<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sébastien Lamothe, auteur/autrice sur MovieRama</title>
	<atom:link href="https://movierama.fr/author/sebastien-lamothe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://movierama.fr/author/sebastien-lamothe/</link>
	<description>Nouvelles Images, Nouvelle Critique</description>
	<lastBuildDate>Thu, 06 Aug 2026 08:24:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.7</generator>

<image>
	<url>https://movierama.fr/wp-content/uploads/2021/05/cropped-Logo-MOVIERAMA-mini-32x32.png</url>
	<title>Sébastien Lamothe, auteur/autrice sur MovieRama</title>
	<link>https://movierama.fr/author/sebastien-lamothe/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Girl : une adolescence vécue au sein de la grisaille d’un quotidien sombre et sans pitié</title>
		<link>https://movierama.fr/girl-une-adolescence-vecue-au-sein-de-la-grisaille-dun-quotidien-sombre-et-sans-pitie/</link>
					<comments>https://movierama.fr/girl-une-adolescence-vecue-au-sein-de-la-grisaille-dun-quotidien-sombre-et-sans-pitie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 00:16:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53470</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est le premier passage derrière la caméra pour Shu Qi, actrice égérie de Hou Hsiao-Hsien vue dans Millenium Mambo (2001) et The Assassin ( 2015). Le film est apparu en sélection à la Mostra de Venise édition 2025. Le résultat est le fruit d’un long travail de réflexion semé de doutes et de retours en arrière mené sur les conseils du grand maître taïwanais lui-même qui l’encourage à écrire une histoire intime inspirée de ce qu’elle connaît le mieux. Et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/girl-une-adolescence-vecue-au-sein-de-la-grisaille-dun-quotidien-sombre-et-sans-pitie/">Girl : une adolescence vécue au sein de la grisaille d’un quotidien sombre et sans pitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le premier passage derrière la caméra pour Shu Qi, actrice égérie de Hou Hsiao-Hsien vue dans <strong>Millenium Mambo</strong> (2001) et <strong>The Assassin</strong> ( 2015). Le film est apparu en sélection à la Mostra de Venise édition 2025. Le résultat est le fruit d’un long travail de réflexion semé de doutes et de retours en arrière mené sur les conseils du grand maître taïwanais lui-même qui l’encourage à écrire une histoire intime inspirée de ce qu’elle connaît le mieux. Et en effet, le film a quelque chose d’autobiographique. L’action se situe en 1988 et raconte l’histoire d’une adolescente timorée vivant au sein d’une famille dysfonctionnelle. Le père est un ivrogne invétéré qui rentre tous les soirs saoul à l’appartement terrorisant toute la famille. Lin Hsiao-li vit recluse sous la tente qui lui sert de chambre à coucher redoutant l’effraction au sein du cocon qu’elle s’est formée, de la part de son père qui ne sait plus ce qu’il fait. Homme au masculinisme toxique, dominateur et violent avec son épouse, il travaille dans un garage dirigé par un ami de son père qui, malgré ses retards et son peu d’entrain au travail, s’honore de tenir la promesse qu’il a faite à ce dernier de l’aider. Un pauvre type en somme qui rentre chez lui ivre au volant de sa motocyclette au risque d’avoir un accident. Rien ne semble devoir racheter ce personnage sombre qui symbolise à lui seul les aspects sombres du patriarcat taïwanais.</p>



<p>Aucun geste de tendresse à l’égard de ses enfants ou de sa femme qu’il viole allègrement lorsqu’elle fait mine de se rebeller. En outre, la petite famille vit pauvrement, la mère travaillant comme aide dans un salon de coiffure, réunissant au passage des bouquets de fleurs pour les vendre. L’ambiance est globalement sombre à l’image des décors et de l’appartement envahi par les odeurs de cuisine et la fumée. Une mère qui à son tour, décidément, ne sait pas aimer sa fille, personnage quelque peu plus complexe que celui du père, cherchant dans toute la ville sa fille lorsqu’elle s’enfuit, mais la punissant et l’humiliant dès que c’est possible même devant ses camarades à l’école. Lin Hsiao-li au milieu de tout ça cherche le moindre tunnel de lumière qui pourrait la sortir du sentiment de morosité qu’elle entretient à l’égard du monde, toujours à part, en retrait, ayant pour confidente sa sœur avec qui elle se rend à l’école tous les matins.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Un constat amer, un environnement sombre et qui paraît sans espoir d’échappatoire&nbsp;: l’histoire vire au pathos.</p>
</blockquote>



<p>Un constat amer, un environnement sombre et qui paraît sans espoir d’échappatoire : l’histoire vire au pathos. Le scénario force ainsi un peu le caractère des personnages qui font preuve sinon de cruauté, d’une bonne dose de malveillance en général et à l’encontre de la jeune fille en particulier. On éprouve un sentiment de frustration et d’étouffement en adoptant le point de vue de Lin Hsiao-li à travers lequel on entre dans le monde créé par le film. Et on aimerait crever la bulle à l’intérieur de laquelle celle-ci s’est enfermée pour mieux se protéger. Au point qu’elle ne semble pas avoir d’amis au sein de son école jusqu’à ce qu’une jeune fille de son âge fasse son apparition à l’école à laquelle elle vient d’être transférée pour des raisons familiales. Nouvelle mise en perspective de la situation des couples à Taïwan où on divorce facilement et en toute discrétion même si le préjudice est plus grand pour les femmes que pour les hommes. Signe d’une mésentente généralisée au sein du couple et d’une volonté d’autonomie accrue de la part des femmes que l’on comprend au vu de l’exemple qui est donné à travers le film.</p>



<p>Les deux jeunes filles vont faire ensemble l’école buissonnière et redécouvrir les joies de la liberté, la nouvelle amie de Lin Hsiao-li étant plutôt du genre dégourdi et à l’aise dans sa communication avec les autres. En ce sens, les deux personnages s’opposent et pourtant se complètent au sein d’une amitié qui va fonder l’espace de quelques heures un nouveau foyer où s’investir émotionnellement. Le film se déroule suivant un ordre parfois confus et manque d’une trame qui viendrait étayer l’histoire un peu relâchée de la jeune adolescente. Aucune intrigue réelle ne vient relier les scènes entre elles qui se déroulent pour signifier un quotidien morne et gris auquel sont soumis les personnages prisonniers de leur situation. Un fatalisme qui plombe l’atmosphère du film malgré une fin quelque peu plus lumineuse. Une première réalisation honnête mais qui manque d’un peu d’éclat pour parvenir à nous convaincre totalement.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-5"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:41%"></div></div><div class="score">3</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Girl : une adolescence vécue au sein de la grisaille d’un quotidien sombre et sans pitié","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/08/Girl-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "2.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Shu Qi<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Taïwan, Chine<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Xiao-Ying Bai, Roy Chiu, Pin-Tung Lin<br><strong>DURÉE : </strong>2h05<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE LE </strong>5 août 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/girl-une-adolescence-vecue-au-sein-de-la-grisaille-dun-quotidien-sombre-et-sans-pitie/">Girl : une adolescence vécue au sein de la grisaille d’un quotidien sombre et sans pitié</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/girl-une-adolescence-vecue-au-sein-de-la-grisaille-dun-quotidien-sombre-et-sans-pitie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>I Want Your Sex : la tornade d’une relation sado-masochiste</title>
		<link>https://movierama.fr/i-want-your-sex-la-tornade-dune-relation-sado-masochiste/</link>
					<comments>https://movierama.fr/i-want-your-sex-la-tornade-dune-relation-sado-masochiste/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2026 00:36:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53378</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cela fait douze ans que Gregg Araki n’avait pas réalisé de long-métrage pour le cinéma depuis White Bird en 2014, date à laquelle il reçoit un scénario original qui se présente comme une version humoristique de 50 nuances de Grey centrée sur la relation entre une stagiaire et son patron. Suite au mouvement #MeToo, le réalisateur américain décide d’inverser les rôles et de faire intervenir un stagiaire qui entretient une relation sexuelle avec sa patronne. Dans ce film, il se [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/i-want-your-sex-la-tornade-dune-relation-sado-masochiste/">I Want Your Sex : la tornade d’une relation sado-masochiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cela fait douze ans que Gregg Araki n’avait pas réalisé de long-métrage pour le cinéma depuis <strong>White Bird</strong> en 2014, date à laquelle il reçoit un scénario original qui se présente comme une version humoristique de <strong>50 nuances de Grey</strong> centrée sur la relation entre une stagiaire et son patron. Suite au mouvement #MeToo, le réalisateur américain décide d’inverser les rôles et de faire intervenir un stagiaire qui entretient une relation sexuelle avec sa patronne. Dans ce film, il se préoccupe de la génération Z, abreuvée d’images séparant les êtres entre eux au moyen d’écrans interposés comme autant de barrières à des relations normales. Le moins que l’ on puisse dire, c’est que le film s’en donne à cœur joie, proclamant une libération sexuelle totale entre une artiste dont l’œuvre est regroupée sous le thème central de la sexualité la plus débridée malgré une histoire de manipulation dont est victime le jeune homme interprété par Cooper Hoffman et qui se prénomme Elliot. On sait avec quelle sensualité Gregg Araki a l’habitude de tourner les scènes sexuelles de ses films dans un décor aux couleurs flashy à tendance pop.</p>



