produire en masse pour un salaire de misère, ne parvient pas à joindre les deux bouts, payer son loyer, et se retrouve dans un taudis plus que miteux. Dès lors, le film ne fait qu&rsquo;énumérer toutes les galères possibles et inimaginables, de l&rsquo;expulsion à l&rsquo;amour impossible gâché par la méchanceté d&rsquo;une propriétaire bourgeoise en passant par le fantasme inassouvi de la maternité. Magnus von Horn déroule tout cela, et filme la faiblesse de la gent féminine à cette époque. Le récit est ainsi constamment rempli d&rsquo;une intense dramaturgie, à tel point qu&rsquo;il est tout à fait facile de se mettre à la place de ce personnage qui subit des drames personnels et familiaux. Émouvant mais parfois d&rsquo;une froideur absolue, <strong>La Jeune femme à l&rsquo;aiguille </strong>est bien le genre de film qui fait certainement réfléchir, crée de la compassion, de la pitié, mais qui risque également d&rsquo;être parfois lourd au niveau des émotions négatives. Toutefois, le contexte n&rsquo;était pas tout rose non plus, et Magnus von Horn a cette bonne idée de décrire la réalité sociale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>La Jeune femme à l&rsquo;aiguille </strong>emprunte à d&rsquo;autres styles cinématographiques, pour raconter ce récit qui mélange analyse sociétale et études des traumatismes de la guerre.</p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;influence néo-réaliste est parfaitement visible dans certains passages, en particulier ceux où la jeune femme, amoureuse de son patron, se retrouve confrontée au rejet d&rsquo;une mère bourgeoise. La lutte des classes est alors assez palpable et la trajectoire sinueuse de Karoline peut ressembler à celle de Cabiria dans <strong>Les Nuits de Cabiria</strong>, dans lequel on voit le mépris des classes et donc l&rsquo;opposition des milieux sociaux. Le cinéaste dépeint un réalisme social édifiant, avec en prime la présence d&rsquo;un mari à la gueule cassée qui se retrouve à jouer le monstre dans un Barnum. <strong>La Jeune femme à l&rsquo;aiguille</strong> n&rsquo;est pas une histoire de saltimbanques, mais plutôt celle d&rsquo;un couple détruit par la guerre qui se retrouve sur le chemin de l&rsquo;errance, à l&rsquo;instar des quelques personnages felliniens. Toutefois, le visage défiguré de l&rsquo;homme renvoie à l&rsquo;expressionnisme allemand, tout comme le côté sombre du film. La dernière partie rajoute une bonne dose de désespoir, en virant vers une atmosphère malaisante et glauque. Malgré l&rsquo;énorme pesanteur dramatique qui règne, ne faiblit pas et ne montre aucun soubresaut positif, la beauté de l&rsquo;œuvre réside dans la caractérisation d&rsquo;un personnage qui se bat contre vents et marées, fantasmant son désir de maternité anéanti par les dérives meurtrières d&rsquo;une femme aux penchants psychopathiques. Le long-métrage de Magnus von Horn est difficile à regarder, manque probablement de poésie ou d&rsquo;instants plus légers, mélange un peu trop les styles, mais reste cependant d&rsquo;une grande maîtrise, très bon dans la radicalité, et esthétiquement réussi.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Magnus von Horn
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Danemark, Pologne, Suède
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Trine Dyrholm, Victoria Carmen Sonne
<strong>DURÉE : </strong>1h55
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Bac Films
<strong>SORTIE LE </strong>9 avril 2025 </pre>
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		<title>Le Village aux portes du paradis : la naissance d&#8217;un cinéaste</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 20:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le réalisateur somalien Mo Harawe a présenté cette année au Festival de Cannes (dans la sélection Un Certain Regard) son tout premier film, Le Village aux portes du paradis. L&#8217;événement a souvent permis l&#8217;émergence de nouveaux talents, et il n&#8217;est pas impossible que la liste s&#8217;allonge avec ce jeune cinéaste qui a voulu réfléchir sur l&#8217;état actuel de la Somalie. De la maîtrise de la mise en scène aux acteurs fabuleux, l&#8217;œuvre invite à la découverte de la société somalienne, [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Le réalisateur somalien Mo Harawe a présenté cette année au Festival de Cannes (dans la sélection Un Certain Regard) son tout premier film, <strong>Le Village aux portes du paradis</strong>. L&rsquo;événement a souvent permis l&rsquo;émergence de nouveaux talents, et il n&rsquo;est pas impossible que la liste s&rsquo;allonge avec ce jeune cinéaste qui a voulu réfléchir sur l&rsquo;état actuel de la Somalie. De la maîtrise de la mise en scène aux acteurs fabuleux, l&rsquo;œuvre invite à la découverte de la société somalienne, dans ce qu&rsquo;elle a de plus précaire.</p>



<p>Un petit village du désert somalien, torride et venteux. Mamargade, père célibataire, cumule les petits boulots pour offrir à son fils Cigaal une vie meilleure. Alors qu’elle vient de divorcer, sa sœur Araweelo revient vivre avec eux. Malgré les vents changeants d’un pays en proie à la guerre civile et aux catastrophes naturelles, l’amour, la confiance et la résilience leur permettront de prendre en main leur destinée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Mo Harawe propose un certain regard sur la strate populaire de son propre pays, à travers des personnages qui doivent s&rsquo;en sortir avec peu de moyens. Une véritable leçon de vie.</p>
</blockquote>



