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	<title>Clémence Lesacq Gosset, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Clémence Lesacq Gosset, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>L&#8217;Enfant du désert : danse avec les autruches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:57:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les jeunes parents connaissent ses films sans le nommer : Gilles de Maistre revient ce printemps avec un nouveau conte familial autour des animaux sauvages et de nos liens (en tout cas ceux des enfants) avec eux. C’est en 2018 que le réalisateur se lance dans ce créneau avec Mia et le lion blanc, son plus joli succès. Puis vint, de manière quasi industrielle : Le Loup et le lion (2021), Le Dernier Jaguar (2024) et Moon le Panda [&#8230;]</p>
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<p>Tous les jeunes parents connaissent ses films sans le nommer : Gilles de Maistre revient ce printemps avec un nouveau conte familial autour des animaux sauvages et de nos liens (en tout cas ceux des enfants) avec eux. C’est en 2018 que le réalisateur se lance dans ce créneau avec <strong>Mia et le lion blanc</strong>, son plus joli succès. Puis vint, de manière quasi industrielle : <strong>Le Loup et le lion</strong> (2021), <strong>Le Dernier Jaguar</strong> (2024) et <strong>Moon le Panda</strong> (2025). Avec le petit dernier, <strong>L’Enfant du désert</strong>, Gilles de Maistre filme cette fois la survie d’un petit touareg au milieu des autruches du Sahara. Mais ni un possible intérêt pour ces étranges oiseaux ni la présence de l’éternelle star des jeunes, Kev Adams, ne font oublier la faiblesse d’un récit trop didactique et d’un film peu fluide entre ses différentes séquences. Ni les enfants ni les parents n’y trouveront réellement leur conte/compte.&nbsp;</p>



<p>Sun, âgée de 14 ans, a publié un livre inspiré d&rsquo;une histoire que son grand-père lui racontait : l&rsquo;incroyable histoire d&rsquo;Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de deux ans dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un troupeau d’autruches. Mais lorsque Sun (Neige de Maistre) est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu&rsquo;Hadara est peut-être plus qu&rsquo;une simple histoire pour s&rsquo;endormir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans un déroulement quasiment muet l’immersion est agréable (&#8230;) malheureusement la séquence émotion est assez courte.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Au départ, les intentions sont si bonnes qu’évidemment s’installer devant <strong>L’Enfant du désert</strong> &#8211; avec un petit ou non à ses côtés ! &#8211; réchauffe instantanément le cœur. Comment ne pas sourire devant les premières images du film, où le petit Hadara âgé de deux ans découvre le désert, ses dangers et merveilles, et surtout sa nouvelle famille pleine de plumes ? Dans un déroulement quasiment muet l’immersion est agréable, les images d’un sublime Sahara nous enveloppent sans effort et le personnage du fennec nous rappelle avec joie un certain petit renard galactique. Malheureusement la séquence émotion est assez courte, fonctionnant encore ponctuellement lorsque Hadara est un petit garçon de six, puis douze ans, mais rapidement écrasée par les lourdeurs qui l’entourent.<br><br>Tiré d’un livre (Hadara l’enfant autruche) et d’un récit touareg qui se veut inspiré de faits réels, <strong>L’Enfant du désert</strong> est construit dans un double récit qui fonctionne difficilement. Les enchaînements se font avec peu de légèreté entre le présent de Sun la jeune autrice et celui du petit Hadara. Quant à la performance et au doublage des acteurs et actrices (dont Neige, la fille de Gilles de Maistre à nouveau impliquée dans un de ses films), ils n’aident globalement pas à croire en ce conte animalier. Tout y est d’ailleurs trop didactique : ainsi les grands méchants, venus filmer et même pourquoi pas capturer cet enfant sauvage, sont illustrés par de grosses brutes sans aucune finesse et qui se font berner facilement. Kev Adams y fait quant à lui du Kev Adams, dans le rôle du gentil journaliste qui se dresse contre la marchandisation de l’innocence de ce drôle d’autruchon. <br><br>Quant à la morale écologique de cette histoire, on n’est pas certain qu’elle soit bien claire non plus. Le petit Hadara a survécu jusqu’à ses 12 ans grâce à sa nouvelle famille et il peut remercier “la nature” pour cela mais, comme Mowgli, il les abandonnera finalement sans trop de remords pour de jolis yeux bruns… Et ce même s&rsquo;il perpétuera leurs danses dans son village, dans une scène avec des autruches gesticulantes plus gênantes que touchantes. Au final, <strong>L’Enfant du désert </strong>restera sûrement une nouvelle tentative animalière vite oubliée de De Maistre. Dommage pour les autruches d’Afrique du Nord, classées “en danger critique d’extinction”.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gilles de Maistre<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Aventure, Famille<br><strong>AVEC : </strong>Nahel Tran, Zayn Sekkat, Nahïl Bouazzaoui, Kev Adams, Neige de Maistre<br><strong>DURÉE : </strong>1h 32min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal<br><strong>SORTIE LE </strong>8 avril 2026</pre>
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		<title>Les K d&#8217;Or : à la découverte d&#8217;un trésor humoristique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:57:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma est décidément une caverne d’Ali Baba, aussi mouvante que déconcertante. On déterre parfois de jolies pépites, d’autres jours des ersatz sans intérêt, et parfois des trésors de plusieurs tonnes, quand on s’y attendait le moins. Il faut dire que le titre et son jeu de mots n’avaient rien de très convaincant : Les K d’Or ? Chou blanc. Quant à la bande-annonce dudit film, elle n’annonçait pas beaucoup plus… Il faut alors avoir confiance en l’humoriste Jérémy Ferrari, [&#8230;]</p>
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<p><br>Le cinéma est décidément une caverne d’Ali Baba, aussi mouvante que déconcertante. On déterre parfois de jolies pépites, d’autres jours des ersatz sans intérêt, et parfois des trésors de plusieurs tonnes, quand on s’y attendait le moins. Il faut dire que le titre et son jeu de mots n’avaient rien de très convaincant : <strong>Les K d’Or</strong> ? Chou blanc. Quant à la bande-annonce dudit film, elle n’annonçait pas beaucoup plus… Il faut alors avoir confiance en l’humoriste Jérémy Ferrari, en son humour noir et provocateur, pour tenter l’aventure en salle ! Et c’est à tenter absolument. Avec ce premier long-métrage, l’ancien adepte du seul-en-scène dégoupille une œuvre collective à mourir de rire, un torrent de vannes et d&rsquo;irrévérences salvatrices en plein désert &#8211; le nôtre, de désert humain.&nbsp;</p>