<p>Elliot est fiancé avec Minerva, une étudiante en pharmacologie très sérieuse qui place en priorité ses études avant toute autre chose, à tel point qu’elle ne prête que peu d’attention aux envies soudaines de faire l’amour de son compagnon qui n’en peut mais. Voici donc un jeune garçon frustré qui rencontre une femme nymphomane plus âgée que lui. Mais attention, les règles sont strictes et la relation ne doit être avant tout que d’ordre sexuel sans empiéter sur le boulot. Elliot se voit donc proposer le rôle d’assistant de Erika Tracy – Olivia Wilde, vue notamment dans <strong><a href="https://movierama.fr/le-cas-richard-jewell-lheroisme-des-gens-ordinaires/">Le Cas Richard Jewell</a></strong> de Clint Eastwood en 2020. Scènes humoristiques et gags à gogo s’enchaînent tout le long du film, qui ont pour effet de dédramatiser le traitement d’un sujet pour le moins délicat sinon scabreux. Et Gregg Araki fait preuve de toute son inventivité et de son imagination délirante pour nous décrire la relation sado-masochiste – usant de sex-toys et de situations limites &#8211; qui unit les deux personnages ainsi que la figure de l’amoureux transi, quasi dépendant, représenté par Elliot.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>On s’amuse plutôt et on sort de là ragaillardi et optimiste à l’égard d’une génération qui saura sortir de sa torpeur pour vivre une vie plus émancipée</p>
</blockquote>



<p>Le film est vu à travers le regard halluciné d’Elliot, rendu complètement fou par cette femme qui l’attire comme un aimant, enchaînant les scènes à un rythme de plus en plus effréné tenant le spectateur en haleine. Car <strong>I want your sex </strong>pourrait être rangé aussi parmi les films à suspense, puisque le montage alterné nous présente le jeune homme d’une part interrogé par un couple de policiers dans un commissariat s’expliquant autant qu’il le peut sur la disparition de l’artiste, d’autre part son parcours érotique initiatique qui le mène toujours de plus en plus loin – jusqu’à tout perdre – avec cette dernière : logement, boulot, dignité etc. Heureusement, Elliot peut se confier à son collègue Zap, homosexuel revendiqué qui saura accepter de l’héberger dans ses moments de galère, ainsi que Apple, une amie chère avec qui il fait de la colocation. Ainsi, ces figures secondaires reviennent souvent dans le cinéma de Gregg Araki. On reconnaît d’ailleurs dans ce dernier opus la patte caractéristique de ce qui fait le caractère frondeur du cinéaste indépendant.</p>



<p>Gregg Araki n’a rien perdu de sa superbe et revient donc en force avec ce film qui n’atteint pourtant pas les sommets d’un <strong>Mysterious Skin</strong> (2004) au charme subversif et envoûtant sans conteste. On s’amuse plutôt et on sort de là ragaillardi et optimiste à l’égard d’une génération qui saura sortir de sa torpeur pour vivre une vie plus émancipée : Elliot à la fin du film a fait du chemin et n’est plus tout à fait le même quoique toujours obsédé par Erika ! Tout est permis et le rythme entraînant de ce film bourré d’humour et d’ingéniosité marque le point. Une œuvre qui ne renouvelle pas vraiment l&rsquo;univers d&rsquo;Araki mais suit sa ligne directrice provocatrice – sexuellement et sur d’autres aspects aussi &#8211; depuis longtemps. Pas le meilleur film du cinéaste mais à voir tout de même.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "I Want Your Sex : la tornade d’une relation sado-masochiste","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/IWantYourSex-125x125.webp"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Gregg Araki<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Etats-Unis<br><strong>GENRE </strong>: Comédie, Drame<br><strong>AVEC : </strong>Olivia Wilde, Cooper Hoffman, Mason Gooding<br><strong>DURÉE : </strong>1h30<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport<br><strong>SORTIE LE </strong>29 juillet 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/i-want-your-sex-la-tornade-dune-relation-sado-masochiste/">I Want Your Sex : la tornade d’une relation sado-masochiste</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/i-want-your-sex-la-tornade-dune-relation-sado-masochiste/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sur la route d’Omaha : état des lieux d’une Amérique désespérée</title>
		<link>https://movierama.fr/sur-la-route-domaha-etat-des-lieux-dune-amerique-desesperee/</link>
					<comments>https://movierama.fr/sur-la-route-domaha-etat-des-lieux-dune-amerique-desesperee/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 01:12:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes]]></category>
		<category><![CDATA[FESTIVALS]]></category>
		<category><![CDATA[Tous les évènements]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53242</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est le premier long-métrage de son réalisateur. Présenté en avant-première à Sundance en 2025, sélectionné dans la catégorie Cannes Écrans Juniors, il remporte le Prix du jury au Festival de Deauville. Le film s’inscrit dans la tradition du road-movie. En effet, un matin très tôt, un père, dont on apprendra qu’il est veuf – ce qui souligne son caractère isolé tout au long du récit – réveille ses deux enfants, le jeune Charlie, six ans, et une petite fille prénommée [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/sur-la-route-domaha-etat-des-lieux-dune-amerique-desesperee/">Sur la route d’Omaha : état des lieux d’une Amérique désespérée</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le premier long-métrage de son réalisateur. Présenté en avant-première à Sundance en 2025, sélectionné dans la catégorie Cannes Écrans Juniors, il remporte le Prix du jury au Festival de Deauville. Le film s’inscrit dans la tradition du road-movie. En effet, un matin très tôt, un père, dont on apprendra qu’il est veuf – ce qui souligne son caractère isolé tout au long du récit – réveille ses deux enfants, le jeune Charlie, six ans, et une petite fille prénommée Ella qui a neuf ans. La petite famille, à laquelle il faut ajouter le chien Rex, embarque dans une voiture après avoir amassé tant bien que mal le peu d’affaires qu’ils comptent emporter avec eux. Il ne faut pas longtemps pour qu’une policière apparaisse à la porte de la maison pour s’instruire de la situation : c’est ainsi que l’on apprend facilement que l’homme et sa famille sont expulsés de leur maison et l’agente des forces de l’ordre d’apposer un avis punaisé à la porte d’entrée.</p>



