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	<title>Margaux Balland, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>Christy and his brother : ce que le silence raconte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 13:00:10 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Christy and his brother, Brendan Canty s’inscrit dans cette veine très irlandaise du cinéma social, celle qui observe les marges sans les folkloriser, et les silences sans chercher à les combler. Le film avance à hauteur d’homme, dans le nord de Cork, loin des cartes postales, dans ces territoires ruraux où les liens familiaux, l’entraide et les rancœurs se mêlent étroitement. Christy capte quelque chose de précieux : la difficulté d’exister dans un environnement qui laisse peu de place [&#8230;]</p>
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<p>Avec <strong>Christy</strong> <strong>and his brother</strong>, Brendan Canty s’inscrit dans cette veine très irlandaise du cinéma social, celle qui observe les marges sans les folkloriser, et les silences sans chercher à les combler. Le film avance à hauteur d’homme, dans le nord de Cork, loin des cartes postales, dans ces territoires ruraux où les liens familiaux, l’entraide et les rancœurs se mêlent étroitement. <strong>Christy</strong> capte quelque chose de précieux : la difficulté d’exister dans un environnement qui laisse peu de place à l’expression émotionnelle.</p>



<p>Christy est un adolescent de 17 ans de retour dans son quartier natal après avoir été chassé par sa famille d&rsquo;accueil. Contraint de renouer avec son demi-frère et cette communauté qu’il avait quittée, il est loin d&rsquo;une réconciliation immédiate. Les tensions familiales sont ravivées dans un quotidien fait de débrouille, de non-dits, et parfois de solidarité implicite. Le film ne cherche pas l’explication psychologique frontale : il laisse les situations s’installer, et observe comment les personnages tentent de tenir debout dans un monde qui ne leur offre pas beaucoup de solutions.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Christy</strong> parvient à faire émerger une émotion durable, ancrée dans un territoire et une réalité sociale filmés avec beaucoup de pudeur.</p>
</blockquote>



<p>La grande réussite de <strong>Christy</strong> <strong>and his brother</strong> tient à sa manière de filmer les fêlures masculines sans discours ni démonstration. Ici, les émotions passent rarement par les mots. Elles s’expriment dans les gestes, les silences, les corps au travail, les regards esquivés. Cette retenue résonne profondément avec le contexte social irlandais, et en particulier avec ces zones rurales du nord de Cork, où l’on apprend très tôt à encaisser plutôt qu’à verbaliser. La caméra épouse cette réalité : proche des visages, souvent à l’épaule, elle donne l’impression d’être au milieu du groupe, elle aussi silencieuse, sans jamais s’imposer. Le film capte ainsi une forme de communauté discrète, où l’entraide existe sans être formulée, où l’on est là pour l’autre sans forcément savoir comment le dire. Cette approche donne au film une authenticité rare, presque tactile, qui évite tout misérabilisme.</p>



<p>Cette sincérité n’empêche pas certaines limites. Sur le plan formel, <strong>Christy</strong> hésite parfois entre un réalisme brut et des choix plus lissés, notamment dans le montage ou certaines transitions, qui atténuent la rugosité initiale du récit. Cette hésitation crée par moments une impression de déséquilibre. De la même manière, si les personnages masculins sont finement observés, les figures féminines restent souvent en retrait, cantonnées à des rôles de soutien ou de respiration émotionnelle, sans bénéficier du même degré de complexité. Quant à Christy lui-même, sa douceur fragile et sa bonne volonté, qui le rendent immédiatement attachant, finissent parfois par le figer dans une forme de passivité. Le film semble alors plus le regarder subir que véritablement agir, ce qui peut freiner l’élan dramatique.</p>



<p>Malgré ces fragilités, <strong>Christy</strong> <strong>and his brother</strong> reste un film profondément habité, porté par une attention sincère aux êtres et aux lieux qu’il met en scène. Brendan Canty signe un premier long métrage imparfait mais déjà très conscient de ce qu’il veut raconter : une jeunesse qui cherche sa place dans un environnement contraignant, et une masculinité en crise, incapable de se dire autrement que par le silence et l&rsquo;affrontement physique. Sans effets appuyés ni discours plaqués, <strong>Christy</strong> parvient à faire émerger une émotion durable, ancrée dans un territoire et une réalité sociale filmés avec beaucoup de pudeur. Un film modeste, mais juste, qui donne envie de suivre de près l&rsquo;évolution de son réalisateur.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:31%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Brendan Canty<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  irlandais<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong> Danny Power, Diarmuid Noyes<br><strong>DURÉE : </strong>1h34<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pyramide Films<br><strong>SORTIE LE </strong>21 janvier 2026</pre>
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		<title>Avatar : de feu et de cendres : Édifice visuel maîtrisé, narration en chantier</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Avatar : de feu et de cendres, James Cameron poursuit sa fresque écologique, politique et familiale ambitieuse, prolongeant sans transition un récit pensé, dès son origine, pour la grandeur cinématographique et la richesse narrative. L’immersion est immédiate : Pandora se déploie à nouveau, familière et pourtant renouvelée, et assume pleinement sa vocation de grand spectacle, conçu pour la salle — et pour la 3D — comme une expérience sensorielle totale. Cette démesure n’a ici rien d’un défaut en soi [&#8230;]</p>
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<p>Avec<strong> Avatar : de feu et de cendres,</strong> James Cameron poursuit sa fresque écologique, politique et familiale ambitieuse, prolongeant sans transition un récit pensé, dès son origine, pour la grandeur cinématographique et la richesse narrative. L’immersion est immédiate : Pandora se déploie à nouveau, familière et pourtant renouvelée, et assume pleinement sa vocation de grand spectacle, conçu pour la salle — et pour la 3D — comme une expérience sensorielle totale. Cette démesure n’a ici rien d’un défaut en soi : le public d’<strong>Avatar</strong> vient précisément chercher l’ampleur, la durée, la saturation des sens. Reste que cette générosité formelle, étirée sur plus de trois heures, interroge la manière dont le récit parvient — ou non — à justifier chaque nœud, chaque enjeu, chaque rebondissement.</p>



<p>Dans la continuité directe de <strong><a href="https://movierama.fr/avatar-la-voie-de-leau-retour-a-la-mer/">Avatar : La Voie de l’eau</a></strong>, l’humanité poursuit sa tentative de colonisation de Pandora, tandis que les Na’vi luttent pour préserver leurs terres, leurs croyances et leur mode de vie. Les Sully, famille fragilisée, sont confrontés à des menaces extérieures toujours plus organisées, mais aussi à des fractures internes à leur peuple. Le conflit s’élargit, tant sur le plan territorial que spirituel, avec l’apparition de nouvelles forces prêtes à remettre en question l’ordre établi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Entre fascination et frustration, le film laisse l’impression d’un univers toujours aussi riche, mais d’un récit qui, à force de vouloir embrasser trop large, peine encore à trouver le point d’équilibre entre le souffle épique et une dramaturgie assurée.</p>
</blockquote>