<p>Depuis sa plus tendre enfance, Noé (Jérémy Ferrari) grandit en étant persuadé qu’il est le fils caché de Kadhafi. Adulte, il n’a donc qu’une obsession : retrouver le trésor de son père éparpillé dans le Sahel après sa mort. Pour sa prochaine étape, il va avoir besoin des connexions de Zoulika (Laura Felpin), fraîchement sortie d’un centre de réinsertion civique, ainsi que de Ryan (Éric Judor), un malvoyant de 52 ans qui participe au « Marathon des sables ». Le trio, accompagné d’un chien d’aveugle à trois pattes : voilà la couverture parfaite pour passer la frontière discrètement.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>A peine le rire lâché on enchaîne sur la suite, comme happés dans un tourbillon où l’on se demande sans cesse : mais où diable va-t-il s’arrêter ?</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Dès le synopsis, la recette Ferrari est bien là : le burlesque et l’absurde, au service d’un spectacle irrévérencieux et d’une satire politique. Comme Noé et Zoulika dans les dunes marocaines, dans une scène épique à bord d’un buggy où Laura Felpin est une incroyable copie en débardeur et tresse de Lara Croft, le film de Jérémy Ferrari mitraille à tout va. Les dialogues sont un enchaînement de blagues, vannes, propos délicieusement incohérents, murmurés, hurlés, mais toujours assumés, gênants, 100% politiquement incorrects. Voire clairement vulgaires. Sur tout. Tout est une cible sous les balles noires de l’humoriste : les personnes handicapées, les femmes, les terroristes et même leurs otages, les Belges, les roux, Johnny Hallyday et les chiens à trois pattes ou femmes sans bras. On cherche la moindre pause pour respirer entre les scènes mais pas le temps : à peine le rire lâché on enchaîne sur la suite, comme happés dans un tourbillon où l’on se demande sans cesse : mais où diable va-t-il s’arrêter ?<br><br>Et pour des dialogues aussi ciselés, il fallait bien que le réalisateur perfectionniste incarne lui-même (avec une sobriété et un naturel désarmant) Noé, le personnage principal. Froid, méthodique, le fils de Kadhafi est une sorte de Rambo croisé avec un Travis Bickle, prêt à tout pour accomplir ce qu’il croit être son juste destin. À ses côtés, Ferrari confie les deux autres rôles principaux à deux pointures de l’humour français. Laura Felpin et Éric Judor s’y collent avec une joie évidente, et le résultat est sans égal. Il faut absolument voir et entendre une Felpin dans cette caricature presque crédible d’une jeune convertie (elle s’appelait initialement Louise) à l’accent banlieusard et aux insultes faciles ; contempler ses mimiques quand elle replace ses longues extensions blondes et cligne de ses faux cils. Et il faut observer avec gourmandise un Éric Judor glousser, caqueter, siffler, imitant les bruits d’un dauphin pour se repérer dans l’espace sans canne ni chien d’aveugle &#8211; mais avec, parfois, une chèvre. La rencontre des trois personnages et acteurs, leur assemblage hétéroclite, donne autant à rire qu’à &#8211; bien plus tard, après quelques coups de “<em>gun</em>” et autres genoux broyés &#8211; être émus. </p>



<p>On ajoutera des mentions spéciales à tous les petits rôles &#8211; pas du tout petits &#8211; qui peuplent cette improbable tribu : la femme belge de Molenbeek qui espère se faire violer &#8211; oui oui &#8211; par Noé son tortionnaire, Virginie, la marathonienne et ses prothèses de bras (Céline Groussard, parfaite), Maurice (Renaud Rutten) l’otage cherchant à battre le record de détention pour s’enrichir de conférences à travers le monde, Tribord (le jeune Bobby !) qui mérite un Os d’or pour ses cascades à trois pattes et enfin un certain Fred Testot dans le rôle de Barberousse.&nbsp;</p>



<p>Pour son premier long, Jérémy Ferrari ose et donne tout, sans concession. Au-delà des dialogues, de la qualité des plans, des délicieux <em>flash-backs</em> en courts inserts qui pimentent l’écran, le néo-réalisateur s’offre &#8211; nous offre ! &#8211; le luxe d’une BO créée spécialement pour le film, par Matteo Locascuilli et Chinese Man (le groupe marseillais de Matteo Di Stefano). Des sonorités hip-hop et électro-world qui accompagnent un rythme déjà bien cadencé.<br><br>Tout va d’ailleurs peut-être trop vite parfois, et on pourrait perdre le fil, le scénario, mais est-ce vraiment grave ? Porté par le courant des vannes et d’une ambiance à part, il faut lâcher prise comme dans une<strong> Cité de la peur</strong>, se laisser noyer avec délice, parfois. Comme pour ce dernier, on en ressort avec l’envie brûlante de pouvoir balancer les pires punchlines du film, un sourire en coin, pour voir si l’auditeur·trice en face a bien la même référence &#8211; aussi drôle que gênante. Et puis, on en ressort surtout soulagés, ravis que la vérité sur l’existence des dragons soit enfin révélée malgré le lobby des laboratoires pharmaceutiques.&nbsp;</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:11%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jérémy Ferrari<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Jeremy Ferrari, Laura Felpin, Eric Judor<br><strong>DURÉE : </strong> 1h 36min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal<br><strong>SORTIE LE </strong>11 mars 2026<br></pre>
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		<title>Alter ego : double je(u) gagnant pour Laurent Lafitte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 10:29:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec leur nouvelle comédie, le duo de réalisateurs Nicolas &#38; Bruno, notamment connu pour leur émission Message à caractère informatif sur Canal+, retrouve le thème de leur premier long-métrage (habile, quand on est deux) : celui de la dualité. En 2008, dans La Personne aux deux personnes, Nicolas Charlet et Bruno Lavaine racontaient l&#8217;histoire de deux hommes (Alain Chabat et Daniel Auteuil) dont l’un se retrouvait soudainement enfermé dans le corps de l’autre. Avec Alter Ego, c’est Laurent Lafitte qui [&#8230;]</p>
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<p>Avec leur nouvelle comédie, le duo de réalisateurs Nicolas &amp; Bruno, notamment connu pour leur émission <strong>Message à caractère informatif</strong> sur Canal+, retrouve le thème de leur premier long-métrage (habile, quand on est deux) : celui de la dualité. En 2008, dans <strong>La Personne aux deux personnes,</strong><em> </em>Nicolas Charlet et Bruno Lavaine racontaient l&rsquo;histoire de deux hommes (Alain Chabat et Daniel Auteuil) dont l’un se retrouvait soudainement enfermé dans le corps de l’autre. Avec <strong>Alter Ego</strong>, c’est Laurent Lafitte qui nous fait voir double, à lui tout seul, incarnant un homme tristement banal dont la vie bascule à l’arrivée d’un nouveau voisin qui… lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Intrigue posée, le tout nouvellement césarisé (pour son rôle dans <strong><a href="https://movierama.fr/la-femme-la-plus-riche-du-monde-abus-de-faiblesse-du-spectateur/">La Femme la plus riche du monde</a></strong> de Thierry Klifa) porte alors presque à lui tout seul cette comédie loufoque et un brin inquiétante, qu’on ne regardera peut-être pas deux fois.&nbsp;</p>



<p>Tout va bien dans la petite vie d’Alex Floutard. Tout, jusqu’à ce que débarque son nouveau voisin, Axel, qui est son sosie parfait. Avec des cheveux. Une sublime crinière qu’il recoiffe régulièrement mais ce n’est pas tout : ce double charismatique a une femme canon, il est hyper sympa, drôle, sportif… Et le pire, dans tout ça, c’est que personne ne semble se rendre compte de leur ressemblance physique frappante !</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Pour assurer ce double jeu, jongler avec le x et le l des prénoms sans jamais les faire tomber, il fallait bien la large palette de Laurent Lafitte</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Tout commence dans la vie la plus banale et néanmoins heureuse possible. Un pavillon comme les autres, un couple comme les autres, qui se dit « <em>je t’aime</em> » tous les jours et qui tente de faire l’amour sur le canapé en s’inventant un scénario pour rallumer la flamme… Nous sommes dimanche et, en quelques secondes, ce quotidien si (trop ?) ordinaire va dangereusement s’effriter. Un camion de déménagement vient stopper net ce moment d’intimité rare entre Alex (atteint d’une calvitie très avancée) et sa femme Nathalie (Blanche Gardin) : c’est Axel, le nouveau voisin de la maison contiguë (une maison et un jardin en miroir exact des leurs, qui offrent des plans parfaits pour la caméra) qui débarque avec sa chevelure insolente.&nbsp;</p>



<p>Sonné et peut-être surtout jaloux, l’homme à la vie morne va se mettre à espionner son sosie et voisin parfait &#8211; si parfait qu’il couche tous les soirs très bruyamment avec sa femme juste de l’autre côté de leur chambre à coucher&nbsp; ! Mais tout s’enchaîne : nous sommes déjà lundi et Alex &#8211; employé assez médiocre sur la sellette, dans une entreprise qui pourrait être n’importe quelle PME de province &#8211; découvre qu’Axel est également son nouveau collègue. Un collègue évidemment en costume-cravate sur mesure, qui sait dénouer les situations les plus épineuses et dont il doit désormais partager le bureau et le téléphone fixe.&nbsp;</p>



