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	<title>CINEMA : TOUTES NOS CRITIQUES / MovieRama</title>
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	<title>CINEMA : TOUTES NOS CRITIQUES / MovieRama</title>
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		<title>L&#8217;objet du délit : folie bourgeoise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 17:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cela fait huit ans que Agnès Jaoui n&#8217;avait pas réalisé de film, sa dernière oeuvre en salle étant Place publique (2018). Entre-temps, en 2022, elle a en effet réalisé quelques épisodes de la série En thérapie, pour Arte et surtout est survenue en 2021 la disparition brutale de son partenaire d&#8217;écriture et ex-compagnon Jean-Pierre Bacri, comédien très aimé du grand public français. Le retour d&#8217;Agnès Jaoui au cinéma, en tant que réalisatrice, est donc en soi un petit événement. Pour [&#8230;]</p>
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<p>Cela fait huit ans que Agnès Jaoui n&rsquo;avait pas réalisé de film, sa dernière oeuvre en salle étant <strong>Place publique</strong> (2018). Entre-temps, en 2022, elle a en effet réalisé quelques épisodes de la série <strong>En thérapie</strong>, pour Arte et surtout est survenue en 2021 la disparition brutale de son partenaire d&rsquo;écriture et ex-compagnon Jean-Pierre Bacri, comédien très aimé du grand public français. Le retour d&rsquo;Agnès Jaoui au cinéma, en tant que réalisatrice, est donc en soi un petit événement. Pour son grand retour, elle a choisi d&rsquo;évoquer un cas de harcèlement dans un contexte assez singulier, la mise en scène d&rsquo;opéra, l&rsquo;occasion pour elle de confronter cette situation à la diversité des opinions et au fossé des générations.  </p>



<p>Dans les coulisses d’une ambitieuse production de l’opéra «Les Noces de Figaro», les tensions montent lorsqu’une accusation d’agression sexuelle éclate, mettant en péril<br>la production et forçant chacun à prendre position. Les conflits d’opinion et de génération se font jour&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le tout, satirique et caricatural à souhait, est enrobé par les ornementations musicales de Mozart, transformant l&rsquo;ensemble en divertissement de bon aloi, dénué de profondeur et de réflexion. </p>
</blockquote>



<p>Le film commence de manière très bancale. Une influenceuse, Mirabelle, est catapultée metteuse en scène d&rsquo;opéra et est chargée d&rsquo;organiser le spectacle des <strong>Noces de Figaro</strong> de Mozart, d&rsquo;après la célèbre pièce de Beaumarchais au titre presque éponyme. Interviewée à la radio, elle ne cesse de débiter des banalités affligeantes sur le patriarcat, d&rsquo;une voix mal assurée, voire des contresens, en qualifiant Mozart de féministe avant la lettre. Quelques instants plus tard, deux chanteuses, recrutées pour Les Noces de Figaro, Cora (Eye Haidara) et Sophie (Tiphaine Daviot) se disputent sur scène lors de répétitions, à la suite d&rsquo;une déclaration maladroite de Sophie, se félicitant du recrutement de Cora, au nom de la diversité. Cora prend très mal cette défense implicite des quotas, ce qui fait que Sophie ne cesse de s&rsquo;excuser platement. Continuons par un autre exemple : Daniel Auteuil jouant le chef d&rsquo;orchestre, se réjouissant à tue-tête de ne pas se retrouver sur une liste d&rsquo;agresseurs sexuels présumés. Enfin finissons sur des phallus géants se trouvant sur la scène de l&rsquo;opéra, en guise d&rsquo;oripeaux vacillants de la masculinité, dignes de Folies bourgeoises, l&rsquo;un des pires films de Claude Chabrol ou des nanars de Tinto Brass. On pensait se trouver dans un film d&rsquo;Agnès Jaoui ; on se retrouve dans un maelstrom de blagues sexistes et de sous-entendus racistes censés être désamorcés par l&rsquo;humour et le sens de la dérision. Là où on espérait de la complexité et de la nuance, les séquences s&rsquo;enchaînent avec la subtilité d&rsquo;une auto-tamponneuse. </p>



<p>Pourtant, loin de nous l&rsquo;idée d&rsquo;accuser Agnès Jaoui d&rsquo;antiféminisme. Féministe, elle l&rsquo;a été très profondément, convertissant même Jean-Pierre Bacri, misogyne au départ, à sa cause. Mais depuis elle a pris ses distances avec le collectif 50/50 en raison de l&rsquo;affaire Favreul/Beausson-Diagne, du nom d&rsquo;une ex-administratrice du collectif, Juliette Favreul, accusée de harcèlement sexuel, puis ensuite relaxée. Dans son film, Agnès Jaoui tente en vain de réconcilier toutes les parties, de considérer les plaintes des victimes mais aussi les excuses des coupables., solidaires d&rsquo;un ordre antérieur persistant. Ce parti pris humain, voire humaniste, finit par porter tort au parti des victimes, car, considérés avec bienveillance, les agresseurs sont finalement exemptés de toute responsabilité individuelle, étant eux-mêmes victimes d&rsquo;un système global, le fameux patriarcat. En dépit de toutes ses bonnes intentions, Agnès Jaoui finit donc par s&rsquo;enliser dans une caricature creuse du débat #MeToo, et donner à penser sous l&rsquo;égide de Mozart, que les revendications féministes sont amenées à continuer, y compris dans le monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</p>



<p>Le tout, satirique et caricatural à souhait, est enrobé par les ornementations musicales de Mozart, transformant l&rsquo;ensemble en divertissement de bon aloi, dénué de profondeur et de réflexion. Passons sur le fait un peu gênant que le play-back des comédiens sur une bande-son de chanteurs d&rsquo;opéra s&rsquo;avère un désastre complet, en raison du décalage permanent entre l&rsquo;ouverture des lèvres et le son censé en sortir. Néanmoins on ne peut s&#8217;empêcher de penser que le choix de l&rsquo;opéra, pour traiter de #MeToo, n&rsquo;est ni représentatif ni judicieux et sert davantage à ensommeiller et adoucir les consciences, plutôt qu&rsquo;à les réveiller. </p>



<p> Seul point positif du film, la révélation de jeunes actrices, Eye Haidara (déjà vue dans <strong>Le Sens de la fête </strong>et <strong>En thérapie</strong>), Lucie Gallo et Tiphaine Daviot (la série <strong>HP</strong>) qui tirent leur épingle du jeu d&rsquo;un film emberlificoté dans ses contradictions et ses caricatures. L&rsquo;Objet du délit est dédié à Jean-Pierre (Bacri). On pourrait croire que l&rsquo;absence du co-auteur de prédilection d&rsquo;Agnès Jaoui serait la principale cause de l&rsquo;échec de ce film. C&rsquo;est peut-être le cas mais rappelons à tout bon entendeur que l&rsquo;ensemble des films postérieurs au <strong>Goût des autres </strong>(César du meilleur film en 2001), co-scénarisés à l&rsquo;époque par Jean-Pierre Bacri, n&rsquo;ont guère laissé de traces mémorables, contrairement à<strong> Cuisine et dépendances</strong>,<strong> Un air de famille</strong> et les films scénarisés pour Alain Resnais. Il en sera de même pour<strong> L&rsquo;Objet du délit</strong>, dont on aurait aimé pourtant dire du bien. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-3"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:70%"></div></div><div class="score">1.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATRICE :</strong> Agnès Jaoui<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: comédie dramatique, musical, <br><strong>AVEC : </strong>Agnès Jaoui, Daniel Auteuil, Claire Chust, Lucie Gallo, Eye Haidara, Tiphaine Daviot<br><strong>DURÉE : </strong>2h13 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>StudioCanal <br><strong>SORTIE LE </strong>27 mai 2026</pre>
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		<title>Colony : ce qui nous relie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 16:35:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De ses premiers pas à aujourd&#8217;hui, la figure du zombie s&#8217;est régulièrement réinventée au cinéma. Un genre en mutation permanente, dont le cinéaste sud-coréen Sang-ho Yeon a contribué à redonner des lettres de noblesse avec l&#8217;énergique et surprenant Dernier train pour Busan en 2016. Après le décevant Peninsula, le réalisateur nous revient avec une nouvelle itération du genre, Colony. Une œuvre politique, dans l&#8217;air du temps, qui interroge nos responsabilités individuelles et collectives à l&#8217;heure des pandémies. Balisé, mais efficace. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>De ses premiers pas à aujourd&rsquo;hui, la figure du zombie s&rsquo;est régulièrement réinventée au cinéma. Un genre en mutation permanente, dont le cinéaste sud-coréen Sang-ho Yeon a contribué à redonner des lettres de noblesse avec l&rsquo;énergique et surprenant <strong>Dernier train pour Busan</strong> en 2016. Après le décevant <strong><a href="https://movierama.fr/peninsula-de-chair-et-surtout-dos/" type="post" id="1821">Peninsula</a></strong>, le réalisateur nous revient avec une nouvelle itération du genre, <strong>Colony</strong>. Une œuvre politique, dans l&rsquo;air du temps, qui interroge nos responsabilités individuelles et collectives à l&rsquo;heure des pandémies. Balisé, mais efficace.</p>



