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	<title>Archives des L&#039;Etrange Festival - MovieRama</title>
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	<title>Archives des L&#039;Etrange Festival - MovieRama</title>
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		<title>Le Dossier Maldoror : cela s&#8217;appelle l&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 09:35:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Le Dossier Maldoror, Fabrice Du Welz se frotte à un terrain inhabituel pour lui, la reconstitution d&#8217;un fait divers réel, la fameuse affaire Marc Dutroux qui a tristement marqué la Belgique des années 90. A travers une affaire ayant réellement existé, on se trouve assez loin a priori de ses films précédents avec ses personnages tourmentés, voire délirants. Pourtant, Du Welz ne prend pas le chemin d&#8217;une reconstitution naturaliste, en adoptant le point de vue d&#8217;un gendarme débutant mais [&#8230;]</p>
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<p>Avec<strong> Le Dossier</strong> <strong>Maldoror</strong>, Fabrice Du Welz se frotte à un terrain inhabituel pour lui, la reconstitution d&rsquo;un fait divers réel, la fameuse affaire Marc Dutroux qui a tristement marqué la Belgique des années 90. A travers une affaire ayant réellement existé, on se trouve assez loin a priori de ses films précédents avec ses personnages tourmentés, voire délirants. Pourtant, Du Welz ne prend pas le chemin d&rsquo;une reconstitution naturaliste, en adoptant le point de vue d&rsquo;un gendarme débutant mais surdoué, Paul Chartier. Ce faisant, il réalise sans doute ainsi son meilleur film, se confrontant à la rédemption et au poids de la culpabilité. </p>



<p>En 1995, deux jeunes filles disparaissent en&nbsp;Belgique. L&rsquo;affaire, très médiatisée, bouleverse la population et déclenche une frénésie médiatique sans précédent. Le jeune gendarme Paul Chartier va alors participer à une opération secrète, surnommé «&nbsp;Maldoror&nbsp;», chargée de surveiller le suspect n°1. Malgré un système dysfonctionnel, Paul va alors s&rsquo;impliquer dans l&rsquo;enquête qui va peu à peu l’obséder.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Porté par un Anthony Bajon qui va jusqu&rsquo;au bout de son immense talent, Le Dossier <strong>Maldoror </strong>devient une quête métaphysique où un petit gendarme va essayer de s&rsquo;en prendre à un système complètement vicié de l&rsquo;intérieur et de faire triompher la vérité, quitte à s&rsquo;abandonner au Mal.  </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Si <strong>Le Dossier</strong> <strong>Maldoror </strong>touche aussi juste, c&rsquo;est que Du Welz a pris comme point d&rsquo;entrée dans cette affaire, le témoignage d&rsquo;un gendarme qui a entendu des voix dans la cave du suspect numéro un dans cette affaire, rebaptisé Marcel Dedieu (Sergi Lopez, fascinant en méchant absolu). Ce point de vue est incarné à l&rsquo;écran par le grandiose Anthony Bajon qui nous fait comprendre dans le rôle de Paul Chartier comment le poids de l&rsquo;échec et de la culpabilité va  complètement bouleverser sa vie. Certes Paul Chartier n&rsquo;est pas parti sur de bonnes bases, étant le fils d&rsquo;une famille qu&rsquo;il a renié, fils d&rsquo;un taulard et d&rsquo;une prostituée (incroyable Béatrice Dalle dans une scène sublime de retrouvailles). </p>



<p>Pourtant Du Welz va masquer le véritable propos du film, en commençant par une chronique assez naturaliste de la vie de ce gendarme : affaires à résoudre au quotidien, idylle puis mariage avec une jeune femme de la communauté sicilienne de Charleroi (l&rsquo;occasion de faire un clin d&rsquo;oeil au <strong>Parrain </strong>de Coppola, avec la fascinante Alba Gaia Bellugi, déjà présente dans <strong><a href="https://movierama.fr/inexorable-le-poids-du-passe/">Inexorable</a></strong>, petite soeur très ressemblante de Sofia Coppola). Le spectateur va identifier des habitués de l&rsquo;univers de Du Welz : Laurent Lucas (fantastique en supérieur hiérarchique de Chartier), Jackie Berroyer, Sergi Lopez, déjà cité, Mélanie Doutey, ainsi que Alexis Manenti (excellent en collègue dépassé) débarquant pour la première fois dans le cinéma de Du Welz.</p>



<p>Mais Maldoror va progressivement devenir aussi fou que son protagoniste et quitter les rails d&rsquo;une reconstitution sagement naturaliste. Fabrice Du Welz prend ses précautions et adopte le parti pris de la mise à distance par la fiction. Il ne va donc pas raconter l&rsquo;affaire Dutroux de manière trop réaliste et choisit par exemple de modifier de manière significative le nom de l&rsquo;incriminé. Il n&rsquo;adoptera pas non plus son point de vue, mais se placera du côté de la loi et des enquêteurs. Dans sa première partie, voire au-delà, Le Dossier <strong>Maldoror </strong>peut ainsi être vu comme la description d&rsquo;un système judiciaire et policier vicié où gendarmerie, police communale et police judiciaire marchent sur les platebandes des unes et des autres. Du Welz montre cet embrouillamini atroce qui a conduit à la mort de jeunes victimes emprisonnées.</p>



<p>C&rsquo;est un peu comme si Du Welz avait commencé son film comme <strong>Zodiac</strong>, avec inscription de dates à l&rsquo;écran et accumulation de pièces du dossier, et le finissait comme <strong>Seven</strong>, dans la démesure et le lyrisme. En plus de deux heures et demie, <strong>Le Dossier</strong> <strong>Maldoror </strong>prend savamment le temps d&rsquo;effectuer ce renversement narratif et symbolique. On sentait déjà Du Welz accéder à une certaine maturité dans l&rsquo;obsédant <strong><a href="https://movierama.fr/inexorable-le-poids-du-passe/">Inexorable</a></strong>. Porté par un Anthony Bajon qui va jusqu&rsquo;au bout de son immense talent, <strong>Le Dossier</strong> <strong>Maldoror </strong>devient une quête métaphysique où un petit gendarme va essayer de s&rsquo;en prendre à un système complètement vicié de l&rsquo;intérieur et de faire triompher la vérité, quitte à s&rsquo;abandonner au Mal.  </p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Fabrice Du Welz 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  belge 
<strong>GENRE </strong>: thriller 
<strong>AVEC : </strong>Anthony Bajon, Alba Gaia Bellugi, Alexis Manenti, Sergi Lopez, Laurent Lucas, Felix Maritaud, Mélanie Doutey, Béatrice Dalle.
<strong>DURÉE : </strong>2h35 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>The Jokers Films
<strong>SORTIE LE </strong>15 janvier 2025 </pre>
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		<title>La Passion selon Béatrice : vivre sa vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 15:33:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis sa première apparition fracassante au cinéma (une scène d&#8217;accouplement sauvage, allant jusqu&#8217;à l&#8217;orgasme, dans 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix), Béatrice Dalle tient une place rare dans le cinéma français et international, celle d&#8217;une icône du cinéma indépendant qui choisit ses metteurs en scène, plus pour leur personnalité que pour leurs scénarios qu&#8217;elle ne lit jamais. Ce faisant, elle s&#8217;est constituée une jolie filmographie où se côtoient Marco Bellochio, Jim Jarmusch, Claire Denis, Abel Ferrara, Christophe Honoré, Michael Haneke, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis sa première apparition fracassante au cinéma (une scène d&rsquo;accouplement sauvage, allant jusqu&rsquo;à l&rsquo;orgasme, dans <strong>37°2 le matin </strong>de Jean-Jacques Beineix), Béatrice Dalle tient une place rare dans le cinéma français et international, celle d&rsquo;une icône du cinéma indépendant qui choisit ses metteurs en scène, plus pour leur personnalité que pour leurs scénarios qu&rsquo;elle ne lit jamais. Ce faisant, elle s&rsquo;est constituée une jolie filmographie où se côtoient Marco Bellochio, Jim Jarmusch, Claire Denis, Abel Ferrara, Christophe Honoré, Michael Haneke, Olivier Assayas, Gaspar Noé, Yann Gonzalez&#8230; Fabrice Du Welz est le petit nouveau dans cette liste prestigieuse et le premier à lui avoir proposé un documentaire-portrait qui essaie de cerner un personnage franc du collier et pourtant insaisissable, irréductiblement libre. </p>