<p>Pour assurer ce double jeu, jongler avec le x et le l des prénoms sans jamais les faire tomber, il fallait bien la large palette de Laurent Lafitte, ancien pensionnaire de la Comédie-Française et désormais chouchou du public français autant que des professionnels du cinéma. Sans l&rsquo;aide d&rsquo;effets spéciaux, grâce à un comédien-doublure qui s’efface parfaitement, Lafitte incarne avec brio ces deux personnages que tout oppose. Car il n’y a pas que la calvitie et les chemins de vie qui s’imposent comme diamétralement différents sous nos yeux. Laurent Lafitte parvient à donner à chacun de ces hommes une densité unique. Alex et Axel semblent ne pas avoir le même sourire, leurs inflexions de voix diffèrent, leurs mimiques même ! Il y a les regards soudain vides et enfiévrés d’Alex, son corps maladroit et mal habillé ; les yeux brillants et souriants d’Axel, ses épaules fières et son torse saillant. Sont-ils vraiment incarnés par le même acteur ? On finirait presque par en douter&#8230;</p>



<p>Une prestation époustouflante &#8211; récompensée par le prix d’interprétation à l’Alpe d&rsquo;Huez &#8211; qui, plusieurs heures après la fin du film, laisse une légère traînée dans les esprits. Une touffe de cheveux peut-elle à elle seule rendre un homme si beau et charismatique ou au contraire si insignifiant ? Quelques poils sur le crâne et hop, un port de tête altier, une assurance qui aide tant dans la vie et nous transforme en un Axel ? C’est peut-être la leçon cachée à tirer d’<strong>Alter ego</strong> : il suffit parfois d’un petit élément, un grain de confiance en plus &#8211; la fameuse plume de <strong>Dumbo</strong>, qui lui donne le courage de voler, si vous avez la référence Walt Disney &#8211; pour faire de nos vies une meilleure version.&nbsp;</p>



<p>Mais évidemment, ce n’est pas là que le duo Nicolas &amp; Bruno voulait nous amener ! Certains y verront une critique de l’injonction à la réussite et à l’estime de soi, une critique de la comparaison perpétuelle de nos vies. Ce qui est sûr, c’est qu’à observer ces deux Lafitte, on en vient nous-mêmes à nous interroger. L’inquiétude grandit peu à peu chez le spectateur comme chez Alex (le dégarni) : pourquoi personne à part lui ne voit cette ressemblance ? Tout cela est-il bien réel ? Finalement, ces maisons jumelles n’étaient-elles pas dès le début terriblement inquiétantes ? Les deux réalisateurs nous laissent glisser peu à peu de la comédie affichée, assurément décalée, à une réalité paranoïaque. La mise en scène assure cette transition : les jours sont décomptés et affichés sur fond noir, rappelant un thriller, et un curieux flou obscurcit régulièrement l’image, nous engloutissant dans la même fièvre délirante qu’Alex.</p>



<p>Dans l’ombre immense des deux Lafitte, difficile aux rôles secondaires de se dégager. Les deux figures féminines tiennent tout de même bon : Blanche Gardin incarne la femme d&rsquo;Alex toujours de bonne humeur, une joyeuse drille qui rit trop fort aux blagues du nouveau venu, quand Olga Kurylenko demeure dans son registre de beauté froide et parfaite. C’est finalement le cinquième personnage, le binôme de travail du misanthrope Alex, qui tire son épingle du jeu (de Lafitte). Il faut voir ce Denis Moulard (Marc Fraize, parfait), sublime <em>loser</em> en chemisette, embarqué par Alex pour débusquer ce qui se cache réellement derrière “Axel”. Incapable de gérer un dossier, encore moins une filature, Denis Moulard multiplie les bourdes et sorties lunaires &#8211; il faut le voir, un verre à la main, insultant à répétition celui qui, pour lui, a le physique du « <em>parfait connard</em> ». Mais Denis finira lui aussi par tourner le dos à Alex au profit du si charmeur Axel, enfilant pour la peine un costume complet de yogi, couleur parme, qu’il troue dès sa sortie de voiture.&nbsp;</p>



<p>Durant 1h39, des dizaines d&rsquo;idées saugrenues ponctuent le scénario, les plans et décors, les dialogues. Comme cette cabane de jardin en plastique coloré d’où Alex espionne ou l’indescriptible moustache de la patronne de leur entreprise (<strong>Zabou Breitman, </strong>drôlissime). De quoi nous faire patienter de sourire en rire, malgré les longueurs en milieu de film, pour finalement parvenir au dénouement final tant attendu. Semblant un peu acculés par leur propre scénario, les deux réalisateurs y jettent rapidement leurs dernières forces, comme on tente un tapis au poker. Une chance sur deux que ça passe : à vous de vous faire votre avis.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEURS :</strong> Nicolas Charlet, Bruno Lavaine<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie<br><strong>AVEC : </strong>Laurent Lafitte, Blanche Gardin, Olga Kurylenko, Marc Fraize<br><strong>DURÉE : </strong>1h39<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Tandem<br><strong>SORTIE LE </strong>4 mars 2026<br></pre>
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		<title>Rue Málaga : partie pour rester</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 15:32:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les étals débordent d’oranges sanguines et d’olives luisantes, une vieille dame en robe légère et élégante demande à l’épicier des cacahuètes chaudes dans un cornet de papier. Ça sent le cumin, sûrement, les bouquets de menthe et le linge qui sèche au balcon. La scène semble éternelle, accrochée à Tanger et à ses marchés, c’est celle qui ouvre Rue Málaga, le troisième long-métrage de Maryam Touzani. Après Adam (2019) et Le Bleu du Caftan (2022), la réalisatrice marocaine revient avec [&#8230;]</p>
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<p>Les étals débordent d’oranges sanguines et d’olives luisantes, une vieille dame en robe légère et élégante demande à l’épicier des cacahuètes chaudes dans un cornet de papier. Ça sent le cumin, sûrement, les bouquets de menthe et le linge qui sèche au balcon. La scène semble éternelle, accrochée à Tanger et à ses marchés, c’est celle qui ouvre <strong>Rue Málaga, </strong>le troisième long-métrage de Maryam Touzani. Après <strong>Adam</strong> (2019) et <strong><a href="https://movierama.fr/le-bleu-du-caftan-redefinir-l-amour/">Le Bleu du Caftan</a></strong> (2022), la réalisatrice marocaine revient avec une œuvre très personnelle, filmée dans la rue où sa grand-mère a vécu. Douce-amère, ultra-sensible et à voir sans tarder, l&rsquo;œuvre a déjà eu un beau parcours en festivals internationaux (Mostra de Venise, TIFF de Toronto, Mar del Plata…) où elle a notamment été récompensée par des prix du public et de la meilleure actrice. Le film a également été choisi comme candidat officiel du Maroc dans la catégorie Meilleur film international pour la cérémonie des Oscars 2026.</p>



<p>María Ángeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc. Rue Málaga, elle arpente son quartier, profitant d’une vie paisible avec ce voisinage qui fait partie d’elle. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle vit depuis quarante ans. Déterminée à rester dans sa maison, la septuagénaire fait mine d’accepter de s’installer en maison de retraite, avant de monter un stratagème pour retourner chez elle et récupérer l’ensemble de ses meubles.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ce sont cette femme et ce rôle si dense qui permettent au scénario et à la caméra de Maryam Touzani d’aller plus loin que beaucoup d’autres films pour aborder la vieillesse et le temps qui passe</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Pour camper une telle femme, à la fois grand-mère qui danse en cuisinant une tortilla de patatas aux sons de son vieux tourne-disque, voisine souriante appréciée de tous, lumineuse, puis soudainement rendue combative par la détresse égoïste de sa fille unique (Marta Etura), il fallait bien l’immense actrice Carmen Maura (figure emblématique du cinéma d’Almodóvar, quatre Goya à son actif), dont le jeu n’a d’égal que la beauté, de scène en scène. Deux heures durant lesquelles on ne lâche pas d’un centimètre son corps drapé de robes fleuries, sa longue chevelure argentée toujours parfaitement mise ou sublimement déposée sur ses épaules.</p>