<p>Un père, sa sœur et son fils cohabitent dans une très modeste maison qui ne respire pas le luxe. Symbole de la pauvreté, l&rsquo;habitat au décor minimaliste, puisqu&rsquo;il ne contient que peu de meubles, sert de lieu de vie à un petit groupe qui tente de survivre dans la misère. Mamargarde, sorte d&rsquo;homme à tout faire, fossoyeur, mécanicien, essaie de proposer une existence la moins précaire possible à son fils Cigale. Dans ce village reculé de la Somalie, pays déjà durement touché par les famines et la guerre, la richesse et la prospérité n&rsquo;existent pas. Même l&rsquo;école subit les conséquences de l&rsquo;économie catastrophique. Mo Harawe impose une vision triste de son pays natal, en décrivant toutefois des personnes qui doivent faire avec les moyens du bord et espérer un avenir meilleur. <strong>Le Village aux portes du paradis</strong> ne néglige pas le côté sombre de ce territoire africain, qu&rsquo;il décrit, très ironiquement, comme étant le paradis. Il n&rsquo;y a pourtant rien de bien paradisiaque dans ce quotidien aléatoire où le travail manque et où les ressources s&rsquo;amenuisent. Le cinéaste propose une réflexion sur le mode de vie plus que rudimentaire de ces habitants, contrastant ainsi avec le confort d&rsquo;autres pays. Les maîtres mots de ce film sont abnégation, résilience, fatalité, trois termes qui définissent le fait de ne pas avoir d&rsquo;autre choix que de vivre chichement, au jour le jour.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>La relation père-fils est très touchante, entre désappointement, réalisme et pessimisme.</p>
</blockquote>



<p>Mamargarde, père célibataire, ne sait plus quoi entreprendre pour pouvoir assurer la garde de son fils qui se retrouve sans école. Sans travail fixe, la charge éducative devient importante. Mo Harawe filme un homme en plein dilemme, devant choisir sa carrière professionnelle et subvenir aux besoins de sa progéniture. Les difficultés, les embûches successives ne sont en aucun cas le paradis souhaité, mais plutôt un enfer où tout ce monde doit s&rsquo;acclimater pour subir le contexte social du mieux possible. Le grand atout de <strong>Le Village aux portes du paradis</strong> est de ne pas alourdir son sujet sous une couche de pathos dégoulinant. Le récit prend le temps de décrire les événements, sans nier la réalité, tout en gardant un aspect pessimiste qui colle bien au thème abordé. Le cinéaste semble prendre parfaitement le pouls d&rsquo;un pays qui vit au ralenti sans connaître la modernité. La photographie est elle aussi parfaite, avec de belles couleurs dans les plans, ce qui dénote l&rsquo;envie de sublimer les paysages somaliens. La beauté esthétique enjolive tout, et ce n&rsquo;est que l&rsquo;arbre qui cache la misère de la population. <strong>Le Village aux portes du paradis</strong> est une pépite.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Mo Harawe
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Autriche, France, Allemagne, Somalie
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong> Canab Axmed Ibraahin, Axmed Cali Faarax, Cigaal Maxamuud Saleebaan
<strong>DURÉE : </strong>2h12
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Jour2fete
<strong>SORTIE LE </strong>9 avril 2025</pre>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr/le-village-aux-portes-du-paradis-la-naissance-dun-cineaste/">Le Village aux portes du paradis : la naissance d&rsquo;un cinéaste</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Mikado : sur la route</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Apr 2025 20:43:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le succès de Youssef Salem a du succès, Baya Kasmi retrouve Ramzy Bedia pour Mikado, qui sortira en salles en février 2025. La cinéaste part sur les routes, à la rencontre d&#8217;une famille marginalisée vivant avec leurs enfants dans un van. À la fois chronique sociale et vision d&#8217;une misère inimaginable, le film évoque en filigrane la situation d&#8217;une enfance adoptée. Cependant, le scénario ne se hisse pas à la hauteur du sujet. Mikado et Laetitia vivent avec leurs enfants sur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Après le succès de <strong>Youssef Salem a du succès</strong>, Baya Kasmi retrouve Ramzy Bedia pour <strong>Mikado</strong>, qui sortira en salles en février 2025. La cinéaste part sur les routes, à la rencontre d&rsquo;une famille marginalisée vivant avec leurs enfants dans un van. À la fois chronique sociale et vision d&rsquo;une misère inimaginable, le film évoque en filigrane la situation d&rsquo;une enfance adoptée. Cependant, le scénario ne se hisse pas à la hauteur du sujet.</p>



<p><strong>Mikado</strong> et Laetitia vivent avec leurs enfants sur les routes. Quand une panne de moteur les amène à s’installer le temps d’un été chez Vincent, un enseignant qui vit seul avec sa fille. C’est le début d’une parenthèse enchantée qui pourrait aussi bouleverser l’équilibre de toute la famille alors que Nuage, leur fille aînée, se prend à rêver d’une vie normale.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Mikado</strong>&nbsp;n&rsquo;est ni plus ni moins qu&rsquo;un point de vue désenchanté sur les conséquences de l&rsquo;adoption et de la marginalisation.</p>
</blockquote>