<p>Il est à noter que le personnage du père ne porte pas de nom avant la fin du film, lui conférant le titre de représentant anonyme de la classe pauvre, sans que le film ne tombe dans les clichés portant sur la <em>white trash</em> américaine. C’est en effet l’envers du décor d’une Amérique triomphante que nous présente le film. Ainsi, même si les enfants ne manquent de rien au cours de leur voyage, le père doit faire attention au peu d’argent qu’il a su conserver – n’achetant qu’un cerf-volant sur deux mais leur offrant des glaces à chaque halte. De même, il n’a pas les moyens d’acheter une nouvelle voiture, la sienne démarrant difficilement à tel point qu’il lui est parfois nécessaire de la pousser avec l’aide de la petite Ella. Si les lieux obligés de la route tels le motel, la station-service sont visités et/ou habités temporairement par l’équipée, les paysages grandioses défilent le long de la route comme une échappatoire à l’espace clos de la maison familiale, leitmotiv du road-movie. Ils offrent un terrain de jeu propice aux enfants faisant voler leur cerf-volant sur un terrain contingent au bitume de la route. De même, la piscine du motel offre une parenthèse enchantée à la petite famille.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>C’est en effet l’envers du décor d’une Amérique triomphante que nous présente le film.</p>
</blockquote>



<p>La destination du voyage reste secrète malgré les questions insistantes d’Ella sur le sujet. Secret soigneusement gardé par le personnage du père jusqu’à ce qu’il cite le Nebraska comme point de chute. Mais pourquoi le Nebraska : c’est ce que se demandent les enfants en même temps que le spectateur. Seule la fin du film nous l’explique, qu’il n’est pas question ici de dévoiler. Ils devront ainsi traverser pour parvenir au but pas moins de trois États : l’Utah, le Wyoming et le Nebraska jusqu’à Omaha, d’où le titre du film. Et pourquoi un tel secret ? C’est que le père de famille, malgré la patience et le caractère gai et enjoué des enfants en général, contraste violemment avec leur comportement – même s’il se veut rassurant &#8211; par son mutisme et une angoisse sourde qui ne le quitte pas. La bande sonore se tait alors et nous sommes plongés avec lui dans un abîme sans fond qui respire l’inquiétude. Avec pour seuls mots, lorsque sa fille vient le rejoindre la nuit, assis sur son lit : <em>Je suis fatigué.</em></p>



<p>Fatigue d’un homme au bout du rouleau malgré les apparences, lui si doux et attentionné avec ses enfants. Ce n’est pas par goût pour la liberté et les grands espaces que celui-ci a décidé de prendre la route mais contraint et forcé, ne sachant plus quoi faire d’autre et s’en remettant à l’âme montée au ciel de sa femme qu’il invoque la nuit lorsque les enfants dorment. Constat amer d’une Amérique qui se délabre à travers un homme isolé du reste du monde qui se heurte au mur de l’indifférence et de l’hostilité de la société – cf. le gérant d’un café avec lequel il se querelle. Histoire universelle d’un homme brisé par la société et qui décide de partir en abandonnant tout, miné par le désespoir. Une interprétation magistrale de la part de John Magaro (le père) mais aussi des deux enfants particulièrement formidables et criants de vérité dans le film. Une réussite.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:21%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Sur la route d’Omaha : état des lieux d’une Amérique désespérée","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/SurLaRouteDOmaha-125x125.webp"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Cole Webley<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Etats-Unis<br><strong>GENRE </strong>: Drame, road-movie<br><strong>AVEC : </strong>John Magaro, Molly Belle Wright, Wyatt Solis<br><strong>DURÉE : </strong>1h33<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Condor Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>22 juillet 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/sur-la-route-domaha-etat-des-lieux-dune-amerique-desesperee/">Sur la route d’Omaha : état des lieux d’une Amérique désespérée</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/sur-la-route-domaha-etat-des-lieux-dune-amerique-desesperee/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Evil Dead Burn : Famille, je te hais !</title>
		<link>https://movierama.fr/evil-dead-burn-famille-je-te-hais/</link>
					<comments>https://movierama.fr/evil-dead-burn-famille-je-te-hais/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 00:44:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53232</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est le sixième volet de la franchise Evil Dead initiée par Sam Raimi en 1981 qui mettait en scène le personnage d&#8217;Ash Williams brillamment interprété par l’acteur Bruce Campbell. Mais, comme c’était déjà le cas pour le cinquième épisode – Evil Dead Rise (2023) &#8211; il rompt avec la continuité du récit en s’inspirant de l’atmosphère et en s’emparant des thèmes de la série plutôt qu’en en poursuivant la trame. Et cette fois-ci c’est un petit Français qui est aux [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/evil-dead-burn-famille-je-te-hais/">Evil Dead Burn : Famille, je te hais !</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le sixième volet de la franchise Evil Dead initiée par Sam Raimi en 1981 qui mettait en scène le personnage d&rsquo;Ash Williams brillamment interprété par l’acteur Bruce Campbell. Mais, comme c’était déjà le cas pour le cinquième épisode – <strong>Evil Dead Rise</strong> (2023) &#8211; il rompt avec la continuité du récit en s’inspirant de l’atmosphère et en s’emparant des thèmes de la série plutôt qu’en en poursuivant la trame. Et cette fois-ci c’est un petit Français qui est aux manettes de la réalisation de l’opus&nbsp;: rappelons que Sébastien Vanicek nous avait ébloui de son talent avec <strong>Vermines</strong>, son premier long-métrage au cinéma réalisé en 2023 et qui nous racontait l’histoire des habitants d’un immeuble en banlieue en proie à une armée d’araignées particulièrement agressives. Si l’équipe du film a été sélectionnée par Sam Raimi lui-même – qui produit en même temps le film &#8211; le réalisateur a pu imposer le choix de son coscénariste Florent Bernard pour écrire la suite de la saga. Vanicek semble donc se spécialiser dans le film de genre – ici d’horreur. Toujours au centre de l’histoire, l’existence du Necronomicon, manuel de sorcellerie inventé par l’écrivain culte américain Howard Philips Lovecraft et cité pour la première fois en 1924 dans sa nouvelle <strong>Le Molosse</strong>.</p>



<p>Comme à l’origine du mythe, il s’agit de ne pas lire l’ouvrage si l’on ne veut pas voir resurgir le Mal sous la forme du Diable et des démons qui lui sont attachés. Le scénario ne manque pas d’y faire référence sous la forme d’un récit rétrospectif direct – ou à travers les paroles d’un autre personnage – du grand-père de Joseph, espèce de docteur en sciences occultes qui parle dans ses notes du Necronomicon et de son pouvoir sulfureux ainsi que d’une certaine dague censée mettre fin au pouvoir démoniaque du Diable. Will est marié à Alice qui gère avec lui un restaurant. C’est l’occasion de célébrer l’anniversaire de Joseph – le frère de Will – un écrivain en herbe. Le couple se dispute et Will agit de façon particulièrement machiste et agressive à l’encontre d’Alice. Furieux, il décide de fuir la soirée au volant de son automobile. Conduisant à toute allure il ne peut éviter de foncer sur une démone sise au milieu de la route, et d’effectuer une embardée qui le mène à l’accident, voiture sur le toit et lui empêtré dans sa ceinture de sécurité. Il ne peut échapper à l’incendie du véhicule provoqué par l’entité maléfique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Le Mal semblait déjà présent au sein d’une famille finalement prédisposée à fabriquer de la violence.</p>
</blockquote>



<p>Alice, Joseph et sa petite amie sont conviés, suite à la cérémonie funéraire, au sein de la demeure familiale pour y faire plus ample connaissance et entamer le deuil collectivement. La maison est particulièrement délabrée et témoigne symboliquement du caractère putride de la lignée familiale. A plusieurs reprises, les membres de la famille, transformés en démons, vocifèrent qu’Alice ne serait rien sans la famille comme Will lui lançait – flash-back à l’appui – qu’elle ne serait rien sans lui. Le film met en scène un personnage et une famille contaminés par le principe de domination d’un patriarcat particulièrement archaïque et dévastateur. Le masculinisme toxique de Will y est clairement souligné et dénoncé par le récit. Le Mal semblait déjà présent au sein d’une famille finalement prédisposée à fabriquer de la violence. Un instinct destructeur habite les personnages contre lesquels lutte Alice. Instinct de mort qui se retourne contre lui-même lorsque le père de famille se tire plusieurs fois une balle dans la tête ou comme quand la grand-mère se coupe une jambe.</p>