<p>Septembre 2022, Béatrice Dalle arrive en Italie. À l’origine de ce voyage, il y a le désir de marcher sur les traces de Pier Paolo Pasolini, l’homme de sa vie. D’Est en Ouest, du Nord au Sud, elle parcourt les décors de son rêve afin qu’advienne la rencontre. Ce film relate l’histoire de sa quête&#8230;</p>



<p>Béatrice Dalle était déjà présente dans <strong>Maldoror </strong>du même metteur en scène, bouleversante en mère reniée par son fils. Cette fois-ci, c’est la vraie Béatrice Dalle qui devient le sujet principal de ce projet parallèle de Fabrice Du Welz. Elle part en Italie sur les traces d’un des grands amours de sa vie, Pier Paolo Pasolini, prétexte à dresser en creux son propre portrait, celui d’une femme libre et intransigeante, en-dehors des conventions et des contingences. Elle évoquera ainsi aussi avec Abel Ferrara, en guest star aussi allumée qu&rsquo;elle, Godard et Pasolini, les seuls cinéastes qui étaient des intellectuels tout autant que des metteurs en scène ou Céline, l&rsquo;écrivain maudit, qui n’aimait pas Shakespeare qui s’évertuait de toutes ses forces à séduire le lecteur. Elle se montrera surtout très drôle, n&rsquo;allant jamais dans sa cuisine ou se montrant largement au-dessus de toutes considérations et contingences financières. </p>



<p>Tourné en noir et blanc, à la faveur de longues discussions dans des restaurants ou des cafés, <strong>La Passion selon Béatrice</strong> évoque étrangement dans sa forme Godard, celui des grandes discussions philosophiques de <strong>Vivre sa vie</strong>, <strong>Une femme mariée</strong> ou <strong>La Chinoise</strong>. Du Welz se permet même de citer une autre séquence de <strong>Vivre sa vie</strong>, en filmant Béatrice Dalle en pleurs, décomposée, devant les images de <strong>L’Evangile selon Matthieu</strong> de Pasolini, clin d’oeil à Anna Karina en larmes devant <strong>La Passion de Jeanne d’Arc</strong> de Dreyer. Filmant de manière sobre Béatrice sur les routes d&rsquo;Italie, Du Welz semble faire, comme Edgar Wright pour les Sparks, un pas de côté créatif pour consacrer un documentaire à une femme qui l&rsquo;inspire, un hommage d&rsquo;amitié à un exemple de liberté et d&rsquo;intransigeance. </p>



<p>Béatrice Dalle n’est pas venue à la projection de l&rsquo;Etrange Festival, en raison de problèmes personnels. Peu importe, elle était plus présente que jamais via l’écran, donnant un exemple de liberté, d’anticonformisme et de générosité, qu’elle a assurément puisé chez Pier Paolo Pasolini.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Fabrice Du Welz 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  belge, française 
<strong>GENRE </strong>: documentaire 
<strong>AVEC : </strong>Béatrice Dalle, Abel Ferrara, Clément Roussier 
<strong>DURÉE : </strong>1h20
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Carlotta Films 
<strong>SORTIE LE </strong>20 novembre 2024 </pre>
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		<title>L&#8217;Etrange Festival 2024 : Toto 30 ans, rien que du bonheur!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2024 08:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trente ans, ce fut un bel anniversaire pour L&#8217;Etrange Festival! Tous les amis de ce festival pas comme les autres étaient présents, s&#8217;étant presque donné le mot pour présenter un film à cette occasion : Alejandro Jodorowsky, Gaspar Noé, Fabrice Du Welz, Jean-Pierre Dionnet, Christophe Bier, etc. L&#8217;Etrange s&#8217;est aussi fait de nouveaux amis, Coralie Fargeat, Noémie Merlant, Stéphan Castang; etc. Nous y étions également, faisant des chroniques et des critiques tous les jours. Comme chaque année, L&#8217;Etrange Festival a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Trente ans, ce fut un bel anniversaire pour L&rsquo;Etrange Festival! Tous les amis de ce festival pas comme les autres étaient présents, s&rsquo;étant presque donné le mot pour présenter un film à cette occasion : Alejandro Jodorowsky, Gaspar Noé, Fabrice Du Welz, Jean-Pierre Dionnet, Christophe Bier, etc. L&rsquo;Etrange s&rsquo;est aussi fait de nouveaux amis, Coralie Fargeat, Noémie Merlant, Stéphan Castang; etc. Nous y étions également, faisant des chroniques et des critiques tous les jours. Comme chaque année, L&rsquo;Etrange Festival a apporté son lot de surprises, nous faisant nous sentir comme chez nous au Forum des Images, notre seconde maison. </p>



<p>Un peu de nostalgie en ce dernier jour nous envahit. Il a été difficile de choisir le programme du jour en raison de la multiplicité des films intéressants : nous aurions aimé assister au ciné-concert Nosferatu le vampire de Murnau, aux projections de <strong>Love is the devil</strong> de John Maybury, <strong>Timestalker </strong>de Alice Lowe&#8230;Finalement la décision fut prise de voir <strong>Steppenwolf </strong>de Adilkhan Yerzhanov et la cérémonie de clôture. Yerzhanov est lui aussi un habitué de L&rsquo;Etrange Festival. <strong>Steppenwolf </strong>représente un condensé de son univers absurde, manifestant une maîtrise absolue du cadre et du rythme cinématographique. Yerzhanov sait utiliser de manière judicieuse des accessoires inhabituels, un marteau, des lunettes à la Lolita, etc. Contrairement à son collègue Hamaguchi, le leitmotiv du film est « <em>le Bien n&rsquo;existe pas</em>« , résumé de sa vision du monde pessimiste et lucide. </p>



<p>Après une cérémonie qui récompensa entre autres <strong>Kill </strong>en Grand Prix Nouveau Genre remis par Canal Plus, et <strong>La Jeune femme à l&rsquo;Aiguille</strong> en Prix du Public, place à The Coldest City de Feng Yang présenté en avant-première. Ce film de gangsters ne cache pas ses influences américaines (<strong>Le Parrain</strong>, <strong>Il était une fois en Amérique</strong>, <strong>L&rsquo;Impasse</strong>) mais séduit surtout par son esthétique somptueuse digne d&rsquo;un film de Wong Kar-wai (on pense en particulier à <strong>The GrandMaster</strong>), voire de Hou Hsiao Hsien (<strong>Les Fleurs de Shanghai</strong>). Certains plans neigeux (le film se passe pendant un hiver qui semble perpétuel, dans l&rsquo;après-Seconde guerre mondiale) restent durablement en mémoire, par leur beauté et leur poésie. Le bât blesse surtout au début tant les intrigues et les personnages se superposent mais le spectateur finit par s&rsquo;y retrouver dans cette histoire d&rsquo;infiltration et de vengeance. Une jolie conclusion pour un Festival qui a su nous accompagner avec générosité et passion lors de ces treize derniers jours et a dépassé pour la première fois les 30 000 entrées! 30 000 entrées pour ses trente ans, un bel anniversaire à l&rsquo;Etrange Festival! </p>