<p>L’actrice nous emporte alors sans effort dans les péripéties de ce <em>feel-good movie</em>. Alors que plus rien ne semblait bouger dans son appartement, que s’écoulait paisiblement la dernière partie de sa vie entre courses au marché et visites au cimetière ou à sa dernière amie vivante, Sœur Josepha &#8211; qui a fait vœu de silence -, c’est sa propre fille unique, la chair de sa chair, qui vient déchirer brutalement ce quotidien parfait. Et son futur. Fraîchement divorcée, acculée par les problèmes d’argent et mère de deux jeunes enfants à Madrid, elle a vraiment besoin de l’argent de la vente de cet appartement dont elle est propriétaire depuis le décès du père. Les scènes de dialogue entre mère et fille sont alors terribles, parfois silencieuses, comme si elles étaient désormais inconnues l’une à l’autre. Clara est incapable de ressentir la détresse de sa mère, la valeur mémorielle de cet appartement et ses objets, allant jusqu’à reprocher à sa mère de ne pas venir à Madrid avec elle, vivre aux côtés de ses petits-enfants plutôt que seule à Tanger, «<em> comme n’importe quel grand-parent le ferait</em> ». </p>



<p>Mais justement, María Ángeles n’est pas comme n’importe quel « <em>vieux</em> », ces vieux qu’elle va côtoyer quelques jours contre son gré, au sein d’une maison de retraite dont le programme quotidien est pour elle l’enfer incarné : activités sportives en bodies, balade dans un parc artificiel où semblent dépérir un âne accroché et un paon solitaire, dîners insipides sous les cris d’une télévision où passe un jeu télé abrutissant… Le contraste avec son quartier où tout n’est que rencontres, produits et odeurs locales, jeunesse, ne peut être plus fort. Lorsque l’on veut presque, un matin, l’obliger à se couper les cheveux, c’en est trop : il lui faut s’échapper.</p>



<p>Ce sont cette femme et ce rôle si dense qui permettent au scénario et à la caméra de Maryam Touzani d’aller plus loin que beaucoup d’autres films pour aborder la vieillesse et le temps qui passe. Car c’est bien elle, cette quasi-octogénaire pleine de vie, que l’image dénude avec pudeur mais sans hors-champ, au plus près des plis qui s’accumulent, des « <em>fleurs du cimetière</em> » qui peuplent ses muscles distendus. Dans les bras d’un nouvel amour qu’elle n’attendait plus &#8211; un antiquaire grincheux interprété par Ahmed Boulane, « <em>un cabrón</em> » comme elle le perçoit au départ, et qui s’avèrera être l’amour passionné qu’elle n’a jamais connu &#8211; María Ángeles redécouvre la fièvre de son corps. On en rit même avec elle, dans l&rsquo;espièglerie constante de la vieille espagnole, lorsqu’elle raconte dans une scène épique à son amie religieuse Josepha sa redécouverte de l’orgasme et… son premier cunnilingus. Et que ça fait du bien de voir cela, ces corps, cet amour, un sublime espoir à tout âge.<br><br>Le cinéma de <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=616464.html">Maryam Touzani</a> a l’art de faire des lieux des personnages à eux seuls. Il y a bien sûr cette rue, la rue Málaga, qui donne son nom au film et où vivait la grand-mère de la réalisatrice, à qui le film est dédié. Et puis il y a surtout ce grand appartement feutré. Comme tous les endroits habités depuis longtemps, il semble avoir sa propre identité, gorgé d’émotions et de vécus qui rebondissent sur ses murs depuis des dizaines d’années. Immuable et pourtant si fragile, mortel, une fois dépouillé des cartons et de la présence de María Ángeles. Cette dernière, une fois échappée de la maison de retraite sous le nez de sa fille, s’emploiera à lui redonner vie, se redonnant vie elle-même. Pour cela, l’écriture très visuelle de la réalisatrice est un pur délice, on s’attarde et semble toucher chaque étoffe, chaque pierre d’un lustre, veine d’une commode. <br><br>Dans les relations humaines qui s’agitent dans ces lieux, rien n’est cliché. Malgré la perte de son lien avec sa fille, María Ángeles tisse ou retisse des liens profonds avec la jeunesse autour d’elle : sa petite voisine d’en dessous ou un jeune parieur de football qui traîne sur les terrasses des cafés, qui vont tous deux l’aider dans sa reconquête. Sans oublier jamais son amie Josepha, toutes celles et tous ceux qu’elle visite au cimetière, et ce nouvel amour d’un autre âge mais plus passionné que jamais. María Ángeles ira au bout de tout, de sa vie ici à Tanger, rue Málaga, quelle qu’en soit l’issue.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE : </strong>Maryam Touzani<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  marocaine<br><strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique<br><strong>AVEC : </strong>Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane<br><strong>DURÉE : </strong>1h 56min <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE LE </strong>25 février 2026</pre>
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		<title>Le Son des souvenirs : une douce philosophie de la musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 10:05:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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<p>À quoi mesure-t-on la force d’un souvenir ? Quel instant du présent, immédiatement gravé dans notre mémoire, influera à jamais sur nos vies, nos joies ou nos mélancolies ? C’est la question proustienne à laquelle tente de répondre <strong>Le Son des souvenirs</strong> (<strong>The history of sound</strong>), d’Oliver Hermanus, dans la Sélection officielle en compétition au Festival de Cannes. Sauf que la madeleine est ici “le son” : les chants de nos enfances, les airs traditionnels de nos communautés, tout ce qui composera à la fin la “bande originale de notre vie”. Dans ce film dédié à la musique, sous couvert d’une rencontre amoureuse de deux hommes pendant la Première Guerre Mondiale, le réalisateur sud-africain compose une partition esthétiquement parfaite, livrant de manière subtile une réflexion philosophique sur nos mémoires et choix de vie.</p>



<p>En 1917, Lionel, un jeune chanteur originaire du Kentucky part étudier au conservatoire de Boston. Un soir, dans un piano-bar, il rencontre David, étudiant en composition. Leur idylle secrète dure le temps d’une saison, avant que David ne soit mobilisé. Au sortir de la guerre ils sont à nouveau réunis, cette fois le temps d’un hiver, pour un projet d&rsquo;enregistrement et de conservation des chants folkloriques dans la Nouvelle-Angleterre. Un voyage en sac à dos, véritable pèlerinage mémoriel, qui marquera David à tout jamais.&nbsp;</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans un très joli incipit, aussi doux que l’enfance, on découvre que pour Lionel “chaque son a une couleur”</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Dans <strong>Le Son des souvenirs</strong>, tout commence et finit par le son. Le film s’ouvre sur l’enfance de Lionel, ce gamin né dans une ferme perdue du Kentucky et doué d’un don : il est capable de reconnaître et d’enregistrer tous les sons. Dans un très joli incipit, aussi doux que l’enfance, on découvre que pour Lionel “chaque son a une couleur” (on appelle cette faculté la synesthésie). Même le bruit que fait son père quand il tousse est une nuance particulière. Dans la dernière scène, et sans en dévoiler l’intrigue, c’est un son perdu depuis des décennies qui secouera un Lionel devenu vieil homme (et ethnomusicologue réputé). </p>