<p>Dans <strong>Mikado</strong>, un père en procès contre ses parents adoptifs, qu&rsquo;il accuse de maltraitance, conduit un van qui sillonne les routes provençales, en attendant la séance au tribunal. À ses côtés, sa femme le suit dans une existence plus que modeste et subit une relation d&rsquo;amour et d&rsquo;eau fraîche. À l&rsquo;arrière, les deux enfants suivent sans broncher, dans un confort très relatif et une déscolarisation totale. La petite famille tombe en panne et trouve refuge chez un professeur de collège, dans une grande maison. Dès lors, Baya Kasmi s&rsquo;aventure dans un sujet tendu et s&rsquo;efforce d&rsquo;en rire malgré le drame. L&rsquo;amertume sociale pointe dans un film qui axe son intrigue sur la rencontre entre deux milieux différents, possédant toutefois un point commun : la perte des repères familiaux. En effet, le problème sous-jacent est celui de <strong>Mikado</strong>, enfant placé par la DASS dans un foyer peu accueillant, et dont toute la vie a été conditionnée par la maltraitance. Le film tente d&rsquo;évoquer la mise à l&rsquo;écart de la société, dénonçant les failles du système d&rsquo;adoption et ses conséquences directes sur cette famille aux accents bohèmes, qui tente de cacher la misère par une joie simulée. Le film est humain et généreux. Tout repose sur le personnage de Félix Moati, sorte de lion agité dans une cage, prêt à en découdre lors du procès. Néanmoins, l&rsquo;ensemble met trop de temps à décoller, et Baya Kasmi n&rsquo;aborde son sujet central que dans les dernières minutes, où tout s&#8217;emballe subitement, laissant finalement la frustration de ne pas pouvoir en voir plus.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Bien que les interprètes ne soient pas à blâmer, Patience Munchenbach en tête, la caractérisation des personnages laisse de marbre.</p>
</blockquote>



<p><strong>Mikado</strong> devient antipathique à force de vociférer dans tous les sens et d&rsquo;imposer sa domination protectrice sur sa femme et ses enfants. L&rsquo;homme est bien loin de l&rsquo;image du père bienveillant et responsable, et son impulsivité permanente le rend plus taciturne qu&rsquo;aimable. Vimala Pons interprète une compagne qui subit les événements et devient une subalterne n&rsquo;ayant aucun pouvoir de décision. Patience Munchenbach hérite d&rsquo;un personnage lunaire, dont l&rsquo;atypie évidente frôle la caricature. Finalement, aucun protagoniste ne se distingue ni ne possède une caractérisation capable de servir le thème. Disons que <strong>Mikado</strong> se veut être un <strong>Captain Fantastic</strong> français au rabais, mais Félix Moati n&rsquo;est pas Viggo Mortensen, et le récit inachevé laisse sceptique.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Baya Kasmi
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France
<strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique
<strong>AVEC : </strong>Félix Moati, Vimala Pons, Ramzy Bedia, Patience Munchenbach
<strong>DURÉE : </strong>1h34
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Memento Distribution 
<strong>SORTIE LE </strong>5 février 2025</pre>
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		<title>Parthenope : toute la beauté du vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Mar 2025 15:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le lauréat du Prix du Jury lors du Festival de Cannes 2008 pour Il Divo revient cette année pour présenter Parthenope en compétition. Très attendu sur la Croisette, le film du cinéaste italien explore l&#8217;anthropologie, la mythologie, le mythe de la sirène et veut représenter l&#8217;image de la femme-déesse. Derrière la beauté des paysages se cache cependant une proposition cinématographique insatisfaisante. Paolo Sorrentino ne retrouve pas sa gloire d&#8217;antan, du temps de Les Conséquences de l&#8217;amour. La vie de Parthénope [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Le lauréat du Prix du Jury lors du Festival de Cannes 2008 pour <strong>Il Divo</strong> revient cette année pour présenter <strong>Parthenope</strong> en compétition. Très attendu sur la Croisette, le film du cinéaste italien explore l&rsquo;anthropologie, la mythologie, le mythe de la sirène et veut représenter l&rsquo;image de la femme-déesse. Derrière la beauté des paysages se cache cependant une proposition cinématographique insatisfaisante. Paolo Sorrentino ne retrouve pas sa gloire d&rsquo;antan, du temps de <strong>Les Conséquences de l&rsquo;amour</strong>.</p>



<p>La vie de <strong>Parthénope</strong> de sa naissance dans les années 1950 à nos jours. Une épopée féminine dépourvue d’héroïsme mais éprise de liberté, de Naples, et d’amour. Les amours vraies, indicibles ou sans lendemain qui vous condamnent à la douleur mais qui vous font recommencer. Le parfait été à Capri d’une jeunesse insouciante malgré un horizon sans issue. Autour de <strong>Parthénope</strong>, les Napolitains. Scrutés, aimés, désillusionnés et pleins de vie, que l’on suit dans leurs dérives mélancoliques, leurs ironies tragiques et leurs moments de découragement. La vie peut être très longue, mémorable ou ordinaire. Le temps qui passe offre tout le répertoire des sentiments. Et là, au fond, proche et lointaine, cette ville indéfinissable, Naples, qui ensorcelle, enchante, hurle, rit et peut nous faire mal.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Parthenope</strong> se résume par une vacuité sidérante et une propension à établir une sorte de fresque vaine.</p>
</blockquote>