<p>Mais c’est surtout aux armes blanches par nature ou par destination &#8211; ainsi de différents ustensiles de cuisine ou de jardinage – qu’utilisent les belligérants, armes tranchantes qui provoquent une angoisse particulière chez le spectateur – on pense à l’utilisation qui en est faite dans le <em>giallo</em>. Ainsi, l’horreur est partout et les scènes s’enchaînent selon un rythme particulièrement élevé mettant à l’épreuve nos nerfs, le tout souligné d’une musique d’ambiance elle aussi tendue à l’extrême. En outre, le scénario décide d’employer la forme d’un huis-clos étouffant semblable à celui qui avait été mis en place pour le premier film du réalisateur. Les survivants se cloîtrent au sein d’une maison peu à peu investie par le Mal qui craque sous toutes ses coutures. Le personnage central d’Alice est formidablement interprété par Souheila Yacoub vue dans la deuxième partie de <a href="https://movierama.fr/dune-deuxieme-partie-quand-tes-dans-le-desert-depuis-trop-longtemps/"><strong>Dune</strong> </a>(2024) et chez Philippe Garrel notamment. Son passé de gymnaste rythmique lui aura sûrement servi à accomplir les nombreuses scènes d’action du film. Un film qui, sans renouveler le genre – gore et sanglant à souhait, gros plans privilégiés &#8211; se montre particulièrement efficace et actuel sur le fond.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Evil Dead Burn : Famille, je te hais !","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/EvilDeadBurn-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Sébastien Vanicek<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Etats-Unis <br><strong>GENRE </strong>: Horreur<br><strong>AVEC : </strong>Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Erroll Shand<br><strong>DURÉE : </strong>1h50<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Metropolitan FilmExport<br><strong>SORTIE LE </strong>8 juillet 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/evil-dead-burn-famille-je-te-hais/">Evil Dead Burn : Famille, je te hais !</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/evil-dead-burn-famille-je-te-hais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Chaleur : dans la tête d’un adolescent tourmenté</title>
		<link>https://movierama.fr/la-chaleur-dans-la-tete-dun-adolescent-tourmente/</link>
					<comments>https://movierama.fr/la-chaleur-dans-la-tete-dun-adolescent-tourmente/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Jul 2026 00:25:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53047</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est le cinquième long-métrage de Stéphane Demoustier qui nous avait laissé il n’y a pas si longtemps sur L’inconnu de la Grande Arche (2025) et qui nous avait séduit avec un film de procès La fille au bracelet (2019) ou encore le thriller Borgo (2024). Il s’agit ici d’une production aux dimensions plus modestes, l’action étant resserrée en un lieu unique -celui du camping – et interprétée par des acteurs pour la plupart débutants, des visages jeunes et nouveaux. Le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-chaleur-dans-la-tete-dun-adolescent-tourmente/">La Chaleur : dans la tête d’un adolescent tourmenté</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le cinquième long-métrage de Stéphane Demoustier qui nous avait laissé il n’y a pas si longtemps sur <strong><a href="https://movierama.fr/linconnu-de-la-grande-arche-controverses-autour-de-lauteur-et-de-la-creation/">L’inconnu de la Grande Arche</a></strong> (2025) et qui nous avait séduit avec un film de procès <strong>La fille au bracelet</strong> (2019) ou encore le thriller <a href="https://movierama.fr/borgo-innocence-ou-culpabilite/"><strong>Borgo</strong> </a>(2024). Il s’agit ici d’une production aux dimensions plus modestes, l’action étant resserrée en un lieu unique -celui du camping – et interprétée par des acteurs pour la plupart débutants, des visages jeunes et nouveaux. Le réalisateur enchaîne donc les films, ayant enfin trouvé son rythme de croisière. Comme l’indique le titre du film, adaptation du roman d’un jeune écrivain français publié en 2019, Victor Jestin, l’action se déroule un été au camping de Contis dans les Landes. Marouane, un adolescent de 17 ans, adepte de musique classique, sur le point de commencer ses études en musicologie, y est déjà depuis deux semaines en compagnie de ses parents, de son petit frère Sabri et de sa petite sœur Inès. Ils sont venus en caravane, Marouane ayant sa propre tente. Entre indépendance et relations familiales obligatoires donc, difficile de se faire un peu d’intimité. D’entrée de jeu, les adolescents se confrontent à la puissance hostile des vagues comme l’est celle de l’environnement pour le personnage principal.</p>



<p>Réservé, Marouane, même s’il flâne en compagnie de son ami Noé – qui n’a de cesse de trouver une fille sur une application en ligne pour enfin coucher avec elle  &#8211; et le suit partout dans ses errances au sein du camping et sur la plage, cherche la solitude si tant est qu’elle ne s’impose pas à lui. Se dégage de lui une certaine fragilité par rapport au comportement parfois rude sinon enjoué et communautaire des autres. L’accident qui mène à la mort d’Oscar est traité de façon tout à fait réaliste et sans chichis. La volonté de cacher le corps qui vient de Marouane équivaut au désir de faire comme si rien ne s’était passé, alors que c’est justement ce secret qui n’a de cesse tout au long du film de peser comme un poids mort – c’est le cas de le dire – sur les épaules du jeune homme. La musique qui évoque le flux et le reflux des vagues, associée aux sons et aux images hallucinatoires rendent compte du suspense dans lequel vit Marouane, détaché d’une réalité qui n’a de cesse de le pourchasser &#8211; sous la forme des forces de police par exemple.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>On suit avec intérêt le parcours psychologiquement chaotique du jeune homme bouleversé par un évènement extérieur qui a eu lieu sans qu’il ait pu avoir aucune prise sur lui.</p>
</blockquote>



<p>Marouane est un adolescent comme les autres, peut-être plus effrayé par le monde extérieur que les autres sans doute et qui a un lourd secret qu’il ne peut partager avec personne. Si le film appartient au genre du thriller en ce sens qu’il repose sur une attente sans cesse repoussée du spectateur d’une fin tragique, il est aussi récit d’initiation aux deux pôles de l’existence que sont l’amour d’une part et la mort de l’autre. Car Marouane fait la rencontre d’une certaine Giulia qui habite une grande et vaste maison avec ses parents. D’une catégorie sociale plus élevée que lui, elle est aussi plus mature et rayonnante que son jeune ami, élément solaire du film auquel elle donne son ton mélancolique d&rsquo;amour de vacances. La cohérence du scénario veut qu’elle ait un lien, même fugace, avec Oscar le disparu. Le monde de ce dernier est représenté par ses amis qui s’étonnent de ne plus le voir, et par sa mère qui s’inquiète terriblement. Un monde dont il se sent séparé par son caractère singulier. En tous les cas, le film donne une image très éloignée des codes habituels – par exemple dans la comédie française, pour ne pas dire franchouillarde &#8211; qui font du camping un lieu misérabiliste.</p>



