<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Isabelle Ingold - MovieRama</title>
	<atom:link href="https://movierama.fr/tag/isabelle-ingold/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://movierama.fr/tag/isabelle-ingold/</link>
	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
	<lastBuildDate>Fri, 28 Aug 2026 07:46:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.9</generator>

<image>
	<url>https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/cropped-Logo-MOVIERAMA-mini-32x32.png</url>
	<title>Archives des Isabelle Ingold - MovieRama</title>
	<link>https://movierama.fr/tag/isabelle-ingold/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Les Recommencements : comme un poison dans l&#8217;eau</title>
		<link>https://movierama.fr/les-recommencements-comme-un-poison-dans-leau/</link>
					<comments>https://movierama.fr/les-recommencements-comme-un-poison-dans-leau/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Pouteau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2026 06:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AVANT-PREMIERES]]></category>
		<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Al Moon]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Ingold]]></category>
		<category><![CDATA[Les recommencements]]></category>
		<category><![CDATA[Vietnam]]></category>
		<category><![CDATA[Vivianne Perelmuter]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53701</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque automne, sur l&#8217;estuaire du fleuve Klamath, les Yurok attendent les saumons. Le rendez-vous se répète depuis des siècles — sauf que la rivière, cette année, se fait plus avare, plus trouble, et que sur les barques on ne parle plus que de l&#8217;eau malade. Cette scène d&#8217;ouverture pourrait n&#8217;être qu&#8217;un tableau écologique parmi d&#8217;autres, une de ces images-alertes dont le documentaire a fait un genre. Elle est en réalité la clé de tout un film : car ce que [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-recommencements-comme-un-poison-dans-leau/">Les Recommencements : comme un poison dans l&rsquo;eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Chaque automne, sur l&rsquo;estuaire du fleuve Klamath, les Yurok attendent les saumons. Le rendez-vous se répète depuis des siècles — sauf que la rivière, cette année, se fait plus avare, plus trouble, et que sur les barques on ne parle plus que de l&rsquo;eau malade. Cette scène d&rsquo;ouverture pourrait n&rsquo;être qu&rsquo;un tableau écologique parmi d&rsquo;autres, une de ces images-alertes dont le documentaire a fait un genre. Elle est en réalité la clé de tout un film : car ce que charrie le Klamath, ici, n&rsquo;est pas seulement du poison — c&rsquo;est une mémoire. Et cette mémoire a un visage, longtemps tenu dans l&rsquo;ombre : celui d&rsquo;Al Moon, vétéran du Vietnam, dont le film suit, sur des milliers de kilomètres, le lent chemin de retour vers lui-même, de retour à lui-même.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Les Recommencements</strong> rappelle que le documentaire demeure l&rsquo;un des derniers territoires de création véritablement libre au cinéma, libre dans ses formes comme dans son rapport au réel.</p>
</blockquote>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1280" height="720" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A.jpeg" alt="" class="wp-image-53705" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A.jpeg 1280w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A-300x169.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A-1024x576.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A-768x432.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/4X9J0i7A-770x433.jpeg 770w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption class="wp-element-caption">© VraiVrai Films</figcaption></figure>
</div>


<p>Il faut d&rsquo;abord dire ce que ce film n&rsquo;est pas. Ni reconstitution, ni enquête, ni même récit de guerre au sens strict : le combat n&rsquo;y occupe presque aucune image, et les retrouvailles avec les hommes de sa section, quarante-quatre ans après, n&rsquo;arrivent que dans le dernier quart d&rsquo;heure. Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter déplacent l&rsquo;enjeu ailleurs : leur sujet n&rsquo;est pas l&rsquo;événement mais son écho, pas la bataille mais ce qui, en l&rsquo;homme, continue de se battre. « <em>La guerre me fait l&rsquo;effet d&rsquo;un rêve</em> », dit Al Moon — phrase qui pourrait servir de programme à un film qui choisit de filmer des états plutôt que des faits, une hantise plutôt qu&rsquo;une chronologie.</p>



<p>Cette hantise, le film la donne d&rsquo;abord à voir avant de la donner à entendre. Toute la première partie tient Al Moon dans une pénombre presque totale : on devine sa silhouette, son grain de peau dans un contre-jour, bien avant de distinguer nettement ses traits. Le choix dépasse la coquetterie esthétique — il fait de l&rsquo;image elle-même le lieu du refoulement. On ne voit pas Al Moon parce que lui non plus ne se voit pas encore, ne s&rsquo;est pas autorisé à se retourner sur ce qu&rsquo;il porte. La lumière, dans ce film, est un outil narratif à part entière : elle raconte, avant les mots, l&rsquo;état de dévoilement du personnage.</p>