<p>Présenté comme un film sur l’amour empêché entre deux hommes, <strong>Le Son des souvenirs</strong> n’en est donc peut-être pas vraiment un. Un peu comme une excuse pour envelopper une philosophie du son, le réalisateur reconnu pour ses récits queer (tels que <strong>Beauty</strong> (2011) et <strong>Moffie</strong> (2019)) reprend l’histoire de Lionel et David (tirée d’une nouvelle éponyme, écrite par Ben Shattuck) mais semble achopper (volontairement ?) à en faire le principal sujet du film. Dès leur rencontre, c’est la musique qui devient amante : David, brun ténébreux, joue sur le piano d’un bar une chanson qui n’est autre que celle que les parents que Lionel lui chantaient quand il était petit. Mais si David avait joué un autre air ? Ou si Lionel n’avait pas été profondément mordu précisément par CETTE chanson dans son enfance ? Et d&rsquo;ailleurs c&rsquo;est bien le souvenir d&rsquo;un son, le grondement des obus dans les tranchées, assombrissant l&rsquo;esprit de David, qui séparera les amants.<br><br>Au fil de leur romance, on peine à comprendre les raisons ou la force de leur amour, si ce n’est leur passion commune pour la musique. Les conversations profondes entre les deux acteurs (Paul Mescal et Josh O’Connor) sont rares, et les quelques scènes d’amour, bien que tendres, n’étalent pas une passion dévorante. Il ne faut pas s&rsquo;attendre à la puissance physique d’un <strong>Brokeback mountain </strong>(2005), donc, puisque la comparaison est tentante.</p>



<p>Grand amour ou pas, c’est pourtant bien cet hiver 1920 qui hantera à jamais Lionel. Mais peut-être simplement parce qu’il parcourait alors librement de grands espaces, à la rencontre d’hommes et de femmes, de récits, collectant les madeleines sonores de l’humanité ? D’ailleurs, lorsque David lui propose à la fin de la collecte s’il veut venir prendre un poste d’enseignement près de lui, Lionel refuse, sans grande émotion apparente. Il comprendra bien plus tard qu’il ne pourra jamais passer à autre chose. Il s’ennuie dans sa nouvelle vie à Rome, puis il échoue en Angleterre à construire une relation avec une femme. L’occasion d’une très jolie scène, où ce fils de fermier se couche sous le piano de la demeure de sa belle-famille, en pleine nuit, comme à la recherche d’une étreinte musicale avec ce fantôme qui ne le quitte pas.<br><br>Pour servir son ode à la mémoire sonore, Oliver Hermanus fait évidemment la part belle aux scènes de chants, entre duo amoureux et émotions familiales dans des coins reculés. Le réalisateur y ajoute une esthétique douce et mélancolique : des tons bruns, boisés, comme usés par le temps. On se laisse entraîner par l’intention méditative, même si la hachure des scènes et les ellipses temporelles parfois trop longues ou trop courtes brisent parfois le récit. Et au final, c’est bien l’intention générale du film qui fredonne dans nos têtes après la séance, celle du titre lui-même : appréhender avec amour notre histoire humaine du son.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Oliver Hermanus<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Américano-britannique<br><strong>GENRE </strong>: Drame, Historique, Romance<br><strong>AVEC : </strong>Josh O'Connor, Paul Mescal, Chris Cooper<br><strong>DURÉE : </strong>2h 07min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Universal Pictures International France<br><strong>SORTIE LE </strong>25 février 2026</pre>
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		<title>Le rêve américain, un biopic qui manque de rebonds</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 11:12:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’exercice du biopic est bien ingrat. Comme à un entraînement de basket, à enchaîner des tirs sur la ligne des trois points, il faut trouver le bon élan, la bonne ligne de conduite, et s’y tenir en espérant que chaque panier rentre. Avec Le Rêve américain, qui retrace l’ascension incroyable des deux agents sportifs français Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, Anthony Marciano a choisi son angle : l&#8217;attaque 100% feel-good movie. Le réalisateur rend alors une copie conforme à ce [&#8230;]</p>
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<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">L’exercice du biopic est bien ingrat. Comme à un entraînement de basket, à enchaîner des tirs sur la ligne des trois points, il faut trouver le bon élan, la bonne ligne de conduite, et s’y tenir en espérant que chaque panier rentre. Avec </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-weight: 700; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Le Rêve américain</span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">, qui retrace l’ascension incroyable des deux agents sportifs français </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(25, 25, 25); background-color: rgb(248, 248, 248); font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana</span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">, Anthony Marciano a choisi son angle : l&rsquo;attaque 100% </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-style: italic; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">feel-good movie</span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">. Le réalisateur rend alors une copie conforme à ce qu’on pourrait en attendre, appuyée sur un binôme d’acteurs (Zadi-Quenard) complices. Mais l’exercice manque clairement de panache, et le résultat donne un film sympathique mais qui lasse légèrement. Aussi joyeux que lisse. </span></p></span></p>



<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(51, 51, 51); font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo-club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu&rsquo;il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts et sans argent, encore moins anglophones, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA. Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(51, 51, 51); font-style: italic; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">outsiders</span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; color: rgb(51, 51, 51); font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"> qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur « rêve américain ».</span></p></span></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">On aurait aimé plus d’aspérités, de vraies galères, de cris et de colères, parfois, contre un destin qui s’acharne avant de s’incliner devant eux. </span></p></span></p>
</blockquote>



<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Évidemment, qui n’adore pas déjà cette histoire de deux petits <em>frenchies</em> culottés, partis de plus loin que rien et arrivés en NBA à la force d’un mélange savant d’acharnement, de bluff et de talent ? C’est bien le point positif de ce cinquième long-métrage de Marciano : respirer à pleins poumons des bouffées d’espoir derrière un grand écran ! Même quand les pires galères s’enchaînent, qu’on les trahit, quand les endettements se multiplient jusqu’au redressement judiciaire : le binôme garde le cap et sa répartie. Tout ça grâce à un Bouna (Jean-Pascal Zadi) d’un calme et d’une assurance sans bornes et à l’humour d’un Jérémy (Raphaël Quenard, césarisé pour <strong><a href="https://movierama.fr/chien-de-la-casse-une-vie-de-chien/">Chien de la casse</a></strong>) pourtant poursuivi par la poisse. Le </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-style: italic; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">feel-good movie</span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"> étant annoncé, match gagnant attendu, aucune surprise ne pimente vraiment le scénario mais on prend tout de même plaisir à vivre quelques-uns des rebondissements de la carrière de ce duo, avec une B.O. qui pulse et fonctionne.</span></p></span></p>



<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Les fans de balle orange apprécieront aussi la bonne retranscription de l’univers du basket professionnel, de ce moment particulier de la </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-style: italic; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">draft </span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">de la NBA (le processus annuel où les équipes choisissent de jeunes joueurs pour rejoindre la ligue), des coulisses des agents sportifs… sans compter quelques belles parties de rebonds de balle devant la caméra ! Une fois cela dit, et quelques bonnes vannes et situations comiques qui valent le détour &#8211; comme la tenue d’un conseil matriarcal entre deux mères africaines pour la signature du contrat d’un jeune joueur &#8211; les deux heures du film semblent tout de même un peu longues, avec un chemin tout tracé qui manque de nerfs. Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi semblent surjouer cette amitié XXL, enfermés dans des rôles étriqués de “gentils parfaits toujours souriants” qui ne marqueront sûrement pas leurs carrières respectives. On aurait aimé plus d’aspérités, de vraies galères, de cris et de colères, parfois, contre un destin qui s’acharne avant de s’incliner devant eux. </span></p></span></p>



<p><span id="docs-internal-guid-5219e4ee-7fff-bee1-0d7a-62f676ef153d" style="white-space: normal;"><p dir="ltr" style="line-height: 1.38; text-align: justify; margin-top: 0pt; margin-bottom: 0pt;"><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"></span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;"></span><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial, sans-serif; font-variant-ligatures: normal; font-variant-alternates: normal; font-variant-numeric: normal; font-variant-east-asian: normal; font-variant-position: normal; vertical-align: baseline; white-space: pre-wrap;">Pour preuve de ce manque d’éclat, les rôles de leurs deux compagnes (Fatoumata et Aby, interprétées par Olga Mouak et Tracy Gotoas), réduits à des clichés de femmes serviables prêtes à tout faire et à tout accepter pour leurs deux héros. Bref, un film un peu trop lisse et sans réel enjeu mis sur le terrain, dommage à l’heure où le rêve américain prend l’eau de toutes parts. </span></p></span></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Anthony Marciano<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie biographique<br><strong>AVEC : </strong>Jean-Pascal Zadi, Raphaël Quenard, Olga Mouak<br><strong>DURÉE : </strong>2h 01min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Gaumont Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>18 février 2026<br></pre>
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		<title>Une fille en or : tandem romantique et solaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 08:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec Une fille en or, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après J’ai tué Clémence Acéra en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous [&#8230;]</p>
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<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec <strong>Une fille en or</strong>, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après <strong>J’ai tué Clémence Acéra</strong> en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous emmène donc aux antipodes de son premier long, un thriller psychologique sombre, et s’empare à sa manière &#8211; douceur et humour loufoque &#8211; de la comédie romantique.&nbsp;</p>