<p>Dès sa mise en place, le film laisse espérer une avancée narrative plus affirmée que celle du second volet, souvent perçu comme une variation aquatique du premier <strong>Avatar</strong>. Pourtant, très rapidement, le récit se disperse. Les quêtes secondaires se multiplient autour d’une galerie de personnages déjà dense, ralentissant considérablement la progression de l’intrigue principale. Les enjeux, pourtant clairs dans leurs intentions, peinent à se structurer de manière organique. Certaines décisions scénaristiques apparaissent peu étayées, voire arbitraires, donnant l’impression d’un récit qui avance par à-coups plutôt que par nécessité dramatique.</p>



<p>Cette dispersion affecte directement la trajectoire émotionnelle des personnages. Neytiri, pourtant portée par la justesse de Zoe Saldaña, est reléguée à une figure de mère endeuillée, mobilisée ponctuellement lorsque le récit a besoin d’un regain d’intensité. Jake Sully (Sam Worthington), de son côté, semble privé d’un objectif clair. Leurs enfants incarnent chacun une fonction narrative précise — quête d’identité, culpabilité, désir de reconnaissance — sans que ces arcs ne se nourrissent réellement les uns les autres. L’unité familiale peine ainsi à s’incarner pleinement. Spider (Jack Champion), humain accepté par les Na’vi, traverse ces lignes de fracture sans jamais trouver une place totalement évidente, tant son rôle fluctue selon les besoins immédiats du scénario. L’ensemble donne le sentiment d’un film riche en intentions, mais dont la cohérence interne se fragilise à mesure que les pistes narratives s’accumulent.</p>



<p>Sur le plan visuel, <strong>De feu et de cendres</strong> impressionne sans difficulté. James Cameron confirme une maîtrise exceptionnelle, portée par des innovations techniques toujours plus fluides et précises. Le film ne rompt pas avec l’esthétique inaugurée en 2009, mais l’affine et la densifie. Chaque environnement est pensé comme un espace vivant, cohérent, crédible, facilitant une immersion d’une rare efficacité. La caméra flotte avec aisance au cœur de Pandora, et l’attention portée aux détails confère à l’image une force quasi hypnotique.</p>



<p>C’est précisément cette réussite formelle qui met en lumière les limites du récit. Le film est chargé de thématiques lourdes — le deuil d’un enfant, le sacrifice pour une cause ou pour une famille, le questionnement de sa foi, la recherche d’appartenance — mais celles-ci peinent à exister autrement qu’à l’état de motifs énoncés. L’émotion, bien que constamment sollicitée, reste souvent à distance, comme étouffée par l’ampleur visuelle qui l’enrobe. La direction d’acteurs, déjà mise à l’épreuve par un tournage entièrement dépendant de la performance en capture, ne parvient pas toujours à donner chair à ces problématiques inégalement traitées.</p>



<p>L’apparition du Peuple des Cendres constitue pourtant l’une des propositions narratives les plus stimulantes du film. Cette nouvelle tribu Na’vi, à l’identité plus marquée que celle des Metkayina (le peuple de l’eau), introduit une complexité idéologique bienvenue : sceptiques vis-à-vis de la divinité Eywa, ils n’hésitent pas à s’allier aux colons humains, utilisant leurs technologies pour soumettre les populations qui continuent de croire. Leur incarnation est forte, tant physiquement que symboliquement, et certaines images frappent durablement — notamment un plan crépusculaire dont la composition n’est pas sans rappeler <strong>Apocalypse Now</strong>. Mais là encore, ces figures restent en grande partie sous-exploitées, convoquées pour servir de points de bascule scénaristiques plutôt que pour enrichir véritablement la dramaturgie. Le film se replie finalement sur une géopolitique lisible et accessible, au détriment d’une complexité qui aurait pu renforcer la tension et le suspense.</p>



<p><strong>Avatar : de feu et de cendres</strong> demeure un objet cinématographique impressionnant, à la hauteur des attentes en matière de spectacle et d’immersion. James Cameron continue de repousser les limites techniques du cinéma de divertissement, offrant des images d’une puissance et d’une précision rares. Pourtant, ce débordement visuel, pleinement assumé et souvent admirable, peine à s’accorder avec une narration trop éclatée pour soutenir durablement ses ambitions thématiques. Entre fascination et frustration, le film laisse l’impression d’un univers toujours aussi riche, mais d’un récit qui, à force de vouloir embrasser trop large, peine encore à trouver le point d’équilibre entre le souffle épique et une dramaturgie assurée.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:31%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> James Cameron<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  États-Unis<br><strong>GENRE </strong>: Science-Fiction, Aventure, Fantastique, Action<br><strong>AVEC : </strong>Sam Worthington, Zoe Saldaña, Sigourney Weaver, Kate Winslet, Jack Champion, Oona Chaplin<br><strong>DURÉE : </strong>190min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>The Walt Disney Company<br><strong>SORTIE LE </strong>: 17 décembre 2025 au cinéma</pre>
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		<title>Jone Sometimes : Sous les lumières d&#8217;une jeunesse qui vacille</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 11:44:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>l y a dans Jone Sometimes quelque chose d’immédiatement envoûtant : cette langue basque qui pulse, la manière dont la caméra capte ce langage, ces respirations et ces silences, comme si chacun d’eux portait un monde. La jeune réalisatrice Sara Fantova aborde le passage à l’âge adulte avec une pudeur attentive, refusant le lyrisme artificiel pour privilégier la texture des instants. Son regard humaniste épouse les contours d’un âge fragile — celui où la responsabilité heurte encore la douceur de [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">l y a dans <strong>Jone Sometimes</strong> quelque chose d’immédiatement envoûtant : cette langue basque qui pulse, la manière dont la caméra capte ce langage, ces respirations et ces silences, comme si chacun d’eux portait un monde. La jeune réalisatrice Sara Fantova aborde le passage à l’âge adulte avec une pudeur attentive, refusant le lyrisme artificiel pour privilégier la texture des instants. Son regard humaniste épouse les contours d’un âge fragile — celui où la responsabilité heurte encore la douceur de l’enfance — et trouve, dans la simplicité du geste filmique, une force discrète mais tenace.</p>



