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	<title>CINEMA : TOUTES NOS CRITIQUES / MovieRama</title>
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	<title>CINEMA : TOUTES NOS CRITIQUES / MovieRama</title>
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		<title>Juste une illusion : juste une illusion de cinéma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2026 12:07:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eric Tolédano et Olivier Nakache constituent depuis plus de trente ans et leurs premiers courts métrages un duo indissociable. Oeuvrant dans la comédie, ils sont parvenus à atteindre le jackpot avec Intouchables, &#8211; comédie avec un thème grave, presque repoussoir, le handicap,- l&#8217;un des trois films les plus vus en France, derrière l&#8217;insubmersible Titanic de James Cameron et Bienvenue chez les Ch&#8217;tis de Dany Boon. Depuis ils ont reconduit avec plus ou moins de bonheur la formule comédie + thématique [&#8230;]</p>
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<p>Eric Tolédano et Olivier Nakache constituent depuis plus de trente ans et leurs premiers courts métrages un duo indissociable. Oeuvrant dans la comédie, ils sont parvenus à atteindre le jackpot avec <strong>Intouchables</strong>, &#8211; comédie avec un thème grave, presque repoussoir, le handicap,- l&rsquo;un des trois films les plus vus en France, derrière l&rsquo;insubmersible <strong>Titanic </strong>de James Cameron et <strong>Bienvenue chez les Ch&#8217;tis </strong>de Dany Boon. Depuis ils ont reconduit avec plus ou moins de bonheur la formule comédie + thématique sociétale : les migrants, réfugiés et demandeurs d&rsquo;asile (<strong>Samba</strong>), la France réconciliée (<strong>Le Sens de la fête</strong>, sans doute leur meilleur film), l&rsquo;autisme (<strong>Hors</strong> <strong>norme</strong>), l&rsquo;activisme climatique (<strong>Une année difficile</strong>). Avec <strong>Juste une illusion</strong>, le tandem comique revient à la comédie familiale et leurs premiers films (<strong>Nos jours heureux</strong>, <strong>Tellement proches</strong>) et livre sans doute un de ses films les plus personnels.  </p>



<p>1985. Le jeune Vincent Dayan vit en&nbsp;banlieue ouest de Paris, dans une famille de la&nbsp;classe moyenne de Juifs d&rsquo;Afrique du Nord, où il est coincé entre des parents toujours en conflit et un grand frère provocateur, Son père, cadre, vient d&rsquo;être licencié pour raison économique et essaie de relancer ; sa mère, secrétaire dans un grand groupe, essaie d&rsquo;avancer dans sa carrière grâce à ses capacités en informatique. Vincent, qui va bientôt avoir&nbsp;13 ans&nbsp;et se prépare pour sa&nbsp;bar-mitsvah, tombe amoureux d&rsquo;une camarade de classe dont la famille se trouve à l&rsquo;opposé de la sienne. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Avec ce film, le tandem comique revient à la comédie familiale et livre sans doute un de ses films les plus personnels.</p>
</blockquote>



<p><strong>Juste une illusion</strong> joue à fond la carte de la madeleine pour les quinquagénaires d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui ont traversé cette période des années 80. Si ce film est plus personnel que les autres oeuvres du tandem Tolédano-Nakache, c&rsquo;est que l&rsquo;on perçoit sans peine que Vincent Dayan est un mixte ado des deux réalisateurs qui avaient cet âge à l&rsquo;époque et ont traversé cette période. On peut donc retrouver dans le film tous les fétiches des années 80, les logos des chaînes de télévision, les groupes de musique, rock ou funk, The Cure ou Joy Division versus Imagination, Michel Drucker, etc. Le film est donc un « coming of age movie », qui ne se signale pas par une originalité flagrante. Au centre, se trouve un adolescent en proie à des questionnements existentiels et amoureux, déchiré entre une famille dysfonctionnelle mais aimante et une camarade de classe dont les parents seraient plutôt du bord politique opposé. Une sorte de mélange entre <strong>La vie est un long fleuve tranquille</strong> et une version comique de <strong>Roméo et Juliette</strong>.</p>



<p>Le film empile les saynètes comiques et permet de réunir des acteurs venant d&rsquo;horizons totalement différents, Louis Garrel, Camille Cottin et Pierre Lottin. Depuis surtout <strong>Le Sens de la Fête</strong>, Tolédano-Nakache procèdent à un syncrétisme plutôt bienvenu, permettant de réconcilier les familles diverses du cinéma français. Néanmoins, la plupart des acteurs, comme il s&rsquo;agit d&rsquo;une comédie, forcent volontairement le trait et leur jeu, le film oscillant entre séquences comiques et scènes plus sentimentales. Avouons que c&rsquo;est plutôt dans les séquences comiques que le tandem emporte le morceau : <strong>Juste une illusion </strong>comporte quelques séquences vraiment très drôles : le questionnement existentiel de Vincent devant ses parents, l&rsquo;explication de texte d&rsquo;une photo célèbre entre Mitterrand et Helmut Kohl, la visite au rabbin, la location d&rsquo;une cassette porno par des adolescents, etc.</p>



<p>Pourtant, du point de vue du style cinématographique, c&rsquo;est malheureusement morne plaine. Tolédano-Nakache s&rsquo;en tiennent à un style purement fonctionnel, ni fluide ni élégant. Les quelques scènes plus dramatiques (par exemple Louis Garrel en potentiel Jean-Claude Romand) sont finalement gâchées par un sentimentalisme de mauvais aloi. Tolédano-Nakache, en tant que scénaristes, se situent dans la lignée d&rsquo;un Claude Lelouch, cité au générique de fin : les bons sentiments l&#8217;emportent trop facilement, envahissent complètement l&rsquo;écran tout en ressassant cliché sur cliché et feraient presque regretter l&rsquo;âpreté psychologique et la cruauté d&rsquo;un Michael Haneke. Certes atteindre une certaine intensité dramatique, ce n&rsquo;est pas le but de Tolédano-Nakache, mais cette bonne conscience dégoulinante de sentiments positifs finit par lasser le spectateur. Tout cela est bien mignon, charmant, sympa mais sans grand intérêt, ayant été vu et revu cent fois. Ce qui est très révélateur, c&rsquo;est que le meilleur moment du film n&rsquo;est en fait pas tourné par Tolédano-Nakache, c&rsquo;est l&rsquo;extrait du concert de Téléphone à la place de la Concorde pour le rassemblement de SOS Racisme. Tout d&rsquo;un coup, le film se met réellement à exister par-delà ses reconstitutions factices et moyennement humoristiques. On se prend alors à se demander ce qui s&rsquo;est passé en France pour que, d&rsquo;un rassemblement de SOS Racisme, on en soit arrivé à un pays apparemment dominé par des idées xénophobes, antisémites ou discriminatoires&#8230; Ce qui se passe à l&rsquo;écran, Téléphone interprétant <strong>Un autre monde</strong>, c&rsquo;était donc juste une illusion, celle d&rsquo;un autre monde qui n&rsquo;est jamais advenu.</p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Eric Tolédano et Olivier Nakache <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: comédie <br><strong>AVEC : </strong>Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin, Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine.<br><strong>DURÉE : </strong>1h56 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Gaumont Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>La Corde au cou : une semaine de chien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 11:15:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On avait perdu la trace de Gus Van Sant depuis une bonne quinzaine d&#8217;années. Certes il continuait à sortir des films : le joli Restless (2011), le solide Promised Land (2012), l&#8217;incompris Nos Souvenirs (2015) qui écopa d&#8217;une réception catastrophique au Festival de Cannes, le sympathique Don&#8217;t worry, he won&#8217;t get far on foot (2018) mais avouons-le, rien de comparable aux films de ses deux décennies dorées, les années 90 et 2000, de My own private Idaho à Harvey Milk. [&#8230;]</p>
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<p>On avait perdu la trace de Gus Van Sant depuis une bonne quinzaine d&rsquo;années. Certes il continuait à sortir des films : le joli <strong>Restless </strong>(2011), le solide <strong>Promised Land </strong>(2012), l&rsquo;incompris <strong>Nos Souvenirs</strong> (2015) qui écopa d&rsquo;une réception catastrophique au Festival de Cannes, le sympathique <strong>Don&rsquo;t worry, he won&rsquo;t get far on foot</strong> (2018) mais avouons-le, rien de comparable aux films de ses deux décennies dorées, les années 90 et 2000, de <strong>My own private Idaho</strong> à <strong>Harvey Milk</strong>. Après sept ans sans tourner, Gus Van Sant montre un net regain de forme en signant son meilleur film depuis presque vingt ans. Certes, ce n&rsquo;est pas encore tout à fait ça, <strong>La Corde au cou </strong>est à l&rsquo;évidence un film de commande où le vieux routier étale tous les ressorts de sa science de metteur en scène pour rendre le film à la fois attractif et âpre. Mais le film respire une véritable joie de filmer, phénomène assez rare pour être terriblement communicatif. </p>



