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	<title>Xavier Affre, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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	<title>Xavier Affre, auteur/autrice sur MovieRama</title>
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		<title>Romeria : le voyage dans la mémoire de Carla Simón </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 09:24:26 +0000</pubDate>
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<p>L’annonce par Thierry Frémaux, en avril, dernier de la sélection du nouveau projet de la cinéaste catalane Carla Simón&nbsp;en compétition était une excellente nouvelle surtout après deux longs métrages remarqués à Berlin&nbsp;: <strong>Été 93</strong> (Prix du meilleur premier film en 2017) et <strong><a href="https://movierama.fr/nos-soleils-une-chronique-familiale-juste-et-lumineuse">Nos Soleils</a></strong> (Ours d’or en 2022). Poursuivant son exploration de ses traumas familiaux (la réalisatrice a perdu ses deux parents du SIDA alors qu’elle n’était qu’une petite fille), Carla Simón&nbsp;met en scène dans <strong>Romeria</strong> une chronique autobiographique d’une grande beauté et très poétique qui suit la quête de vérité de son personnage principal, Marina.</p>



<p>Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs.</p>
</blockquote>



<p>Cette quête de Marina nous est présentée de la plus belle des manières dès les premières images, sublime séquence d’ouverture à partir d’images vidéo amateurs de 1983 et d’une voix off d’une femme racontant son bonheur (tiré du journal intime que tenait sa mère et sur lequel elle s’appuie constamment, tel un fil conducteur tout au long de l’intrigue). Lors du passage suivant, c’est Marina qui apparait à l’écran, sur un bateau, au même endroit mais en 2004. L’association de ces deux séquences est importante, l’enjeu majeur du film nous est révélé&nbsp;: il sera bien question de voyage dans la mémoire, de souvenirs. Et Marina, interprétée avec une belle intensité par la jeune comédienne Llucia Garcia (une révélation qui pourrait lui valoir un prix d’interprétation) sera le pont permettant de relier ces deux époques. Elle aussi filme avec sa caméra les lieux qu’elle croise et qui constituent des marqueurs essentiels. Si elle vient officiellement à Vigo en Galice pour récupérer un document administratif, ce qui la pousse vraiment est sa volonté d’en savoir plus sur ses parents, morts tous les deux du SIDA dans les années 90 et renouer le contact avec ses oncles, ses tantes, ses grands-parents et ses cousins du côté de son père. Une rencontre qui semble, dans un premier temps, bien se dérouler (l’accueil étant bienveillant dans l’ensemble), l’occasion d’échanger à propos de l’histoire de la famille. Mais face aux questions légitimes de Marina, certains esquivent, ne souhaitant conserver que les souvenirs des moments heureux. Il faut dire que les non-dits sont légion chez les Pereiro, notamment au sujet de la mort du fils (sur l’acte de décès, le mot sida n’est pas mentionné&nbsp;: «&nbsp;mort d’une hépatite C&nbsp;»), sans doute par honte et par peur. Si la jeune femme se rapproche plus particulièrement de son oncle Iago et de l’un de ses cousins, elle ne peut s’empêcher de ressentir un certain malaise au sein d’une famille bourgeoise dont elle reste étrangère (l’attitude de la grand-mère, très froide ou le grand-père qui lui tend une enveloppe avec de l’argent pour ses études, sorte de compensation financière rejetée par Marina).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif </p>
</blockquote>



<p>Carla Simón&nbsp;rend compte de tout cela grâce à une mise en scène solaire et très délicate, un mélange d’images réelles et rêvées dans un style contemplatif parfois qui s’autorise des échappées poétiques&nbsp;: on peut citer notamment dans la dernière partie du long métrage l’évocation de la vie de ses parents, leurs voyages en voilier ou encore l’apparition d’une échelle en haut d’un immeuble pour accéder au toit dans une scène onirique de rencontre générationnelle. Les temporalités s’entremêlent, Marina se glisse dans les traces de ses parents, imagine leur histoire par le prisme des lieux, les mots du journal intime deviennent des images et <strong>Romeria</strong> évoque alors la jeunesse pendant les années 80 et 90 (la Movida), touchée par la toxicomanie et l’épidémie du SIDA. C’est ce que précise Carla Simón&nbsp;dans une interview récente&nbsp;: «&nbsp;<em> » […] cette période de liberté tant attendue, connue sous le nom de « La Movida », a également entraîné l&rsquo;explosion de la consommation de l&rsquo;héroïne, faisant de l&rsquo;Espagne le plus haut taux de mortalité lié au sida en Europe. « </em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel</p>
</blockquote>



<p><strong>Romeria</strong> confirme l’immense talent de Carla Simón&nbsp;et l’affirmation d’un style personnel, la cinéaste étant très à l’aise dans la chronique familiale et les sujets de société. Traversé par de beaux moments, le film laisse surgir l’émotion lorsque Marina obtient, dans l’une des dernières séquences, ce qu’elle était venue chercher&nbsp;: un acte officiel précisant sa filiation avec ses vrais parents, ainsi qu’une parole libérée, une histoire intime reconstituée.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Carla Simón<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Espagne, Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong> Llúcia Garcia, Mitch, Tristán Ulloa<br><strong>DURÉE : </strong>1h55<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE </strong>le 8 avril 2026 </pre>
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		<title>Love on Trial : l’amour plus fort que le système des idoles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Mar 2026 17:39:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau long métrage de Koji Fukada, Love on Trial, était présenté sur la Croisette dans la section Cannes Première. Découvert en France avec sa délicieuse chronique sous influence rohmérienne Au Revoir l’été en 2013, Fukada avait déjà eu les honneurs de la Sélection officielle cannoise avec l’excellent Harmonium (Prix du Jury Un Certain Regard en 2016), puis avec son séduisant diptyque, Suis-moi je te fuis / Fuis-moi je te suis lors de l’édition de 2020 finalement annulée pour cause [&#8230;]</p>
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<p>Le nouveau long métrage de Koji Fukada, <strong>Love on Trial</strong>, était présenté sur la Croisette dans la section Cannes Première. Découvert en France avec sa délicieuse chronique sous influence rohmérienne <strong>Au Revoir l’été</strong> en 2013, Fukada avait déjà eu les honneurs de la Sélection officielle cannoise avec l’excellent <strong>Harmonium</strong> (Prix du Jury Un Certain Regard en 2016), puis avec son séduisant diptyque, <strong>Suis-moi je te fuis / Fuis-moi je te suis</strong> lors de l’édition de 2020 finalement annulée pour cause de Covid-19. Avec ce nouvel opus, Fukada poursuit son exploration de la société japonaise et de ses travers par une dénonciation du système des idoles.</p>



<p>Jeune idole de la pop en pleine ascension, Mai commet l’irréparable : tomber amoureuse, malgré l’interdiction formelle inscrite dans son contrat. Lorsque sa relation éclate au grand jour, Mai est traînée par sa propre agence devant la justice. Confrontés à une machine implacable, les deux amants décident de se battre, non seulement pour leur avenir, mais pour défendre le droit le plus simple et le plus universel : celui d’aimer.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Avec ce nouvel opus, Fukada poursuit son exploration de la société japonaise et de ses travers par une dénonciation du système des idoles.</p>
</blockquote>