<p>À Bilbao, en plein mois d’août. La ville s’embrase de lumières et de musique pour la Semana Grande, mais Jone (Olaia Aguayo), vingt ans, avance à contretemps. Tandis que la fête bat son plein, elle se confronte à la maladie de son père (interprété par Josean Bengoetxea) et à la naissance d’un premier amour. Ces deux élans, contraires mais indissociables, bousculent l’équilibre fragile de sa jeunesse. Sara Fantova choisit de ne rien appuyer : elle observe le tumulte intérieur de son héroïne à travers des gestes, des regards, des souffles. En quelques jours, c’est tout un univers qui vacille — celui d’une jeune femme qui découvre, sans le chercher vraiment, ce que grandir veut dire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C&rsquo;est puissant et poignant ; cette pression immense pesant sur une jeunesse adultisée trop tôt.</p>
</blockquote>



<p><strong>Jone Sometimes</strong> est de ces films de personnages, dont la tenue repose presque entièrement sur les épaules de l’interprète principale. Olaia Aguayo irradie : présence brute, naturel désarmant, regard qui conserve à la fois la candeur et la densité d’une jeune femme traversée par des forces contradictoires. Fantova lui laisse un espace considérable — parfois tellement d’espace que le personnage paraît davantage contenir que se transformer sous les yeux. Jone est aidante, contrainte de répondre aux besoins des autres alors qu’elle cherche encore les siens, c’est puissant et poignant ; cette pression immense pesant sur une jeunesse adultisée trop tôt. Pourtant, l’évolution intérieure se révèle parcellaire : les vérités qu’elle reçoit frappent fort, de manière presque brutale, mais la métamorphose reste suggérée plus qu’elle n’est vécue à l’écran. Il faut accepter que le film relate une semaine marquante plutôt qu’une trajectoire de vie complète — des leçons apparaissent, mais la chair du changement se montre souvent à distance.</p>



<p>Les relations qui entourent Jone composent le contrepoint vital du film. La petite sœur incarne une innocence solaire dont la présence rend plus douloureux le nécessaire détachement de Jone ; leurs scènes communes sont des moments de tendresse vraie. Les amis et la jeunesse forment un chœur d’énergie — maladresse, audace, rires — qui empêche le film de s’enfermer dans la seule mélancolie. En revanche, le lien avec le père, central au dispositif narratif, manque parfois d’épaisseur. La maladie et les souvenirs sont distillés par fragments et voix off, et cette façon morcelée de révéler l’attachement laisse parfois sur la faim : l’émotion est là, mais elle n’atteint pas toujours la profondeur d’identification espérée. Peut-être s’agit-il d’un choix délibéré — l’idée que certaines blessures restent incomplètes.</p>



<p><strong>Jone Sometimes</strong> laisse une empreinte douce-amère : nostalgie, tendresse, complexité émotionnelle et une délicatesse de ton qui évite la grandiloquence. Sara Fantova filme à hauteur d’émotion, dans une proximité presque documentaire, et parvient à rendre la jeunesse avec une justesse rare — des émois, des heurts, des instants qui transpercent l’écran. Le film n’offre pas toutes les réponses ; il refuse la démonstration, préfère le frôlement. Et c’est précisément dans cela que réside sa beauté : une simplicité habitée qui donne envie d’étreindre encore Jone, au-delà de ces jours décisifs.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:21%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Sara Fantova<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Espagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Olaia Aguayo, Josean Bengoetxea<br><strong>DURÉE : </strong>1h20<br><strong>DISTRIBUTEUR :</strong> La Fidèle Studios<br><strong>SORTIE LE </strong>: 17 décembre 2025 en salles</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/jone-sometimes-sous-les-lumieres-dune-jeunesse-qui-vacille-2/">Jone Sometimes : Sous les lumières d&rsquo;une jeunesse qui vacille</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Trans Memoria : Le poids des absences, la force des présences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 00:16:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Trans Memoria, la plasticienne et cinéaste Victoria Verseau poursuit une œuvre déjà marquée par l’exploration de la mémoire et des identités en mouvement. Après avoir travaillé entre performance, installation et vidéo, elle signe ici un documentaire où l’intime devient matière à cinéma. Plus qu’un simple témoignage, son geste personnel s’élargit en un récit collectif, qui dépasse la condition des femmes transgenres pour toucher à ce que toute existence humaine porte en elle : la solitude, la douleur, mais aussi [&#8230;]</p>
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<p>Avec <strong>Trans Memoria</strong>, la plasticienne et cinéaste Victoria Verseau poursuit une œuvre déjà marquée par l’exploration de la mémoire et des identités en mouvement. Après avoir travaillé entre performance, installation et vidéo, elle signe ici un documentaire où l’intime devient matière à cinéma. Plus qu’un simple témoignage, son geste personnel s’élargit en un récit collectif, qui dépasse la condition des femmes transgenres pour toucher à ce que toute existence humaine porte en elle : la solitude, la douleur, mais aussi la résilience.</p>



<p>Dans <strong>Trans Memoria</strong>, Victoria Verseau nous emporte à travers les souvenirs de sa transition de genre, qui a débuté douze ans auparavant, aux côtés de son amie Méril, qu&rsquo;elle a malheureusement perdue depuis. Elle revient sur les lieux de son opération finale, en Thaïlande, accompagnée de Athena et Aamina, elles-mêmes dans les premiers temps de leur transition. Par leurs échanges, elles interrogent leur identité, leur douleur, leur passé et leur futur. Ensemble, elles affrontent les deuils qui traversent leurs parcours.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Comme si le reste de la société avait déserté le cadre, au même titre qu’elle a déserté les personnes transgenres.</p>
</blockquote>



<p>Ce documentaire est au plus près de l’humain dans ce qu’il a de plus organique, de plus sensoriel, de plus brut. Avant même d’en saisir les questionnements narratifs autour de l’identité de genre, nous sommes happés par la nature de ces images, en partie issues d’archives personnelles. Elles s’expriment de la même manière que les personnages qu’elles donnent à voir : loin d’être lisses, elles sont vivantes, graphiques. Elles sont admirablement utilisées pour raconter une histoire qui traverse le temps et la mémoire, sans toujours être habitées par leurs protagonistes, car les lieux qu’elles tapissent sont déjà chargés de présence. Ce sont Victoria, Athena et Aamina, ou personne d’autre. Comme si le reste de la société avait déserté le cadre, au même titre qu’elle a déserté les personnes transgenres. Comme si toutes trois étaient les seules à pouvoir être incarnées dans l’image, à pouvoir être au monde, car elles sont absolument conscientes de leur propre corps, de ce qu’il renvoie, de ce que l’on y projette, de ce que leur simple présence symbolise. De la même façon, Méril, malgré son absence, demeure dans chaque image, par sa mémoire que Victoria Verseau honore à mesure de la narration, en remontant le fil de leur amitié, fondée sur cette transition qu’elles ont partagée.</p>