<p><strong>Palmarès de L&rsquo;Etrange Festival</strong> : </p>



<p>Douze longs métrages participaient à la compétition internationale.<br>Canal+ et l&rsquo;Étrange Festival ont remis le Grand Prix Nouveau Genre 2024 à&nbsp;<strong>Kill</strong>, film d&rsquo;action de&nbsp;<strong>Nikhil Nagesh Bhat&nbsp;</strong>(2023 &#8211; Inde), présenté en première française et qui sera acheté par Canal+ pour une diffusion à l’antenne.&nbsp;[<a href="https://2w0xj.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeFuBop7NesFLqQGIjOyH/qYy6QidN-zv-" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fiche du film</a>&nbsp;sur le site du festival]</p>



<p><strong>La jeune femme à l&rsquo;aiguille</strong>, de&nbsp;<strong>Magnus Von Horn</strong>&nbsp;(2024 &#8211; Danemark, Pologne, Suède) a reçu le Prix du Public.&nbsp;[<a href="https://2w0xj.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeG13GxwKq2OpwFZ2hhYX/QHeTwHCRpaM6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fiche du film</a>&nbsp;sur le site du festival]</p>



<p>La compétition internationale de courts métrages réunissait 42 films, de 24 nationalités.&nbsp;</p>



<p>Le Grand Prix Canal+ a été attribué à&nbsp;<strong>Rusalochka</strong>&nbsp;(<strong>Mermaid</strong>), de&nbsp;<strong>Dasha Charusha&nbsp;</strong>(Russie).<strong>&nbsp;</strong>[<a href="https://2w0xj.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeG7uj6lI1CYK24rmg08n/OeF8qRzjF_91" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir sur le site du festival</a>]<br>Le Prix du Public a distingué&nbsp;<strong>Chew</strong>, film français de&nbsp;<strong>Félix Dobaire</strong>.&nbsp;[<a href="https://2w0xj.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGEmBFaFCMho7uAWeIj3/Vkh7FEDczwir" target="_blank" rel="noreferrer noopener">voir sur le site du festival</a>]</p>



<p>Un jury présidé par Xavier Gens, et composé de Manuel Chiche, Joséphine Darcy Hopkins, Melissa Malinbaum, Just Philippot et Maud Wyler, a remis L&rsquo;Étrange Prix Logical à&nbsp;<strong>Étranger</strong>, écrit par&nbsp;<strong>Julien Hamelin</strong>, qui bénéficiera d&rsquo;une convention d&rsquo;écriture avec Logical Pictures Group pour développer son projet de film de genre.&nbsp;</p>



<p>Une mention spéciale « coup de cœur 2024 » a été attribuée au projet&nbsp;<strong>Ordures</strong>, écrit par&nbsp;<strong>Anthony Taieb</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Maxime Malabard</strong>.</p>



<p>Une mention spéciale « IA 2024 » a été attribuée au projet&nbsp;<strong>Minuit</strong>, écrit par&nbsp;<strong>Hannah Réveillée</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Kensley Jules&nbsp;</strong>(mention honorifique remise au projet alliant au mieux potentiel créatif et bonne utilisation de l’intelligence artificielle).<br><a href="https://2w0xj.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGLddOPCNWrIDjTGcbJJ/lIEI98J6da1z" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>tout savoir sur l&rsquo;Étrange Prix Logical</strong></a></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr/letrange-festival-2024-toto-30-ans-rien-que-du-bonheur/">L&rsquo;Etrange Festival 2024 : Toto 30 ans, rien que du bonheur!</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Eraserhead : la poésie du macabre</title>
		<link>https://movierama.fr/eraserhead-la-poesie-du-macabre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Anthony Verschueren]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 15:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Blu-Ray/DVD]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il existe des auteurs qui sont aussi fascinants que difficiles à comprendre, David Lynch en est le leader incontesté, à la tête d’une filmographie riche d’éclectisme. On ne sait jamais à quoi s’attendre d’un film de Lynch. Il aime toucher à tous les genres et bouleverser les codes afin d’y laisser respirer son propre univers. Ce n’est pas pour rien que certaines personnes parlent de « lynchéisme » lorsqu’elles ont du mal à décrypter une œuvre. David Lynch construit ses [&#8230;]</p>
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<p>S’il existe des auteurs qui sont aussi fascinants que difficiles à comprendre, David Lynch en est le leader incontesté, à la tête d’une filmographie riche d’éclectisme. On ne sait jamais à quoi s’attendre d’un film de Lynch. Il aime toucher à tous les genres et bouleverser les codes afin d’y laisser respirer son propre univers. Ce n’est pas pour rien que certaines personnes parlent de « lynchéisme » lorsqu’elles ont du mal à décrypter une œuvre. David Lynch construit ses plans comme une succession de tableaux qui, de prime abord, semblent ne pas avoir de liens entre eux. Chaque cinéphile un tantinet attiré par le travail de Lynch possède son fardeau, son film fétiche, celui qui est difficilement racontable tant il n’arrive pas à le comprendre lui-même. S’il y a bien des exceptions dans le lot (<strong>Elephant Man</strong>, <strong>Sailor et Lula</strong>), il est impossible de trouver une seule personne capable de dire qu’elle a réussi à assimiler la substantifique moelle d’un film de Lynch dès la première lecture. Et pourtant, il y a toujours cette part de curiosité qui donne envie d’y revenir tant la complexité des œuvres prend un nouveau sens à chaque nouveau visionnage. Et s’il y a bien un film qui peut se targuer d’arriver à faire naître tout un panel de sentiments contradictoires sans jamais réussir à dévoiler ses secrets, c’est <strong>Eraserhead</strong>. En dépit d’une bonne vingtaine de séances, poser des mots sur l’expérience que représente le premier long métrage de David Lynch est aussi difficile que de tenter de battre le record de plongée de Jacques Mayol. Ne serait-ce que réussir à écrire un synopsis du film demande un effort surhumain.</p>



<p>Henry est un imprimeur en vacances. Sa petite amie dont il n’a plus de nouvelles depuis des semaines le convie à un repas de famille. Elle lui confie avoir accouché d’un bébé prématuré dont il est le père. Henry n’a d’autre choix que de se marier avec elle et de l’inviter à emménager avec lui et le bébé dans son petit appartement. Commence alors le parcours initiatique d’un homme introverti vers les mystères de la paternité. Même si nous ne sommes pas sûrs de ces quelques lignes ci-dessus, nous sommes tout de même certains de notre amour immodéré pour David Lynch, et particulièrement <strong>Eraserhead </strong>!</p>



<p><strong>Un film organique</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Même s&rsquo;il s&rsquo;agit de son premier film, <strong>Eraserhead </strong>n’est autre que le testament de David Lynch, sa première, pour ne pas dire ultime, confession au Septième Art, comme s’il se sentait dépassé par les implications que cela engendre d’être un auteur.</p>
</blockquote>