<p>Dans un immeuble au cœur de Séoul, une mystérieuse contamination se répand. Une simple morsure suffit pour devenir un être violent et dénué de conscience. Face à cette situation, les autorités décident de boucler le gratte-ciel : personne ne peut s&rsquo;échapper. Les survivants se retrouvent piégés, ils doivent rester solidaires pour espérer s&rsquo;en sortir. Malheureusement pour eux, leurs stratagèmes sont rapidement mis à mal par les infectés, de plus en plus rapides et intelligents. Ils apprennent, mais comment ? Une lutte pour survivre s&rsquo;engage entre les deux groupes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Une œuvre politique, dans l&rsquo;air du temps, qui interroge nos responsabilités individuelles et collectives à l&rsquo;heure des pandémies</p>
</blockquote>



<p>Dans <strong>Colony</strong>, tout part d&rsquo;un malentendu : « les tragédies naissent d&rsquo;une mauvaise communication », peut-on entendre à plusieurs reprises. Le partage d&rsquo;information est le nerf de la guerre dans le film de Sang-ho Yeon, il fait et défait les alliances. L&rsquo;originalité du film tient dans la façon dont les zombies interagissent entre eux : ils ne sont pas une simple force de la nature, ils sont une civilisation en devenir, unie par un esprit commun. Ils forment une unité. Si l&rsquo;un d&rsquo;eux entend ou voit un survivant, il peut immédiatement partager l&rsquo;information par un réseau similaire à celui du « blob », cet intrigant organisme unicellulaire. Une interconnexion qui rend difficile, voire impossible, tout malentendu entre les membres d’un même groupe. Au passage, elle supprime aussi toute individualité : seule compte la pensée du chef autoritaire de la colonie. Le film oppose trois sphères à cette nouvelle humanité : politique, scientifique et publique. Chacune dispose de ses propres pouvoirs d’action, ses rôles et ses ordres. Le gratte-ciel se transforme en laboratoire social où le cinéaste questionne les choix et responsabilités de chacune de ces sphères. Les zombies sont le miroir de nos propres failles : l’effet de groupe peut nous rendre monstrueux. Vaut-il mieux être seul que mal accompagné ? Qui doit endosser la responsabilité d&rsquo;un choix aux conséquences collectives ? Apprend-on réellement de nos erreurs ? Les questions soulevées par le film sont aussi nombreuses que stimulantes.</p>



<p>Plus qu&rsquo;un parallèle avec la pandémie du Covid, <strong>Colony </strong>est une œuvre sur la difficulté de communiquer dans un monde saturé d&rsquo;enjeux sociétaux et individuels. Selon l’information dont nous disposons à un moment donné, une personne à secourir peut devenir une victime collatérale : une perte justifiée par un plus grand dessein. Là où Peninsula péchait par excès, privilégiant le grand spectacle à la profondeur de ses thématiques, <strong>Colony </strong>parvient à trouver un meilleur équilibre entre le fond et la forme. Dommage toutefois que la réalisation soit aussi balisée, manquant de mordant et d&rsquo;originalité, malgré quelques séquences bien trouvées. Nous sommes globalement en terrain connu, entre lieux communs et comportements attendus. Là où Sang-ho Yeon tire son épingle du jeu, c’est dans la façon dont il donne vie à son idée de colonie interconnectée, notamment grâce à l’excellent travail sonore du film. Un honnête et pertinent divertissement horrifique.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sang-Ho Yeon<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Corée du Sud<br><strong>GENRE </strong>: Horreur<br><strong>AVEC : </strong>Gianna Jun, Kyo-hwan Koo, Ji Chang-Wook<br><strong>DURÉE : </strong>2h02<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>ARP Sélection<br><strong>SORTIE LE </strong>27 mai 2026</pre>
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		<title>Father : dans l’œil du cyclone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 12:07:55 +0000</pubDate>
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<p>Le film a été présenté pour la première fois à la Mostra de Venise en 2025 pour le prix Orizzonti du meilleur film. Il obtient l’œil d’Or du meilleur long-métrage au Festival du Film de Zurich et celui du meilleur film au Festival de Stockholm. La réalisatrice slovaque, habitant entre Prague et New-York, aborde un sujet particulièrement difficile qui met à contribution tout le talent possible des acteurs mais nécessite aussi un scénario à l’écriture subtile. Michal et Zuzka forment un couple heureux et solidement établi dans la société. Lui est directeur d’un journal dont l’avenir est en balance et il doit gérer l’arrivée dans son équipe d’une personnalité chargée d’apurer la situation comptable. Elle travaille aussi de son côté. Ils ont une petite fille de deux ans, Dominika, qu’ils chérissent plus que tout. Le début du film nous montre la complicité évidente du père avec sa petite fille et les efforts qu’il fait pour lui être agréable. Il a d’ailleurs acheté un tout nouveau siège enfant pour elle car il doit l’emmener en voiture jusqu’à la crèche. Le film procède par longs plans-séquences du point de vue du père&nbsp;: nous vivons les évènements avec lui, proche de lui et comme à sa place.</p>



<p>La première partie du film, avant que ne survienne le drame, nous plonge dans le quotidien de Michal qui court à pied, prend sa douche, s’habille, s’occupe de Dominika, l’installe dans sa voiture et prend la route du journal. S’ensuivent une série d’actions aussi nombreuses que diverses où on assiste à une concentration du temps ou plutôt au resserrement d’un grand nombre d’actions dans un temps relativement court, qui souligne le caractère préoccupé, voire très occupé, de la journée de Michal. Ceci interviendra <em>a posteriori</em> comme une façon à visée explicative de déterminer le drame. Encore une fois, nous vivons les choses de l’intérieur et en accord avec son regard nous croyons voir ce qu’il perçoit comme la réalité. Une réalité trompeuse en vérité qui est à l’origine du drame. Celui-ci est sans doute le plus affreux que l’on puisse connaître et engage la responsabilité de Michal qui n’en peut mais de se sentir coupable malgré l’explication clinique du phénomène. En effet, ce dernier passe par toutes les phases du deuil, de la culpabilité à la dépression en passant par une tentative d’auto-justification de son geste. Nous suivons avec la caméra en gros plan et scrutons les moindres émotions du personnage, nous rendant solidaires de son destin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>La publicité organisée autour de ce genre d’affaires laisse ici place au sentiment des acteurs du drame eux-mêmes et le film investigue à travers les réactions des personnages ce qu’on peut ressortir de ce type d’évènement</p>
</blockquote>



<p>La conception de ces longs plans-séquences a demandé une extrême précision et une préparation intense pour prévoir tous les mouvements de caméra afin de les synchroniser avec le mouvement des acteurs en plein jeu, passant d’une voiture en marche à la steadycam puis à une grue. Au moment du procès, Michal ressent comme une sensation de vertige et la caméra s’égare parmi les hauteurs de la salle tandis que le bruit extérieur à la source duquel va chercher la caméra en visant à travers la fenêtre fait entendre des cris d’enfants qui jouent, soulignant le manque affectif dont souffre Michal tout en rappelant de façon obsessionnelle le drame. La question reste de savoir si le couple – ou comment – va traverser cette crise brutale. Mais à aucun moment le film ne porte de jugement sur les personnages, nous laissant libres de réfléchir à ce que nous aurions fait à leur place et si la même chose pourrait nous arriver.</p>