<p>Dans son besoin personnel de traverser le deuil de son amie en le mettant en images, Victoria Verseau raconte aussi une histoire collective de rejet de la société, d’impossibilité à se sentir appartenir à elle. C’est un mal-être qui va au-delà de la dysphorie de genre, qui peut être ancré profondément en nombre d’entre nous. Le film a cette force d’aller en-dehors de ses propres questionnements, et de résonner auprès d’un public qui ne se limite certainement pas à ceux qui se sentent concernés par la transsexualité. Pour autant, le cœur de la narration canalise aussi le regard des personnes cisgenres pour remettre en perspective leurs propres privilèges. Si le film a l’intelligence d’aborder le sujet de la sexualité, du rapport à l’autre, de <em>faire l’amour</em>, assez succinctement, pour ne pas y limiter son propos, quelques lignes de dialogue suffisent à faire prendre conscience que les gestes et les plaisirs les plus aisés et naturels ne sont accessibles aux personnes transgenres qu’à force de travail, de discussions, de douleur, de concessions, d’attente, de remise en question. Cette réalité est projetée sur le spectateur avec une force brute, parfois d’une froideur clinique. Cela peut entrer en conflit avec ces personnages pourtant très humains, dont on se surprend à espérer un peu plus de chaleur, un peu plus d’éclat. Si l’on peut s’en sentir tenu à distance, cette frontalité a toutefois l’efficacité d’un uppercut dans le menton de ceux qui se permettent d’avoir un avis et tentent d’avoir un pouvoir sur des corps qui ne sont pas les leurs. Victoria Verseau ne nous laisse pas le choix que de nous confronter à ce qu’elles ont de plus sensible, et que tout être humain partage avec elles : la solitude, la peine, la douleur, les obstacles auxquelles elles survivent simplement pour <em>être</em>. </p>



<p>Victoria Verseau, faisant preuve de la transparence la plus totale, littéralement et figurativement, prévient le spectateur dès le milieu du film qu’elle ne sait pas comment il va se finir, et surtout, qu’elle ne sait pas s’il y a de l’espoir à puiser dans son histoire. Cela impose une certaine lourdeur, qui certes rejoint le sérieux de son propos, mais peut aussi peser sur ceux qui ont besoin d’un <em>happy ending</em>, ou simplement d’un peu d’optimisme. Malgré tout, le film se termine sur une note d’humour, un peu acerbe certes, comme témoin de la résilience de ces femmes, comme preuve du soutien qu’elles s’apportent, et dans lequel on peut finalement voir une forme d’espoir.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Victoria Verseau
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Suède, France
<strong>GENRE </strong>: Documentaire
<strong>AVEC : </strong>Victoria Verseau, Athena Love, Aamina Larsson
<strong>DURÉE : </strong>71min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Outplay
<strong>SORTIE LE </strong>19 Novembre 2025 en salles</pre>
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		<title>L&#8217;Homme qui rétrécit : Réflexions à l&#8217;échelle du nombril</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 16:39:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Adapté du roman culte de Richard Matheson publié en 1956, L’Homme qui rétrécit promettait un retour audacieux à la fable existentielle de science-fiction, entre introspection et aventure spectaculaire. Avec Jan Kounen à la réalisation et Jean Dujardin dans le rôle principal – également coproducteur du film –, on pouvait espérer un mélange d’énergie, de réflexion et de second degré. Malheureusement, ce qui aurait pu être une œuvre sur la démesure de l’ego humain face à l’infiniment petit devient ici un [&#8230;]</p>
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<p>Adapté du roman culte de Richard Matheson publié en 1956, <strong>L’Homme qui rétrécit</strong> promettait un retour audacieux à la fable existentielle de science-fiction, entre introspection et aventure spectaculaire. Avec Jan Kounen à la réalisation et Jean Dujardin dans le rôle principal – également coproducteur du film –, on pouvait espérer un mélange d’énergie, de réflexion et de second degré. Malheureusement, ce qui aurait pu être une œuvre sur la démesure de l’ego humain face à l’infiniment petit devient ici un objet sans saveur, lent et désincarné. Le film semble constamment fasciné par son propre miroir, sans jamais y trouver de profondeur.</p>



<p>Le point de départ avait pourtant tout pour séduire. Un étrange phénomène météorologique provoque chez Paul (Jean Dujardin) une réduction progressive de sa taille. Tandis que son corps se transforme, son environnement quotidien se mue en terrain d’épreuves démesurées : sa maison devient un labyrinthe, sa cave une prison, son chat un prédateur. À mesure qu’il s’efface physiquement du monde, Paul s’interroge sur le sens de son existence et sur ce qu’il reste de lui lorsqu’il devient littéralement insignifiant. À ses côtés, son épouse Élise (Marie-Josée Croze) tente de maintenir un lien que la différence d’échelle – symbolique autant que physique – rend impossible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Comme si le film cherchait à se convaincre lui-même de sa profondeur.</p>
</blockquote>



<p>Ce point de départ aurait pu offrir un film d’aventure existentiel, une exploration à la fois burlesque et tragique de la condition humaine. Mais Jan Kounen transforme cette matière fascinante en un long monologue intérieur où Jean Dujardin s’écoute littéralement parler. Les réflexions métaphysiques en voix off s’enchaînent avec une lourdeur désarmante, comme si le film cherchait à se convaincre lui-même de sa profondeur. Le ton reste indécis, coincé entre le drame philosophique et la comédie absurde qu’il n’assume jamais vraiment. C’est d’autant plus frustrant que, visuellement, tout est impeccable : les décors, en particulier, sont pensés avec une précision qui donne réellement corps à cette idée de monde devenu hostile, et le travail sur les proportions est sans doute ce que le film a de plus inspiré. Dommage que cette rigueur formelle serve une introspection si stérile.</p>



<p>À ce défaut d’écriture s’ajoute un manque flagrant d’incarnation. Les personnages ne sont jamais construits au-delà de leur fonction symbolique. Marie-Josée Croze, pourtant excellente actrice, se retrouve ici littéralement dans le flou : reléguée à l’arrière-plan, filmée dans l’ombre, elle n’existe qu’en faire-valoir de Dujardin, dont la mise en avant constante finit par tourner à la démonstration narcissique. Le film aurait pu parler de vulnérabilité, il ne parle finalement que de vanité. Et si la morale finale sur les souvenirs de soi que nous léguons aux autres se veut émouvante, elle tombe à plat, tant elle semble déconnectée de tout ce qui précède. L’émotion, qui devrait culminer dans la perte et la transcendance, se dilue dans la complaisance.</p>