<p><strong>Eraserhead </strong>est, avant tout, une expérience sensorielle. Presque dépouillé de séquences de dialogues, le film est une initiation, une invitation qui demande au spectateur de mettre en émoi la totalité de ses sens. Fascinant, étrange et rebutant à la fois, il serait mal avisé de conseiller à quiconque voulant approcher le cinéma de Lynch de commencer par <strong>Eraserhead</strong>, et pourtant&#8230; Le film est un ascenseur émotionnel difficilement gérable pour quiconque n’aimant pas sortir de sa zone de confort. Du rêve au cauchemar, <strong>Eraserhead </strong>demeure sans cesse sur le fil du rasoir et n’offre aucune porte de sortie. Dès son ouverture, le film nous catapulte depuis l’espace pour nous présenter un homme étrange qui actionne différents leviers. L’un d’eux fait tomber un étrange ver dans une mare qui éblouit de plus en plus le spectateur jusqu’à recouvrir l’intégralité de l’image d’un blanc immaculé. Quelques minutes de film qui suffisent déjà pour se poser une multitude de questions quant à notre rapport avec les images. Il y a mille et une façons d’interpréter l’ouverture d’<strong>Eraserhead</strong>, mais la métaphore ironique symbolisant la naissance du cinéma de Lynch demeure la théorie que nous souhaitons garder. Lynch fait naître son art à partir d’un scénario d’une vingtaine de pages. <strong>Eraserhead </strong>est né d’une envie de mettre en images à la fois l’expérience personnelle vécue par Lynch dans la ville de Philadelphie, mais surtout de réussir à filmer un plan bien particulier, un plan qui doit au film de posséder son titre. En effet, David Lynch voulait mettre en scène les débris d’une gomme en train de voler dans l’air. Mais il faudra attendre le dernier tiers du film pour arriver à la consécration de cette idée. <strong>Eraserhead</strong>, au-delà du film torturé qu’il est, montre l’ascendance de son auteur par rapport aux différents processus créatifs par lesquels il a dû passer pour obtenir la finalité de son  propos. Le film a été tourné sur de nombreuses années. Plusieurs mois séparent parfois deux plans. <strong>Eraserhead </strong>a été bricolé avec les moyens du bord. Là où beaucoup auraient déjà jeté l’éponge, Lynch fait preuve d’un perfectionnisme déroutant. Voilà pourquoi <strong>Eraserhead </strong>mérite d’être décortiqué presque plan par plan. Un film qui a mis autant de temps à se créer mérite toute notre attention, d’où l’effet organique qu’il produit. De plus, sa bande sonore industrielle confère un pouvoir étrange à l’œuvre. Il s’y dégage comme une grandeur et une parfaite conscience que l’homme n’est rien sur cette planète tant qu’il ne laisse pas une empreinte indélébile. Même s&rsquo;il s&rsquo;agit de son premier film, <strong>Eraserhead </strong>n’est autre que le testament de David Lynch, sa première, pour ne pas dire ultime, confession au Septième Art, comme s’il se sentait dépassé par les implications que cela engendre d’être un auteur.</p>



<p><strong>Un film d’horreur</strong></p>



<p>Tout comme son personnage principal, David Lynch affronte les méandres d’une paternité inconfortable. <strong>Eraserhead </strong>est la manière dont Lynch combat l’idée d’être le père d’un long métrage. En résulte une œuvre hybride et monstrueuse, la première incursion de son auteur au panthéon des cinéastes torturés par la beauté de leur création. <strong>Eraserhead </strong>est un poème désabusé, une œuvre qui remue les tripes tel le monstre de Frankenstein qui dépasse les ambitions de son propre créateur. On y entrevoit presque l’ombre de l’auteur qui se confond en excuses. Il voulait seulement filmer de la poudre de gomme s’envoler. Mais tout cela a donné lieu à la création d’un héros mystique qui en perdra littéralement la tête au point d’aboutir à un infanticide particulièrement douloureux et beau à la fois. Ce monstre bâtard, rejeton illégitime d’Henry, personnification du cinéma de Lynch, ne meurt pas sous les coups de ciseaux de son héros. Lorsque les bandages dévoilent les organes vitaux du nourrisson, ce n’est que pour nous mettre en évidence toute la beauté macabre du processus de création du film. Lynch coupe le cordon avec son bébé qui s’envole vers les astres d’un paradis artistique où l’étrangeté réfute toutes les normes de la normalité. Et s’il nous assure qu’au paradis, tout va bien, la réalité d’<strong>Eraserhead</strong> se meut avec son propre penchant cauchemardesque. <strong>Eraserhead </strong>est un film qui ne s’explique pas davantage. <strong>Eraserhead </strong>est un film qui se vit comme un cauchemar éveillé, ou inversement. <strong>Eraserhead </strong>est à la fois la naissance, la vie et le déclin d’un auteur qui était bien décidé à bouleverser les codes du cinéma. C’est le point de départ d’une filmographie dense et riche, mais c’est également la finalité de cette dernière.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> David Lynch 
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine 
<strong>GENRE </strong>: fantastique, drame, épouvante-horreur 
<strong>AVEC : </strong>Jack Nance, Charlotte Stewart, Peggy Lynch, Jack Fisk, Laurel Near 
<strong>DURÉE : </strong>1h29 
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Potemkine Films 
<strong>SORTIE LE </strong>7 juin 1978 (reprise 31 mai 2017)</pre>
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		<title>L&#8217;Etrange Festival 2024 : le maître des magiciens</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 11:30:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un vendredi 13, date symbolique de sinistre mémoire, quoi de mieux, pour se sentir à l&#8217;abri, que de se rendre à l&#8217;Etrange Festival? Pas de doute, on se sent en sécurité, chez soi au Forum des Images, à voir les choses les plus étranges arriver à l&#8217;écran, entre meurtres, décapitations, transgressions diverses et variées, alors que, bien assis, rien de bien grave ne peut en fait nous atteindre. Ce vendredi 13, L&#8217;Etrange Festival a concocté un joli programme original et [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Un vendredi 13, date symbolique de sinistre mémoire, quoi de mieux, pour se sentir à l&rsquo;abri, que de se rendre à  l&rsquo;Etrange Festival? Pas de doute, on se sent en sécurité, chez soi au Forum des Images, à voir les choses les plus étranges arriver à l&rsquo;écran, entre meurtres, décapitations, transgressions diverses et variées, alors que, bien assis, rien de bien grave ne peut en fait nous atteindre. </p>



<p class="has-drop-cap">Ce vendredi 13, L&rsquo;Etrange Festival a concocté un joli programme original et décalé, comme à son habitude. Tout d&rsquo;abord, la première adaptation d&rsquo;un roman réputé inadaptable, <strong>Le Maître et Marguerite</strong>, oeuvre de l&rsquo;écrivain soviétique Mikhail Boulgakov. écrite entre 1927 et 1940. Cette oeuvre considérée comme l&rsquo;un des romans majeurs du XXème siècle est révérée par de nombreux admirateurs, en particulier dans le monde du rock : Salman Rushdie, les Rolling Stones, Franz Ferdinand, Pearl Jam, etc. Extrêmement complexe, avec a minima trois intrigues qui se superposent, le roman semblait impossible à adapter. C&rsquo;est finalement un jeune réalisateur américain d&rsquo;origine russe Mikhaïl Lokchine qui y est parvenu, avec, à la distribution, August Diehl (<strong>Une vie cachée</strong> de Terrence Malick) et Claes Bang (<strong>The Square </strong>de Ruben Ostlund). On notera que le film s&rsquo;est concentré sur la partie moscovite de l&rsquo;intrigue et a quasiment abandonné la partie dévolue à Jérusalem et Ponce Pilate. Extrêmement bien réalisé, techniquement, le film accède par moments à des accents quasiment felliniens, dans la monstration d&rsquo;un délire organisé. Néanmoins il est difficile de considérer que le film permet de s&rsquo;attacher aux personnages ou de se passionner pour une intrigue pour le moins tarabiscotée. <strong>Le Maître et Marguerite</strong> semble ici se résumer à un enchaînement brillant mais mécanique et sans âme de plans. Le film aura peut-être le mérite de lever un tabou et de montrer le chemin pour de bien meilleures adaptations. </p>