<p>Il est nécessaire de rappeler la signification du terme «&nbsp;idole&nbsp;» dans son acception japonaise puisque le film en fait une description assez minutieuse, notamment dans sa première partie&nbsp;: il s’agit de jeunes artistes (ici féminines), sélectionnés adolescents pour leur physique lors d&rsquo;auditions organisées par des maisons de production qui les forment au chant et à la danse pour promouvoir leur image parfaite dans les médias et l&rsquo;exploiter dans de nombreux produits et supports à destination d&rsquo;un public adolescent ou de jeunes adultes. Cela passe comme dans <strong>Love on Trial</strong> par la constitution d’un groupe (nommé «&nbsp;Happy Fanfare&nbsp;»), et par le respect de règles de vie stricte, imposées par les managers, comme le fait de ne pas avoir de vie de couple afin de se consacrer uniquement à leur carrière et de satisfaire pleinement leurs fans. Cet argument avancé dès le début du film parait vraiment irréaliste ; pourtant <strong>Love on Trial</strong> s’inspire de faits divers ayant eu lieu au pays du Soleil Levant. Toute cette première partie met en place ces différents éléments avec une grande précision&nbsp;: les concerts s’enchaînent (et leur imagerie mièvre lors des clips musicaux devant une foule de fans transis), tout comme les rencontres officielles avec les admirateurs. On est quelque peu gêné (c’est la volonté du réalisateur) par ces moments somme toute très artificiels. Les moments de vie privée, notamment les sorties entre ami(e)s, sont également montrés par Fukada. Les scènes de séduction entre l’une des artistes, Mai, et un magicien des rues sont visuellement assez belles, apportant une touche légèrement romantique. Mais c’est bien sur la pression du milieu musical qu’il insiste avant d’en révéler toute l’ineptie à travers un acte d’une violence inouïe&nbsp;: découvrant que la chanteuse principale, Nanako, est en couple (les photos d’une soirée privée ont «&nbsp;fuité&nbsp;»), un admirateur finit par l’agresser physiquement, le groupe vacille.</p>



<p>Pire, lorsque Mai, autre membre de Happy Fanfare, décide de tout quitter pour vivre avec celui qu’elle aime, elle se retrouve poursuivie devant les tribunaux pour non-respect d’une des clauses de son contrat. Elle est aussi violemment prise à partie par d’anciens fans sur les réseaux sociaux. Fukada n’hésite pas à dénoncer le lynchage numérique qui trouble la nouvelle vie de Mai.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Fukada n’hésite pas à dénoncer le lynchage numérique qui trouble la nouvelle vie de Mai.</p>
</blockquote>



<p>Toute la deuxième partie de <strong>Love on Trial</strong> évoque alors le combat que choisit de mener Mai (d’abord avec son compagnon avec lequel elle s’est installée, puis seule) contre ses anciens employeurs, remettant ainsi en cause un ordre établi et refusant le sacrifice total exigé dans les contrats signés par ces idoles (ne pas avoir le droit de vivre une relation amoureuse). Le fait que cette lutte (qui passe par les prétoires) soit celle d’une femme contre un système masculin (les producteurs étant tous des hommes) est loin d’être anodin d’autant plus que cette clause injustifiée ne s’applique apparemment qu’aux femmes. Un problème universel qui fait nécessairement écho au mouvement #MeToo en Amérique du Nord et en Europe. Les scènes dans le tribunal, plus graves, sont d’ailleurs filmées avec un cadre resserré et fermé, installant une certaine froideur et donnant plus de profondeur au film.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Si cette œuvre reste mineure dans la filmographie de Koji Fukada, elle n’en reste pas moins largement recommandable.</p>
</blockquote>



<p></p>



<p><strong>Love on Trial</strong> est donc un long métrage nécessaire, plutôt séduisant surtout dans sa deuxième moitié, toutefois l’ensemble apparaît un peu inégal, manquant parfois de rythme. Certains enjeux, très vite définis, auraient mérité d’être traités avec plus de lisibilité. Cette œuvre reste mineure dans la filmographie de Koji Fukada.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong>  Kôji Fukada
<strong>NATIONALITÉ :</strong> Japon, France 
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Saito Kyoko, Yuki Kura, Kenjiro Tsuda
<strong>DURÉE : </strong>2h03
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Art House
<strong>SORTIE LE </strong>4 février 2026</pre>
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		<title>Fantôme utile : le spectre burlesque de la fable politique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 11:06:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le cinéma thaïlandais nous réserve assez souvent son lot de surprises. Ce premier long-métrage du réalisateur Ratchapoom Boonbunchacoke, après un court-métrage réalisé en 2020, est incontestablement ce que l’on a vu de plus original et de plus enthousiasmant sur la Croisette cette année. Le jury de la Semaine de la Critique ne s’y est pas trompé en lui attribuant son Grand Prix. Avec en prime, la découverte d’un cinéaste à suivre dorénavant de près. Après la mort tragique de Nat, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le cinéma thaïlandais nous réserve assez souvent son lot de surprises. Ce premier long-métrage du réalisateur Ratchapoom Boonbunchacoke, après un court-métrage réalisé en 2020, est incontestablement ce que l’on a vu de plus original et de plus enthousiasmant sur la Croisette cette année. Le jury de la Semaine de la Critique ne s’y est pas trompé en lui attribuant son Grand Prix. Avec en prime, la découverte d’un cinéaste à suivre dorénavant de près.</p>



<p>Après la mort tragique de Nat, victime de pollution à la poussière, March sombre dans le deuil. Mais son quotidien bascule lorsqu&rsquo;il découvre que l&rsquo;esprit de sa femme s&rsquo;est réincarné dans un aspirateur. Bien qu&rsquo;absurde, leur lien renaît, plus fort que jamais — mais loin de faire l&rsquo;unanimité. Sa famille, déjà hantée par un ancien accident d&rsquo;ouvrier, rejette cette relation surnaturelle. Tentant de les convaincre de leur amour, Nat se propose de nettoyer l&rsquo;usine pour prouver qu&rsquo;elle est un fantôme utile, quitte à faire le ménage parmi les âmes errantes&#8230;</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Force est de constater que la Thaïlande est une terre féconde en matière de cinéma&nbsp;: <strong>Fantôme utile</strong> le prouve de la plus belle des manières.</p>
</blockquote>



<p>De cette contrée, on connaissait le nom d’Apichatpong Weerasethakul , dont les longs métrages ont enchanté bon nombre de cinéphiles, de <strong>Tropical Malady</strong> à <strong><a href="https://movierama.fr/memoria-seul-sur-le-toit-du-monde/">Memoria</a></strong> en passant par <strong>Oncle Boonmee</strong>, Palme d&rsquo;or à Cannes en 2010. Force est de constater que la Thaïlande est une terre féconde en matière de cinéma : <strong>Fantôme utile</strong> le prouve de la plus belle des manières. Empruntant clairement un chemin balisé (le film asiatique de fantômes), Boonbunchacoke livre une œuvre jubilatoire, remarquablement écrite et mise en scène. En effet, le scénario, proposant plusieurs niveaux de lecture, s’inspire de mythes et de vieilles légendes locales. Débutant comme un film fantastique parodique et se terminant comme une fable politique puissante et inspirée, cette histoire gigogne ne perd pourtant jamais son spectateur, intrigué et fasciné pendant plus de deux heures par autant d’audace (à la fois dans la forme mais également dans le fond). Il faut bien l’avouer : à l’écran, ce récit d’un jeune héritier dépressif après la mort de son épouse et redécouvrant le goût à la vie grâce à un aspirateur dans lequel s’est réincarnée sa femme décédée intrigue d’abord, puis séduit. Plus jamais, ce simple appareil ménager, si familier, ne sera vu de la même façon. Il faut dire que le réalisateur ose des plans qui, a priori, ne peuvent pas passer : pour mettre en scène cette romance peu banale, il n’hésite pas, par exemple, à montrer l’objet en question dans le lit du jeune homme ou encore une caresse extrêmement sensuelle (on vous le garantit !) d’un téton par un embout muni d’une brosse. Ce qui peut aisément provoquer des éclats de rire ou une certaine gêne (selon le degré de réception du film).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Empruntant clairement un chemin balisé (le film asiatique de fantômes), Boonbunchacoke livre une œuvre jubilatoire, remarquablement écrite et mise en scène.</p>
</blockquote>