<p>Le jour où Clémence (Pauline Clément, de la Comédie -Française) prend conscience que personne ne l’a jamais admirée, son père meurt. Petite sœur d’une aînée aussi belle que <em>successful</em>, elle si maladroite et perdue dans sa vie, Clémence n’a d’autre choix que de remonter la pente d’une estime de soi qu’elle ne pensait pas si basse. Le destin met alors sur son chemin son nouveau patron Paul (Arthur Dupont), surnommé Paul Pot à cause de son comportement tyrannique. Une croisée des chemins que tout oppose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu). </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Tout commence dans un groupe de parole. Dans une salle triste à mourir, aux murs blancs, un coach et quelques brebis égarées, tentant de retrouver une once de confiance en elles. Dans ce groupe, Clémence, grande rouquine au visage long et anguleux, esquisse des petits sourires gênés. La grande question du coach tombe sur elle : « <em>Et vous Clémence, qui vous a un jour admirée ?</em> » Silence. Le vide chez Clémence. Il faut dire que depuis l’enfance, celle que son père surnomme sa “petite numéro 2” et oublie de remercier lors de son discours d’anniversaire, n’a pas réussi à trouver sa place. Elle a vivoté d’études non achevées en petits boulots plus ou moins précaires, aujourd’hui au chômage, et dont l’appartement est cannibalisé depuis trois ans par un colocataire artiste fantasque et égocentrique qui couche avec elle quand ça l’arrange.<br><br>Mais c’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu) : Clémence se souvient finalement de la seule personne qui l’ait jamais admirée, Quentin (Quentin Dolmaire, parfait), son camarade de CM2 qui garde depuis le primaire un poème de Clémence plié en quatre dans son portefeuille. L’histoire d’un poisson rouge mort. Son père décède dans la foulée, après un anniversaire où il a encore oublié de la nommer et la remercier dans son discours, et tout s’enchaîne.&nbsp;</p>



<p>Il y a quelque chose de magique dans la réalisation de Jean-Luc Gaget : ce conte, aux personnages si caricaturaux, fonctionne pourtant à merveille. Chaque personnage est délicieusement “trop”, conjugué au superlatif, comme les dizaines &#8211; centaines ?! &#8211; de post-it que Paul le tyran colle partout dans les parties communes de l’immeuble de la sœur aînée de Clémence, Bianca, pour se plaindre du bruit, des poussettes qui traînent… de tout ! Un conte où on ne s’étonne pas qu’un voyant prédise à Paul qu’il va rencontrer la prochaine femme de sa vie au sein même de son entreprise, qu’elle adore jouer au scrabble et a eu « <em>un zona au niveau des parties intimes et qu’elle aurait mieux fait de porter une jupe pour que ça la démange moins</em> ».<br><br>Jean-Luc Gaget nous offre une grande scène de théâtre sur grand écran. La rencontre entre Clémence la trop gentille et Paul le trop méchant, et autour de ces deux personages principaux qui n’ont rien pour tomber amoureux, cette grande soeur qui incarne la tristesse d’une vie où tout semble être parfait et ce mari un peu pataud qui la comble d’amour &#8211; et de jeux de mots ridicules &#8211; mais ne sait toujours pas que c’est «<em> le service blanc qu’on dresse à table le vendredi</em> ». Jour de shabbat. Les situations sont joliment grotesques sans jamais être lourdes : Clémence qui se cache derrière son vélo dont elle dépasse largement, qui se trompe de salle funéraire au décès de son père et glisse son mot dans le mauvais cercueil, Quentin son admirateur de CM2 qui boit le vin du shabbat comme on goûterait un grand cru…</p>



<p>Les personnages secondaires ne sont pas en reste, avec une mention spéciale, justement, pour Quentin Dolmaire. Tout de boucles échevelées, c’est le seul admirateur que Clémence ait jamais eu et il lui voue un culte sans bornes. Avec une sincérité désarmante, il joue lui aussi le mec paumé, décalé, voire complètement à côté de la plaque. Irrésistible, quand sur son canapé, Clémence à ses côtés, il appelle son chat pour lui faire une caresse… une chatte nommée Clémence. Il faut aussi voir Bruno Podalydès, dans la peau du voyant que consulte chaque semaine Paul pour tenter de contrôler tout autour de lui, espérant récupérer un jour Virginie, son ex-femme &#8211; évidemment &#8211; partie à cause de son despotisme. Virginie dont le prénom est gravé sur sa tasse de café au bureau ou encore brodé sur un macramé rose dans son appartement.</p>



<p>Tout est beau dans ce film, les couleurs et lumières chaudes, les plans calés au millimètre près qui découpent des plans décentrés. Tout est drôle aussi, touchant, et on passe d’un éclat de rire à un autre, qui dévalent tout le long de ce film d’à peine une heure trente où tout se suffit à lui-même. On regrettera peut-être juste un dénouement un peu trop rapide. On redemanderait presque un ou deux jeux de mots de Bernard… le mari de Bianca (vous l’avez ?).&nbsp;</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jean-Luc Gaget<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Romance<br><strong>AVEC : </strong>Pauline Clément, Arthur Dupont, Quentin Dolmaire, Émilie Caen, Loic Legendre <br><strong>DURÉE : </strong>1h26<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Nour Films<br><strong>SORTIE LE </strong>1er avril 2026</pre>
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		<title>Send Help : Sam Raimi rejoue le gore sur une île déserte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 07:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’affiche de Send Help parle d’elle-même. Une sublime et ensanglantée Rachel McAdams (Lolita malgré moi, 2004 ou l’oscarisé Spotlight, 2015), poignard à la main, surtitrée : “Voilà Linda Liddle… du service stratégie et planification. C’est elle la chef maintenant”. Après plus d’une décennie, voilà donc Sam Raimi de retour à ses grands débuts, ceux de l’horreur gore de sa trilogie Evil Dead (1981, 1987, 1991). Humour noir et goût du grotesque, la recette ensanglantée du réalisateur est la même, mais [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/send-help-sam-raimi-rejoue-le-gore-sur-une-ile-deserte/">Send Help : Sam Raimi rejoue le gore sur une île déserte</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p>L’affiche de <strong>Send Help</strong> parle d’elle-même. Une sublime et ensanglantée Rachel McAdams (<strong>Lolita malgré moi</strong>, 2004 ou l’oscarisé <strong>Spotlight</strong>, 2015), poignard à la main, surtitrée : “<em>Voilà Linda Liddle… du service stratégie et planification. C’est elle la chef maintenant</em>”. Après plus d’une décennie, voilà donc Sam Raimi de retour à ses grands débuts, ceux de l’horreur gore de sa trilogie <strong>Evil Dead</strong> (1981, 1987, 1991). Humour noir et goût du grotesque, la recette ensanglantée du réalisateur est la même, mais assaisonnée au goût du jour, de quoi ravir les palais connaisseurs.</p>