<p>La mise en scène y est plutôt réaliste et donne l’impression d’une prise sur le vif des moments de vie de ces jeunes gens – avec ou sans leurs parents – prêts à tout ou presque pour passer un bon moment. Le film donne à voir deux mondes qui se côtoient sans jamais se mêler entre eux, celui des jeunes gens laissés libres de faire ce qu’ils veulent – une fête sauvage sur la plage la nuit par exemple &#8211; et celui plus oppressant de la famille&nbsp;: les scènes familiales sont d’ailleurs filmées en plans-séquences avec un Marouane pris dans le flux familial et le jeune Sabri de quatorze ans qui s’inquiète auprès de son frère de ce que dirait leur mère si elle savait ce qu’il fait en dehors de sa surveillance. Comme tout adolescent en pleine transition, le jeune garçon oscille entre ces deux mondes, le suspense reposant sur la question de savoir s’il va franchir le pas qui le mènera à l’âge et à la vie adultes. On suit avec intérêt le parcours psychologiquement chaotique du jeune homme bouleversé par un évènement extérieur qui a eu lieu sans qu’il ait pu avoir aucune prise sur lui. Mais on n’efface pas le passé sous le sable aussi aisément qu’on le croit.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-7"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:30%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "La Chaleur : dans la tête d’un adolescent tourmenté","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/La-Chaleur-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Stéphane Demoustier<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  France, Italie, Belgique<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna<br><strong>DURÉE : </strong>1h32<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Memento<br><strong>SORTIE LE </strong>8 juillet 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/la-chaleur-dans-la-tete-dun-adolescent-tourmente/">La Chaleur : dans la tête d’un adolescent tourmenté</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/la-chaleur-dans-la-tete-dun-adolescent-tourmente/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Fin : une satire mal embouchée d’une société post-apocalyptique totalitaire</title>
		<link>https://movierama.fr/the-fin-une-satire-mal-embouchee-dune-societe-post-apocalyptique-totalitaire/</link>
					<comments>https://movierama.fr/the-fin-une-satire-mal-embouchee-dune-societe-post-apocalyptique-totalitaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 21:11:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=53058</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est le second long-métrage du réalisateur coréen, fruit de la reprise d’un court métrage éponyme réalisé en 2017 et qui racontait l’histoire d’une pêche à la baleine avortée. Il a fait l’objet d’une première mondiale à Locarno où il était sélectionné dans la compétition Cinéastes du présent en 2025. Nous sommes dans une Corée futuriste d’après-guerre aux accents post-apocalyptiques. La population y est divisée en deux clans :, les hommes normaux d’un côté et les mutants, autrement appelés Omégas, de l’autre. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/the-fin-une-satire-mal-embouchee-dune-societe-post-apocalyptique-totalitaire/">The Fin : une satire mal embouchée d’une société post-apocalyptique totalitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le second long-métrage du réalisateur coréen, fruit de la reprise d’un court métrage éponyme réalisé en 2017 et qui racontait l’histoire d’une pêche à la baleine avortée. Il a fait l’objet d’une première mondiale à Locarno où il était sélectionné dans la compétition Cinéastes du présent en 2025. Nous sommes dans une Corée futuriste d’après-guerre aux accents post-apocalyptiques. La population y est divisée en deux clans :, les hommes normaux d’un côté et les mutants, autrement appelés Omégas, de l’autre. Ces derniers se distinguent notamment par la possession de trois doigts de pied qui s’apparentent plutôt à des ergots et par celle d’une nageoire dorsale ou aileron. Ils sont séparés du reste de la population et réduits à l’état d’esclaves chargés du traitement des déchets radioactifs. Sujin, nouvelle employée du gouvernement, est en charge de les superviser avec ses collègues. Les indésirables Omégas s’apparentent à ce que pourrait être une population immigrée dans un État totalitaire fasciste et raciste. Voilà pour ce qui est du sous-texte politique et de son aspect satirique. Le soupçon pèse sur les épaules des habitants qui manifestent contre les Omégas qui les priveraient d’une partie de leur eau potable, ressource arrivée à épuisement dans un contexte de catastrophe écologique &#8211; autre piste du film – qui renvoie au présent.</p>



<p>Lors d’un contrôle, Sujin remarque le comportement suspect de Mia, une habitante qui travaille dans un magasin de pêche propre à la culture coréenne :les clients y viennent pêcher dans une épuisette des poissons &#8211; devenus denrées rares – au sein d’un grand aquarium avec une prime au gagnant. Ce qui donne l’occasion d’une scène aux accents quelque peu grotesques qui s’adapte mal au contexte qui se veut réaliste du film. Ambiance déprimante, ils sont accoudés au bord de la zone de pêche, à moitié saouls et désespérés, ressassant leurs vieux souvenirs d’un passé irrémédiablement perdu. La ville semble désertique &#8211; sauf dans le cadre d’une manifestation des habitants – et aucune scène de foule ne vient relever cette atmosphère de vide qui s’étend au film. Un membre des Omégas dont on ne sait d’où il vient, qui il est, sans passé et sans histoire – un personnage mal défini et qui manque de profondeur – s’est donné pour mission de rapporter à Mia l’aileron de son père disparu. Il n’a pas d’autre rôle dans l’intrigue et sa disparition n’affecte pas outre mesure le spectateur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Les personnages auraient mérité d’être mieux traités, avec plus de profondeur et d’empathie.</p>
</blockquote>



<p>C’est en général un manque d’empathie pour les personnages, y compris celui de Mia, que nous ressentons à travers l’œuvre&nbsp;: les personnages manquent de caractéristiques, sont dessinés trop superficiellement et n’attirent pas chez le spectateur l’intention de suivre leur parcours. Si ce n’est que Sujin vit auprès de sa mère, malade et à moitié folle qui voue une haine particulièrement tenace aux Omégas. Ses réactions violentes participent à l’impression d’un impromptu aux traits outranciers. Les personnages, apathiques, sont à l’image de la ville comme endormie. Le rythme se fait lent plutôt que mystérieux et on peine à maintenir son attention. La réalisation apporte un soin tout particulier à créer une ambiance science-fictionnesque dystopique avec ses messages électroniques géants diffusant des messages de propagande aux habitants, mais la ville manque de foisonnement, de vie et du dynamisme propre aux grandes métropoles. Certes, la désolation est en conformité avec le contexte politique et écologique ambiant mais il manque encore des éléments pour nous y faire croire.</p>



<p>Globalement, on a du mal à croire à l’histoire, à embrasser le point de vue des personnages et à se laisser entraîner par l’atmosphère de science-fiction du film. Les personnages auraient mérité d’être mieux traités, avec plus de profondeur et d’empathie. Même si l’idée de Mia s’évertuant à jouer au piano <em>Les Gnossiennes</em> d’Erik Satie malgré son pied en silicone est intéressante. En outre, le film a du mal à créer une ambiance d’un suspense dramatique pourtant indispensable au film sous la forme qu’il a voulu adopter. Une réalisation en somme moyenne qui n’emporte pas vraiment la conviction.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-3"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:61%"></div></div><div class="score">2</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "The Fin : une satire mal embouchée d’une société post-apocalyptique totalitaire","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/07/V3-0004_TheFin.00036980-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "1.95",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Syeyoung Park<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Corée du sud, Allemagne, Qatar<br><strong>GENRE </strong>: Science-fiction<br><strong>AVEC : </strong>Yeon Yeji, Pu-reum Kim, Goh-woo<br><strong>DURÉE : </strong>1h25<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Damned Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>8 juillet 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/the-fin-une-satire-mal-embouchee-dune-societe-post-apocalyptique-totalitaire/">The Fin : une satire mal embouchée d’une société post-apocalyptique totalitaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/the-fin-une-satire-mal-embouchee-dune-societe-post-apocalyptique-totalitaire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’illusion de Yakushima : la vie plus forte que tout ?</title>
		<link>https://movierama.fr/lillusion-de-yakushima-la-vie-plus-forte-que-tout/</link>
					<comments>https://movierama.fr/lillusion-de-yakushima-la-vie-plus-forte-que-tout/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 00:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=52798</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voici le nouveau film de la talentueuse réalisatrice japonaise, autrice entre autres de l’éblouissant Still the Water en 2014. L’histoire presque entière se passe à Kobe, si ce n’est un détour en flash-back par la France d’où est originaire le personnage principal du film Corrie qui vient de perdre son père dont elle était en charge et qui décide d’accepter d’être transférée dans un hôpital japonais spécialisé dans les greffes faites à des enfants malades qui en ont urgemment besoin. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/lillusion-de-yakushima-la-vie-plus-forte-que-tout/">L’illusion de Yakushima : la vie plus forte que tout ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Voici le nouveau film de la talentueuse réalisatrice japonaise, autrice entre autres de l’éblouissant <strong>Still the Water</strong> en 2014. L’histoire presque entière se passe à Kobe, si ce n’est un détour en flash-back par la France d’où est originaire le personnage principal du film Corrie qui vient de perdre son père dont elle était en charge et qui décide d’accepter d’être transférée dans un hôpital japonais spécialisé dans les greffes faites à des enfants malades qui en ont urgemment besoin. Seulement l’urgence dure parfois des années, car le don d’organes est en pourcentage par rapport à la population très faible au pays du Soleil Levant et les petits patients doivent attendre longtemps avant de recevoir leur greffe, à moins que cela n’arrive jamais, ce qui se traduit par une issue fatale pour les enfants. Corrie débat avec ses collègues pour faire accepter sa vision des choses tandis que le poids culturel qui s’attache à eux retarde l’avènement d’une nouvelle philosophie. C’est comme une renaissance pour Corrie qui ayant perdu sa mère à la naissance a du mal à s’enraciner quelque part.</p>



