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	<title>Archives des etienne jaumet - MovieRama</title>
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	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
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	<title>Archives des etienne jaumet - MovieRama</title>
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		<title>Etienne Jaumet : « Dans la culture, on avance à vue »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 May 2021 13:26:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[AUTRES]]></category>
		<category><![CDATA[Champs-Élysées Film Festival]]></category>
		<category><![CDATA[INTERVIEWS]]></category>
		<category><![CDATA[etienne jaumet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le saxophoniste Etienne Jaumet,&#160;moitié du duo électro français Zombie Zombie, est membre cette année du jury court-métrage du Champs Elysées Film Festival. Nous avons eu le plaisir de le rencontrer afin de parler cinéma et musique. Le confinement a été une période musicalement inspirante pour vous ? J&#8217;ai senti un peu le coup venir, j&#8217;ai donc eu le temps de prévoir et d&#8217;apporter des instruments chez moi. J&#8217;ai beaucoup enregistré les sons qui m&#8217;entouraient, les oiseaux, les gens qui passaient [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/etienne-jaumet-je-ne-suis-pas-convaincu-que-les-references-racontent-quelque-chose-sur-un-artiste/">Etienne Jaumet : « Dans la culture, on avance à vue »</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le saxophoniste Etienne Jaumet,&nbsp;moitié du duo électro français Zombie Zombie, est membre cette année du jury court-métrage du Champs Elysées Film Festival. Nous avons eu le plaisir de le rencontrer afin de parler cinéma et musique.</strong></p>



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<p><strong>Le confinement a été une période musicalement inspirante pour vous ?</strong></p>



<p>J&rsquo;ai senti un peu le coup venir, j&rsquo;ai donc eu le temps de prévoir et d&rsquo;apporter des instruments chez moi. J&rsquo;ai beaucoup enregistré les sons qui m&rsquo;entouraient, les oiseaux, les gens qui passaient la tondeuse&nbsp;(rire). J&rsquo;ai fait une dizaine de morceaux, un peu au jour le jour, pas dans l&rsquo;esprit de faire un album, mais plutôt un journal sonore. Il y a <a href="https://www.youtube.com/watch?v=wMmu4Si9j8g">un des morceaux</a> qui a été utilisé dans l&rsquo;annonce des concerts du Festival.</p>



<p><strong>Vous êtes membre du jury court-métrage dans le cadre de la neuvième édition du Champs Elysées Film Festival, c&rsquo;est une première pour vous ?</strong></p>



<p>Non, j&rsquo;ai occupé plusieurs fois ce rôle, à chaque fois c&rsquo;était des courts-métrages d&rsquo;ailleurs. Je ne suis peut-être pas encore digne d&rsquo;être juré sur des longs (rire). J&rsquo;ai notamment pu faire le Festival de Gérardmer il y a deux ans et Très Court International Film Festival l&rsquo;année dernière. J&rsquo;avoue que j&rsquo;adore ça.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;est qui distingue pour vous, plus que la durée, un court-métrage d&rsquo;un long ?</strong></p>



<p>Du fait qu&rsquo;ils sont courts, il y a une plus grande liberté quelque part. Avec un long métrage il y a comme une obligation de résultat, de rentabilité, alors que dans le court la volonté est&nbsp;plutôt de se démarquer. Ça me parait plus stimulant artistiquement. On sent qu&rsquo;il y a quelque chose qui colle plus à l&rsquo;actualité. Peut-être que je trompe totalement, ça coûte quand même très cher de faire un court métrage. Un autre aspect qui me plaît, c&rsquo;est la variété technique. Ce n&rsquo;est pas forcément ceux qui ont le plus de moyens qui font les meilleures choses.</p>



<p><strong>Lors de vos visionnages, vous avez des critères particuliers en tête ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est un peu embêtant parce qu&rsquo;il y a des sujets qui me touchent plus que d&rsquo;autres. C&rsquo;est difficile de faire abstraction de toi, de tes envies. Je pense que tous les jurés se posent les mêmes questions. Je suis sensible à des univers, j&rsquo;aime bien la science-fiction par exemple. Il y a un aspect assez compétitif dans le monde du court métrage, tu les regardes rapidement, les uns après les autres, il y a quelque chose de plus compact, les comparaisons viennent plus vite. Le paradoxe c&rsquo;est que certains courts métrages paraissent très longs (rire).</p>



<p><strong>Vous avez composé la bande originale du second court métrage de Gabriel Harel, La nuit des sacs plastiques, César du court métrage d&rsquo;animation 2020, comment avez-vous été amené à travailler sur ce film ?</strong></p>