<p>La publicité organisée autour de ce genre d’affaires laisse ici place au sentiment des acteurs du drame eux-mêmes et le film investigue à travers les réactions des personnages ce qu’on peut ressortir de ce type d’évènement, car il est aussi une histoire d’amour et celle d’un couple qui doit faire face à l’impensable avec le déchirement personnel que cela implique : Michal en appelle même à la sévérité de la justice contre lui-même, portant tout le poids de la culpabilité sur ses épaules et la relation de couple avec Zuzka est entièrement remise en question. La pression extérieure est intense et se fait durement ressentir avec l’étreinte exercée par les journalistes sur Michal et son procès, par le public – à travers Internet ou le vieil homme qui porte une pancarte – ainsi même que par sa collaboratrice du journal qui vitupère contre lui alors qu’elle se croit à l’abri d’être entendue. Mais il faut bien dire que cette attaque en règle se brise contre l’humanité du personnage de Michal et l’amour qu’il porte en lui pour sa fille comme pour sa compagne. Une exploration des pensées et des sentiments les plus intimes que peut vivre un homme en plein drame.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Tereza Nvotova<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Slovaquie, République tchèque, Pologne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Milan Ondrik, Dominika Moravkova, Peter Bebjak<br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Epicentre Films<br><strong>SORTIE LE </strong>27 mai 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/">Father : dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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		<title>Autofiction : dans les méandres de la création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 11:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pedro Almodóvar&#160;est venu tellement de fois au Festival de Cannes, quasiment à chaque film (depuis Tout sur ma mère, sa première participation, les rares exceptions étant Parle avec elle, Les Amants passagers et les récents Madres paralelas et La Chambre d&#8217;à côté) que peu lui importe désormais, les prix ou l&#8217;absence de prix. Alors que son statut de grand cinéaste pourrait lui permettre sans difficulté de se trouver hors compétition, Almodóvar&#160;continue à participer pour la beauté du geste, comme dirait [&#8230;]</p>
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<p>Pedro Almodóvar&nbsp;est venu tellement de fois au Festival de Cannes, quasiment à chaque film (depuis <strong>Tout sur ma mère</strong>, sa première participation, les rares exceptions étant <strong>Parle avec</strong> <strong>elle</strong>, <strong>Les Amants passagers</strong> et les récents <strong><a href="https://movierama.fr/madres-paralelas-la-vie-nest-pas-un-long-fleuve-tranquille/">Madres paralelas</a></strong> et<strong><a href="https://movierama.fr/la-chambre-da-cote-sonate-dhiver/"> La Chambre d&rsquo;à côté</a></strong>) que peu lui importe désormais, les prix ou l&rsquo;absence de prix. Alors que son statut de grand cinéaste pourrait lui permettre sans difficulté de se trouver hors compétition, Almodóvar&nbsp;continue à participer pour la beauté du geste, comme dirait Leos Carax. L&rsquo;essentiel est de participer, énonçait Pierre de Coubertin. Tout le monde sur la planète cinéma connaît Almodóvar, son style baroque et flamboyant, ses flash-backs et forwards un peu systématiques, son goût du mélodrame et des couleurs, ses récits-gigognes. <strong>Autofiction </strong>en est justement un, à rapprocher d&rsquo;<strong>Etreintes brisées</strong> (mise en abyme du cinéma) et de <strong>Douleur et gloire</strong> (mise en abyme de l&rsquo;autobiographie). Cette fois-ci, Almodóvar&nbsp;met en parallèle une fiction cinématographique élaborée par un metteur en scène et la vie de ce même cinéaste dans laquelle il puise pour créer cette autofiction.  </p>



<p>En 2004, après le décès de sa mère en décembre, Elsa, réalisatrice de publicités, se réfugie dans le travail pour surmonter son&nbsp;deuil. Lorsqu&rsquo;une&nbsp;crise d&rsquo;angoisse&nbsp;l&rsquo;oblige à faire une pause, elle décide de partir à&nbsp;Lanzarote&nbsp;avec son amie Patricia pendant le long week-end de la&nbsp;fête de la Constitution&nbsp;de 2004, tandis que son petit ami (Bonifacio,&nbsp;strip-teaseur et pompier) reste à Madrid. En 2025, le cinéaste Raúl écrit un scénario qui s&rsquo;avère être l&rsquo;histoire d&rsquo;Elsa, l&rsquo;alter ego&nbsp;de Raúl. Raúl se plonge dans l&rsquo;autofiction&nbsp;pour surmonter sa&nbsp;panne d&rsquo;inspiration, et s&rsquo;inspire de sa propre vie, de son petit ami Santi et de son assistante Mónica.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Un film mineur d’Almodóvar mais qui s’assume consciemment en tant que tel, ce qui fait que, paradoxalement, on peut y éprouver bien plus de plaisir que dans des opus présumés majeurs </p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Dans un univers toujours aussi coloré que d&rsquo;habitude, Almodóvar (depuis belle lurette, il ne signe plus ses films que de son seul nom) nous présente cette fois-ci un film sur la création en train de se faire. On l&rsquo;avait laissé sur l&rsquo;impression mélancolique, voire très funèbre de <strong>La Chambre d&rsquo;à côté.</strong> La première impression en voyant son nouveau film, c&rsquo;est le plaisir de le retrouver avec de la vitalité, de la joie et de l&rsquo;humour (toujours aussi corrosif). Almodóvar a toujours envie de vivre et d&rsquo;en découdre, et il le fait bien savoir dans son film, au cas où certains en auraient douté. On aura ainsi droit à un numéro de strip-tease masculin qui donnera des vapeurs à certaines (voire certains) et à des échanges dialogués hors pair, en particulier sur la notion de film culte. Le dialogue d&rsquo;Almodóvar fuse comme à ses plus belles heures et nous ne boudons pas notre bonheur. </p>



<p>Mais l&rsquo;Almodóvar d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est et restera toujours mélancolique. Le personnage de la fiction, Elsa souffre de crises d&rsquo;angoisse ; dans la réalité, son assistante a confié au cinéaste Raúl l&rsquo;histoire du suicide de son amie Natalia, histoire qu&rsquo;il va utiliser sans sa permission dans son scénario. Donc le mélodrame indissociable de la majorité de l&rsquo;oeuvre d&rsquo;Almodóvar va finir par rattraper le film et le faire basculer du côté de la gravité. </p>



<p><strong>Autofiction </strong>(Noël&nbsp;amer, en version espagnole, d&rsquo;après le titre du scénario du film de Raúl) est un film mineur d&rsquo;Almodóvar mais qui s&rsquo;assume consciemment en tant que tel, ce qui fait que, paradoxalement, on peut y éprouver bien plus de plaisir que dans des opus présumés majeurs comme <strong>Douleur et gloire</strong> ou <strong><a href="https://movierama.fr/la-chambre-da-cote-sonate-dhiver/">La Chambre d&rsquo;à côté</a></strong>. Almodóvar désamorce d&#8217;emblée toute critique en faisant lui-même sa propre autocritique, en décrivant son alter ego comme un auteur en manque d&rsquo;inspiration, obligé de puiser dans des éléments de sa vie et de celle de ses proches pour faire encore illusion, et en évoquant lui-même cette notion de film mineur qui doit le tarauder. On peut noter tout de même que Almodovar renouvelle ici quasiment toute sa distribution en faisant appel à des comédiens jamais employés dans sa filmographie. </p>



<p>Or, si aucun élément ne surprend vraiment (la vivacité comique évoquant les comédies de sa jeunesse, avec des piques adressées à Netflix ou des comparaisons immodestes avec Bergman et Fellini ; la mélancolie des dernières oeuvres finissant par envahir l&rsquo;ensemble) ni même le mélange des deux (Almodóvar étant un spécialiste des récits en forme de poupées russes), l&rsquo;ensemble semble véritablement mineur. Mais c&rsquo;est au moment où on ne l&rsquo;attend plus, que Almodóvar sort une incroyable dernière carte, une séquence fabuleuse de conversation furibarde à couteaux tirés entre le cinéaste et son assistante, où elle lui reproche sa malhonnêteté et sa traîtrise créatrice. Or si l&rsquo;ensemble se révèle objectivement mineur, cette pénultième séquence ne l&rsquo;est assurément pas. Raúl y trouve la source d&rsquo;inspiration pour modifier son scénario et tout centrer autour de la figure de son assistante. Le créateur a retrouvé sa loi du désir. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Pedro Almodóvar <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  espagnole <br><strong>GENRE </strong>: comédie dramatique <br><strong>AVEC : </strong> Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo, Patrick Criado, Milena Smit, Quim Gutiérrez, Rossy de Palma<br><strong>DURÉE : </strong>1h51 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Pathé Films <br><strong>SORTIE LE </strong>20 mai 2026 </pre>
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		<title>L&#8217;être aimé : le poids de la culpabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2026 18:47:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après quatre thrillers de suite (Que Dios nos perdone, El Reino, Madre et As Bestas) qui lui ont permis d&#8217;imprimer sa marque dans le cinéma contemporain, Rodrigo Sorogoyen a décidé de changer de genre, se dirigeant vers le mélodrame familial, agrémenté d&#8217;un classique dans le cinéma d&#8217;auteur, le film sur le tournage d&#8217;un film, mise en abyme assurée. L&#8217;être aimé assume délibérément un changement de genre, un virage vers une forme a priori plus noble et ambitieuse, le risque pour [&#8230;]</p>
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<p>Après quatre thrillers de suite (<strong>Que Dios nos perdone</strong>, <strong>El Reino</strong>, <strong>Madre </strong>et <strong>As Bestas</strong>) qui lui ont permis d&rsquo;imprimer sa marque dans le cinéma contemporain, Rodrigo Sorogoyen a décidé de changer de genre, se dirigeant vers le mélodrame familial, agrémenté d&rsquo;un classique dans le cinéma d&rsquo;auteur, le film sur le tournage d&rsquo;un film, mise en abyme assurée. <strong>L&rsquo;être aimé </strong>assume délibérément un changement de genre, un virage vers une forme a priori plus noble et ambitieuse, le risque pour Sorogoyen étant de se perdre dans les sables mouvants de l&rsquo;auteurisme. Ce n&rsquo;est pas le cas avec<strong>L&rsquo;Etre aimé</strong> qui, en dépit de quelques imperfections, parvient à tenir son pari d&rsquo;un renouvellement de style et d&rsquo;univers, quelque part entre<a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/"> <strong>Valeur sentimentale</strong> </a>de Joachim Trier et <strong>Le Mépris</strong> de Jean-Luc Godard.</p>