<p>Nouveau départ corrélatif à sa découverte de la nature, une nature qui on le sait chez Naomi Kawase est sublimée, montrée comme animée d’un puissant souffle vital, foisonnante, parfois débordante, qui est là pour nous rappeler le circuit éternel de la vie au-delà de la mort individuelle des êtres. Car le film porte sur le thème de la vie, ou plus exactement de la survie pour des enfants qui abordent à peine l’existence et du sens que peut avoir la mort pour eux comme pour leurs parents qui attendent patiemment et avec une extrême dignité que l’heure de leur délivrance arrive enfin. Le film nous les montre dans toute leur angoisse, leur espoir, leur sentiment de deuil et leur résilience, prisonniers d’une petite chambre d’hôpital étouffante. Corrie se fait l’écho de leur raisonnement, de leurs questions et parfois de leur désespoir. A travers une série parfois un peu chaotique de flash-backs, nous en apprenons un peu plus sur elle et sur sa trajectoire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>Notre cœur bat à l’unisson de celui des enfants malades qui affrontent le mal avec un courage sidérant</p>
</blockquote>



<p>C’est dans cette nature prolifique et exubérante donc qu’elle fait la connaissance de Jin, un jeune Japonais travaillant dans une usine de poissons et ayant adopté la photographie comme art complémentaire à sa vie de simple ouvrier. C’est un peu le coup de foudre amoureux dans ce cadre idyllique entre les deux personnages. Mais Jin semble peu stable et il semble difficile pour Corrie de s’appuyer sur lui dans la vie et quand elle rentre chez elle après une dure journée de travail, elle retrouve son compagnon allongé par terre encore en train de roupiller. Il ne parvient pas à se trouver un travail et préfère fainéanter dans l’appartement. Il y a comme un malentendu entre les deux êtres blessés par la vie et comme une fragilité qui s’installe. Un jour, Jin disparaît sans laisser de mot. En ce sens il est représentatif des Jôhatsu, terme qui signifie littéralement évaporé. Il s’agit d’un véritable phénomène au Japon.</p>



<p>On estime qu’environ 100 000 personnes par an disparaissent sans laisser de traces, certains préférant prendre leurs distances avec la société pour une raison ou pour une autre (perte d’emploi, mariage arrangé, …). La famille du disparu peut le déclarer mort après 7 ans d’absence. C’est ce phénomène qui a donné initialement cours au récit. Quant à la question de la mort, quand le cœur d’une personne bat encore, même si son cerveau a cessé de fonctionner, c’est encore à la famille de déclarer si cette personne est morte ou vivante, comme c’est le cas dans le film qui illustre ce fait. Dans les deux cas, les proches ont la main sur l’acte de décès. Naomi Kawase tente d’apporter un regard neuf et plus objectif sur le sujet et au-delà questionne le spectateur lui-même. Notre cœur bat à l’unisson de celui des enfants malades qui affrontent le mal avec un courage sidérant malgré les larmes qu’ils versent, non sur eux-mêmes, mais sur leur petit(e) camarade perdu(e). Un film qui nourrit l’espoir en la vie malgré le ton parfois mélodramatique employé car il faut le dire ce long-métrage sur un sujet aussi délicat est véritablement poignant.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-6"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:31%"></div></div><div class="score">3.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "L’illusion de Yakushima : la vie plus forte que tout ?","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/Photo-3-LIllusion-de-Yakushima-©-CINEFRANCE-STUDIOS-KUMIE.INC_-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "3.45",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Naomi Kawase<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Japon, France, Luxembourg, Belgique<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Vicky Krieps, Kan'ichirô, Ojiro Nakamura<br><strong>DURÉE : </strong>1h52<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Ad Vitam<br><strong>SORTIE LE </strong>17 juin 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/lillusion-de-yakushima-la-vie-plus-forte-que-tout/">L’illusion de Yakushima : la vie plus forte que tout ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/lillusion-de-yakushima-la-vie-plus-forte-que-tout/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une année italienne : un hymne à la jeunesse</title>
		<link>https://movierama.fr/une-annee-italienne-un-hymne-a-la-jeunesse/</link>
					<comments>https://movierama.fr/une-annee-italienne-un-hymne-a-la-jeunesse/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 10:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=52643</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le film était sélectionné dans la catégorie Cannes Écrans Juniors au Festival de Cannes 2026 &#8211; sélection de longs métrages internationaux qui présentent un intérêt particulier pour des jeunes à partir de treize ans car ils développent des thématiques ou mettent en scène des univers susceptibles de les confronter au monde et aux autres cultures, tout en leur faisant découvrir l’art cinématographique. En outre, Laura Samani obtient le prix de la meilleure réalisatrice de moins de 40 ans et celui de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/une-annee-italienne-un-hymne-a-la-jeunesse/">Une année italienne : un hymne à la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le film était sélectionné dans la catégorie Cannes Écrans Juniors au Festival de Cannes 2026 &#8211; sélection de longs métrages internationaux qui présentent un intérêt particulier pour des jeunes à partir de treize ans car ils développent des thématiques ou mettent en scène des univers susceptibles de les confronter au monde et aux autres cultures, tout en leur faisant découvrir l’art cinématographique. En outre, Laura Samani obtient le prix de la meilleure réalisatrice de moins de 40 ans et celui de la Lanterne Magique à la Mostra de Venise de la même année, sans parler des acteurs eux-mêmes qui raflent à eux seuls le prix Horizon du meilleur acteur pour Giacomo Covi et celui des meilleurs jeunes acteurs pour les trois protagonistes du film réunis. Une pluie de récompenses bien méritée donc. Car le talent des jeunes acteurs du film mérite d’être signalé en même temps qu’une façon de mettre en scène ses personnages de façon souple et dynamique à la fois de la part de sa réalisatrice. Les évènements se déroulent en 2007 : autant dire que Laura Samani se sera servi de ses propres 18 ans – puisqu’elle est née en 1989 &#8211; à cette époque pour imaginer et décrire celle des protagonistes du film qui aura donc une part autobiographique, même si indirecte.</p>



<p>Ce qui le confirme c’est que la scène se situe à Trieste, ville de naissance de la réalisatrice&nbsp;: la jeune Fred y emménage, venant de Suède, avec son père qui y est muté dans le cadre de son travail pour effectuer un dégraissage de l’entreprise du coin. Elle fait sa rentrée au lycée technique de la ville où elle est la seule fille de sa classe. Tout de suite l’esprit macho et sexiste des élèves du lycée fait son office et les remarques déplacées ne manquent pas de voler à l’encontre de la jeune fille. Celle-ci fait front et s’en moque mais se retrouve bien isolée dans ce contexte. Pas pour longtemps cependant car elle fait la connaissance de trois garçons, sérieux à l’école mais fêtards qui la prennent sous leur aile. La métamorphose de Fred est délicieusement rendue par le jeu de l’actrice mais aussi par le scénario qui la met en situation de se retrouver avec ses nouveaux amis dans le monde de la nuit et de l’alcool et éventuellement des drogues qui participent des expériences de la jeunesse. Le film nous pousse à voir les choses du point de vue de Fred et nous ressentons le plaisir qu’elle prend à partager ces moments précieux avec ses nouveaux amis.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Une atmosphère de fête ininterrompue alterne avec des moments de gravité vite surmontés pour laisser place à la camaraderie des jeunes gens.</p>
</blockquote>