<p>Autour de lui, une voix off incantatoire n&rsquo;explique jamais rien : elle avance par fragments, par images obliques, comme si elle cherchait elle-même ses mots à mesure qu&rsquo;Al Moon cherche les siens. Cette porosité entre commentaire et vécu intérieur prolonge une manière de filmer déjà éprouvée par les deux cinéastes dans <strong><a href="https://movierama.fr/ailleurs-partout-ici-et-maintenant/">Ailleurs, partout</a></strong> (2020), où le parcours d&rsquo;un jeune exilé iranien se racontait par bribes, à travers des images de vidéosurveillance, comme une tentative de rejoindre par le dehors une intériorité qu&rsquo;aucun plan direct ne pouvait saisir. Ici, le dispositif change de territoire : ce ne sont plus les écrans qui structurent le hors-champ, mais le paysage américain lui-même — la route, la brume, des visages burinés qu&rsquo;on filme comme un état intérieur plutôt qu&rsquo;un décor.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img decoding="async" width="1280" height="720" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA.jpeg" alt="" class="wp-image-53704" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA.jpeg 1280w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA-300x169.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA-1024x576.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA-768x432.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/PHRMLfmA-770x433.jpeg 770w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption class="wp-element-caption">© VraiVrai Films</figcaption></figure>
</div>


<p>C&rsquo;est là, d&rsquo;ailleurs, la vraie réussite plastique du film : transformer un road-movie en cartographie mentale. Les plans, souvent vaporeux, ne documentent pas des lieux mais une traversée intime. Les cinéastes convoquent une imagerie que l&rsquo;on croit connaître — vétéran taiseux, motels au néon fatigué, communauté à la dérive — non pour la répéter, mais pour en déplacer le regard : la douleur y affleure sans jamais céder au misérabilisme, la rudesse n&rsquo;exclut jamais une forme de douceur. Cette rudesse a une histoire, que le film n&rsquo;esquive pas. Al Moon est indien, membre de la nation Yurok, et sa réserve porte des cicatrices plus anciennes que le Vietnam. En tissant le trauma de la guerre à celui, plus sourd, de la dépossession amérindienne, <strong>Les Recommencements</strong> refuse le récit à blessure unique. Le débat sur les armes à feu y est abordé sans grandiloquence : Al Moon n&rsquo;en portera plus, mais ne juge pas ceux qui choisissent d&rsquo;en porter. Rien n&rsquo;est asséné ; tout est laissé à l&rsquo;épaisseur contradictoire du réel.</p>



<p>Le geste le plus singulier du film reste ailleurs, dans ce qu&rsquo;on pourrait appeler sa visée ésotérique — le mot est d&rsquo;Al Moon lui-même : « <em>Si tu crois que ce que tu ressens, entends et touches est tout ce qui existe, tu dors encore. </em>» Cette phrase, presque incongrue dans un documentaire, dit l&rsquo;ambition des deux cinéastes : ne pas se contenter de raconter, mais viser, par la forme, un au-delà du visible. Ambition qui pose une question plus large — celle de la place qu&rsquo;occupe encore, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;inventivité formelle dans un genre de plus en plus happé par les récits balisés et les formats d&rsquo;enquête calibrés pour le streaming. <strong>Les Recommencements</strong> rappelle que le documentaire demeure l&rsquo;un des derniers territoires de création véritablement libre au cinéma, libre dans ses formes comme dans son rapport au réel.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-53703" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw-1024x576.jpeg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw-300x169.jpeg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw-768x432.jpeg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw-770x433.jpeg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/DWbEPZaw.jpeg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">© VraiVrai Films</figcaption></figure>
</div>


<p>Sur la carcasse d&rsquo;un mobil-home, au détour d&rsquo;un plan : « <em>Chez-soi, c&rsquo;est un endroit que certains d&rsquo;entre nous ne trouvent jamais. </em>» <strong>Les Recommencements</strong> en est le récit patient et bouleversant. On sort de ce dernier habité par ses images, comme par une eau trouble qui continue de circuler longtemps après le générique — et par une question qui dépasse le seul Al Moon : combien de temps peut-on repousser ce qu&rsquo;on refuse de regarder, avant que le courant ne nous y ramène ?</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Les Recommencements : comme un poison dans l&rsquo;eau","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/6bmoV7Ww-125x125.jpeg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Thomas Pouteau"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICES :</strong> Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> belge<br><strong>GENRE </strong>: documentaire<br><strong>DURÉE : </strong>1h27<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>VraiVrai Films<br><strong>SORTIE LE </strong>21 octobre 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/les-recommencements-comme-un-poison-dans-leau/">Les Recommencements : comme un poison dans l&rsquo;eau</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/les-recommencements-comme-un-poison-dans-leau/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