<p>D&rsquo;après une histoire vraie. Dans les années 1970, Tony Kiritsis, en proie à des difficultés financières, décide d&rsquo;enlever Richard O. Hall, son courtier hypothécaire. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>un film de commande où le vieux routier étale tous les ressorts de sa science de metteur en scène pour rendre le film à la fois attractif et âpre. Mais le film respire une véritable joie de filmer, phénomène assez rare pour être terriblement communicatif. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>A l&rsquo;origine, le projet d&rsquo;adaptation de ce fait divers devait être réalisé en 2024 par Werner Herzog, avec Nicolas Cage dans le rôle principal. On peut saliver sur ce projet qui ne se réalisera jamais, abandonné pour des raisons de planning et qui aurait réuni deux esprits parmi les plus délirants de la planète cinéma, quelques années après leur vrai-faux remake du film de Ferrara, <strong>Bad Lieutenant : escale à la Nouvelle-Orléans </strong>(2009). Gus Van Sant a toujours été plus sage, même si une certaine folie douce se manifestait dans ses projets les plus expérimentaux, de <strong>Gerry </strong>à <strong>Paranoid Park</strong>, en passant par Elephant, Palme d&rsquo;or du Festival de Cannes en 2003. </p>



<p>Avec ce film, Gus Van Sant jette un pont entre le passé et l&rsquo;avenir. Le passé : le film renvoie immanquablement à la prise d&rsquo;otages décrite dans<strong> Un après-midi de chien </strong>de Sydney Lumet, datant également des années 70 comme le fait divers du film (février 1977), en opérant un clin d&rsquo;oeil à Al Pacino, passé du côté des puissants, en interprétant ici le père du courtier. L&rsquo;avenir : le soutien affiché à Lucas Mangione, assassin du PDG d&rsquo;United Healthcare, Brian Thompson, en décembre 2024. Entre ces deux faits divers, le sentiment diffus qu&rsquo;en presque vingt ans, rien n&rsquo;a vraiment changé : les institutions broient toujours les individus, leur révolte de David contre Goliath est quasiment d&#8217;emblée condamnée à l&rsquo;échec, et nourrit un système qui les absorbe dans le jeu médiatique. </p>



<p>Si le film permet enfin de révéler le vrai visage de Bill Skarsgard, longtemps camouflé derrière un masque de clown ou des prothèses de vampire. il n&rsquo;atteint certes pas le niveau naturel de délire d&rsquo;un Nicolas Cage, mais s&rsquo;en tire avec les honneurs. Le film réserve même un twist surprenant pour qui ne connaissait pas les détails du fait divers reproduit. C&rsquo;est surtout Gus Van Sant qui oeuvre avec maestria en reconstituant le fait divers avec ses différents acteurs se situant à des endroits différents soumis à une même temporalité. Le travail effectué par le montage du film (séquence très jouissive de la mise en parallèle avec la participation de John Wayne aux Oscars) et la juxtaposition de différentes textures d&rsquo;image s&rsquo;avère assez hallucinant, rappelant celui déjà existant dans <strong>Harvey Milk</strong>. Gus Van Sant y montre une dextérité certaine s&rsquo;apparentant au travail du D.J. noir qui, de son émission de radio, fait presque office de narrateur implicite. En-dehors de sa reconstitution d&rsquo;un fait divers,<strong> La Corde au cou </strong>rend aussi un bel hommage à la musique noire des années 70 qui accompagne la bande-son du film et prend le pouls d&rsquo;une société dont on ne sait plus s&rsquo;il s&rsquo;agit de celle des années 70 ou de la nôtre. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gus Van Sant <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine <br><strong>GENRE </strong>: thriller <br><strong>AVEC : </strong>Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo, Cary Elwes, Al Pacino <br><strong>DURÉE : </strong>1h45 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP sélection <br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>Une fille en or : tandem romantique et solaire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec Une fille en or, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après J’ai tué Clémence Acéra en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est l’histoire d’une petite numéro deux. L’histoire d’un grand méchant aux sourcils trop froncés sur ses lourdes arcades. L’histoire d’un amour des contraires, a priori impossible, projeté à la 39ème édition du film de Cabourg, en juin 2025. Avec <strong>Une fille en or</strong>, c’est un conte aussi tendre que drôle que nous livre presque avec surprise le réalisateur Jean-Luc Gaget. Pour son deuxième long-métrage (après <strong>J’ai tué Clémence Acéra</strong> en 2001) le cinéaste reconnu pour ses talents de scénariste nous emmène donc aux antipodes de son premier long, un thriller psychologique sombre, et s’empare à sa manière &#8211; douceur et humour loufoque &#8211; de la comédie romantique.&nbsp;</p>



<p>Le jour où Clémence (Pauline Clément, de la Comédie -Française) prend conscience que personne ne l’a jamais admirée, son père meurt. Petite sœur d’une aînée aussi belle que <em>successful</em>, elle si maladroite et perdue dans sa vie, Clémence n’a d’autre choix que de remonter la pente d’une estime de soi qu’elle ne pensait pas si basse. Le destin met alors sur son chemin son nouveau patron Paul (Arthur Dupont), surnommé Paul Pot à cause de son comportement tyrannique. Une croisée des chemins que tout oppose.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>C’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu). </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Tout commence dans un groupe de parole. Dans une salle triste à mourir, aux murs blancs, un coach et quelques brebis égarées, tentant de retrouver une once de confiance en elles. Dans ce groupe, Clémence, grande rouquine au visage long et anguleux, esquisse des petits sourires gênés. La grande question du coach tombe sur elle : « <em>Et vous Clémence, qui vous a un jour admirée ?</em> » Silence. Le vide chez Clémence. Il faut dire que depuis l’enfance, celle que son père surnomme sa “petite numéro 2” et oublie de remercier lors de son discours d’anniversaire, n’a pas réussi à trouver sa place. Elle a vivoté d’études non achevées en petits boulots plus ou moins précaires, aujourd’hui au chômage, et dont l’appartement est cannibalisé depuis trois ans par un colocataire artiste fantasque et égocentrique qui couche avec elle quand ça l’arrange.<br><br>Mais c’est cette grande question, celle de l’admiration, qui sera le début d’une quête personnelle (et d’un amour inattendu) : Clémence se souvient finalement de la seule personne qui l’ait jamais admirée, Quentin (Quentin Dolmaire, parfait), son camarade de CM2 qui garde depuis le primaire un poème de Clémence plié en quatre dans son portefeuille. L’histoire d’un poisson rouge mort. Son père décède dans la foulée, après un anniversaire où il a encore oublié de la nommer et la remercier dans son discours, et tout s’enchaîne.&nbsp;</p>