<p>Seuls rescapés d&rsquo;un accident d&rsquo;avion, la gentille employée Linda Liddle et son arrogant patron Bradley Preston (Dylan O&rsquo;Brien) se retrouvent coincés sur une île déserte. Pas le choix : pour survivre, il faut collaborer malgré les griefs du passé. Mais la vie à deux sur le camp tourne vite aux épreuves de force, concours d’égos, retournement de pouvoir et situations de plus en plus cruelles et grotesques. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>L’évolution du personnage de Rachel McAdams, de vieille célibataire asociale et gênante à sublime guerrière, toujours sur le fil d’une folie sous-jacente, est maîtrisée à la perfection.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>On pourra résumer le style de <strong>Send Help</strong> en trois mots : survival thriller comique. A conjuguer donc avec “hémoglobine à gogo” ! Gros plans sur les corps et les pores, vomis en torrent et autre morve jaunâtre de cochon sauvage plus proche de la hyène que du sanglier de nos forêts. On sursaute et se cache les yeux, mais toujours plus au bord du dégoût et du rire que de la vraie terreur. L’exercice du gore reste parfaitement maîtrisé, sans tomber dans un excessif insoutenable (pour celles et ceux qui n’ont pas pu regarder ou apprécier la dernière scène de <strong><a href="https://movierama.fr/the-substance-le-portrait-de-dorian-gray-en-body-horror">The Substance</a></strong> par exemple, où Demi Moore version monstro arrose pendant quatre très longues minutes la salle en face d’elle d’un mélange de fluides à soulever le coeur). </p>



<p>Si vous cherchez un prix du scénario, ce n’est clairement pas dans <strong>Send Help</strong> qu’il faut aller le chercher. Combien de films, séries ou de livres d’aventures dès Robinson ont déjà mille fois revisité le motif narratif du crash ou de l’échouage, suivi d’un huis clos insulaire ? Les thèmes travaillés sont alors assez classiques : retournement de situation hiérarchique, satire sociale et critique du sexisme structurel, notamment dans le monde de l’entreprise. Les archétypes sont bien là : Linda est la petite employée corvéable à merci, espérant une promotion qu’on lui fait miroiter à tort, mais dont le nom est retiré des rapports avant d’être présenté au Comité exécutif. Bradley est ce fils unique héritier qui récupère sans mérite son titre de PDG à la mort du père et fait monter autour de lui ses copains de la fraternité de l’Université et autres compagnons de golf du dimanche. D’ailleurs, s’il embarque cette salariée pénible dans son jet privé ce jour-là, c’est pour profiter de ses talents avant de la virer sans ménagement.</p>



<p>Mais après une tempête où le sang vole déjà à grands flots, les voilà donc tous les deux livrés à un bout de plage et une jungle inhospitalière (des baies empoisonnées, des poulpes neuro-toxiques et autres fameux cochons-hyènes prêts à vous embrocher sur leurs défenses), le tout sous un soleil qui vous brûle jusqu’aux cloques et des journées de pluies diluviennes. Bradley, blessé à la jambe mais surtout incapable de tenir une heure loin du monde civilisé, c’est Linda qui prend le contrôle du camp, elle qui a toujours rêvé de participer à l’émission “Survivor”. Un couple qui va bien devoir cohabiter. Pour s’aimer à la folie ou s’entre-dévorer ?</p>



<p>Ici, les thèmes sociétaux rappellent donc &#8211; parmi d’autres &#8211; évidemment le puissant <strong><a href="https://movierama.fr/sans-filtre-la-spirale-du-declin-et-de-la-joie">Sans filtre</a> </strong>(Ruben Östlund, Palme d’Or au Festival de Cannes 2022), sans pour autant égaler la maîtrise du Suédois, et en assumant un gore loufoque qui se suffit à lui-même. Mais si l’histoire est plutôt prévisible, les situations et rebondissements qui composent ce nouveau Sam Raimi restent à chaque fois une petite surprise qui séduiront les fans du genre et du réalisateur. Surtout, il faut voir les deux acteurs de ce huis-clos contre-nature, qui tiennent à eux seuls chaque minute d&rsquo;un film aux plans d&rsquo;une beauté idyllique malgré l&rsquo;horreur.</p>



<p>C’est la protagoniste principale, Rachel McAdams, que l’on suit de sa transformation de petite employée de bureau brillante mais asociale à reine d’un Koh-Lanta sans foi ni loi, qui emporte en premier lieu tout sur son passage. L’évolution de son personnage, de vieille célibataire asociale et gênante à sublime guerrière, toujours sur le fil d’une folie sous-jacente, est maîtrisée à la perfection. A se demander si la petite oie blanche l’a jamais été ? Quant à son binôme de jeu, <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=495732.html">Dylan O&rsquo;Brien</a>, son beau visage de brun ténébreux oscille et se tord avec justesse entre un être misogyne insupportable, geignard, colérique, terrifié, ou soudain prêt à livrer avec émotion les grandes peines de son enfance trop dorée… </p>



<p><em>Spoiler alert</em> : on s’attendait évidemment au <em>twist</em> final, immoral à souhait, mais la satisfaction est tout de même là. Appétissante comme un « trou en un » au 18ème trou. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sam Raimi<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Epouvante-horreur, Thriller<br><strong>AVEC : </strong>Rachel McAdams, Dylan O'Brien, Edyll Ismail<br><strong>DURÉE : </strong>1h 54min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>The Walt Disney Company France<br><strong>SORTIE LE </strong>11 février 2026</pre>
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		<title>Promis le ciel : exil et sororité en clair-obscur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 19:01:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un clapotis d’eau sur fond noir. Pas celui de la grande mer, de l’Océan, de l’ailleurs, mais celui d’un bain d’où émerge la tête d’une jeune enfant. Autour d’elle, trois femmes, noires elles aussi, s’activent. On ne sait pas qui est cette petite fille, ni d’où elle vient. On ne le saura jamais. Voilà comment commence Promis le ciel. L’horizon d’une baignoire, la mort qui rôde, l’écume de la solidarité et de l’espoir. En ouvrant avec le troisième long-métrage [&#8230;]</p>
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<p>C’est un clapotis d’eau sur fond noir. Pas celui de la grande mer, de l’Océan, de l’ailleurs, mais celui d’un bain d’où émerge la tête d’une jeune enfant. Autour d’elle, trois femmes, noires elles aussi, s’activent. On ne sait pas qui est cette petite fille, ni d’où elle vient. On ne le saura jamais. Voilà comment commence <strong>Promis le ciel</strong>. L’horizon d’une baignoire, la mort qui rôde, l’écume de la solidarité et de l’espoir. En ouvrant avec le troisième long-métrage de la franco-tunisienne Erige Sehiri, la compétition Un certain regard 2025 assure une ouverture de rideau à la hauteur de ses passions : réalisation tout en beauté et sujet social peu porté à l’écran, celui des migrants subsahariens coincés en Tunisie entre espoir et violence.<br><br>Marie, pasteure ivoirienne, vit à Tunis. Elle héberge Naney, travailleuse sans passeport, et Jolie, étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Un jour, elles recueillent Kenza, 4 ans et migrante comme elles. L’enfant est rescapée du naufrage d’un bateau. Au même moment, le climat social du pays se crispe encore davantage, les migrants deviennent un bouc émissaire facile,&nbsp; poussant chacune à faire des choix décisifs.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La réalisatrice joue avec les entre-deux, ces moments qui hésitent entre clair et sombre, comme ses personnages coincés entre plusieurs mondes.</p>
</blockquote>



<p>Film explorant les tensions sociales et raciales du pays de la réalisatrice, <strong>Promis le ciel</strong> est peut-être surtout un film sur la sororité. La réalisatrice n’en est pas à son coup d’essai, elle qui signait <strong><a href="https://movierama.fr/sous-les-figues-a-lombre-des-figuiers-en-fleurs/">Sous les figues</a> </strong>en 2022, l&rsquo;histoire de jeunes ouvrières travaillant à la récolte des figues (représentant de la Tunisie aux Oscars 2023 dans la catégorie du meilleur film international). Elles sont trois, plus cette enfant, et c’est bien leur situation en tant que femmes émigrées en Tunisie que la caméra suit, rapprochée à chaque instant de leurs visages et accrochée à leurs nuques. La profondeur de champ est faible. On marche derrière elles, les observe, les traque presque, comme cette police tunisienne qu’on devine en hors-champ, dans le bokeh du décor, puis de plus en plus présente jusqu’à l’arrestation traumatisante de Jolie, pourtant munie d’une carte étudiante valable.&nbsp;</p>