<p class="has-drop-cap">A côté de la profusion stérile du <strong>Maître et Marguerite</strong>, il fallait quelques mètres pour rejoindre la séance exceptionnelle de Tusk d&rsquo;Alejandro Jodorowsky. Pourtant la séance affichait complet mais par un tour de passe-passe, nous finîmes par rejoindre la salle 500 du Forum des Images avec un ticket chanceux. Alejandro Jodorowsky, il faut dire que c&rsquo;est le grand parrain de L&rsquo;Etrange Festival, auteur de nombreux films cultes (<strong>El Topo</strong> adoré par John Lennon, <strong>La Montagne sacrée</strong>, <strong>Santa Sangre</strong>), révéré par Nicolas Winding Refn et particulièrement illustre pour son projet mythique d&rsquo;adaptation de <strong>Dune</strong>, bien avant le film de Lynch et le diptyque de Denis Villeneuve. Assez peu reconnu à Cannes, hormis deux sélections à la Quinzaine des réalisateurs, Jodorowsky se sent comme chez lui à L&rsquo;Etrange Festival. Après la présentation en 2022 du Voleur d&rsquo;arc-en-ciel, Jodo, pour les intimes, continue à revisiter son oeuvre en proposant une nouvelle version de Tusk, son conte pour les enfants de 1980. Pour le trentième anniversaire de L&rsquo;Etrange Festival, c&rsquo;est sans doute le cinéaste chilien de 95 ans qui a apporté le plus beau cadeau. Sortant de l&rsquo;exubérance inutile du <strong>Maître et Marguerit</strong>e, nous fûmes rapidement conquis par le sens de l&rsquo;épure et l&rsquo;âme qui se dégagent de cette nouvelle version de <strong>Tusk</strong>. Jodorowsky a effectué un énorme travail de montage, revisionnant tous ses rushes, la colorimètrie et la bande sonore, réduisant son film de moitié, de 2h à 1h08. Ce travail de révision des films, aboutissant à une nouvelle version, s&rsquo;apparente un peu à celui de Francis Ford Coppola pour certains de ses films les plus célèbres, <strong>Apocalypse now</strong>, <strong>Outsiders</strong>, <strong>Le Parrain 3.</strong> Cependant, dans son entreprise de résurrection, Jodorowsky adopte davantage la voie de réduction et d&rsquo;épure d&rsquo;un Claude Sautet que celles des versions longues proposées la plupart du temps par Coppola (sauf pour <strong>Le Parrain 3</strong>). Ne perdant pas de temps, Jodorowsky va directement à l&rsquo;essentiel et évite les longues mises en situation. Le film trouve ainsi un rythme inespéré, en mettant en parallèle les destins d&rsquo;un éléphant et d&rsquo;une jeune fille. Se dégage également de cette version un arrière-plan mystique et spirituel, dans le va-et-vient entre Occident et Orient. On peut tout juste regretter dans les vingt dernières minutes quelques ralentis superflus et moins convaincants (par manque de prises?) qui alourdissent un peu le long métrage, sans pour autant atténuer la bonne impression d&rsquo;ensemble. Si Jodorowsky, à son âge vénérable, limite un peu ses déplacements, pour économiser son énergie, ce qui est bien normal à 95 ans, son esprit est toujours resté aussi vif, nous rappelant que <strong>Tusk </strong>représentait sa dernière tentative de réaliser un film commercial, et qu&rsquo;il a donc fallu plus de quarante ans pour réparer enfin ce film, en lui donnant la version qu&rsquo;il méritait. La belle Cyrielle Clair assistait dans le public à la renaissance de ce film qui lui a permis de briller en rôle principal. Accompagné sur scène de sa tendre épouse Pascale, il a même annoncé la sortie prochaine, en novembre, de son dixième film, <strong>Amor Puro</strong>, dernier volet de sa trilogie autobiographique. initiée par <strong>La Danza de la realidad</strong> et poursuvie par <strong>Poésia sin fin</strong>, volet qui serait tout aussi créatif et innovateur que le reste de son oeuvre, </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-39708" srcset="https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-1024x768.jpg 1024w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-300x225.jpg 300w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-768x576.jpg 768w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-1536x1152.jpg 1536w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-2048x1536.jpg 2048w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-770x578.jpg 770w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-1400x1050.jpg 1400w, https://movierama.fr/wp-content/uploads/2024/09/SUNP0321-1320x990.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p></p>



<p>Après le choc Jodorowksy, il ne restait plus qu&rsquo;à voir en toute fin de soirée un nouveau documentaire, <strong>S/he is still her</strong> de David Charles Rodrigues, sur un personnage tout aussi fascinant, Genesis P-Orridge. Pour les novices, Genesis P-Orridge n&rsquo;a strictement rien à voir avec le groupe de rock progressif, Genesis. Il s&rsquo;agit tout à l&rsquo;opposé d&rsquo;un des créateurs du rock industriel, d&rsquo;un des provocateurs ultimes du rock, s&rsquo;affranchissant des normes sociales en faisant la promotion de l&rsquo;art et du sexe comme principales voies de connaissance. Marie Losier lui avait déjà consacré un documentaire présenté à L&rsquo;Etrange Festival en 2011, <strong>The Ballad of Genesis and Lady Jaye. </strong>Cette fois-ci, <strong> </strong>c&rsquo;est le portrait autorisé qui est sélectionné par L&rsquo;Etrange Festival, intitulé par ailleurs <strong>The Official Genesis P-Orridge Documentary</strong>. Documentant à l&rsquo;aide de nombreuses images d&rsquo;archives, de l&rsquo;enfance à la mort, le fabuleux destin de Genesis P-Orridge, il décrit avec exactitude le parcours de cette personnalité hors normes, fondatrice de COUM Transmissions, Throbbing Gristle et Psychic TV.  Genesis a bénéficié du parrainage de William Burroughs qui lui indiqua que son rôle consistait à « court-circuiter le contrôle », et lui présenta Brion Gysin, inventeur du cut-up et artiste graphique, qui devint son mentor. Si le documentaire est globalement passionnant, il finit par se répéter un peu dans son dernier tiers, au moment du déclin de Genesis et de sa mort inéluctable. N&#8217;empêche, pour un vendredi 13, croiser ainsi les chemins de Boulgakov, Jodorowsky et Genesis P-Orridge, trois artistes d&rsquo;envergure, c&rsquo;est une belle célébration. Merci l&rsquo;Etrange Festival! </p>
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		<title>House of Sayuri : la maison du bonheur&#8230;et de l&#8217;horreur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Sep 2024 09:03:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec House of Sayuri, présenté à l&#8217;Étrange Festival 2024, Kôji Shiraishi propose une nouvelle version du thème de la maison hantée et de la possession démoniaque. Avec une folie volontairement assumée, le film veut dépoussiérer le genre en proposant une vision loufoque et décalée d&#8217;un sujet assez récurrent dans le cinéma d&#8217;horreur. Une famille s’installe dans une maison dans laquelle une présence maléfique est bien décidée à les décimer un à un. Plutôt imparfait,&#160;House of Sayuri&#160;accumule les impressions de déjà-vu [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p class="has-drop-cap">Avec <strong>House of Sayuri</strong>, présenté à <a href="https://movierama.fr/letrange-festival-2024-la-trentieme-edition-se-tient-au-forum-des-images/">l&rsquo;Étrange Festival 2024</a>, Kôji Shiraishi propose une nouvelle version du thème de la maison hantée et de la possession démoniaque. Avec une folie volontairement assumée, le film veut dépoussiérer le genre en proposant une vision loufoque et décalée d&rsquo;un sujet assez récurrent dans le cinéma d&rsquo;horreur.</p>



<p>Une famille s’installe dans une maison dans laquelle une présence maléfique est bien décidée à les décimer un à un.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Plutôt imparfait,&nbsp;<strong>House of Sayuri</strong>&nbsp;accumule les impressions de déjà-vu et ne propose pas grand-chose de neuf qui puisse révolutionner le genre.</p>
</blockquote>