<p>Il y a quelque chose de magique dans la réalisation de Jean-Luc Gaget : ce conte, aux personnages si caricaturaux, fonctionne pourtant à merveille. Chaque personnage est délicieusement “trop”, conjugué au superlatif, comme les dizaines &#8211; centaines ?! &#8211; de post-it que Paul le tyran colle partout dans les parties communes de l’immeuble de la sœur aînée de Clémence, Bianca, pour se plaindre du bruit, des poussettes qui traînent… de tout ! Un conte où on ne s’étonne pas qu’un voyant prédise à Paul qu’il va rencontrer la prochaine femme de sa vie au sein même de son entreprise, qu’elle adore jouer au scrabble et a eu « <em>un zona au niveau des parties intimes et qu’elle aurait mieux fait de porter une jupe pour que ça la démange moins</em> ».<br><br>Jean-Luc Gaget nous offre une grande scène de théâtre sur grand écran. La rencontre entre Clémence la trop gentille et Paul le trop méchant, et autour de ces deux personages principaux qui n’ont rien pour tomber amoureux, cette grande soeur qui incarne la tristesse d’une vie où tout semble être parfait et ce mari un peu pataud qui la comble d’amour &#8211; et de jeux de mots ridicules &#8211; mais ne sait toujours pas que c’est «<em> le service blanc qu’on dresse à table le vendredi</em> ». Jour de shabbat. Les situations sont joliment grotesques sans jamais être lourdes : Clémence qui se cache derrière son vélo dont elle dépasse largement, qui se trompe de salle funéraire au décès de son père et glisse son mot dans le mauvais cercueil, Quentin son admirateur de CM2 qui boit le vin du shabbat comme on goûterait un grand cru…</p>



<p>Les personnages secondaires ne sont pas en reste, avec une mention spéciale, justement, pour Quentin Dolmaire. Tout de boucles échevelées, c’est le seul admirateur que Clémence ait jamais eu et il lui voue un culte sans bornes. Avec une sincérité désarmante, il joue lui aussi le mec paumé, décalé, voire complètement à côté de la plaque. Irrésistible, quand sur son canapé, Clémence à ses côtés, il appelle son chat pour lui faire une caresse… une chatte nommée Clémence. Il faut aussi voir Bruno Podalydès, dans la peau du voyant que consulte chaque semaine Paul pour tenter de contrôler tout autour de lui, espérant récupérer un jour Virginie, son ex-femme &#8211; évidemment &#8211; partie à cause de son despotisme. Virginie dont le prénom est gravé sur sa tasse de café au bureau ou encore brodé sur un macramé rose dans son appartement.</p>



<p>Tout est beau dans ce film, les couleurs et lumières chaudes, les plans calés au millimètre près qui découpent des plans décentrés. Tout est drôle aussi, touchant, et on passe d’un éclat de rire à un autre, qui dévalent tout le long de ce film d’à peine une heure trente où tout se suffit à lui-même. On regrettera peut-être juste un dénouement un peu trop rapide. On redemanderait presque un ou deux jeux de mots de Bernard… le mari de Bianca (vous l’avez ?).&nbsp;</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Jean-Luc Gaget<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Française<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Romance<br><strong>AVEC : </strong>Pauline Clément, Arthur Dupont, Quentin Dolmaire, Émilie Caen, Loic Legendre <br><strong>DURÉE : </strong>1h26<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Nour Films<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026</pre>
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		<title>Truly naked : sex education</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:03:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La pornographie s&#8217;avère un sujet délicat à manier. Trop facile serait la tentation de s&#8217;abaisser au graveleux et au sordide, plus difficile serait de s&#8217;intéresser à l&#8217;aspect humain des choses, sans dévaloriser les personnes qui s&#8217;y adonnent comme performeurs ou simples spectateurs. Un grand metteur en scène est pourtant arrivé à un point d&#8217;équilibre miraculeux dans le traitement de ce sujet ô combien glissant : Paul Thomas Anderson qui a su allier le loufoque et le tragique dans Boogie Nights [&#8230;]</p>
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<p>La pornographie s&rsquo;avère un sujet délicat à manier. Trop facile serait la tentation de s&rsquo;abaisser au graveleux et au sordide, plus difficile serait de s&rsquo;intéresser à l&rsquo;aspect humain des choses, sans dévaloriser les personnes qui s&rsquo;y adonnent comme performeurs ou simples spectateurs. Un grand metteur en scène est pourtant arrivé à un point d&rsquo;équilibre miraculeux dans le traitement de ce sujet ô combien glissant : Paul Thomas Anderson qui a su allier le loufoque et le tragique dans <strong>Boogie Nights</strong> en décrivant un univers bien moins scabreux qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît. Depuis, les spectateurs ont eu droit à <strong>The Deuce</strong> de David Simon, tentative plutôt réussie dans les séries HBO, ainsi que plus récemment <strong><a href="https://movierama.fr/pleasure-le-porno-vu-de-linterieur/">Pleasure</a> </strong>de Ninja Thyberg qui fait partie de la Sélection Officielle du Festival de Cannes 2020, celui qui n&rsquo;a jamais eu lieu. S&rsquo;il n&rsquo;était pas sorti en pleine période Covid, le film aurait sans doute engendré un scandale retentissant, car il a bénéficié de l&rsquo;appui de certains acteurs et actrices de l&rsquo;industrie porno, en dénonçant des travers réels provenant d&rsquo;expériences vécues. A son échelle, <strong>Truly naked</strong>, également réalisé par une femme, Muriel d&rsquo;Ansembourg, néerlandaise d&rsquo;origine, se penche sur un créateur de contenus web, acteur porno, qui se fait filmer par son fils adolescent dans l&rsquo;exercice de son activité, sa « <em>petite entreprise qui ne connaît pas la crise</em> » a priori&#8230;</p>



<p>Alec, un adolescent introverti à la voix douce, a toujours vu la vie à travers le prisme de la petite entreprise pornographique de son père, leur maison faisant office de décor. Depuis la mort de sa mère, il s&rsquo;intéresse de plus en plus à l&rsquo;entreprise familiale, filmant et éditant le contenu produit et interprété par son père rusé, Dylan. Quand ils quittent Londres pour s&rsquo;installer dans une paisible ville balnéaire, Alec espère prendre un nouveau départ, en essayant de se faire des amis sans révéler sa vie peu conventionnelle. Les choses changent lorsqu&rsquo;il rencontre sa camarade de classe Nina, une fille farouchement indépendante, avec qui il doit préparer un exposé sur l&rsquo;addiction au sexe en ligne&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Truly naked</strong> touche assez juste dans la confrontation des représentations et la redéfinition d&rsquo;une sexualité affranchie des codes avilissants et abêtissants,</p>
</blockquote>



<p>Il ne s&rsquo;agit donc pas ici de l&rsquo;industrie hollywoodienne du porno décrite dans <strong><a href="https://movierama.fr/pleasure-le-porno-vu-de-linterieur/">Pleasure</a></strong>, avec grand renfort de critiques acerbes et de clins d&rsquo;oeil réjouissants, mais d&rsquo;une mini-entreprise de contenus web, tels les sites Onlyfans ou Mym, qui fonctionnent par abonnements individuels. Le film commence très fort par une scène de tournage porno, interprétée par Dylan, acteur vieillissant dans la cinquantaine, et Lizzie, performeuse indépendante, scène qu&rsquo;on découvrira filmée par le propre fils de Dylan, Alec, jeune adolescent introverti et méticuleux. Une heure plus tard, une autre scène réunira les mêmes, accompagnés d&rsquo;une pieuvre, afin d&rsquo;augmenter les chiffres de visionnage ou de vente, scène particulièrement gratinée pour les performeurs qui y participent. Pourtant, à l&rsquo;exception d&rsquo;une ou deux autres scènes (une séance de photos pour Lizzie et l&rsquo;initiation douloureuse d&rsquo;une débutante, Rose), le film ne joue pas la carte du scandale et de la provocation faciles.</p>