<p>L’une des grandes forces de <strong>Fantôme utile</strong> réside aussi dans le mélange des genres et les ruptures de ton constantes. Si le début évoque avec habileté les trucages à l’ancienne, comme dans la représentation du spectre de l’usine, avec quelques passages d’une belle poésie (l’apparition du fantôme de Nat évoque largement celle de Kim Novak dans <strong>Vertigo</strong> d’Alfred Hitchcock), le tournant que prend le long métrage par la suite en fait tout le prix, quittant l’histoire d’amour d’outre-tombe pour devenir bien plus politique, dans une sorte de radiographie des maux de la Thaïlande contemporaine (de la pollution à l’origine du décès de l’héroïne aux disparitions politiques). Déjà, dans la première partie, des graines avaient été semées&nbsp;: l’esprit d’un ouvrier de l’usine familiale venait ainsi hanter l’usine accusant ses employeurs d’être responsables de sa mort. Exploitation des hommes et violation des droits du travail par un capitalisme qui néglige l’aspect environnemental et s’accommode parfaitement des traditions et de la religion, peu ouvertes à l’évolution des mœurs, tant que celles-ci maintiennent un certain ordre établi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>De manière subtile et peu prévisible, il devient une œuvre ample sur la mémoire collective et sur la nécessité de sa transmission </p>
</blockquote>



<p><strong>Fantôme utile</strong> évoque alors les fantômes de l’histoire du pays (dans lequel 13&nbsp;coups d’État ont été réussis depuis 1932). Le gouvernement en place souhaite utiliser les pouvoirs de cette femme-fantôme pour éliminer tous les esprits qui hantent les rêves des Thaïlandais. Pour ce faire, Boonbunchacoke convoque le souvenir d’événements dramatiques, les manifestations politiques et sociales ayant secoué la Thaïlande en 2010. Les fantômes en colère que l’on va croiser souhaitent ne pas être oubliés et, surtout, demandent des comptes voire décident de se venger de leurs bourreaux (dans un dernier acte jubilatoire et revendicatif rappelant la violence graphique d’un Park Chan-Wook ou d’un Tarantino). De manière subtile et peu prévisible, il devient une œuvre ample sur la mémoire collective et sur la nécessité de sa transmission (une thématique qui n’est pas sans rappeler, dans un registre différent, mais tout aussi audacieux, le dernier long métrage de Kleber Mendonça Filho, <strong><a href="https://movierama.fr/lagent-secret-kleber-mendonca-filho-au-sommet/">L’Agent secret</a></strong>). La construction du film elle-même en flash-back (l’histoire d’un réparateur d’aspirateurs intervenant auprès d’un lady boy toussant la nuit dans son appartement et qui devient narrateur) témoigne de la grande richesse scénaristique de <strong>Fantôme utile</strong>.</p>



<p>Porté par une mise en scène inventive, un montage remarquable et un sens esthétique indéniable, <strong>Fantôme utile </strong>s’inscrit dans la tradition d’un genre souvent exploité en Asie tout en s’en démarquant volontairement notamment par un humour décalé. En somme, un film OVNI <em>«&nbsp;stupide et sérieux&nbsp;»</em> avec <em>«&nbsp;une élégante perversité&nbsp;»</em>, pour reprendre les mots-mêmes du cinéaste, qu’il est urgent de découvrir.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Ratchapoom Boonbunchachoke<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Thaïlande, France, Singapour, Allemagne <br><strong>GENRE </strong>: Drame, fantastique<br><strong>AVEC : </strong> Mai Davika Hoorne, Witsarut Himmarat, Apasiri Nitibhon<br><strong>DURÉE : </strong>2h10<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>JHR Films<br><strong>SORTIE LE </strong>27 août 2025 (en DVD le 17 février 2026) </pre>
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		<title>Stranger Things saison 5 : les adieux aux habitants d’Hawkins</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 11:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[NEWS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ultime saison de la série Stranger Things, le programme amiral de la «&#160;flottille sérielle&#160;» de Netflix, était attendue au tournant. Dix ans après son lancement (une première saison sortie en 2016), quelques nominations à divers prix (mais peu de récompenses, c’est à noter), le dernier volet (divisé en trois chapitres) met un terme aux aventures de Will, Mike, Dustin, Lucas, Eleven qui ont marqué indiscutablement les esprits de toute une génération de spectateurs. Les frères Duffer propose un (long) spectacle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’ultime saison de la série <strong>Stranger Things</strong>, le programme amiral de la «&nbsp;flottille sérielle&nbsp;» de Netflix, était attendue au tournant. Dix ans après son lancement (une première saison sortie en 2016), quelques nominations à divers prix (mais peu de récompenses, c’est à noter), le dernier volet (divisé en trois chapitres) met un terme aux aventures de Will, Mike, Dustin, Lucas, Eleven qui ont marqué indiscutablement les esprits de toute une génération de spectateurs. Les frères Duffer propose un (long) spectacle épique, palpitant, qui réussit le tour de force de ne pas dénaturer l’univers ainsi créé tout en renouant, à la toute fin, avec quelques fondamentaux de la série.</p>



<p>En automne 1987, la ville de Hawkins est marquée par l&rsquo;ouverture des «&nbsp;failles&nbsp;» et les protagonistes sont unis par un seul objectif&nbsp;: retrouver et tuer Vecna. Mais il a disparu et ils ignorent où il se trouve. Pour compliquer leur mission, le gouvernement a placé la ville en quarantaine militaire et intensifié sa traque d&rsquo;Eleven, la forçant à retourner se cacher. À l&rsquo;approche de l&rsquo;anniversaire de la disparition de Will, une terreur profonde et commune se révèle. Tandis que la bataille finale approche, et avec elle, une obscurité plus puissante et plus mortelle que tout ce qu&rsquo;ils ont affronté jusqu&rsquo;alors. Pour mettre fin à ce cauchemar, ils auront besoin de toute l&rsquo;équipe entière, unie, une dernière fois.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Cette dernière saison de <strong>Stranger Things</strong> a constitué l’un des cadeaux de fin d’année les plus retentissants pour les fans les plus assidus</p>
</blockquote>



<p>Pensée comme le chapitre final de la série, chargée d’apporter des réponses ou tout au moins des clés de compréhension aux nombreuses pistes empruntées, cette dernière saison de <strong>Stranger Things</strong> a constitué l’un des cadeaux de fin d’année les plus retentissants pour les fans les plus assidus (dont fait d’ailleurs partie l’auteur de ces lignes). Si l’on met de côté un aspect marketing discutable mais finalement pas si nouveau (la mise en ligne des parties sur trois périodes différentes), il est tout à fait justifié de parler de réussite, malgré un huitième épisode forcément déceptif (dans la mesure où il annonce réellement la fin, au terme d’une durée équivalente à celle d’un long métrage) et d’ailleurs très décrié depuis sa diffusion. A tort&nbsp;!</p>