<p>Progressivement une relation de plus en plus intime se fait jour entre elle et les garçons et les fêlures se font jour comme le personnage de Pasini le laisse entrevoir, lui qui a perdu son frère encore très jeune il n’y a pas si longtemps, qui rêve de quitter Trieste pour voyager en vespa jusqu’à Istanbul. Pas une seule fois nous ne soupçonnons l’un des trois garçons de ressentir du désir pour Fred, une fois les allusions pour rire faites à son physique dépassées, car elle semble intégrée au groupe au même titre qu’un garçon. L’union des quatre protagonistes entre eux est délicieusement rendue jusqu’à la complicité la plus parfaite. Mais Fred reste une fille et une belle fille qui ne peut manquer de laisser indifférent. La question se posant alors du risque qu’elle encourt de faire dérailler le groupe comme un grain de sable dans la mécanique bien huilée de celui-ci. En effet, une relation toute en tendresse semble l’unir de façon plus particulière à Antero, le beau gosse romantique et peut-être plus intellectuel et sensible que les autres. Même si cela semble n’avoir rien tout d’abord que d’un flirt sans conséquences sérieuses.</p>



<p>Le tout se joue sur fond d’année de transition&nbsp;: les personnages sont à un âge fatidique entre l’adolescence et l’âge d’homme et vivent leur dernière année au lycée avant de s’éparpiller dans les diverses universités du pays selon le choix qu’ils auront fait. Et le film s’imprègne d’un certain sentiment de nostalgie au su de cette donnée. Dépassé par le renouveau qui les attend à l’aube d’une vie nouvelle pleine de promesses. Une atmosphère de fête ininterrompue alterne avec des moments de gravité vite surmontés pour laisser place à la camaraderie des jeunes gens. Et c’est cet esprit rafraîchissant qui imprègne tout le film du début à sa fin, rendant le propos doux-amer. Une ode à la jeunesse et à la vie&nbsp;!</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Une année italienne : un hymne à la jeunesse","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/06/UneAnneeItalienne-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Laura Samani<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Italie, France<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Stella Wendick, Giacomo Covi, Pietro Giustolisi<br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Arizona Distribution<br><strong>SORTIE LE </strong>10 juin 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/une-annee-italienne-un-hymne-a-la-jeunesse/">Une année italienne : un hymne à la jeunesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/une-annee-italienne-un-hymne-a-la-jeunesse/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Father : dans l’œil du cyclone</title>
		<link>https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/</link>
					<comments>https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 12:07:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=51863</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le film a été présenté pour la première fois à la Mostra de Venise en 2025 pour le prix Orizzonti du meilleur film. Il obtient l’œil d’Or du meilleur long-métrage au Festival du Film de Zurich et celui du meilleur film au Festival de Stockholm. La réalisatrice slovaque, habitant entre Prague et New-York, aborde un sujet particulièrement difficile qui met à contribution tout le talent possible des acteurs mais nécessite aussi un scénario à l’écriture subtile. Michal et Zuzka forment [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/">Father : dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le film a été présenté pour la première fois à la Mostra de Venise en 2025 pour le prix Orizzonti du meilleur film. Il obtient l’œil d’Or du meilleur long-métrage au Festival du Film de Zurich et celui du meilleur film au Festival de Stockholm. La réalisatrice slovaque, habitant entre Prague et New-York, aborde un sujet particulièrement difficile qui met à contribution tout le talent possible des acteurs mais nécessite aussi un scénario à l’écriture subtile. Michal et Zuzka forment un couple heureux et solidement établi dans la société. Lui est directeur d’un journal dont l’avenir est en balance et il doit gérer l’arrivée dans son équipe d’une personnalité chargée d’apurer la situation comptable. Elle travaille aussi de son côté. Ils ont une petite fille de deux ans, Dominika, qu’ils chérissent plus que tout. Le début du film nous montre la complicité évidente du père avec sa petite fille et les efforts qu’il fait pour lui être agréable. Il a d’ailleurs acheté un tout nouveau siège enfant pour elle car il doit l’emmener en voiture jusqu’à la crèche. Le film procède par longs plans-séquences du point de vue du père&nbsp;: nous vivons les évènements avec lui, proche de lui et comme à sa place.</p>



<p>La première partie du film, avant que ne survienne le drame, nous plonge dans le quotidien de Michal qui court à pied, prend sa douche, s’habille, s’occupe de Dominika, l’installe dans sa voiture et prend la route du journal. S’ensuivent une série d’actions aussi nombreuses que diverses où on assiste à une concentration du temps ou plutôt au resserrement d’un grand nombre d’actions dans un temps relativement court, qui souligne le caractère préoccupé, voire très occupé, de la journée de Michal. Ceci interviendra <em>a posteriori</em> comme une façon à visée explicative de déterminer le drame. Encore une fois, nous vivons les choses de l’intérieur et en accord avec son regard nous croyons voir ce qu’il perçoit comme la réalité. Une réalité trompeuse en vérité qui est à l’origine du drame. Celui-ci est sans doute le plus affreux que l’on puisse connaître et engage la responsabilité de Michal qui n’en peut mais de se sentir coupable malgré l’explication clinique du phénomène. En effet, ce dernier passe par toutes les phases du deuil, de la culpabilité à la dépression en passant par une tentative d’auto-justification de son geste. Nous suivons avec la caméra en gros plan et scrutons les moindres émotions du personnage, nous rendant solidaires de son destin.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>La publicité organisée autour de ce genre d’affaires laisse ici place au sentiment des acteurs du drame eux-mêmes et le film investigue à travers les réactions des personnages ce qu’on peut ressortir de ce type d’évènement</p>
</blockquote>



<p>La conception de ces longs plans-séquences a demandé une extrême précision et une préparation intense pour prévoir tous les mouvements de caméra afin de les synchroniser avec le mouvement des acteurs en plein jeu, passant d’une voiture en marche à la steadycam puis à une grue. Au moment du procès, Michal ressent comme une sensation de vertige et la caméra s’égare parmi les hauteurs de la salle tandis que le bruit extérieur à la source duquel va chercher la caméra en visant à travers la fenêtre fait entendre des cris d’enfants qui jouent, soulignant le manque affectif dont souffre Michal tout en rappelant de façon obsessionnelle le drame. La question reste de savoir si le couple – ou comment – va traverser cette crise brutale. Mais à aucun moment le film ne porte de jugement sur les personnages, nous laissant libres de réfléchir à ce que nous aurions fait à leur place et si la même chose pourrait nous arriver.</p>



<p>La publicité organisée autour de ce genre d’affaires laisse ici place au sentiment des acteurs du drame eux-mêmes et le film investigue à travers les réactions des personnages ce qu’on peut ressortir de ce type d’évènement, car il est aussi une histoire d’amour et celle d’un couple qui doit faire face à l’impensable avec le déchirement personnel que cela implique : Michal en appelle même à la sévérité de la justice contre lui-même, portant tout le poids de la culpabilité sur ses épaules et la relation de couple avec Zuzka est entièrement remise en question. La pression extérieure est intense et se fait durement ressentir avec l’étreinte exercée par les journalistes sur Michal et son procès, par le public – à travers Internet ou le vieil homme qui porte une pancarte – ainsi même que par sa collaboratrice du journal qui vitupère contre lui alors qu’elle se croit à l’abri d’être entendue. Mais il faut bien dire que cette attaque en règle se brise contre l’humanité du personnage de Michal et l’amour qu’il porte en lui pour sa fille comme pour sa compagne. Une exploration des pensées et des sentiments les plus intimes que peut vivre un homme en plein drame.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-8"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:20%"></div></div><div class="score">4</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Father : dans l’œil du cyclone","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/Father-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Tereza Nvotova<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Slovaquie, République tchèque, Pologne<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Milan Ondrik, Dominika Moravkova, Peter Bebjak<br><strong>DURÉE : </strong>1h42<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Epicentre Films<br><strong>SORTIE LE </strong>27 mai 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/">Father : dans l’œil du cyclone</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/father-dans-loeil-du-cyclone/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cosmos : l’histoire d’un cycle</title>
		<link>https://movierama.fr/cosmos-lhistoire-dun-cycle/</link>
					<comments>https://movierama.fr/cosmos-lhistoire-dun-cycle/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien Lamothe]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 01:12:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CINEMA]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques CINEMA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://movierama.fr/?p=51948</guid>