<p>Malgré une direction artistique soignée et quelques fulgurances visuelles, <strong>L’Homme qui rétrécit </strong>se perd dans un entre-deux : trop sérieux pour être divertissant, trop creux pour être profond. Jan Kounen signe un film métaphysique qui n’interroge rien, sinon la fascination d’un acteur pour lui-même. On en ressort comme le héros : rapetissé, vidé, et vaguement frustré d’avoir cherché du sens là où il n’y en avait pas.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:51%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<p></p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jan Kounen<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  France, Belgique<br><strong>GENRE </strong>: Drame, science-fiction<br><strong>AVEC : </strong>Jean Dujardin, Marie-Josée Croze<br><strong>DURÉE : </strong>1h40<br><strong>DISTRIBUTEUR :</strong> Universal Pictures International France<br><strong>SORTIE LE </strong>: 22 Octobre 2025 en salles</pre>
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		<title>Chien 51 :  entre chien et loup, le récit perd le nord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 10:40:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté en clôture de la Mostra de Venise le 6 septembre, hors compétition, Chien 51 de Cédric Jimenez sortira en salles le 15 octobre avec une promesse alléchante : celle d’un grand polar dystopique sur fond d’intelligence artificielle, servi par un casting quatre étoiles (Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Romain Duris). Mais derrière l’ambition affichée et quelques réussites visuelles marquantes, le film peine à tenir ses engagements. Le récit nous entraîne dans un Paris futuriste, territorialement et socialement fracturé, au bord [&#8230;]</p>
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<p>Présenté en clôture de la Mostra de Venise le 6 septembre, hors compétition, <strong>Chien 51</strong> de Cédric Jimenez sortira en salles le 15 octobre avec une promesse alléchante : celle d’un grand polar dystopique sur fond d’intelligence artificielle, servi par un casting quatre étoiles (Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Romain Duris). Mais derrière l’ambition affichée et quelques réussites visuelles marquantes, le film peine à tenir ses engagements.</p>



<p>Le récit nous entraîne dans un Paris futuriste, territorialement et socialement fracturé, au bord de l’embrasement. La capitale, plongée dans un climat de répression explosif, devient le terrain d’une enquête policière où l’intelligence artificielle s’invite comme outil central de contrôle et de justice. Un flic désabusé, incarné par Gilles Lellouche, se retrouve embarqué dans une affaire qui remet en question le système, croisant dérives technologiques, luttes de pouvoir et destins intimes. Le film promet un mélange de polar nerveux et de science-fiction dystopique, mais préfère rester en surface des thématiques qu’il convoque.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Là où Jimenez reste le plus convaincant, c’est quand il flirte avec ses fondamentaux : un thriller social à la <strong><a href="https://movierama.fr/bac-nord-planete-marseille">BAC Nord</a></strong>, qui interroge les abus de pouvoir et les ruptures de classe.</p>
</blockquote>



<p>Le premier écueil est sans doute le scénario, d’une prévisibilité déconcertante. Beaucoup d’arcs narratifs sont esquissés puis abandonnés, les rebondissements tombent à plat, et une romance parachutée en cours de route peine à trouver une justification dramaturgique. Jimenez emprunte au registre de la dystopie technologique — non sans rappeler certaines productions Netflix récentes, et le partenariat du film avec la plateforme n’est sans doute pas étranger à cette parenté. Comme si l’on avait voulu reproduire un produit calibré, dans la veine des productions du même genre de la plateforme, sans pour autant parvenir à y injecter la profondeur nécessaire. Les clichés ne sont pas dépassés : au début, l’IA est efficace ; à la fin, elle devient l’ennemi à abattre. Une morale attendue et binaire, héritée des années <strong>Terminator</strong>, bien loin de la complexité des débats actuels sur les technologies et la rapidité alarmante de leur évolution.</p>



<p>Le second point faible se trouve du côté des personnages. Malgré son prestige, le casting peine à convaincre, les rôles semblent sous-exploités. Exarchopoulos, par exemple, ne trouve son intensité qu’à mi-parcours, lorsque son personnage est confronté à une véritable lutte pour sa survie. Seul Gilles Lellouche tire réellement son épingle du jeu, dans un rôle de flic brut et névrosé qui lui colle à la peau. Là où Jimenez reste le plus convaincant, c’est quand il flirte avec ses fondamentaux : un thriller social à la<strong> </strong><a href="https://movierama.fr/bac-nord-planete-marseille"><strong>BAC Nord</strong>,</a> qui interroge les abus de pouvoir et les ruptures de classe. Mais le mélange avec la science-fiction, lui, ne prend pas.</p>



<p>Pourtant, tout n’est pas à jeter dans <strong>Chien 51</strong>. La mise en scène offre quelques morceaux de bravoure, notamment la spectaculaire séquence du club “Millénium”, où musique techno et esthétique drag explosent à l’écran. Paris y est un décor saisissant, proche du Los Angeles post-apocalyptique de <strong>Strange</strong> <strong>Days</strong>, rythmé par des scènes d’action haletantes et une bande-son électrisante. Si le film séduit par son énergie visuelle et sonore, il échoue à lier le tout dans une narration solide. En définitive, <strong>Chien 51</strong> est une œuvre inégale, trop ambitieuse pour être un simple polar, trop superficielle pour être une dystopie marquante, mais qui laisse malgré tout entrevoir ce que Jimenez sait faire de mieux : filmer l’urgence et la tension sociale.</p>



<p></p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Cédric Jimenez
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Français
<strong>GENRE </strong>: Policier, Science-Fiction
<strong>AVEC : </strong>Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Romain Duris
<strong>DURÉE : </strong>100min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal
<strong>SORTIE LE </strong>: 15 octobre 2025</pre>
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		<title>Rembrandt : l’écologie au musée des prétentions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2025 02:18:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Si tu veux résoudre la crise climatique, va au cinéma. » C’est textuellement ce que suggère Rembrandt de Pierre Schoeller. L’idée d’unir art, science et écologie est intrigante, et les premières scènes semblent promettre une rencontre originale entre beauté artistique intemporelle, et urgence scientifique contemporaine. Mais très vite, une impression domine : derrière la gravité affichée, on assiste moins à une exploration universelle qu’à une démonstration d’entre-soi, un film qui se parle à lui-même et qui s’enferme dans sa [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>« Si tu veux résoudre la crise climatique, va au cinéma. » C’est textuellement ce que suggère <strong>Rembrandt</strong> de Pierre Schoeller. L’idée d’unir art, science et écologie est intrigante, et les premières scènes semblent promettre une rencontre originale entre beauté artistique intemporelle, et urgence scientifique contemporaine. Mais très vite, une impression domine : derrière la gravité affichée, on assiste moins à une exploration universelle qu’à une démonstration d’entre-soi, un film qui se parle à lui-même et qui s’enferme dans sa propre solennité.</p>