<p>Il parait bien difficile d’évoquer l’ensemble sans dévoiler ces fameuses révélations qui avaient été annoncées par les créateurs eux-mêmes. On se gardera de le faire ici, bien entendu, mais certains points peuvent être abordés. Les amateurs (très patients) de <strong>Stranger Things</strong> en apprendront plus sur les origines de Vecna, sur le personnage d’Henry&nbsp;notamment sur la façon dont il a obtenu, au départ, certains pouvoirs, et sur son rapport au Flagelleur Mental (victime comme d’autres enfants ou bien complice&nbsp;?). A n’en pas douter, ils se questionneront sur le sort qu&rsquo;ont réservé les frères Duffer à Eleven. Enfin, certains partis pris seront, au mieux, discutés, au pire, très sévèrement critiqués.</p>



<p>Pour autant, le plaisir pris devant cette saison 5 n’est en rien entaché par quelques maladresses d’écriture ici ou là, sans doute liées à la nécessité (et à la difficulté) de mettre un terme à une série aussi populaire. De la même manière, le charme opère toujours autant malgré une surenchère visuelle et sonore (surtout à la toute fin) qui dirige clairement la série vers le blockbuster américain (avec un budget conséquent entre les mains des Duffer), mettant de côté une certaine sobriété à l’œuvre dans la première saison. <strong>Stranger Things</strong> reste tout de même une bulle nostalgique et culturelle, riche en références, évoquant (et reconstituant) avec brio les années 80. Des retours à certains fondamentaux séduisent également&nbsp;: la révolte des enfants / adolescents contre Vecna, les univers métaphoriques à l’œuvre (je pense, par exemple, à cette grotte à l’intérieur de laquelle Henry ne peut pénétrer car c’est une matérialisation de ses souvenirs d’enfance, ou encore l’Upside Down, le fameux monde à l’envers, projection de toutes les peurs, pas seulement enfantines d’ailleurs), enfin les messages qui y sont véhiculés sur l’acceptation de soi, la différence, le deuil ou le passage à l’âge adulte (c’est le cas dans une très belle scène finale, une partie de Donjons &amp; Dragons, conçue à la fois comme un récit de fin alternative et comme une sorte de transmission).</p>



<p>L’ensemble finit donc par être émouvant et plutôt cohérent, au grand dam des détracteurs, encore plus nombreux probablement à l’issue de ces cinq saisons, et des déçus qui rêvaient probablement d’un autre monde, d’une autre fin. En attendant la promesse de spin-off, apparemment déjà en chantier.</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Les Frères Duffer<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  USA<br><strong>GENRE </strong>: Drame, Epouvante-horreur, Fantastique, Science Fiction, Thriller<br><strong>AVEC : </strong> Winona Ryder, David Harbour, Millie Bobby Brown<br><strong>DURÉE : </strong>8 épisodes<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Netflix<br><strong>SORTIE EN </strong>: Décembre / janvier 2026</pre>
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		<title>Magellan : la violence de la colonisation</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2025 00:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sublime long métrage du philippin Lav Diaz, portés par d’incroyables plans fixes, de longs travellings et quasi plans-séquences et une photo signée Artur Tort (directeur de la photo des derniers films d’Albert Serra, Pacifiction, Tardes de soledad). XVIe siècle. Magellan, un jeune navigateur portugais ambitieux, se rebelle contre le pouvoir du roi, qui ne soutient pas son rêve de découvrir le monde. Il persuade la Couronne espagnole de financer son audacieuse expédition vers les terres légendaires de l’Orient. Le voyage [&#8230;]</p>
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<p>Sublime long métrage du philippin Lav Diaz, portés par d’incroyables plans fixes, de longs travellings et quasi plans-séquences et une photo signée Artur Tort (directeur de la photo des derniers films d’Albert Serra, <strong>Pacifiction</strong>, <strong>Tardes de soledad</strong>).</p>



<p>XVIe siècle. Magellan, un jeune navigateur portugais ambitieux, se rebelle contre le pouvoir du roi, qui ne soutient pas son rêve de découvrir le monde. Il persuade la Couronne espagnole de financer son audacieuse expédition vers les terres légendaires de l’Orient. Le voyage est épuisant au-delà des attentes, la faim et les mutineries poussant l’équipage à ses limites. À son arrivée dans les îles de l’archipel malais, l’esprit de Magellan change. Il devient obsédé par la conquête et la conversion, ce qui déclenche des soulèvements violents hors de son contrôle. Ceci n’est pas le mythe de Magellan, mais la vérité de son voyage.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Voici un film qui montre la violence de la colonisation passée tout en dénonçant finalement le nouvel impérialisme mondial ainsi que la fabrication des mythes.</p>
</blockquote>



<p>Le navigateur et explorateur portugais Fernand de Magellan (1480-1521) voulait découvrir de nouveaux mondes, tracer de nouvelles routes maritimes, notamment pour rejoindre l&rsquo;île aux Épices (Indonésie). Parti de Séville en août 1519 à la tête d&rsquo;une flotte de cinq <a></a>navires, il traverse l&rsquo;Atlantique, atteint l&rsquo;Amérique du Sud, et découvre un passage, le détroit qui portera son nom, puis il navigue jusqu&rsquo;à un archipel inconnu (les Philippines), où il trouve la mort.</p>



<p>Pour autant pas de biopic classique ici mais des moments-clés de cette aventure. De la même manière, pas de gloire ni de figures héroïques. Lav Diaz propose un portrait intime et complexe d&rsquo;un être humain, avec son génie et sa cruauté, sa vision d’Européen supérieur (et de chrétien).</p>



<p>Le film montre sa folie des grandeurs, son intransigeance et son désir insatiable de découverte, mais aussi sa mélancolie. Gaël Garcia Bernal est remarquable.</p>



<p>L&rsquo;on peut admirer la façon dont Lav Diaz traite et met la lumière sur le peuple autochtone (des Philippines, pays dont Diaz est originaire) car historiquement on n’a souvent parlé de Magellan et de son tour du monde du seul point de vue européen alors que les civilisations découvertes existaient depuis longtemps et vivaient très bien sans les Européens. Centré sur les Philippines (et se terminant judicieusement sur la voix off de Enrique, esclave et interprète de Magellan), voici un film qui montre la violence de la colonisation passée tout en dénonçant finalement le nouvel impérialisme mondial ainsi que la fabrication des mythes.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Lav Diaz <br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  philippine, espagnole, portugaise <br><strong>GENRE </strong>: drame, historique <br><strong>AVEC : </strong>Gael García Bernal, Roger Alan Koza, Dario Yazbek Bernal<br><strong>DURÉE : </strong>2h36 <br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Nour Films <br><strong>SORTIE LE </strong>31 décembre 2025 </pre>
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		<title>L&#8217;Agent secret : Kleber Mendonça Filho au sommet !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 13:11:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habitué de la Croisette, où le cinéaste brésilien avait présenté Aquarius, Bacurau et Portraits fantômes, Kleber Mendonça Filho livre avec L&#8217;Agent secret un film-somme, une œuvre puissante d&#8217;une grande maîtrise, et apparaît comme l&#8217;un des candidats sérieux à la récompense suprême, la Palme d&#8217;or. Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Habitué de la Croisette, où le cinéaste brésilien avait présenté <strong>Aquarius</strong>, <strong>Bacurau</strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/portraits-fantomes-recife-je-taime/">Portraits fantômes</a></strong>, Kleber Mendonça Filho livre avec <strong>L&rsquo;Agent secret</strong> un film-somme, une œuvre puissante d&rsquo;une grande maîtrise, et apparaît comme l&rsquo;un des candidats sérieux à la récompense suprême, la Palme d&rsquo;or.</p>