<p>Elles sont cependant si différentes, ces trois femmes : Marie, celle qui croit tant en l’espoir et en la bonne vie récompensée (son Église s’appelle “L&rsquo;Église de la persévérance”) qu’elle n’imagine pas que les autorités puissent s’en prendre à elles. Naney, qui bidouille des combines avec son meilleur ami, petits trafics en tout genre, en espérant faire bientôt venir à elle sa fille qu’elle n’a pas vue depuis trois ans. Il faut voir cette scène minimaliste, où elle tente, les larmes aux yeux, d’expliquer à sa fille désormais réglée, qu’elle ne doit pas traîner avec les garçons et « <em>les trucs de TikTok, là</em> ». Et Jolie, aussi belle que son prénom, persuadée qu’elle peut vivre seule et s’en sortir en étudiant.<br><br>Pour son drame social, Erige Sehiri ne choisit pas la neutralité visuelle du documentaire, mais une esthétique soignée, artistique, où chaque lumière tombe parfaitement. Beaucoup de scènes se déroulent au lever ou au coucher du soleil, entre chien et loup. La réalisatrice joue avec les entre-deux, ces moments qui hésitent entre clarté et obscurité, comme les personnages du film, coincés entre plusieurs mondes. Lequel choisir ? Rester et continuer à faire vivre la communauté en incluant cette enfant sans identité ? Tenter la traversée que ses parents n’ont jamais pu terminer ? Faire demi-tour ?</p>



<p><strong>Promis le ciel </strong>est<strong> </strong>aussi une bande-son. Rythmée, dansante, pour ces quelques moments d’insouciance que Naney et Jolie arrachent à leurs vies : les heures pailletées dans une boîte de nuit avant la messe du matin, un balcon chargé d’étudiants qui résonne dans la nuit. Leur amitié et la solidarité comme piste de danse.</p>



<p>On regrettera peut-être un peu que le film mette du temps à décoller vers le ciel, quelques scènes de la première partie semblant traîner en longueur, mais la magie finit par opérer. Ni <em>happy ending</em> ni faux bons sentiments, <strong>Promis le ciel</strong> nous offre trois choix, trois chemins de vie, sans jugement. Au spectateur d’ouvrir ensuite son champ des incertitudes.&nbsp;</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Erige Sehiri<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Tunisienne<br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Aïssa Maïga, Laetitia Ky, Deborat Christelle Naney<br><strong>DURÉE : </strong>1h32<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Jour2Fête<br><strong>SORTIE LE </strong>28 janvier 2022 </pre>
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		<title>L&#8217;Engloutie : entre huis-clos et conte sensuel</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 15:00:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans les terres de son enfance, les vallées de la Clarée, des Cerces et de la Vallouise, que Louise Hémon est allée filmer son premier long métrage de fiction, L’Engloutie. Puisant dans la mémoire collective de sa famille, ses souvenirs glacés, ses légendes murmurées, la réalisatrice formée à l&#8217;Atelier documentaire de La Fémis présente à la Quinzaine des Cinéastes une œuvre où se mêlent la rencontre avec l’autre, la confrontation entre modernité et croyances ancestrales, la pression du huis-clos [&#8230;]</p>
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<p>C’est dans les terres de son enfance, les vallées de la Clarée, des Cerces et de la Vallouise, que Louise Hémon est allée filmer son premier long métrage de fiction, <strong>L’Engloutie. </strong>Puisant dans la mémoire collective de sa famille, ses souvenirs glacés, ses légendes murmurées, la réalisatrice formée à l&rsquo;Atelier documentaire de La Fémis présente à la Quinzaine des Cinéastes une œuvre où se mêlent la rencontre avec l’autre, la confrontation entre modernité et croyances ancestrales, la pression du huis-clos et une sensualité troublante.</p>



<p>1899, dans les Hautes-Alpes. Soudain est un hameau isolé sur les hauts plateaux d’une montagne reculée. Par une nuit de tempête et alors qu’un hiver particulièrement rigoureux s’installe, ses habitants voient arriver Aimée, une jeune institutrice, laïque et républicaine, qui vient enseigner à la poignée d’enfants qui vit là. Mais alors qu’elle commençait à s’intégrer, une avalanche engloutit un premier montagnard.</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Lentement mais sûrement, au gré des avalanches, <strong>L’Engloutie </strong>trouve un dénouement en deux temps, saisissant.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Dans un conte, il faut croire sincèrement à chaque personnage pour accepter la part d’étrangeté ou de magie qui pointe au fil des pages. Dans <strong>L’Engloutie</strong>, le casting mêlant professionnels et montagnards du coin est son atout majeur : il faut écouter les grand-mères et leur dialecte occitan au coin du feu, l’accent des gamins, la diction ancienne parfaitement restituée d’Aimée. Ici, les vaches ne font pas “<em>meuh</em>”, elles font “<em>brou brou</em>”&#8230; Il faut sentir dans les gestes et attitudes de ces hommes et femmes à quel point ils sont isolés, s’attarder sur ce garçon (Daniel, la « patate trop bouillie », joué par un comédien amateur) abandonné par ses parents et qui nous pose la question de la consanguinité dans une telle communauté. Ici, le huis-clos est quasi-total, et c’est Aimée qui vient troubler l’équilibre avec sa mappemonde et son carnet qui fait peur aux anciens car, « <em>si on écrit une histoire, elle disparaît </em>».</p>



<p>Face à un monde recroquevillé sur lui-même, la jeune institutrice tente d&rsquo;abord de s&rsquo;intégrer par la raison et les règles qu&rsquo;on lui a inculquées. Dès son arrivée, elle commence par faire prendre un bain aux enfants, pour leur enlever leurs « croutes » sur le crâne, tentant d&rsquo;expliquer que cela permet d&rsquo;éviter les microbes.  Peine perdue&#8230; Il faudra davantage de souplesse de sa part pour intégrer cette grande famille, s&rsquo;en faire aimer, danser avec elle le soir du Nouvel An. Avant que les avalanches ne commencent.<br><br>Sans que l’on s’y attende, c’est la sensualité qui parle dès les premières pages de ce conte visuel. Alors qu’Aimée dort une première nuit à quelques pas du hameau, la jeune femme (incarnée brillamment par <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=497613.html">Galatéa Bellugi, </a>déjà nommée aux César pour <strong>L&rsquo;Apparition</strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/chien-de-la-casse-une-vie-de-chien">Chien de</a> <a href="https://movierama.fr/chien-de-la-casse-une-vie-de-chien">la casse</a></strong> en 2019 et 2024) s’allonge avec un livre de Descartes, dans lequel figure la gravure d’un torse d’homme. Un émoi visuel assez fort pour l’entraîner dans un moment de plaisir solitaire. Et à compter de cet instant, la sensualité s&rsquo;immisce partout : les regards de côté avec les deux jeunes garçons des familles, Enoch et Pépin, la découverte de leur proximité charnelle, une scène de bain et de stalactite… Louise Hémon filme avec un “<em>female gaze</em>” déroutant et bienvenu.<br><br>Avec son esthétique rétro, ses teintes sépia et bleutées, un fort grain, Louise Hémon nous transporte aisément dans cet hiver 1899-1900. Plus encore, ces effets teintent d’un halo onirique, parfois doux ou inquiétant, l’histoire qui se déroule sous nos yeux. Le film fait l&rsquo;économie des dialogues, au service du réalisme. Lentement mais sûrement, au grè des avalanches, <strong>L’Engloutie </strong>trouve un dénouement en deux temps, saisissant, et prend alors toute sa force. Il fait partie de ces films où les cinq dernières minutes emportent tout avec elles, et en font une oeuvre au scénario inoubliable.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Louise Hémon
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Galatea Bellugi, Matthieu Lucci, Samuel Kircher
<strong>DURÉE : </strong>98 min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Condor Distribution
<strong>SORTIE LE </strong>24 décembre 2025</pre>
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