<p>J&rsquo;étais dans un restaurant et un type m&rsquo;a abordé à table, très sympa, il m&rsquo;a parlé de ma musique et d&rsquo;un projet de court métrage, il m&rsquo;a dit qu&rsquo;il m&rsquo;enverrait des trucs. Gabriel m&rsquo;a en effet envoyé son premier court métrage, Yul et le Serpent, qui m&rsquo;a touché tout de suite, et un dessin de moi en train de jouer au milieu de sacs plastique. C&rsquo;est là qu&rsquo;il a commencé à me parler de son projet. Je ne savais pas trop quoi en penser, mais j&rsquo;ai fini par me plonger dedans même si son histoire me paraissait un peu tirée par les cheveux. Quand on voit le film c&rsquo;est fort, ça rebondit avec l&rsquo;actualité et aborde des sujets comme la maternité, l&rsquo;environnement. Le talent de Gabriel Harel saute aux yeux, au-delà de la qualité du dessin, il maîtrise l&rsquo;émotion, le rythme.&nbsp;</p>



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<iframe title="La Nuit des Sacs Plastiques - Nommé comme Meilleur court métrage d’animation aux César 2020" width="1170" height="658" src="https://www.youtube.com/embed/v8EO-_91VDs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>Parlez-nous du processus créatif pour ce court-métrage.</strong></p>



<p>Gabriel voulait s&rsquo;inspirer de ma musique. J&rsquo;ai commencé à faire un morceau et ensuite il m&rsquo;a envoyé le film. Il a bien sûr fallu le réadapter, mais les sonorités restent identiques.</p>



<p><strong>Quelles sont vos influences ?</strong></p>



<p>C&rsquo;est une question qui m&rsquo;a toujours paru étrange. Tu pourrais interviewer le plus mauvais des acteurs ou musiciens, il citera toujours des super références. Ce que je veux dire, c&rsquo;est que je ne suis pas convaincu que les références racontent quelque chose sur un artiste. Je n&rsquo;ai pas la prétention de me hisser au niveau de mes références. Je préfère que l&rsquo;on me demande ce que j&rsquo;aime, je passe mon temps à faire des compils.</p>



<p><strong>Vous avez des compositeurs&nbsp;dont vous appréciez particulièrement le travail ?</strong></p>



<p>Il y a un compositeur que j&rsquo;aime beaucoup, c&rsquo;est Cliff Martinez, qui a travaillé avec Soderberg et s&rsquo;occupe des films de&nbsp;Nicolas Winding Refn actuellement. Il était membre des Red Hot Chili Peppers, mais sans qu&rsquo;on le remarque plus que ça à cette époque. Il y a aussi Enio Morricone, il a fait des centaines de musiques, un catalogue impressionnant. Jonny Greenwood de Radiohead également, ses B.O sont brillantes.</p>



<p><strong>Vous êtes membre du duo Zombie Zombie avec lequel vous avez notamment composé les bandes originales des films de Sebastien Marnier (<em>L&rsquo;heure de la sortie, Irréprochable</em>), c&rsquo;est une expérience différente pour vous de composer en groupe ?</strong></p>



<p>Faire en solo, c&rsquo;est plus facile. Il y a moins de référents, d&rsquo;intermédiaires. Dans les films il y a le réalisateur qui a son mot à dire, mais aussi l&rsquo;ingénieur du son, le producteur, et parfois même le monteur. On s&rsquo;aperçoit que l&rsquo;avis de tout le monde compte un peu, on doit alors trouver un équilibre&nbsp;et tracer un chemin. Ce n&rsquo;est pas forcément désagréable, j&rsquo;aime bien travailler avec des contraintes et me mettre de temps en temps au service d&rsquo;un projet. Après, je ne passe pas mon temps à faire des musiques de films. J&rsquo;ai besoin de faire des choses en solo, en groupe.</p>



<p><strong>Quels sont vos projets à venir ?</strong></p>



<p>Avec le confinement, j&rsquo;ai développé de nouvelles collaborations, je pense notamment à Laurent Bardainne. En solo j&rsquo;ai un maxi qui devrait bientôt sortir. Dans le cadre du groupe Zombie Zombie, on discute avec un réalisateur allemand, une nouvelle bande originale devrait voir le jour l&rsquo;année prochaine. Je sais aussi que Sébastien Marnier est sur un projet, il aimerait bien qu&rsquo;on en soit, mais tout reste à voir. Dans la culture, on avance à vue. C&rsquo;est difficile de voir à long terme, la surprise est à chaque coin de rue. Par exemple, il m&rsquo;arrive un truc rigolo, une compagnie de théâtre m&rsquo;a demandé à faire de la musique sur leur pièce. Il y avait un petit rôle vacant, ils m&rsquo;ont demandé de participer (rire). Je ne m&rsquo;étais jamais imaginé faire ça.</p>



<p><em>Entretien réalisé en juin 2020</em></p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/etienne-jaumet-je-ne-suis-pas-convaincu-que-les-references-racontent-quelque-chose-sur-un-artiste/">Etienne Jaumet : « Dans la culture, on avance à vue »</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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