<p>Brésil, 1977. Marcelo, un homme d’une quarantaine d’années fuyant un passé trouble, arrive dans la ville de Recife où le carnaval bat son plein. Il vient retrouver son jeune fils et espère y construire une nouvelle vie. C’est sans compter sur les menaces de mort qui rôdent et planent au-dessus de sa tête…</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Kleber Mendonça Filho n’a pas déçu en livrant un film-somme tant il s’inscrit parfaitement dans son univers, à la fois dans les thématiques abordées et dans la forme</p>
</blockquote>



<p>Très attendu pour son retour en compétition (notamment par l’auteur de ces quelques lignes), Kleber Mendonça Filho n’a pas déçu en livrant un film-somme tant il s’inscrit parfaitement dans son univers, à la fois dans les thématiques abordées et dans la forme&nbsp;: s’intéressant une nouvelle fois à l’histoire de son pays et à la mémoire de la dictature (ainsi qu’à sa transmission), tout en rendant hommage à sa ville natale, Recife, <strong>L’Agent secret</strong>&nbsp;: aspect romanesque déjà à l’œuvre dans <strong>Aquarius</strong>, illustration et dénonciation des inégalités et de la corruption qui gangrènent le Brésil (sujet déjà visible dans <strong>Les Bruits de Recife</strong>, son premier long métrage de fiction, en 2014), mise en scène de la violence la plus brutale et mélange des genres cinématographiques comme dans <strong>Bacurau</strong> (coréalisé avec Juliano Dornelles et Prix du Jury en 2019). Dans le même temps, le cinéaste brésilien évoque le cinéma et manifeste son amour des salles de projection aujourd’hui disparues, créant une filiation directe entre ce dernier long métrage et son très beau documentaire, <strong>Portraits fantômes</strong>, que le cinéaste était venu présenté il y a deux ans à Cannes en séance spéciale (en mettant en scène le beau-père de Marcelo, Monsieur Alexandre, projectionniste de métier qui évoque inévitablement l’une des grandes figures présentes dans le documentaire de Mendonça, Alexandre Moura).</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le début de <strong>L’Agent secret</strong>, notamment la première séquence, donne un aperçu du message et du style que va adopter Kleber Mendonça Filho</p>
</blockquote>



<p>Le début de <strong>L’Agent secret</strong>, notamment la première séquence, donne un aperçu du message et du style que va adopter Kleber Mendonça Filho&nbsp;: par un superbe mouvement de grue, on se retrouve au niveau d’une station-service en banlieue de Recife dans laquelle s’arrête une voiture conduite par Marcelo, le personnage principal de l’intrigue. Alors qu’il revient dans sa ville et qu’il ne veut que faire le plein d’essence, il découvre à quelques mètres un cadavre en décomposition. Alors que le pompiste lui explique que cela fait plusieurs jours qu’il attend que la police vienne, une patrouille passe par là et vient contrôler l’automobiliste, se moquant éperdument de la présence pourtant bien odorante du corps. Situation pas si banale qui en dit long sur le pays dans les années 70, sous le joug d’une dictature militaire. Si la première heure est déstabilisante, dans la mesure ou le spectateur se demande réellement dans quelle(s) direction(s) va se diriger le récit, le film gagne en épaisseur et en densité au fur et à mesure de la projection. Le récit se déploie avec une telle amplitude qu’il captive de bout en bout. A la fois film de genre (on y croise des mines patibulaires, des tueurs à gage peu commodes des références aux fameux «&nbsp;pulps fictions&nbsp;») mais aussi satire sociale et dénonciation virulente de la situation politique du Brésil, passée et présente (n’est-il pas d’ailleurs question au début d’un requin qui a avalé une jambe humaine), car le long métrage a été écrit alors que Jair Bolsonaro était au pouvoir, <strong>L’Agent secret</strong> ne cesse alors de surprendre, d’emprunter une route, puis une autre (par exemple, il est assez peu question d’espionnage comme semblait le suggérer le titre), se permettant de citer <strong>L’Homme de Rio</strong> de Philippe de Broca (dont des extraits apparaissent à l’écran) et même <strong>Les Dents de la mer</strong> de Steven Spielberg.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>En définitive, <strong>L’Agent secret</strong> est à n’en pas douter un très grand film, le plus abouti de son auteur. </p>
</blockquote>



<p>De la même manière qu’il avait inséré dans ses œuvres précédentes des éléments personnels, Kleber Mendonça Filho évoque ici sa mémoire, raconte l’histoire de sa ville, sa jeunesse dans ces années-là. Il est intéressant de comparer le film à celui du Brésilien Walter Salles, sorti récemment en France, <strong><a href="https://movierama.fr/je-suis-toujours-la-la-presence-du-souvenir/">Je suis toujours là</a></strong>, qui évoquait lui aussi la même page noire de l’histoire de son pays. Toutefois, la comparaison s’arrête là tant la forme (ou plutôt des formes) choisie par Kleber Mendonça Filho est toute autre. D’une maîtrise impressionnante, tenue de bout en bout, <strong>L’Agent secret</strong> se permet le luxe également d’utiliser le split-screen à de nombreuses reprises (un peu à la manière d’un Brian de Palma ou d’un Quentin Tarantino) et même, lors d’une scène, un effet obtenu par un filtre spécial, la bonnette split field qui permet la création de deux profondeurs de champ au sein d’une même image (comme dans <strong>Carie, au bal du diable</strong> du même De Palma).</p>



<p>En définitive, <strong>L’Agent secret</strong> est à n’en pas douter un très grand film, le plus abouti de son auteur. Puissant, romanesque, techniquement impressionnant et captivant (malgré une durée de près de 2h40), il est un candidat très sérieux à la Palme d’or et à l’ensemble des autres prix comme celui décerné à l&rsquo;interprète masculin (Wagner Moura est remarquable), à condition bien entendu que le jury présidé par Juliette Binoche ne le snobe pas. Ce serait une faute de goût de taille&nbsp;!</p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Kleber Mendonça Filho<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Brésil, France, Pays-Bas, Allemagne <br><strong>GENRE </strong>: Policier, Drame<br><strong>AVEC : </strong>Wagner Moura, Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido<br><strong>DURÉE : </strong>2h38<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE </strong>le 17 décembre 2025</pre>
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		<title>L’Amour qu’il nous reste : un voyage au cœur du quotidien et de l’intime</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 12:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2022, le cinéaste Hlynur Pálmason avait enchanté la Croisette avec Godland. Ce récit d’un voyage quasi métaphysique d’un jeune prêtre danois à la fin du XIXe siècle en Islande dans le but de construire une église et de photographier la population était remarquablement réalisé. Son quatrième long métrage, L’Amour qu’il nous reste, séduit une fois encore mais dans un tout autre registre, celui du portrait impressionniste (par petites touches) d’une famille en plein divorce. Le film met en scène [&#8230;]</p>
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<p>En 2022, le cinéaste Hlynur Pálmason avait enchanté la Croisette avec <a href="https://movierama.fr/godland-odyssee-interieure/"><strong>Godland</strong>.</a> Ce récit d’un voyage quasi métaphysique d’un jeune prêtre danois à la fin du XIXe siècle en Islande dans le but de construire une église et de photographier la population était remarquablement réalisé. Son quatrième long métrage, <strong>L’Amour qu’il nous reste</strong>, séduit une fois encore mais dans un tout autre registre, celui du portrait impressionniste (par petites touches) d’une famille en plein divorce.</p>