<p>Dans la mythologie grecque, le nom de <strong>Parthenope </strong>désigne plusieurs choses, dont une sirène, fille de Melpomène et d&rsquo;Acheloos. Paolo Sorrentino filme cette femme, très belle, séduisante et attirante, qui devient une source de désir pour les hommes. En cela, le mythe de la jolie naïade attractive est bien représenté, sans les fameux chants. On la voit prendre une pose lascive, et les hommes se ruent sur elle pour l&rsquo;inviter à danser. À part les images de la magnificence féminine, que le réalisateur se plaît à filmer en gros plans, presque au ralenti, <strong>Parthenope</strong> ne contient rien qu&rsquo;un océan de vacuité, avec un propos d&rsquo;un vide abyssal caché par les sublimes paysages grecs et le beau bleu de la mer. La première partie excelle dans le documentaire naturel qui fait office de belle carte postale, mais échoue à produire un récit digne d&rsquo;intérêt, celui-ci n&rsquo;étant ni plus ni moins qu&rsquo;un brouillon informel et inintéressant sur l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme moderne courtisée et vénérée par la caste masculine. Ainsi, Paolo Sorrentino mise tout sur les qualités esthétiques qui effacent la misère du propos, car <strong>Parthenope</strong> ne parle en réalité de pas grand-chose et est juste une fresque mythologique ratée transposée à notre époque. La beauté ne fait pas tout, encore faut-il avoir un bon scénario.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Paolo Sorrentino ne retrouve pas le niveau de ses anciennes productions et ne maîtrise plus son cinéma, qui semble perdu depuis quelques années.</p>
</blockquote>



<p>On retrouve un élément de son style, avec notamment ce personnage de John Cheever (Gary Oldman), un écrivain distingué, tenant élégamment une cigarette, qui ressemble à Titta dans <strong>Les Conséquences de l&rsquo;amour</strong>. Cependant, l&rsquo;acteur américain n&rsquo;apparaît que très peu dans ce film. Son apparition famélique est tout aussi incompréhensible que le reste de l&rsquo;œuvre, et participe au néant brumeux qui enveloppe l&rsquo;histoire. Seulement deux scènes, et puis s&rsquo;en va, autant dire que l&rsquo;apport de ce personnage est totalement inexistant. Alors que la première partie ressemble à une pâle copie désordonnée de <strong>Pandora</strong>, avec ses beaux décors, la maison confortable et une femme qui attise toutes les convoitises, mais sans le Hollandais volant, la seconde partie s&rsquo;effondre brutalement. Paolo Sorrentino perd le fil conducteur, et se noie sous un déluge de considérations religieuses, mythologiques et anthropologiques qui font de <strong>Parthenope</strong> un ersatz de fresque vaine, pompeuse et ennuyeuse. Le scénario ne privilégie que la beauté de l&rsquo;actrice principale, mais pas la forme ou le fond, et contient la question suivante : qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;anthropologie? Une interrogation qui subsiste tout au long du film, dont la réponse est péniblement donnée et sonne comme une libération intellectuelle, après plus de deux heures de réflexions inutiles.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-3"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:70%"></div></div><div class="score">1.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Paolo Sorrentino
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Italie
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Celeste Dalla Porta, Stefania Sandrelli, Gary Oldman
<strong>DURÉE : </strong>2H20
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pathé
<strong>SORTIE LE </strong>12 mars 2025</pre>
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		<title>Apprendre : l&#8217;école, une chance pour tout le monde</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jan 2025 11:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Notre Corps, Claire Simon présente, en séance spéciale au Festival de Cannes 2024, un nouveau documentaire, Apprendre, qui explore le quotidien d&#8217;une classe de primaire à Ivry-sur-Seine. La documentariste réalise son Être et avoir, en filmant la relation entre les professeurs et les élèves. Entre joie, enseignements et moments de partage, le film milite pour une école humaine, inclusive, dans laquelle tout le monde a sa chance, mais qui est aussi le terrain de l&#8217;espièglerie et de l&#8217;insouciance enfantine. [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Après <strong>Notre Corps</strong>, Claire Simon présente, en séance spéciale au Festival de Cannes 2024, un nouveau documentaire, <strong>Apprendre</strong>, qui explore le quotidien d&rsquo;une classe de primaire à Ivry-sur-Seine. La documentariste réalise son <strong>Être et avoir</strong>, en filmant la relation entre les professeurs et les élèves. Entre joie, enseignements et moments de partage, le film milite pour une école humaine, inclusive, dans laquelle tout le monde a sa chance, mais qui est aussi le terrain de l&rsquo;espièglerie et de l&rsquo;insouciance enfantine.</p>



<p>Claire Simon place sa caméra dans un établissement scolaire, pour y filmer la qualité des instructions et de l&rsquo;acquisition des compétences.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Les salles de classe sont les lieux principaux de ce documentaire. À l&rsquo;intérieur, il y a la diversité culturelle, des profils différents et des matières enseignées par des personnels dévoués.</p>
</blockquote>



<p><strong>Apprendre</strong> est bien sûr l&rsquo;objectif de l&rsquo;école, qui mise sur la transmission des savoirs. Les enseignants sont des maillons essentiels du système scolaire, un lien, souvent un soutien pour les élèves. Dans ce documentaire, les cours se succèdent, du français aux mathématiques en passant par le sport. Claire Simon valorise le métier d&rsquo;enseignant dans les écoles, pas toujours évident, et les montre sous un jour généreux et toujours dans l&rsquo;aide. Les enfants acquièrent les connaissances via les méthodes pédagogiques, apprennent en fonction de leur rythme respectif, avec plus ou moins de discipline. Au travers des passages s&rsquo;appliquant dans les tâches à effectuer, <strong>Apprendre</strong> prouve que l&rsquo;école est bel et bien un vecteur de réussite, une chance pour des populations diversifiées, populaires, pour qui elle représente un levier et un moyen d&rsquo;ascension. L&rsquo;établissement se situe dans une petite ville de banlieue parisienne. La classe démontre la mixité et une capacité de vivre-ensemble exceptionnelle. Chacun des petits a cette soif de connaître, d&rsquo;écouter et de faire les exercices demandés, dans un cadre scolaire relativement serein.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Apprendre justifie le fait que l&rsquo;école est un moyen d&rsquo;intégration et d&rsquo;inclusion.</p>
</blockquote>