<p>Le récit suit Claire (Camille Cottin) et Yves (Romain Duris), physiciens engagés dans le nucléaire et intégrés au plan France 2030. Mari et femme à la ville comme au travail, ils avancent ensemble dans une même direction jusqu’au jour où, lors d’une visite à la National Gallery, Claire se trouve bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cet éblouissement artistique devient le point de bascule du film : la révélation esthétique se veut métaphore existentielle, une clé capable de reconfigurer son regard sur le monde, sur son couple et même son rapport à la science. Sur le papier, l’idée attire ; à l’écran, l’élan se dissout.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Comme si la crise climatique ne concernait ici que des experts réunis dans une bulle théorique, sans jamais trouver de traduction humaine.</p>
</blockquote>



<p>Premier constat : les personnages manquent cruellement de profondeur. Malgré un casting solide, ils semblent n’avoir aucune consistance, ni individuellement ni entre eux. On ne sait rien de Camille Cottin, censée incarner une femme en mutation : insondable, mais sensibilisée. En réalité, elle reste opaque du début à la fin, porteuse de convictions plaquées plus que vécues. Quant aux autres, ils semblent réciter un rôle plus qu’habiter un personnage. Comme si la crise climatique ne concernait ici que des experts réunis dans une bulle théorique, sans jamais trouver de traduction humaine. Le spectateur, tenu à distance, peine à s’attacher, et se sent étranger à ces enjeux, supposés être l’affaire de tous.</p>



<p>L’écriture des dialogues n’arrange rien. Pompeux, racoleurs, souvent ridicules dans leur solennité, ils plombent le propos au lieu de l’élever. L’insistance sur la figure de Rembrandt ajoute encore à la confusion : s’agit-il d’un syndrome de Stendhal transposé à l’ère du dérèglement climatique ? D’une métaphore bancale où la simplicité de l’art se verrait balayée par la puissance de la nature ? Ou d’une tentative maladroite de relier esthétique et science ? Encore une fois, le spectateur peine à suivre, et finit par sourire involontairement lorsque le récit se conclut sur le mot « humilité ». Ironie cruelle : on n’aura rarement vu un discours aussi hautain.</p>



<p>Au final, <strong>Rembrandt</strong> échoue à trouver le ton juste. Ni drame intime, ni fresque scientifique, ni véritable récit de crise politique, il se perd dans des intentions vagues et une écriture trop lourde. Le film voudrait lier la rigueur des sciences dures à la passion de l’art, mais il n’aboutit qu’à une juxtaposition maladroite. On attend que la narration se déploie, tel un thriller politico-social bien ficelé, avec ses révélations et ses coups de théâtre. Mais rien ne vient : le film piétine, s’enferme dans ses grands mots, et laisse en plan toute promesse dramatique. Reste Denis Podalydès, dont l’humour discret sauve quelques scènes d’un sérieux écrasant, et qui semble être le seul à prendre la mesure de l’absurdité de certaines situations. Mais cela ne suffit pas. Schoeller rêvait peut-être de nous éclairer, mais il nous laisse surtout dans le noir, à chercher le rapport avec Rembrandt.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Pierre Schoeller
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Français
<strong>GENRE </strong>: Drame, Thriller
<strong>AVEC : </strong>Camille Cottin, Romain Duris, Céleste Brunnquell, Denis Podalydès
<strong>DURÉE : </strong>107min
<strong>DISTRIBUTEUR :</strong> Zinc
<strong>SORTIE LE </strong>24 Septembre 2025 au cinéma</pre>
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		<title>La Guerre des Rose : l’art de s’étriper avec élégance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Aug 2025 11:57:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« In England we call that repartie », lance Theo (Benedict Cumberbatch), dès la première scène du film, en pleine séance de thérapie conjugale. Cette réplique, lâchée avec un mélange d’ironie et de flegme, donne immédiatement le ton : La Guerre des Rose sera avant tout une affaire de mots, tels des pointes acérées. Le film n’est pas exempt de déséquilibres, certaines idées brillent plus que d’autres, mais il réussit à installer une atmosphère délectable, où l’intelligence du verbe devient [&#8230;]</p>
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<p>« <em>In England we call that repartie</em> », lance Theo (Benedict Cumberbatch), dès la première scène du film, en pleine séance de thérapie conjugale. Cette réplique, lâchée avec un mélange d’ironie et de flegme, donne immédiatement le ton : <strong>La Guerre des Rose </strong>sera avant tout une affaire de mots, tels des pointes acérées. Le film n’est pas exempt de déséquilibres, certaines idées brillent plus que d’autres, mais il réussit à installer une atmosphère délectable, où l’intelligence du verbe devient l’arène principale du conflit.</p>



<p>Le récit, adapté du roman culte de Warren Adler déjà porté à l’écran par Danny DeVito en 1989, se concentre sur Theo et Ivy (Olivia Colman), couple britannique expatrié en Californie, dont le mariage s’effiloche lentement. Jay Roach le revisite avec une approche moins spectaculaire que dans la première version, plus psychologique. Le couple formé par Theo et Ivy se fissure sous nos yeux, non pas dans l’explosion, mais dans l’érosion. Pas besoin de casser des assiettes : ici, les éclats sont avant tout verbaux. Roach privilégie pour l’essentiel la litote plutôt que le pugilat, le duel verbal plutôt que l’éclat de vaisselle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ils parviennent à donner chair à cette contradiction fascinante : deux êtres capables de s’adorer et se détester dans la même respiration.</p>
</blockquote>



<p>C’est là que le film déploie son charme le plus éclatant, mais aussi ses limites. Les dialogues sont de petites merveilles d’ironie et de sous-entendus, une véritable escrime verbale où Cumberbatch et Colman excellent. Mais en contrepoint, les personnages américains apparaissent d’une naïveté presque grotesque, avec leurs bons conseils de pacotille et leurs maladresses émotionnelles. Difficile de savoir si Roach appuie volontairement sur cette opposition pour faire briller la finesse britannique, ou s’il tombe malgré lui dans une caricature qui dessert son propos. La frontière est mince entre satire assumée et accident culturel — et cette ambiguïté, selon l’humeur du spectateur, peut faire sourire ou agacer.</p>



<p>Reste que si le rythme narratif se révèle parfois inégal, c’est bien le duo d’acteurs qui évite au film de sombrer dans la répétition. Benedict Cumberbatch et Olivia Colman se livrent à un véritable pas de deux : leurs mots frappent fort, mais leurs gestes, leurs regards, leurs silences frappent parfois encore plus juste. Ils parviennent à donner chair à cette contradiction fascinante : deux êtres capables de s’adorer et se détester dans la même respiration. Cette dualité, servie par une alchimie rare, donne au film une dimension presque théâtrale. Mais à trop miser sur cette complicité, Roach délaisse la narration, dont l’intensité se dilue, pour venir se heurter à un final précipité, comme une pirouette inaboutie. La complexité des rapports humains se voit réduite à une conclusion trop convenue, calquée sur celle de la première adaptation, comme si le film, après avoir pris des risques, n’avait pas osé les assumer jusqu’au bout.</p>