<p>Le film met en scène la trajectoire intime d’une famille dont les parents se séparent. En l’espace d’une année, entre légèreté de l’instant et profondeur des sentiments, se tisse un portrait doux-amer de l’amour, traversé de fragments tendres, joyeux, parfois mélancoliques. Un regard sensible sur la beauté discrète du quotidien et le flot des souvenirs qui s’égrènent au rythme des saisons.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Pálmason réalise un film à la douce mélodie, tantôt sonate de printemps, tantôt sonate d’hiver, dans lequel il laisse une part très importante aux paysages islandais</p>
</blockquote>



<p>La grande force du long métrage est de faire passer beaucoup de choses à travers un canevas relativement mince, une histoire quelque peu ordinaire d’une famille islandaise, un quotidien somme toute banal (un couple séparé mais que le père, pêcheur en haute mer, tente de reformer, les activités artistiques de la mère, les jeux des enfants). Pour autant, <strong>L’Amour qu’il nous reste</strong> n’est ni un film vide, loin de là, ni une œuvre vaine. Choisissant le rythme des saisons comme fil conducteur de son récit, lui donnant ainsi une forme assez peu narrative, du moins au sens classique du terme, mais subtilement symbolique (que l’on songe à cette belle séquence d’ouverture, la destruction du toit d’une maison individuelle, illustration de ce à quoi le spectateur va assister), Pálmason réalise un film à la douce mélodie, tantôt sonate de printemps, tantôt sonate d’hiver, dans lequel il laisse une part très importante aux paysages islandais, personnage à part entière de cette chronique&nbsp;: on retrouve, comme dans <strong><a href="https://movierama.fr/godland-odyssee-interieure/">Godland</a></strong>, un sens aiguisé de l’observation de la nature (qui devient une sorte de miroir des émotions qui travaillent le film), un sens esthétique indéniable et peu commun dans ce genre de production.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>De la même manière, Pálmason se montre très à l’aise dans les digressions dont il parsème son récit et qui feraient presque basculer le long métrage dans le fantastique, voire le surréalisme</p>
</blockquote>



<p>Le résultat à l’écran est vraiment très beau, délicat et poétique, et parfois même hilarant. En effet, si <strong>L’Amour qu’il nous reste</strong> ausculte à sa manière la société islandaise (notamment dans ce qui se joue à l’intérieur du couple, dans les rapports femmes-hommes, leur place respective), il ne se prive pas de moments cocasses, à l’image des échanges entre la mère artiste et un directeur de galerie dont le sort qui lui est réservé, au terme de la journée, est pour le moins inattendu ou des rapports entre les enfants. Ce qui donne une certaine distance et un côté étonnant à l’ensemble. De la même manière, Pálmason se montre très à l’aise dans les digressions dont il parsème son récit et qui feraient presque basculer le long métrage dans le fantastique, voire le surréalisme : l’épouvantail en paille avec lequel jouent les enfants finit par prendre vie, tel un chevalier tout droit sorti d’une œuvre des Monty Python, le coq tué (assez difficilement) par le père qui devient immense et rentre dans la maison pour se venger. Scènes jubilatoires qui convoquent tout un imaginaire lié notamment aux trucages de cinéma.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il en résulte un film certes atypique mais profondément attachant, marqué par une tendresse de chaque instant pour chacun de ses personnages</p>
</blockquote>



<p>Il en résulte un film certes atypique mais profondément attachant, marqué par une tendresse de chaque instant pour chacun de ses personnages, ce qui n‘exclut pas une certaine lucidité ainsi qu’une réelle mélancolie&nbsp;: en ce sens, si on suit la fin d’un couple, une adaptation, une mutation de la cellule familiale, le tragique ne l’emporte pas, et la vie continue.</p>



<p>Une belle expérience de cinéma qui confirme la singularité de ce cinéaste islandais, la pertinence de son regard (sur le genre humain mais aussi sur les espaces naturels) tout comme l’élégance de sa mise en scène.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Hlynur Pálmason
<strong>NATIONALITÉ :</strong>  Islande, Danemark, Suède, France  
<strong>GENRE </strong>: Comédie dramatique
<strong>AVEC : </strong>Saga Garðarsdóttir, Sverrir Gudnason, Ída Mekkín Hlynsdóttir
<strong>DURÉE : </strong>1h49
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong> Jour2fête
<strong>SORTIE LE </strong>17 décembre 2025</pre>
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		<title>Résurrection : voyage cinéphilique au bout du rêve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 15:32:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Résurrection était probablement l’une des grandes attentes de cette 78e édition du Festival de Cannes. Après Kaili Blues (récompensé à Locarno et d’une Montgolfière d’or au Festival des Trois Continents en 2015) et Un Grand voyage vers la nuit (sélectionné dans la section Un Certain Regard à Cannes en 2018), Bi Gan propose un troisième long métrage-fleuve dont les premières images disponibles avant l’ouverture des festivités donnaient furieusement envie. Son annonce très tardive en compétition (le 8 mai, soit près [&#8230;]</p>
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<p><strong>Résurrection</strong> était probablement l’une des grandes attentes de cette 78<sup>e</sup> édition du Festival de Cannes. Après <strong>Kaili Blues</strong> (récompensé à Locarno et d’une Montgolfière d’or au Festival des Trois Continents en 2015) et <strong>Un Grand voyage vers la nuit</strong> (sélectionné dans la section Un Certain Regard à Cannes en 2018), Bi Gan propose un troisième long métrage-fleuve dont les premières images disponibles avant l’ouverture des festivités donnaient furieusement envie. Son annonce très tardive en compétition (le 8 mai, soit près d’un mois après la conférence de presse traditionnelle) plaidait aussi en faveur d’un film dont il se murmurait qu’il n’était pas tout à fait prêt et qu’il était en attente de visa de sortie de Chine (rappelant l’aventure de <strong>2046</strong> de Wong Kar Wai, pas tout à fait terminé lors de la projection). La découverte dans la salle du Grand Théâtre Lumière fut l’un des grands moments de cette année.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>La découverte dans la salle du Grand Théâtre Lumière fut l’un des grands moments de cette année.</p>
</blockquote>



<p>Dans un monde où les humains ne savent plus rêver, un être pas comme les autres perd pied et n&rsquo;arrive plus à distinguer l’illusion de la réalité. Seule une femme voit clair en lui. Elle parvient à pénétrer ses rêves, en quête de la vérité…</p>