<p>Une famille japonaise emménage dans une maison plutôt cossue, sans savoir qu&rsquo;il y a eu en ce lieu un meurtre auparavant. Le bonheur affiché d&rsquo;une petite troupe familiale se transforme vite en cauchemar, à cause d&rsquo;un esprit violent qui hante l&rsquo;habitation. Apparitions fantomatiques, télévision qui s&rsquo;allume au beau milieu de la nuit, bruits étranges… Kôji Shiraishi développe toute une armada qui compile tous les codes du genre, sans parvenir à être inventif. Le cinéaste japonais tente de jouer avec les peurs en filmant des ombres ou des silhouettes qui apparaissent en arrière-plan, à la manière d&rsquo;un John Carpenter, avec la maestria en moins. Dès lors, <strong>House of Sayuri</strong> tombe dans les vieux clichés du cinéma d&rsquo;horreur, avec une famille aux prises avec une entité. Il y a certes quelques bons effets, dans un film qui reste tout de même assez proche d&rsquo;un <strong>Insidious</strong> ou de toute autre production horrifique plus ou moins formatée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>L&rsquo;aspect mal fichu du film est légèrement compensé par un ton délibérément fou et décalé.</p>
</blockquote>



<p>La grand-mère, au départ atteinte de démence, se transforme en personne au style punk et déluré, qui décide de combattre le fantôme avec son petit-fils. Le ton de la seconde partie vire radicalement au burlesque et même à une parodie d&rsquo;horreur assumée. On s&rsquo;en amuse presque, certains passages font esquisser des sourires. Toutefois, la grotesquerie de la chose efface toute substance, et <strong>House of Sayuri</strong> devient un film soi-disant horrifique et plutôt banal dans sa globalité. Certes, le comique donne de la vitalité à un film qui s&rsquo;enfonce dans les références ou dans les imitations de vieux classiques. Rien de bien effrayant. Même le fantôme, dont l&rsquo;imposante présence est un mélange entre Jason Voorhees et Michael Myers, ne fait absolument pas peur. Peut-être que Kôji Shiraishi ne voulait pas provoquer l&rsquo;angoisse. Au final, le long-métrage se laisse regarder grâce à son potentiel divertissant.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:50%"></div></div><div class="score">2.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kôji Shiraishi  
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  japonaise
<strong>GENRE </strong>: Horreur
<strong>AVEC : </strong>Ryôka Minamide, Toshie Negishi, Kokoro Morita
<strong>DURÉE : </strong>1h48
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>
<strong>SORTIE LE </strong>prochainement</pre>
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		<title>Eye for an Eye : oeil pour oeil, coups pour coups</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 13:26:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[L'Etrange Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme à son habitude, l&#8217;Étrange Festival propose de découvrir des films qui n&#8217;ont pas pu avoir une sortie dans l&#8217;Hexagone. C&#8217;est le cas avec&#160;Eye for an Eye, production qui devait avoir une distribution mondiale mais qui n&#8217;a finalement été distribuée qu&#8217;en Chine. Ce fut donc l&#8217;occasion d&#8217;apprécier une pure œuvre d&#8217;exploitation chinoise, à la mode en ce moment puisque certaines ont pu parvenir jusqu&#8217;aux salles françaises. Devenu aveugle, un épéiste aux talents extraordinaires commence à errer dans le pays. Lorsqu&#8217;il [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap">Comme à son habitude, <a href="https://movierama.fr/letrange-festival-2024-la-trentieme-edition-se-tient-au-forum-des-images/">l&rsquo;Étrange Festival</a> propose de découvrir des films qui n&rsquo;ont pas pu avoir une sortie dans l&rsquo;Hexagone. C&rsquo;est le cas avec&nbsp;<strong>Eye for an Eye</strong>, production qui devait avoir une distribution mondiale mais qui n&rsquo;a finalement été distribuée qu&rsquo;en Chine. Ce fut donc l&rsquo;occasion d&rsquo;apprécier une pure œuvre d&rsquo;exploitation chinoise, à la mode en ce moment puisque certaines ont pu parvenir jusqu&rsquo;aux salles françaises.</p>



<p>Devenu aveugle, un épéiste aux talents extraordinaires commence à errer dans le pays. Lorsqu&rsquo;il rencontre Ni Yan, une jeune femme qui a été humiliée et dont la vie a été détruite, il se jure de ne pas intervenir. Or, au fur et à mesure qu&rsquo;il est impliqué dans un sombre conflit, l&rsquo;aveugle est forcé de s&rsquo;engager sur la voie de la justice vengeresse.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Eye for an Eye</strong>&nbsp;est un hommage au mythe du guerrier aveugle, de&nbsp;<strong>Zatoichi</strong>&nbsp;et des films de la Shaw Brothers.</p>
</blockquote>



<p>Combats au sabre, à l&rsquo;épée, incarnation du guerrier valeureux&#8230;&nbsp;<strong>Eye for an Eye</strong>&nbsp;est une exploration d&rsquo;un certain folklore chinois, du samouraï, et plus précisément de&nbsp;<strong>Zatoichi</strong>, personnage issu d&rsquo;une nouvelle de Kan Shimozawa que l&rsquo;on retrouve dans de nombreuses séries et aussi dans&nbsp;<strong>Zatoichi</strong>&nbsp;de Takeshi Kitano, sorti en 2003. Le cinéaste chinois remet au goût du jour le thème de l&rsquo;aveugle itinérant qui combat corps et âme contre de multiples ennemis, ici un clan de voleurs et de meurtriers qui s&rsquo;en prennent à une famille de commerçants. Nous sommes face à une véritable œuvre d&rsquo;exploitation, mais qui n&rsquo;est pas dénuée de qualités, en témoignent de somptueuses scènes de combats en noir et blanc où des pétales de fleurs tombent et où la neige répand son blanc manteau sur les décors. Le film revisite le sujet de la justice. Chaque crime doit être jugé et les assassins châtiés, dans un pays où la loi ne semble pas être respectée. Le héros atteint de cécité est un chasseur de primes parcourant le pays avec son avis de recherche et qui vient au secours d&rsquo;une pauvre femme dont les proches ont été tués. Dans le cadre d&rsquo;une histoire simple, le récit privilégie les notions d&rsquo;héroïsme et de vengeance, montrant ainsi les prouesses guerrières d&rsquo;un homme pourtant handicapé qui virevolte dans tous les sens et dont l&rsquo;invincibilité relève de la puissance divine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Eye for an Eye</strong>&nbsp;est un bon film, qui remplit bien son cahier des charges, et justifie son statut de production destinée au marché chinois.</p>
</blockquote>



<p>Les scènes de bagarres sont filmées avec précision, toutes dotées d&rsquo;une belle esthétique, et rendent un hommage aux films de la Shaw Brothers, société hongkongaise qui a notamment produit&nbsp;<strong>Les Cinq Maîtres de Shaolin</strong>. Bingjia Yang perpétue la tradition en produisant un résultat assez plaisant. L&rsquo;intérêt réside dans l&rsquo;exploration de ces mythes cinématographiques chinois, dont certains raffolent, et qui fait partie de la culture de la Chine. Cette réalisation, qui n&rsquo;a pas traversé les frontières chinoises à cause de la pandémie, aurait dû avoir l&rsquo;honneur d&rsquo;arriver dans nos salles, ne serait-ce que pour une exploitation limitée. L&rsquo;Étrange Festival a donc le privilège de présenter&nbsp;<strong>Eye for an Eye</strong>&nbsp;pour la première fois en Europe. Il est disponible sur la plateforme FILMO. La suite des aventures du guerrier aveugle sera d&rsquo;ailleurs projetée également au Forum des Images, à Paris, dans le cadre de l&rsquo;événement.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Bingjia Yang
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Chine
<strong>GENRE </strong>: Aventure
<strong>AVEC : </strong>Xie Miao, Gao Weiman
<strong>DURÉE : </strong>1h14
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>plateforme FILMO
<strong>SORTIE LE </strong></pre>
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		<title>L&#8217;Etrange Festival 2024 : la vengeance est à moi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 04:47:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[L'Etrange Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;Etrange Festival, on procède parfois joyeusement à l&#8217;envers. Dimanche fut le jour du pardon et de l&#8217;émotion ; lundi, celui de la vengeance et de l&#8217;action. Ce lundi, deux histoires de vengeance, deux « revenge movies » à vous retourner les tripes et chavirer le coeur, aussi semblables que différentes, similaires sur le fond, distinctes quant à la forme. On connaissait plutôt le jeune cinéaste turc Can Evrenol pour ses films d&#8217;horreur lovecraftiens (Baskin, Housewife). Il opère ici un changement complet [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr/letrange-festival-2024-la-vengeance-est-a-moi/">L&rsquo;Etrange Festival 2024 : la vengeance est à moi</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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<p class="has-drop-cap">A l&rsquo;Etrange Festival, on procède parfois joyeusement à l&rsquo;envers. Dimanche fut le jour du pardon et de l&rsquo;émotion ; lundi, celui de la vengeance et de l&rsquo;action. Ce lundi, deux histoires de vengeance, deux « revenge movies » à vous retourner les tripes et chavirer le coeur, aussi semblables que différentes, similaires sur le fond, distinctes quant à la forme.</p>