<p>Réalisateur mondialement célèbre, Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille, Emilia, qu’il n’a pas vue depuis treize ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu’à l’occasion de ce tournage, elle va se confronter à un homme qu’elle n’a jamais pu considérer comme un père. Le poids du passé menace de rouvrir leurs blessures.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>L&rsquo;Etre aimé</strong> qui, en dépit de quelques imperfections, parvient à tenir son pari d&rsquo;un renouvellement de style et d&rsquo;univers, quelque part entre <strong><a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/">Valeur sentimentale</a></strong> de Joachim Trier et <strong>Le Mépris</strong> de Jean-Luc Godard.</p>
</blockquote>



<p>Le film de Rodrigo Sorogoyen commence assez fort avec une séquence de retrouvailles au restaurant d&rsquo;un père, cinéaste célèbre, et de sa fille qu&rsquo;il a perdue de vue depuis treize ans. Cette séquence, sans crier gare, va s&rsquo;étendre jusqu&rsquo;à faire vingt minutes, passant du plaisir des retrouvailles à l&rsquo;amertume du temps perdu, allant jusqu&rsquo;à évoquer en moins tendue et agressive, la fameuse séquence introductive d&rsquo;affrontement dialogué à couteaux tirés de <strong>The Social Network </strong>de David Fincher, entre Rooney Mara et Jesse Eisenberg, à la différence qu&rsquo;elle est filmée en plans beaucoup plus serrés, ne perdant rien des nuances des expressions de Javier Bardem et Victoria Luengo. En l&rsquo;occurrence, Sorogoyen marque les esprits en organisant cette rencontre de virtuoses de l&rsquo;art dramatique, Bardem excellant en père prodigue et Victoria Luengo se révélant au plus haut niveau en fille délaissée. L&rsquo;incompréhension se révélera finalement totale lorsque le père évoquera des sorties au cinéma qui demeurent parmi ses meilleurs souvenirs alors qu&rsquo;ils représentaient un calvaire pour Emilia. Le contrat mis en place entre le père et la fille ressemble beaucoup à celui que voudrait mettre en scène Gustav Borg dans <strong><a href="https://movierama.fr/valeur-sentimentale-la-tentation-du-vertige/">Valeur sentimentale</a></strong> pour sa fille Nora,</p>



<p>Ensuite à partir de la quarantième minute, le tournage commence, mise en abyme de film dans le film, grand classique du cinéma. Bien plus que <strong>La Nuit américaine</strong> de Truffaut, trop bon enfant, le tournage chaotique et difficile du film d&rsquo;Esteban Martinez évoque plutôt celui du <strong>Mépris </strong>(qu&rsquo;on ne voit quasiment pas pendant le film de Godard) ou celui de <strong>Prenez garde à la sainte putain</strong> de Rainer Werner Fassbinder. De la même manière que pour la séquence introductive, Sorogoyen marque les esprits par une séquence de tournage de repas qui va virer au drame et obliger à remplacer le directeur de la photographie. </p>



<p>Le film tourné ainsi que le tournage ressemblent plutôt donc à ceux de Godard et d&rsquo;Antonioni, ce qui montre le chemin parcouru par Sorogoyen qui ne se considère plus comme un simple pourvoyeur de cinéma à grands frissons. Le souci, c&rsquo;est que, dans sa quête de légitimité artistique, il se livre gratuitement à des coquetteries stylistiques (changement de ratio, passage de la couleur au noir et blanc) qui s&rsquo;avèrent totalement dépourvus de sens. Heureusement, sa direction d&rsquo;acteurs et son tandem central Bardem-Luengo se révèlent être suffisamment solides pour maintenir l&rsquo;intérêt pendant tout le film, envers deux personnages entre lesquels un mur d&rsquo;incompréhension existera presque toujours. </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Rodrigo Sorogoyen<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  espagnole <br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong>Javier Bardem, Victoria Luengo, Raúl Arévalo<br><strong>DURÉE : </strong>2h15 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Le Pacte <br><strong>SORTIE LE </strong>16 mai 2026 </pre>
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		<title>Histoires parallèles : brève histoire de voyeurisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 10:59:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Asghar Farhadi est l&#8217;un des plus primés de tous les cinéastes iraniens : à Cannes, Grand Prix du jury pour Un Héros, Prix du Scénario pour Le Client, Oscar du meilleur film étranger (Une Séparation, Le Client). Depuis Abbas Kiarostami et le renouveau qu&#8217;il a créé pour le cinéma iranien, il s&#8217;est inscrit dans cette mouvance au même titre qu&#8217;un Jafar Panahi ou un Mohammad Rasoulof qui ont fait les belles heures cannoises de ces dernières années. Dans un contexte [&#8230;]</p>
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<p>Asghar Farhadi est l&rsquo;un des plus primés de tous les cinéastes iraniens : à Cannes, Grand Prix du jury pour <strong>Un Héros</strong>, Prix du Scénario pour <strong>Le Client</strong>, Oscar du meilleur film étranger (<strong>Une Séparation</strong>, <strong>Le Client</strong>). Depuis Abbas Kiarostami et le renouveau qu&rsquo;il a créé pour le cinéma iranien, il s&rsquo;est inscrit dans cette mouvance au même titre qu&rsquo;un Jafar Panahi ou un Mohammad Rasoulof qui ont fait les belles heures cannoises de ces dernières années. Dans un contexte international troublé où l&rsquo;Iran occupe une place tristement privilégiée, on attendait avec intérêt sa nouvelle oeuvre filmée cette fois-ci à Paris avec une distribution prestigieuse recrutée en France. <strong>Histoires parallèles</strong> est ainsi une oeuvre intrigante sur les rapports entre réalité et fiction, image et son, écriture et imaginaire.</p>



<p>En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand<br>elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va<br>bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur<br>réalité à tous.</p>



<p></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il semble que Farhadi, coupé de sa source d&rsquo;inspiration principale, son pays, ne puisse renouveler réellement son inspiration, ce qui est parfois le lot de cinéastes exilés dans d&rsquo;autres contrées pour l&rsquo;exercice de leur art.  </p>
</blockquote>



<p>Le film commence de manière plutôt passionnante : un jeune homme, Adam (Adam Bessa) débarque à Paris sans le sou. Dans le métro, il vole au secours de Céline (India Hair) qui s&rsquo;est fait voler son portefeuille, ce qui lui permet d&rsquo;être embauché pour servir d&rsquo;homme à tout faire à la mère de Céline, Sylvie (Isabelle Huppert), une écrivaine qui sort à peine de chez elle. Afin de trouver l&rsquo;inspiration, elle espionne ses voisins d&rsquo;en-face grâce à un télescope. Dans le nouveau roman qu&rsquo;elle est en train d&rsquo;écrire, elle leur invente une vie imaginaire qu&rsquo;elle transcende par l&rsquo;écriture.</p>



<p>Une fausse rumeur avait indiqué que <strong>Histoires parallèles</strong> se déroulait pendant la période des attentats du Bataclan. Que nenni! Se passant à une époque contemporaine, sans repères temporels particuliers, Farhadi orchestre en fait un va-et-vient entre réalité et fiction. On fait d&rsquo;abord connaissance avec les personnages imaginés par Sylvie dans son roman, à partir de silhouettes observées de sa fenêtre, Anna, Nicolas et Théo, avant que Adam, poussé par un désir de curiosité plus ou moins légitime, ne traverse la rue et décide de faire connaissance avec les modèles réels de ces personnages imaginaires, Nita, Pierre et Christophe (respectivement Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney). Car Adam a lu des extraits du roman rédigé par Sylvie et voudrait bien savoir si le réel correspond à la fiction, voire influer sur la vie de ces personnes devenues des personnages. Véritablement manipulateur et vampirisant sous des airs faussement doucereux, Adam (Adam Bessa, très juste, déjà remarqué dans <strong>Harka </strong>et <strong>Les Fantômes</strong>) va semer le désordre dans les vies des modèles des personnages fictionnels.</p>