<p>Les différentes origines ethniques sont ici présentes pour expliquer la nécessité d&rsquo;être inclus dans la société et dans l&rsquo;univers éducatif. Un élève, qui souffre de troubles autistiques, est intégré dans cette classe, au milieu de ses camarades neurotypiques. C&rsquo;est bien la preuve que ce que l&rsquo;on appelle le système scolaire ordinaire est une bénédiction pour ces enfants différents, et aussi pour les parents qui se retrouvent délestés d&rsquo;un poids important. Aussi, les quelques activités ludiques, récréatives ou sportives renforcent le lien existant entre eux, que ce soient les jeux ou autres activités. Mais l&rsquo;inclusion ne se ferait pas sans l&rsquo;apport du personnel enseignant, qui doit s&rsquo;adapter et réussir à faire progresser chacun, ce qui n&rsquo;est pas chose aisée. <strong>Apprendre</strong> filme une école à l&rsquo;ambiance plutôt sympathique, assez joyeuse, et des jeunes insouciants, souvent sans filtre dans leurs propos, travaillant avec des moyens convenables. Le but est qu&rsquo;ils atteignent le collège en ayant les prérequis nécessaires, et <strong>Apprendre</strong> confirme tout cela.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:1%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Claire Simon
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>
<strong>DURÉE : </strong>1H45
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Condor Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>29 janvier 2025</pre>
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		<title>Spectateurs ! : l&#8217;éloge amoureux d&#8217;un cinéaste cinéphile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jan 2025 23:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une interview accordée à MovieRama, Arnaud Desplechin expliquait comment le cinéma était pour lui une protection et un moyen de se confronter à différentes situations. Le cinéaste développait une argumentation autour du 7ème Art et laissait deviner une cinéphilie très importante. Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2024, Spectateurs ! met à l&#8217;honneur ceux qui s&#8217;assoient dans les salles obscures, et dévoile surtout le parcours d&#8217;un cinéaste cinéphile. Passionnant de bout en bout, Spectateurs ! est une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Dans une <a href="https://movierama.fr/entretien-avec-arnaud-desplechin-premiere-partie-un-cineaste-cinephile/">interview</a> accordée à MovieRama, Arnaud Desplechin expliquait comment le cinéma était pour lui une protection et un moyen de se confronter à différentes situations. Le cinéaste développait une argumentation autour du 7ème Art et laissait deviner une cinéphilie très importante. Présenté en séance spéciale au Festival de Cannes 2024, <strong>Spectateurs !</strong> met à l&rsquo;honneur ceux qui s&rsquo;assoient dans les salles obscures, et dévoile surtout le parcours d&rsquo;un cinéaste cinéphile.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Passionnant de bout en bout, <strong>Spectateurs !</strong> est une grande preuve d&rsquo;amour au cinéma, un art qui a une signification.</p>
</blockquote>



<p>Pour Arnaud Desplechin, les films signifient en réalité plein de choses : l&rsquo;émerveillement, le divertissement, la fantaisie, le plaisir de regarder les œuvres et de les apprécier. Dans ce qui est plutôt un documentaire, le cinéaste parle des spectateurs, de leurs goûts, leurs envies, mais il évoque en grande majorité son ressenti sur ce que représente pour lui le cinéma et les sensations éprouvées. Au travers d&rsquo;images et d&rsquo;extraits soigneusement choisis et puisés dans les références cinématographiques qui vont d&rsquo;Ingmar Bergman à John Ford, <strong>Spectateurs !</strong> retrace l&rsquo;histoire du cinéma, l&rsquo;avènement du parlant et la naissance des genres. Il explique comment les films laissent une trace indélébile dans la mémoire cinéphile, des œuvres qui ont soit bercé son imagination ou celles de centaines d&rsquo;autres personnes dans les salles obscures. Arnaud Desplechin démontre que c&rsquo;est un art qui a une signification, celle de contenter ceux qui vont contempler les œuvres. De Harold Lloyd à Liv Ullmann, il dévoile la progression du 7ème Art, l&rsquo;ascension d&rsquo;illustres metteurs en scène et des plans tous plus beaux les uns que les autres. <strong>Spectateurs !</strong> rend hommage aux artisans qui ont façonné le cinéma et alimenté la passion de milliers de cinéphiles, dont Arnaud Desplechin, qui est un homme pétri de connaissances en la matière. Dans un court passage, quelques personnes disent quel a été leur premier film vu, leur plus grande peur vécue en salle, etc. Les spectateurs sont au cœur du cinéma.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Spectateurs !</strong> est aussi une sorte de petite autobiographie décrivant le chemin d&rsquo;un futur cinéaste qui a le cinéma chevillé au corps.</p>
</blockquote>