<p>Les premiers moments du film envoûtent quasi instantanément : pour celles et ceux qui en auront accepté les « conditions », le voyage que propose Bi Gan sera d’une grande beauté formelle, un appel aux sens ainsi qu’une célébration de l’imaginaire. Une odyssée d’une richesse inouïe, en plusieurs tableaux, une dystopie sur fond de fin du monde mettant en scène une société autoritaire (pour ne pas dire totalitaire) dans laquelle les gens ne savent plus rêver. Quelques individus, les « Rêvoleurs » (« fantasmers » dans la traduction anglaise), se réfugient dans les rêves et se retrouvent pourchassés par une police des rêves (dont le but avoué est de les réveiller pour assurer la bonne linéarité du temps). C’est le parcours de l’un d’entre eux que nous propose de suivre Bi Gan. Une errance protéiforme à travers l’histoire du cinéma, chacun des six segments qui constituent l’ossature de <strong>Résurrection</strong> évoquant clairement une période précise, citant littéralement des films comme autant de clés (citons notamment <strong>La Dame de Shanghai</strong> d’Orson Welles lors de la scène de la fusillade au milieu de dizaines de miroirs) tout en étant rattaché à un sens, la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat, le toucher. Ce qui séduit d’emblée c’est cet amour du cinéma, cette célébration de la magie du cinéma par la convocation de personnages ou de temps forts cinématographiques bien ancrés dans notre imaginaire de cinéphile : le vampire et son apparition tout en ombre, référence au <strong>Nosferatu</strong> de Murnau ; l’expressionnisme allemand ; les premiers temps du 7<sup>e</sup> Art, avec le muet (c’est d’ailleurs l’objet du premier segment du film), les figures tutélaires que sont les Frères Lumière (dont des extraits de courts métrages apparaissent à l’écran, <strong>L’arroseur arrosé</strong> pour n’en citer qu’un) et Georges Méliès auquel on pense forcément.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Une errance protéiforme à travers l’histoire du cinéma, chacun des six segments qui constituent l’ossature de <strong>Résurrection</strong> évoquant clairement une période précise, citant littéralement des films comme autant de clés</p>
</blockquote>



<p>La mise en scène de Bi Gan, déjà formidable dans ses œuvres précédentes, est un modèle du genre, d’une inventivité presque sans aucune limite (jusqu’où peut-il réellement aller&nbsp;?), une réelle prouesse technique à l’image d’un plan-séquence de plus de vingt minutes sur une image saturée de couleur rouge qui voit un jeune homme et une jeune femme (qui lui avouera un peu plus tard être un vampire) se balader, se séduire dans les dédales d’une ville déserte et saisie hors du temps, exploitant à merveille chaque recoin pour y positionner sa caméra. Cette déambulation des deux amants jusqu’au petit matin possède un charme fou et un côté poétique indéniable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>Résurrection </strong>est un voyage au bout du rêve, un véritable poème visuel, qui brouille la perception de l’espace et du temps, et met le spectateur sous hypnose.</p>
</blockquote>



<p><strong>Résurrection </strong>est un voyage au bout du rêve, un véritable poème visuel, qui brouille la perception de l’espace et du temps, et met le spectateur sous hypnose. Il constitue un plaisir de chaque instant, ne cédant jamais à la facilité (l’œuvre reste exigeante, il faut le souligner, et devrait donc perdre plus d’un spectateur) mais provoque un sentiment assez unique&nbsp;: la sensation, étrange mais à la fois rassurante, de ne jamais vouloir sortir de ce rêve, de vouloir prolonger l’immersion totale. L’épilogue «&nbsp;à la bougie&nbsp;», sublime instant célébrant la magie du 7<sup>e</sup> Art, se permet même d’évoquer l’importance de la salle de cinéma, et sa possible disparition.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-10"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:0%"></div></div><div class="score">5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Bi Gan<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> Chine, France<br><strong>GENRE </strong>: Trip de Science-fiction<br><strong>AVEC : </strong>Jackson Yee, Shu Qi, Mark Chao<br><strong>DURÉE : </strong>2h30<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Les Films du Losange<br><strong>SORTIE </strong>10 décembre 2025 </pre>
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		<title>Les Aigles de la République : l&#8217;acteur au service du pouvoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2025 08:00:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réalisé par le cinéaste suédois d’origine égyptienne (par son père) Tarik Saleh, Les Aigles de la République est le troisième et dernier volet de la trilogie du Caire, après Le Caire Confidentiel (2017) et La Conspiration du Caire, déjà présenté sur la Croisette en 2022 et reparti avec le prix du scénario. George Fahmy, l’acteur le plus adulé d’Egypte, accepte sous la contrainte de jouer dans un film commandé par les plus hautes autorités du pays. Il se retrouve plongé [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Réalisé par le cinéaste suédois d’origine égyptienne (par son père) Tarik Saleh, <strong>Les Aigles de la République</strong> est le troisième et dernier volet de la trilogie du Caire, après <strong>Le Caire Confidentiel</strong> (2017) et <strong>La Conspiration du Caire</strong>, déjà présenté sur la Croisette en 2022 et reparti avec le prix du scénario.</p>



<p>George Fahmy, l’acteur le plus adulé d’Egypte, accepte sous la contrainte de jouer dans un film commandé par les plus hautes autorités du pays. Il se retrouve plongé dans le cercle étroit du pouvoir. Comme un papillon de nuit attiré par la lumière, il entame une liaison avec la mystérieuse épouse du général qui supervise le film.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le cinéaste évoque avec pertinence l’utilisation à des fins de propagande des artistes par les autorités en place </p>
</blockquote>



<p>Poursuivant son exploration du pouvoir et de ses secrets, de la corruption et des libertés supprimées, Tarik Saleh met en scène dans <strong>Les Aigles de la République</strong> un complot politique visant à renverser l’actuel président égyptien, le général al-Sissi, avec l’intervention (malgré lui) d’un comédien populaire. Sur un scénario bien écrit et solide, qui n’est pas sans rappeler les fictions américaines des années 70 (on peut ainsi penser aux <strong>Hommes du président</strong> d’Alan J. Pakula par exemple), le cinéaste évoque avec pertinence l’utilisation à des fins de propagande des artistes par les autorités en place (la collaboration n’a d’autre but que de glorifier l’État), ce qui a été une constante dans la plupart des régimes autoritaires ou totalitaires. Une comparaison qui semble renforcée par le style visuel de ces <strong>Aigles de la République</strong>, comme le souligne le générique du début constitué d’affiches évoquant l’âge d’or du cinéma égyptien auquel Tarik Saleh entend également rendre un hommage évident.</p>



<p>Dès les premières scènes, le recours à la comédie surprend (un registre absent du long métrage précédent de Saleh). Toute la première partie fait la part belle à l’humour noir, comme lors du tournage du film de propagande à la gloire du président actuel qu’il a accepté de tourner (sous la menace) ou lors de la séquence dans une pharmacie où l’acteur, essayant de passer incognito, demande du viagra avec une conséquence pour le moins gênante (sa jeune compagne qui remarque son érection alors qu’elle lui raconte ses malheurs). A ce titre, la qualité de la prestation de l’acteur libanais Fares Fares est à souligner, celui-ci se glissant parfaitement dans la peau de cette vedette célèbre, charmeur (allant jusqu’à séduire la femme d’un membre du gouvernement) mais aussi menteur, qui s’occupe assez peu de son aîné et qui peut passer aisément du loufoque à la gravité, voire de la peur. Un personnage qui s’oppose en tous points à celui du Dr Mansour, conseiller politique, figure de l’autorité morale qui surveille de près le tournage, n’hésitant pas à intervenir pour rectifier certaines choses. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Le cinéaste se moque donc du pouvoir, ce que démontre la description des généraux qui gravitent dans les cercles du pouvoir</p>
</blockquote>