					<description><![CDATA[<p>Germinal Roaux commence sa carrière professionnelle en 1996 comme reporter photographe auprès de magazines avant de réaliser son premier film documentaire en 2003, Des tas de choses, sur l’intégration des personnes en situation de handicap mental, puis en vient peu à peu au long-métrage. Cosmos est récompensé par le Grand Prix de la fiction au FIFDH – Festival International du film sur les Droits Humains – mention spéciale du jury international. C’est en 2009, à l’occasion d’un projet photographique au [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/cosmos-lhistoire-dun-cycle/">Cosmos : l’histoire d’un cycle</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Germinal Roaux commence sa carrière professionnelle en 1996 comme reporter photographe auprès de magazines avant de réaliser son premier film documentaire en 2003, <strong>Des tas de choses</strong>, sur l’intégration des personnes en situation de handicap mental, puis en vient peu à peu au long-métrage. <strong>Cosmos</strong> est récompensé par le Grand Prix de la fiction au FIFDH – Festival International du film sur les Droits Humains – mention spéciale du jury international. C’est en 2009, à l’occasion d’un projet photographique au sein d’une communauté du Yucatan que lui vient l’idée du film. En effet, ce dernier est imprégné de la cosmovision du peuple maya qui ne sépare pas l’homme de la nature, le visible de l’invisible et vit en harmonie avec son environnement sans souci de prédation ou d’acquisition à travers son personnage principal appelé Leon joué par Andres Catzin qui a lui-même grandi dans la jungle dans une relation quotidienne et organique avec la nature. Nous le suivons à travers son périple, marchant à son rythme, pas lents mais précis, se repérant au milieu des arbres.</p>



<p>Leon vit dans une vieille masure au milieu de la jungle, pauvrement, dormant dans un hamac et se contentant de peu. Heureux comme on peut l’être de vivre modestement mais en harmonie avec la nature qui l’environne. Mais une route se construit qui doit passer par sa maison qui menace ainsi d’être détruite. Les géomètres sont déjà là, à pied d’oeuvre et bientôt les camions et les tracteurs qui doivent entreprendre la construction de la route. Le thème de la mort s’associe avec celui d’un changement d’époque où la vie que mène Leon devient de plus en plus impossible&nbsp;: un crâne fiché dans un bâton qu’il prend dans ses mains et emporte chez lui comme une relique qu’il finira par rendre à la nature d’où il provient et à laquelle nous finissons tous par nous rendre&nbsp;; c’est l’histoire du cycle éternel formé par la vie et auquel participe la mort. Un cadre à l’intérieur duquel un dessin montre l’âme humaine enfermée dans le corps d’un homme représenté par un squelette&nbsp;: la mort, là encore. Leon va se recueillir sur la tombe modeste – une croix seule atteste de la sépulture – de son frère récemment disparu. Et puis il y a ce vent qui hante la bande sonore du film et qui se signale par le remuement des herbes hautes et des branches dans les arbres. L’orage aussi qui tonne et illumine le ciel sombre de la nuit.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><br>C’est un film à la gloire de l’humanité douce et éloignée du rythme trépidant et des violences de notre quotidien.</p>
</blockquote>



<p>Le sentiment de la mort nous saisit concurremment aux impressions que nous laisse une nature toujours en mouvement, toujours vivante. Car Lena, deuxième personnage important du film, apparaît soudainement en ville et nous la suivons jusque chez elle où elle vit dans un ancien couvent en compagnie de sa servante Hilda. Autant Leon est pauvre et analphabète, autant Lena est riche et lettrée, ancienne professeure d’université, essayiste et peut-être poétesse elle même. Elle vit au milieu de ses livres, à peine débarquée de Mexico où elle a longtemps vécu avec son mari décédé, autant dire des souvenirs du passé. Extrêmement malade, elle se retire de plus en plus dans sa demeure isolée, refusant de participer plus longtemps aux soirées littéraires auxquelles elle est conviée par son ami architecte. Une solitude noire et forcée par rapport à la liberté choisie de Leon. Cependant, les deux êtres vont se rencontrer et c’est l’histoire de cette rencontre que nous narre le film.</p>



<p>Où Lena va enfin pouvoir s’apaiser au contact de ce paysan pauvre et illettré. Rencontrer enfin l’amour humain comme elle le déclare elle-même et sourire, et rire. Et si Leon est maladroit pour danser, ses gestes sont sûrs et précis pour soigner et guérir les plaies intérieures. C’est un film à la gloire de l’humanité douce et éloignée du rythme trépidant et des violences de notre quotidien. Un rythme lent mais majestueux soutient le film, nous laissant le temps de respirer avec les personnages, de sentir leurs émotions et de nous livrer avec eux à leurs réflexions. Car pour Leon, la mort est naturelle et relève simplement du cycle à chaque fois renouvelé de la vie. Le cinéaste nous invite à déplacer un tant soit peu notre regard pour voir à travers des yeux neufs un monde vieux et décrépit mais où il est encore possible pour autant qu’on en ait la volonté de vivre dans le respect et la chaleur humaine. Un film qui questionne notre intimité la plus profonde sur fond d’une photographie magnifiquement travaillée.</p>



<p></p>


<div class="lets-review-block__wrap lets-review-block__wrap-10 lr-cf  lets-review--center lets-review-skin-1 lets-review-design-5 lets-review-ani-1 lets-review-score-type-3 lets-review-type- lets-review-score-type__icon conclusion__off proscons__off" data-design="5" data-score-type="3" data-skin="1"><div class="lets-review-block lets-review-block__final-score lets-review-block__final-score-type-3 lets-review-block__pad score-level-9"><div class="score__wrap lr-all-c score__wrap__with__title" style="background:#67dad5; color: #fff"><div class="score-overlay-wrap score-overlay-wrap__icon"><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><i class="codetipi-15zine-i-star"></i><div class="score-overlay" style="width:10%"></div></div><div class="score">4.5</div><div class="score__title lr-font-h"><p></p></div></div></div></div><script type="application/ld+json">{"@context": "http://schema.org/",
			"@type": "Movie",
			"name": "Cosmos : l’histoire d’un cycle","image": [
				"https://movierama.fr/wp-content/uploads/2026/05/Cosmosjpg-125x125.jpg"
			],"review": {
				"@type": "Review",
				"reviewRating": {
					"@type": "Rating",
					"worstRating": "0",
					"ratingValue": "4.5",
					"bestRating": "5"
				},
				"author": {
					"@type": "Person",
					"name": "Sébastien Lamothe"
				}
			}}</script>


<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color"><strong>RÉALISATEUR :</strong> Germinal Roaux<br><strong>NATIONALITÉ :</strong>  Suisse, Mexique, France<br><strong>GENRE </strong>: Drame<br><strong>AVEC : </strong>Angela Molina, Andres Catzin, Erandeni Duran<br><strong>DURÉE : </strong>2h33<br><strong>DISTRIBUTEUR : </strong>Nour Films<br><strong>SORTIE LE </strong>6 mai 2026</pre>
<p>L’article <a href="https://movierama.fr/cosmos-lhistoire-dun-cycle/">Cosmos : l’histoire d’un cycle</a> est apparu en premier sur <a href="https://movierama.fr">MovieRama</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://movierama.fr/cosmos-lhistoire-dun-cycle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