<p>Si le film est certainement à déconseiller aux âmes sensibles, selon l&rsquo;expression consacrée, aux yeux trop chastes ainsi qu&rsquo;aux personnes se trouvant en-dessous de 16 ans, il s&rsquo;inscrit pourtant dans une certaine bienveillance et une volonté humaniste de compréhension de chacun. On pourrait même dire que, à partir de la rencontre entre Alec et Nina, adolescents en quête d&rsquo;un nouveau vocabulaire et de concepts inédits pour définir la sexualité d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;opposition assez basique et cliché entre le sexe mécanique et dépourvu d&rsquo;âme et l&rsquo;amour romantique et sensible reste largement à l&rsquo;ordre du jour, alors que le film aurait pu s&rsquo;amuser à inverser les polarités et à redéfinir les frontières. Parfois <strong>Truly naked </strong>n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas très loin de basculer dans l&rsquo;idylle adolescente banale, ouvertement sentimentale et peu novatrice. </p>



<p>Pourtant le film pose aussi d&rsquo;excellentes questions, en introduisant ce personnage de jeune adolescente féminine, Nina, peu portée sur la pornographie, qui souhaite comprendre en quoi cela consiste vraiment. Lors d&rsquo;une conversation avec Lizzie (Alessa Savage, véritable actrice porno), elle comprendra que tout cela n&rsquo;est en fait que l&rsquo;émanation d&rsquo;un patriarcat triomphant mais qu&rsquo;il serait trop facile « d&rsquo;observer tout cela en féministe, du banc ». Il convient aussi de s&rsquo;engager directement dans l&rsquo;action, ce qu&rsquo;elle finit par faire, en se confrontant à Dylan, sous les yeux hallucinés d&rsquo;Alec. Dans une autre scène, l&rsquo;initiation de Rose, face à une jeune blonde qui souhaitait être émoustillée et connaître le grand frisson, Dylan mettra en lumière l&rsquo;immense différence entre sexe et amour, et expliquera que tout est question de business, de gain et de rendement, dans son activité. Ce qui débouchera sur un duel de godemichets assez cocasse entre Alec et Dylan qui s&rsquo;achèvera sur l&rsquo;anéantissement du père, faisant comprendre à quel point son fils a été traumatisé par cette luxure permanente imposée.</p>



<p>Dans le cadre d&rsquo;une approche fondamentalement humaniste, quand le film échappe à ses tentations fleur bleue, <strong>Truly naked</strong> touche assez juste dans la confrontation des représentations et la redéfinition d&rsquo;une sexualité affranchie des codes avilissants et abêtissants, grâce à un engagement plutôt remarquable de sa réalisatrice et de ses interprètes. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Muriel d'Ansembourg <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  britannique, belge, néerlandaise <br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Caolán O'Gorman, Safiya Benaddi, Andrew Howard, Alessa Savage <br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Shellac<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026 </pre>
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		<title>Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die : piégés dans la boucle d’un jeu vidéo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hanna Hromovetska]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2026 07:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die marque le retour très attendu de Gore Verbinski après un long exil du réalisateur : l’auteur qui a offert au public des films comme Mouse Hunt (1997), The Ring (2002) et les trois premiers films de Pirates des Caraïbes revient après plus de dix ans de silence. Et bien que présenté en avant-première au Festival International du Film de Berlin, Good Luck Have Fun Don&#8217;t Die s’avère controversé, tant par les idées qu’il propose [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Good Luck Have Fun Don&rsquo;t Die</strong> marque le retour très attendu de Gore Verbinski après un long exil du réalisateur : l’auteur qui a offert au public des films comme <strong>Mouse Hunt</strong> (1997), <strong>The Ring</strong> (2002) et les trois premiers films de <strong>Pirates des Caraïbes</strong> revient après plus de dix ans de silence. Et bien que présenté en avant-première au Festival International du Film de Berlin, <strong>Good Luck Have Fun Don&rsquo;t Die</strong> s’avère controversé, tant par les idées qu’il propose que par la manière dont elles sont mises en scène.</p>



<p>Une soirée conventionnellement ennuyeuse dans un restaurant de Los Angeles est interrompue par l’apparition soudaine d’un homme qui prétend venir du futur et chercher son équipe de rêve pour sauver le monde de l’IA. Ayant l’air non seulement étrange mais carrément bizarre et excessif, cet homme n’est guère un leader séduisant pour les clients présents. Le protagoniste psychotique, resté sans nom, se réfugie alors dans son dernier recours et fait chanter les personnes présentes avec une bombe reliée à son costume totalement aléatoire (il affirme qu’il s’agit d’une tenue de haute couture dans son monde futur). Contre toute attente, l’équipe se forme et les aventures commencent.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>&#8230;dans une tentative constante de prouver sa propre folie, le film ne semble presque jamais vraiment séduisant.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Sur leur chemin pour sauver le monde, les personnages reviennent sur leurs vies passées, ce qui apporte une motivation bienvenue. Cependant, ces récits sont conçus avec des retournements de situation si audacieux et des contextes si extravagants que, dans une tentative constante de prouver sa propre folie, le film ne semble presque jamais vraiment séduisant. Par exemple, l’une des protagonistes, une mère célibataire, a récemment perdu son fils adolescent dans une fusillade scolaire. Pour soulager sa souffrance, le marketing d’un produit nouvellement lancé la contacte, lui proposant de fabriquer une copie de son fils — pas une copie complète, mais plutôt un corps avec des caractéristiques au choix. La femme vit dans un monde si saturé de fusillades répétées que ce produit est largement répandu parmi ses voisins, qui ont perdu et remplacé leurs enfants une, deux, trois et même quatre fois. Toutefois, les dépenses marketing étant inévitables, chaque « copie » doit à un moment donné réciter une publicité — par exemple en complimentant étrangement la marque de céréales que la famille mange au petit-déjeuner. Ainsi, la question extrêmement problématique des fusillades scolaires américaines est présentée d’une manière si sarcastique et inadéquate qu’aucune grande idée ne pourrait justifier une telle approche — s’il y avait finalement une idée cohérente derrière elle. Et il en va de même pour presque chaque ligne narrative du film.</p>



<p>Ayant commencé sa carrière dans les clips musicaux et la publicité, Verbinski adopte pleinement un montage abrupt, proche du clip, et un rythme qui ne ralentit jamais, comme s’il réalisait un clip musical de deux heures ou adaptait un jeu vidéo à un public habitué aux vidéos courtes des réseaux sociaux. Associée à la lutte constante contre non seulement l’IA mais la technologie en général que le film prétend représenter, cette direction artistique paraît contre-intuitive et révèle plutôt la préférence du réalisateur pour ce contre quoi ses personnages sont censés lutter.</p>