<p>Le cinéaste se moque donc du pouvoir, ce que démontre la description des généraux qui gravitent dans les cercles du pouvoir&nbsp;; une scène assez drôle voit s’opposer la femme du ministre et un conseiller affirmant que Shakespeare serait d’origine arabe, le réalisateur donnant le beau rôle aux femmes, lectrices et cultivées. Toutefois, plus la machination se met en place, plus la comédie se met en sourdine. Le film bascule alors dans une atmosphère plus tendue, plus grave, celle du thriller politique paranoïaque révélant enfin le but ultime de l’opération. Fini de sourire, ce qui est en jeu est bien plus sérieux. Servies par une mise en scène au cordeau quoiqu’un peu classique et trop sage (d’aucuns diraient académique et sans relief), certains moments glacent le sang, tout en laissant aux spectateurs une impression de déjà-vu. Il faut d’ailleurs admettre que <strong>La Conspiration du Caire</strong> était porté par un élan plus fort et une mise en scène nettement plus emballante. Cependant, ces quelques réserves n’entament pas le plaisir ressenti devant ce film recommandable et qui conserve intact sa force de frappe politique.</p>



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<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:40%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Tarik Saleh<br><strong>NATIONALITÉ :</strong> France, Suède, Danemark, Finlande, Allemagne<br><strong>GENRE </strong>: Drame, Thriller<br><strong>AVEC : </strong>Fares Fares, Zineb Triki, Lyna Khoudri<br><strong>DURÉE : </strong>2h09<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Memento <br><strong>SORTIE LE </strong>12 novembre 2025</pre>
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		<title>La Petite dernière : un récit d’émancipation touchant et juste</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Xavier Affre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 09:56:47 +0000</pubDate>
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<p>Avec son troisième long métrage en tant que cinéaste, Hafsia Herzi a prouvé qu’elle avait bien mérité sa présence dans la Compétition cannoise. <strong>La Petite dernière </strong>est une œuvre émouvante et maîtrisée qui confirme de manière éclatante ses talents de réalisatrice après <strong><a href="https://movierama.fr/tu-merites-un-amour-embrasser-la-vie/">Tu mérites un amour</a></strong> et <strong><a href="https://movierama.fr/bonne-mere-mere-courage-titre-de-la-critique/">Bonne mère</a></strong> qui avaient été sélectionnés respectivement à la Semaine de la Critique en 2019 et à Un Certain Regard en 2021.</p>



<p>Fatima, dix-sept ans, est la petite dernière. Elle vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Bonne élève, elle intègre une faculté de philosophie à Paris et découvre un tout nouveau monde. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions. Fatima se met alors à questionner son identité. Comment concilier sa foi avec ses désirs naissants&nbsp;?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><strong>La Petite dernière</strong> aborde avec une grande sensibilité et une belle délicatesse l’émancipation d’une jeune musulmane en classe de Terminale qui a du mal à assumer son homosexualité</p>
</blockquote>



<p>Adapté du roman éponyme de Fatima Daas, mais s’inscrivant pleinement dans l’univers de la jeune réalisatrice, <strong>La Petite dernière</strong> aborde avec une grande sensibilité et une belle délicatesse l’émancipation d’une jeune musulmane en classe de Terminale qui a du mal à assumer son homosexualité, notamment auprès de sa famille. Un tel canevas aurait pu accoucher d’une œuvre mièvre et dégoulinante de bons sentiments, or, il n’en est rien. Grâce à un sens du cadre remarquable, et un recours quasi systématique aux gros plans, Hafsia Herzi colle au plus près de sa protagoniste principale, captant ses réactions et ses sentiments les plus profonds, tout ce qui n’est pas (ne peut pas être) verbalisé. En effet, il est bien difficile pour Fatima d’évoquer son homosexualité face à un entourage très réticent voire peu enclin à l’accepter. C’est tout le sens d’ailleurs des premières scènes du film&nbsp;: des discussions entre copains et copines du lycée qui témoignent d’un certain manque d’ouverture (surtout des garçons), dans les discours mais aussi dans les actes puisqu’ils prennent à partie l’un de leur camarade de classe. Fatima, par crainte d’être découverte, se positionne de leur côté et fréquente même un jeune homme. Cependant, tout comme Fatima le sait bien et le ressent, le spectateur comprend qu’elle est attirée par les filles. Il faut préciser ici que le portrait de cette jeune femme en pleine construction d’identité est finement ciselé, si elle n’ose pas affirmer sa tendance à ses proches, elle n’hésite pas, pour autant, à prendre des initiatives&nbsp;: contacter des femmes sur un site de rencontres, aller à des rendez-vous, prendre des conseils d’une lesbienne expérimentée, fréquenter certains lieux parisiens (on reconnaît par exemple un établissement situé dans le parc des Buttes-Chaumont) et surtout vivre une grande histoire d’amour avec une infirmière d’origine coréenne. Par tous ses détails, une caméra toujours située à la bonne distance ainsi que des choix de montage judicieux sans être racoleurs, <strong>La Petite dernière</strong> confirme qu’Hafsia Herzi est bien une vraie cinéaste (influencée par les cinéastes pour lesquels elle a tourné, comme Kechiche) doublée d’une excellente directrice d’actrices. A ce stade, il convient d’évoquer la performance remarquable de Nadia Melliti, ex-footballeuse, repérée lors d’un casting sauvage. Elle incarne magnifiquement et dignement un personnage tout en nuances.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Si le long métrage bouleverse autant, c’est parce que chaque individu est observé, décrit avec beaucoup de tendresse, sans jugement et dans toute sa complexité</p>
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<p>Si le long métrage bouleverse autant, c’est parce que chaque individu est observé, décrit avec beaucoup de tendresse, sans jugement et dans toute sa complexité : c’est le cas du père de Fatima, mais aussi et surtout de ses sœurs ou de sa mère. L’une des plus belles scènes de <strong>La Petite dernière</strong> est justement une discussion entre Fatima et sa mère, à table : alors que la jeune femme essaye d’évoquer sa sexualité et finit par tomber en larmes, sa mère lui explique, le plus simplement du monde, qu’elle sera toujours là pour elle. De plus, et c’est bien entendu l’une de ses forces, Herzi n’utilise aucune des ficelles habituelles associées à ce genre de film : pas de hurlements, de scènes de bagarre, ni de drogue ou un quelconque déterminisme social (la famille de Fatima est aimante, équilibrée ; elle-même travaille bien et obtient son baccalauréat). Les nuances remplacent les caricatures habituelles et évitent au film de tomber dans le piège de la facilité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>De plus, et c’est bien entendu l’une de ses forces, Herzi n’utilise aucune des ficelles habituelles associées à ce genre de film</p>
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<p>En définitive, cette œuvre est une belle et franche réussite, sensible et lumineuse, célébrant la vie et le désir, faisant parfois penser à <strong>La Vie d’Adèle</strong> mais avec un regard plus féminin. Sans céder au jeu des pronostics cannois, on souhaite toutefois à <strong>La Petite dernière</strong> de figurer en bonne place au palmarès, cela serait amplement mérité.</p>



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<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Hafsia Herzi
<strong>NATIONALITÉ :</strong> France, Allemagne
<strong>GENRE </strong>: Drame
<strong>AVEC : </strong>Nadia Melliti, Ji-Min Park, Louis Memmi
<strong>DURÉE : </strong>1h46
<strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam
<strong>SORTIE LE </strong>1er octobre 2025</pre>
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