<p>En somme, <strong>La Guerre des Rose </strong>ne rejoint ni la cruauté du roman, ni l’exubérance du film de DeVito, mais il réussit une variation plus subtile, plus feutrée, où la guerre conjugale se joue sur le terrain des mots et des gestes. C’est un récit inégal, parfois bancal, mais relevé par une alchimie rare et un humour délicieusement corrosif — de quoi donner envie de régler ses propres disputes avec un peu plus de panache.</p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:31%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jay Roach
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  États-Unis, Royaume-Uni
<strong>GENRE </strong>: Comédie
<strong>AVEC : </strong>Olivia Colman, Benedict Cumberbatch
<strong>DURÉE : </strong>105min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>The Walt Disney Company France
<strong>SORTIE LE </strong>27 Août 2025 au cinéma</pre>
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		<title>Slow : Au rythme de l&#8217;intime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 11:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un monde où les relations se vivent à la vitesse d’un swipe, Slow, le second long-métrage de la réalisatrice lituanienne Marija Kavtaradze, impose un ralentissement salutaire. Le film nous invite à réapprendre le rythme du corps et des émotions. En filmant la rencontre amoureuse, la réalisatrice esquisse une chorégraphie subtile, loin des clichés du genre romantique. Slow est aussi une proposition délicate et courageuse de visibilisation d’une sexualité minorée, encore largement absente au cinéma. Sans revendication, Kavtaradze ouvre un [&#8230;]</p>
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<p>Dans un monde où les relations se vivent à la vitesse d’un <em>swipe</em>, <strong>Slow</strong>, le second long-métrage de la réalisatrice lituanienne Marija Kavtaradze, impose un ralentissement salutaire. Le film nous invite à réapprendre le rythme du corps et des émotions. En filmant la rencontre amoureuse, la réalisatrice esquisse une chorégraphie subtile, loin des clichés du genre romantique. <strong>Slow </strong>est aussi une proposition délicate et courageuse de visibilisation d’une sexualité minorée, encore largement absente au cinéma. Sans revendication, Kavtaradze ouvre un espace de représentation inédit, rafraîchissant, empreint de questionnements apaisés et de tendresse bienveillante.</p>



<p>Elena (Greta Grineviciute), danseuse contemporaine, rencontre Dovydas (Kestutis Cicenas), interprète en langue des signes. Leur complicité est immédiate, profonde, instinctive. Ils se comprennent sans mots, dans les gestes, dans les silences, dans les regards. Mais alors que leur lien se construit, une vérité inattendue, déstabilisante, éclate — une dissonance à l’issue incertaine que le film choisit d’amener avec sensibilité, non comme un obstacle, mais comme une nécessité d’ajustement amoureux.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>En refusant les normes relationnelles attendues, en filmant un amour qui s’invente hors des chemins battus, Marija Kavtaradze propose une alternative douce et lucide à la représentation du couple.</p>
</blockquote>



<p>La force de <strong>Slow</strong> réside d’abord dans la subtilité de sa mise en scène. Kavtaradze filme les corps avec un raffinement presque tactile : les mains qui signent, les peaux qui se frôlent, les silences chargés de sens. La caméra épouse les mouvements des personnages comme si elle dansait avec eux. L’image, granuleuse, chaleureuse, évoque la texture de la peau, la tangibilité du souffle. Il y a quelque chose de profondément organique dans la façon dont le film donne à voir le lien entre Elena et Dovydas – et notamment une sensualité qui passe par la présence, les gestes, le regard.</p>



<p>Les personnages ne sont jamais réduits à des fonctions ou à des symboles. Ils échappent au formatage lisse et normatif de la romance hétérosexuelle telle qu&rsquo;on la connaît trop bien. Ils sont entiers, mouvants, contradictoires, ancrés dans leur singularité sans jamais être enfermés dans une case. Elena, notamment, incarne littéralement le désir, à travers son corps si expressif. Chaque geste qu’elle adresse à Dovydas est empreint d’une sincérité désarmante, toujours habitée.</p>



<p>Le titre <strong>Slow</strong> n’est pas trompeur : il faut accepter la lenteur pour entrer dans le film. Une lenteur qui ne représente pas qu’un rythme narratif, mais aussi une approche de l’intime. Pourtant, cette temporalité assumée peut ennuyer. Il arrive qu’on regarde l’heure, qu’on décroche un instant. Mais c’est là aussi que <strong>Slow</strong> devient intéressant : il bouscule gentiment notre impatience de spectateurs, habitués à consommer les films aussi vite que certains consomment les <em>swipes</em>. Ici, il faut attendre, écouter, observer. Comme Elena doit le faire avec Dovydas, comme le couple doit apprendre à se lire sans grammaire préexistante.</p>



<p>La sexualité de Dovydas est introduite de manière abrupte, presque comme un uppercut dans un récit qui s’installe doucement. Ce choix, surprenant, peut d’abord apparaître comme une facilité scénaristique. Mais il finit par faire sens : ce surgissement brut reflète aussi la façon dont Elena – et le spectateur avec elle – est confrontée à une réalité encore méconnue. Et là où beaucoup de films auraient psychologisé ce sujet, <strong>Slow</strong> choisit une voie plus juste : ce n’est ni la conséquence facile d’un traumatisme, ni une revendication militante, mais une façon d’être, simple et entière.</p>



<p><strong>Slow </strong>est un film discret mais qui résonne longtemps après la projection. Il ne cherche pas à imposer de réponses ou à surligner son propos. En refusant les normes relationnelles attendues, en filmant un amour qui s’invente hors des chemins battus, Marija Kavtaradze propose une alternative douce et lucide à la représentation du couple. Elle filme l&rsquo;incertitude et le tâtonnement comme une possibilité d’épanouissement. Ce n’est pas un film spectaculaire, ni didactique, c’est une œuvre à l’image de ses personnages : sensibles et singuliers. Et il s’adresse à tous ceux qui ont déjà eu à négocier entre ce qu’ils désirent et ce que l’autre peut offrir. </p>