<p>Finalement, le film propose un mélange si audacieux de narration provocatrice et d’images saturées de méthodes issues d’autres arts audiovisuels qu’il aurait facilement pu se situer quelque part entre un divertissement de soirée efficace et une percée dans la comédie de science-fiction. Pourtant, il échappe à ce paradigme et se révèle être un film stylistiquement riche servant des idées si banales que même l’engagement minimal du spectateur n’est pas garanti.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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					"@type": "Person",
					"name": "Hanna Hromovetska"
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gore Verbinski<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  U.S.A., Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Aventure, Comédie, Science Fiction<br><strong>AVEC : </strong>Sam Rockwell, Juno Temple, Haley Lu Richardson<br><strong>DURÉE : </strong>2h 15min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport<br><strong>SORTIE LE </strong>15 avril 2026</pre>
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		<title>Romeria : le voyage dans la mémoire de Carla Simón </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 09:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’annonce par Thierry Frémaux, en avril, dernier de la sélection du nouveau projet de la cinéaste catalane Carla Simón&#160;en compétition était une excellente nouvelle surtout après deux longs métrages remarqués à Berlin&#160;: Été 93 (Prix du meilleur premier film en 2017) et Nos Soleils (Ours d’or en 2022). Poursuivant son exploration de ses traumas familiaux (la réalisatrice a perdu ses deux parents du SIDA alors qu’elle n’était qu’une petite fille), Carla Simón&#160;met en scène dans Romeria une chronique autobiographique d’une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’annonce par Thierry Frémaux, en avril, dernier de la sélection du nouveau projet de la cinéaste catalane Carla Simón&nbsp;en compétition était une excellente nouvelle surtout après deux longs métrages remarqués à Berlin&nbsp;: <strong>Été 93</strong> (Prix du meilleur premier film en 2017) et <strong><a href="https://movierama.fr/nos-soleils-une-chronique-familiale-juste-et-lumineuse">Nos Soleils</a></strong> (Ours d’or en 2022). Poursuivant son exploration de ses traumas familiaux (la réalisatrice a perdu ses deux parents du SIDA alors qu’elle n’était qu’une petite fille), Carla Simón&nbsp;met en scène dans <strong>Romeria</strong> une chronique autobiographique d’une grande beauté et très poétique qui suit la quête de vérité de son personnage principal, Marina.</p>



<p>Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs.</p>
</blockquote>



<p>Cette quête de Marina nous est présentée de la plus belle des manières dès les premières images, sublime séquence d’ouverture à partir d’images vidéo amateurs de 1983 et d’une voix off d’une femme racontant son bonheur (tiré du journal intime que tenait sa mère et sur lequel elle s’appuie constamment, tel un fil conducteur tout au long de l’intrigue). Lors du passage suivant, c’est Marina qui apparait à l’écran, sur un bateau, au même endroit mais en 2004. L’association de ces deux séquences est importante, l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs. Et Marina, interprétée avec une belle intensité par la jeune comédienne Llucia Garcia (une révélation qui pourrait lui valoir un prix d’interprétation) sera le pont permettant de relier ces deux époques. Elle aussi filme avec sa caméra les lieux qu’elle croise et qui constituent des marqueurs essentiels. Si elle vient officiellement à Vigo en Galice pour récupérer un document administratif, ce qui la pousse vraiment est sa volonté d’en savoir plus sur ses parents, morts tous les deux du SIDA dans les années 90 et renouer le contact avec ses oncles, ses tantes, ses grands-parents et ses cousins du côté de son père. Une rencontre qui semble, dans un premier temps, bien se dérouler (l’accueil étant bienveillant dans l’ensemble), l’occasion d’échanger à propos de l’histoire de la famille. Mais face aux questions légitimes de Marina, certains esquivent, ne souhaitant conserver que les souvenirs des moments heureux. Il faut dire que les non-dits sont légion chez les Pereiro, notamment au sujet de la mort du fils (sur l’acte de décès, le mot sida n’est pas mentionné&nbsp;: «&nbsp;mort d’une hépatite C&nbsp;»), sans doute par honte et par peur. Si la jeune femme se rapproche plus particulièrement de son oncle Iago et de l’un de ses cousins, elle ne peut s’empêcher de ressentir un certain malaise au sein d’une famille bourgeoise dont elle reste étrangère (l’attitude de la grand-mère, très froide ou le grand-père qui lui tend une enveloppe avec de l’argent pour ses études, sorte de compensation financière rejetée par Marina).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif </p>
</blockquote>



<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif parfois qui s’autorise des échappées poétiques&nbsp;: on peut citer notamment dans la dernière partie du long métrage l’évocation de la vie de ses parents, leurs voyages en voilier ou encore l’apparition d’une échelle en haut d’un immeuble pour accéder au toit dans une scène onirique de rencontre générationnelle. Les temporalités s’entremêlent, Marina se glisse dans les traces de ses parents, imagine leur histoire par le prisme des lieux, les mots du journal intime deviennent des images et <strong>Romeria</strong> évoque alors la jeunesse pendant les années 80 et 90 (la Movida), touchée par la toxicomanie et l’épidémie du SIDA. C’est ce que précise Carla Simón&nbsp;dans une interview récente&nbsp;: «&nbsp;<em> » […] cette période de liberté tant attendue, connue sous le nom de « La Movida », a également entraîné l&rsquo;explosion de la consommation de l&rsquo;héroïne, faisant de l&rsquo;Espagne le plus haut taux de mortalité lié au sida en Europe. « </em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel</p>
</blockquote>



<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel, la cinéaste étant très à l’aise dans la chronique familiale et les sujets de société. Traversé par de beaux moments, le film laisse surgir l’émotion lorsque Marina obtient, dans l’une des dernières séquences, ce qu’elle était venue chercher&nbsp;: un acte officiel précisant sa filiation avec ses vrais parents, ainsi qu’une parole libérée, une histoire intime reconstituée.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Carla Simón<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Espagne, Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong> Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa<br><strong>DURÉE : </strong>1h55<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE </strong>le 8 avril 2026 </pre>
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		<title>Pour Klára : une idylle sur fond de malaise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le film a été présenté au Festival du Film International de San Sebastian dans la catégorie du meilleur film. Olmo Omerzu est d’origine slovène mais a été formé à la FAMU (Académie du cinéma) de Prague. C’est donc la plupart du temps en langue tchèque et en République tchèque qu’il réalise ses films. Celui-ci ne manque pas à la règle même si son commencement – et une bonne partie du long-métrage lui-même – se déroule en Croatie, au bord d’une [&#8230;]</p>
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<p>Le film a été présenté au Festival du Film International de San Sebastian dans la catégorie du meilleur film. Olmo Omerzu est d’origine slovène mais a été formé à la FAMU (Académie du cinéma) de Prague. C’est donc la plupart du temps en langue tchèque et en République tchèque qu’il réalise ses films. Celui-ci ne manque pas à la règle même si son commencement – et une bonne partie du long-métrage lui-même – se déroule en Croatie, au bord d’une station balnéaire au cadre idyllique : camping soigneusement aménagé, plage, soleil, farniente, le tout sur fond de côte rocheuse et d’une eau transparente. David est en vacances avec ses deux enfants, Klára et Theo. Des deux adolescents, Klára est l’aînée : maigre – on apprend très vite qu’elle souffre d’anorexie – honteuse de son corps et peu sûre d’elle-même, elle adopte une attitude morose et semble ne pas jouir à fond des plaisirs estivaux. David est séparé de sa femme avec qui il s’entretient par téléphone, arguant que tout va bien afin de ne pas l’inquiéter même si la situation de sa fille reste préoccupante et que Theo râle de son côté que l’on s’occupe trop de sa sœur et pas assez de lui.</p>