<p>C&rsquo;est bien là où le bât blesse, Le jeu va s&rsquo;avérer dangereux et extrêmement pervers pour les protagonistes, et surtout tourner progressivement à vide pour les spectateurs. Car si, pendant une heure, l&rsquo;intrigue sera menée tambour battant, jouant à satiété des effets de montage, pour raccorder écriture et réalité, ou montrer leurs divergences, elle finit par s&rsquo;étioler au fur et à mesure du film. La mise en parallèle fiction/réalité perd de sa pertinence et de son originalité, par abus de répétition du procédé. Comme les personnages observés travaillent dans un studio de post-synchronisation de films, Farhadi opère un parallélisme entre la vue à longue distance effectuée par Sylvie et les sons produits par le trio de personnages. </p>



<p>Malheureusement l&rsquo;opposition image voyeuriste et son élaboré par un studio de post-synchronisation demeure fondamentalement scolaire et ne révèle aucunement l&rsquo;intériorité des personnages. Ce qui n&rsquo;était nullement le cas du modèle qui a directement influencé Farhadi, <strong>Brève histoire d&rsquo;amour</strong> aka <strong>Le Décalogue numéro 6</strong>, de Krysztof Kieslowski, qui dévoilait progressivement la nudité des âmes de ses protagonistes. Devant la formidable simplicité du Kieslowski, une des plus belles histoires de voyeurisme jamais filmées, puisque débouchant sur une expression naturelle des sentiments, sans jamais dériver vers la mièvrerie d&rsquo;une fin heureuse, on se dit que Farhadi a peut-être davantage accumulé divers couches narratives, pour aboutir à un résultat finalement assez vain. Car <strong>Histoires parallèles</strong> aboutit à une sorte de pladoyer pro #MeToo sans qu&rsquo;on ne partage jamais les sentiments ou les émotions des personnages, réduits à de vaines gesticulations de pantins sans âme et à des déclamations de dialogues assez plats.  Souvent « less is more », ce qui était le cas chez Kieslowski, et en l&rsquo;occurrence, c&rsquo;est plutôt l&rsquo;inverse, en dépit de l&rsquo;octroi d&rsquo;une durée généreuse de 2h20. Sans être pour autant déshonorant, <strong>Histoires parallèles</strong> semble souffrir de la même crise d&rsquo;inspiration que sa protagoniste Sylvie, obligé de regarder chez ses voisins, tout comme Farhadi a été obligé de chercher l&rsquo;inspiration chez Kieslowski. </p>



<p>Asghar Farhadi avait déjà rencontré des expériences peu concluantes dans ses films internationaux, en témoigne son <strong>Everybody knows</strong> espagnol qui a laissé peu de souvenirs en film d&rsquo;ouverture, ou même son premier tournage français, <strong>Le Passé</strong>, en 2013, treize ans auparavant, qui avait permis à Bérénice Béjo d&rsquo;obtenir un Prix d&rsquo;interprétation féminine, ce qui avait caché la faiblesse du propos général. Il semble que Farhadi, coupé de sa source d&rsquo;inspiration principale, son pays, ne puisse renouveler réellement son inspiration, ce qui est parfois le lot de cinéastes exilés dans d&rsquo;autres contrées pour l&rsquo;exercice de leur art.  </p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Asghar Farhadi <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française, iranienne <br><strong>GENRE </strong>: drame <br><strong>AVEC : </strong>Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, Pierre Niney, Adam Bessa, India Hair<br><strong>DURÉE : </strong>2h20 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Memento Distribution <br><strong>SORTIE LE </strong>14 mai 2026 </pre>
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		<title>La Vénus électrique : une comédie romantique (et mélancolique) enlevée et gracieuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 22:32:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté en ouverture du 79ème Festival de Cannes, La Vénus électrique marque le grand retour de Pierre Salvadori à la comédie romantique, dans un film aussi élégant que mélancolique. Le long-métrage séduit par son rythme, son écriture précise et sa capacité à mêler plusieurs tonalités sans jamais perdre son équilibre. Derrière ses airs de comédie légère se cache en réalité une œuvre plus profonde qu’elle n’en a l’air, traversée par le deuil, le mensonge et le besoin de croire aux [&#8230;]</p>
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<p>Présenté en ouverture du 79ème Festival de Cannes, <strong>La Vénus électrique</strong> marque le grand retour de Pierre Salvadori à la comédie romantique, dans un film aussi élégant que mélancolique. Le long-métrage séduit par son rythme, son écriture précise et sa capacité à mêler plusieurs tonalités sans jamais perdre son équilibre. Derrière ses airs de comédie légère se cache en réalité une œuvre plus profonde qu’elle n’en a l’air, traversée par le deuil, le mensonge et le besoin de croire aux illusions. Salvadori transforme ainsi son récit en véritable réflexion sur le spectacle en général, et le cinéma lui-même : un théâtre de faux-semblants où chacun joue un rôle pour survivre à la réalité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Salvadori transforme ainsi son récit en véritable réflexion sur le spectacle en général, et le cinéma lui-même : un théâtre de faux-semblants où chacun joue un rôle pour survivre à la réalité.</p>
</blockquote>



<p>Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d&rsquo;ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l&rsquo;inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…</p>



<p>Le scénario, écrit par Pierre Salvadori, sur une idée de Rebecca Zlotowski et de Robin Campillo, parvient dans un étonnant numéro d’équilibriste à faire cohabiter tragédie, légèreté, romantisme et macabre. Le film joue constamment sur les quiproquos et les faux-semblants, tout en restant extrêmement fluide et accessible. Mieux, le long métrage ne prétend jamais se moquer ni de ses personnages ni de ses spectateurs. Si certaines scènes font rire et assument un aspect théâtral indéniable, l’ensemble est intelligent et assez subtil. En résumé, on se situe davantage dans un univers à la Bruno Podalydès que dans celui d’un Jean-Pierre Jeunet.</p>



<p>La grande réussite du film réside également dans sa mise en scène. Salvadori filme les décors parisiens comme des espaces de représentation, presque des plateaux de théâtre, où chaque personnage invente sa propre fiction. Certaines idées visuelles rappellent autant le cinéma muet que les grandes comédies sophistiquées hollywoodiennes, avec plusieurs références cinématographiques disséminées dans le récit. Le film est très bien dialogué, souvent drôle, mais sans jamais sacrifier l’émotion. Cette manière de faire coexister humour et tristesse (que l’on retrouve dans la jolie musique signée Camille Bazbaz) donne au film une vraie singularité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Certaines idées visuelles rappellent autant le cinéma muet que les grandes comédies sophistiquées hollywoodiennes</p>
</blockquote>



<p>Côté interprétation, le casting fonctionne. Anaïs Demoustier, Vimala Pons, Pio Marmaï et Gilles Lellouche sont tous excellents, et l’on sent chez eux un réel plaisir de jeu. Leur énergie collective participe énormément au charme du film, notamment dans les scènes de manipulation et de quiproquos, qui reposent sur un sens du rythme très précis.</p>



<p>Avec cette comédie romantique burlesque, mélancolique et profondément cinéphile, et qui lorgne du côté de la fable douce-amère, <strong>La Vénus électrique</strong> réussit à être bien plus qu’un simple divertissement. Pierre Salvadori signe un film vivant, intelligent et émouvant, qui interroge notre besoin d’illusion tout en célébrant le pouvoir du cinéma. Une très belle surprise, portée par une écriture subtile et des acteurs inspirés.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Pierre Salvadori<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France, Belgique<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, romance<br><strong>AVEC : </strong>Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimala Pons<br><strong>DURÉE : </strong>2h02<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Diaphana Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>12 mai 2026</pre>
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		<title>L&#8217; Abandon : le petit soldat de la République</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 22:01:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis l&#8217;assassinat tragique de Samuel Paty le 16 octobre 2020, on se doutait que ce drame impactant au plus profond la République française allait forcément inspirer un film, qu&#8217;il soit de cinéma ou de télévision. C&#8217;est chose faite avec L&#8217;Abandon de Vincent Garenq, adaptation du livre de Stéphane Simon, Les Derniers jours de Samuel Paty. Il relate en effet les onze derniers jours de l&#8217;existence de ce professeur d&#8217;histoire géographie dans un collège de Conflans Sainte-Honorine, anonyme au départ devenu [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis l&rsquo;assassinat tragique de Samuel Paty le 16 octobre 2020, on se doutait que ce drame impactant au plus profond la République française allait forcément inspirer un film, qu&rsquo;il soit de cinéma ou de télévision. C&rsquo;est chose faite avec <strong>L&rsquo;Abandon </strong>de Vincent Garenq, adaptation du livre de Stéphane Simon, <strong>Les Derniers jours de Samuel Paty</strong>. Il relate en effet les onze derniers jours de l&rsquo;existence de ce professeur d&rsquo;histoire géographie dans un collège de Conflans Sainte-Honorine, anonyme au départ devenu par la fatalité du destin un martyr de la République. <strong>L&rsquo;Abandon</strong> retrace ainsi avec exactitude et précision jour après jour l&rsquo;engrenage qui a conduit au résultat épouvantable de la mort de Samuel Paty. </p>