<p class="has-drop-cap"> On connaissait plutôt le jeune cinéaste turc Can Evrenol pour ses films d&rsquo;horreur lovecraftiens (<strong>Baskin</strong>, <strong>Housewife</strong>). Il opère ici un changement complet de registre tout en gardant la même efficacité, en choisissant le film de vengeance, avec <strong>Sayara</strong>, où une jeune femme de ménage d&rsquo;un club de gym qui, suite au viol et au meurtre de sa soeur par une bande de riches jeunes gens, va se métamorphoser en furie vengeresse, en suivant les enseignements de son père, un ex-commandant des forces armées du Turkménistan. Autant le dire tout de suite, <strong>Sayara </strong>n&rsquo;est pas à mettre sous tous les yeux, tant son ultra-violence n&rsquo;a guère d&rsquo;équivalent dans le cinéma contemporain. On pourrait croire sur le papier que <strong>Sayara </strong>reproduit le schéma très classique des films de vengeance hyper-bourrins. C&rsquo;est presque vrai à deux originalités près qui font toute la différence : c&rsquo;est une femme qui va assumer la vengeance et donc assurer tous les combats à mains nues ou au mieux à l&rsquo;arme blanche ; le film fonctionne par flash-backs réguliers, donnant un arrière-plan du passé, où l&rsquo;on retrouve son père qui lui enseigne l&rsquo;art du Sambo, un art martial très spectaculaire et sauvage qui mélange judo, boxe et lutte. Les combats au sol, en particulier dans la dernière partie du film, dans ce qu&rsquo;on peut appeler pudiquement la scène de la salle de séjour, sont extrêmement impressionnants, n&rsquo;hésitant pas à montrer les os qui craquent et le sang qui jaillit. Car Sayara, en voulant venger sa soeur, s&rsquo;en prend aussi à tout un système patriarcal, où les coupables sont acquittés grâce à un député corrompu. Can Evrenol donne ainsi une résonance toute politique à son film de vengeance féministe. Un choc, assurément, à déconseiller aux âmes sensibles. Sayara n&rsquo;a pas usurpé son interdiction aux moins de seize ans, interdiction pourtant de plus en plus rare de nos jours. </p>



<p></p>



<p class="has-drop-cap">C&rsquo;est un peu la même vengeance qui se trouve à l&rsquo;oeuvre dans <strong>Mandy </strong>: à la place d&rsquo;une soeur, c&rsquo;est une épouse que souhaite venger le protagoniste du film. Pourtant la forme diffère complètement : au lieu d&rsquo;un film naturaliste aux scènes d&rsquo;action spectaculaires, place à un film d&rsquo;atmosphère aux images et aux couleurs oniriques. Faisant partie de la carte blanche de James G. Thirwell, aka Foetus, un musicien légendaire, à la fois compositeur, arrangeur, producteur et chanteur. <strong>Mandy </strong>oscille sur la ligne de crête entre trip hallucinatoire et psychédélique et nanar plus ou moins volontaire et assumé. Méfions-nous de Panos Cosmatos, il aurait un projet en 2025 avec Kristen Stewart et Oscar Isaac, <strong>Flesh of the Gods</strong>. Présenté en 2018 à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, <strong>Mandy </strong>a toujours profondément divisé, certains y voyant le plus beau des cauchemars et d&rsquo;autres, un navet parmi ceux existant dans la filmographie récente de Nicolas Cage. Pour être honnête, le film réussit à concilier ces deux aspects, en étant fascinant dans sa première partie (cette ouverture sur <strong>Starless </strong>de King Crimson, l&rsquo;un des plus beaux morceaux de rock de tous les temps, dont il se murmure qu&rsquo;il serait le dernier à avoir été écouté par Kurt Cobain avant son suicide, cette lenteur moite qui affecte l&rsquo;ensemble des scènes, ce travail hallucinant sur les couleurs et le son, via la dernière bande originale, musique quasiment contemporaine, du regretté Jóhann Jóhannsson, la beauté quasiment préraphaélite de Andréa Riseborough ) et plus décevant dans sa deuxième, en versant volontairement dans le scénario elliptique et l&rsquo;auto-parodie volontaire (cette réplique « <em>tu as déchiré mon tee-shirt</em>« , le regard dément de Nicolas Cage qui provoque plus les rires que l&rsquo;effroi). Si l&rsquo;on recherche un plaisir étrange que les films conventionnels ne pourront jamais apporter, autant dire que <strong>Mandy </strong>remplit bien son contrat. Il a en effet été très applaudi. Aujourd&rsquo;hui Mandy apparaît presque comme une référence, l&rsquo;ultime Nicolas Cage movie. </p>



<p></p>
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		<title>Kill : un film qui cogne dur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Jaufry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 04:44:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[L'Etrange Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté a l&#8217;Étrange Festival 2024,&#160;Kill&#160;n&#8217;a absolument rien à envier aux productions américaines telles que&#160;Piège à grande vitesse ou même&#160;Double Impact, tant le héros de ce film ressemble assez nettement à ceux de Jean-Claude Van Damme, avec sans doute plus de violence et de sang. Dans un train, un soldat issu d&#8217;une troupe de commando fait parler ses mains et ses pieds, et se lance dans une série de bagarres qui frappent fort et dur.&#160;Kill&#160;ne brille pas par son scénario, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Présenté a <a href="https://movierama.fr/letrange-festival-2024-la-trentieme-edition-se-tient-au-forum-des-images/">l&rsquo;Étrange Festival 2024</a>,&nbsp;<strong>Kill</strong>&nbsp;n&rsquo;a absolument rien à envier aux productions américaines telles que&nbsp;<strong>Piège à grande vitesse</strong> ou même&nbsp;<strong>Double Impact</strong>, tant le héros de ce film ressemble assez nettement à ceux de Jean-Claude Van Damme, avec sans doute plus de violence et de sang. Dans un train, un soldat issu d&rsquo;une troupe de commando fait parler ses mains et ses pieds, et se lance dans une série de bagarres qui frappent fort et dur.&nbsp;<strong>Kill</strong>&nbsp;ne brille pas par son scénario, mais contient de l&rsquo;action survitaminée.</p>



<p>Dans un train pour New Delhi, une bande de voleurs prend en otage les passagers, sans savoir qu’un homme bien plus redoutable qu’eux est à bord. Quand ils s’en prennent à la femme qu’il aime, Amrit, membre des forces spéciales, répond par une vengeance sans merci.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p>Un train, des bandits qui rançonnent, une femme tuée.&nbsp;<strong>Kill</strong>&nbsp;se situe vite dans la veine des revenge movies, et se révèle être un plaisir jouissif.</p>
</blockquote>