<p>Ainsi s’installe subrepticement le mensonge au sein du couple. Jusqu’à ce que Klára fasse la rencontre de Denis, un jeune homme venu passer les vacances en compagnie de son père, un homme richissime si l’on en croit les propos de Denis lui-même, qui dialogue avec Klára et les autres personnages dans un anglais approximatif. C’est alors le début d’une idylle amoureuse entre les deux jeunes gens. Sûr de lui et tombé amoureux fou de la jeune fille pour qui c’est réciproque, il parvient à redonner confiance à cette dernière qui recommence soudainement à manger normalement. Du coup, elle passe tout son temps en compagnie de Denis laissant son père seul s’occuper de Théo. Et tout pourrait se passer pour le mieux dans le meilleur des mondes si ne survenait un incident qui va venir fissurer l’édifice idéal du couple et ternir l’image de carte postale de ce séjour de vacances. Le père de Denis est assassiné et ce dernier est soupçonné par la police du meurtre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Le film explore les profondeurs d’une relation intra-familiale fondée sur les difficultés de communication entre une adolescente et ses parents.</p>
</blockquote>



<p>A l’issue d’une nuit où Klára a découché pour passer la nuit avec son compagnon, David décide de mettre fin au rêve et de rentrer avec toute sa petite famille à la maison. Mais Klára ne le supporte pas et tombe gravement malade. Internée à l’hôpital, ses parents viennent à son chevet afin de la réconforter mais rien n’y fait : Klára refuse de se nourrir correctement, se lamentant de l’absence de son amoureux. Histoire d’amour contrariée par des parents inquiets pour leur fille et qui doutent de l’innocence du garçon. Le malaise s’installe au sein de la famille qui ne sait plus quoi faire pour améliorer les choses. Alors l’image se fait plus obscure, plus terne et la mort rôde aux alentours – le médecin fait un massage cardiaque à un patient voisin alité sur le point de mourir. Jusqu’à ce que David invente un stratagème dont on laisse le spectateur découvrir le détail afin de faire croire que Denis pense toujours à elle et l’aime encore. Le couple de David et Laura va alors se réconcilier et Klára de recommencer à vivre. Mais l’harmonie fragile reconstituée de la petite famille est basée sur un mensonge qui nous laisse dans le malaise en soulignant la fausseté d’un récit <em>a priori</em> idyllique.</p>



<p>Le film explore les profondeurs d’une relation intra-familiale fondée sur les difficultés de communication entre une adolescente et ses parents. Difficultés dont le jeune adolescent Theo lui-même fait les frais et qui lui vaudra de jouer un rôle de premier plan quant à ce qui concerne la situation finale du film. Exploration pessimiste dont le mensonge est la clef de voûte et qui dresse le portrait d’une jeune fille un peu – peut-être trop &#8211; naïve qui se laisse manipuler par les autres personnages. L’innocence se retrouve alors en danger. Mais gare au retour de bâton.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Olmo Omerzu<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  République tchèque, France, Croatie, Slovénie, Pologne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Barry Ward, Dexter Franc, Antonin Chmela<br><strong>DURÉE : </strong>1h50<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Epicentre Films<br><strong>SORTIE LE </strong>8 avril 2026</pre>
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		<title>L&#8217;Enfant du désert : danse avec les autruches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clémence Lesacq Gosset]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les jeunes parents connaissent ses films sans le nommer : Gilles de Maistre revient ce printemps avec un nouveau conte familial autour des animaux sauvages et de nos liens (en tout cas ceux des enfants) avec eux. C’est en 2018 que le réalisateur se lance dans ce créneau avec Mia et le lion blanc, son plus joli succès. Puis vint, de manière quasi industrielle : Le Loup et le lion (2021), Le Dernier Jaguar (2024) et Moon le Panda [&#8230;]</p>
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<p>Tous les jeunes parents connaissent ses films sans le nommer : Gilles de Maistre revient ce printemps avec un nouveau conte familial autour des animaux sauvages et de nos liens (en tout cas ceux des enfants) avec eux. C’est en 2018 que le réalisateur se lance dans ce créneau avec <strong>Mia et le lion blanc</strong>, son plus joli succès. Puis vint, de manière quasi industrielle : <strong>Le Loup et le lion</strong> (2021), <strong>Le Dernier Jaguar</strong> (2024) et <strong>Moon le Panda</strong> (2025). Avec le petit dernier, <strong>L’Enfant du désert</strong>, Gilles de Maistre filme cette fois la survie d’un petit touareg au milieu des autruches du Sahara. Mais ni un possible intérêt pour ces étranges oiseaux ni la présence de l’éternelle star des jeunes, Kev Adams, ne font oublier la faiblesse d’un récit trop didactique et d’un film peu fluide entre ses différentes séquences. Ni les enfants ni les parents n’y trouveront réellement leur conte/compte.&nbsp;</p>



<p>Sun, âgée de 14 ans, a publié un livre inspiré d&rsquo;une histoire que son grand-père lui racontait : l&rsquo;incroyable histoire d&rsquo;Hadara, un enfant nomade perdu par sa famille à l’âge de deux ans dans le désert, qui a ensuite été recueilli et élevé par un troupeau d’autruches. Mais lorsque Sun (Neige de Maistre) est invitée à visiter le Sahara, elle se rend compte qu&rsquo;Hadara est peut-être plus qu&rsquo;une simple histoire pour s&rsquo;endormir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dans un déroulement quasiment muet l’immersion est agréable (&#8230;) malheureusement la séquence émotion est assez courte.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Au départ, les intentions sont si bonnes qu’évidemment s’installer devant <strong>L’Enfant du désert</strong> &#8211; avec un petit ou non à ses côtés ! &#8211; réchauffe instantanément le cœur. Comment ne pas sourire devant les premières images du film, où le petit Hadara âgé de deux ans découvre le désert, ses dangers et merveilles, et surtout sa nouvelle famille pleine de plumes ? Dans un déroulement quasiment muet l’immersion est agréable, les images d’un sublime Sahara nous enveloppent sans effort et le personnage du fennec nous rappelle avec joie un certain petit renard galactique. Malheureusement la séquence émotion est assez courte, fonctionnant encore ponctuellement lorsque Hadara est un petit garçon de six, puis douze ans, mais rapidement écrasée par les lourdeurs qui l’entourent.<br><br>Tiré d’un livre (Hadara l’enfant autruche) et d’un récit touareg qui se veut inspiré de faits réels, <strong>L’Enfant du désert</strong> est construit dans un double récit qui fonctionne difficilement. Les enchaînements se font avec peu de légèreté entre le présent de Sun la jeune autrice et celui du petit Hadara. Quant à la performance et au doublage des acteurs et actrices (dont Neige, la fille de Gilles de Maistre à nouveau impliquée dans un de ses films), ils n’aident globalement pas à croire en ce conte animalier. Tout y est d’ailleurs trop didactique : ainsi les grands méchants, venus filmer et même pourquoi pas capturer cet enfant sauvage, sont illustrés par de grosses brutes sans aucune finesse et qui se font berner facilement. Kev Adams y fait quant à lui du Kev Adams, dans le rôle du gentil journaliste qui se dresse contre la marchandisation de l’innocence de ce drôle d’autruchon. <br><br>Quant à la morale écologique de cette histoire, on n’est pas certain qu’elle soit bien claire non plus. Le petit Hadara a survécu jusqu’à ses 12 ans grâce à sa nouvelle famille et il peut remercier “la nature” pour cela mais, comme Mowgli, il les abandonnera finalement sans trop de remords pour de jolis yeux bruns… Et ce même s&rsquo;il perpétuera leurs danses dans son village, dans une scène avec des autruches gesticulantes plus gênantes que touchantes. Au final, <strong>L’Enfant du désert </strong>restera sûrement une nouvelle tentative animalière vite oubliée de De Maistre. Dommage pour les autruches d’Afrique du Nord, classées “en danger critique d’extinction”.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-4"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:60%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gilles de Maistre<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française<br><strong>GENRE </strong>: Aventure, Famille<br><strong>AVEC : </strong>Nahel Tran, Zayn Sekkat, Nahïl Bouazzaoui, Kev Adams, Neige de Maistre<br><strong>DURÉE : </strong>1h 32min<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal<br><strong>SORTIE LE </strong>8 avril 2026</pre>
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		<title>The Drama : scènes de la vie pré-conjugale 2.0</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 11:00:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Annoncé à grand renfort de médias, The Drama avec le couple vedette Zendaya et Robert Pattinson paraît au premier abord une simple rom-com sans conséquence, avec rencontre des deux tourtereaux et difficultés à venir dans l&#8217;organisation et le déroulement de leur mariage. C&#8217;est sans compter sur l&#8217;art du décalage du metteur en scène norvégien Kristoffer Borgli, remarqué pour ses deux premiers longs métrages, originaux et intrigants, Sick of myself et Dream scenario (avec déjà Nicolas Cage), et aussi l&#8217;esprit décapant [&#8230;]</p>
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<p>Annoncé à grand renfort de médias, <strong>The Drama</strong> avec le couple vedette Zendaya et Robert Pattinson paraît au premier abord une simple rom-com sans conséquence, avec rencontre des deux tourtereaux et difficultés à venir dans l&rsquo;organisation et le déroulement de leur mariage. C&rsquo;est sans compter sur l&rsquo;art du décalage du metteur en scène norvégien Kristoffer Borgli, remarqué pour ses deux premiers longs métrages, originaux et intrigants, <strong><a href="https://movierama.fr/sick-of-myself-vivre-et-exister">Sick of myself</a></strong> et <strong>Dream scenario</strong> (avec déjà Nicolas Cage), et aussi l&rsquo;esprit décapant du producteur-réalisateur Ari Aster qui poursuit dans ses productions sa critique assassine de l&rsquo;Amérique (<strong><a href="https://movierama.fr/eddington-le-masque-du-sherif">Eddington</a></strong>, <strong><a href="https://movierama.fr/bugonia-la-peau-que-jhabite">Bugonia</a></strong>). Excellemment scénarisé et mis en scène, <strong>The Drama</strong> est une sorte de comédie de remariage, avant le mariage, où le couple doit affronter la rumeur, l&rsquo;image de l&rsquo;autre qui s&rsquo;effondre, la confrontation avec la cérémonie, pour mieux affirmer leurs voeux d&rsquo;union sacrée.</p>