<p>De l&rsquo;enfance à l&rsquo;âge adulte, le cinéma a toujours fait partie de la vie d&rsquo;Arnaud Desplechin, qui voue depuis longtemps un attachement sans bornes à la pellicule. Tout petit, il regardait les films à la télévision sans s&rsquo;en détacher et en dévorant tout avec attention. De là naissait une importante passion et le plaisir de projeter des films de patrimoine au ciné-club du collège, comme <strong>Les Petites marguerites</strong> de Vera Chytilova. Milo Machado Graner prête ses traits à cet élève qui aime s&rsquo;occuper de la bobine et qui allait devenir plus tard un étudiant brillant. <strong>Spectateurs !</strong> est en quelque sorte une manière de dévoiler les inspirations d&rsquo;un cinéaste, ses motivations, ce qui l&rsquo;anime encore aujourd&rsquo;hui, et toujours l&rsquo;idée de placer le public au centre de la cinéphilie. Pour Arnaud Desplechin, il est un élément essentiel de l&rsquo;appréciation des longs-métrages. <strong>Spectateurs !</strong> lui rend aussi un hommage fort, même si l&rsquo;objectif est surtout de parler d&rsquo;une passion dévorante, d&rsquo;un art qui séduit et envahit la pensée.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:1%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Arnaud Desplechin
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>Mathieu Amalric, Dominique Païni, Clément Hervieu-Léger
<strong>DURÉE : </strong>1h28
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Films du Losange
<strong>SORTIE LE </strong>15 janvier 2025 </pre>
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		<title>Bird : l&#8217;envolée poétique d&#8217;Andrea Arnold</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Dec 2024 13:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà lauréate de trois Prix du Jury au Festival de Cannes, Andrea Arnold revient sur la Croisette pour présenter son nouveau film, Bird. La quintessence du cinéma de la cinéaste anglaise se retrouve dans cette nouvelle production, qui atteint un sommet en termes de poésie et de représentation des faits sociaux. Elle excelle une fois de plus dans ce qu&#8217;elle sait faire le mieux : décrire un univers défavorisé peuplé de personnes miséreuses et en recherche d&#8217;avenir. Bird distille de [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Déjà lauréate de trois Prix du Jury au Festival de Cannes, Andrea Arnold revient sur la Croisette pour présenter son nouveau film, <strong>Bird</strong>. La quintessence du cinéma de la cinéaste anglaise se retrouve dans cette nouvelle production, qui atteint un sommet en termes de poésie et de représentation des faits sociaux. Elle excelle une fois de plus dans ce qu&rsquo;elle sait faire le mieux : décrire un univers défavorisé peuplé de personnes miséreuses et en recherche d&rsquo;avenir. <strong>Bird </strong>distille de la poésie dans un récit éminemment humain et généreux, à l&rsquo;image de la réalisatrice.</p>



<p>À 12 ans, Bailey vit avec son frère Hunter et son père Bug, qui les élève seul dans un squat au nord du Kent. Bug n’a pas beaucoup de temps à leur consacrer et Bailey, qui approche de la puberté, cherche de l’attention et de l’aventure ailleurs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Avec <strong>Bird</strong>, Andrea Arnold produit encore un beau geste de cinéma, en proposant une œuvre sociale dans la lignée de <strong><a href="https://movierama.fr/red-road-la-revelation-dune-grande-cineaste/#google_vignette">Red Road</a> </strong>ou de <strong>Fish Tank</strong>.</p>
</blockquote>



<p>Des quartiers populaires, des habitants habitués à la débrouille ou alors plongés dans une existence oisive, des rêves qui germent dans les esprits, de l&rsquo;espoir, mais aussi une misère inquiétante&#8230; Andrea Arnold plante son décor préféré, celui qu&rsquo;elle sait filmer le mieux, avec les galères, les doutes, les rares joies. Dans ce climat assez austère, la jeune Bailey (Nykiya Adams) ne trouve pas sa place, souhaite prendre son envol et quitter ce milieu difficile. Comment en sortir ? <strong>Bird </strong>expose une dure réalité sociale, celle de l&rsquo;Angleterre profonde qui vivote et survit malgré tout. Andrea Arnold met en scène une jeune fille perdue dans une famille tristement dysfonctionnelle qui anéantit ses espoirs, entre une mère quasiment absente, un père irresponsable ou immature et surtout une violence psychologique latente. Comme le personnage joué par Katie Jarvis dans <strong>Fish Tank</strong>, Bailey est le symbole de la jeunesse un peu à la dérive et qui veut trouver sa voie dans la société. La réalisatrice utilise le symbole de l&rsquo;oiseau pour signifier cette volonté de fuite en avant et d&rsquo;évasion, et le fait avec une force émotionnelle incroyable. Le parcours de la jeune adolescente émeut, coincé entre ses désirs et le souhait de protéger ses frères et sœurs. La grande réussite du cinéma d&rsquo;Andrea Arnold est de faire du réalisme social avec une forme de légèreté et une humanité très présente, sans toutefois négliger la dramaturgie. Bailey est attachante, solidaire, avec un tempérament qui contraste avec celui des autres membres de sa famille qui se complaisent dans leurs situations. La talentueuse Nikiya Adams est une révélation. Elle porte le film sur ses épaules.</p>



<p><strong>Bird</strong> est un film poétique, une rencontre entre deux oiseaux qui cherchent à prendre leur envol dans la vie.</p>