<p></p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:21%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Marija Kavtaradze
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Lituanie
<strong>GENRE </strong>: Romance, drame
<strong>AVEC : </strong>Greta Grineviciute, Kestutis Cicenas
<strong>DURÉE : </strong>108min
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Tandem Films
<strong>SORTIE LE </strong>6 Août 2025 au cinéma</pre>
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		<title>Too much : féminisme en surface, romcom en service minimum</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Margaux Balland]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 15:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques SERIES TV]]></category>
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		<category><![CDATA[PLATEFORMES]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Huit ans après Girls, Lena Dunham revient avec Too Much, mini-série de 10 épisodes qui s&#8217;attaque au genre surexploité de la rom-com, espérant le dépoussiérer par l’anti-conformisme qu’on lui connaît : amour sans glamour, corps réalistes, personnages féminins provocateurs. La promesse est alléchante : que vaut ce retour ? Jessica Salmon (Meg Stalter), trentenaire exubérante et productrice de télévision à New York, larguée après huit ans de vie commune avec Zev (Michael Zegen), débarque à Londres pour se reconstruire. Elle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Huit ans après <strong>Girls</strong>, Lena Dunham revient avec <strong>Too Much</strong>, mini-série de 10 épisodes qui s&rsquo;attaque au genre surexploité de la rom-com, espérant le dépoussiérer par l’anti-conformisme qu’on lui connaît : amour sans glamour, corps réalistes, personnages féminins provocateurs. La promesse est alléchante : que vaut ce retour ? </p>



<p>Jessica Salmon (Meg Stalter), trentenaire exubérante et productrice de télévision à New York, larguée après huit ans de vie commune avec Zev (Michael Zegen), débarque à Londres pour se reconstruire. Elle y rencontre Félix (Will Sharpe), un musicien aussi tristement fade qu’un thé pas suffisamment infusé, censé raviver la flamme de la comédie sentimentale.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Loin d’être la satire acide qu’on attendait de Dunham, elle ne révolutionne ni la rom-com ni la représentation féminine.</p>
</blockquote>



<p>Dès l’entrée en scène, Jessica affiche la couleur : fantasque, bruyante, hilarante, cynique, grande consommatrice de romances austeniennes et porteuse de pyjamas chatoyants. La série multiplie les clins d’œil aux <em>love stories british</em>, jusque dans les titres des épisodes, mais Dunham cherche surtout à décaper ces références, affichant une volonté d’utiliser la rom-com comme un terrain de jeu à désosser. Ainsi, pour faire face à la rupture, Jessica s’enregistre tout au long de la série en vidéo, s’adressant à Wendy (Emily Ratajkowski, mannequin castée à dessein), la nouvelle fiancée de Zev. On y savoure des monologues en voix off acerbes “<em>You stole what was mine and you forced me to move into an intergenerational ‘Grey Gardens’ hell of single women and one hairless dog. ” </em>débite-t-elle, alors qu’elle a dû poser ses valises chez sa grand-mère, une veuve aux idées bien arrêtées. Aussi entourée de sa mère accro au développement personnel et de sa sœur divorcée (interprétée par Dunham elle-même), Jessica baigne dans un environnement aussi bruyant que dysfonctionnel. Ce huis clos féminin générationnel, où chacune porte ses traumatismes, apporte autant de soutien que d’étouffement, et la pousse à traverser l’Atlantique.&nbsp;</p>



<p>Le traumatisme n’est pas anecdotique, il irrigue toute la série. Dunham pose les bonnes images et les bons mots sur les maux relationnels de toute une génération : la peur de l’engagement, l’influence des médias sur la perception de la réalité, la quête infinie d’une herbe plus verte, la recherche permanente d’une attention dont on n’admet pas avoir besoin… et la difficulté à rester authentique et audacieuse dans un tel tumulte. L’ex de Jessica n’est en effet pas seulement un rabat-joie : il maîtrise l’art du <em>gaslighting</em>, manipulation perverse qui asphyxie l’autre à petit feu afin de se sentir exister. En tant que femmes, on nous reprochera sans cesse de prendre de la place, mais nous avons le droit <em>d’être &#8211;</em> <em>too much </em>ou non. Et Jessica s’y est abîmée, réduite en miettes par les reproches permanents sur son exubérance, sommée de rapetisser pour rassurer la masculinité fragile de son compagnon. À cet égard, l’antagoniste est très bien construit : il incarne aisément cette catégorie d’hommes dont la constance dans la médiocrité forcerait presque l’admiration. Comme on l’attendait de la part de Dunham, le féminisme et les traumas générationnels et relationnels s’affichent sensiblement en filigrane. Si la rivalité féminine grince, la sororité gagne, jusqu’à la fin. Malgré les tensions féroces entre Jessica et Wendy, la série opte — de justesse — pour la réconciliation et l’apaisement.&nbsp;</p>



<p>Malheureusement, tout est ramené à la nécessité d’un <em>happy ending</em>, avec Félix en Prince Pas Charmant, et la série est déjà trop profondément tombée dans les travers qu’elle prétendait justement déconstruire. Félix, archétype sur pattes, n’existe que pour servir de prétexte à l’évolution de Jessica. Son histoire, révélée trop tard, rend le personnage frustrant – on aurait aimé s’y attacher avant le 7e épisode. Si Lena Dunham nous a fait croire à une ambition de dissoudre les schémas classiques de la romance, la narration parle d’elle-même : l’idéal reste de trouver l’homme pour former un couple.</p>



<p>En effet, la narration patine. Construite en flashbacks mal répartis, elle ne dévoile la profondeur de Jessica et de sa rupture que tardivement, diluant l’empathie du spectateur. Résultat : Jessica agace, oscille entre cris et pleurs, et l’on se demande si c’est le jeu de Stalter ou la mise en scène de Dunham qui pousse les curseurs à saturation. L’objectif de montrer des femmes débordantes d’émotions finit par tomber dans la caricature et la cacophonie, éloignant l’identification du spectateur. Les seconds rôles, gavés de clichés culturels ou générationnels (du quarantenaire privilégié en crise à l’assistant gay logorrhéique en passant par l’ex-petite amie nymphomane), sont souvent plus irritants que réellement subversifs.</p>



<p>Satisfaction ou déception ? Le bilan est mitigé. <strong>Too</strong> <strong>Much</strong> est à l’image de son héroïne : <em>messy, </em>attachante parfois, irritante souvent. Loin d’être la satire acide qu’on attendait de Dunham, elle ne révolutionne ni la rom-com ni la représentation féminine. Reste une série à regarder distraitement en cas de dimanche pluvieux, ou pour s’instruire sur le <em>gaslighting</em>. Dunham sait nommer la douleur et filmer la confusion des sentiments, mais à vouloir tout déconstruire, elle finit par s’égarer dans le bruit. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:51%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>SHOWURUNNEURS ET RÉALISATEURS :</strong> Lena Dunham et Luis Felber
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  États-Unis / Royaume-Uni
<strong>GENRE </strong>: Comédie / Comédie romantique
<strong>AVEC : </strong>Meg Stalter, Will Sharpe, Michael Zegen
<strong>DURÉE : </strong>10 x 40min
<strong>DIFFUSEUR : </strong>Netflix
<strong>SORTIE LE </strong>10 juillet 2025</pre>
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