<p>À quelques jours de leur mariage, l’équilibre d’un couple vacille lorsqu’un secret troublant vient remettre en question tout ce qu’ils croyaient savoir l’un de l’autre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Excellemment scénarisé et mis en scène, <strong>The Drama</strong> est une sorte de comédie de remariage, avant le mariage, où le couple doit affronter la rumeur, l&rsquo;image de l&rsquo;autre qui s&rsquo;effondre, la confrontation avec la cérémonie, pour mieux affirmer leurs voeux d&rsquo;union sacrée. </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Le cinéma norvégien a décidément le vent en poupe. Après<strong> La Trilogie d&rsquo;Oslo <a href="https://movierama.fr/desir-debut-de-la-trilogie-de-dag-johan-haugerud">Désir</a>&#8211;<a href="https://movierama.fr/les-chroniques-de-david-reves-letoffe-des-songes/">Rêves</a>&#8211;<a href="https://movierama.fr/la-trilogie-doslo-amour-un-film-delicat-et-remarquablement-ecrit/">Amour</a> </strong>de Dag Johan Haugerud, <strong><a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/">Valeur sentimentale</a></strong> de Joachim Trier (Oscar 2026 du meilleur film international) et <strong>The Ugly stepsister</strong> d&rsquo;Emilie Blichfeldt, Kristoffer Borgli s&rsquo;inscrit dans cette vague décapante qui inscrit la Norvège comme l&rsquo;un des pays actuellement les plus passionnants, cinématographiquement parlant. Et ce, même s&rsquo;il a quitté la Norvège depuis quatre ans pour vivre à Los Angeles. En effet, même sous l&rsquo;apparence d&rsquo;un blockbuster avec les deux acteurs parmi les plus séduisants d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, <strong>The Drama</strong> est ainsi complètement un film indépendant, profondément inspiré par le cinéma européen : on y croise une photo de Liv Ullmann dans un film de Bergman, et on y pense très fort à la cérémonie de mariage qui part à la dérive dans <strong>Melancholia </strong>de Lars von Trier.</p>



<p>Pourtant le film semble commencer de façon anodine : un jeune homme, Charlie (Robert Pattinson), aborde de façon maladroite une jeune femme, Emma, en train de lire dans une cafétéria. Mais Borgli nous met d&#8217;emblée la puce à l&rsquo;oreille en filmant dès le premier plan, justement une oreille de manière insistante, à la manière d&rsquo;un Lynch dans <strong><a href="https://movierama.fr/blue-velvet-bienvenue-a-lynchland/">Blue Velvet</a></strong>. La jeune femme, Emma, est sourde d&rsquo;une oreille et écoutant de la musique de son oreille valide, n&rsquo;entendra pas tout de suite son soupirant qui croira avoir été rejeté sans aménité. A partir de là, Borgli nous conduira jusqu&rsquo;à la raison de cette surdité inattendue.</p>



<p>Très vite, le film avancera rapidement dans le temps. Les tourtereaux tombent amoureux et ne se trouvent plus qu&rsquo;à une seule semaine de leur mariage. Charlie essaie de rédiger son discours de jeune marié. Les deux fiancés organisent tous les détails de leur mariage : liste des invités, musique sélectionnée par une DJ, danses et photos de mariage, etc. Tout semble se dérouler dans le meilleur des mondes, jusqu&rsquo;à une scène de repas où Emma et Charlie répondent à un défi de leurs meilleurs amis, Rachel (Alana Haim) et Mike (Mamoudou Athie) : raconter la pire action de leur vie, ce qui rappelle un peu les thématiques de Ruben Ostlund. Petites lâchetés, cruauté mentale et cyberharcèlement se succèdent jusqu&rsquo;à ce que Emma raconte la sienne.</p>



<p>A partir de là, le film interrogera l&rsquo;image projetée par chacun, sa façade sociale, et l&rsquo;être intérieur véritable. Charlie commencera à avoir peur de sa Dulcinée car on ne connaît jamais vraiment quelqu&rsquo;un. Se déchaîneront ensuite la suspicion des amis et la rumeur colportée par les invités. Utilisant le style fragmenté d&rsquo;Alain Resnais dans la première partie de son oeuvre ou de Nicholas Roeg, Borgli orchestre cette spirale négative de brillante façon entre flash-backs sur l&rsquo;adolescence tourmentée d&rsquo;Emma, et images mentales de Charlie se figurant Emma en psychopathe. Joliment mis en scène, le film enchaîne les plans inattendus de façon toujours surprenante et incongrue. </p>