<p>Franz Rogowski (<strong><a href="https://movierama.fr/disco-boy-entrez-dans-la-transe/">Disco Boy</a>)</strong> incarne une personne qui veut retrouver sa famille. Il est en réalité mi-homme mi-oiseau, ce qui procure à <strong>Bird </strong>une dimension fantastique. L&rsquo;animal mis en scène ici n&rsquo;est que le symbole de la galère sociale. La rencontre entre les deux personnages produit son effet, sorte d&rsquo;union entre être humain sans véritable avenir. Le film possède un aspect magique. De nombreuses scènes sont poétiques, une poésie que la cinéaste insuffle à chaque plan. Ainsi, elle bonifie son cinéma en y apportant une touche plus personnelle qui vient bien alimenter sa déjà brillante analyse des relations sociétales. Le noyau familial est parfaitement décrit, dans tout ce qu&rsquo;il y a de plus déstructuré. Dans ce marasme permanent aux décors de logements calamiteux, la petite Bailey trouve une échappatoire dans les bras, ou plutôt dans les ailes, de<strong> Bird</strong>, qu&rsquo;elle finit par enlacer. Le binôme est tout à fait émouvant, mais c&rsquo;est aussi la marque de fabrique de la réalisatrice. Premier choc émotionnel du Festival de Cannes, <strong>Bird </strong>représente une étape supérieure dans la filmographie d&rsquo;Andrea Arnold.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:1%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Andrea Arnold
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France, Angleterre, Etats-Unis, Allemagne
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Nykiya Adams, Franz Rogowski, Barry Keoghan
<strong>DURÉE : </strong>1h59
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam
<strong>SORTIE LE </strong>1er janvier 2025 </pre>
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		<title>My Sunshine : patiner au clair de lune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 07:35:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, le film de Hiroshi Okuyama est une invitation à la poésie, et plus encore. Le cinéaste, dont c&#8217;est la seconde réalisation, sublime le patinage artistique en l&#8217;associant à l&#8217;amour, au désir, et également au partage. My Sunshine rayonne sur la glace pour faire fondre les cœurs émotifs, et filme ce sport avec attention et soin. Sur l’île d’Hokkaido, l’hiver est la saison du hockey pour les garçons. Takuya, [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Présenté dans la sélection Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024, le film de Hiroshi Okuyama est une invitation à la poésie, et plus encore. Le cinéaste, dont c&rsquo;est la seconde réalisation, sublime le patinage artistique en l&rsquo;associant à l&rsquo;amour, au désir, et également au partage. <strong>My Sunshine</strong> rayonne sur la glace pour faire fondre les cœurs émotifs, et filme ce sport avec attention et soin.</p>



<p>Sur l’île d’Hokkaido, l’hiver est la saison du hockey pour les garçons. Takuya, lui, est davantage subjugué par Sakura, tout juste arrivée de Tokyo, qui répète des enchaînements de patinage artistique. Il tente maladroitement de l’imiter si bien que le coach de Sakura, touché par ses efforts, décide de les entraîner en duo en vue d’une compétition prochaine… À mesure que l’hiver avance, une harmonie s’installe entre eux malgré leurs différences. Mais les premières neiges fondent et le printemps arrive, inéluctable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Quand les sauts et les valses s&rsquo;enchaînent, c&rsquo;est aussi pour signifier comment cette pratique sportive rime avec amour et bienveillance.</p>
</blockquote>



<p>Le coach Arakawa travaille dans un centre sportif situé au milieu de nulle part. Il entraîne Sakura, une jeune femme qui n&rsquo;est pas seulement intéressée par le patinage, mais aussi par l&rsquo;homme qui observe ses progrès. Hiroshi Okuyama propose de belles et longues scènes de patinage, où les jambes droites et magnifiques de l&rsquo;étudiante réalisent de gracieux mouvements sur la glace. Sublimés par la <strong>Sonate au</strong> <strong>Clair de lune</strong> de Claude Debussy, ces instants de grâce contribuent à l&rsquo;effet poétique de <strong>My Sunshine</strong>, un film charmant qui se mue en une romance impossible, enjolivée par les mélodieuses notes de la musique classique. Entre les deux, l&rsquo;attirance n&rsquo;est pas réciproque; toutefois, le cinéaste utilise le sport pour filmer un désir naissant, une volonté de séduction, et il le fait bien. Nul doute que les grandes envolées et les belles glissades contribuent à créer une émotion amoureuse via l&rsquo;harmonie des corps. Le film ne dure pas longtemps (1h30), et le réalisateur accorde une bonne place aux prouesses sportives, qui se trouvent être l&rsquo;axe principal de <strong>My Sunshine</strong>.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>My Sunshine</strong> est aussi un hymne à l&rsquo;acceptation, à la différence, comme si patiner permettait de se révéler.</p>
</blockquote>