<p>Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>L&rsquo;Abandon</strong> permet de se faire une idée très précise et fidèle de ce qui s&rsquo;est passé à cette époque, en suscitant le débat mais sans prendre parti, ce qui constitue la grande force du film mais aussi sa limite principale.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p>Vincent Garenq, ancien diplômé de la FEMIS section réalisation en 1992, a surtout tourné des documentaires et des fictions pour la télévision, avant de devenir metteur en scène de cinéma en 2008 avec une comédie dramatique sur l&rsquo;homoparentalité, <strong>Comme les autres</strong>. Depuis, il s&rsquo;est spécialisé dans la restitution d&rsquo;affaires politico-judiciaires (Clearstream, Outreau, Dieter Krombach, etc.) Il paraissait donc le bon client pour mettre en scène l&rsquo;affaire Samuel Paty. <strong>L&rsquo;Abandon</strong> bénéficie ainsi d&rsquo;une reconstitution très précise, jour après jour, &#8211; à la ligne de dialogue près-, quasiment documentaire de l&rsquo;agenda des onze derniers jours de ce professeur d&rsquo;histoire géo.  On pouvait certainement faire confiance à Vincent Garenq pour effectuer un très bon travail, en étant le plus proche possible des faits qui se sont déroulés. </p>



<p>Pour la première fois, en rôle principal, Antoine Reinartz, remarqué en second rôle dans <strong>120 battements par minute</strong> et surtout <strong>Anatomie d&rsquo;une chute</strong> en procureur intraitable, prouve à nouveau l&rsquo;excellence incontestable de son jeu d&rsquo;acteur. Respectueux de chacun, parfois indécis, profondément tolérant, Samuel Paty prend une dimension humaine d&rsquo;incarnation, sensible et à fleur de peau, qui peut le rendre proche de tout spectateur. Le reste du casting (Emmanuelle Bercot en principale du collège, les collègues de Samuel, les référents académiques, les élèves, leurs parents) se révèle parfaitement à l&rsquo;unisson et criant de vérité. </p>



<p>Pourtant, si<strong> L&rsquo;Abandon</strong> reconstitue très bien les circonstances de l&rsquo;engrenage qui a mené à cette mort tragique, il manque de distance par rapport aux faits et de point de vue sur son histoire, se contentant d&rsquo;un bout-à-bout de tous les jours ayant contribué à la progression de ce drame. Par exemple, le film commence par un court prologue qui fait entendre sur des images de Samuel Paty marchant de dos le 16 octobre vers son destin, la voix d&rsquo;outre-tombe du professeur avouant qu&rsquo;il aurait préféré rester anonyme : « <em>je n&rsquo;ai jamais rêvé d&rsquo;être un héros&#8230;mais que ma vie ait un sens&#8230;qu&rsquo;elle serve à quelque chose. Je n&rsquo;imaginais pas être exaucé à ce point</em>« .   Le film aurait pu se passer cet incipit maladroit faisant intervenir Samuel Paty à la manière de William Holden dans<strong> Sunset Boulevard</strong>.   Paty est souvent filmé de dos, de manière très dardennienne, la caméra se concentrant plus ou moins volontairement sur sa nuque, ce qui va susciter à chaque fois un certain malaise, au souvenir de ce qui est arrivé au pauvre professeur. </p>



<p>Si le film ne verse pas dans le politiquement correct et met directement en cause la jeune élève Bachira Saidi qui a dénoncé sans avoir même assisté au cours « litigieux », son professeur, il eût été possible pour Samuel Paty de concevoir son cours sur la liberté d&rsquo;expression, en ne montrant pas toutes les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo, mais seulement quelques-unes, en évitant de montrer celles qui le montrait nu. Il aurait dû comprendre que cela pouvait avoir un caractère offensant envers les membres d&rsquo;une certaine communauté. Il l&rsquo;avait d&rsquo;ailleurs d&rsquo;une certaine manière compris en proposant aux élèves qui ne souhaitaient pas regardé ces caricatures de sortir de la classe. Mais ce faisant, il s&rsquo;exposait à une accusation de discrimination envers certains élèves alors qu&rsquo;il aurait peut-être dû aménager son cours en fonction des diverses sensibilités religieuses. Cette erreur fatale lui a coûté la vie. Car malheureusement Samuel Paty aurait aussi pu éviter ce drame, en contrôlant mieux son cours au départ, même si ses intentions étaient irréprochables. </p>



<p>Certes le film ne permet pas d&rsquo;exclure, loin de là, la responsabilité du père Saidi dans l&rsquo;aggravation du drame, en accusant Samuel Paty nommément dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Mais Vincent Garenq a tenu à respecter une certaine neutralité à l&rsquo;égard des acteurs de ce drame, en évitant de les mettre trop ouvertement en cause. Il en est ainsi de la police et des responsables administratifs qui n&rsquo;ont pas fait grand&rsquo;chose pour protéger l&rsquo;infortuné professeur. Tel quel, <strong>L&rsquo;Abandon</strong> permet de se faire une idée très précise et fidèle de ce qui s&rsquo;est passé à cette époque, en suscitant le débat mais sans prendre parti, ce qui constitue la grande force du film mais aussi sa limite principale. </p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Vincent Garenq <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  française <br><strong>GENRE </strong>: drame<br><strong>AVEC : </strong> Antoine Reinartz, Emmanuelle Bercot, Emma Boumali<br><strong>DURÉE : </strong>1h40 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>UGC Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>13 mai 2026 </pre>
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		<title>Festival de Cannes 2026 : notre couverture complète</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre LARVOL]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 08:24:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVAL]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet article est régulièrement mis à jour (dernière MAJ le 22 mai 2026) Du 12 au 23 mai 2026, retrouvez notre couverture complète de cette 79ème édition du Festival de Cannes : nos critiques des films projetés, nos photos de l&#8217;évènement et plus encore. Vivez le festival avec MovieRama ! Tout savoir sur l&#8217;édition 2026 du Festival de Cannes Demandez le programme ! Nos critiques des films projetés &#62; SELECTION OFFICIELLE En compétition Hors compétition Un Certain Regard Cannes Première [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<pre class="wp-block-verse has-text-align-center"><em>Cet article est régulièrement mis à jour (dernière MAJ le 22 mai 2026)</em></pre>



<p><strong>Du 12 au 23 mai 2026, retrouvez notre couverture complète de cette 79ème édition du Festival de Cannes : nos critiques des films projetés, nos photos de l&rsquo;évènement et plus encore.</strong> <strong>Vivez le festival avec MovieRama !</strong></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center has-luminous-vivid-amber-color has-text-color" id="tout-savoir-sur-l-edition-2022-du-festival-de-cannes">Tout savoir sur l&rsquo;édition 2026 du Festival de Cannes</h2>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p><strong>Demandez le programme !</strong></p>



<ul class="wp-block-list has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">
<li><a href="https://movierama.fr/selection-officielle-du-festival-de-cannes-2026-analyse-et-decryptage-changement-depoque-en-cours/">LA SÉLECTION OFFICIELLE. ANALYSE ET DÉCRYPTAGE</a></li>



<li><a href="https://movierama.fr/une-immersion-globalement-peu-convaincante-au-carlton/">Compétition immersive au Carlton</a></li>
</ul>



<div class="wp-block-buttons is-horizontal is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-499968f5 wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-100"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-black-background-color has-text-color has-background wp-element-button" href="https://movierama.fr/category/festivals/cannes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Toute l&rsquo;actualité du Festival de Cannes</strong></a></div>
</div>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-center" id="nos-critiques-des-films-projetes">Nos critiques des films projetés</h2>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p><strong>&gt;</strong> SELECTION OFFICIELLE</p>



<p>En compétition</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://movierama.fr/quelques-jours-a-nagi-une-semaine-de-vacances"><strong>Quelques jours à Nagi</strong> </a>de Koji Fukada</li>



<li><a href="https://movierama.fr/la-vie-dune-femme-lea-en-onze-chapitres/"><strong>La Vie d&rsquo;une femme</strong> </a>de Charline Bourgeois-Tacquet</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/fatherland-le-chronotope-perdu">Fatherland</a></strong> de Pawel Pawlikowski</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/histoires-paralleles-breve-histoire-de-voyeurisme">Histoires parallèles</a></strong> d&rsquo;Asghar Farhadi</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/soudain-le-bouleversant-melodrame-humaniste-de-ryusuke-hamaguchi">Soudain </a></strong>de Ryusuke Hamaguchi</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/gentle-monster-le-loup-et-lagneau">Gentle Monster</a></strong> de Marie Kreutzer</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/sheep-in-the-box-une-jolie-fable-humaniste-signee-kore-eda">Sheep in the box</a></strong> de Hirokazu Kore-eda</li>