<p>Il n&rsquo;y a pas grand-chose à dire sur le scénario, qui se contente du minimum. Une troupe de voleurs décide de dépouiller les passagers. Le chef fait un excès de zèle et use de son arme pour tuer sauvagement la pauvre femme d&rsquo;un soldat, lequel n&rsquo;hésite pas à serrer les poings et à venger sa défunte dulcinée. L&rsquo;homme éploré gonfle les pectoraux et procède à une chasse à l&rsquo;homme sans pitié. Le cinéaste utilise bien ce décor ferroviaire et filme efficacement des combats ultra-violents dans ces espaces réduits. Coups de poing, étranglements et tueries sauvages s&rsquo;enchaînent à un rythme effréné.&nbsp;<strong>Kill</strong>&nbsp;devient un film bien brutal, bourrin, destiné aux spectateurs désireux de laisser leurs méninges de côté. Rien de bien intellectuel ici. Le cinéaste indien manie les codes du genre, en distillant une ambiance à la&nbsp;<strong><a href="https://movierama.fr/john-wick-parabellum-tous-contre-un/">John Wick</a></strong>. Il propose également une technique propre, une action lisible et ne lésine pas du tout sur l&rsquo;adrénaline et les effets chocs.</p>



<blockquote class="wp-block-quote">
<p><strong>Kill</strong>&nbsp;est une bonne surprise d&rsquo;action, qui penche un peu vers la série B et se trouve un cran au-dessus des autres films de ce style, même ceux de Chad Stahelski, l&rsquo;auteur de la franchise&nbsp;<strong>John Wick</strong>.</p>
</blockquote>



<p>Si l&rsquo;action est omniprésente, en revanche, la musique a tendance à être trop stridente par moments. Elle est parfois entraînante et procure la sensation d&rsquo;être dans l&rsquo;intrigue. Il s&rsquo;agit du seul bémol de <strong>Kill</strong>, avec également la petite faiblesse du scénario qui tient sur une page, mais l&rsquo;indulgence est de mise, notamment grâce à l&rsquo;aspect de pur divertissement. Ce héros indien montre les muscles et ressemble au Jean-Claude Van Damme des années 1990. <strong>Kill</strong> emprunte aussi aux films de l&rsquo;acteur belge, <strong>Bloodsport</strong>, <strong>Double Impact</strong> ou <strong>Kickboxer</strong>. Bien sûr, le décor du train fait nettement penser à celui de <strong>Snowpiercer</strong>. Nikhil Nagesh Bhat fait voyager en première et en seconde classe, les couloirs devenant des arènes de combats. Ceux-ci sont d&rsquo;ailleurs bien chorégraphiés et exécutés. Bref, <strong>Kill</strong> a de quoi réveiller.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Nikhil Nagesh Bhat
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Inde
<strong>GENRE </strong>: Action
<strong>AVEC : </strong>Ragnav Juyal, Laksh Lalwani
<strong>DURÉE : </strong>1h45
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Originals Factory
<strong>SORTIE LE </strong>11 septembre 2024</pre>
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		<title>L&#8217;Etrange Festival 2024 : dimanche émotion</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 12:53:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[L'Etrange Festival]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant la cérémonie d&#8217;ouverture des Paralympiques et la fin définitive de Paris 2024 dans la soirée, ce dimanche 8 septembre était déjà dominé par l&#8217;émotion. Les spectateurs de l&#8217;Etrange Festival ont pu assister en privilégiés au retour d&#8217;Adam Elliot (Mary et Max), avec son nouveau joyau Mémoires d&#8217;un escargot, et à la diversité de l&#8217;inspiration de Fabrice Du Welz, consacrant un documentaire étonnant à Béatrice Dalle partant sur les traces en Italie de Pasolini, élu « l&#8217;homme de sa vie ». Tous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Avant la cérémonie d&rsquo;ouverture des Paralympiques et la fin définitive de Paris 2024 dans la soirée, ce dimanche 8 septembre était déjà dominé par l&rsquo;émotion. Les spectateurs de l&rsquo;Etrange Festival ont pu assister en privilégiés au retour d&rsquo;Adam Elliot (<strong>Mary et Max</strong>), avec son nouveau joyau <strong>Mémoires d&rsquo;un escargot</strong>, et à la diversité de l&rsquo;inspiration de Fabrice Du Welz, consacrant un documentaire étonnant à Béatrice Dalle partant sur les traces en Italie de Pasolini, élu « l&rsquo;homme de sa vie ». </p>



<p>Tous ceux qui ont eu la chance de voir <strong>Mary et Max</strong> ne l&rsquo;ont jamais oublié. Petit bijou de l&rsquo;animation pour adultes, ce film, description de l&rsquo;amitié improbable entre une petite fille souffre-douleur de ses camarades et un autiste victime du syndrome d&rsquo;Asperger, aborde avec tact et humanité les thèmes de l&rsquo;autisme, de la solitude et de la différence. Quinze ans plus tard, Adam Elliot retrouve dans <strong>Mémoires d&rsquo;un escargot</strong> la même délicatesse de touche, la même tendresse envers les marginaux (ce personnage de juge devenu clochard en raison de pratiques inavouables), le même humanisme à fleur de peau, entre désespoir amusé et profonde empathie. Cette fois-ci, il s&rsquo;inspire de la vie de sa propre mère, pour dresser le portrait de la vie cocasse et fracassée d&rsquo;anonymes. Ses deux films d&rsquo;animation en pâte à modeler ont tous les deux reçus le Cristal d&rsquo;or au Festival d&rsquo;Annecy, le célébrant à juste titre comme un génie du film d&rsquo;animation.  </p>



<p>Changement de genre avec <strong>La Passion selon Béatrice</strong> de Fabrice Du Welz, mais toujours la même émotion qui a poursuivi les spectateurs de L&rsquo;Etrange Festival ce dimanche. Béatrice Dalle était déjà présente dans <strong>Maldoror </strong>du même metteur en scène, bouleversante en mère reniée par son fils. Cette fois-ci, c&rsquo;est la vraie Béatrice Dalle qui devient le sujet principal de ce projet parallèle de Fabrice Du Welz. Elle part en Italie sur les traces d&rsquo;un des grands amours de sa vie, Pier Paolo Pasolini, prétexte à dresser en creux son propre portrait, celui d&rsquo;une femme libre et intransigeante, en-dehors des conventions et des contingences. Elle évoquera ainsi aussi avec Abel Ferrara, guest star, Godard et Pasolini, les seuls cinéastes qui étaient des intellectuels tout autant que des metteurs en scène ou Céline qui n&rsquo;aimait pas Shakespeare qui s&rsquo;évertuait à séduire le lecteur. Tourné en noir et blanc, à la faveur de longues discussions dans des restaurants ou des cafés, <strong>La Passion selon Béatrice</strong> évoque étrangement dans sa forme Godard, celui des grandes discussions philosophiques de <strong>Vivre sa vie</strong>, <strong>Une femme mariée</strong> ou <strong>La Chinoise</strong>. Du Welz se permet même de citer une autre séquence de <strong>Vivre sa vie</strong>, en filmant Béatrice Dalle en pleurs, décomposée, devant les images de <strong>L&rsquo;Evangile selon Matthieu</strong> de Pasolini, clin d&rsquo;oeil à Anna Karina en larmes devant <strong>La Passion de Jeanne d&rsquo;Arc</strong> de Dreyer. Béatrice Dalle n&rsquo;est pas venue à la projection, en raison de problèmes personnels. Peu importe, elle était plus présente que jamais via l&rsquo;écran, donnant un exemple de liberté, d&rsquo;anticonformisme et de générosité, qu&rsquo;elle a assurément puisé chez Pier Paolo Pasolini. </p>
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