<p>Dans ses deux précédents films, Borgli avait déjà exploré les dysfonctionnements d&rsquo;un couple composé d&rsquo;ultra-narcissiques (<strong><a href="https://movierama.fr/sick-of-myself-vivre-et-exister">Sick of myself</a></strong>) et la viralité des rêves (<strong>Dream scenario</strong>). Il reprend ici en partie des aspects de ses deux premiers films, mais dans un contexte a priori totalement réaliste. Néanmoins au-delà de son postulat scénaristique de départ, le film ne semble pas creuser très profondément son argument, laissant surtout ses deux vedettes, Zendaya et Robert Pattinson, révéler tout leur potentiel à la fois comique et dramatique. Ce qui n&#8217;empêche pas, même s&rsquo;il ne laisse pas forcément des souvenirs intangibles, <strong>The Drama</strong> de demeurer une agréable comédie noire, fort divertissante et souvent hilarante.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kristoffer Borgli <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine <br><strong>GENRE </strong>: comédie noire, comédie romantique <br><strong>AVEC : </strong>Zendaya, Robert Pattinson, Alana Haim, Mamoudou Athie<br><strong>DURÉE : </strong>1h46 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport <br><strong>SORTIE LE </strong>1er avril 2026 </pre>
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		<title>Silent friend : la vie secrète des plantes</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 12:32:27 +0000</pubDate>
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<p>Singulière, telle est Idliko Enyedi, cinéaste hongroise. C&rsquo;était déjà le cas dès sa première apparition à Cannes, avec <strong>Mon XXème siècle</strong>, film lumineux, dense et expérimental, qui lui a permis de remporter la Caméra d&rsquo;or en 1989. Après ce coup d&rsquo;éclat, la carrière de Idliko Enyedi connut beaucoup d&rsquo;éclipses, certains de ses films n&rsquo;étant même pas distribués en France, ce qui rendait l&rsquo;analyse de son oeuvre particulièrement difficile et hachée. Il a fallu attendre février 2017 pour la voir renaître définitivement de ses cendres avec le très beau <strong>Corps et âme</strong>, Ours d&rsquo;or au Festival de Berlin. Si <strong>L&rsquo;Histoire de ma femme</strong> présenté en 2021 à Cannes a un peu déçu par son trop grand classicisme romanesque et reste certainement à redécouvrir, <strong>Silent Friend</strong>, un des favoris de la Mostra 2025, parait être le parfait écrin pour la résurrection d&rsquo;Ildliko Enyedi l&rsquo;expérimentatrice. </p>



<p>Dans un jardin botanique, un arbre veille et observe, témoin patient des siècles. .En 1908, il suit Grete, une étudiante surdouée qui lutte pour exister dans un milieu qui l’ignore. Dans les années 70, il voit Hannes, un autre étudiant, s’éveiller à l’amour et au monde des plantes. Aujourd’hui, le vieil arbre parle avec Tony, un neurobiologiste hong-kongais, dans son langage secret. Autour de lui, certains se cherchent, d’autres se rencontrent. Lui demeure, ami silencieux, dans un temps plus vaste que le leur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Silent Friend</strong> d&rsquo;Idliko Enyedi n&rsquo;est pas toujours parfaitement compréhensible car jouant souvent de l&rsquo;ellipse et l&rsquo;allégorie, mais il demeure de bout en bout fascinant, se prêtant à de multiples visionnages.</p>
</blockquote>



<p>Avec <strong>Silent Friend</strong>, Idliko Enyedi retrouve la nature expérimentale de son travail, en superposant trois histoires se passant à des périodes historiques différentes, dans le même lieu, le jardin botanique de l&rsquo;université de Marburg. A Cannes, l&rsquo;année dernière, on se souvient que de manière assez similaire, Mascha Schilinski avait conjugué dans <a href="https://movierama.fr/les-echos-du-passe-une-narration-semblable-a-une-maison-abritant-des-vies-feminines"><strong>Les Echos du passé</strong> </a>(<strong>Sound of falling</strong>) quatre histoires de jeunes filles vivant dans la même ferme isolée de l&rsquo;Altmark en Allemagne, en brassant des thématiques autour de la mort, la mutilation et du harcèlement. Pour Enyedi, les thématiques sont différentes mais le procédé est similaire. Tout d&rsquo;abord, en 1908, Grete (Luna Wedler), étudiante surdouée, avide de savoir, est la première femme admise pour étudier à l&rsquo;Université de Marburg. Pendant qu&rsquo;elle tente de s&rsquo;imposer dans ce monde d&rsquo;hommes, elle se découvre une passion pour la photographie. Bien des années plus tard, en 1972, l&rsquo;étudiant Hannes (Enzo Brumm) s&rsquo;éprend d&rsquo;une jolie camarade qui mène alors une expérience ambitieuse sur un géranium. Lorsqu&rsquo;elle part en voyage, il s&rsquo;occupe de son domicile et par conséquent de la plante. Enfin en 2020, le neuroscientifique Tony Wong (Tony Leung) quitte son Hong-Kong natal pour se rendre à Marburg afin d&rsquo;y donner une conférence sur les capacités neurologiques des jeunes enfants. Mais la pandémie de coronavirus éclate, et il se retrouve coincé seul avec le concierge sur le campus universitaire désert. Lorsqu&rsquo;il tombe sur Internet sur un projet de recherche de la biologiste Alice (Léa Séydoux), il décide d&rsquo;appliquer ses concepts issus des neurosciences au ginkgo du jardin botanique de l&rsquo;université : la plante peut-elle éprouver des sentiments?</p>



<p>Par conséquent, avec cette oeuvre très dense, Enyedi aborde foultitude de thématiques, en traitant en parallèle et en comparant diverses histoires se passant dans le même lieu : la vie, l&rsquo;âme et la sensibilité des plantes, l&rsquo;affranchissement intellectuel des femmes, la solitude, le rejet et le manque de communication. Le festin proposé est très riche, presque trop, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;Enyedi prend royalement son temps dans l&rsquo;exposition de ses trois histoires, en les présentant dans le détail. Certains peuvent aisément décrocher, en particulier s&rsquo;ils ne sont pas rôdés au film d&rsquo;auteur. Pourtant, une fois les trois intrigues lancées, l&rsquo;entrecroisement des trois finit par former un enchevêtrement particulièrement jouissif de fictions. La perspective historique permet de comparer les difficultés rencontrées par Grete au début du vingtième siècle et l&rsquo;épanouissement d&rsquo;Alice un siècle plus tard, ou encore le déficit de communication lié à la période du Covid et le bouillonnement d&rsquo;idées et de rencontres dans les années 70, voire la persistance d&rsquo;un questionnement sur l&rsquo;âme des plantes. </p>



<p>Pour ce faire, Enyedi mélange joyeusement noir et blanc léché, 16mm granuleux et images numériques, en réconciliant passé et futur du cinéma. Le film ne fonctionne pas comme un suspense narratif mais comme une sorte de méditation poético-lyrique sur la perception du monde, humain et extra-humain. Certes le film ne nous captiverait pas par une certaine magie visuelle, si Enyedi ne multipliait pas les plans à effets : plongées zénithales, contrastes entre infiniment petit et infiniment grand, jeu subtil sur le décalage de la mise au point, visions abstraites très colorées au microscope. Donc la séduction du film passe par une certaine fascination exercée par cette diversité presque infinie de plans qui nous permet d&rsquo;envisager une certaine globalité de l&rsquo;univers, à travers des points de vue très opposés.</p>



<p>De plus, le film manifeste un humour certain à travers ses échanges dialogués, même si à l&rsquo;arrivée, l&rsquo;incompréhension et le manque de communication entre humains prédomine. Ce qui permet à Enyedi de se reporter vers une autre forme de communication, infra-humaine, avec des végétaux, comme espoir suprême de connexion entre des formes différentes de présence au monde. Les plans les plus impressionnants allant dans ce sens figurent dans la partie contemporaine du film, où, par moments, des visions colorées semblent faire fusionner l&rsquo;humain et le végétal, dans une conscience augmentée du monde. </p>



<p>Par conséquent, <strong>Silent Friend</strong> d&rsquo;Idliko Enyedi n&rsquo;est pas toujours parfaitement compréhensible car jouant souvent à fond de l&rsquo;ellipse et l&rsquo;allégorie, mais il demeure de bout en bout fascinant, se prêtant à de multiples visionnages.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Idliko Enyedi <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  hongroise <br><strong>GENRE </strong>: drame <br><strong>AVEC : </strong> Tony Leung Chiu-Wai, Léa Seydoux, Luna Wedler<br><strong>DURÉE : </strong> 2h27 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>KMBO <br><strong>SORTIE LE </strong>1er avril 2026 </pre>
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