<li><a href="https://movierama.fr/letre-aime-le-poids-de-la-culpabilite"><strong>L&rsquo;Etre aimé</strong> </a>de Rodrigo Sorogoyen</li>



<li><strong><a href="#CANNES2026 #AVANTPREMIERE #CINEMA PAPER TIGER de James Gray, avec Adam Driver, Scarlett Johansson, Miles Teller. Paper Tiger condense l'univers de James Gray dans une forme ramassée et dense rarement vue jusqu'alors. Un nouveau diamant noir. @SND #JamesGray https://movierama.fr/paper-tiger-tragedie-americaine">Paper Tiger</a></strong> de James Gray </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/moulin-la-resistance-a-hauteur-dhomme/">Moulin</a></strong> de Laszlo Nemes</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/garance-la-jeune-femme-et-la-mort">Garance</a> </strong>de Jeanne Herry</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/hope-lutte-contre-les-infiltrations-exterieures/">Hope</a> </strong>de Na Hong-jin</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/linconnue-ni-vu-ni-connue">L&rsquo;Inconnue</a></strong> d&rsquo;Arthur Harari</li>



<li><a href="https://movierama.fr/fjord-particularites-de-leducation-nationale/"><strong>Fjord</strong> </a>de Cristian Mungiu </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/autofiction-dans-les-meandres-de-la-creation/" type="link" id="https://movierama.fr/autofiction-dans-les-meandres-de-la-creation/">Autofiction</a></strong> de Pedro Almodóvar&nbsp;</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/" type="link" id="https://movierama.fr/minotaure-dans-les-labyrinthes-de-zvyaguintsev/">Minotaure</a> </strong>de Andrei Zviaguintsev</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/notre-salut-marre-de-cette-epoque/" type="post" id="52306">Notre Salut</a></strong> d&rsquo;Emmanuel Marre</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/the-man-i-love-types-dhommes-amoureux-ou-le-piege-aveugle-au-genre-de-lamour-romantique/">The Man I love</a> </strong>d&rsquo;Ira Sachs</li>



<li><a href="https://movierama.fr/la-bola-negra-un-drame-gay-espagnol-de-80-ans-impregne-de-poesie/"><strong>La Bola Negra</strong> </a>de Javier Calvo et Javier Ambrossi </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/coward-la-fleur-au-fusil/">Coward </a></strong>de Lukas Dhont  </li>



<li><strong>L&rsquo;Aventure rêvée </strong>de Valeska Grisebach</li>



<li><strong>Histoires de la nuit</strong> de Léa Mysius</li>
</ul>



<p>Hors compétition</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/la-venus-electrique-une-comedie-romantique-et-tragique-enlevee-et-gracieuse">La Vénus électrique</a> </strong>de Pierre Salvadori (ouverture de la Sélection Officielle)</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/l-abandon-le-petit-soldat-de-la-republique/">L&rsquo;Abandon</a></strong> de Vincent Garenq </li>
</ul>



<p>Un Certain Regard</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/teenage-sex-death-at-camp-miasma-desirs-monstrueux/">Teenage Sex and Death at Camp Miasma</a></strong> de Jane Schoenbrun</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/quelques-mots-damour-les-femmes-et-les-enfants-dabord">Quelques mots d&rsquo;amour</a></strong> de Rudi Rosenberg</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/congo-boy-une-quete-congolaise-dauthenticite/">Congo Boy</a></strong> de Rafiki Fariala </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/club-kid-les-problemes-du-pere-au-coeur-du-new-york-festif">Club Kid</a></strong> de Jordan Firstman </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/las-maches-dulces-le-quotidien-des-filles-aux-fraises">Les Fraises</a></strong> de Leila Marrakchi </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/degel-la-fonte-dune-epoque/" type="post" id="52270">Dégel </a></strong>de Manuela Martelli</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/de-toutes-les-nuits-les-amants-la-lumiere-comme-coeur-emotionnel-du-film/">De toutes les nuits, les amants</a></strong> de Yukiko Sode</li>



<li><a href="https://movierama.fr/les-elephants-dans-la-brume-leveil-dun-chaos-feminin/"><strong>Les Eléphants dans la brume</strong> </a>d&rsquo;Abinash Bikram Shah </li>
</ul>



<p>Cannes Première :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/vol-de-nuit-pour-los-angeles-pilote-automatique/" type="post" id="52333">Vol de nuit pour Los Angeles</a></strong> de John Travolta</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/mariage-au-gout-dorange-beaucoup-de-bruit-pour-rien/" type="post" id="52321">Mariage au goût d&rsquo;orange</a></strong> de Christophe Honoré</li>
</ul>



<p>Séances Spéciales ou de Minuit</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/vesna-un-regard-europeen-sur-la-guerre-sans-fin/">Vesna </a></strong>de Rostislav Kirpichenko</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/roma-elastica-la-dolce-vita-de-mandico/" type="link" id="https://movierama.fr/roma-elastica-la-dolce-vita-de-mandico/">Roma Elastica</a></strong> de Bertrand Mandiico</li>



<li><a href="https://movierama.fr/colony-ce-qui-nous-relie/" type="post" id="52438"><strong>Colony</strong></a> de Sang-ho Yeon</li>
</ul>



<p>Cannes Classics</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/le-labyrinthe-de-pan-lun-des-sommets-de-guillermo-del-toro/">Le Labyrinthe de Pan</a></strong> de Guillermo del Toro</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/une-vie-manifeste-portrait-intime-dune-combattante-revolutionnaire">Une vie manifeste</a></strong> de Jean-Gabriel Périot</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/ken-russels-the-devils-la-danse-macabre-de-ken-russell-restauree">The Devils</a></strong> de Ken Russell </li>
</ul>



<p>QUINZAINE DES CINEASTES :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://movierama.fr/butterfly-jam-le-rendez-vous-manque-de-balagov/"><strong>Butterfly Jam</strong> </a>de Kantemir Balagov</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/merci-detre-venu-journal-intime-journal-precieux">Merci d&rsquo;être venu</a></strong> d&rsquo;Alain Cavalier</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/le-journal-dune-femme-de-chambre/">Le Journal d&rsquo;une femme de chambre</a></strong> de Radu Jude </li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/la-libertad-doble-une-experience-de-cinema-toujours-aussi-fascinante/">La libertad doble</a></strong> de Lisandro Alonso</li>
</ul>



<p>SEMAINE DE LA CRITIQUE</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://movierama.fr/dua-quand-ladolescence-rencontre-la-guerre-et-ses-horreurs/">Dua</a></strong> de Blerta Basholli</li>



<li><strong><a href="https://movierama.fr/in-waves-vagues-emotionnelles/">In waves</a></strong> de Phuong-Mai Nguyen</li>
</ul>



<p>SELECTION DE L&rsquo;ACID</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Prochainement</li>
</ul>



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		<title>Billie Eilish &#8211; Hit Me Hard And Soft : The Tour Live In 3D : petite princesse de la pop</title>
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		<dc:creator><![CDATA[David SPERANSKI]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 10:40:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On croyait James Cameron plongé, sans jeu de mots, à corps perdu dans sa saga Avatar, c&#8217;était bien mal connaitre l&#8217;ami James, toujours attentif à ce qui se passe dans le monde, en particulier dans celui de l&#8217;art. La surprise consiste ainsi à le découvrir fan de Billie Eilish, &#8211; l&#8217;une des chanteuses les plus influentes de son époque et leader naturelle de la génération Z -, et à l&#8217;initiative de filmer sa dernière tournée accompagnant son troisième album, Hit [&#8230;]</p>
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<p>On croyait James Cameron plongé, sans jeu de mots, à corps perdu dans sa saga <strong>Avatar</strong>, c&rsquo;était bien mal connaitre l&rsquo;ami James, toujours attentif à ce qui se passe dans le monde, en particulier dans celui de l&rsquo;art. La surprise consiste ainsi à le découvrir fan de Billie Eilish, &#8211; l&rsquo;une des chanteuses les plus influentes de son époque et leader naturelle de la génération Z -, et à l&rsquo;initiative de filmer sa dernière tournée accompagnant son troisième album, <strong>Hit Me Hard And Soft</strong>, un classique déjà incontestable de la pop. Ces deux grands artistes se sont sans doute retrouvés autour de leur défense de l&rsquo;écologie et de leur amour de Miyazaki. Comme il s&rsquo;agit de Cameron, la captation de la tournée de Billie Eilish ne pouvait se faire qu&rsquo;en 3D, ce qui n&rsquo;a jamais été fait pour un concert pop. Cela donne la mesure de ce projet innovateur qui permet d&rsquo;immortaliser de façon inédite et inoubliable un concert qui a marqué à juste titre son temps. </p>