<p>Le petit Takuya, un élève effacé et surtout bègue, essaie le baseball, le hockey, sans résultats probants. Sur la glace, le jeune garçon peu confiant parvient à se tenir debout, à tourner autour de lui-même. Le coach le prend sous son aile. C&rsquo;est une sous-intrigue dans ce film, qui est un peu plus intéressante. L&rsquo;apprentissage des méthodes devient un véritable vecteur de libération, un dynamiteur pour Takuya qui parvient enfin à pratiquer un sport. Le rayonnement du soleil, ce fameux « <em>sunshine</em>« , rayonne plus sur ce binôme attachant que sur le désir amoureux de Sakura. Le bégaiement est un ressort dramatique, mais il exprime la différence et n&rsquo;est jamais là pour faire pleurer. Au contraire, patiner efface les complications. Bien interprété par un jeune acteur talentueux, Takuya devient sûrement le rayon de soleil de ce film. La mise en scène de Hiroshi Okuyama magnifie le patinage artistique, qui n&rsquo;a jamais été aussi beau à l&rsquo;écran. Le cinéaste en fait une fantastique poésie sur glace.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:1%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Hiroshi Okuyama
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France, Japon
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Sosuke Ikematsu, Keitatsu Koshiyama, Kiara Nakanishi
<strong>DURÉE : </strong>1h30
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Art House
<strong>SORTIE LE </strong>25 décembre 2024</pre>
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		<title>Sarah Bernhardt, La Divine : une grande dame bafouée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Dec 2024 00:26:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autrefois incarnée par Greta Garbo et Glenda Jackson, la grande comédienne de théâtre réapparaît sous les traits de Sandrine Kiberlain. Ce biopic consacré à l&#8217;artiste se concentre surtout sur sa personnalité, plutôt que sur son parcours artistique. Alors que Sarah Bernhardt a foulé avec succès les planches du monde entier, le cinéaste privilégie l&#8217;intimité et la vie privée, au détriment de ses performances. 1915, Sarah Bernhardt est la première star mondiale. Libre. Moderne. Divine. Excentrique. Visionnaire … Entre légende et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Autrefois incarnée par Greta Garbo et Glenda Jackson, la grande comédienne de théâtre réapparaît sous les traits de Sandrine Kiberlain. Ce biopic consacré à l&rsquo;artiste se concentre surtout sur sa personnalité, plutôt que sur son parcours artistique. Alors que Sarah Bernhardt a foulé avec succès les planches du monde entier, le cinéaste privilégie l&rsquo;intimité et la vie privée, au détriment de ses performances.</p>



<p>1915, Sarah Bernhardt est la première star mondiale. Libre. Moderne. Divine. Excentrique. Visionnaire … Entre légende et fantasme, Sarah Bernhardt nous confie l’histoire d’amour qui a marqué sa vie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Sarah Bernhardt ne méritait certainement pas un film aussi réducteur et dévalorisant, qui brise l&rsquo;image d&rsquo;une femme au grand talent.</p>
</blockquote>



<p>Les amateurs de théâtre connaissent bien évidemment l&rsquo;artiste, qui a notamment joué dans&nbsp;<strong>Lorenzaccio</strong>, et d&rsquo;autres pièces célèbres. Beaucoup savent à quel point son aura a marqué l&rsquo;histoire de cet art. Quant aux novices qui souhaitent en savoir plus, ils ne trouveront pas leur compte avec ce film. Le scénario s&rsquo;attarde ainsi sur les désagréments amoureux, ainsi que sur une personnalité plus qu&rsquo;exubérante. En effet, Sarah Bernhardt souffrait d&rsquo;un trouble bipolaire qui la rendait unique. À l&rsquo;écran, la représentation de la bipolarité est mal rendue : le personnage est réduit à des envolées verbales et une folie presque poussée à l&rsquo;extrême. Sandrine Kiberlain s&rsquo;égosille, crie dans tous les sens, se calme puis devient à nouveau véhémente. Guillaume Nicloux enchaîne ainsi les scènes à l&rsquo;ambiance aussi hystérique qu&rsquo;imbuvable, ce qui écorne terriblement la réputation d&rsquo;une actrice réduite à ces comportements imprévisibles et douloureux. Sarah Bernhardt n&rsquo;apparaît ainsi plus comme divine, mais est dépeinte comme une trublionne, prête à rire à gorge déployée ou à critiquer vertement ceux qui l&rsquo;entourent. L&rsquo;écriture se trompe en priorisant cet aspect de sa personnalité, dédaignant l&rsquo;influence immense qu&rsquo;elle avait.&nbsp;<strong>Sarah Bernhardt, La Divine</strong>&nbsp;est d&rsquo;une lourdeur sans nom, en plus d&rsquo;être douloureusement cacophonique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Qu&rsquo;en est-il des œuvres théâtrales, à peine évoquées dans le film ? Le scénario s&rsquo;amuse à galvauder les compétences artistiques.</p>
</blockquote>



<p>Le film fait allusion à&nbsp;<strong>Lorenzaccio</strong>, célèbre pièce d&rsquo;Alfred de Musset, dans laquelle Sarah Bernhardt s&rsquo;est brillamment illustrée, obtenant la consécration qu&rsquo;elle désirait. Mais à part cela, le travail sur scène disparaît, laissant place à l&rsquo;exploration de sa vie privée, pas si trépidante et plutôt dominée par la frivolité et une liberté sexuelle assumée. Encore une fois, le récit égratigne cette grande figure française en l&rsquo;affublant d&rsquo;un tempérament souvent ridicule. Dans une ambiance folle, les rares moments de calme révèlent les failles psychologiques de la comédienne, qui luttait contre un trouble mental méconnu à l&rsquo;époque. Cependant, la plus grande négligence du film réside dans son incapacité à prendre en compte sa carrière riche et diversifiée, préférant s&rsquo;attarder sur les affres de la souffrance psychique, que Guillaume Nicloux filme avec excès en demandant à son actrice de surjouer. La beauté des décors et des costumes fait illusion, mais l&rsquo;indigence et les oublis du scénario ne rendent pas hommage à cette illustre artiste de théâtre.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-1"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:90%"></div></div><div class="score">0.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Guillaume Nicloux
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  France
<strong>GENRE </strong>: Comédie
<strong>AVEC : </strong>Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Amira Casar
<strong>DURÉE : </strong>1h38
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Bac Films
<strong>SORTIE LE </strong>18 décembre 2024</pre>
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