<p>Réalisé en 3D par James Cameron et Billie Eilish elle-même, ce film-concert a été capté tout au long de sa tournée mondiale qui a fait salle comble.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Un projet innovateur qui permet d&rsquo;immortaliser de façon inédite et inoubliable un concert qui a marqué à juste titre son temps.</p>
</blockquote>



<p>Des captations de concert, il en existe déjà beaucoup, de l&rsquo;antédiluvien <strong>The Last Waltz </strong>de Martin Scorsese au plus récent <strong><a href="https://movierama.fr/taylor-swift-the-eras-tour-tout-pour-la-musique/">Taylor Swift : The Eras Tour</a></strong>. C&rsquo;est même presque devenu une habitude ces dernières années, allant de l&rsquo;essentiel au plus dispensable, avec le traditionnel film issu de la tournée de Mylène Farmer ou celui de la tournée de Beyoncé. Ce qui distingue immédiatement ce film, ce sont les caractéristiques du style de Cameron, une fluidité de mouvement de caméra et de montage sans pareille, et surtout un filmage en 3D, qui paraît si naturel, dépourvu de toute ostentation chez lui qu&rsquo;on oublie qu&rsquo;il ne l&rsquo;est nullement chez les autres. La tournée de Billie Eilish s&rsquo;étant jouée à guichets fermés, cette captation est ainsi l&rsquo;occasion, pour ceux qui y ont assisté, de retrouver leurs souvenirs magnifiés par l&rsquo;utilisation de la 3D, ainsi que pour tous les autres, fort nombreux qui sont restés sur le bas-côté, de la voir pour la première fois, dans des conditions idéales.</p>



<p>Car, pour voir ce concert de Billie Eilish, il existe déjà des captations plus ou moins réussies sur YouTube, quasiment autant que de villes visitées. Ce qui justifie le visionnage de cette oeuvre sur grand écran, c&rsquo;est la qualité d&rsquo;image inégalable atteinte par Cameron, la puissance sonore des chansons dégagée par une projection sur grand écran, et surtout la pluralité et le mouvement des images, là où les videos YouTube se signalent par l&rsquo;unicité et la fixité de leur point de vue. Le film de Cameron est un vrai film, dans le sens où le spectateur est plongé en immersion dans le spectacle de Billie Eilish, face à une multiplicité d&rsquo;images et de points de vue.</p>



<p>Car tout le film est construit autour du spectacle de Billie Eilish, en alternance avec de rapides interviews de la chanteuse. Contrairement aux idées reçues, le concert de Billie Eilish est très épuré, assez peu spectaculaire, à la limite de l&rsquo;austérité, concentré sur l&rsquo;essentiel, conformément à sa musique : pas de changement de costumes, pas de danseurs, un groupe de musiciens discrets, quelques flammes artificielles pour les morceaux les plus explosifs, des confettis pour la célébration finale de <strong>Birds of a feather</strong>. D&rsquo;une certaine manière, de ce point de vue, c&rsquo;est l&rsquo;anti-Lady Gaga, Mylène Farmer ou Taylor Swift. Tout repose sur Billie et ses chansons, qui représentent le coeur du programme. Or Billie Eilish est un véritable phénomène en la matière : que ce soient ses trois albums, son E-P (<strong>Don&rsquo;t smile at me</strong>) ou ses collaborations sporadiques à des B.O. (<strong>No time to die</strong> pour le <a href="https://movierama.fr/mourir-peut-attendre-vivre-et-non-pas-exister/"><strong>25ème James Bond</strong></a>, <strong>What was I made for</strong>, extrait de <strong><a href="https://movierama.fr/barbie-la-poupee-qui-fait-oui">Barbie</a></strong>) ou un duo (<strong>Guess </strong>avec Charli XCX), elle n&rsquo;a jamais écrit ou publié la moindre mauvaise chanson. Seule une Lana Del Rey, grande influence de Billie, paraît pouvoir soutenir la comparaison dans ces vingt-cinq dernières années.</p>



<p>Le concert de Billie Eilish est ainsi donc constitué principalement de ballades douces et mélancoliques (<strong>Skinny</strong>, <strong>Lovely</strong>, <strong>When the party&rsquo;s over</strong>) parsemées de quelques rares bangers rythmés (<strong>Lunch</strong>, <strong>Guess</strong>, <strong>Bad Guy</strong>), en précisant que ses titres les plus pop sont souvent les plus calmes, méditatifs et paisibles (<strong>Ocean eyes</strong>, <strong>Bury a friend</strong>, <strong>Everything I</strong> <strong>wanted</strong>, <strong>Chihiro</strong>, <strong>Birds of a feather</strong>). La mise en scène de Cameron épouse avec sobriété ce rythme bipolaire du spectacle, se mettant au service et au diapason de l&rsquo;univers de Billie Eilish, sans jamais essayer de tirer la couverture à lui, ce qui fait que certains pourront trouver le résultat sage et peu révolutionnaire, alors qu&rsquo;ils ne mesurent pas l&rsquo;immense différence entre ce film et les autres captations de concert. Si l&rsquo;on souhaite véritablement chercher un défaut dans l&rsquo;enrobage cameronien, ce serait plutôt à chercher dans l&rsquo;utilisation trop fréquente de plans de fans au visage déformé par l&rsquo;émotion, répétition qui peut lasser le spectateur, mais cela semble appartenir au cahier des charges du film, dont le sujet tourne autour de la demande d&rsquo;amour et de son retour plus ou moins effrayant, immense et disproportionné. Quand Billie se confie entre deux chansons sur les scarifications que les fans lui ont causées sans le savoir ou avoue à la fin dans sa limousine qu&rsquo;elle aime cet amour absolu des fans, on peut s&rsquo;interroger sur cette étrange vie des stars qui leur fait demander l&rsquo;amour de centaines de millions de personnes, sans jamais en être rassasiées. Eilish paraît pourtant plutôt équilibrée mais elle confie parfois à ses chansons des états d&rsquo;âme dépressifs, vulnérables, voire suicidaires qui peuvent inquiéter. Ce film dresse contradictoirement le constat d&rsquo;une jeune femme de 24 ans, joyeuse et heureuse de plonger de temps à autre dans le gouffre de ses émotions, sans pour autant céder au vertige de ses démons, ou alors en les contrôlant par l&rsquo;écriture comme l&rsquo;a fait Robert Smith de The Cure. Aujourd&rsquo;hui, Billie Eilish, petite princesse de la pop, domine son sujet ( et ses sujets) comme un autre roi de la pop a pu le faire il y a des dizaines d&rsquo;années, mais en affichant un comportement volontaire et exemplaire, loin des errements problématiques.</p>



<p>Le film est signé James Cameron et Billie Eilish, Cameron en plaisante, prétendant dans une séquence qu&rsquo;il devrait être en fait signé principalement Billie Eilish, avec son nom (James Cameron) en tout petit. Ce n&rsquo;est pas entièrement faux car l&rsquo;oeuvre est entièrement conçue par Billie Eilish, Cameron la mettant en forme et l&rsquo;enjolivant par quelques effets 3D. Billie Eilish ayant déjà atteint tous ses objectifs en matière musicale (des Grammys à la pelle, deux Oscars de chanson originale, un succès planétaire), ce n&rsquo;est pas un secret de révéler qu&rsquo;elle se tournera bientôt vers le cinéma, d&rsquo;abord comme actrice puis probablement comme réalisatrice. Elle est pressentie comme actrice dans l&rsquo;adaptation de <strong>La Cloche de détresse</strong>, unique roman de la poétesse Sylvia Plath, qui serait réalisée par Sarah Polley (Oscar du meilleur scénario en 2023 pour <strong><a href="https://movierama.fr/women-talking-partir-disent-elles/">Women talking</a></strong>). Mais, déjà réalisatrice de ses clips, Billie Eilish deviendra ensuite probablement réalisatrice de cinéma, pour compléter le panorama d&rsquo;une carrière artistique incroyablement diversifiée, placée sous les signes conjoints de la musique et du cinéma. Ce film cosigné avec James Cameron représente peut-être ainsi un passage du témoin, du passé vers l&rsquo;avenir, avec en trait d&rsquo;union la technologie.</p>


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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEURS :</strong> James Cameron et Billie Eilish <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  américaine, canadienne<br><strong>GENRE </strong>: concert <br><strong>AVEC : </strong>Billie Eilish, James Cameron, Finneas O'Connell, <br><strong>DURÉE : </strong>1h54<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Paramount Pictures <br><strong>SORTIE LE </strong>7 mai 2026 </pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/billie-eilish-hit-me-hard-and-soft-the-tour-live-in-3d-petite-princesse-de-la-pop/">Billie Eilish &#8211; Hit Me Hard And Soft : The Tour Live In 3D : petite princesse de la pop</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
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